La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

La Culture... Alerte danger !  18/06/2024

La Culture... Alerte danger !
Les organisations syndicales (CGT Spectacle, CGT Culture, Snapac-CFDT, CFDT Culture ; F3C-CFDT et SUD Culture) et d’employeurs (PROFEDIM, SCC, SNSP, SYNAVI, SYNDEAC, FNAR) représentatives du spectacle vivant public ont appelé dans un communiqué commun à une mobilisation massive le 20 juin :

Toutes et toutes mobilisés(es) pour la Culture et contre l'Extrême Droite !

Appel unitaire le 20 Juin. Cette mobilisation doit être massive.

Ces grandes lignes sont le projet du Rassemblement National pour nos secteurs :
>> Remise en cause des libertés de création, de programmation, de diffusion et de la presse ;
>> Privatisation de l’audiovisuel public et remise en cause des services publics ;
>> Suppression du ministère de la Culture ;
>> Développement d'un imaginaire national raciste, xénophobe et anti-LGBTQi+ ;
>> Reprise en main de l’autorité de régulation de la communication audiovisuel et numérique en nommant la direction de l’ARCOM ;
>> Reprise en main des théâtres, opéras, orchestres en changeant à dessein les directions comme l’a fait Meloni en Italie ;
>> Réorganisation des financements publics aux acteurs culturels sur fond de clientélisme ;
>> Menaces sur l’intermittence du Spectacle et destruction des droits sociaux élémentaires en visant les populations les plus fragiles et immigrées ;
>> Remise en cause des libertés syndicales et associatives.


L'extrême droite étant aux portes du pouvoir, nos organisations mesurent leurs responsabilités dans ce moment déterminant pour la démocratie, pour toutes les travailleuses et travailleurs que nous représentons, pour nos secteurs et pour la France.

Face au danger extrême qui nous guette, nos organisations appellent l'ensemble des acteurs culturels à se constituer en collectif, à systématiser les assemblées générales sur les lieux de travail ou ailleurs, dans toutes les villes de France et à participer aux manifestations unitaires contre l'extrême droite et organiser la mobilisation.

Nous appelons l'ensemble du secteur à se mobiliser le jeudi 20 juin prochain et les jours suivants, à Paris et dans toute la France, pour défendre le service public et ses moyens, lutter contre la réforme d'assurance chômage, pour la prise en compte de notre accord du 27 octobre 2023, et pour lutter contre l'extrême droite et ses idées ! Nous appelons tous les salariés(es) à investir massivement nos lieux de travail : organisation d'agoras, discussion autour de nos revendications pour inciter nos collègues à rejoindre la mobilisation et à aller voter les 30 juin et 7 juillet !

Rendez-vous le 20 juin à Paris à 14 h devant la Cinémathèque Bercy (51 rue de Bercy Paris 12e.

Signataires : CGT Spectacle - Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle CGT ; SFA CGT – Syndicat Français des Artistes interprètes ; SFR CGT - Syndicat Français des Réalisateurs ; SNAM CGT – Union Nationale des Syndicats d’Artistes Musicien·nes (Enseignant·es et Interprètes) de France ; SNAP CGT - Syndicat National des Artistes Plasticien·nes ; SNJ-CGT - Syndicat National des Journalistes ; SNMS CGT – Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène ; SNRT CGT Audiovisuel - Syndicat National de la Radiodiffusion, de la Télévision et de l'Audiovisuel ​ ; SPIAC CGT - Le Syndicat des Professionnel·les des Industries de l'Audiovisuel et du Cinéma ; SYNPTAC CGT – Syndicat National des Professionnel·les du Théâtre et des Activités Culturelles ; CGT France Télévisions ; CGT France Médias Monde ; CGT INA ; CGT Radio France ; la CGT Culture - Union Nationale des syndicats CGT du Ministère de la Culture ; F3C CFDT – Communication Conseil Culture CFDT ; SNAPAC -CFDT – Syndicat national des Artistes et des Professionnels de l’animation, du Sport et de la Culture ; CFDT-CULTURE ; SUD – Culture – Syndicat « Solidaires, Unitaires et Démocratiques » de la Culture ; FNAR – Fédération nationale des Arts de la rue ; PROFEDIM – Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique ; SCC – Syndicat des cirques et compagnies de création ; SNSP – Syndicat national des scènes publiques ; SYNAVI – Syndicat National des Arts Vivants ; SYNDEAC – Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles.
La Rédaction

Nomination d'Émilie Rousset à la direction du Centre dramatique national d'Orléans  28/05/2024

Rachida Dati, ministre de la Culture, en plein accord avec Serge Grouard, maire d'Orléans et François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire, a donné son agrément à la proposition du jury de nommer Émilie Rousset à la direction du Centre dramatique national d'Orléans.

Formée à l'Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion (Insas) à Bruxelles et à l'école du Théâtre national de Strasbourg, Émilie Rousset n'a eu de cesse de s'écarter de sa formation académique pour chercher dans les arts plastiques, le cinéma et le documentaire son propre langage scénique. Au sein de sa compagnie John Corporation, elle utilise l'archive et l'enquête documentaire pour créer des pièces, des installations, des films présentés dans de nombreux théâtres, musées et festivals.

Émilie Rousset souhaite faire du Centre dramatique national d'Orléans un centre d'art vivant, animé par un désir de créer des formes à l'image des préoccupations de notre temps. Profondément ancrée dans notre époque, la programmation s'articulera autour de trois temps forts qui permettront d'investir des lieux non dédiés au théâtre et de trouver des modalités de travail dédiées à la jeunesse et à l'expérimentation.

Accompagnée d'un collectif d'artistes européens, Émilie Rousset entend faire du CDN d'Orléans un lieu de réflexion collective et de création connecté aux enjeux environnementaux et de société locaux et internationaux. Enfin, elle aura également à cœur d'inscrire son action en complémentarité des autres structures culturelles d'Orléans et de la région pour donner aux publics de tous âges, de toutes origines et conditions sociales, le désir de venir voir ce qui se crée dans ce centre dramatique.

Émilie Rousset prendra ses fonctions prochainement, succédant à Séverine Chavrier, nommée en 2023 à la direction de la Comédie de Genève. Rachida Dati salue l'action de celle-ci à Orléans où elle a conduit un projet de création ambitieux et une programmation résolument tournée vers les expressions contemporaines.
La Rédaction

Nomination de Rémi Chastenet à la direction de "Sans Réserve", Scène de musiques actuelles à Périgueux en Dordogne  19/05/2024

Rachida Dati, ministre de la Culture, en accord avec Delphine Labails, maire de Périgueux, Germinal Peiro, président du Conseil départemental de Dordogne et Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, donne son agrément pour la nomination de Rémi Chastenet à la direction de "Sans Réserve", Scène de musiques actuelles (SMAC) à Périgueux en Dordogne.

