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Pierre Beffeyte nommé à la direction du Théâtre Edwige Feuillère de Vesoul  19/02/2024

Alain Chrétien, Maire de Vesoul et président de l’Agglomération, et Fabienne Oberlaender, présidente par intérim de l’association du Théâtre Edwige Feuillère, annoncent la nomination de Pierre Beffeyte à la direction du Théâtre Edwige Feuillère, Scène conventionnée d’intérêt national - Art en territoire.
Il prendra ses fonctions le 15 avril prochain.


Pierre Beffeyte a été producteur de spectacles et président du Festival Off d’Avignon. Auditeur du Cycle des Hautes Études de la Culture, il est également impliqué dans les organismes professionnels tels que le Centre National de la Musique ou la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques.

Son parcours professionnel l’a amené à travailler dans les univers de la danse, de l’art lyrique, de la musique, de la marionnette et du théâtre. Très engagé dans le soutien des artistes et de la création, il s’est aussi beaucoup intéressé aux enjeux de développement des publics et d’écoresponsabilité des structures culturelles.

"Le projet que je souhaite porter avec l’équipe du Théâtre Edwige Feuillère repose avant tout sur des valeurs qui me tiennent à cœur : œuvrer à garantir les droits culturels de tous, défendre une parole artistique engagée dans les grands défis de notre monde et inscrire notre action dans une cohérence écologique et sociale. Projet artistique au service d’un territoire rural, résolument tourné vers l’élargissement des publics, il s’inscrira dans une dynamique joyeuse de création, où se côtoieront des œuvres de référence, des nouvelles écritures, des univers singuliers d’artistes confirmés ou émergents. Grande maison de culture rayonnant dans le paysage départemental, régional et national, le Théâtre Edwige Feuillère sera un lieu phare pour son territoire, un lieu inspirant pour les artistes et un lieu de croisement des cultures et des gens." Pierre Beffeyte.

"Très heureux de l’arrivée de Pierre Beffeyte qui marque une étape importante dans l’histoire de notre Théâtre Edwige Feuillère. Il saura valoriser cet écrin de culture au profit du plus grand nombre, dans la continuité de Charlotte Nessi, mais aussi en apportant sa sensibilité et son expérience. Le Théâtre Edwige Feuillère est aujourd’hui reconnu bien au-delà des frontières de notre agglomération et de notre département.

"Les "Voix d’enfants" lui permettent de rayonner auprès des jeunes en croisant culture et éducation, il est aussi la preuve que l’excellence n’est pas l’apanage des grandes métropoles et que la ruralité est aussi le creuset des plus grandes réussites.

"Pierre Beffeyte a parfaitement intégré ces enjeux forts pour la communauté d’agglomération et ses partenaires. Avec Alexandre Garniron, adjoint à la Culture, nous serons à ses côtés pour la mise en œuvre de son projet, car nous avons la chance d’avoir désormais un nouveau directeur au parcours d’excellence pour porter haut la Culture à Vesoul !"
Alain Chrétien, Maire de Vesoul et président de l’Agglomération.

>> theatre-edwige-feuillere.fr
La Rédaction

Nomination de Maud Le Pladec à la direction du Centre chorégraphique national - Ballet de Lorraine à Nancy  24/01/2024

Madame Rachida Dati, ministre de la Culture, en accord avec Monsieur Franck Leroy, président de la Région Grand Est, Monsieur Mathieu Klein, maire de Nancy et président de la Métropole du Grand Nancy, et Madame Patricia Stibbe, présidente du Centre Chorégraphique National, donne son agrément à la nomination de Maud Le Pladec à la direction du Centre Chorégraphique National-Ballet de Lorraine.

Maud Le Pladec est une des femmes chorégraphes et danseuses les plus remarquées de sa génération. Elle se singularise par la relation qu'elle approfondit entre les musiques – savantes comme populaires – et la danse. Issue de la formation Exerce du CCN de Montpellier, elle est également une danseuse au parcours mûri depuis 1999, au service de nombreuses œuvres. En 2010, elle crée sa première pièce, "Professor", un trio sur la musique contemporaine de Fausto Romitelli, d'emblée prix de la révélation chorégraphique du Syndicat de la Critique.

Depuis, elle a élargi progressivement sa palette et a créé plus de 10 œuvres dont, en 2020, le remarqué "Static shot" avec le CCN-Ballet de Lorraine, puis pour le festival Montpellier Danse "Counting stars with you (musiques femmes)" mettant en lumière les compositrices méconnues du patrimoine musical et "Silent Legacy" en 2022 pour le festival d'Avignon. Elle transmet ses pièces à des formations supérieures et bénéficie des prochaines commandes de la compagnie Candoco avec le Sadler's Wells à Londres, ou de l'Opéra national de Bordeaux. Elle est depuis janvier 2017 directrice du CCN d'Orléans.

Durant ses mandats à Orléans, elle a offert un soutien continu exemplaire aux compagnies indépendantes, tout en affirmant la parité femmes hommes, notamment en créant le festival Femmes Modernes. Au sein du réseau des CCN, elle a été également l'une des forces motrices pour agir avec volontarisme et responsabilité en tant que dirigeante d'institution, en faveur de la parité de l'accès aux directions de structures chorégraphiques, mais aussi de reconnaissance et de renforcement des moyens offerts aux artistes femmes. Elle a agi à la tête du CCN d'Orléans pour s'adresser aux territoires ruraux et pour insérer la danse dans la ville, dans le quotidien de ses habitants. Comme un prolongement de ce travail de fond, elle a été désignée directrice de la danse et chorégraphe pour les quatre cérémonies des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 au côté de Thomas Jolly.

Elle propose pour le CCN-Ballet de Lorraine un programme d'activités ambitieux, valorisant son répertoire de chorégraphe, une politique de reprises et de créations. La stratégie de production et de diffusion proposée affirme une cohérence nouvelle, envisagée avec de solides partenariats, permettant ainsi le rayonnement local, national et européen de l'institution. Connaissant cet établissement où elle a été invitée récemment à créer deux pièces, elle souhaite renouer avec l'histoire du Ballet Théâtre Contemporain (BTC) matrice de ce CCN, en s'ouvrant à la musique, aux arts visuels, au cinéma.

Elle apporte les collaborations et partenariats qu'elle a noués au fil de sa carrière, en France et au-delà, pour les élargir au territoire transfrontalier de Nancy ouvrant sur le Luxembourg, l'Allemagne, la Belgique, la Suisse, en bon dialogue avec le CCN - Ballet de l'Opéra National du Rhin. Elle s'engage à développer l'action du CCN à Nancy et dans sa métropole, mais aussi dans l'ensemble de la région Grand-Est avec de multiples actions en direction des habitants dans une dynamique de coopération renouvelée avec l'ensemble des acteurs du territoire.

Le projet de Maud Le Pladec offre l'opportunité d'une riche dynamique à cette compagnie d'excellence ainsi qu'à l'ensemble de l'équipe de ce CCN qui demeure l'un des cinq plus importants ballets dotés du label Centre Chorégraphique National.

Maud Le Pladec succédera le 1ᵉʳ janvier 2025 à Petter Jacobsson qui assure la direction du Centre chorégraphique national depuis 2011.

La ministre de la Culture et les autres partenaires tiennent à saluer l'ensemble des candidates et candidats pour la grande richesse des projets présentés.
La Rédaction

Nomination d'Aurore Fattier à la direction de la Comédie de Caen, Centre dramatique national de Normandie  19/12/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Joël Bruneau, maire de Caen, Rodolphe Thomas, maire d'Hérouville-Saint-Clair, Jean-Léonce Dupont, président du conseil départemental du Calvados, et Hervé Morin, président du conseil régional de Normandie, a donné son agrément à la nomination d'Aurore Fattier à la direction de la Comédie de Caen, Centre dramatique national de Normandie.

