La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Nomination de Jean-Pierre Baro à la direction du Théâtre des Quartiers d'Ivry, Centre Dramatique National du Val-de-Marne  11/06/2018

Portrait Jean-Pierre Baro © Emilie Arfeuil-TNB.
Françoise Nyssen, ministre de la Culture, en plein accord avec Philippe Bouyssou, maire d'Ivry-sur-Seine, et Christian Favier, président du Conseil départemental du Val-de-Marne, a donné son agrément à la nomination de Jean-Pierre Baro à la direction du Théâtre des Quartiers d'Ivry, Centre Dramatique National du Val-de-Marne.

Né en 1980, comédien et metteur en scène formé à l'ERAC, Jean-Pierre Baro crée des spectacles sensibles et politiques, à travers l'adaptation d'œuvres classiques ("Ivanov" d'après Tchekhov, "Woyzeck" d'après Georg Büchner), de romans ("Disgrâce" d'après J.M. Coetzee) ou d'œuvres d'auteurs vivants ("La Ville ouverte" de Samuel Gallet, "Master" de David Lescot, ou "À Vif" avec le rappeur Kery James).

C'est en 1995, alors qu'il est au lycée, qu'il fait la rencontre du théâtre, en assistant à une représentation de "Dans la solitude des champs de coton" de Bernard-Marie Koltès, mis en scène par Patrice Chéreau, à Ivry-sur-Seine. Cette rencontre déterminante fera naître sa vocation pour cet art, forgera sa conviction du pouvoir émancipateur du théâtre pour le citoyen et son engagement à transmettre le goût du théâtre à la jeunesse et à accompagner de jeunes artistes. En 2019, il créera "Méphisto (Rapsodie)", pièce écrite par Samuel Gallet, au Théâtre national de Bretagne.

Dans les pas d'Antoine Vitez, de Catherine Dasté ou d'Adel Hakim et Élisabeth Chailloux, il propose de faire dialoguer les arts, les cultures et les générations au Théâtre des Quartiers d'Ivry, Théâtre des quartiers du Monde, en conjuguant création, diffusion et adresse aux publics, et de faire de ce théâtre un cœur battant de la création théâtrale, terre d'accueil d'artistes, ouvert sur le monde et sur son territoire.

Il réunira autour de lui des artistes singuliers, d'horizons et d'esthétiques très différentes : les metteurs en scène Jeanne Candel, Dieudonné Niangouna et Amine Adjina ; et, pour raconter le monde d'aujourd'hui, la ville, ses habitants, les auteures et dramaturges Magali Mougel et Adeline Olivier. Il construira aussi des passerelles avec l'Afrique de l'Ouest, en créant des collaborations avec des lieux et festivals de Ouagadougou, Brazzaville ou Abidjan.

La belle halle de la Manufacture des Œillets deviendra un lieu de partage des savoirs et des cultures, convivial, ouvert à tous et à la cité, chaque jour, proposant des lectures, des projections de films, des expositions, avec en point d'orgue l'organisation de "Grandes dionysies", moment festif et de création théâtrale. Les artistes iront porter le théâtre dans les classes, les quartiers, en appartement, dans tous les espaces de la ville. Un comité de lecture sera mis en place permettant de découvrir les textes de nouveaux auteurs, partagés avec le public lors d'Assises des écritures contemporaines.

Le 1er janvier 2019, il prendra la succession d’Élisabeth Chailloux, qui, aux côtés d'Adel Hakim, disparu le 29 août 2017, a permis au Théâtre des Quartiers d'Ivry, Centre Dramatique National, de devenir un lieu majeur pour la création théâtrale.

Communiqué du ministère de la Culture ce jour.

Photo : Portrait Jean-Pierre Baro © Emilie Arfeuil-TNB.
La Rédaction

"Tigrane" de Jalie Barcilon Prix Lucernaire Laurent Terzieff - Pascale de Boysson 2018  30/05/2018

"Tigrane" de Jalie Barcilon Prix Lucernaire Laurent Terzieff - Pascale de Boysson 2018
Le Prix Lucernaire Laurent Terzieff - Pascale de Boysson encourage toute création en France d’un texte contemporain français ou étranger, avec le soutien de la SACD.

Le comité artistique est composé d’une partie des proches compagnon(ne)s de travail de Laurent Terzieff et Pascale de Boysson : Benjamin Bellecour, Olivier Brunhes, Émilie Chevrillon, Vincent de Bouard, Dominique Hollier, Philippe Laudenbach, Benoît Lavigne, Marie-France de Noue et Francine Walter.

La compagnie lauréate se verra attribuer un soutien financier de la part des Éditions l’Harmattan (qui éditera également le texte) et de la SACD pour la création de son projet programmé au Lucernaire.

Recevant plus d’une centaine de propositions, la deuxième édition du Prix Lucernaire Laurent Terzieff - Pascale de Boysson a été un réel succès et les organisateurs tiennent à remercier toutes les compagnies concourantes pour leur participation et leur engagement dans cette initiative encourageant la création contemporaine.

Une seconde étape d’étude a permis de désigner, parmi vingt-trois compagnies présélectionnées, une sélection finale de quatre projets qui ont participé aux auditions en lectures publiques et à l’issue desquelles,

le jury a désigné comme spectacle lauréat pour cette deuxième édition :
"Tigrane" de Jalie Barcilon par la Compagnie Lisa Klax.


Le Prix Lucernaire sera décerné au cours d’une cérémonie
au Théâtre Le Lucernaire le lundi 8 octobre 2018 à 19 h.

>> compagnielisaklax.wordpress.com
La Rédaction

Les Lauréats des Molières 2018  29/05/2018

Les Lauréats des Molières 2018
Molière du Théâtre privé :
- "Adieu Monsieur Haffmann", de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre, Petit Montparnasse.

Molière du Théâtre public :
- "Une Chambre en Inde", création collective du Théâtre du Soleil, mise en scène Ariane Mnouchkine, Théâtre du Soleil.

Molière de la Comédie :
- "Le Gros Diamant du Prince Ludwig", de Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields, adaptation Gwen Aduh et Miren Pradier, mise en scène Gwen Aduh, Théâtre du Gymnase.

Molière de la Création visuelle :
- "Cendrillon", de Joël Pommerat, mise en scène Joël Pommerat, Théâtre de la Porte Saint-Martin.
Scénographie d'Éric Soyer, costumes d'Isabelle Deffin, lumière d'Éric Soyer, vidéo de Renaud Rubiano.

Molière du Spectacle musical :
- "Histoire du soldat", de Ramuz et Stravinsky, mise en scène Stéphan Druet, Théâtre de Poche-Montparnasse.

Molière de l’Humour :
- Blanche Gardin, dans "Je parle toute seule", de Blanche Gardin, mise en scène Maïa Sandoz.

Molière du Jeune public :
- "Le Petit Chaperon rouge", de Joël Pommerat, mise en scène Joël Pommerat, Cie Louis Brouillard.

Molière du Seul/e en scène :
- "Vous n’aurez pas ma haine", avec Raphaël Personnaz, d’après Antoine Leiris, mise en scène Benjamin Guillard, 984 Productions - Arnaud Bertrand.