Après des études supérieures en information - communication, Rémi Chastenet a commencé sa carrière en qualité de journaliste musical. En 2016, il est chargé de projet "fabriques des initiatives citoyennes" pour la Fédération des centres sociaux du Périgord avant de devenir délégué territorial et chargé de mission concertation pour le Réseau des Indépendants de la Musique (RIM). Rémi Chastenet rejoint le "Sans Réserve" en 2020 en qualité de chargé de développement.

Rémi Chastenet renforcera l'identité artistique de la programmation en affirmant, entre autres, la culture hip-hop et les musiques électroniques. Il favorisera aussi la rencontre des musiques actuelles avec d'autres champs artistiques. Rémi Chastenet souhaite également réaffirmer la relation de la structure avec son territoire en multipliant les projets avec les personnes et opérateurs artistiques, culturels, éducatifs et sociaux. Son projet s'inscrit dans le respect des droits culturels et dans une démarche de transformation écologique du secteur des musiques actuelles.

Rémi Chastenet prendra ses fonctions en août 2024. Il succédera à Guy Garcia qui a dirigé le "Sans Réserve" de 2002 à 2023. Madame la Ministre salue la qualité de son travail et son implication à la direction de cet établissement dont il a conforté le rayonnement régional.
La Rédaction

Nomination de Madeleine Mathé à la direction de la Scène de musiques actuelles et du Centre d'art contemporain d'intérêt national "Le Confort Moderne"  26/04/2024

Rachida Dati, ministre de la Culture, en accord avec Léonore Moncond'huy, maire de Poitiers et Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, donne son agrément à l'association l'Oreille Hardie pour la nomination de Madeleine Mathé à la direction de la Scène de musiques actuelles (SMAC) et du Centre d'art contemporain d'intérêt national (CACIN) "Le Confort Moderne" à Poitiers dans la Vienne, conformément à la proposition du jury réuni le 20 mars 2024.

Diplômée d'études supérieures en art contemporain et en management public, Madeleine Mathé a commencé sa carrière au Musée d'Art moderne de Paris. Après avoir été responsable des publics au Centre national édition art image (Cneai), elle a pris la direction du Centre d'art contemporain de Chanot à Clamart en 2012. Madeleine Mathé a été par ailleurs coprésidente du réseau Art Contemporain en Île-de-France TRAM et administratrice du Cipac, la Fédération nationale des professionnels de l'art contemporain.

Avec son projet intitulé "Faire Alliances", Madeleine Mathé a pour objectif de prolonger et de renforcer l'esprit du "Confort Moderne" tout en le projetant vers les enjeux de demain. Elle souhaite faire de la structure un lieu effervescent, propice à la fête et à l'expérimentation. Elle cherchera à accueillir et rassembler des publics, de toutes générations, des artistes et des équipes autour d'un dessein partagé. Le projet de Madeleine Mathé envisage "Le Confort Moderne" comme une structure culturelle joyeuse, de partage, forte de son fin maillage de partenaires nationaux et du territoire.

Madeleine Mathé prendra ses fonctions en juin 2024 et succédera à Yann Chevalier qui a dirigé "Le Confort Moderne" de 2013 à 2023.
La Rédaction

Nomination de Blanca Li comme membre du CA de l'établissement public du parc et de la grande halle de la Villette, en qualité de personnalité qualifiée  20/04/2024

Rachida Dati, ministre de la Culture, a nommé Blanca Li, membre du conseil d'administration de l'établissement public du parc et de la grande halle de la Villette, en qualité de personnalité qualifiée.

Cette désignation intervient en vue de la nomination par le président de la République de Blanca Li à la présidence de l'établissement public sur proposition du conseil d'administration.

Chorégraphe franco-espagnole, Blanca Li est également réalisatrice de film, danseuse et comédienne. Elle était directrice des Teatros del Canal à Madrid jusqu'à décembre 2023. Elle est internationalement reconnue pour son travail sur des projets innovants, en particulier dans les domaines de la création artistique en environnement numérique.

Le projet proposé par Blanca Li, fidèle aux grands marqueurs qui font la renommée artistique et le succès populaire du parc et de la Grande halle de la Villette, a l'ambition d'ouvrir davantage la programmation à la création numérique, à la mode ainsi qu'aux arts urbains et en particulier le hip-hop.

Elle entend également conforter la place de la jeunesse en développant sa participation aux activités. Blanca Li s'attachera également à poursuivre l'implantation des Micro-Folies sur l'ensemble du territoire. Enfin, elle proposera des grands évènements populaires et des activités artistiques et culturelles, au bénéfice des populations les plus éloignées de la culture.
La Rédaction

Nomination de Ndero Sou Ngadoy à la direction de la Scène de musiques actuelles "Le Plan" à Ris-Orangis dans l'Essonne  08/04/2024

Rachida Dati, ministre de la Culture, en accord avec Michel Bisson, président de l'agglomération du Grand Paris Sud, Stéphane Raffalli, maire de Ris-Orangis, François Durovray, président du Conseil départemental de l'Essonne, donne son agrément pour la nomination de Ndero Sou Ngadoy à la direction de la Scène de musiques actuelles (SMAC), "Le Plan", à Ris-Orangis dans l'Essonne.

Diplômé d'études supérieures en communication audiovisuelle et multimédia, Ndero Sou Ngadoy a commencé son parcours professionnel par l'écriture de documentaires, la production audiovisuelle et des missions d'éducation artistique et culturelle. Il rejoint la ville de Montreuil en 2015 en qualité de collaborateur du maire, puis occupe les fonctions de chargé de mission culturel pour les questions de valorisation du patrimoine, de travail de mémoire et de développement des cultures urbaines. En 2021, il devient responsable administratif et financier de "La Pêche", salle de musiques actuelles municipale de la Ville de Montreuil.

Fort de cette expérience polyvalente et de son engagement dans le tissu culturel local, Ndero Sou Ngadoy aspire désormais à insuffler une nouvelle dynamique au sein de la scène "Le Plan". Il sera soucieux d'affirmer une identité artistique exigeante et populaire, en portant une attention appuyée aux musiques urbaines. Il entend promouvoir la transdisciplinarité, favorisant ainsi les rencontres entre la musique, la danse et les arts visuels.