Formée à l'Institut national supérieur des arts du spectacle de Bruxelles avant de fonder sa compagnie Solarium, Aurore Fattier poursuit depuis plusieurs années un travail artistique sur de grands formats de spectacles en collaboration avec d'illustres maisons de théâtre européennes comme le Théâtre de Liège, le Grand Théâtre de la ville de Luxembourg, le KVS-Koninklijke Vlaamse Schouwburg, le Théâtre national Wallonie-Bruxelles ou le Teatre nacional de Catalunya.

Aurore Fattier porte un projet fédérateur et résolument transdisciplinaire pour la Comédie de Caen. Accompagnée d'une équipe d'artistes complices et notamment de quatre metteurs en scène, Julien Gosselin, Julie Duclos, Céline Ohrel et Claude Schmitz, elle souhaite transmettre les grands textes classiques et contemporains au plus large public possible. Elle entend réaffirmer la dimension européenne du théâtre et en faire un lieu vivant, ouvert et généreux.

Aurore Fattier prendra ses fonctions le 1ᵉʳ janvier 2024, succédant ainsi à Marcial Di Fonzo Bo, nommé en juillet au Centre dramatique national d'Angers. Rima Abdul Malak salue l'action de celui-ci à la tête de la Comédie de Caen dont il a fait un établissement de référence pour les écritures contemporaines et l'accompagnement des jeunes artistes.
La Rédaction

Nomination de Frédéric Bélier-Garcia à la direction de la Commune, Centre dramatique national d’Aubervilliers  29/11/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, après avoir consulté Karine Franclet, maire d’Aubervilliers, et Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, annonce la nomination de Frédéric Bélier-Garcia à la direction de la Commune, Centre Dramatique National d’Aubervilliers.

Formé à la philosophie avant de se diriger vers le théâtre, Frédéric Bélier-Garcia est tout à la fois metteur en scène de théâtre et d’opéra, scénariste et réalisateur. Il a dirigé de 2007 à 2019 le Centre Dramatique National des Pays-de-la-Loire et mené la création de l’EPCC Le Quai à Angers où il a su conduire un projet de théâtre ouvert et populaire, fidélisant un large public et produisant de nombreux projets de la jeune scène française.

Pour le théâtre de la Commune, Frédéric Bélier Garcia entend déployer une programmation dans laquelle le théâtre dialogue avec l’image, la danse, la musique, le cinéma, ou encore le stand-up. Il compte faire du théâtre un lieu de vie, de partage d’émotions, ouvert à toutes les générations, avec une attention particulière au jeune public et aux familles.

Son projet pour la Commune se déploie autour de cinq axes structurants pour réinventer l’héritage de ce CDN emblématique :

1) Les Pavillons d’Aubervilliers : tous les deux mois, un artiste, une institution, un grand théâtre européen ou de région, une discipline, un festival, mais aussi des partenaires économiques et sociaux du territoire métamorphosera le lieu à son image.

2) Théâtre des jeunesses : une priorité sera donnée aux enfants et aux jeunes avec la programmation des "pavillons jeune public" et les temps forts "samedis en famille". Une action spécifique sera proposée aux adolescents afin de les investir dans la vie du théâtre et de la création, notamment sur les périodes des vacances scolaires.

3) La petite Commune itinérante : Frédéric Bélier Garcia souhaite développer un petit théâtre mobile modulable pour déployer des actions hors les murs, dans les quartiers, les écoles, les parcs, les places publiques, en lien étroit avec un réseau de partenaires.

4) La Commune augmentée : Chaque année, en juin et juillet, Frédéric Bélier Garcia proposera à deux institutions du territoire (par exemple Les Labos d’Aubervilliers, les Ateliers Médicis) de travailler avec le CDN autour d’un thème commun, créant une convergence entre les ateliers amateurs et les initiatives développées par les artistes durant la saison.

5) Le nouveau front digital : Frédéric Bélier Garcia veut porter une politique numérique volontariste (podcasts, images, vidéos, etc.) au service du renouvellement des publics.

Frédéric Bélier-Garcia prendra ses fonctions le 1ᵉʳ janvier 2024, succédant ainsi à Marie-José Malis dont Rima Abdul Malak salue l’action et l’engagement.
La Rédaction

Nomination de Simon Fleury à la direction de Dieppe Scène nationale  16/11/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Nicolas Langlois, maire de Dieppe, Patrick Boulier, président de la communauté d'agglomération de la région dieppoise, Dieppe-Maritime, Patrice Philippe, président de la communauté de communes Falaises du Talou, Bertrand Bellanger, président du Conseil départemental de Seine-Maritime, Hervé Morin, président du Conseil régional de Normandie, et Marie Drouin, présidente de l’association Dieppe scène nationale, donne son agrément à la nomination de Simon Fleury à la direction de Dieppe Scène nationale, sur la proposition unanime du jury réuni le 10 octobre 2023.

Simon Fleury est directeur du Théâtre L’éclat, scène conventionnée "art enfance jeunesses" et du festival Les Mascarets à Pont-Audemer, et il assure dans cette même ville, les fonctions de directeur des affaires culturelles. Auparavant, il a dirigé le Théâtre en Seine et le festival Au fil de l’art à Duclair.

Son projet ouvert à la jeunesse et au numérique permet un nouvel élan pour une programmation qui valorise richesse de la création dans l’ensemble des disciplines du spectacle vivant ainsi que toute la place redonnée au cinéma. Les propositions dans le domaine des arts du cirque et de la danse seront renforcées et l’offre musicale constituera un axe fort de la programmation. Les nouvelles écritures théâtrales auront toute leur place pour donner à voir la diversité des récits. L'ambition internationale se traduira par un renforcement du dialogue artistique entre la France et le Canada, historiquement lié à la ville de Dieppe.

Ainsi quatre artistes associés accompagneront ce projet : la compagnie 14:20 autour de la magie nouvelle, la chorégraphe Leila Ka, la metteuse en scène Julie Bérès et le rappeur Kery James. Deux temps forts rythmeront la saison : l’un faisant dialoguer art vivant et art numérique, et l’autre autour de la jeunesse et des enjeux écologiques.

Un "laboratoire d’innovation culturelle" sera créé comme espace de dialogue et de rencontre rassemblant les partenaires institutionnels et associatifs. Il favorisera l’émergence de partenariats nouveaux et diversifiés et l’organisation de projets participatifs afin d’élargir la présence des publics en périphérie de la Ville.

Simon Fleury succède à Philippe Cogney, dont la Ministre tient à saluer l’action qu’il a menée à la tête de Dieppe scène nationale.
La Rédaction

Nomination de Bertrand Salanon à la direction de Bonlieu, Scène nationale d’Annecy  27/10/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec François Astorg, maire d'Annecy, Martial Saddier, président du Conseil départemental de Haute-Savoie, Laurent Wauquiez, président du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, et François Blanchut, président de l'association, donne son agrément à la nomination de Bertrand Salanon à la direction de Bonlieu, Scène nationale d'Annecy, sur la proposition unanime du jury réuni le 29 septembre 2023.

Bertrand Salanon était délégué au projet artistique du Théâtre national de Strasbourg depuis 2020 où il occupait auparavant les fonctions de directeur de la programmation et de la production. Il a dirigé le théâtre universitaire, scène conventionnée à Nantes et assuré l'intérim de direction de la Scène nationale de Saint-Nazaire après en avoir assuré l'administration.

Son projet se développe autour d'une présence continue des artistes et d'un ancrage fort dans le territoire. Au plan local, des formes artistiques itinérantes seront présentées sur les territoires. La dimension internationale se traduira quant à elle par un projet européen autour de la danse contemporaine et du théâtre.

Choisis pour leur capacité à transmettre et à interagir avec un lieu pluridisciplinaire, trois artistes seront associés pour quatre années : la chorégraphe Maud Blandel, le metteur en scène Gwenaël Morin et l'association Making waves, dirigée par Amélie Billault et Alexandre Plank.

La signature "made in Annecy", qui fait la renommée de la scène nationale en matière d'accompagnement des artistes, sera poursuivie et se traduira par une nouvelle articulation entre rythmes de production et de diffusion et le développement de la production déléguée. Un nouvel élan sera donné à la manifestation Annecy Paysages par la présentation des œuvres dans un parcours urbain de grande randonnée artistique, renforçant le lien avec le territoire.