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public :
- Jacques Gamblin, dans "1 heure 23’14 ’’ et 7 centièmes", de Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre, mise en scène Jacques Gamblin.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé :
- Laure Calamy, dans "Le Jeu de l’amour et du hasard", de Marivaux, mise en scène Catherine Hiegel.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public :
- Marina Hands, dans "Actrice", de Pascal Rambert, mise en scène Pascal Rambert.

Molière du Comédien dans un second rôle :
- Franck Desmedt, dans "Adieu Monsieur Haffmann", de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

Molière de la Comédienne dans un second rôle :
- Christine Murillo, dans "Le Tartuffe", de Molière, mise en scène Michel Fau.

Molière de la Révélation masculine :
- Rod Paradot, dans "Le Fils", de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat.

Molière de la Révélation féminine :
- Julie Cavanna, dans "Adieu Monsieur Haffmann", de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

Molière de l’Auteur francophone vivant :
- Jean-Philippe Daguerre, pour "Adieu Monsieur Haffmann".

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre privé :
- Joël Pommerat, pour "Cendrillon", de Joël Pommerat.

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre public :
- Ariane Mnouchkine, pour "Une Chambre en Inde", création collective du Théâtre du Soleil.
La Rédaction

Engagement tenu pour le maintien du pouvoir d’achat des artistes-auteurs en 2018…  20/05/2018

© DR.
Françoise Nyssen, ministre de la Culture, se félicite de la parution au Journal officiel ce jour du décret permettant de compenser la hausse de la CSG pour les artistes-auteurs (décret n°2018-356 du 15 mai 2018).

Afin d’accompagner la réforme de la CSG, la Ministre a en effet souhaité pouvoir garantir aux artistes-auteurs le maintien de leur pouvoir d’achat en leur faisant bénéficier, pour l’année 2018, d’une aide financière tendant à compenser strictement la fraction de la hausse de la CSG restant à leur charge.

Cette aide est égale à 0,95 % de l’assiette des revenus artistiques servant de base au calcul des cotisations de sécurité sociale régulièrement payées par les artistes-auteurs en 2018.

Le versement de cette aide devrait intervenir à la fin de l’année 2018 par l’intermédiaire de l’Agessa et de la Maison des Artistes.

La ministre de la Culture reste mobilisée pour qu’une solution pérenne soit identifiée pour l’avenir.

Communiqué du ministère de la Culture 16 mai 2018.

"Affaire à suivre donc !
N'hésitez pas à nous tenir informé de l'application concrète fin 2018. [NDLR]"

Photo : © DR.
La Rédaction

Hospitalité, dignité, diversité  10/05/2018

Hospitalité, dignité, diversité
Par emprunts, créolisations, syncrétismes, de tous temps, les musiques du monde se sont nourries de l'échange avec l'Autre qu'il soit de la vallée, de la région, du pays ou du continent voisin. Et nombre de cités, qui furent des espoirs pour des hommes et femmes menacés par les armes ou la faim, ont donné naissance à des genres musicaux, du blues électrique de Chicago au rebetiko d'Athènes, du fado de Lisbonne au Tango de Buenos-Aires, du Musette parisien au Klezmer pour New-York. Des musiques de migrations, de diasporas, d'exils, qui sont même devenues des "marqueurs identitaires" pour leurs pays d'accueil. En cela ces musiques se sont jouées des frontières et des enclosures idéologiques.

Aujourd'hui, la perception des migrations, biaisée par une lecture médiatique des flux (boat-people, insécurité, trafics), occulte le fait que la France ne s'est pas seulement enrichie économiquement des apports de ses migrations. Le nombre considérable d'étrangers qui ont fait sa diversité culturelle et scientifique l'a aussi fécondé de savoirs, d'imaginaires, de valeurs, de novations. Preuve que ce vieux pays, malgré Cassandre et semeurs de haine, témoigne à travers l'histoire d'une étonnante xénophilie.

Aujourd'hui, l'Europe accuse un déficit en matière de droit d'asile. Une Europe qui a aussi une responsabilité dans la perpétuation de certains conflits, dictatures ou crises agricoles. Dès lors, la patrie dite des droits de l'homme doit rester fidèle à la meilleure part de son histoire en n'écornant pas les principes du droit d'asile, en promouvant ceux de l'hospitalité et de la solidarité, et en étant à la pointe d'une politique européenne humaniste de la migration.

Dans ces conditions, Zone Franche, le réseau des musiques du monde, engagé de longue date en faveur de la circulation des artistes étrangers dans le cadre de Schengen, d'une Francophonie ouverte, du pluralisme et de la diversité, ne peut être qu'inquiet de loi asile-immigration dont la logique répressive porte atteinte à des droits fondamentaux.

Zone Franche, le réseau des musiques du monde
>> zonefranche.com
Communiqué du 9 mai 2018.
La Rédaction

Nomination du Collectif FAIR[E] à la direction du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne  03/05/2018

Nomination du Collectif FAIR[E] à la direction du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne
Françoise Nyssen, ministre de la Culture, en plein accord avec Nathalie Appéré, maire de Rennes, Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne, Jean-Luc Chenut, président du Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine et Josette Joubier, présidente du C.C.N.R.B, a donné son agrément à la nomination du collectif FAIR(E) composé de Bouside Aït-Atmane, Iffra Dia, Johanna Faye, Céline Gallet, Linda Hayford, Saïdo Lehlouh, Marion Poupinet et Ousmane Sy à la direction du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne à compter du 1er janvier 2019.

Issu du hip-hop et de toutes ses influences, le collectif FAIR[E] est le reflet d'une nouvelle génération de chorégraphes, représentative de la France d'aujourd'hui, de toute sa richesse, bousculant les codes établis et génératrice de lien social.

Les six artistes, Bouside Aït-Atmane, Iffra Dia, Johanna Faye, Linda Hayford, Saïdo Lehlouh, et Ousmane Sy représentent le spectre de la création contemporaine et tout particulièrement ses formes urbaines, tout en impulsant une dynamique nécessaire à l'émergence des publics, pratiquants, créateurs et interprètes de demain. Se nourrissant des contrastes esthétiques et de leurs divergences, de la riche diversité de leurs profils, de leur curiosité et leur intérêt pour toutes les démarches artistiques, ils lient l'institution et l'underground, la recherche et le plaisir de danser.

Pour libérer les imaginaires, pour que la danse vive, s'apprécie et se transmette sous toutes ses formes, pour faire aujourd'hui et demain, le collectif intègre également deux professionnelles reconnues, Céline Gallet et Marion Poupinet, créatrices de la structure de production mutualisée, Garde-Robe.

FAIR[E] se distingue par une vision de gouvernance innovante, de nouveaux modes solidaires de production, de multiples actions en direction et avec les personnes, et particulièrement la jeunesse. Il propose par ailleurs des dispositifs d'insertion professionnelle engagés. FAIR[E] se fonde à la fois sur les principes de l'économie sociale et solidaire et les droits culturels. Pour l'ensemble de ces raisons, FAIR[E] répond pleinement aux orientations définies par les partenaires publics, qui ouvraient la possibilité d'expérimenter et d'innover dans la prise en compte du label Centre chorégraphique national.