Ndero Sou Ngadoy souhaite faire du "Plan" un laboratoire de création et de soutien à l'émergence artistique. Son projet se démarque aussi par un fort ancrage territorial. Fortement attaché à la défense des droits culturels, il souhaite ainsi faire du "Plan" un lieu de transmission, de partage et d'échange. En outre, son projet, engagé en faveur du féminisme, est établi dans le respect de la diversité culturelle des publics et s'inscrit dans une démarche de transformation écologique du secteur des musiques actuelles.

Ndero Sou Ngadoy prendra ses nouvelles fonctions de directeur de la SMAC "Le Plan" à partir de juin 2024, succédant ainsi à Fabien Lhérisson, qui a dirigé l'établissement de 2013 à 2022.
La Rédaction

La SACD présente "Les Intrépides édition 2024 : Portraits croisés"  04/04/2024

Chaque année depuis 2015, à l'initiative de la SACD, "Les Intrépides" forment une troupe éphémère de femmes autrices. Pour cette neuvième édition, Les Intrépides se parent du sous-titre "Portraits croisés".

Sur scène, Aïda Asgharzadeh, Marine Chartrain, Pamela Ghislain, Charlotte Lagrange, Gaël Octavia, Valentine Sergo et la compositrice Léopoldine Hummel sous le regard inventif et contemporain de la metteuse en scène Justine Heynemann et de sa compagnie Soy Création, fondée en 1996.

Six portraits en quête d'autrices
"Six propositions d'écriture se tissent avec six portraits d'autrices. Elles s'interrogent les unes les autres sur leurs origines, leurs rêves, leurs obsessions et comment, sans le savoir, leurs identités traversent leurs œuvres et façonnent leur répertoire. La compositrice Léopoldine Hummel rythme ces croisements d'une création musicale adaptée à chacune. C'est le plaisir d'écrire et de se découvrir en écrivant que je souhaite célébrer et partager sur le plateau du Théâtre 14, avec sept femmes si singulières." Justine Heynemann.

6 Autrices : Aïda Asgharzadeh, Marine Chartrain, Pamela Ghislain, Charlotte Lagrange, Gaël Octavia, Valentine Sergo.
Mise en scène : Justine Heynemann.
Musique : Léopoldine Hummel.
Chargée de production : Capucine Tincelin.
Production : compagnie Soy Création.

Un projet de l'action culturelle de la SACD, avec le soutien de la SACD en Belgique ; la SSA ; le Théâtre 14 ; la Maison Jean Vilar d'Avignon et la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon ; Centre national des écritures du spectacle.

8 avril 2024 à 21 h.
Au Théâtre 14 dans le cadre du Festival Re.Génération.
Réservations >> theatre14.fr

12 juillet 2024 à 14 h et 13 juillet 2024 à 11 h.
À la Maison Jean Vilar à Avignon pendant le festival.
La Rédaction

Nomination d'Anne Tanguy à la direction du Quartz, Scène nationale de Brest  13/03/2024

Mme Rachida Dati, ministre de la Culture, en plein accord avec François Cuillandre, président de Brest métropole et maire de Brest, Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne, Maël de Calan, président du Conseil départemental du Finistère, Stéphane Roudaut, président de Brest'aim, donne son agrément à la nomination d'Anne Tanguy à la direction du Quartz, Scène nationale de Brest, sur la proposition unanime du jury réuni le 21 février 2024.

Anne Tanguy est actuellement directrice des 2 Scènes, Scène nationale de Besançon, depuis 2011. Elle a auparavant été directrice de la Scène conventionnée du Théâtre d'Auxerre et secrétaire générale de la Scène nationale 61 à Alençon.

Dans un Quartz rénové après trois années de travaux, Anne Tanguy définit son projet autour de trois fondamentaux, "Alliance, Altérité et Solidarité", qu'elle propose de porter en équipe, à l'intention des artistes, des publics et des partenaires.

Anne Tanguy entend poursuivre l'histoire de cet établissement emblématique, populaire, et ouvert sur la métropole, la région, le national et l'international. Elle entend s'appuyer sur les enjeux traversés par le Quartz depuis son ouverture et l’amener à relever les défis d'aujourd'hui liés à la création, à la participation des publics, à la justice sociale et à la durabilité.

Enfin, le projet d'Anne Tanguy cherchera à accompagner les artistes et les œuvres, en collaboration avec des partenaires au niveau régional, national et européen. Une plus grande attention sera portée à l'enfance, à la jeunesse et aux familles. Des jumelages seront imaginés avec les quartiers brestois.

Anne Tanguy succède à Maïté Rivière. La ministre tient à remercier Paul-Jacques Hulot qui assure la direction par intérim du Quartz depuis juin 2023.
La Rédaction

Wajdi Mouawad, directeur du Théâtre national de La Colline, renouvelé pour un deuxième mandat  12/03/2024

Sur proposition de la ministre de la Culture, Mme Rachida Dati, le Président de la République a nommé Wajdi Mouawad pour un deuxième mandat à la direction du Théâtre national de La Colline.

Depuis 2016, Wajdi Mouawad développe un projet novateur et une programmation artistique ambitieuse à la direction du Théâtre national de La Colline. Reconnu comme l’un des artistes les plus rassembleurs du théâtre d’aujourd’hui, il porte une attention particulièrement aux auteurs contemporains tels qu'Édouard Louis, Claudine Galea, Christine Angot, Laurent Mauvignier et Yasmina Reza. Sa programmation traduit son engagement en faveur de la parité tant dans les productions du théâtre que dans les choix des spectacles présentés. Aussi, Wajdi Mouawad a su affirmer une dimension internationale en accueillant des créations d’Europe, d’Amérique du Nord et du Proche-Orient, dont celles très remarquées de Krzysztof Warlikowski, d'Alexia Bürger ou encore d'Amos Gitai.

Au cours de son premier mandat, Wajdi Mouawad a eu le souci de maintenir un lien constant avec le public par des propositions audacieuses, en dépit de la crise sanitaire. Il s’évertue à prendre pleinement en compte le territoire de l’Est parisien et à rendre toujours plus accessible le théâtre aux publics qui en sont éloignés, qu’il s’agisse des publics scolaires, notamment dans les zones prioritaires, des personnes en précarité ou des personnes en situation de handicap. Sous son impulsion, le théâtre s’est fortement engagé en faveur de la jeunesse, notamment par l’organisation de temps forts d’échanges (comme "Agora Jeunesse" au sortir de la crise sanitaire) et par la création d’une "Jeune troupe" de comédiens francophones de moins de 30 ans, associée à des projets de création.