La médiation artistique et culturelle impliquera largement les acteurs et les publics du territoire. Enfin, les enjeux de transition écologique traverseront l'ensemble du projet.

Bertrand Salanon succède à Salvador Garcia, qui a fait valoir ses droits à la retraite et dont la Ministre tient à saluer l'action qu'il a menée tout au long de sa carrière. Au cours de ses 26 ans à la direction Bonlieu, Scène nationale d'Annecy, ce fidèle compagnon des artistes a mis à leur service son énergie et son engagement pour les accompagner dans le déploiement de leurs parcours et des rencontres sans cesse renouvelées avec les publics.
La Rédaction

Nomination de Claire Duchez à la direction de l'Espace Jéliote, Centre national de la Marionnette d'Oloron-Sainte-Marie  04/09/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en accord avec Bernard Uthurry, président de la communauté de communes du Haut-Béarn, Alain Rousset, président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Jean-Jacques Lasserre, président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques, a donné son agrément à la proposition de nommer Claire Duchez à la direction de l'Espace Jéliote, Centre national de la Marionnette d'Oloron-Sainte-Marie.

Âgée de 41 ans, Claire Duchez est la coordinatrice générale de THEMAA - Association nationale des Théâtres de Marionnettes et Arts Associés et rédactrice en chef de la revue Manip, le journal de la marionnette. Auparavant, elle a assuré, pendant sept ans, les fonctions de chargée d'administration et de projets à THEMAA.

Son projet s'inscrit dans la continuité du travail remarquable mené par l'ancienne direction et son équipe, qui a permis de faire de l'Espace Jéliote un lieu reconnu pour son soutien aux arts de la marionnette et devenir ainsi l'un des six premiers centres nationaux de la marionnette en 2022.

L'Espace Jéliote continuera de défendre une création marionnettique qui mêle théâtre, danse, musique, arts du cirque ou encore arts numériques et portera une attention particulière aux créations ambitieuses destinées à être diffusées dans des grandes salles de spectacles. L'Espace Jéliote continuera également d'ouvrir les champs artistiques en programmant une large palette de disciplines au profit des publics du Béarn.

Claire Duchez souhaite encourager la recherche, en accompagnant le processus de création des artistes sur des temps longs, en favorisant les laboratoires d'expérimentation et en mettant en place des résidences entre chercheurs et artistes. Elle propose d'impliquer les artistes dans des projets de création bâtis en écho avec les imaginaires collectifs du territoire (comme les thèmes de la transhumance ou les procès en sorcellerie du 14e siècle), en les mettant en résonance avec les enjeux sociétaux d'aujourd'hui (l'écologie ou encore les questions de parité). Elle mènera également avec l'équipe de l'Espace Jéliote, une politique active d'actions culturelles sur le territoire pour aller à la rencontre des populations qui n'ont pas encore franchi les portes du théâtre.

Claire Duchez succède à Jackie Challa, dont la ministre de la Culture tient à saluer l'action à la tête de l'Espace Jéliote, où elle a bâti et porté pendant plus de vingt ans un projet artistique unique. Elle tient également à remercier Jackie Challa pour son engagement sans faille pour faire connaître les arts de la marionnette aux publics les plus larges, et notamment à tous les élèves du territoire, dans le cadre d'un projet d'éducation artistique et culturel exemplaire.
La Rédaction

Le Théâtre des Déchargeurs sacrifié sur l'autel des profits ?  30/08/2023

Au cœur de l'été, nous apprenions sur la page Facebook du Théâtre des Déchargeurs la volonté de son actuel directeur, Adrien Grassard, de fermer ce lieu, au motif d'une trésorerie insuffisante pour assurer l'avenir de la structure, le tout sur fond de vente des murs par l'ancien propriétaire. De théâtre (créé en 1982 par Vicky Messica, acteur, interprète de poésie et metteur en scène, NDLR) ayant permis l'émergence de nombreuses compagnies, le site, qui se trouve dans un secteur dont le prix au mètre carré est supérieur à 10 000 €, est en passe d'être transformé en hôtel, dont on peut aisément deviner qu'à l'approche des Jeux Olympiques, sa rentabilité sera facilement assurée.

Dans cette juteuse opération immobilière, les grands gagnants sont incontestablement la holding qui a racheté les murs, ainsi que l'actuel directeur, dont on ne peut que supposer qu'il n'a pas accepté sans contrepartie que son bail, initialement de cinq ans, soit amputé de deux années. Et qui perd sur l'autel de cette course à la spéculation ? Les treize salariés(es) - permanents(es) et intermittents(es) - auxquels s'ajoutent les très nombreuses et nombreux salariés(es) de la quarantaine de compagnies qui devaient être accueillies dans les mois à venir.

Le Synptac-CGT et la Fédération CGT Spectacle leur adressent tout leur soutien et demandent :

- que les contrats de travail des salariés(es) du lieu soient honorés jusqu'au 31 décembre 2023, conformément aux plannings qui leur ont été remis ;

- que les contrats de cession des compagnies soient honorés. Cette fermeture soudaine menace les engagements conclus avec les artistes qui ont bloqué de longue date leur planning de travail pour jouer au Théâtre des Déchargeurs à la rentrée et ne pourront dans ce délai retrouver d'autres heures de travail ;

- que le ministère de la Culture s'oppose à la reconversion de cette salle telle que l'ordonnance de 1945 lui permet, ordonnance qui prévoit qu'aucune salle de spectacle ne peut être démolie ou reconvertie vers une autre activité sans l'accord du ou de la ministre, et qui fixe des procédures contraignantes en cas de cession de bail.

Pour la défense de ce lieu d'émergence artistique, pour la défense des emplois des salariés(es), le Synptac-CGT et la Fédération CGT Spectacle appellent à participer au rassemblement qui aura lieu le vendredi 1er septembre 2023 à 18 h devant le Théâtre des Déchargeurs(3 rue des Déchargeurs Paris 01, M° Châtelet).

Paris, le 29/08/2023
Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l'Audiovisuel et de l'Action Culturelle Cgt, 14-16, rue des Lilas, Paris 19e
Tél. : 01 48 03 87 60.

>> fnsac-cgt.com
cgtspectacle@fnsac-cgt.com
La Rédaction

Nomination de Nadège Prugnard à la direction des Ateliers Frappaz, Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace Public de Villeurbanne  01/08/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Cédric Van Styvendael, maire de la Ville de Villeurbanne, et Laurent Wauquiez, président du Conseil Régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, a donné son agrément à la proposition de nommer Nadège Prugnard à la direction des Ateliers Frappaz, Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace Public de Villeurbanne.

Âgée de 48 ans, Nadège Prugnard, autrice et metteuse en scène, dirige la compagnie Magma Performing Théâtre depuis 1999 et crée à la fois pour le théâtre, les arts de la rue, la performance, la scène musicale, la danse et le cirque. Artiste associée au théâtre d'Aurillac de 2008 à 2014, elle est aujourd'hui artiste associée au Théâtre des Ilets-CDN de Montluçon. Autrice prolifique, elle a collaboré, entre autres, avec Guy Alloucherie, Eugène Durif, Géraud Bastar, Koffi Kwahulé, Dominique Lavigne, Marie Nimier, Catherine Boskowitz et a reçu le prix SACD art de la rue en 2018.

Nadège Prugnard souhaite, en poursuivant les chemins ouverts par Patrice Papelard, faire des Ateliers Frappaz un lieu d'hospitalité, d'effervescence culturelle, d'expérimentation et de transmission des savoirs. Tout en maintenant le soutien à la création comme colonne vertébrale du lieu et en déployant son rôle majeur d'expertise sur les questions liées aux arts de la rue et à l'espace public, Nadège Prugnard propose de repositionner le projet des Ateliers Frappaz dans la vie quotidienne des habitants du territoire, en les mobilisant pour des projets participatifs, en organisant une saison annuelle régulière hors festival, et en élaborant de nouveaux partenariats territoriaux.

