La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Mobilisation et coopération Art et Culture contre le Covid-19  27/05/2020

Photo : Auditorium Radio France vide © Radio France/Christophe Abramowitz.
Est-ce trop demander que de la cohérence, Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre ?

Depuis les premières restrictions d'activité des salles de spectacle, le 9 mars, les annonces présidentielles et gouvernementales concernant les activités artistiques et culturelles s'enchaînent de manière erratique.

Comment peut-on affirmer le 16 avril que de "petits festivals" pourraient se tenir à partir du 11 mai, comme si ces milliers d'événements étaient en mesure de s'adapter d'un jour à l'autre à de nouvelles conditions d'accueil, alors qu'aujourd'hui la quasi-totalité des festivals d'été est annulée et que les festivals d'automne n'ont à ce jour aucune visibilité quant aux conditions de leur tenue ?

Comment peut-on annoncer le 15 mai que la Fête de la musique aura bien lieu, que les parcs à thèmes et les lieux de cultes rouvrent, alors que l'ensemble de nos établissements sont fermés au public, qu'aucun atelier de pratiques artistiques de proximité n'est autorisé, qu'aucune équipe artistique n'a pu réellement reprendre son activité, et que la plupart des salles de spectacle ou de concert n'envisagent aucune reprise possible de la diffusion avant janvier 2021 ?

Comment peut-on interdire les événements de plus de 5 000 personnes jusqu'au 1er septembre, les regroupements de plus de 10 personnes jusqu'au 2 juin, sans limitations intermédiaires à venir, et rouvrir le Puy du Fou ?

Comment peut-on faire de telles annonces alors qu'elles sont en totale contradiction avec les protocoles sanitaires promus par le ministère de la Culture pour l'ensemble des pratiques artistiques et culturelles, pour la tenue des festivals et la réouverture des lieux au public ?

Comment peut-on être autant déconnecté de nos réalités professionnelles, de nos calendriers, de nos outils de travail ?

Comment peut-on annoncer le 6 mai des mesures pour la culture (prolongation des droits pour les intermittents du spectacle, commandes publiques massives pour les créateurs, fonds festivals...) et n'en n'avoir, trois semaines après, aucune traduction concrète ?

Comment peut-on i["refonder une ambition culturelle pour la France"i] en "libérant les énergies créatrices et en donnant aux artistes confiance et visibilité" sans qu'aucune mesure sérieuse de politique publique ne soit prise ?

Comment peut-on annoncer pour le secteur culturel 50 millions d'euros par-ci, 5 millions par-là, alors que le tourisme, fortement dépendant de nos activités, se voit proposer une enveloppe de 18 milliards ?

Comment peut-on si peu connaître les domaines de la culture qui sont faits de professionnels, organisés et structurés ? Comment peut-on nous traiter comme des amuseurs publics, des histrions égocentriques vivant par et pour leur passion, alors que nos activités ont un poids économique direct de 47,5 milliards d'euros, soit 2,2 % de l'économie française et concernent 2,4 % de sa population active ?

Comment peut-on tenir aussi peu compte des arts et de la culture, quand ils s'appuient sur les droits humains fondamentaux et revendiquent l'émancipation des personnes et le développement de leurs capacités ? Comment peut-on privilégier la rentabilité économique et les seules industries au détriment de la multiplicité des forces citoyennes au service de l'intérêt général ?

Vos annonces distillées au compte-goutte, contradictoires et incohérentes épuisent les acteurs, ajoutent de la confusion à la situation, de la désespérance à la fragilisation.

Souhaitez-vous vraiment que le monde des arts et de la culture sorte de cette crise ? Alors, faites-le avec nous, pas contre nous !

Les signataires

ACTES IF - Réseau solidaire de lieux culturels franciliens
AJC - Association Jazzé Croisé
CITI - Centre International pour les Théâtres Itinérants
FAMDT - Fédération des acteurs et Actrices de Musiques et Danses Traditionnelles
FEDELIMA - Fédération de lieux de musiques actuelles
FERAROCK - Fédération des Radios Associatives Musiques actuelles
La Fédération de l'Art Urbain
FNAR - Fédération nationale des arts de la rue
FNEIJMA - Fédération Nationale des Ecoles d'Influence Jazz et Musiques actuelles
France Festivals - Fédération des festivals de musique et du spectacle vivant
FRACA-MA - Pôle région Centre-Val de Loire musiques actuelles
GRAND BUREAU - Réseau musiques actuelles Auvergne-Rhône-Alpes
OPALE - Organisation pour Projets Alternatifs d'Entreprise
OCTOPUS - Fédération des Musiques Actuelles en Occitanie
PAM - Pôle de coopération des Acteurs de la filière Musicale en Région Sud
Le Pôle - Pôle de coopération des acteurs pour les musiques actuelles en Pays de la Loire
Pôle Nord - Fédération régionale des arts de la rue et de l'espace public en Hauts-de-France
RIF - Réseau des Musiques Actuelles en Ile-de-France
RIM – Réseau des indépendants de la musique
Le Réseau Musiques Actuelles Grand Est
SCC - Syndicat des Compagnies et Cirque de Création
SMA - Syndicat des Musiques Actuelles
SYNAVI - Syndicat national des arts vivants
THEMAA - Association Nationale des Théâtres de Marionnettes et des Arts associés
UFISC - Union Fédérale d'Intervention des Structures Culturelle
ZONE FRANCHE - Réseau des musiques du monde

Photo : Auditorium Radio France vide © Radio France/Christophe Abramowitz.
La Rédaction

Ville de Paris : plan de soutien historique en direction du secteur culturel  20/05/2020

© DR.
Consciente du très fort impact subi par le secteur culturel du fait de la crise sanitaire, Anne Hidalgo, Maire de Paris, a souhaité y apporter une attention particulière et une réponse décisive. Elle a proposé au Conseil de Paris du 18 mai 2020 de voter un plan de soutien historique en direction des artistes et des acteurs culturels parisiens, d'un montant de 15 millions d'euros.

Les échanges très réguliers et nourris qui ont eu lieu entre Christophe Girard, adjoint pour la culture, Karen Taïeb, adjointe en charge du patrimoine, et Frédéric Hocquard, adjoint en charge de la vie nocturne et de la diversité de l'économie culturelle, et les services de la Ville avec les acteurs culturels dans toute leur diversité, l'État, les collectivités territoriales et institutions, ainsi que les organisations professionnelles représentatives, pendant toute la durée de cette crise, ont permis de construire un plan de soutien qui répond aux besoins des structures culturelles qui, par leur diversité, fondent la richesse de notre territoire.

En premier lieu, la Ville de Paris a annoncé dès les premiers jours du confinement la suspension des redevances et des loyers des associations et opérateurs du secteur culturel, ainsi que des ateliers simples d'artistes. Elle en annonce désormais l'exonération définitive pour une période de six mois.

La Ville s'est par ailleurs engagée à verser toutes les subventions accordées au premier trimestre, même en l'absence de « service fait » du fait du confinement. Et elle s'est mobilisée pour verser de manière anticipée les subventions annuelles de fonctionnement aux structures qu'elle soutient, pour un montant de plus de 100 millions d'euros.

En complément, la Ville de Paris prévoit une aide d'un montant de 12 millions d'euros pour les acteurs culturels qu'elle soutient de manière régulière et qui se trouveraient en difficulté cette année. Cette aide exceptionnelle sera accordée en fonction du budget révisé intégrant l'impact de la crise sur leur activité et de la tenue de leurs engagements vis-à-vis des équipes artistiques et techniques.

La Ville souhaite également affirmer un soutien fort aux acteurs culturels privés ou peu subventionnés. Elle a, pour ce faire, défini une stratégie de soutien commune avec l'État (ministère de la Culture), qui permettra la mise en place de guichets uniques pour les acteurs concernés, véritable gage d'une cohérence et d'une complémentarité des aides publiques. Elle abondera ainsi à ce stade à hauteur de :
- 500 000 euros le fonds de secours mis en place dans le secteur de la musique, confié au Centre national de la musique (CNM) ;
- 700 000 euros le fonds d'urgence pour le spectacle vivant (théâtre, arts de la rue, cirque, etc.), destiné aux compagnies, théâtres privés et tourneurs, confié à l'Association de soutien aux théâtres privés (ASTP).
La Ville abondera par ailleurs à hauteur de 50 000 euros le fonds de solidarité d'urgence de la SACD en direction des auteurs les plus en difficultés.


La Ville de Paris sera également très attentive aux librairies et au secteur du cinéma ; des aides spécifiques seront allouées aux salles indépendantes, aux associations, tant d'éducation à l'image qu'à vocation internationale ou sociale, ainsi qu'à la création de court-métrages et de nouveaux médias.