Ce deuxième mandat permettra à Wajdi Mouawad de défendre un théâtre ouvert, en prise avec les grands enjeux de notre époque, créateur de lien social et vecteur d’émancipation.
La Rédaction

Pierre Beffeyte nommé à la direction du Théâtre Edwige Feuillère de Vesoul  19/02/2024

Alain Chrétien, Maire de Vesoul et président de l’Agglomération, et Fabienne Oberlaender, présidente par intérim de l’association du Théâtre Edwige Feuillère, annoncent la nomination de Pierre Beffeyte à la direction du Théâtre Edwige Feuillère, Scène conventionnée d’intérêt national - Art en territoire.
Il prendra ses fonctions le 15 avril prochain.


Pierre Beffeyte a été producteur de spectacles et président du Festival Off d’Avignon. Auditeur du Cycle des Hautes Études de la Culture, il est également impliqué dans les organismes professionnels tels que le Centre National de la Musique ou la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques.

Son parcours professionnel l’a amené à travailler dans les univers de la danse, de l’art lyrique, de la musique, de la marionnette et du théâtre. Très engagé dans le soutien des artistes et de la création, il s’est aussi beaucoup intéressé aux enjeux de développement des publics et d’écoresponsabilité des structures culturelles.

"Le projet que je souhaite porter avec l’équipe du Théâtre Edwige Feuillère repose avant tout sur des valeurs qui me tiennent à cœur : œuvrer à garantir les droits culturels de tous, défendre une parole artistique engagée dans les grands défis de notre monde et inscrire notre action dans une cohérence écologique et sociale. Projet artistique au service d’un territoire rural, résolument tourné vers l’élargissement des publics, il s’inscrira dans une dynamique joyeuse de création, où se côtoieront des œuvres de référence, des nouvelles écritures, des univers singuliers d’artistes confirmés ou émergents. Grande maison de culture rayonnant dans le paysage départemental, régional et national, le Théâtre Edwige Feuillère sera un lieu phare pour son territoire, un lieu inspirant pour les artistes et un lieu de croisement des cultures et des gens." Pierre Beffeyte.

"Très heureux de l’arrivée de Pierre Beffeyte qui marque une étape importante dans l’histoire de notre Théâtre Edwige Feuillère. Il saura valoriser cet écrin de culture au profit du plus grand nombre, dans la continuité de Charlotte Nessi, mais aussi en apportant sa sensibilité et son expérience. Le Théâtre Edwige Feuillère est aujourd’hui reconnu bien au-delà des frontières de notre agglomération et de notre département.

"Les "Voix d’enfants" lui permettent de rayonner auprès des jeunes en croisant culture et éducation, il est aussi la preuve que l’excellence n’est pas l’apanage des grandes métropoles et que la ruralité est aussi le creuset des plus grandes réussites.

"Pierre Beffeyte a parfaitement intégré ces enjeux forts pour la communauté d’agglomération et ses partenaires. Avec Alexandre Garniron, adjoint à la Culture, nous serons à ses côtés pour la mise en œuvre de son projet, car nous avons la chance d’avoir désormais un nouveau directeur au parcours d’excellence pour porter haut la Culture à Vesoul !"
Alain Chrétien, Maire de Vesoul et président de l’Agglomération.

>> theatre-edwige-feuillere.fr
La Rédaction

Nomination de Maud Le Pladec à la direction du Centre chorégraphique national - Ballet de Lorraine à Nancy  24/01/2024

Madame Rachida Dati, ministre de la Culture, en accord avec Monsieur Franck Leroy, président de la Région Grand Est, Monsieur Mathieu Klein, maire de Nancy et président de la Métropole du Grand Nancy, et Madame Patricia Stibbe, présidente du Centre Chorégraphique National, donne son agrément à la nomination de Maud Le Pladec à la direction du Centre Chorégraphique National-Ballet de Lorraine.

Maud Le Pladec est une des femmes chorégraphes et danseuses les plus remarquées de sa génération. Elle se singularise par la relation qu'elle approfondit entre les musiques – savantes comme populaires – et la danse. Issue de la formation Exerce du CCN de Montpellier, elle est également une danseuse au parcours mûri depuis 1999, au service de nombreuses œuvres. En 2010, elle crée sa première pièce, "Professor", un trio sur la musique contemporaine de Fausto Romitelli, d'emblée prix de la révélation chorégraphique du Syndicat de la Critique.

Depuis, elle a élargi progressivement sa palette et a créé plus de 10 œuvres dont, en 2020, le remarqué "Static shot" avec le CCN-Ballet de Lorraine, puis pour le festival Montpellier Danse "Counting stars with you (musiques femmes)" mettant en lumière les compositrices méconnues du patrimoine musical et "Silent Legacy" en 2022 pour le festival d'Avignon. Elle transmet ses pièces à des formations supérieures et bénéficie des prochaines commandes de la compagnie Candoco avec le Sadler's Wells à Londres, ou de l'Opéra national de Bordeaux. Elle est depuis janvier 2017 directrice du CCN d'Orléans.

Durant ses mandats à Orléans, elle a offert un soutien continu exemplaire aux compagnies indépendantes, tout en affirmant la parité femmes hommes, notamment en créant le festival Femmes Modernes. Au sein du réseau des CCN, elle a été également l'une des forces motrices pour agir avec volontarisme et responsabilité en tant que dirigeante d'institution, en faveur de la parité de l'accès aux directions de structures chorégraphiques, mais aussi de reconnaissance et de renforcement des moyens offerts aux artistes femmes. Elle a agi à la tête du CCN d'Orléans pour s'adresser aux territoires ruraux et pour insérer la danse dans la ville, dans le quotidien de ses habitants. Comme un prolongement de ce travail de fond, elle a été désignée directrice de la danse et chorégraphe pour les quatre cérémonies des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 au côté de Thomas Jolly.

Elle propose pour le CCN-Ballet de Lorraine un programme d'activités ambitieux, valorisant son répertoire de chorégraphe, une politique de reprises et de créations. La stratégie de production et de diffusion proposée affirme une cohérence nouvelle, envisagée avec de solides partenariats, permettant ainsi le rayonnement local, national et européen de l'institution. Connaissant cet établissement où elle a été invitée récemment à créer deux pièces, elle souhaite renouer avec l'histoire du Ballet Théâtre Contemporain (BTC) matrice de ce CCN, en s'ouvrant à la musique, aux arts visuels, au cinéma.