Pour le festival "Les Invites", elle imagine un temps fort fédérateur, populaire et convivial, avec une programmation écoresponsable et une place plus importante accordée aux pratiques en amateur.

Nadège Prugnard prendra ses fonctions le 1ᵉʳ janvier 2024, succédant ainsi à Patrice Papelard, fondateur des Ateliers Frappaz. Rima Abdul Malak salue l'engagement sans faille de ce dernier qui a su faire des Ateliers Frappaz et du festival "Les Invites" un espace d'expression, d'innovation et de partage incontournable.
La Rédaction

Bilan de la 77e édition du Festival d'Avignon  27/07/2023

Programmation

• 44 spectacles et 1 exposition,
• 106 débats et rencontres (Café des idées),
• 37 projections,
• 22 lectures en entrée libre,
• 73 % des projets sont des créations 2023,
• 55 % des projets sont produits et coproduits,
• 56 % des projets sont portés ou coportés par une femme,
• 33 % de la programmation est en relation avec la langue invitée,
• 42 % de porteurs de projets étrangers soit 13 nationalités représentées,
• 75 % des artistes ne sont jamais venus,
• 11 équipes artistiques ont été en résidence.

Offre festivalière

• 258 représentations et une exposition,
• 423 rendez-vous,
• 121 600 entrées à la vente (hors entrées libres).

Offre territoriale

• 42 lieux, dont
• 22 extramuros.

Fréquentation : 94%.

Audience

• Socionautes : 200 000 abonnés (tous réseaux Festival d’Avignon confondus),
• Plus de 11 millions de vues sur les réseaux sociaux,
300 000 téléspectateurs pour les 3 captations à l’antenne,
Site : 4 millions de pages vues,
Appli : 40 000 téléchargements.

Un Festival de "Première fois"

• 5 000 Première fois venus en groupe au spectacle,
• Dont 2 800 personnes avec des médiations et visites Première fois.

Un Festival carrefour des langues

• 33 % de la programmation est en relation avec la langue invitée (anglais),
• 42 % de porteurs de projet sont étrangers soit 13 nationalités représentées,
• Une communication bilingue,
• 64 % de la programmation surtitrée ou accessible à un public anglophone,
• 17 % du public est étranger (public, professionnels et journalistes internationaux).

Une aventure collective

• 33 permanents,
• 731 salariés en juillet,
• 581 artistes,
= 1345 personnes.
• 110 partenaires

À venir

La 78e édition se déroulera du 29 juin au 21 juillet 2024.

L’ensemble de la conférence de fin de Festival est à retrouver sur >> festival-avignon.com
La Rédaction

Bilan de la 57e édition du festival Off Avignon  26/07/2023

Chiffres clés

1491 spectacles,
124 événements,
466 créations,
370 spectacles joués pour la première fois à Avignon,
177 spectacles Jeune public,
141 lieux,
1270 compagnies françaises et 125 compagnies étrangères,
25 000 levers de rideaux,
7,5 spectacles en moyenne par salles.

Nombre moyen d'artistes sur scène
55 % maximum 2 artistes et 7 5% au plus 4 artistes.

Tichet'Off
Chiffres 2019 versus 2023

1364/1417 spectacles en vente, soit 86% de la programmation, identique pour les deux années.
99 861/165 349 places vendues.
74 895 € HT de frais de gestion reversés au fonds de soutien en 2019.
127 500 € HT pour le Fonds de soutien à la création et émergence en 2023.

Estimation du chiffre d'affaires de la billetterie du festival Off Avignon

Prix moyen du billet plein tarif : 19,50 €.
Prix moyen du billet tarif abonné : 14 €.
On estime qu'il y a 15 % de places gratuites (professionnels(les), invitations, etc.)
1 955 000 billets vendus dont 51 % au tarif "Abonné", 34 % au tarif plein et 15 % d'invitations.
Soit 26 920 350 € TTC versus 12 000 000 TTC en 2019.

Cartes Off
Vente carte abonnement : 64 382 cartes vendues (66 597 en 2019).
Dont 24 185 cartes en ligne et 40 197 en direct dans les points d'accueil et de vente d'AF&C.
La Rédaction

Nomination de Tommy Milliot à la direction du Centre dramatique national Besançon Franche-Comté  20/07/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Anne Vignot, maire de Besançon, et Marie-Guite Dufay, présidente du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, a donné son agrément à la proposition de nommer Tommy Milliot à la direction du Centre dramatique national Besançon Franche-Comté.

Né en 1984, Tommy Milliot est formé à la mise en scène et à la dramaturgie à l'université Paris-Nanterre avant de fonder, à partir de 2014, la compagnie Man Haast et de créer plusieurs spectacles, dont "Lotissement" qui remporte le prix du jury du festival Impatience en 2016 avant d'être repris au 70e festival d'Avignon. Son travail est depuis présenté dans les plus grands rendez-vous théâtraux et reçoit le soutien d'institutions diverses comme le CentQuatre, la Comédie de Béthune, le Festival d'Avignon ou la Comédie-Française.

Tommy Milliot souhaite faire du Centre dramatique national Besançon Franche-Comté une maison de théâtre public ouverte et généreuse à la programmation variée, mêlant grands classiques et créations contemporaines. Le nouveau directeur aura à cœur d'impliquer les jeunes spectateurs, en développant la pratique amateure et en proposant trois parcours de découverte des arts vivants destinés à accompagner la première fois au théâtre, visiter les coulisses ou exercer son regard critique en rencontrant des artistes.

Le programme Résidences d'accompagnement offrira un cadre d'accueil adapté aux besoins de recherche, d'écriture, de fabrication et de production des artistes de toutes les générations, des plus émergents aux plus reconnus, qui contribueront à la vitalité créative du territoire et à son rayonnement. Tommy Milliot sera épaulé par les artistes Héloïse Desrivières, Marcus Lindeen, Marianne Ségol-Samoy et Émilie Charriot. Lors de moments forts de convivialité comme les Tablées du théâtre ou Jours de fête, ils offriront aux habitants de Bourgogne-Franche-Comté des propositions théâtrales joyeuses, en prise avec notre époque et investiront le centre dramatique pour en faire un lieu d'innovation, d'inclusion et de créativité.

Tommy Milliot prendra ses fonctions au 1er janvier 2024, succédant ainsi à Célie Pauthe. Rima Abdul Malak salue l'action de celle-ci à la tête du Centre dramatique national Besançon Franche-Comté, où elle a porté un projet remarqué pour son soutien aux écritures contemporaines francophones et son engagement en faveur des femmes artistes.
La Rédaction

Nomination de Jackie Surjus-Collet à la direction du Théâtre de l'Archipel - Scène Nationale de Perpignan  05/07/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, après consultation des collectivités territoriales partenaires, le Conseil régional d'Occitanie, la Ville de Perpignan et la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole, donne son agrément à la nomination de Jackie Surjus-Collet à la direction du Théâtre de l'Archipel, scène nationale de Perpignan.

À l'issue du processus de sélection, le conseil d'administration de l'Établissement public de coopération culturelle (EPCC) Théâtre de l'Archipel, réuni le 28 avril 2023, avait délibéré en faveur de Jackie Surjus-Collet pour la direction de l'établissement.

Alors qu'il est d'usage que les nominations à la tête des scènes labellisées résultent d'une décision à l'unanimité de l'ensemble des partenaires, le projet de Jackie Surjus-Collet a été retenu sans faire consensus. Dans ce contexte inédit, la Ministre a mandaté l'Inspection générale des affaires culturelles (IGAC) pour une mission-flash, afin de recueillir son éclairage sur la situation.

L'IGAC a confirmé que Jackie Surjus-Collet, dont le parcours professionnel avait suffisamment convaincu l'ensemble des partenaires pour figurer dans la pré-sélection, a la capacité d'assurer la direction de l'Archipel et de mener une programmation de qualité.