Dans ce cadre de relance progressive de l'activité culturelle, un mois d'août de la culture sera organisé à Paris, initiative qui permettra de soutenir directement les artistes et équipes artistiques et de favoriser leurs rencontres avec le public, avec des conditions sanitaires adaptées. Cet évènement, en association avec des collectivités territoriales de la métropole du Grand Paris et le festival Off d'Avignon, stimulera la création et la diffusion dans les domaines de la musique et des musiques actuelles, du spectacle vivant et des arts de la rue, ou encore des arts visuels.
Diverses initiatives de valorisation du patrimoine parisien seront proposées à cette occasion afin de permettre aux Parisiennes et aux Parisiens de (re)découvrir ces trésors de proximité. Des commandes artistiques seront passées à des auteurs pour être diffusées dans un espace public repensé et surprenant. Un appel à projets sera prochainement lancé à cet effet.

Enfin, un budget exceptionnel d'acquisitions du Fonds d'art contemporain - Paris Collections permettra de soutenir les artistes visuels et Christophe Girard a annoncé que Nuit Blanche 2020 sera revisitée, avec une direction artistique confiée à quatre directeurs de musée : Amélie Simier (musée Bourdelle), Jeanne Brun (musée Zadkine), Christophe Leribault (Petit Palais) et Fabrice Hergott (musée d'Art moderne). Ils devront imaginer des évènements que le public découvrira par petits groupes ; une manière plus sereine de vivre et de regarder l'art.

Au-delà de ce plan de soutien, la Ville restera attentive aux évolutions de la situation et à l'impact de cette crise, dont il est probable qu'il pourrait durer plusieurs années. Une attention particulière sera portée à l'accompagnement de la reprise d'activité en moyens de communication et au développement de projets d'éducation artistique et culturelle, et d'actions en direction de la jeunesse, du jeune public, des personnes âgées, des quartiers populaires, ainsi que de l'ensemble du champ social.
La Rédaction

Création d'un fonds d'urgence pour le spectacle vivant par le Ministère de la Culture et la Ville de Paris, en partenariat avec l'ASTP et l'ADAMI  12/05/2020

© DR.
Franck Riester et Anne Hidalgo annoncent la création d'un fonds d'urgence pour le spectacle vivant (hors musique, dont le fonds d'urgence est porté par le Centre National de la Musique), à titre exceptionnel et temporaire, afin d'apporter des aides exceptionnelles et urgentes aux entreprises de spectacles fortement fragilisées par la pandémie du COVID 19, en raison de leur arrêt total d'activité depuis le 14 mars. Ils en ont confié la mise en œuvre à l'Association de Soutien pour le Théâtre Privé (ASTP).

Ce fonds s'adresse aux théâtres et aux tourneurs privés ainsi qu'aux compagnies de spectacle vivant (théâtre, danse, cirque, arts de la rue, marionnette) non subventionnées pour leur fonctionnement ou ne bénéficiant que d'aides au projet. Il a vocation à couvrir une partie des charges fixes hors masse salariale qui perdurent malgré l'absence d'activité. Il intervient en complément des aides publiques allouées aux entreprises par l'État, notamment au titre de l'indemnisation du chômage partiel ou du fonds de solidarité pour les entreprises. Ses règles de soutien ont été conçues afin d'aider plus fortement les petites structures, les plus fragiles, afin d'éviter les cessations de paiement ou liquidations. Il vise aussi à permettre aux structures concernées de s'acquitter des droits d'auteurs.

Son financement est assuré à ce jour par l'État, la Ville de Paris, l'ASTP et l'Adami. La participation de la Ville de Paris concerne les structures parisiennes dont le tissu est un élément essentiel de son dynamisme et de son attractivité. Le financement du fonds pourra être complété par toutes les collectivités territoriales souhaitant flécher des aides sur leur territoire.

Par ailleurs, un Comité de suivi réunissant les financeurs, l'ASTP et les organisations professionnelles est mis en place pour veiller et à la transparence des aides attribuées par ce fonds.

Ce dispositif sera accessible à partir d'un portail dédié, développé et administré par l'ASTP, dès le début du mois de mai.
>> Fonds d'urgence : Effectuer sa demande d'aide.

Communiqué commun Ville de Paris - Ministère de la Culture.
La Rédaction

Nous aimerions pouvoir nous réjouir, M. Macron  09/05/2020

© DR.
Monsieur le Président.
Quitte à vous surprendre, nous aimerions, en premier lieu, vous remercier : grâce à vous, nous savons que la mobilisation paye. C'est un message important à envoyer à tous(tes).
Nous avons entendu vos robinsonnades.
Nous vous prenons au mot sur votre annonce d'une année blanche. Vous l'avez citée comme étant votre concession à la demande unanime du monde culturel. Soit.
Mais, tel le diable se cachant dans les détails, la ministre du travail cache trop souvent dans les décrets vos intentions, et trop rarement nos revendications.


Ainsi, nous vous rappelons que cette année blanche (dont vous n'aimez pas le nom) représente une demande précise :
>> celle d'un renouvellement des droits à date anniversaire, a minima au taux d'indemnisation précédent, dès maintenant, et jusqu'à un an après la reprise normale de nos activités. Il ne s'agit pas de prolonger de quelques mois, jusqu'en août 2021, les indemnisations, mais de permettre, durant toute cette période, le renouvellement sur douze mois.

Vous n'avez surtout évoqué qu'une partie de nos revendications, ne répondant qu'aux intermittents(es) du spectacle, quand, tous et toutes, nous vous parlons des intermittents(es) de l'emploi !
Si vous ne voyez pas bien de qui on parle, il s'agit de tous les intérimaires, extras, vacataires, saisonniers qui travaillent dans l'hôtellerie, la restauration, le service, les personnels d'entretien... La liste est longue de ceux qui, eux aussi, sont employés en contrats courts, sont également dans l'incertitude de leur avenir et, plus que tout, sont dans l'urgence. Toutes celles et ceux que vous avez, comme toujours, passés(es) sous silence.

Si le chômage partiel était la réponse adéquate aux salariés en emploi stable, ceux et celles en emplois discontinus en sont pour la plupart exclus(es). Et pourtant, avec cette mesure, le gouvernement prétend avoir résolu le problème de tous les salariés.

Si, dans les conditions que nous vous avons rappelées, l'année blanche pourrait être une réponse adéquate aux intermittents du spectacle, elle ne concerne pas les autres intermittents de l'emploi.

Ce sont donc 2.3 millions de personnes qui ne disposent d'aucun dispositif d'aide, et qui désespèrent que l'on s'intéresse à elles.

Vos effets de manches (de chemise) ne trompent personne et ne suffiront pas… Pas quand la situation de tous les oubliés est aussi dramatique !

Vous ne faites qu'enflammer la colère de millions de travailleurs en emploi discontinu. Nous faisons partie de ces travailleurs. Nous avons les mêmes loyers à payer, la même incertitude quant à la reprise de nos activités, les mêmes bouches à nourrir, la même passion pour l'activité que nous exerçons. Nous ne vous avons pas demandé de sauver la créativité de notre pays, nous exigeons des mesures sociales claires et précises pour tous.

>> Pour le régime général, maintien des droits à l'assurance chômage jusqu'à la reprise totale des activités et neutralisation du décompte du capital de droits usés pendant la période de confinement.
>> Ouverture immédiate et inconditionnelle de droits pour tous(tes) les exclus(es) du système d'assurance chômage.
>> Abrogation des deux volets de la dernière réforme de l'assurance chômage rédigée par le seul ministère du travail.

Vous avez souhaité une journée pour parler culture, grand bien vous fasse.
Nous exigeons une journée pour parler intermittence de l'emploi et droits sociaux.
Vous nous demandez de nous réinventer, nous sommes prêts, dès demain, à réinventer notre système d'assurance chômage, nous avons des propositions pour que tous sans exception puissent en bénéficier.
Nous attendons des actes et pas des opérations de communication.

Communiqué de La Coordination Nationale des Intermittents(es) et Précaires.
La Rédaction

La crise sanitaire masque la crise sociale - Coordination nationale des intermittents(es) et précaires  30/04/2020

Avignon 2019 © AF&C.
Nous, salariés(es) en emploi discontinu, de la restauration, de l'hôtellerie, du spectacle vivant, du tourisme, de l'audiovisuel, du social, de l'événementiel, des services, et de tant d'autres secteurs utilisant des contrats précaires, sommes les grands(es) oubliés(es).

Comme beaucoup, nos activités se sont arrêtées brutalement sans perspective de reprise. L'État débloque aujourd'hui des milliards pour colmater les plaies ouvertes de cette crise… Pas une mesure ne nous concerne !

Nous sommes des millions à passer à travers les mailles du filet.
Nous n'avons plus aucun salaire.
Nous n'aurons bientôt plus aucun droit au chômage.
Nous sommes "le bord de la route".

Nous exigeons que le gouvernement prenne dès maintenant la véritable dimension de cette crise et agisse en conséquence avec des mesures urgentes :

>> Pour le Régime Général, neutralisation du décompte du capital de droits acquis et maintien des droits sur la période de confinement et jusqu'à la reprise totale de tous les secteurs d'activités interdépendants.

>> Pour les Annexes 8 et 10, renouvellement automatique, a minima à hauteur de l'indemnisation journalière précédente, dès maintenant et jusqu'à un an après la reprise totale de tous les secteurs d'activités interdépendants.

>> Abrogation du décret du 1er novembre 2019 sur le durcissement des critères d'accès au régime général de l'assurance chômage.