Elle apporte les collaborations et partenariats qu'elle a noués au fil de sa carrière, en France et au-delà, pour les élargir au territoire transfrontalier de Nancy ouvrant sur le Luxembourg, l'Allemagne, la Belgique, la Suisse, en bon dialogue avec le CCN - Ballet de l'Opéra National du Rhin. Elle s'engage à développer l'action du CCN à Nancy et dans sa métropole, mais aussi dans l'ensemble de la région Grand-Est avec de multiples actions en direction des habitants dans une dynamique de coopération renouvelée avec l'ensemble des acteurs du territoire.

Le projet de Maud Le Pladec offre l'opportunité d'une riche dynamique à cette compagnie d'excellence ainsi qu'à l'ensemble de l'équipe de ce CCN qui demeure l'un des cinq plus importants ballets dotés du label Centre Chorégraphique National.

Maud Le Pladec succédera le 1ᵉʳ janvier 2025 à Petter Jacobsson qui assure la direction du Centre chorégraphique national depuis 2011.

La ministre de la Culture et les autres partenaires tiennent à saluer l'ensemble des candidates et candidats pour la grande richesse des projets présentés.
La Rédaction

Nomination d'Aurore Fattier à la direction de la Comédie de Caen, Centre dramatique national de Normandie  19/12/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Joël Bruneau, maire de Caen, Rodolphe Thomas, maire d'Hérouville-Saint-Clair, Jean-Léonce Dupont, président du conseil départemental du Calvados, et Hervé Morin, président du conseil régional de Normandie, a donné son agrément à la nomination d'Aurore Fattier à la direction de la Comédie de Caen, Centre dramatique national de Normandie.

Formée à l'Institut national supérieur des arts du spectacle de Bruxelles avant de fonder sa compagnie Solarium, Aurore Fattier poursuit depuis plusieurs années un travail artistique sur de grands formats de spectacles en collaboration avec d'illustres maisons de théâtre européennes comme le Théâtre de Liège, le Grand Théâtre de la ville de Luxembourg, le KVS-Koninklijke Vlaamse Schouwburg, le Théâtre national Wallonie-Bruxelles ou le Teatre nacional de Catalunya.

Aurore Fattier porte un projet fédérateur et résolument transdisciplinaire pour la Comédie de Caen. Accompagnée d'une équipe d'artistes complices et notamment de quatre metteurs en scène, Julien Gosselin, Julie Duclos, Céline Ohrel et Claude Schmitz, elle souhaite transmettre les grands textes classiques et contemporains au plus large public possible. Elle entend réaffirmer la dimension européenne du théâtre et en faire un lieu vivant, ouvert et généreux.

Aurore Fattier prendra ses fonctions le 1ᵉʳ janvier 2024, succédant ainsi à Marcial Di Fonzo Bo, nommé en juillet au Centre dramatique national d'Angers. Rima Abdul Malak salue l'action de celui-ci à la tête de la Comédie de Caen dont il a fait un établissement de référence pour les écritures contemporaines et l'accompagnement des jeunes artistes.
La Rédaction

Nomination de Frédéric Bélier-Garcia à la direction de la Commune, Centre dramatique national d’Aubervilliers  29/11/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, après avoir consulté Karine Franclet, maire d’Aubervilliers, et Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, annonce la nomination de Frédéric Bélier-Garcia à la direction de la Commune, Centre Dramatique National d’Aubervilliers.

Formé à la philosophie avant de se diriger vers le théâtre, Frédéric Bélier-Garcia est tout à la fois metteur en scène de théâtre et d’opéra, scénariste et réalisateur. Il a dirigé de 2007 à 2019 le Centre Dramatique National des Pays-de-la-Loire et mené la création de l’EPCC Le Quai à Angers où il a su conduire un projet de théâtre ouvert et populaire, fidélisant un large public et produisant de nombreux projets de la jeune scène française.

Pour le théâtre de la Commune, Frédéric Bélier Garcia entend déployer une programmation dans laquelle le théâtre dialogue avec l’image, la danse, la musique, le cinéma, ou encore le stand-up. Il compte faire du théâtre un lieu de vie, de partage d’émotions, ouvert à toutes les générations, avec une attention particulière au jeune public et aux familles.

Son projet pour la Commune se déploie autour de cinq axes structurants pour réinventer l’héritage de ce CDN emblématique :

1) Les Pavillons d’Aubervilliers : tous les deux mois, un artiste, une institution, un grand théâtre européen ou de région, une discipline, un festival, mais aussi des partenaires économiques et sociaux du territoire métamorphosera le lieu à son image.

2) Théâtre des jeunesses : une priorité sera donnée aux enfants et aux jeunes avec la programmation des "pavillons jeune public" et les temps forts "samedis en famille". Une action spécifique sera proposée aux adolescents afin de les investir dans la vie du théâtre et de la création, notamment sur les périodes des vacances scolaires.

3) La petite Commune itinérante : Frédéric Bélier Garcia souhaite développer un petit théâtre mobile modulable pour déployer des actions hors les murs, dans les quartiers, les écoles, les parcs, les places publiques, en lien étroit avec un réseau de partenaires.

4) La Commune augmentée : Chaque année, en juin et juillet, Frédéric Bélier Garcia proposera à deux institutions du territoire (par exemple Les Labos d’Aubervilliers, les Ateliers Médicis) de travailler avec le CDN autour d’un thème commun, créant une convergence entre les ateliers amateurs et les initiatives développées par les artistes durant la saison.

5) Le nouveau front digital : Frédéric Bélier Garcia veut porter une politique numérique volontariste (podcasts, images, vidéos, etc.) au service du renouvellement des publics.

Frédéric Bélier-Garcia prendra ses fonctions le 1ᵉʳ janvier 2024, succédant ainsi à Marie-José Malis dont Rima Abdul Malak salue l’action et l’engagement.
La Rédaction

Nomination de Simon Fleury à la direction de Dieppe Scène nationale  16/11/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Nicolas Langlois, maire de Dieppe, Patrick Boulier, président de la communauté d'agglomération de la région dieppoise, Dieppe-Maritime, Patrice Philippe, président de la communauté de communes Falaises du Talou, Bertrand Bellanger, président du Conseil départemental de Seine-Maritime, Hervé Morin, président du Conseil régional de Normandie, et Marie Drouin, présidente de l’association Dieppe scène nationale, donne son agrément à la nomination de Simon Fleury à la direction de Dieppe Scène nationale, sur la proposition unanime du jury réuni le 10 octobre 2023.