Cependant, au regard des inquiétudes et des difficultés qui affectent depuis longtemps le fonctionnement de la scène nationale, l'IGAC a soumis plusieurs recommandations, notamment la poursuite d'un dispositif d'accompagnement de la direction pour une période d'au moins douze mois, en particulier sur les questions de management et de réorganisation de l'établissement. Cette condition permet aujourd'hui d'aboutir à un accord entre tous les partenaires pour apaiser la situation, confirmer la nomination de Jackie Surjus-Collet et lui assurer l'accompagnement nécessaire pour le déploiement de ses missions.

Jackie Surjus-Collet a mené sa carrière professionnelle à Perpignan, occupant différentes fonctions au conservatoire de musique puis au Centre Art Musique, avant de devenir directrice adjointe de l'Archipel, scène nationale de Perpignan, puis directrice par intérim après le départ du précédent directeur, Borja Sitjà. Elle y a notamment développé "Aujourd'hui Musiques", festival largement reconnu, de créations sonores et visuelles, pensé comme un carrefour d'échanges et de transmission, qui propose une ouverture à des formes musicales hybrides et favorise la venue de nouveaux publics.

Son projet pour l'Archipel associe six artistes qui seront accueillis en résidence et accompagnés pour leurs productions : le chorégraphe et metteur en scène, Mehdi Kerkouche avec la compagnie Emka ; la metteure en scène, Julie Deliquet avec le collectif In Vitro ; le metteur en scène, David Gauchard avec la compagnie Unijambiste ; la cheffe d'orchestre, Zahia Ziouani et son orchestre Divertimento ; le slameur et chanteur, Walid Ben Selim, ainsi que la compositrice et percussionniste, Lucie Antunes. Ils participeront à la vie de la scène nationale et au développement de sa présence sur le territoire régional.

Plusieurs événements rythmeront la programmation : Aujourd'hui Musiques en novembre, un festival sur les danses urbaines au printemps et un temps fort dédié au jeune public en juin, autour de l'art de la marionnette, en partenariat avec Le Périscope à Nîmes.

La jeunesse sera une priorité du projet de Jackie Surjus-Collet, avec l'objectif d'accompagner les enfants vers la découverte d'artistes leur permettant d'appréhender la diversité des représentations du monde, de développer leur sensibilité et leur esprit critique. Les activités culturelles menées par la scène nationale dans les quartiers de la politique de la ville seront développées.

En 2023, le ministère de la Culture a renforcé son soutien à l'Archipel, augmentant sa subvention de 20 % et ajoutant une aide exceptionnelle de 20 000€ pour contribuer à faire face à la hausse des coûts de l'énergie.
La Rédaction

Nomination de Raphaëlle Girard à la direction du Théâtre Auditorium de Poitiers, scène nationale  27/06/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Florence Jardin, présidente de la communauté urbaine du Grand Poitiers, Alain Rousset, président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine et Jean-Claude Martin, président de l'association, donne son agrément à la nomination de Raphaëlle Girard à la direction du Théâtre Auditorium de Poitiers (TAP), scène nationale, sur la proposition unanime du jury réuni le 1ᵉʳ juin 2023.

Raphaëlle Girard est directrice du théâtre Le Rive Gauche, scène conventionnée d'intérêt national "art et création" à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime, Normandie) depuis 2018. Auparavant, elle a été secrétaire générale du Toboggan, centre culturel à Décines-Charpieu (métropole de Lyon) bénéficiant du label "scène conventionnée plateau pour la danse" pour son projet artistique, puis de Pôle en scènes, regroupant le Centre chorégraphique Pôle Pik et l'espace Albert Camus à Bron (métropole de Lyon). Elle a également occupé les fonctions de chargée des relations avec le public aux Subsistances à Lyon, à la Comédie-Française à Paris et au Centre de développement chorégraphique national à Toulouse.

Raphaëlle Girard propose "L'art sur la ville", projet de renouveau artistique, d'ouverture, de rencontre et de convivialité, qui se déploiera sur l'ensemble de la communauté urbaine, en dialogue et en complémentarité avec les acteurs culturels du territoire.

La musique constituera la colonne vertébrale de la programmation, tout en conservant la pluridisciplinarité du Théâtre Auditorium de Poitiers. Un nouveau temps fort nommé "C'est musique !" sera proposé. Il sera consacré à la musique et à sa rencontre avec d'autres disciplines, avec des concerts insolites, des comédies musicales, des musiques expérimentales, mais aussi de la danse et du théâtre où le rapport à la musique est central.

L'accompagnement des artistes sera au cœur du projet. Le Théâtre Auditorium de Poitiers poursuivra sa vocation de lieu de fabrique où les artistes en résidence pourront rechercher et créer grâce à des moyens de coproduction et d'accueil, mais aussi transmettre au travers d'actions culturelles à l'adresse des spectateurs et des publics. Une attention sera portée aux compagnies néo-aquitaines pour leur donner la possibilité de créer dans leur région.

Aux côtés des trois orchestres en résidence permanente, l'orchestre de chambre de Nouvelle-Aquitaine, l'orchestre des Champs-Élysées et l'ensemble Ars Nova, seront aussi associés l'auteur et metteur en scène Jean-François Sivadier, le trompettiste, pédagogue et musicologue Clément Lebrun, la danseuse et chorégraphe Rebecca Journo avec le créateur sonore Mathieu Bonnafous, la comédienne et chanteuse Estelle Meyer et l'actrice et comédienne Isabelle Huppert, chacun à leur façon croisant leur art avec la musique.

La prise en compte des enjeux de transition écologique favorisera une présence des artistes plus longue et inscrite dans la durée, et conduira à plus de représentations spectacle au sein des espaces du TAP.

Pour aller à la rencontre des publics, les tournées Vagabondages proposeront des spectacles dans l'espace public qui circuleront dans les communes du Grand-Poitiers. Un comité des spectateurs sera initié, accompagné par l'équipe des relations avec les publics et en dialogue avec la direction du TAP, qui aura pour mission de faire des propositions de spectacles, pour une meilleure prise en compte des droits culturels dans la programmation.

Raphaëlle Girard succède à Jérôme Lecardeur, qui fait valoir ses droits à la retraite, et dont la ministre tient à saluer l'action qu'il a menée au Théâtre Auditorium de Poitiers, scène nationale depuis plus de dix ans.
La Rédaction

Nomination de Bérangère Vantusso à la direction du Théâtre Olympia, Centre dramatique national de Tours  27/06/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Tours métropole Val de Loire et la Ville de Tours, le Conseil régional du Centre-Val de Loire et le Conseil départemental d'Indre-et-Loire, a donné son agrément à la proposition de nommer Bérangère Vantusso à la direction du Théâtre Olympia, Centre dramatique national de Tours.

Née en 1974, Bérangère Vantusso a été formée en tant que comédienne au Centre dramatique national de Nancy avant de découvrir la marionnette en 1998 à la Sorbonne Nouvelle et de fonder la compagnie trois-six-trente. Au fil de son parcours, elle a été associée à différentes structures de création comme les Centres dramatiques nationaux de Toulouse, Lille, Sartrouville ou Tours où elle défend un théâtre plastique et transdisciplinaire. Sa démarche a permis d'ouvrir de nouveaux liens entre le théâtre et la marionnette contemporaine, renouvelant l'hyperréalisme.

Formatrice, elle intervient régulièrement dans des écoles d'acteurs, notamment à l'École nationale supérieure d'art dramatique de Montpellier, à l'École nationale supérieure des arts et techniques du Théâtre à Lyon ou au sein de la classe d'acteurs de la Comédie de Reims. Depuis janvier 2017, elle dirige le Studio-Théâtre de Vitry où elle développe un projet ouvert à de nouvelles collaborations et expérimentations, mais aussi à des interventions artistiques dans l'espace public.

Bérangère Vantusso entend faire du Théâtre Olympia un lieu où la création contemporaine est le cœur battant du territoire, de ses acteurs culturels et de ses habitants. Avec une programmation théâtrale hybride structurée autour des quatre saisons, elle souhaite engager une relation aux publics renouvelée tout en défendant une vision singulière de la création artistique.