>> Abrogation du décret du 1er septembre 2020 qui diminuera tragiquement les allocations chômage des salariés à l'emploi discontinu.

>> Ouverture inconditionnelle de droits pour les chômeurs actuellement non indemnisés.

Cette crise confirme, une fois de plus, que les attaques répétées contre le service public et la protection sociale (chômage, retraite, santé) sont un désastre.

Aujourd'hui, plus d'un chômeur sur deux n'est pas indemnisé. Les politiques de l'emploi à tout prix sont un échec et ne mènent qu'à la précarisation de tous. Nous affirmons qu'il est urgent de penser un système de sécurité sociale qui assure une couverture sociale attachée à la personne et déconnectée de l'emploi.

Toutes les mesures prises par le gouvernement ont pour seul objectif de ne pas faire sombrer l'économie, quoi qu'il en coûte…
Nous déclarons aujourd'hui que si le gouvernement nous laisse sombrer dans la misère, nous ferons en sorte que l'économie ne reprenne pas, quoi qu'il en coûte


"Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous"

Communiqué de la Coordination Nationale des Intermittents(es) et Précaires.

Photo : Avignon 2019 © AF&C.
La Rédaction

Covid 19 - Mesures exceptionnelles de l'Adami : 11,3 millions d'euros supplémentaires consacrés aux artistes  15/04/2020

Festival de Paimpol 2019 © Gil Chauveau.
Depuis les premières annulations de spectacles début mars jusqu'au dernier discours du Président de la République qui préfigure une probable annulation de tous les festivals cet été, les artistes sont dramatiquement impactés par la crise du Coronavirus.

Face à cette situation inédite, l'Adami se mobilise et met tout en œuvre pour apporter aux artistes-interprètes le soutien dont ils ont besoin aujourd'hui.

Un plan de 11,3 millions d'euros a été décidé :

>> 8,5 millions d'euros débloqués pour un paiement exceptionnel versé directement aux artistes ;
>> 1,8 million d'euros d'aides financières maintenues aux projets artistiques annulés ou reportés et soutenus précédemment par l'Adami avec une attention particulière portée sur la rémunération des artistes ;
>> 330 000 euros de dotation supplémentaire à notre dispositif "Droit au cœur" en soutien aux artistes qui font face aux situations sociales les plus urgentes ;
>> 500 000 euros pour le fonds d'urgence mis en place par le Centre National de la Musique (doté de 11,5 millions euros au total) ;
>> 200 000 euros pour le fonds d'urgence spectacle vivant (hors musique) géré par l'Association pour le Soutien au Théâtre Privé.

Par ailleurs, les collaborateurs de l'Adami étant en situation de télétravail pour 95 % d'entre eux, le versement des droits des artistes de mars d'un montant de 4,7 millions d'euros a pu être assuré dans les délais. Sauf accident majeur, celui du mois de juin est programmé. Nos commissions d'attribution des aides aux projets artistiques continuent également de se réunir et de sélectionner les dossiers.

Ces mesures sont loin de compenser les pertes subies par les artistes. Elles contribueront à atténuer l'impact d'une crise qui, particulièrement pour les artistes, est appelée à durer longtemps.

Jean Jacques Milteau, président de l'Adami : "les équipes et les instances de notre société sont formidablement mobilisées pour venir du mieux possible en aide aux artistes. Nous travaillons à la fois à répondre aux urgences et à préparer l'avenir de la gestion collective de nos droits. Beaucoup de choses devront être discutées lorsque le temps de la relance sera venu, notamment la place que l'on donne au métier d'artiste alors que cette crise montre l'extrême fragilité de notre profession tout autant que son importance. Les questions de partage de la valeur, de respect de notre travail, d'une redistribution plus équitable des richesses que produit la culture devront être posées. Je donne rendez-vous à tous ceux de bonne volonté qui voudront bien se mettre à la tâche."

Les locaux de l'Adami étant fermés, les équipes restent néanmoins à votre disposition >>
Par téléphone : 01 44 63 10 00.
Par mail via le formulaire de contact du site adami.fr.
Et pour les artistes via le fil de messagerie de leur espace personnel Mon compte.

Communiqué de l'Adami.

Photo : Festival de Paimpol 2019 © Gil Chauveau.
La Rédaction

Festival OFF d'Avignon… Reporter les perceptions d'acomptes de location  11/04/2020

Place Louis Pasteur, Avignon 2019 © AF&C.
L'épidémie du coronavirus Covid-19 met sous tension les différents acteurs du festival OFF d'Avignon, salles de spectacles, compagnies, producteurs de spectacles, collectifs d'artistes… compte tenu des incertitudes qui pèsent sur la tenue du festival.

Le SCC (Syndicat des Cirques et Compagnies de création), le SNES (Syndicat National des Entrepreneurs de Spectacles), le SYNAVI (SYndicat National des Arts VIvants) et le SYNDEAC (SYndicat National Des Entreprises Artistiques et Culturelles) appellent les théâtres et les salles de spectacles à tenir compte de la grande fragilité financière des compagnies et producteurs qui font face à un arrêt total de leur activité depuis le 13 mars 2020.

Dans l'attente d'une décision du Ministère de la Culture quant au maintien des festivals d'été, nous appelons à un effort de solidarité afin qu'aucune structure culturelle ne se retrouve dans une situation désespérée, préjudiciable à tous. Il appartiendra ensuite aux pouvoirs publics d'aider l'ensemble de la filière.

En conséquence, par responsabilité et solidarité, le SCC, le SNES, le SYNAVI et le SYNDEAC demandent aux théâtres d'Avignon de ne pas percevoir les acomptes de location tant que la tenue définitive du festival n'est pas acquise.

Contacts :
SYNAVI, Muriel Guyon, direction@synavi.org
SCC, Yannis Jean, delegue-general@syndicat-scc.org
SYNDEAC, Vincent Moisselin, v.moisselin@syndeac.org
SNES, Philippe Chapelon, syndicat@spectacle-snes.org

Photo : Place Louis Pasteur, Avignon 2019 © AF&C.
La Rédaction

Le ministre de la Culture crée une cellule d'accompagnement des festivals 2020 pour faire face à la crise sanitaire du Covid-19  06/04/2020

Ambiance de rue Avignon 2019 © AF&C.
Devant les nombreuses incertitudes créées par la crise sanitaire et l'hétérogénéité des situations et des souhaits de chaque festival, Franck Riester, ministre de la Culture, souhaite apporter un accompagnement au cas par cas aux organisateurs.

En effet, si certains souhaitent déjà pouvoir annuler leur édition 2020, d'autres pour qui le confinement ne crée pas de retard dans la préparation de leur édition, souhaitent attendre l'évolution de la situation.

En lien avec les autres ministères, la cellule d'accompagnement s'appuiera sur les directions générales du ministère de la Culture et ses opérateurs, sur les directions régionales des affaires culturelles et les directions des affaires culturelles Outre-mer afin de recenser les différents besoins et ainsi d'adapter les réponses de l'État.

La cellule d'accompagnement est activée dès aujourd'hui et le restera jusqu'à la fin de la crise sanitaire.

Au-delà de leurs contacts avec leurs interlocuteurs locaux au sein des services de l'État, les organisateurs de festivals peuvent d'ores et déjà la joindre grâce à l'adresse électronique suivante :
festivals-covid19@culture.gouv.fr

Communiqué du Ministère de la Culture.

Photo : Ambiance de rue Avignon 2019 © AF&C.
La Rédaction

État d'urgence sanitaire Covid-19… Présentation d'un premier plan d'action en faveur des artistes-auteurs  28/03/2020

© DR.
Mobilisé depuis le commencement de la crise sanitaire pour aider le secteur de la culture à faire face à une situation d'une ampleur inédite, Franck Riester, ministre de la Culture, présente les dispositifs d'actions en faveur des artistes-auteurs dont la situation économique a été directement impactée par l'épidémie de Covid-19 et par les mesures prises pour limiter sa propagation.

Le ministre de la Culture s'est tout d'abord engagé à ce que les artistes-auteurs bénéficient d'un grand nombre des mesures d'urgence transversales annoncées par le Gouvernement. Il a également souhaité que des mesures sectorielles soient prises, à titre subsidiaire et complémentaire, pour s'assurer que l'ensemble des situations des artistes-auteurs, par nature hétérogènes, trouvent une réponse adaptée aux réalités de leur filière.

Franck Riester a ainsi déclaré : "La crise sanitaire causée par l'épidémie de Covid-19 a directement touché les artistes-auteurs dans leur activité quotidienne de création. Pour le monde de la Culture, cette crise a commencé dès la mi-mars 2020 avec l'interdiction des rassemblements, la fermeture des établissements scolaires et la brusque interruption des revenus annexes que les artistes-auteurs percevaient dans le cadre des actions d'éducation artistique et culturelle.

Pour répondre aux graves difficultés économiques que rencontrent d'ores et déjà les artistes-auteurs, tous les moyens et dispositifs seront mobilisés. Je veillerai à ce que toutes les situations, aussi diverses soient-elles, trouvent une solution au plus près des besoins du terrain et des secteurs."