Simon Fleury est directeur du Théâtre L’éclat, scène conventionnée "art enfance jeunesses" et du festival Les Mascarets à Pont-Audemer, et il assure dans cette même ville, les fonctions de directeur des affaires culturelles. Auparavant, il a dirigé le Théâtre en Seine et le festival Au fil de l’art à Duclair.

Son projet ouvert à la jeunesse et au numérique permet un nouvel élan pour une programmation qui valorise richesse de la création dans l’ensemble des disciplines du spectacle vivant ainsi que toute la place redonnée au cinéma. Les propositions dans le domaine des arts du cirque et de la danse seront renforcées et l’offre musicale constituera un axe fort de la programmation. Les nouvelles écritures théâtrales auront toute leur place pour donner à voir la diversité des récits. L'ambition internationale se traduira par un renforcement du dialogue artistique entre la France et le Canada, historiquement lié à la ville de Dieppe.

Ainsi quatre artistes associés accompagneront ce projet : la compagnie 14:20 autour de la magie nouvelle, la chorégraphe Leila Ka, la metteuse en scène Julie Bérès et le rappeur Kery James. Deux temps forts rythmeront la saison : l’un faisant dialoguer art vivant et art numérique, et l’autre autour de la jeunesse et des enjeux écologiques.

Un "laboratoire d’innovation culturelle" sera créé comme espace de dialogue et de rencontre rassemblant les partenaires institutionnels et associatifs. Il favorisera l’émergence de partenariats nouveaux et diversifiés et l’organisation de projets participatifs afin d’élargir la présence des publics en périphérie de la Ville.

Simon Fleury succède à Philippe Cogney, dont la Ministre tient à saluer l’action qu’il a menée à la tête de Dieppe scène nationale.
La Rédaction

Nomination de Bertrand Salanon à la direction de Bonlieu, Scène nationale d’Annecy  27/10/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec François Astorg, maire d'Annecy, Martial Saddier, président du Conseil départemental de Haute-Savoie, Laurent Wauquiez, président du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, et François Blanchut, président de l'association, donne son agrément à la nomination de Bertrand Salanon à la direction de Bonlieu, Scène nationale d'Annecy, sur la proposition unanime du jury réuni le 29 septembre 2023.

Bertrand Salanon était délégué au projet artistique du Théâtre national de Strasbourg depuis 2020 où il occupait auparavant les fonctions de directeur de la programmation et de la production. Il a dirigé le théâtre universitaire, scène conventionnée à Nantes et assuré l'intérim de direction de la Scène nationale de Saint-Nazaire après en avoir assuré l'administration.

Son projet se développe autour d'une présence continue des artistes et d'un ancrage fort dans le territoire. Au plan local, des formes artistiques itinérantes seront présentées sur les territoires. La dimension internationale se traduira quant à elle par un projet européen autour de la danse contemporaine et du théâtre.

Choisis pour leur capacité à transmettre et à interagir avec un lieu pluridisciplinaire, trois artistes seront associés pour quatre années : la chorégraphe Maud Blandel, le metteur en scène Gwenaël Morin et l'association Making waves, dirigée par Amélie Billault et Alexandre Plank.

La signature "made in Annecy", qui fait la renommée de la scène nationale en matière d'accompagnement des artistes, sera poursuivie et se traduira par une nouvelle articulation entre rythmes de production et de diffusion et le développement de la production déléguée. Un nouvel élan sera donné à la manifestation Annecy Paysages par la présentation des œuvres dans un parcours urbain de grande randonnée artistique, renforçant le lien avec le territoire.

La médiation artistique et culturelle impliquera largement les acteurs et les publics du territoire. Enfin, les enjeux de transition écologique traverseront l'ensemble du projet.

Bertrand Salanon succède à Salvador Garcia, qui a fait valoir ses droits à la retraite et dont la Ministre tient à saluer l'action qu'il a menée tout au long de sa carrière. Au cours de ses 26 ans à la direction Bonlieu, Scène nationale d'Annecy, ce fidèle compagnon des artistes a mis à leur service son énergie et son engagement pour les accompagner dans le déploiement de leurs parcours et des rencontres sans cesse renouvelées avec les publics.
La Rédaction

Nomination de Claire Duchez à la direction de l'Espace Jéliote, Centre national de la Marionnette d'Oloron-Sainte-Marie  04/09/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en accord avec Bernard Uthurry, président de la communauté de communes du Haut-Béarn, Alain Rousset, président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Jean-Jacques Lasserre, président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques, a donné son agrément à la proposition de nommer Claire Duchez à la direction de l'Espace Jéliote, Centre national de la Marionnette d'Oloron-Sainte-Marie.

Âgée de 41 ans, Claire Duchez est la coordinatrice générale de THEMAA - Association nationale des Théâtres de Marionnettes et Arts Associés et rédactrice en chef de la revue Manip, le journal de la marionnette. Auparavant, elle a assuré, pendant sept ans, les fonctions de chargée d'administration et de projets à THEMAA.

Son projet s'inscrit dans la continuité du travail remarquable mené par l'ancienne direction et son équipe, qui a permis de faire de l'Espace Jéliote un lieu reconnu pour son soutien aux arts de la marionnette et devenir ainsi l'un des six premiers centres nationaux de la marionnette en 2022.

L'Espace Jéliote continuera de défendre une création marionnettique qui mêle théâtre, danse, musique, arts du cirque ou encore arts numériques et portera une attention particulière aux créations ambitieuses destinées à être diffusées dans des grandes salles de spectacles. L'Espace Jéliote continuera également d'ouvrir les champs artistiques en programmant une large palette de disciplines au profit des publics du Béarn.

Claire Duchez souhaite encourager la recherche, en accompagnant le processus de création des artistes sur des temps longs, en favorisant les laboratoires d'expérimentation et en mettant en place des résidences entre chercheurs et artistes. Elle propose d'impliquer les artistes dans des projets de création bâtis en écho avec les imaginaires collectifs du territoire (comme les thèmes de la transhumance ou les procès en sorcellerie du 14e siècle), en les mettant en résonance avec les enjeux sociétaux d'aujourd'hui (l'écologie ou encore les questions de parité). Elle mènera également avec l'équipe de l'Espace Jéliote, une politique active d'actions culturelles sur le territoire pour aller à la rencontre des populations qui n'ont pas encore franchi les portes du théâtre.