À ses côtés, les artistes associés Vimala Pons, Frédérique Aït-Touati, Youssouf Abi-Ayad, le collectif régional Machine Molle, les auteurs Nicolas Doutey et Béatrice Bienville, renforceront une ligne artistique transdisciplinaire, qui se déploie aussi bien en direction des arts visuels qu'à travers des installations sonores ou des pièces dramatiques contemporaines. L'énergie et l'engagement de la jeune troupe du Théâtre Olympia seront également mobilisés pour faire du centre dramatique un lieu repéré pour son audace et son esprit de découverte.

Bérangère Vantusso prendra ses fonctions au 1ᵉʳ janvier 2024, succédant ainsi à Jacques Vincey, qui poursuivra en compagnie son parcours artistique d'excellence. Rima Abdul Malak salue l'action de ce dernier à la tête du Théâtre Olympia où il a déployé une action ambitieuse et novatrice.
La Rédaction

La SACD dévoile les 33 lauréats des prix SACD 2023  21/06/2023

Le Conseil d’administration de la SACD présidé par Anne Rambach a choisi de distinguer cette année 33 autrices, auteurs et personnalités, lauréats des Prix SACD 2023.

Confirmés et nouveaux talents, toutes les disciplines et répertoires de la SACD sont célébrés et récompensés par un prix : théâtre, mise en scène, cinéma, danse, animation, télévision, musique, création numérique, arts du cirque, arts de la rue, radio, humour/one-man-show. Parmi les prix remis, le Grand Prix récompense un auteur ou une autrice pour l’ensemble de sa carrière, et le Prix européen célèbre une autrice ou un auteur européen, soulignant ainsi la dimension internationale de la SACD et son engagement pour défendre la diversité de la création en Europe.

Voici les 25 prix de la SACD et les médailles Beaumarchais, remis ce soir aux 33 lauréats 2023.

Palmarès des Prix SACD 2023

GRAND PRIX : Joël Pommerat
PRIX EUROPÉEN : Tatiana Frolova
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PRIX CINÉMA : Cédric Klapisch
PRIX NOUVEAU TALENT CINÉMA : Lise Akoka et Romane Guéret
PRIX SUZANNE BIANCHETTI : Mallory Wanecque
Récompense une jeune comédienne débutant une carrière cinématographique prometteuse
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PRIX TÉLÉVISION RÉALISATEUR : Nicolas Cuche
PRIX TÉLÉVISION SCÉNARISTE : Marie Roussin
PRIX NOUVEAU TALENT TÉLÉVISION : Noé Debré
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PRIX ANIMATION : Félicie Haymoz
PRIX NOUVEAU TALENT ANIMATION : Anaïs Caura
PRIX CRÉATION NUMÉRIQUE : Wil Aime
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PRIX RADIO : Klaire Fait Grr
PRIX NOUVEAU TALENT RADIO : Vincent Rebouah
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PRIX THÉÂTRE : Marion Aubert
PRIX NOUVEAU TALENT THÉÂTRE : Penda Diouf
PRIX DE LA MISE EN SCÈNE : Isabelle Nanty
PRIX DE LA TRADUCTION ET/OU ADAPTATION : Jean-Louis Besson et Jean Jourdheuil
PRIX HUMOUR : Les Bodin's
PRIX NOUVEAU TALENT HUMOUR/ONE MAN SHOW : Laura Felpin
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PRIX CIRQUE : Cille Lansade
PRIX ARTS DE LA RUE : Sarah Daugas Marzouk
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PRIX CHORÉGRAPHIE : Salia Sanou
PRIX NOUVEAU TALENT CHORÉGRAPHIE : Nadia Beugré
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PRIX MUSIQUE : Sonia Wieder-Atherton
PRIX NOUVEAU TALENT MUSIQUE : Sivan Eldar
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MÉDAILLES BEAUMARCHAIS : Laurence Bachman, Frédérique Bredin, Philippe Étienne, Barbara Hayes, Laurent Valière
Honorent les personnalités qui ont oeuvré pour les auteurs et pour la création

>> SACD
La Rédaction

Prix de la critique théâtre, musique et danse, saison 2022-2023.  20/06/2023

Depuis 1963, ce Palmarès, fruit d'un vote par les critiques professionnels, salue et récompense des artistes, des spectacles, la création de toute une saison. Cette année est l'occasion de fêter les 60 ans de cette manifestation qui a su au fil du temps s'inscrire durablement dans la vie du spectacle vivant.

La cérémonie de la remise des Prix de la critique, réunissant les lauréats de 2022-2023, a eu lieu le lundi 19 juin 2023 à 19 h à la Philharmonie de Paris - Salle de conférence.

THÉÂTRE
Grand Prix (meilleur spectacle théâtral de l'année)

"Le Firmament", de Lucy Kirkwood, mise en scène de Chloé Dabert.

Prix Georges-Lerminier (meilleur spectacle théâtral créé en province)
"Le Nid de cendres", de Simon Falguières, re-création au Festival d'Avignon.

Prix de la meilleure création d'une pièce en langue française
"L'amour telle une cathédrale ensevelie", de Guy Régis Jr.

Prix du meilleur spectacle théâtral étranger
"Catarina et la beauté de tuer des fascistes", de Tiago Rodrigues.

Prix Laurent-Terzieff (meilleur spectacle présenté dans un théâtre privé)
"Fin de partie", de Samuel Beckett, mise en scène de Jacques Osinski.

Prix du meilleur comédien
Gilles Privat dans "En attendant Godot", de Samuel Beckett, mise en scène d'Alain Françon.

Prix de la meilleure comédienne
Catherine Hiegel dans "Music-hall" et dans "Les règles du savoir-vivre dans la société moderne", de Jean-Luc Lagarce, mises en scène de Marcial Di Fonzo Bo.

Prix Jean-Jacques-Lerrant (révélation théâtrale de l'année) ex aequo
Bertrand de Roffignac dans "Ma jeunesse exaltée", d'Olivier Py.
Marie Fortuit pour sa mise en scène d'"Ombre (Eurydice parle)", d'Elfriede Jelinek.

Prix de la meilleure création d'éléments scéniques
David Bobée et Léa Jézéquel pour "Dom Juan", de Molière.

Prix du meilleur livre sur le théâtre
"Au cœur du théâtre 1989-2022", de Jean-Marie Hordé. Éditions Les Solitaires Intempestifs.

Prix du meilleur compositeur de musique de scène
Dakh Daughters pour "Danse macabre", mise en scène de Vlad Troitskyi.

Prix spécial
"La Mort d’Empédocle (Fragments)", de Johann-Christian-Friedrich Hölderlin, mise en scène de Bernard Sobel.

MUSIQUE
Grand Prix (meilleur spectacle musical de l'année) ex aequo
"Manru", d'Ignacy Jan Paderewski, direction musicale de Marta Gardolińska, mise en scène de Katharina Kastening.

"L'Annonce faite à Marie", de Philippe Leroux, direction musicale Guillaume Bourgogne, mise en scène de Célie Pauthe.

Prix Claude-Rostand (meilleure coproduction en régions et européenne)
"On purge bébé", de Philippe Boesmans, direction musicale de Bassem Akiki, mise en scène de Richard Brunel. Théâtre de la Monnaie et Opéra de Lyon.

Prix de la meilleure scénographie
Fabien Teigné pour "Faust", de Gounod, direction musicale de Pavel Baleff, mise en scène de Claude Brumachon et Benjamin Lamarche. Opéra de Limoges.

Prix de la création musicale
Concerto pour violon n°2 "Scherben der Stille" d'Unsuk Chin.

Prix de la personnalité musicale de l'année
Aziz Shokhakimov, chef d'orchestre, directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Strasbourg.

Prix de la révélation musicale de l'année
Jodyline Gallavardin, pianiste.

Prix du meilleur livre de l'année sur la musique
"Compositrices, l'histoire oubliée de la musique", Guillaume Kosmicki. Éditions Le mot et le reste.

Prix de la meilleure initiative pour la diffusion musicale (répertoires et publics)
Présences compositrices, centre de recherche et festival porté par Claire Bodin.