En parallèle de ces premières mesures d'urgence, le ministre de la Culture a engagé une réflexion autour des mesures susceptibles d'encourager la relance de l'activité créative et culturelle du pays dans les meilleures conditions dès que la période d'état d'urgence sanitaire aura pris fin.

Le ministère de la Culture poursuivra ses échanges avec les collectivités locales, les organismes de gestion collective (OGC) et tous les autres acteurs venant en soutien aux artistes-auteurs afin d'assurer une bonne coordination des dispositifs de soutien et ainsi accompagner aux mieux les artistes-auteurs.

1. Mobilisation en faveur des artistes-auteurs des dispositifs d'accompagnement mis en place par le Gouvernement dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire.

La crise sanitaire est venue frapper un secteur fragile, déjà en proie à d'importantes difficultés ayant donné lieu à l'annonce d'un plan d'action ambitieux par le Ministre le 18 février 2020 à la suite de la remise du rapport de Bruno Racine.

Le ministre de la Culture s'est attaché à ce que les artistes-auteurs puissent bénéficier des mesures adoptées dans le cadre des ordonnances présentées en Conseil des Ministres du 25 mars 2020 et du 27 mars 2020 :

>> Bénéfice du fonds de solidarité de 1 milliard d'euros : les personnes physiques et morales exerçant une activité économique qui répondent aux critères d'éligibilité, notamment les artistes-auteurs, pourront bénéficier d'une aide jusqu'à 1 500 € issue du fond de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de Covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation.

>> Report ou étalement des loyers, des factures d'eau, de gaz et d'électricité : ces mêmes personnes pourront reporter intégralement ou étaler le paiement des loyers, des factures d'eau, de gaz et d'électricité afférents à leurs locaux professionnels et commerciaux. Pour les autres, en cas de non-paiement de ces factures, elles ne pourront pas se voir appliquer de pénalités, ni suspendre ou interrompre leurs fournitures.

>> b[Étalement des dettes fiscales et sociales :] les artistes-auteurs pourront demander à reporter leurs échéances sociales et/ou fiscales.

>> Bénéfice des prestations en espèce d'assurance maladie : les prestations en espèces d'assurance maladie délivrées par les régimes d'assurance-maladie pour les personnes faisant l'objet d'une mesure d'isolement ou de maintien à domicile et pour les parents d'enfant faisant l'objet d'une telle mesure, seront ouvertes aux artistes-auteurs dans le cadre de la gestion de l'épidémie de Covid-19.

>> Mobilisation de la garantie d'État au bénéfice du secteur culturel : afin d'assurer la continuité du paiement des auteurs d'œuvres représentées avant l'effectivité des premières mesures pour lutter contre le Covid-19, les entreprises débitrices de droits auprès des OGC et qui seront amenées à contracter un prêt de trésorerie pour payer ces sommes, pourront demander à bénéficier de la garantie de l'État.

En outre, le ministre de la Culture invite, au titre de la solidarité professionnelle, l'ensemble des acteurs à honorer autant que possible les engagements et contrats en cours afin que les artistes-auteurs ne voient pas leur rémunération "gelée" du fait de l'interruption d'activité.

2. Mise en place de mesures sectorielles, complémentaires et subsidiaires pour garantir que tous les artistes-auteurs trouvent une réponse adaptée à leur situation.

Conformément aux annonces effectuées le 18 mars 2020, le ministre de la Culture a demandé à ses opérateurs sectoriels (CNC, CNL, CNM, CNAP) de se mobiliser pour répondre aux difficultés spécifiques rencontrées par les artistes-auteurs.

Chaque opérateur sectoriel a donc engagé une concertation avec les représentants des artistes-auteurs concernés afin que les premières enveloppes budgétaires dégagées pour faire face à la crise sanitaire puissent bénéficier rapidement aux artistes-auteurs selon des conditions et modalités préalablement discutées. Chacun de ces opérateurs présentera prochainement les mesures envisagées. En outre, une grande partie des aides versées par les opérateurs sectoriels du ministère de la Culture (CNC, CNL, CNM, CNAP) dans le cadre des mesures d'urgences seront conditionnées au paiement des droits dus aux artistes-auteurs.

Par ailleurs, afin de faciliter la mise en place d'aides sociales par les organismes de gestion collective (OGC), le Gouvernement élargira le périmètre d'utilisation de la part des sommes collectées dans le cadre de la copie privée consacrées au financement de l'action culturelle ainsi que des sommes irrépartissables issues de la gestion collective obligatoire, afin qu'elles puissent également être consacrées au soutien économique des artistes-auteurs affectés par l'épidémie de Covid-19 et les mesures prises pour limiter sa propagation.

Communiqué du Ministère de la Culture

Nous sommes impatients maintenant de connaître les mesures d'aide spécifiques au spectacle vivant : intermittents, compagnies, théâtres privés, cirques, etc. (N.D.L.R.).
La Rédaction

[Covid-19] L'Adami se mobilise pour les artistes !  20/03/2020

© DR.
La situation des artistes, impactés dès les toutes premières mesures du gouvernement, est catastrophique : aux salaires non versés par l'annulation des spectacles, enregistrements ou tournages s'ajoute une diminution à prévoir de plusieurs millions d'euros de leurs rémunérations gérées par l'Adami à la suite de la fermeture des lieux publics sonorisés et de la baisse du chiffre d'affaires des radios par l'arrêt actuel de la publicité.

Face à cette situation, l'Adami se mobilise pour les artistes et met en œuvre des mesures exceptionnelles :

>> La continuité de nos services est assurée : respect du calendrier de répartition des droits (le paiement des droits audiovisuels de mars est confirmé), attribution des aides financières aux projets artistiques, conseil juridique, accueil artistes (téléphonique et en ligne).

>> Projets artistiques précédemment soutenus par l'Adami : pour les projets impactés (report ou annulation), maintien de l'aide financière attribuée sous condition du versement d'une indemnité aux artistes concernés. Près de 2 000 représentations seront indemnisées.
Toutes les productions visées pourront nous solliciter à nouveau pour le même projet dès que la diffusion reprendra.

>> Participation au fonds d'urgence "musique" : après concertation avec nos partenaires de la filière musicale, l'Adami apportera 500 000 € à ce fonds d'urgence qui sera géré par le Centre National de la Musique. Ce fonds, d'un montant de 11,5 millions d'euros, viendra en soutien des situations les plus urgentes en attendant que les mesures d'Etat s'appliquent aux secteurs culturels.

Nous restons également mobilisés pour les secteurs théâtral et chorégraphique avec lesquels les discussions se poursuivent.

À ce jour l'Adami mobilise 1,7 million d'euros de mesures exceptionnelles en faveur des artistes.

Les artistes membres du Conseil d'administration et les équipes de l'Adami adressent une pensée confraternelle aux artistes sans travail depuis déjà de longues semaines. Notre mobilisation ne faiblira pas.

Les locaux de l'Adami étant fermés, nos équipes restent néanmoins à votre disposition >>
Par téléphone : 01 44 63 10 00.
Par mail via le formulaire de contact du site adami.fr.
Et pour les artistes via le fil de messagerie de leur espace personnel Mon compte.

Communiqué de l'Adami.
La Rédaction

Mesures exceptionnelles de soutien aux intermittents et salariés du secteur culturel dans le cadre de la crise sanitaire  19/03/2020

Mesures exceptionnelles de soutien aux intermittents et salariés du secteur culturel dans le cadre de la crise sanitaire
Muriel Pénicaud, ministre du Travail, et Franck Riester, ministre de la Culture, annoncent des mesures exceptionnelles de soutien aux intermittents et salariés du secteur culturel dans le cadre de la crise sanitaire.

Afin de limiter les impacts sociaux de la crise sanitaire liée à l'épidémie du coronavirus, qui affecte particulièrement les intermittents du spectacle (artistes interprètes et saisonniers) et autres salariés (contrats courts…) du secteur culturel, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, et Franck Riester, ministre de la Culture, ont décidé de neutraliser la période démarrant le 15 mars et s'achevant à la fin du confinement de la population française pour :

>> le calcul de la période de référence ouvrant droit à assurance chômage et à droits sociaux pour les intermittents du spectacle (artistes interprètes et techniciens), afin de ne pas pénaliser les intermittents qui ne peuvent travailler et acquérir des droits pendant cette phase de l'épidémie du coronavirus ;

>> le calcul et versement des indemnités au titre de l'assurance chômage pour les intermittents du spectacle (artistes interprètes et techniciens) et autres salariés (contrats courts…) du secteur culturel, afin que les personnes arrivant en fin de droit pendant cette phase de l'épidémie puissent continuer à être indemnisées.

Le ministre de la Culture étudiera par ailleurs, en lien avec les professionnels et les organisations syndicales de salariés et d'employeurs, les dispositifs d'accompagnement qui permettront de soutenir l'emploi artistique à l'issue de l'épidémie.