Traversé pendant une décennie par le geste artistique impulsé par Boris Charmatz, le C.C.N.R.B sous le nom du Musée de la danse, tel un manifeste, a su offrir au secteur chorégraphique une utopie poétique et politique. Le jury a salué la qualité de l'ensemble des dossiers et l'engagement des candidates et des candidats qui ont tous présenté des démarches artistiques singulières et un regard nouveau pour le C.C.N.R.B.

Crédits photos : Bouside Aït-Atmane © DR, Johanna Faye © cflgroupemedia, Marion Poupinet/Céline Gallet © Jody Carter, Ousmane Sy © DR, Saïdo Lehlouh © Irving Pomepui, Linda Hayford © Thibault Montamat, Iffra Dia © DR.

Communiqué de presse du ministère de la Culture, délégation à l'information et à la communication.
La Rédaction

Aujourd'hui, le Théâtre de la Huchette a 70 ans !  26/04/2018

© DR.
Le 26 avril 1948, le Théâtre de la Huchette, fondé par Georges Vitaly et Marcel Pinard, ouvrait ses portes pour la première fois avec à l'affiche "Albertina" de Valentino Bompiani que Jacques Audiberti venait de traduire, dans une mise en scène d'André Reybaz.

Ancienne boutique qui abrita à un moment lointain de son histoire commerciale un restaurant arménien, Le Caucase, tenu par les parents de Charles Aznavour, la nouvelle enseigne toute théâtrale devient une référence en matière de créations et d'auteurs contemporains.

Depuis soixante-dix ans maintenant, ce théâtre, petit par sa taille mais grand par sa renommée internationale, a permis à de très nombreux auteurs, metteurs en scène, acteurs... de contribuer à la notoriété de ce lieu.

Depuis soixante et un ans, les débuts de soirée sont consacrés à "La Cantatrice Chauve" (mise en scène Nicolas Bataille) et "La Leçon" (mise en scène Marcel Cuvelier) d'Eugène Ionesco.

Et, depuis 1981, un troisième spectacle (une création) vient compléter la soirée. Ces dernières années, Franck Desmedt, directeur du théâtre depuis 2015, accentue ce mouvement de création en proposant, en particulier en fin de saison, un "musical" ("Kiki, le Montparnasse des années folles" ; "La Poupée sanglante" ; "L’Écume des jours" ; et actuellement "Comédiens").

Le Théâtre de la Huchette a reçu en 2000 un Molière d'Honneur.

>> theatre-huchette.com
La Rédaction

L'Association des Centres Dramatiques Nationaux soutient Romeo Castellucci et son équipe  18/04/2018

Photo : "Sul "Sur le concept du visage du fils de Dieu" © Klaus Lefebvre.
Les 10 et 11 avril derniers, la pièce de Romeo Castellucci "Sur le concept du visage du fils de Dieu" a été présentée au Théâtre les Quinconces-L'Espal du Mans dans une version amputée : le Préfet de la Sarthe, suivant l'avis émis par la Direction départementale de la cohésion sociale, s'est opposé à l'engagement d'enfants dans le spectacle, empêchant de facto la réalisation de l'œuvre dans son intégralité.

Cette intervention préfectorale est extrêmement grave, à plus d'un titre : d'abord parce que cette pièce a été représentée à de nombreuses reprises, dans plusieurs villes de France et d'Europe, sans que jamais la participation d'enfants aux représentations n'ait été remise en cause par les autorités compétentes. Mais surtout parce que l'œuvre de Romeo Castellucci Sur le concept du visage du fils de Dieu n'est pas n'importe quelle œuvre : elle fait l'objet d'attaques violentes de la part de mouvements religieux intégristes, qui ont tenté à plusieurs reprises d'en empêcher ou d'en perturber le bon déroulement.

Il y a deux ans, la représentation nationale a adopté une loi importante portant sur la liberté de création, l'architecture et le patrimoine : cette loi est censée garantir et protéger la liberté d'expression et de création des artistes, et l'actuelle Ministre de la Culture s'est engagée à en assurer la mise en application.

Alors même que l'État aurait dû être le garant de cette liberté, il est particulièrement choquant de voir un de ses représentants céder à la tentation de la censure en se dissimulant derrière le prétexte de la protection de l'enfance, donnant ainsi un motif de satisfaction aux ennemis de la liberté.

Les directrices et directeurs des Centres dramatiques nationaux tiennent à assurer Romeo Castellucci et son équipe de leur profond soutien, et joignent leur voix à celles déjà nombreuses qui se sont élevées ces derniers jours pour protester contre cette décision. Ils exhortent solennellement la Ministre de la Culture à faire respecter partout la loi LCAP, et à garantir la liberté d'expression et de création des artistes.

Robin Renucci, président de l'ACDN (Association des Centres Dramatiques Nationaux).

Photo : "Sul concetto di volto nel Figlio di Dio" (Sur le concept du visage du fils de Dieu) © Klaus Lefebvre.
La Rédaction

Une nouvelle ère pour l'Adami  16/04/2018

Nouveau logo de l'Adami © Adami.
Depuis plus de 60 ans, les artistes font confiance à l'Adami pour la gestion de leurs droits. Aujourd'hui leur société est la 1ère au monde gérée par des artistes pour les artistes. Au fil du temps, les missions de l'Adami ont évolué à mesure que le monde a lui-même changé. De nouveaux enjeux nous mobilisent : la mutation rapide du métier d'artiste avec l'avènement du numérique et l'encadrement de la gestion des droits au niveau européen.

Avec les artistes, l'Adami entre désormais dans une nouvelle époque.

Pour Jean-Jacques Milteau, président de l'Adami, cette mue i["épouse le tournant nécessaire pour faire face à la nouvelle donne des droits des artistes-interprètes qui représentent désormais une source majeure de leurs revenus professionnels. La concurrence entre sociétés permise par l'Union Européenne donne aux artistes une plus grande liberté de choix, et à nos organismes de nouvelles obligations de transparence et d'efficacité… C'est une opportunité pour les artistes. À l'Adami désormais de se hisser au niveau de leurs attentes".

D'ores et déjà de nouveaux services répondent aux attentes des artistes-interprètes :
• Priorité à la présence internationale ;
• Gestion des droits transparente et dématérialisée (accès permanent à leur compte en ligne, optimisation de leurs revenus…) ;
• De nouveaux programmes de financement de leurs projets artistiques ;
• Un support juridique et professionnel tout au long de leur carrière ;
• Des canaux de communication adaptés à la mobilité.


Un travail important est engagé pour offrir aux artistes-interprètes un panel d'outils professionnels qui sera présenté dans quelques mois.

Résolument tournée vers l'avenir, cette évolution se traduit par trois actes symboliques : un logo réinventé, une signature qui exprime nos ambitions, un site web simplifié.

Un logo : ouvert et multiple, il promet la confiance et la créativité. L'accueil de tous les artistes constitue un ensemble pour construire un espace commun.

Une signature bilingue : La force des artistes/Empowering artists.
Dynamique et déterminée, cette signature engage l'Adami à être au service de tous les artistes, en pointant une direction à la fois internationale et confiante.