DANSE
Grand Prix (meilleur spectacle chorégraphique de l'année)
"L'envahissement de l'être (danser avec Duras)" de Thomas Lebrun.

Prix de la personnalité chorégraphique
Christophe Martin, directeur artistique du Festival Faits d'hiver.

Prix de la meilleure interprète
Samantha van Wissen dans "Giselle..." de François Gremaud.

Prix de la meilleure performance
"One song" de Miet Warlop.

Prix du meilleur livre sur la danse
"Sortir du cadre" de Marie-Agnès Gillo, Éditions Gründ.

Prix du meilleur film sur la danse
"Dancing Pina", documentaire de Florian Heinzen-Ziob. Production Fontäne Film. Dulac Distribution.

Prix de la révélation chorégraphique
Amalia Salle pour "Affranchies". Festival Suresnes Cités Danse 2023.

Prix de la meilleure compagnie
CCN-Ballet de l'Opéra national du Rhin.

Prix pour l'ensemble d'une carrière
Claude Brumachon et Benjamin Lamarche.

Syndicat professionnel de la critique théâtre, musique et danse
Hôtel de Massa, 38,, rue du Faubourg Saint-Jacques, Paris 14e.
>> Site du syndicat
La Rédaction

Nomination de Marcial Di Fonzo Bo à la direction du Quai, Centre dramatique national d'Angers  26/05/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Jean-Marc Verchère, maire d'Angers et Christelle Morançais, présidente de la Région Pays-de-la-Loire, a donné son agrément à la proposition du jury de nommer Marcial Di Fonzo Bo à la direction du Quai, Centre dramatique national d'Angers.

Né en 1968 en Argentine, Marcial Di Fonzo Bo a été formé à l'École du Théâtre national de Bretagne avant de participer à la création du Théâtre des Lucioles, collectif au sein duquel il a mis en scène de nombreuses pièces, s'attachant à des auteurs contemporains tels Leslie Kaplan, Rodrigo García, Lars Norén, ou Philippe Minyana. Nommé à la direction de la Comédie de Caen, Centre dramatique national de Normandie en 2015, il a conduit un projet remarqué pour son ouverture aux esthétiques et aux formes diverses et son développement à l'international.

Marcial Di Fonzo Bo souhaite faire du Quai une maison d'artistes vibrante, accessible à tous et en prise avec les enjeux et questionnements de notre temps. Il entend renforcer le partenariat avec le Centre national de danse contemporaine d'Angers afin d'affirmer le Quai comme un centre international de création contemporaine et un haut lieu de transmission des arts de la scène. Il tient également à travailler avec les autres structures locales, par exemple le festival Premiers Plans dans le domaine du cinéma, ou Angers Nantes Opéra pour y accueillir à nouveau des spectacles lyriques.

Tiphaine Raffier, Gurshad Shaheman, Fanny de Chaillé et le collectif NTP seront à ses côtés pour travailler au décloisonnement des esthétiques et des publics, pour donner au théâtre sa dimension d'espace public vivant. Animés d'une ferme volonté de faire émerger des formes, des écritures nouvelles et d'entretenir un lien privilégié avec la jeunesse, ils défendront une culture exigeante, inclusive et s'adressant aux publics les plus larges, sur le territoire d'Angers, des Pays-de-la-Loire et au-delà.

Marcial Di Fonzo Bo prendra ses fonctions prochainement, succédant à Sylvain Maurice qui assurait un intérim à la tête du Quai après le départ de Thomas Jolly pour se consacrer à la direction artistique des cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Rima Abdul Malak salue l'action de ce dernier à la tête du Quai où il a conduit un projet ambitieux, riche de propositions théâtrales populaires, exigeantes et fédératrices.
La Rédaction

Nomination de Caroline Simpson Smith à la direction du Théâtre-Sénart, scène nationale à Lieusaint  07/04/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Michel Bisson, président de la Communauté d'Agglomération Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart, Jean-François Parigi, président du Conseil Départemental de Seine-et-Marne, et René Réthoré, président de l'EPCC Théâtre de Sénart, donne son agrément à la nomination de Caroline Simpson Smith à la direction du Théâtre-Sénart, scène nationale à Lieusaint, sur la proposition unanime du jury réuni le 23 mars 2023.

Caroline Simpson Smith est directrice adjointe du Théâtre-Sénart depuis 2012, après en avoir été secrétaire générale pendant une dizaine d'années. Auparavant, elle a assuré des fonctions de relations publiques et de communication à la scène nationale de Mâcon, à la Maison des Arts de Créteil et au festival Paris Quartier d'été.

Caroline Simpson Smith propose pour le Théâtre-Sénart un projet "avec les artistes, au plus près des habitants" qui s'inscrit dans la continuité du projet actuel de la scène nationale, tout en développant son ancrage territorial et son ouverture à tous les publics.

La nouvelle dynamique de programmation proposée offrira une place plus importante à certaines disciplines émergentes comme les performances dansées, aux côtés d'œuvres du répertoire. Les musiques d'aujourd'hui et les arts numériques trouveront une visibilité dans le cadre d'une nouvelle biennale IcoSonic qui verra le jour en 2025.

Quatre équipes artistiques associées incarneront la permanence artistique. Ce seront les chorégraphes Soria Rem et Mehdi Ouachek de la Compagnie Art Move, la trompettiste Airelle Besson, le comédien, auteur et metteur en scène, David Geselson de la Compagnie Lieux dits et la compagnie Les ombres portées. Le Théâtre-Sénart accueillera des artistes en résidence tout au long de l'année et dans tous les champs du spectacle vivant, et les accompagnera la production de leurs spectacles.

Élargir et renouveler le public sera une priorité de Caroline Simpson Smith pour faire du Théâtre-Sénart une maison ouverte à tous, à l'écoute des pratiques culturelles, collectives comme individuelles, dans un esprit d'hospitalité qui fait la réputation de ce lieu. 2026 verra la création du festival "Les Élémentaires", événement festif et familial en plein air.

Caroline Simpson Smith succède à Jean-Michel Puiffe dont la ministre tient à saluer l'engagement et l'action menée depuis plus de vingt ans pour le Théâtre-Sénart et le territoire du Sud seine-et-marnais, aboutissant notamment à la construction d'un bâtiment qui constitue aujourd'hui un lieu de premier plan pour la production et la diffusion du spectacle vivant.
La Rédaction

Nomination de Frédérique Payn à la direction de Malraux, scène nationale Chambéry Savoie  06/04/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Thierry Repentin, maire de Chambéry, Philippe Gamen, président de Grand Chambéry, Hervé Gaymard, président du conseil départemental de Savoie, Laurent Wauquiez, président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, et Serge Fitoussi, président de l'association, donne son agrément à la nomination de Frédérique Payn à la direction de Malraux, scène nationale Chambéry Savoie, sur la proposition unanime du jury réuni le 2 mars 2023.

Productrice et consultante pour des projets et compagnies sur l'ensemble du champ du spectacle vivant, Frédérique Payn a été directrice adjointe en charge des productions et de la programmation au Centre dramatique national Théâtre de Lorient de 2016 à 2021. Elle a assuré la direction par intérim de l'Office national de diffusion artistique (ONDA) durant la période de changement de direction de mars à juillet 2022.

Frédérique Payn propose un projet qui s'inscrit dans l'évolution initiée par Marie-Pia Bureau pour Malraux, scène nationale. Intitulé "Demain avec…", il est construit sur trois valeurs transversales : la générosité à l'égard des artistes, des publics et des partenaires, l'ouverture aussi bien à l'échelle du territoire que vers le reste du monde, et l'attention à la jeunesse et aux territoires ultra-marins.

La présence permanente d'artistes, de toutes disciplines, choisis notamment pour leur engagement en matière de démocratisation culturelle et de médiation, irriguera toutes les dimensions du projet, selon des collaborations collectives et thématisées : "écoute, musiques vivantes et arts sonores" avec Noémie Boutin, Anne-Julie Rollet et Anne-Laure Pigache des Harmoniques du néon, Léo Margue et Timothée Quost ; "mouvement, corps et matière" avec Nathalie Béasse et Métilde Weyergans et Samuel Hercule de La Cordonnerie ; et "récits et territoires" avec Véronique Kanor et Antoine Cegarra.