Communiqué du ministère de la Culture.
La Rédaction

Crise sanitaire : premières mesures du ministère de la Culture en soutien au secteur culturel  18/03/2020

© DR.
"La crise sanitaire sans précédent qui touche notre pays frappe de plein fouet les acteurs de la culture. Nous devons tout mettre en œuvre pour assurer leur survie. C'est l'avenir même de notre modèle culturel qui est en jeu." Franck Riester.

Franck Riester, ministre de la Culture, est pleinement mobilisé pour soutenir les acteurs et professionnels de la culture en France qui sont frappés de plein fouet par la crise sanitaire du coronavirus.

Dès les premiers stades de cette crise, les acteurs et les lieux culturels se sont conformés et adaptés aux restrictions que l'évolution de la situation sanitaire imposait, dans un esprit de responsabilité et de civisme qui doit être salué.

Alors que les équipements culturels ont été amenés à fermer et face au choc sans précédent que cette crise constitue pour l'économie et l'emploi de la culture en France, il est urgent de répondre au risque de disparition des structures culturelles, notamment les plus fragiles. Il est aussi crucial de remédier aux conséquences de la situation sur les intermittents et les artistes-auteurs, qui sont au cœur de notre modèle de diversité culturelle.

Le Gouvernement a annoncé un ensemble de mesures transversales de soutien aux entreprises qui concernent évidemment les structures du secteur culturel qui y sont éligibles : accompagnement simplifié et renforcé du chômage partiel, délais de paiement des échéances sociales et/ou fiscales voire remises d'impôts directs, fonds de solidarité pour les petites entreprises, les indépendants et les micro-entreprises, lignes de trésorerie bancaires garanties par Bpifrance, etc. Par ailleurs, le remboursement des créances liées aux crédits d'impôts (cinéma, audiovisuel, international, spectacle vivant, production phonographique) pourra être accéléré en sollicitant la direction générale des finances publiques (DGFIP).

En complément des mesures annoncées, le ministre de la Culture a demandé à ses centres nationaux sectoriels (CNC, CNL, CNM, CNAP) ainsi qu'à l'IFCIC de se mobiliser pour faire face à l'urgence et répondre aux difficultés spécifiques rencontrées par les acteurs de la culture, dans les cas où les mesures transversales mises en place ne suffiraient pas à y répondre. Le ministre de la Culture demande à ces opérateurs de veiller à ce que ce premier volet d'aides d'urgence bénéficie également, dans chaque secteur, aux artistes-auteurs concernés.

D'autres mesures spécifiques viendront s'ajouter à ces premiers dispositifs de soutien.

L'IFCIC adaptera ses dispositifs afin d'accompagner les industries culturelles et créatives. Une franchise de remboursement en capital systématique de trois mois motivée par le contexte d'épidémie pourra par exemple être accordée.

Pour le cinéma et l'audiovisuel, un ensemble de mesures a été mis en place par le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) notamment en suspendant le paiement de l'échéance de mars 2020 de la taxe sur les entrées en salles de spectacles cinématographiques (TSA) pour soutenir leur trésorerie. Toujours dans cet objectif, le CNC s'est engagé à verser de manière anticipée les soutiens aux salles art et essai et à la distribution ; il continue à assurer le paiement de ses aides et travaille en outre à des mesures visant à assouplir les critères de mobilisation de ses soutiens. Enfin, toutes les subventions attribuées par le CNC aux manifestations annulées pour des raisons sanitaires leur resteront acquises si elles ont déjà été versées, ou seront effectivement payées si elles ne l'ont pas encore été.

Dans le champ des médias, il est fondamental de garantir l'accès à l'information de tous nos concitoyens, qui constitue un enjeu primordial dans le contexte actuel de crise : les mesures prises par le Gouvernement dans la gestion de la crise sanitaire en tiennent pleinement compte. Au-delà, des mesures d'adaptation seront prises (adaptation du plan de filière presse qui sera enrichi pour prendre en compte les effets de la crise sanitaire ; adaptation des procédures du Fonds de soutien à l'expression radiophonique (FSER) pour les radios associatives, etc.).

Pour la filière musicale, un fonds de soutien sera mis en place à destination des professionnels les plus fragilisés et doté par le Centre national de la musique (CNM) d'une première enveloppe de 10 M€, qui pourra être complétée par des financements externes. Le CNM suspendra également pour le mois de mars 2020 la perception des taxes sur la billetterie.

Pour le secteur du spectacle vivant hors musical, notamment le secteur du théâtre privé, des aides d'urgence pourront être allouées, à hauteur de 5 M€, afin de répondre aux difficultés rencontrées, en lien les organisations professionnelles, et avec une attention particulière au maintien de l'emploi. Concernant les structures labellisées ou subventionnées, une attention particulière sera apportée à chacune d'elle, en lien avec les collectivités territoriales impliquées dans leur financement, pour lui permettre de limiter les impacts de la crise.


Pour la filière du livre, un plan d'urgence doté d'une première enveloppe de 5 M€ est mis en place par le Centre national du Livre (CNL) pour répondre aux difficultés immédiates des éditeurs, des auteurs et des libraires. Les subventions versées par le CNL aux manifestations littéraires annulées pour des raisons sanitaires leur resteront acquises, pour les aider à faire face aux dépenses déjà engagées. Dans ce cadre, une attention particulière sera portée à la rémunération des auteurs qui devaient participer à ces manifestations. Le CNL va en outre reporter les échéances des prêts accordés aux libraires et aux éditeurs.

Pour les arts plastiques, un fonds d'urgence doté dans un premier temps de 2 M€ sera aussi créé en faveur des galeries d'art, des centres d'art labellisés et des artistes-auteurs et opéré par le Centre national des arts plastiques (CNAP) et les DRAC. Au-delà de ces aides directes, le CNAP va assouplir les modalités d'attribution de ses aides aux galeries. Les soutiens attribués pour la participation des galeries aux foires reportées leur resteront également acquis afin de les aider à faire face aux dépenses déjà engagées.

Le ministre de la Culture, en lien avec les organisations professionnelles, les organisations syndicales de salariés et d'employeurs et les organismes de gestion collective, souhaite par ailleurs étudier des mesures de soutien spécifiques pour accompagner tous les artistes-auteurs.

Le ministre de la Culture et la ministre du Travail travaillent actuellement à des mesures spécifiques en faveur des intermittents du spectacle (artistes interprètes et techniciens), qui ont vocation à être mises en œuvre rapidement.

Le ministre de la Culture demande aux structures les plus solides financièrement, ainsi qu'à ses opérateurs et aux structures subventionnées par l'Etat, de faire jouer la solidarité en payant les cessions prévues aux compagnies et en honorant les cachets des intermittents afin de ne pas les fragiliser.

Enfin, le ministre de la Culture va prendre l'initiative de se rapprocher très prochainement des collectivités locales, très impliquées dans le financement de la Culture dans notre pays, pour unir leurs actions, afin de soutenir au mieux nos acteurs culturels.

Communiqué du Ministère de la Culture.
La Rédaction

Nomination de Julie Deliquet à la direction du Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis  03/03/2020

TGP © DR.
Franck Riester, ministre de la culture, après échanges et en accord avec Laurent Russier, Maire de Saint-Denis et Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, a donné son agrément à la proposition de nommer Julie Deliquet à la direction du Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis.

Formée au Conservatoire de Montpellier, au Studio Théâtre d'Asnières, à l'École Internationale Jacques Lecoq et fondatrice du collectif In Vitro qu'elle anime depuis 2009, Julie Deliquet défend avec conviction le rôle citoyen du théâtre public. Associée au Théâtre Gérard Philipe depuis 2014, elle a pu tisser des liens approfondis avec le public de ce territoire, dans lequel elle s'est beaucoup investie et où elle a présenté son travail, réalisé avec le soutien du Festival d'automne, de la Comédie-Française, de l'Odéon, et de près de soixante-dix lieux en France qui ont coproduit ou programmé ses créations.

En s'appuyant sur Leïla Anis, Lorraine de Sagazan et sur son collectif In Vitro afin de créer une permanence artistique à Saint-Denis, Julie Deliquet propose d'axer sa direction au Théâtre Gérard Philipe sur la transmission. Une attention particulière sera portée aux jeunes éloignés des milieux de l'art et de la culture et en décrochage scolaire. Par ailleurs, Julie Deliquet entend faire du Théâtre Gérard Philipe une référence pour le repérage des nouveaux talents.

Julie Deliquet entend s'inscrire dans une forme de continuité et ainsi développer un projet ancré dans le territoire de Saint-Denis et de la Seine-Saint-Denis, territoires qui connaissent de multiples mutations. Les nouvelles dynamiques culturelles liées à la métropole parisienne, les enjeux liés à la place de la jeunesse, ou encore l'accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 sont autant de défis et d'opportunités qui invitent à réinventer les politiques culturelles publiques.

Julie Deliquet prendra ses fonctions rapidement, succédant ainsi à Jean Bellorini, nommé directeur du Théâtre National Populaire de Villeurbanne le 1er janvier 2020 après sept années à la direction du Théâtre Gérard Philipe.

Franck Riester tient à remercier Jean Bellorini pour son action à la direction du Théâtre Gérard Philipe. Il y a mené avec détermination un projet axé sur la création, la transmission et le travail d'action artistique sur le territoire.