>> Le site web : adami.fr
Il s'appuie sur une structure simplifiée, en phase avec les évolutions du web. Prioritairement tourné vers les artistes, il facilite le parcours de l'utilisateur pour l'accompagner dans toutes ses démarches.
La Rédaction

Les Arts de la rue fêtent l'entrée de leurs souvenirs à la BnF  05/04/2018

Les Arts de la rue fêtent l'entrée de leurs souvenirs à la BnF
La Bibliothèque nationale de France et la Fédération nationale des Arts de la Rue, en partenariat avec la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) et ARTCENA - Centre national des arts du cirque, de la rue et du théâtre, se sont associées afin d’organiser un événement festif et inédit qui symbolise la richesse du patrimoine des arts de la rue et rappelle la nécessité d’en préserver les souvenirs. Ce sont ainsi cinquante années de présence artistique dans l’espace public qui seront célébrées le samedi 7 avril 2018.

En mai 68, les étudiants des Beaux-Arts s’emparent des murs des villes pour y exposer leur production. En mai 2018, la Fédération des Arts de la Rue fête ses vingt ans d’existence. Entre ces deux dates, une profusion de spectacles a marqué la mémoire de celles et ceux qui ont vécu l’émergence des arts de la rue dans l’espace urbain. Un enchaînement de dates qui sont les repères de la structuration de ce mouvement artistique et citoyen.

Le département des Arts du spectacle de la BnF conserve de nombreux ensembles sur les arts de la rue : archives de Michel Crespin, artiste et fondateur du festival d’Aurillac, ainsi que de Lieux publics et de la Cité des arts de la rue à Marseille, des fonds de compagnies comme Houdart-Heuclin (dont les Padox, étranges marionnettes habitées, croisées lors des journées d’inauguration du site Richelieu rénové en janvier 2017) et des photographies dont celles de Jean-Pierre Estournet et Joël Verhoustraeten.

De nombreuses compagnies et artistes seront présent dont Antoine le Ménestrel qui partira à l’assaut de la façade de la BnF, les Grandes Personnes, le Théâtre de l’Unité, la CIA, Décor sonore, Oposito, Generik Vapeur, Annibal et ses Éléphants ou Carabosse, ainsi que les éditions Deuxième époque.

Samedi 7 avril 2018 à partir de 15 h,
à la Bibliothèque nationale de France 58, rue Richelieu, Paris 2e.


Photo : Compagnie Houdart-Heuclin/Melando, "Les Padox" aux journées Portes ouvertes du site Richelieu de la BnF, 2017 © DR.
La Rédaction

Fonds SACD "Musique de Scène" : les lauréats de l’édition 2018  25/03/2018

"Au bois" de Claudine Galea, musique d'Alexandros Markeas © Jean-Louis Fernandez.
Créé par la SACD, le Fonds SACD de musique de scène est l'une des rares aides à l'écriture destinée aux compositeurs. Face aux difficultés rencontrées par les structures pour financer une musique originale de scène, ce dispositif facilite et promeut la création musicale contemporaine. Ces musiques originales accompagnent des pièces de théâtre, des spectacles de danse et, depuis 2008, le cirque et les arts de la rue.

Le 23 février 2018, la commission réunie autour de Jacques Fansten, président du conseil d'administration de la SACD, a examiné 36 dossiers. Composée de Jean-Antoine Bigot, chorégraphe et metteur en scène, Julie Dossavi, chorégraphe, metteuse en scène et comédienne en arts de la rue, Sedef Ecer, autrice et metteuse en scène, Pedro Garcia Velasquez, compositeur et Maguelonne Vidal, compositrice, performeuse et conceptrice de spectacle, la commission a sélectionné 18 projets.

Résolument tournée vers une sélection valorisant auteurs et autrices, diversité des regards et des propositions, la commission a tenu à saluer la qualité des projets présentés, tous montrant une nouvelle fois la capacité de l'écriture musicale contemporaine française à accompagner avec force toutes les disciplines du spectacle vivant.

Arts de la rue, les lauréats :

● Théo Girard pour la musique de "Le Bruit des Ombres", texte et mise en scène de Deborah Benveniste, production Dans Tes Rêves, création le 18 mai 2018 à l'Autre Festival de Capdenac.
● Nicolas Losson pour la musique de "Terra Lingua", conception artistique d'Olivier Comte, production Changement de Décor, création le 1er août 2019 au Fes'ar.

Cirque, les lauréats :

● Lucie Antunes pour la musique et la conception de "Bascules", chorégraphie de Chloé Beillevaire, production de l'association JOAO, création le 7 novembre 2018 au Théâtre de Vanves.
● Jean-Christophe Feldhandler pour la musique de "Lieux Dits", conception de Quentin Claude et Marion Even, production En contrepoints, création en avril 2019 à l'EPCC des Bords de Marne à Vitry-le-François.
● Fixi pour la musique de "Dans la farine invisible de l'air", texte de Fixi et Sandrine Le Métayer, mise en scène Sandrine Le Métayer, production de la Compagnie Doré, création le 12 février 2019 au Théâtre de la Vista à Montpellier.

Danse, les lauréats :

● Marc Baron pour la musique de "Écouter voir" (titre provisoire), conception et chorégraphie de Romain Bertet, production de l'Œil Ivre, création le 8 novembre 2018 au Merlan, Scène Nationale de Marseille.
● Fernando Del Papa pour la musique de "Jacaranda", texte et mise en scène de Fernando Del papa, chorégraphie de Washington Rodrigues, production du Studio de l'Ermitage, création le 10 octobre 2018 au Studio de l'Ermitage à Paris.
● Marek Havlicek pour la musique de "Aujourd'hui Sauvage", chorégraphie de Fabrice Lambert, production de L'Expérience Harmaat, création le 12 septembre 2018 au Coloc de la Culture à Courmon d'Auvergne.
● Philippe Le Goff pour la musique de "Mirages - Les âmes boréales", chorégraphie de François et Christian Ben Aïm, production CFB 451, création le 8 novembre 2018 au Théâtre de Châtillon.
● Romain Serre pour la musique de "No Man‘s Land", chorégraphie de Milène Duhameau, production de la Compagnie Daruma, création le 8 novembre 2018 au caméléon à Pont-du-Château.
● Damien Skoracki pour la musique de "Versus", chorégraphie de Jonathan Pranlas Descours et Christophe Béranger, production Sine Qua Non Art, création le 22 février 2018 au Klap à Marseille.
● Ary (Rico) Toto pour la musique de "J'habite une blessure sacrée", chorégraphie de Max Diakok, production de la Compagnie Boukousou, créé le 5 janvier 2018 à la Chaufferie de Saint-Denis.
● Clément Vercelletto pour la musique de "Labourer", chorégraphie de Madeleine Fournier, production Odetta, création en novembre 2018 aux Ateliers Carolyn Carlson à Paris.