Un festival pluridisciplinaire sur l'adolescence, conçu par et pour des adolescents, verra le jour, pour inviter les jeunes générations à investir les espaces de la scène nationale, à imaginer et rêver demain, pour se forger une pratique autonome d'expression, de pensée et de découvertes culturelles hors du cadre scolaire.

La programmation, associant étroitement les artistes et construite de façon partenariale et décentralisée, favorisera des formes itinérantes, en complicité notamment avec le Dôme à Albertville, ainsi que les communautés de communes et petits villages des espaces ruraux et montagneux, sur l'ensemble du territoire départemental. La Base, tiers-lieu au sein de la scène nationale, sera pleinement associée aux activités de Malraux, pour une symbiose féconde, une présence artistique autant que citoyenne démultipliée.

Enfin, le projet de Frédérique Payn se veut écoresponsable, s'engageant notamment au ralentissement des rythmes de production des œuvres, mais aussi à des coopérations actives pour allonger les tournées de spectacles.

Frédérique Payn succède à Marie-Pia Bureau dont la ministre tient à saluer le projet innovant et singulier déployé pour Malraux, scène nationale. La ministre remercie Vincent Schmitt pour avoir assuré l'intérim de direction depuis septembre 2022.
La Rédaction

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À découvrir

"Notre vie dans l'art", 1923-2023, "le siècle, il a passé"… et rien de nouveau à l'est… Un flamboyant Tchekhov contemporain

"La vie, elle a passé, on a comme pas vécu…", ainsi parlait Firs, le vieux valet de chambre de "La Cerisaie" d'Anton Tchekhov, pièce écrite dans le domaine de son ami comédien et metteur en scène Constantin Stanislavski… C'est ce même Constantin Stanislavski, auteur en son temps d'une "Notre vie dans l'art", qui se retrouve au cœur de la pièce éponyme écrite et mise en scène par Richard Nelson, auteur, metteur en scène américain et tchékhovien dans l'âme. Et si l'argument – "Conversations entre acteurs du Théâtre d'Art de Moscou pendant leur tournée à Chicago, 1923" – n'a pas changé d'un iota, ses échos contemporains sont eux particulièrement troublants.

© Vahid Amampour.
Quand, dans le cadre du Festival d'Automne, le Théâtre du Soleil ouvre grand ses portes monumentales de la Cartoucherie à cette nouvelle version de "Notre vie dans l'art", on se dit que ce choix ne peut rien devoir à un quelconque hasard… Et quand on découvre que c'est à Ariane Mnouchkine que l'on doit la traduction de la pièce, et que ce sont ses propres comédiens formés selon les canons artistiques animant son travail que dirige ici Richard Nelson, on n'est nullement surpris de reconnaître là le mantra commun à leurs deux univers : faire du théâtre une caisse de résonances de l'histoire en cours.

Dominant le plateau, comme dans un amphithéâtre antique, des rangées de gradins se font face. Entre une troupe de comédiens en costume de ville. Ils s'affairent à remettre en place les chaises renversées sur la longue table rectangulaire occupant l'espace central, ainsi qu'on peut le faire lorsque l'on revient dans une maison après absence. Il y a là Kostia (Constantin Stanislavski, directeur et acteur du Théâtre de Moscou), Vania, Richard (ancien acteur du même théâtre, exilé lui aux États-Unis), Olga (veuve d'Anton Tchekhov), Vassia et Nina (couple en proie aux tourments de la jalousie amoureuse), Lev et Varia, Masha et Lida, et Petia (jeune acteur soupçonné d'accointances avec les dirigeants de l'Union Soviétique).

Yves Kafka
29/12/2023
Spectacle à la Une

"L'Effet Papillon" Se laisser emporter au fil d'un simple vol de papillon pour une fascinante expérience

Vous pensez que vos choix sont libres ? Que vos pensées sont bien gardées dans votre esprit ? Que vous êtes éventuellement imprévisibles ? Et si ce n'était pas le cas ? Et si tout partait de vous… Ouvrez bien grands les yeux et vivez pleinement l'expérience de l'Effet Papillon !

© Pics.
Vous avez certainement entendu parler de "l'effet papillon", expression inventée par le mathématicien-météorologue Edward Lorenz, inventeur de la théorie du chaos, à partir d'un phénomène découvert en 1961. Ce phénomène insinue qu'il suffit de modifier de façon infime un paramètre dans un modèle météo pour que celui-ci s'amplifie progressivement et provoque, à long terme, des changements colossaux.

Par extension, l'expression sous-entend que les moindres petits événements peuvent déterminer des phénomènes qui paraissent imprévisibles et incontrôlables ou qu'une infime modification des conditions initiales peut engendrer rapidement des effets importants. Ainsi, les battements d'ailes d'un papillon au Brésil peuvent engendrer une tornade au Mexique ou au Texas !

C'est à partir de cette théorie que le mentaliste Taha Mansour nous invite à nouveau, en cette rentrée, à effectuer un voyage hors du commun. Son spectacle a reçu un succès notoire au Sham's Théâtre lors du Festival d'Avignon cet été dernier.

Impossible que quiconque sorte "indemne" de cette phénoménale prestation, ni que nos certitudes sur "le monde comme il va", et surtout sur nous-mêmes, ne soient bousculées, chamboulées, contrariées.

"Le mystérieux est le plus beau sentiment que l'on peut ressentir", Albert Einstein. Et si le plus beau spectacle de mentalisme du moment, en cette rentrée parisienne, c'était celui-là ? Car Tahar Mansour y est fascinant à plusieurs niveaux, lui qui voulait devenir ingénieur, pour qui "Centrale" n'a aucun secret, mais qui, pourtant, a toujours eu une âme d'artiste bien ancrée au fond de lui. Le secret de ce spectacle exceptionnel et époustouflant serait-il là, niché au cœur du rationnel et de la poésie ?

Brigitte Corrigou
08/09/2023
Spectacle à la Une

"Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal

Le mal s'appelle Heinrich Himmler, chef des SS et de la Gestapo, organisateur des camps de concentration du Troisième Reich, très proche d'Hitler depuis le tout début de l'ascension de ce dernier, près de vingt ans avant la Deuxième Guerre mondiale. Himmler ressemble par son physique et sa pensée à un petit, banal, médiocre fonctionnaire.

© Christel Billault.
Ordonné, pratique, méthodique, il organise l'extermination des marginaux et des Juifs comme un gestionnaire. Point. Il aurait été, comme son sous-fifre Adolf Eichmann, le type même décrit par Hannah Arendt comme étant la "banalité du mal". Mais Himmler échappa à son procès en se donnant la mort. Parfois, rien n'est plus monstrueux que la banalité, l'ordre, la médiocrité.

Malgré la pâleur de leur personnalité, les noms de ces âmes de fonctionnaires sont gravés dans notre mémoire collective comme l'incarnation du Mal et de l'inimaginable, quand d'autres noms - dont les actes furent éblouissants d'humanité - restent dans l'ombre. Parmi eux, Oskar Schindler et sa liste ont été sauvés de l'oubli grâce au film de Steven Spielberg, mais également par la distinction qui lui a été faite d'être reconnu "Juste parmi les nations". D'autres n'ont eu aucune de ces deux chances. Ainsi, le héros de cette pièce, Félix Kersten, oublié.

Joseph Kessel lui consacra pourtant un livre, "Les Mains du miracle", et, aujourd'hui, Antoine Nouel, l'auteur de la pièce, l'incarne dans la pièce qu'il a également mise en scène. C'est un investissement total que ce comédien a mis dans ce projet pour sortir des nimbes le visage étonnant de ce personnage de l'Histoire qui, par son action, a fait libérer près de 100 000 victimes du régime nazi. Des chiffres qui font tourner la tête, mais il est le résultat d'une volonté patiente qui, durant des années, négocia la vie contre le don.

Bruno Fougniès
15/10/2023