Enfin, il se réjouit de l'arrivée de Julie Deliquet dans le réseau des centres dramatiques nationaux.

Communication du Ministère de la Culture.

Photo : TGP © DR.
La Rédaction

Création de la Troupe éphémère au TNP Villeurbanne  07/02/2020

Salle Roger Planchon © TNP.
Directeur du TNP depuis le 1er janvier 2020, Jean Bellorini a souhaité poser comme premier geste artistique la création de la Troupe éphémère.

Cette expérience a été initialement conduite au Théâtre Gérard Philipe - Centre dramatique national de Saint-Denis, que Jean Bellorini a dirigé de 2014 à 2019. Ainsi, chaque saison, était offerte une pratique théâtrale inédite, avec une vingtaine de jeunes âgés de quinze à vingt ans, amateurs de théâtre, débutants ou non.

À Villeurbanne, une sélection auprès de 146 candidats spontanés s'est déroulée les 25 et 26 janvier derniers. 34 personnes ont été retenues, 21 filles et 13 garçons âgés de 11 à 20 ans. Ils sont tous issus de milieux socioculturels variés et habitants de la Métropole de Lyon à l'exception de deux d'entre eux.

Le défi théâtral pour la saison 2020/2021 sera la création d'un spectacle en novembre 2020 programmé dans le cadre du Centenaire du TNP, avec des textes de Firmin Gémier, Jean Vilar et des textes poétiques choisis par les membres de la Troupe.

Les objectifs de la Troupe éphémère sont :
>> faire vivre à un groupe d'adolescents une expérience théâtrale forte accompagnée par des professionnels,
>> les impliquer dans un projet collectif fédérateur,
>> leur permettre de s'engager dans le pouvoir des mots et du langage, de prendre la parole et de s'en sentir légitime,
>> faire de cette expérience un vecteur d'accès à l'art et à la culture pour les participants et leurs proches.

Chaque saison la Troupe sera renouvelée afin de permettre à d'autres jeunes cette expérience immersive du théâtre.

Un calendrier est donc proposé à la Troupe éphémère avec notamment :
>> premières répétitions, découverte du plateau et du groupe en février 2020,
>> rencontre avec la Maison Jean Vilar, au TNP, en mai 2020,
>> voyage au festival d'Avignon avec spectacles du IN et rencontres avec des artistes, en juillet 2020,
>> création du spectacle pendant les vacances de la Toussaint qui se produira pendant le Centenaire du TNP en novembre 2020.

En parallèle, un parcours du spectateur sera mis en place pour les jeunes de la Troupe éphémère sur l'ensemble de la saison du Théâtre National Populaire.

Photo : Salle Roger Planchon © TNP.
La Rédaction

Le Prix Théâtre Adami 2019 a été décerné à Catherine Schaub et la Compagnie Productions du sillon  17/01/2020

Pompier(s)", mise en scène de Catherine Schaub © Giovanni Cittadini Cesi.
Le Prix Théâtre Adami, d'un montant exceptionnel de 35 000 €, est attribué à Catherine Schaub et la Compagnie Productions du sillon. Il sera remis par la comédienne Agnès Jaoui, marraine de l'édition. Elle sera accompagnée de Jean-Jacques Milteau, président et Anne Bouvier, vice-présidente du conseil d'administration de l'Adami et présidente du jury du prix.
La cérémonie de remise du Prix aura lieu le mardi 4 février 2020 à 18 h 30 à l'Adami.

Depuis 2012, ce prix a pour objet d'aider financièrement une compagnie pour la diversité de son activité, son talent de mise en scène et l'originalité de ses créations. Cette valorisation s'inscrit dans les missions originelles de l'Adami de défense et de gestion des droits des artistes, mais aussi l'accompagnement des artistes et le soutien de la création. Le jury est composé de membres du Conseil d'administration et des commissions artistiques de l'Adami. Catherine Schaub et la Compagnie Productions du sillon font suite à Côme de Bellescize et la Compagnie Théâtre du Fracas, lauréat 2018.

Catherine Schaub codirige, avec l'autrice Léonore Confino, la Compagnie Productions du sillon qui produit, soutient et diffuse des textes d'auteurs contemporains. Elle met en scène une quinzaine de pièces, parmi lesquelles : "Building", "Ring", "Les Uns sur les Autres", "Parlons d'autre chose", "1 300 grammes" et "Le Poisson belge" de Léonore Confino, ainsi que "Splendour" de Géraldine Maillet et "La Fossette bleue" de Raphaële Moussafir. Ces spectacles ont été représentés en France, Suisse, Belgique, Afrique. Catherine Schaub a mis en scène "Ring" en langue espagnole, à Buenos Aires. En 2017, elle pilote la troisième édition des Intrépides, projet initié par la SACD et consacré aux écritures féminines contemporaines. Six autrices écrivent et interprètent six monologues sur le courage féminin. Le spectacle se joue à Paris, Avignon, Genève et Barcelone. Il a été créé dans une nouvelle version au Luxembourg en novembre 2019.

Elle intervient pour le "Paris des femmes" et met en scène les textes de Marie Nimier, Brigitte Giraud, Ariane Ascaride et Sylvie Germain. Pour le festival Intimités publiques, elle dirige Samuel Labarthe et Jacques Frantz dans une adaptation d'Anne Rotenberg sur la correspondance entre Sartre et Camus, Raphaël et Julien Personnaz dans "Les Frères Pollock" de Jean-Benoît Patricot, et Héléna Noguerra dans un montage de texte sur Frida Khalo.

En 2017 et 2018, elle est invitée au festival Invitation aux voyages de Biarritz où elle dirige Claire Borotra sur une adaptation du roman "Une chambre à soi" de Virginia Woolf et Samuel Labarthe dans "L'Usage du monde" de Nicolas Bouvier.

Actualités de la compagnie

La Compagnie Productions du sillon est actuellement en résidence au théâtre du Chesnay dirigé par Xavier Brouard. Suite à la création de "PompierS" jouée au Théâtre du Rond-Point cet automne, la compagnie présentera le spectacle "Old Up" : un monologue écrit par Jean Benoit Patricot, auteur également de la pièce "PompierS". Il s'agit du témoignage de la vie quotidienne d'une aide-soignante travaillant en EHPAD. La première de ce texte, interprété par la comédienne Tessa Volkine, aura lieu le 24 janvier au Chesnay.

En octobre et novembre 2020, "PompierS" sera en tournée en France et en Suisse. En 2021, Catherine Schaub mettra en scène le puissant texte de l'auteur franco-québécois Martin Bellemare "La Liberté". La compagnie sera au festival d'Avignon 2021 avec "PompierS" et "Old Up".

>> Plus d'informations sur la compagnie

Prix Théâtre Adami 2012 : Igor Menjinksy et la Compagnie Les sans cou.
Prix Théâtre Adami 2013 : Fabian Chapuis et la Compagnie Orten.
Prix Théâtre Adami 2014 : Jean-Christophe Dollé - Clotilde Morgiève et le Fouic Théâtre.
Prix Théâtre Adami 2015 : Laurence Février et la Compagnie Chimène.
Prix Théâtre Adami 2016 : Quentin Defalt et la Compagnie Teknaï.
Prix Théâtre Adami 2017 : Jean-Christophe Blondel et la Compagnie Divine Comédie.
Prix Théâtre Adami 2018 : Côme de Bellescize et la Compagnie Théâtre du Fracas Comédie.

>> adami.fr

Photo : Pompier(s)", mise en scène de Catherine Schaub © Giovanni Cittadini Cesi.
La Rédaction

Nomination de Richard Brunel à la direction de l'Opéra national de Lyon  23/10/2019

© Opéra national de Lyon.
Franck Riester, ministre de la Culture, agrée la candidature de Richard Brunel à la direction générale de l'Opéra national de Lyon, sur proposition de Gérard Collomb, maire de Lyon, et en accord avec Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon, le conseil d'administration de l'Opéra national de Lyon sous la Présidence de Rémy Weber. Richard Brunel prendra ses fonctions à compter du 1er septembre 2021.

Richard Brunel dirige actuellement le Centre Dramatique National de Valence dont il a fait un lieu majeur de production en France. Formé à la mise en scène au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris auprès de Robert Wilson, Krystian Lupa, Peter Stein et Patrice Chéreau, c'est en 2005 à l'Opéra national de Lyon que Richard Brunel crée sa première mise en scène d'œuvre lyrique. Il a depuis mis en scène de nombreuses productions tant d'œuvres du répertoire (Mozart, Donizetti, Berlioz, Poulenc, etc.), que de créations (Philip Glass, Thierry Escaich, Marco Stroppa…) en France et en Europe.