Théâtre et théâtre musical, les lauréats :

● Clémence Jeanguillaume pour la musique de "Le Procès de Philippe K", texte et mise en scène de Julien Villa, production Compagnie Vous êtes ici, création le 12 mars 2018 aux Plateaux Sauvages - Le Centquatre à Paris.
● Julien Kanoun pour la musique de "Mo", texte et mise en scène de Maris Vauzelle, production Compagnie Mab, création le 11 mars 2019 au Théâtre du Jeu de Paume d'Aix-en-Provence.
● Alexandros Markeas pour la musique de "Au Bois", texte de Claudine Galea, mise en scène de Benoît Bradel, production Théâtre National de Strasbourg, création le 14 mars 2018 au Théâtre National de Strasbourg.
● Karl Naegelen pour la musique de "À vos saveurs !", texte et mise en scène de Laurent Dupont, production d'Acta, création en janvier 2019 à l'Espace Pagnol de Villiers-le-Bel.
● Annabelle Playe pour la musique de "Delta Charlie Delta", texte de Michel Simonot, mise en scène de Justine Simonot, production La Compagnie du Samovar, création en mai 2018 au Théâtre de l’Échangeur de Bagnolet.


La SACD soutient la création musicale contemporaine :
Dans le cadre de son action culturelle Musique, la SACD mène une politique d'incitation à l'écriture et à la production d'ouvrages lyriques contemporains. La copie privée est une source de financement capitale pour les auteurs. Pour en savoir plus sur notre action culturelle et sur l'apport essentiel de la copie privée aux différents Fonds SACD, n'hésitez pas à consultez la rubrique soutiens sur le site de la SACD.

Photo : "Au bois" de Claudine Galea, musique d'Alexandros Markeas © Jean-Louis Fernandez.

Communiqué SACD du 23 mars 2018.
>> sacd.fr
La Rédaction

Nomination de Charles Berling et Pascale Boeglin-Rodier à la direction de Châteauvallon  24/02/2018

Amphithéâtre de Châteauvallon © DR.
Déjà directeurs du Théâtre Liberté, Scène nationale de Toulon, Charles Berling et Pascale Boeglin-Rodier dirigeront désormais aussi Châteauvallon à Ollioules, avec qui ils partagent depuis 2015 le label de Scène nationale.

Le conseil d’administration de Châteauvallon s’est réuni le vendredi 23 février 2018 pour procéder à la nomination de Charles Berling et Pascale Boeglin Rodier à la direction de Châteauvallon, laissée vacante par Christian Tamet.

Le conseil d’administration du Liberté s’est réuni ce même jour pour autoriser ses directeurs, Charles Berling et Pascale Boeglin Rodier, à assumer cette responsabilité dans les deux structures, une charge supplémentaire certes, mais qui pourra bénéficier d'une synergie tant en matière de création que d'accueil et de programmation.

Une décision prise suite à la vacance laissée par le départ de Christian Tamet, qui a été à la tête de la structure ollioulaise pendant 20 ans.

"Nous sommes avec Charles, à la fois honorés de cette confiance et conscients en même temps des responsabilités qui nous incombent, a fait savoir Pascale Boeglin Rodier. On se réjouit de se mettre rapidement au travail. C'est une belle aventure qui nous attend".

Le Liberté, scène nationale, Grand Hôtel, Place de la Liberté, Toulon (83).
>> theatre-liberte.fr

Châteauvallon, scène nationale, 795, chemin de Châteauvallon, Ollioules (83).
>> chateauvallon.com

Photo : Amphithéâtre de Châteauvallon © DR.
La Rédaction

Avenir du site du théâtre de l’Est parisien et des projets francophones partout en France  11/02/2018

© DR.
Le Tarmac est installé au 159 avenue Gambetta dans le XXe arrondissement de Paris, à l’emplacement du théâtre de l’Est parisien depuis 2011. La convention d’occupation a été prolongée d’un an et touchera à sa fin en décembre 2018. Afin d’assurer une transition sereine et porteuse de succès, le ministère de la culture a souhaité anticiper l’avenir de ce théâtre.

Le 31 janvier, un communiqué de presse officialisait le passage de relais prévu fin 2018 en annonçant la mise en place pour 2019 d’une nouvelle direction artistique pour ce lieu confiée au Théâtre Ouvert de Caroline Marcilhac.

Le cabinet de la Ministre a reçu ce jour Valérie Baran, directrice du Tarmac afin d’échanger sur cette transition que le ministère de la Culture souhaite dans un dialogue constructif.

Des interrogations ont été exprimées quant à l’avenir de la francophonie sur cette scène, propriété du ministère de la Culture. La place des artistes et des auteurs francophones sera bien évidemment inscrite dans le nouveau projet de Caroline Marcilhac. Elle poursuivra le travail remarquable qu’elle mène aujourd’hui dans le XVIIIe arrondissement de Paris en faveur des écritures contemporaines y compris francophones, mais qui aura également pour mission de s’ouvrir davantage encore et de donner une plus grande visibilité à la scène francophone et ultramarine. Parmi ses projets : résidences, publications, rencontres, création d’un festival pluridisciplinaire sur plusieurs mois associant un réseau de programmateurs parisiens et franciliens, partenariats avec le festival des francophonies en Limousin…

Les moyens aujourd’hui alloués au Tarmac seront maintenus. Ils viendront en premier lieu conforter les moyens des deux pôles de référence de la francophonie et de l’Outre-mer : Théâtre Ouvert d’une part et le festival des Francophonies en Limousin d’autre part.

Ensuite, ces moyens permettront de soutenir la production et la diffusion des artistes et auteurs francophones et ultramarins à travers l’ensemble du réseau artistique national car leurs projets doivent irriguer toutes nos scènes et en particulier nos labels.

Ces artistes et auteurs sont francophones mais ils sont avant tout des artistes et auteurs et leur accompagnement ne peut se limiter à deux théâtres qui leur seraient dédiés.

À cet effet, la ministre de la Culture a décidé de confier une mission à l’Inspection générale du ministère de la Culture qui permettra de formaliser des propositions concrètes de manière à assurer un meilleur soutien, une meilleure diffusion, et une plus large place aux artistes et auteurs francophones programmés dans toutes les scènes publiques. Cette mission sera à l’écoute de l’ensemble des acteurs de la francophonie.

Communiqué du 9 février 2018 du Ministère de la Culture, Département à la communication.
La Rédaction

"Adieu Monsieur Haffmann" Prix Théâtre 2017 de la Fondation Barrière  29/01/2018

"Adieu Monsieur Haffmann" Prix Théâtre 2017 de la Fondation Barrière
Le Prix Théâtre 2017 de la Fondation Barrière "De l'écrit...à l'écran et à la scène" a été remis le 23 janvier 2018 à "Adieu Monsieur Haffmann", la première pièce de Jean-Philippe Daguerre au Petit Montaparnasse. La pièce a reçu une véritable ovation de la part des nombreux invités présents pour soutenir les comédiens présents sur scène... Réflexion et émotion étaient au rendez-vous de cette belle soirée.

Étaient présents autour des comédiens et de Dominique Desseigne, Président de la Fondation Barrière... Arnaud Ducret, Anny Duperey, Yves Renier, Arianne Massenet, Martine Chancel, Jean-Louis Debré, Catherine Jacob, François Vincentelli, Régis Warnier, Robert Pagnol, Patric Leconte, Lionel Abelanski, Philippe Caroit, Bruno Madinier, Nathalie Garçon, Eric Assous, Raphaëline Goupilleau…

Le jury Théâtre, présidé cette année par la comédienne Emmanuelle Devos, est composé de Sébastien Azzopardi, Claire Chazal, Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte, Blandine Harmelin, Sylvain Merle, Alexis Michalik, José Paul et Élisabeth Tanner.