Claire Duchez succède à Jackie Challa, dont la ministre de la Culture tient à saluer l'action à la tête de l'Espace Jéliote, où elle a bâti et porté pendant plus de vingt ans un projet artistique unique. Elle tient également à remercier Jackie Challa pour son engagement sans faille pour faire connaître les arts de la marionnette aux publics les plus larges, et notamment à tous les élèves du territoire, dans le cadre d'un projet d'éducation artistique et culturel exemplaire.
La Rédaction

Le Théâtre des Déchargeurs sacrifié sur l'autel des profits ?  30/08/2023

Au cœur de l'été, nous apprenions sur la page Facebook du Théâtre des Déchargeurs la volonté de son actuel directeur, Adrien Grassard, de fermer ce lieu, au motif d'une trésorerie insuffisante pour assurer l'avenir de la structure, le tout sur fond de vente des murs par l'ancien propriétaire. De théâtre (créé en 1982 par Vicky Messica, acteur, interprète de poésie et metteur en scène, NDLR) ayant permis l'émergence de nombreuses compagnies, le site, qui se trouve dans un secteur dont le prix au mètre carré est supérieur à 10 000 €, est en passe d'être transformé en hôtel, dont on peut aisément deviner qu'à l'approche des Jeux Olympiques, sa rentabilité sera facilement assurée.

Dans cette juteuse opération immobilière, les grands gagnants sont incontestablement la holding qui a racheté les murs, ainsi que l'actuel directeur, dont on ne peut que supposer qu'il n'a pas accepté sans contrepartie que son bail, initialement de cinq ans, soit amputé de deux années. Et qui perd sur l'autel de cette course à la spéculation ? Les treize salariés(es) - permanents(es) et intermittents(es) - auxquels s'ajoutent les très nombreuses et nombreux salariés(es) de la quarantaine de compagnies qui devaient être accueillies dans les mois à venir.

Le Synptac-CGT et la Fédération CGT Spectacle leur adressent tout leur soutien et demandent :

- que les contrats de travail des salariés(es) du lieu soient honorés jusqu'au 31 décembre 2023, conformément aux plannings qui leur ont été remis ;

- que les contrats de cession des compagnies soient honorés. Cette fermeture soudaine menace les engagements conclus avec les artistes qui ont bloqué de longue date leur planning de travail pour jouer au Théâtre des Déchargeurs à la rentrée et ne pourront dans ce délai retrouver d'autres heures de travail ;

- que le ministère de la Culture s'oppose à la reconversion de cette salle telle que l'ordonnance de 1945 lui permet, ordonnance qui prévoit qu'aucune salle de spectacle ne peut être démolie ou reconvertie vers une autre activité sans l'accord du ou de la ministre, et qui fixe des procédures contraignantes en cas de cession de bail.

Pour la défense de ce lieu d'émergence artistique, pour la défense des emplois des salariés(es), le Synptac-CGT et la Fédération CGT Spectacle appellent à participer au rassemblement qui aura lieu le vendredi 1er septembre 2023 à 18 h devant le Théâtre des Déchargeurs(3 rue des Déchargeurs Paris 01, M° Châtelet).

Paris, le 29/08/2023
Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l'Audiovisuel et de l'Action Culturelle Cgt, 14-16, rue des Lilas, Paris 19e
Tél. : 01 48 03 87 60.

>> fnsac-cgt.com
cgtspectacle@fnsac-cgt.com
La Rédaction

Nomination de Nadège Prugnard à la direction des Ateliers Frappaz, Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace Public de Villeurbanne  01/08/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Cédric Van Styvendael, maire de la Ville de Villeurbanne, et Laurent Wauquiez, président du Conseil Régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, a donné son agrément à la proposition de nommer Nadège Prugnard à la direction des Ateliers Frappaz, Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace Public de Villeurbanne.

Âgée de 48 ans, Nadège Prugnard, autrice et metteuse en scène, dirige la compagnie Magma Performing Théâtre depuis 1999 et crée à la fois pour le théâtre, les arts de la rue, la performance, la scène musicale, la danse et le cirque. Artiste associée au théâtre d'Aurillac de 2008 à 2014, elle est aujourd'hui artiste associée au Théâtre des Ilets-CDN de Montluçon. Autrice prolifique, elle a collaboré, entre autres, avec Guy Alloucherie, Eugène Durif, Géraud Bastar, Koffi Kwahulé, Dominique Lavigne, Marie Nimier, Catherine Boskowitz et a reçu le prix SACD art de la rue en 2018.

Nadège Prugnard souhaite, en poursuivant les chemins ouverts par Patrice Papelard, faire des Ateliers Frappaz un lieu d'hospitalité, d'effervescence culturelle, d'expérimentation et de transmission des savoirs. Tout en maintenant le soutien à la création comme colonne vertébrale du lieu et en déployant son rôle majeur d'expertise sur les questions liées aux arts de la rue et à l'espace public, Nadège Prugnard propose de repositionner le projet des Ateliers Frappaz dans la vie quotidienne des habitants du territoire, en les mobilisant pour des projets participatifs, en organisant une saison annuelle régulière hors festival, et en élaborant de nouveaux partenariats territoriaux.

Pour le festival "Les Invites", elle imagine un temps fort fédérateur, populaire et convivial, avec une programmation écoresponsable et une place plus importante accordée aux pratiques en amateur.

Nadège Prugnard prendra ses fonctions le 1ᵉʳ janvier 2024, succédant ainsi à Patrice Papelard, fondateur des Ateliers Frappaz. Rima Abdul Malak salue l'engagement sans faille de ce dernier qui a su faire des Ateliers Frappaz et du festival "Les Invites" un espace d'expression, d'innovation et de partage incontournable.
La Rédaction

Bilan de la 77e édition du Festival d'Avignon  27/07/2023

Programmation

• 44 spectacles et 1 exposition,
• 106 débats et rencontres (Café des idées),
• 37 projections,
• 22 lectures en entrée libre,
• 73 % des projets sont des créations 2023,
• 55 % des projets sont produits et coproduits,
• 56 % des projets sont portés ou coportés par une femme,
• 33 % de la programmation est en relation avec la langue invitée,
• 42 % de porteurs de projets étrangers soit 13 nationalités représentées,
• 75 % des artistes ne sont jamais venus,
• 11 équipes artistiques ont été en résidence.

Offre festivalière

• 258 représentations et une exposition,
• 423 rendez-vous,
• 121 600 entrées à la vente (hors entrées libres).

Offre territoriale

• 42 lieux, dont
• 22 extramuros.

Fréquentation : 94%.