Il est notamment invité à plusieurs reprises au Festival d'Aix-en-Provence ("L'infedeltà delusa" de Haydn, "Les Noces de Figaro" de Mozart), à l'Opéra de Lille ("Le Trouvère" de Verdi), à l'Opéra-Comique ("Albert Herring" de Britten). "Le Cercle de craie" de Zemlinsky est sa dernière création à l'Opéra national de Lyon. Il a notamment travaillé avec Susanna Mälkki, Lothar Koenigs, Roberto Rizzi Brignoli, Jérémie Rhorer, Alexander Soddy…

Avec toutes les forces vives de l'Opéra national de Lyon, il développera un projet lyrique et chorégraphique ambitieux mêlant de grandes oeuvres du répertoire, des redécouvertes d’œuvres rares et des créations contemporaines. Fort de son expérience, et avec la complicité du chef principal Daniele Rustioni, il veillera à prolonger le rayonnement international et régional de l'institution. Il explorera de nouveaux processus de création qui permettront aux compositeurs, aux chefs d'orchestre, aux metteurs en scène et chorégraphes de la nouvelle génération de faire œuvre à Lyon aux côtés des grands noms d'aujourd'hui. Il portera une grande attention à la jeunesse, à la diversité et à l'accessibilité de tous les publics à l'Opéra national de Lyon, en dialogue permanent avec la cité.

Avant de prendre la direction en septembre 2021, Richard Brunel aura deux ans pour préparer ses premières programmations et assurer une liaison cohérente et efficiente avec Serge Dorny, l'actuel directeur général.

Franck Riester tient à saluer l'action de Serge Dorny, qui a su marquer de manière durable et remarquable la direction de l'Opéra national de Lyon, et déployer avec audace et innovation une programmation rythmée entre répertoire et créations, en attirant des interprètes, metteurs en scène et chorégraphes de tous les horizons.

Serge Dorny a également ouvert l'opéra sur la Ville et le territoire, en tissant des coproductions et tournées et en menant des actions culturelles de haute qualité. Serge Dorny a enfin considérablement développé les ressources propres, de mécénat et de coproduction pour l'opéra. Son travail a été reconnu par de nombreuses récompenses internationales, qui font aujourd'hui de l'Opéra national de Lyon une référence incontestable dans le monde lyrique européen.

Franck Riester salue l'engagement absolu de Serge Dorny au service du rayonnement de l'art lyrique dans un projet ambitieux de partage avec toutes et tous".
La Rédaction

Le Préau Centre Dramatique National de Normandie, Vire (14), recrute un(e) administrateur(trice)  04/10/2019

Le Préau Centre Dramatique National de Normandie, Vire (14), recrute un(e) administrateur(trice)
Au sein du CDN de Normandie - Vire, pôle national de ressources du spectacle vivant en milieu rural, lieu de création et de programmation, en lien avec une équipe de vingt personnes et sous l'autorité de Lucie Berelowitsch, directrice, et Sébastien Juilliard, directeur adjoint, l'administrateur(trice) assurera les missions suivantes :

Gestion administrative et financière de la SARL

> Établissement, suivi et contrôle des budgets, du plan de trésorerie et des bilans financiers,
supervision de la comptabilité en lien avec la cheffe comptable et le commissaire aux comptes,
> veille juridique et fiscale, mise en œuvre et suivi des évolutions légales ou réglementaires, gestion des contrats d'assurance et des relations avec les établissements bancaires.
> Suivi des relations avec les tutelles et les financeurs.
> Élaboration et suivi des dossiers de demandes de subvention, et des éléments de bilan (en particulier UNIDO, chiffres sur l'emploi artistique, statistiques de fréquentation, etc.), recherche de nouveaux financements.

Gestion des ressources humaines et animation de l'équipe permanente

> Supervision des contrats et fiches de paie, veille sociale.
> Gestion des mouvements de personnel.
> Gestion et suivi de la vie sociale du CDN.
> Animation des réunions internes et coordination.

Gestion des productions

> Évaluation financière, montage et suivi des budgets des productions déléguées du CDN, négociation et rédaction des contrats d'artistes et des spectacles, suivi des projets dans leurs phases de production et de diffusion.
> Coordination des accueils des compagnies (résidence ou diffusion).
> Évaluation financière, montage et suivi des actions de formations et de sensibilisation.

Elle participera par ailleurs, aux côtés de la directrice et du directeur adjoint, à la réflexion stratégique concernant l'activité et le développement du CDN.

Profil souhaité

- Formation supérieure en gestion et administration.
- Expérience professionnelle dans le domaine du spectacle vivant.
- Maîtrise des législations fiscales et sociales.
- Bonne connaissance des réseaux et institutions culturelles nationales.
- Sens du travail en équipe, rigueur, capacité d'organisation, d'anticipation, d'analyse et de synthèse, disponibilité (permanences régulières en soirée).
- Aisance relationnelle et rédactionnelle.

Conditions d'emploi et de rémunération

> CDI, groupe 2, salaire selon la grille Préau et la grille de la CCNEAC et expérience.
> Avantages : prime de fin d'année, mutuelle santé, tickets restaurants.

Candidature
Merci d'envoyer vos candidatures (lettre de motication + CV détaillé) à s.juilliard@lepreaucdn.fr

Date limite du dépôt des candidatures : 28 octobre 2019
Entretiens du 6 au 8 novembre 2019
Prise de poste janvier 2020

Renseignements : 02 31 66 16 00.
>> lepreaucdn.fr
La Rédaction

Nomination de Thomas Jolly à la direction du Quai, centre dramatique national d'Angers  21/09/2019

Nomination de Thomas Jolly à la direction du Quai, centre dramatique national d'Angers
Nomination de Thomas Jolly à la direction du Quai, centre dramatique national d'Angers

Franck Riester, en plein accord avec Christophe Béchu, maire d'Angers, et Christelle Morançais, présidente de la Région Pays-de-la-Loire, a donné son agrément à la proposition du jury de nommer Thomas Jolly à la direction du Quai, centre dramatique national d'Angers.

Né en 1982, Thomas Jolly est comédien et metteur en scène au sein de sa compagnie "La Piccola Familia". Ancien élève de l'école supérieure nationale du Théâtre National de Bretagne et accompagné depuis toujours par un grand nombre de théâtres sur le territoire, il est un enfant de la décentralisation théâtrale dont il revendique l'héritage. Il a su conquérir les professionnels comme le grand public par ses mises en scène d'"œuvres monstres", comme "Henri VI" de Shakespeare, qui a marqué le public du Festival d'Avignon en 2014, où "Thyeste" de Sénèque, présenté en 2018 dans la Cour d'Honneur de ce même festival. Partisan d'un théâtre populaire, exigeant et festif, il a également mis en scène des opéras comme "Eliogabalo" de Cavalli ou "Fantasio" d'Offenbach.

Pour le Quai, il a proposé un projet pleinement en phase avec ce qui constitue l'ADN de ce lieu unique : une maison d'artiste, un carrefour bouillonnant, une programmation audacieuse, riche de la diversité des pratiques et des esthétiques, en prise avec son territoire et ouverte sur le monde. Convaincu que des outils comme le Quai permettent à chacun de "pouvoir aller au théâtre", il souhaite relever le défi de donner l'envie à tous de "vouloir aller au théâtre" et les clés pour "savoir aller au théâtre". Tirant parti de l'architecture singulière du Quai, Thomas Jolly fera ainsi du forum le lieu d'une "saison mitoyenne" de formes hybrides, accessibles aux simples curieux comme aux spectateurs avertis.

Plaçant la présence artistique au cœur de son projet, il a prévu de s'entourer de 4 à 6 comédiens, qui incarneront au quotidien le lieu, mais aussi d'une "constellation" d'artistes invités au sein de "l'atelier de création". Artiste de texte, Thomas Jolly constituera enfin un "Département d'écriture pour la scène contemporaine", conçu comme un "générateur de textes" susceptible de dire le monde d'aujourd'hui.

Il prolongera ainsi le travail mené par Frédéric Bélier qui a marqué de son empreinte l'histoire récente de ce lieu. Franck Riester salue avec chaleur "l'attention sans cesse renouvelée de Frédéric Bélier-Garcia à la diversité des formes et sa capacité à susciter l'enthousiasme du public". Ce dernier poursuivra son travail au sein de sa compagnie avec le soutien du ministère de la Culture.

Photo : Le quai vu de La Maine © DR.
La Rédaction

Nomination de Muriel Mayette-Holtz à la direction du Théâtre National de Nice - CDN  03/08/2019

© DR.
Franck Riester, ministre de la Culture, a donné son agrément à la proposition de nommer Muriel Mayette-Holtz à la direction du Théâtre National de Nice - Centre dramatique national.

Comédienne, metteuse en scène et pédagogue, Muriel Mayette-Holtz fut sociétaire de la Comédie-Française à partir de 1988 avant d'en devenir Administratrice générale en 2006, poste qu'elle occupa jusqu'en 2014. Première femme à la direction de l'établissement public prestigieux, elle a ensuite été nommée à la direction de l'Académie de France à Rome - Villa Médicis.

Son projet pour le Théâtre National de Nice s'articule autour de la présentation des grands textes européens afin d'en permettre l'accès à un public nombreux et renouvelé sans exclure les écritures scéniques de notre temps, qui entreront en écho avec le répertoire. Elle souhaite donner une identité propre au CDN, en développant des liens forts avec les théâtres de "l'Europe de la Méditerranée" (Italie, Espagne, Portugal, Grèce).