Depuis de très nombreuses années, le groupe Barrière est étroitement associé au monde des arts et de la culture avec la programmation de plus de 3 000 spectacles et animations par an. Partenaire historique des événements les plus prestigieux du monde du cinéma, organisateur et créateurs de festivals, Barrière, fort de cet ancrage culturel, décide en 1999 de créer une Fondation en soutien à la diffusion "De l'écrit à l'écran et à la scène".

Ce mécénat a pour but d'aider et de promouvoir chaque année l'écriture de nouveaux talents dans deux disciplines artistiques majeures : le cinéma et le théâtre.

La dotation globale annuelle est de 31 000 euros par discipline, répartie de la manière suivante :
8 000 € sont remis à l'auteur et 23 000 € sont attribués à la promotion de l'œuvre primée.

Depuis sa création en 1999, la Fondation Barrière a révélé de nombreux artistes qui sont aujourd'hui largement reconnus par leurs pairs et le grand public.

La pièce "Adieu Monsieur Haffmann" est actuellement en représentation au Théâtre du Petit Montparnasse.
La Rédaction

Auditions Talents Adami Paroles d’acteurs 2018  05/01/2018

© Patrick Berger.
Les inscriptions sont ouvertes du 15 janvier au 15 février 2018.

L’Adami a placé au cœur de son action la mise en lumière de jeunes comédiennes et comédiens aux prémices de leur carrière. L’opération "Talents Adami Paroles d’Acteurs" permet à dix jeunes professionnels d’être sélectionnés et dirigés par une ou un metteur(e) en scène de renom à qui l’Adami donne carte blanche, pour une création programmée dans le cadre du Festival d’Automne à Paris 2018.

À l’issue de quatre semaines de répétitions ils donneront six représentations aux CDC Atelier de Paris à la Cartoucherie. Ce parcours unique offre une chance exceptionnelle à de jeunes talents de collaborer avec une ou un metteur(e) en scène confirmé(e) et de se produire dans le cadre d’un festival à la renommée internationale.

Ces auditions s’adressent aux comédiennes et comédiens qui auront 30 ans maximum au 31 décembre 2018, justifiant d’une formation théâtrale de 2 ans minimum et d’expériences professionnelles préalables. Une pré-sélection sera effectuée en vue des auditions organisées au printemps 2018 par la ou le metteur(e) en scène. Les dates et le lieu des auditions seront communiqués prochainement.

Les personnes souhaitant postuler sont priées d’envoyer leur candidature via le lien suivant :
Postuler >>
>> talents.adami.fr

Les documents ci-dessous seront demandés :
Un curriculum vitae,
une/des photo(s),
une lettre de motivation,
une/des démo(s) vidéo (non obligatoire).

Contact :
Danielle Morainville
01 44 63 10 55
dmorainville@adami.fr

Partenaire des artistes-interprètes, l’Adami gère et fait progresser leurs droits en France et dans le monde. Elle les accompagne également par ses aides financières aux projets artistiques.

Photo : Les Talents Adami Paroles d’acteurs 2017 pendant les répétitions © Patrick Berger.
La Rédaction

Fonds de Création Lyrique… Qui sont les 15 lauréats de l'année 2017 ?  04/01/2018

© Arthur Pequin.
Composée de deux représentants du conseil d'administration de la SACD, de deux représentants du conseil d'administration de l'Adami, de deux représentants de la DGCA et d'un représentant du Fonds pour la Création Musicale, la commission du Fonds de Création Lyrique a retenu 15 productions, lauréates 2017.

>> "GerMANIA", musique et livret d'Alexander Raskatov, mise en scène de John Fulljames, production de l'Opéra National de Lyon.

>> "I.D", musique d'Arnaud Petit, sur un livret et une mise en scène d'Alan Fleischer, production de Le Fresnoy - Studio National des Arts.

>> "Kafka dans les villes", musique et livret de Philippe Hersant, mise en scène de Gaétan Leveque, Loliee Frédérique et Elise Vigier, production de l'ensemble vocal Sequenza 9.3.

>> "L’Ébloui", musique de Michel Musseau, sur un livret de Joël Jouanneau, mise en scène de Xavier Legasa, production d'Ars Nova.

>> "L'Odyssée", musique de Jules Matton, sur un livret de Marion Aubert, chorégraphie et mise en scène de David Gauchard, production du CACCV - Espace Jean Legendre et Théâtre impérial.

>> "La Conférence des oiseaux", musique et livret de Michaël Lévinas, mise en scène de Lilo Baur, production de l'ensemble 2e2m.

>> "La Légende du Roi Dragon", musique et livret d'Arthur Lavandier, mise en scène de Johanne Saunier, production de l'Opéra de Lille.

>> "Le Baron de M", musique de Raoul Lay, sur un livret de Raoul Lay et Charles Eric Petit, mise en scène de Louise Moaty, production de l'Ensemble Télémaque.

>> "Le Cas Jekyll", musique de François Paris, sur un livret de Christine Montalbetti, mise en scène d'André Engel, production de l'Arcal.

>> "Le Mystère de l'écureuil Bleu", musique de Marc-Olivier Dupin, sur un livret et une mise en scène d'Ivan Grinberg, production du Théâtre National de l'Opéra-Comique.

>> "Le Pavillon d'Or", musique de Toshiro Mayuzumi, sur un livret de Claus H. Henneberg, mise en scène d'Amon Miyamoto, production de l'Opéra National du Rhin.

>> "Luther ou le mendiant de la grâce", musique de Jean-Jacques Werner, sur un livret de Gabriel Shoettel, mise en scène de Sören Lenz, production de l'Arrach'chœur.

>> "Oh Richard Oh mon Roi", musique et livret d'Emmanuel Clerc, mise en scène de Constance Larrieu, production de L'Opéra de Reims.

>> "Orestie Opéra hip Hop", musique d'Arnaud Vernet "Le Naun", sur un livret de D'De Kabal, mise en scène d'Arnaud Churin et de D'De Kabal, production de R.I.P.O.S.T.E, Le grand gardon blanc.

>> "Manga café/Trouble in Tahiti", musique et livret de Pascal Zavaro, mise en scène de Catherine Dune, coproduction de Musiques au Pays de Pierre Loti et Théâtre Impérial de Compiègne.

Le Fonds de Création Lyrique, soutenir les œuvres contemporaines en musique !
Depuis plus de vingt ans, le Fonds de Création Lyrique initié et géré par la SACD repose sur un partenariat de la SACD avec le Ministère de la Culture et de la Communication, l'Adami et Le Fonds pour la Création Musicale. Ce fonds a pour mission de soutenir les projets professionnels de création et de reprise d'œuvres contemporaines pour l'opéra, le théâtre musical ou la comédie musicale. Il permet chaque année à de nombreuses œuvres d'être jouées dans de grands théâtres lyriques français, ainsi que dans de plus petites structures.