Audience

• Socionautes : 200 000 abonnés (tous réseaux Festival d’Avignon confondus),
• Plus de 11 millions de vues sur les réseaux sociaux,
300 000 téléspectateurs pour les 3 captations à l’antenne,
Site : 4 millions de pages vues,
Appli : 40 000 téléchargements.

Un Festival de "Première fois"

• 5 000 Première fois venus en groupe au spectacle,
• Dont 2 800 personnes avec des médiations et visites Première fois.

Un Festival carrefour des langues

• 33 % de la programmation est en relation avec la langue invitée (anglais),
• 42 % de porteurs de projet sont étrangers soit 13 nationalités représentées,
• Une communication bilingue,
• 64 % de la programmation surtitrée ou accessible à un public anglophone,
• 17 % du public est étranger (public, professionnels et journalistes internationaux).

Une aventure collective

• 33 permanents,
• 731 salariés en juillet,
• 581 artistes,
= 1345 personnes.
• 110 partenaires

À venir

La 78e édition se déroulera du 29 juin au 21 juillet 2024.

L’ensemble de la conférence de fin de Festival est à retrouver sur >> festival-avignon.com
La Rédaction

Bilan de la 57e édition du festival Off Avignon  26/07/2023

Chiffres clés

1491 spectacles,
124 événements,
466 créations,
370 spectacles joués pour la première fois à Avignon,
177 spectacles Jeune public,
141 lieux,
1270 compagnies françaises et 125 compagnies étrangères,
25 000 levers de rideaux,
7,5 spectacles en moyenne par salles.

Nombre moyen d'artistes sur scène
55 % maximum 2 artistes et 7 5% au plus 4 artistes.

Tichet'Off
Chiffres 2019 versus 2023

1364/1417 spectacles en vente, soit 86% de la programmation, identique pour les deux années.
99 861/165 349 places vendues.
74 895 € HT de frais de gestion reversés au fonds de soutien en 2019.
127 500 € HT pour le Fonds de soutien à la création et émergence en 2023.

Estimation du chiffre d'affaires de la billetterie du festival Off Avignon

Prix moyen du billet plein tarif : 19,50 €.
Prix moyen du billet tarif abonné : 14 €.
On estime qu'il y a 15 % de places gratuites (professionnels(les), invitations, etc.)
1 955 000 billets vendus dont 51 % au tarif "Abonné", 34 % au tarif plein et 15 % d'invitations.
Soit 26 920 350 € TTC versus 12 000 000 TTC en 2019.

Cartes Off
Vente carte abonnement : 64 382 cartes vendues (66 597 en 2019).
Dont 24 185 cartes en ligne et 40 197 en direct dans les points d'accueil et de vente d'AF&C.
La Rédaction

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"Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur

"Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées…", Arthur Rimbaud.
Quel plaisir de boucler une année 2022 en voyageant au XIXe siècle ! Après Albert Einstein, je me retrouve face à Arthur Rimbaud. Qu'il était beau ! Le comédien qui lui colle à la peau s'appelle Romain Puyuelo et le moins que je puisse écrire, c'est qu'il a réchauffé corps et cœur au théâtre de l'Essaïon pour mon plus grand bonheur !

© François Vila.
Rimbaud ! Je me souviens encore de ses poèmes, en particulier "Ma bohème" dont l'intro est citée plus haut, que nous apprenions à l'école et que j'avais déclamé en chantant (et tirant sur mon pull) devant la classe et le maître d'école.

Beauté ! Comment imaginer qu'un jeune homme de 17 ans à peine puisse écrire de si sublimes poèmes ? Relire Rimbaud, se plonger dans sa bio et venir découvrir ce seul en scène. Voilà qui fera un très beau de cadeau de Noël !

C'est de saison et ça se passe donc à l'Essaïon. Le comédien prend corps et nous invite au voyage pendant plus d'une heure. "Il s'en va, seul, les poings sur son guidon à défaut de ne pas avoir de cheval …". Et il raconte l'histoire d'un homme "brûlé" par un métier qui ne le passionne plus et qui, soudain, décide de tout quitter. Appart, boulot, pour suivre les traces de ce poète incroyablement doué que fut Arthur Rimbaud.

Isabelle Lauriou
25/03/2024
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"Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu

Comment dire l'indicible, comment formuler les vagues souvenirs, les incertaines sensations qui furent captés, partiellement mémorisés à la petite enfance. Accoucher de cette résurgence voilée, diffuse, d'un drame familial ayant eu lieu à l'âge de deux ans est le parcours théâtral, étonnamment réussie, que nous offre Miguel-Ange Sarmiento avec "Mon petit grand frère". Ce qui aurait pu paraître une psychanalyse impudique devient alors une parole salvatrice porteuse d'un écho libératoire pour nos propres histoires douloureuses.

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9 mars 1971, un petit bonhomme, dans les premiers pas de sa vie, goûte aux derniers instants du ravissement juvénile de voir sa maman souriante, heureuse. Mais, dans peu de temps, la fenêtre du bonheur va se refermer. Le drame n'est pas loin et le bonheur fait ses valises. À ce moment-là, personne ne le sait encore, mais les affres du destin se sont mis en marche, et plus rien ne sera comme avant.

En préambule du malheur à venir, le texte, traversant en permanence le pont entre narration réaliste et phrasé poétique, nous conduit à la découverte du quotidien plein de joie et de tendresse du pitchoun qu'est Miguel-Ange. Jeux d'enfants faits de marelle, de dinette, de billes, et de couchers sur la musique de Nounours et de "bonne nuit les petits". L'enfant est affectueux. "Je suis un garçon raisonnable. Je fais attention à ma maman. Je suis un bon garçon." Le bonheur est simple, mais joyeux et empli de tendresse.

Puis, entre dans la narration la disparition du grand frère de trois ans son aîné. La mort n'ayant, on le sait, aucune morale et aucun scrupule à commettre ses actes, antinaturelles lorsqu'il s'agit d'ôter la vie à un bambin. L'accident est acté et deux gamins dans le bassin sont décédés, ceux-ci n'ayant pu être ramenés à la vie. Là, se révèle l'avant et l'après. Le bonheur s'est enfui et rien ne sera plus comme avant.

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05/04/2024
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"Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !

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Toute la puissance créative du comédien déborde de sincérité et de vérité avec ces deux éléments. Nul besoin d'une couronne ou d'un crucifix pour interpréter un roi ou Jésus, il nous le montre en utilisant un large spectre vocal et corporel pour incarner son propre personnage. Son rapport à l'espace est dans un périmètre de jeu réduit sur toute la longueur de l'avant-scène.

Safidin Alouache
12/03/2024