Tout en augmentant les séries de représentations au théâtre et en densifiant les tournées régionales, nationales et internationales des productions du Théâtre National de Nice, Muriel Mayette-Holtz envisage un travail de proximité et d'échanges avec les structures et les équipes du territoire, une forte implication aux côtés des acteurs du champ éducatif et des amateurs. Le Théâtre National de Nice se rapprochera aussi des écoles supérieures d'art dramatique à des fins d'insertion de jeunes comédiens.

Son ambition est bien d'œuvrer à ce que le lieu prenne toute sa place de référence nationale et européenne tout en s'ouvrant plus avant sur la ville et ses habitants dans leur diversité.

Elle prendra la direction du Théâtre National de Nice le 1er novembre 2019 et succédera à Irina Brook, qui fait le choix de poursuivre ses activités en compagnie et dont le Ministre salue "l'engagement sans faille auprès de tous les publics, notamment jeunes, pour leur faire partager le plaisir du théâtre et de la langue de Shakespeare".

Photo : © DR.
La Rédaction

Alexander Neef nommé directeur préfigurateur de l'Opéra national de Paris  25/07/2019

© Agathe Poupeney/OnP.
Alexander Neef a été nommé directeur préfigurateur de l'Opéra national de Paris par le Président de la République, sur proposition de Franck Riester, ministre de la Culture.

De nationalité allemande, Alexander Neef, 45 ans, débute sa carrière comme chargé de production du Festival de Salzbourg, avant de rejoindre l'administration artistique de la RuhrTriennale, festival multidisciplinaire. Sollicité par Gérard Mortier, il rejoint l'Opéra national de Paris en 2004 en qualité de responsable du casting, et l'accompagne ensuite dans l'élaboration de sa programmation au New York City Opéra. Depuis 2008, il est directeur général de la Canadian Opera Company et assure la direction artistique de l'Opéra de Santa Fe depuis l'été 2018.

Alexander Neef devra faire rayonner l'Opéra national de Paris à l'international en s'appuyant sur toutes les forces et les potentiels de l'établissement. Il développera un projet lyrique ambitieux, qui accordera une place importante au répertoire français, et conjuguera le maintien d'un haut niveau artistique avec les enjeux de la démocratisation, de la recherche de nouveaux publics et du développement de l'éducation artistique. Il développera une offre culturelle et artistique novatrice pour la Salle Modulable de l'Opéra Bastille.

Avant de prendre les rênes de l'établissement à l'automne 2021, Alexander Neef aura deux ans, en sa qualité de directeur préfigurateur, pour préparer ses premières programmations. Il participera en outre aux chantiers d'organisation conduit par Stéphane Lissner qui quittera ses fonctions à l'été 2021.

Le Conseil d'Administration a été renouvelé, permettant ainsi la nomination de trois personnalités qualifiées: Patricia Barbizet, présidente du fonds d'investissement Temaris & Associés, Jean-Pierre Clamadieu, président du groupe Engie, et Stéphane Richard, président-directeur général d'Orange. Sur proposition du Conseil d'Administration Jean-Pierre Clamadieu est nommé par le Président de la République, et après avis du Conseil des Ministres du 24 juillet 2019, président du Conseil d'Administration.

Jean-Pierre Clamadieu a présidé le comité d'audition, composé de Laurent Baye, directeur général de la Philharmonie de Paris, James Colon, chef d'orchestre, Sylviane Tarsot-Gillery, directrice générale de la Création artistique et Sacha Waltz, chorégraphe, qui a entendu les différents candidats.

Franck Riester tient à saluer l'action de Stéphane Lissner qui a su depuis 5 ans, déployer non sans audace une programmation équilibrée entre répertoire et créations, en attirant des interprètes, metteurs en scène et chorégraphes de tous les horizons. Il a ainsi hissé au plus haut les couleurs de l'Opéra national de Paris sur la scène internationale. Le ministre l'en remercie avec reconnaissance. Stéphane Lissner a en outre considérablement développé les ressources propres et entrepris des discussions sur l'organisation de l'établissement qui porteront leurs fruits dans les prochaines années. Franck Riester souhaite que Stéphane Lissner puisse, le moment venu, mettre ses immenses compétences au service de nouveaux projets.

Photo : "Joyaux", 2009, ballet de George Balanchine © Agathe Poupeney/OnP.
La Rédaction

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"Underground" Éloge du risque amoureux

L'amour comme les angelots n'a pas de sexe. Même les amours les plus charnels, les plus dévastateurs, les plus profonds, les plus troublants. Oui, c'est étrange d'énoncer cela. Mais c'est ici le propos central d'"Underground". Underground, le métro en anglais, et plus symboliquement ici, telle l'image des entrailles sinueuses et enfouies de l'être intime, là où dorment les désirs cachés, indiscrets, inavouables, mais surtout les désirs inconnus et les peurs.

"Underground" explore cette faille des êtres humains, que l'ordre établi, la conscience et la puissance de l'éducation morale dissimulent pour que les normes sociales dominent. La jeune femme, interprétée avec une sensibilité troublante par Clémentine Bernard, seule sur scène, semble pourtant extrêmement classique, anodine, assise dans sa rame de métro. Mais c'est son discours intérieur qu'elle nous partage alors, une voix grâce à laquelle elle va nous emporter vers l'histoire qui l'attend et l'émotion qui va faire résonner son corps, de sa peau jusqu'au plus profond de son être.

Le début du texte la saisit au moment de sa rupture avec l'homme convenable et convenu que la vie lui destinait. Une vie normale, faite de projets d'enfants et de vacances, faite d'un quotidien bien balisé, d'un ordinaire applaudi par tous : familles, amis, rencontres. Une ouverture qui semble comme le début d'un exil obligé. Elle a perdu ce conventionnel qui l'habillait comme une armure. Elle est égarée dans ce métro comme dans un dédale sans issue.

Bruno Fougniès
11/01/2022
Spectacle à la Une

Piquer en plein cœur au théâtre La Flèche, Paris, Jeudi 6 Janvier, 21 heures…

Comment démarrer cette chronique ? Par une citation ? "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé", Lamartine. Oui ! Qu'en dirait Laurent Orry ?

© Fabien Montes.
Ah ! Oui. Laurent Orry, c'est l'acteur impeccable vêtu d'un vieux manteau usé et poussiéreux qui, pendant 1 h 15, déploie toute sa force, son énergie mais surtout sa palette d'émotions au service de ce délicieux texte écrit par Alessandro Baricco : "Novecento".

Il interprète Tim Tooney, trompettiste, qui pendant plusieurs années jouera aux côtés de son grand ami Novecento, pianiste génial et hallucinant dont les notes dépasseront même l'océan !

Novecento est donc le héros. C'est dans un carton à chaussures déposé sur le piano de la salle de bal d'un paquebot que Novecento commence sa vie, recueilli par un homme d'équipage… et c'est là que démarre l'histoire.

Et ! Quand Novencento rencontre Tim Tooney, comme une tempête en pleine mer, la secousse est grande, les oreilles agitées et le regard fixe pour ne rien manquer de ce spectacle de vague… à l'âme…

Si ! Car le cœur de Tim Tooney est lourd de peine quand il repense à son ami disparu qui jamais n'avait de son vécu touché la terre ferme. Novecento, sa vie, c'était le paquebot, la mer, les visages des voyageurs entre l'Europe et l'Amérique qui l'inspiraient et ont fait de lui un virtuose mais aussi un homme perdu au milieu de l'océan qui n'a jamais su d'où il venait, qui il était et, de la terre ferme, en a développé une vraie névrose.

Isabelle Lauriou
10/01/2022
Spectacle à la Une

"Fragments" d'Hannah Arendt Du 5 au 8 février 2022 à l'Espace Rachi

Bérengère Warluzel et Charles Berling nous invitent, à travers les mots d'Hannah Arendt, à aimer cette faculté inhérente à la nature humaine : penser. Non, penser n'est pas réservé à une élite, bien au contraire. Penser peut être une aventure joyeuse pour chacun, en plus d'être une jubilation et un enthousiasme qui se partagent.

© Vincent Berenger/Châteauvallon-Liberté - Scène Nationale.
"L'essentiel pour moi, c'est de comprendre : je dois comprendre", dit Hannah Arendt. Au fil de ses textes philosophiques et politiques, mais aussi, et c'est moins connu, ses escapades poétiques, Hannah Arendt a construit une œuvre singulière et inclassable. Bérengère Warluzel y a plongé, en a choisi ces Fragments qui résonnent particulièrement aujourd'hui.

Une table, des chaises, les notes d'un piano… ce n'est pas une biographie, mais un parcours ludique, une traversée partagée et qui ouvre l'accès à la liberté de penser pour soi-même autant qu'à une volonté de comprendre en tant que citoyen et citoyenne dans le monde que nous habitons.

Celle qui voulait avant tout "penser sans entraves" s'adresse à nous et nous invite à penser avec elle.

"La pensée (…), conçue comme un besoin naturel de la vie (…) n'est pas la prérogative d'une minorité, mais une faculté constamment présente en chacun de nous."
François Rodinson.

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14/01/2022