La copie privée est une source de financement capitale pour les auteurs. Pour en savoir plus sur notre action culturelle et sur l'apport essentiel de la copie privée aux différents Fonds SACD, n'hésitez pas à consulter le site de la SACD.
>> sacd.fr

Photo : "L'Ébloui", musique de Michel Musseau, sur un livret de Joël Jouanneau © Arthur Pequin.
La Rédaction

Du jamais vu sous le chapiteau de Fontvieille !  28/12/2017

Du jamais vu sous le chapiteau de Fontvieille !
Le public du 42e Festival International du Cirque de Monte-Carlo vivra des moments uniques sous le chapiteau de Fontvieille. En effet, le Comité d’Organisation, présidé par la Princesse Stéphanie, a décidé d’inviter pour cette édition les meilleurs numéros du monde pour fêter les 250 ans du cirque moderne.

La Troupe Vavilov avec deux performances :
>> Les sauteurs à la banquine, 6 anciens gymnastes, dont deux porteurs qui propulsent trois voltigeurs et une voltigeuse dans l’espace pour tourner sauts périlleux, vrilles, arrivée en 3e hauteur et un exceptionnel triple saut périlleux ;
>> Les sauteurs à la plate-forme aérienne : projetés du sol par des porteurs à la banquine, la voltigeuse et les voltigeurs, après avoir atterri sur la plate-forme, se jettent dans l’espace pour décrire des doubles et triples sauts périlleux. Le chef de troupe au final effectue un saut d’une hauteur de 8 mètres !

Le Cirque National Hongrois présenté par Joseph et Merrylu Richter avec :
>> Le grand groupe exotique - à noter qu’il s’agit du plus grand groupe d’animaux au monde - composé de plus de 30 animaux, dont des éléphants, des zèbres, des chameaux, des lamas, des chevaux, des poneys et… fait exceptionnel deux girafes !
>> La troupe de jockeys qui fera découvrir tous les exercices les plus difficiles de la voltige à cheval, dont une chevauchée à 5 voltigeurs sur un même cheval ;

Chu Chuan-Ho, jeune diaboliste originaire de Taïwan, a bénéficié d’une mise en scène du génial Alexander Grimaïlo. Le final du numéro avec un jonglage ultra-rapide à 3 diabolos est prodigieux !

Andreï Jigalov, comédien tout en finesse, brillant mime, grimacier irrésistible, présente des entrées qui déclenchent immanquablement le rire ;

Enfin, le Duo Miracle, des équilibristes contorsionnistes, qui offriront l’un des plus élégants corps à corps du cirque moderne !

42e Festival International du Cirque de Monte-Carlo.
Du 18 au 28 janvier 2018.
>> montecarlofestival.mc
Réservation par téléphone : +377 92 05 23 45.

Photo : Chu Chuan-Ho.
La Rédaction

Du grand art sur la piste de Fontvieille  07/12/2017

© DR.
En 2018, le cirque moderne fêtera ses 250 ans et le comité d'organisation du festival international du cirque de Monte-Carlo, sous la présidence de la Princesse Stéphanie, a voulu proposer au public des numéros à la hauteur de cet événement. Pour cette 42e édition, la Chine, un des berceaux des arts de la piste, sera représentée avec des numéros comme toujours spectaculaires, basés autant sur la technicité que sur la mise en scène élaborée de chacun d'entre eux.

Huang Yang, équilibriste sur fil mou, est une jeune prodige qui réalise des exploits sur un support particulièrement difficile à maîtriser : elle marche sur les mains, se balance, monte l’arbre droit sur les barreaux d’une échelle posée sur le fil… et parvient même à le parcourir, la tête en bas, en équilibre sur son monocycle ! Dans cette discipline traditionnellement masculine, jamais une femme n’avait réalisé de telles prouesses !

La Troupe acrobatique de Shanghai, l’une des plus importantes organisations de cirque en Chine, viendra sous le chapiteau de Fontvieille avec deux surprises de taille :
>> un numéro de barre russe dans lequel un des acrobates exécute 3 triples sauts périlleux consécutifs ainsi qu’une succession de doubles et triples pirouettes, dans un style d’une pureté remarquable ;
>> un ballet acrobatique dans lequel les artistes réalisent des pyramides au sommet desquelles ils accomplissent des équilibres d’un seul bras, en planche et même en grand écart !

Le public pourra également découvrir un numéro de chiens dressés, venant de Russie. Ce sera l'occasion d'un clin d’œil à l’histoire car, en 1768, Philip Astley (créateur du cirque moderne), présentait déjà, à Londres, un numéro de chiens !

Evgeniy Komiarenko, ancien élève de la fameuse école du cirque de Moscou, mènera un groupe de caniches blancs. Ceux-ci, dressés dans la tendresse et dans une réelle complicité avec leur maître, s’ébattent en toute liberté sur la piste !

Trente numéros seront présentés pour la 42e édition du Festival International du Cirque de Monte-Carlo ainsi que de nombreuses surprises pour fêter comme il se doit les 250 ans du cirque moderne !

42e Festival International du Cirque de Monte-Carlo.
Du 18 au 28 janvier 2018.
>> montecarlofestival.mc
Réservation par téléphone : +377 92 05 23 45.

Photo : Troupe acrobatique de Shanghai © DR.
La Rédaction

Soutien pour un film documentaire sur une fin de vie choisie… "Décédée_Décidée"  03/12/2017

Soutien pour un film documentaire sur une fin de vie choisie… "Décédée_Décidée"
"Décédée_Décidée" est tout d'abord un film documentaire intimiste sur la fin de vie choisie d'une femme de 70 ans atteinte d'un cancer.
Cette femme était ma mère.
Je l'ai accompagnée les 2 derniers mois de sa vie et, avec son accord, j'ai filmé ses six derniers jours.


Entre nous la parole est libre, le ton du documentaire l'est également.
La joie est omniprésente. Un choix, là encore .
Les rires sont devenus les virgules de nos phrases. Sans eux, pas de respiration.
Cela n'empêche évidemment pas la tristesse de se manifester, de se mêler à tous les autres ressentis, si multiples. Et quand elle demande à s'exprimer, nous la vivons alors pleinement de la même manière que chacun des événements qui ponctuent nos derniers moments ensemble. Le sérieux comme les petits de pétages de plomb s'imposent à nous comme une nécessité. L'un s'adossant à l'autre dans une sorte de danse salvatrice.

Le film est en plan fixe, un huis-clos où le spectateur se retrouve à nos côtés, dans la chambre de ma mère et rit, pleure ou se questionne avec nous.

Ce film parle bien évidemment de la mort et de la vie mais aussi de la place qu'occupe chacun dans la famille, de l'amour, de la maladresse, du militantisme d'une femme bien décidée à choisir et finalement de la peur de ceux qui restent.

En parallèle, "Décédée_Décidée" est aussi un projet de documentaire-spectacle.
En effet, pendant que je triais les images pour le film, j'ai écrit et composé des chansons en lien direct et indirect avec ce que je voyais, ce qui me touchait.
Elles alimenteront ou amèneront un autre éclairage au documentaire qui sera projeté derrière moi sur scène, donnant ainsi une forme nouvelle au récit.

Afin de finaliser ces projets, j'ai ouvert un financement participatif sur www.cotizup.com/decedee-decidee
Merci de l'aide financière et morale que vous pourrez m'apporter.
Je traite ici d'un sujet délicat ; tous les soutiens sont bienvenus :)
Bien à vous,

Virginie*
Avec le soutien de Gil Chauveau, directeur de publication et rédacteur en chef.


* Virginie est comédienne, musicienne, régisseuse lumière, clown et fut membre de l'équipe du Point Virgule à Paris.
Pour en savoir plus sur les projets de Virginie >> Association Regard Et Mouvement
La Rédaction

Loïc Lantoine et le Very Big Experimental Toubifri Orchestra Grand Prix Scène Charles Cros  01/12/2017

Loïc Lantoine et le Very Big Experimental Toubifri Orchestra Grand Prix Scène Charles Cros
À l'occasion du 70e Palmarès des Grands Prix du Disque et du DVD de l'Académie Charles Cros - proclamé le 16 novembre 2017 à la Maison de la Radio - , Loïc Lantoine et les musiciens du Very Big Experimental Toubifri Orchestra obtiennent le "Grand Prix Scène" avec l'album "Nous" sorti le 20 octobre dernier.

Le projet en quelques mots...
Lorsque le jazz tonitruant des dix-huit musiciens du Very Big Expérimental Toubifri Orchestra percute de plein fouet la parole vibrante du chanteur Loïc Lantoine, ça déménage ! Touchés par l'écriture brute et à fleur de peau du chanteur, les musiciens ont écrit un spectacle autour de son univers, mêlant d'anciennes et nouvelles chansons du chanteur, tout en y ajoutant quelques morceaux inédits créés pour l'occasion.

En tournée 2017-18
23 novembre 2017 : le Fil, Saint-Étienne (42).
09 décembre 2017 : l'Astrolabe, Figeac (46).
10 mars 2018 : Théâtre Edwige Feuillère, Vesoul (70).
23 mars 2018 : Le Polaris - Corbas (69).
28 avril 2018 : Quai des Arts - Rumilly (74).
28 juillet 2018 : Festival Barjac M'en Chante - Barjac (30).

Contact :
Dessous de Scène
Jean-Baptiste - jb@dessousdescene.com - +33 1 84 25 64 59.
>> dessousdescene.com

Photo : © DR.
La Rédaction

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•Off 2019• Antioche… Contradictions contemporaines… entre confort matérialiste et exaltation romantique

L'histoire se passe au Québec. Dans "Antioche" de Sarah Berthiaume, Antigone est une adolescente un peu foutrac, qui fait un peu n'importe nawak avec son djin troué et sa toga praetexta. Normal, elle voudrait jouer Anouilh et son Antigone, et articuler parfaitement le Français standard plutôt que jouer les fièvres du samedi soir…

•Off 2019• Antioche… Contradictions contemporaines… entre confort matérialiste et exaltation romantique
… Quant à sa copine Jade, elle ne vaut pas mieux qui s'emmure dans les toiles d'Internet, universelle araigne maléfique, pendant que sa mère qui a fui la Syrie fait des listes de mots pour les mémoriser.

Dans cette terre d'exil et d'accueil, dans cette terre d'immigration qui mêle réfugiés du Proche-Orient et descendants des acadiens entourés d'Anglais, cette terre qui veut échapper au globish et se pose la question de sa présence au monde, les deux copines rêvent de fugues, vivent intensément le sentiment de la liberté ou de l'enfermement. C'est que le confort matérialiste ou l'exaltation romantique sont autant de pièges à éviter. Pour elles le retour aux origines est problématique. La pièce noue les contradictions contemporaines.

Le langage est populaire, direct et inventif. Et le spectacle évolue de la comédie populaire et farcesque au drame suspendu au dessus des têtes. Les personnages connaissent des paroxysmes et dans les allers et les retours de leurs rêves, dans leurs errances, leurs désirs de fugues se lit la construction d'une mémoire et d'une identité. Jusqu'à ce que les deux héroïnes, en bordure du danger, croisent le chemin de la fatalité et du destin. Le retour aux origines devient tentation de l'intégrisme, du terrorisme.

Jean Grapin
29/06/2019
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•Off 2019• La dernière bande Enregistrements magnétiques… performance à donner la banane !

Quand du noir complet, le faisceau de lumière de l'ampoule tombant des cintres coiffe le crâne dégarni et blanchi de Denis Lavant, hiératique derrière un bureau métallique fatigué, les yeux aimantés par un magnétophone à bande posé devant lui et absorbant dans la nuit magnétique toute son énergie, on se dit que la magie du théâtre est un leurre qui nous ravit au double sens…

•Off 2019• La dernière bande Enregistrements magnétiques… performance à donner la banane !
Plus rien n'existe alors que ce fabuleux homme né pour le théâtre qui s'apprête devant nous à renouer avec l'univers insolite de Samuel Beckett, dont il a interprété sur cette même scène des Halles, "Cap au pire" (2017), mis en jeu par le même Jacques Osinski.

Et le (très) long silence qui s'ensuit instille, dans le droit fil du choc liminaire, une étrangeté en osmose avec l'univers du dramaturge irlandais. Puis, émergeant de sa torpeur contemplative, "il" rapproche à quelques millimètres de son œil, que l'on devine à moitié aveugle, une clé extraite du fouillis de son veston loqueteux. Si le premier tiroir ouvert contenant une bobine ne l'intéresse pas dans l'immédiat, l'autre dans lequel il plonge à nouveau sa tête lui offre… une banane ! Épluchée soigneusement, elle va être tenue en bouche avant d'être mangée. La peau jetée sur le sol, lui vaudra une glissade digne d'un Buster Keaton sorti d'un film muet.

Yves Kafka
07/07/2019
Sortie à la Une

•Off 2019• Le dernier Ogre Conte slamé et "bio-éthique" à dévorer tout cru

D'abord dire le choc artistique lié au mix d'un slam magnétique, d'une voix parlée aux résonances philosophiques, d'une musique live et de live painting se répondant l'une et l'autre, le tout réuni sur le même plateau pour créer l'univers poétique où deux histoires différentes - quoique… - se rencontrent au point de chute. Les contes partagent cela en commun, ils "parlent" au-delà de leur contenu et réservent des surprises "sans fin" qui nous mettent en appétit (d'ogre).

•Off 2019• Le dernier Ogre Conte slamé et
Ensuite, dire que l'on ne doit pas se laisser abuser par le mot conte… Comme beaucoup de contes, il n'est pas destiné aux enfants même s'il peut être vu avec intérêt par eux aussi… ne serait-ce que pour qu'ils expliquent aux adultes que leur faim de bien faire - rêve d'une vie bio et écologique à tous crins - peut s'avérer à la fin, "une vraie tuerie"…

(Il était une fois) un ogre dont i["À [son] retour [sa] douce avait dressé la table/Préparée comme jamais des mets gorgés d'odeur"]i (il parle, l'ogre, en alexandrins slamés) et qui aimait ses sept filles plus que tout au monde, les bisoutant, les cajolant et veillant à ce que rien ne leur manquât de nourriture raffinée et autres conforts domestiques. Un père de famille au-dessus de tout soupçon…

Certes, les mets gorgés d'odeurs mijotés par sa femme ogresse étaient exquis à son goût mais ogre il était, et son penchant "naturel" pour la chair fraîche humaine ne pouvait longtemps rester au garde-manger.

Yves Kafka
27/07/2019