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La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Lyrique

L'Opéra de Paris reste ouvert ! - 11/02/2021

Depuis la fermeture des lieux culturels, l'Opéra de Paris doit faire face à de sérieux défis sanitaires et logistiques pour continuer ses activités. Répétitions et créations se poursuivent néanmoins. Actuellement sur son site, sur la page l'Opéra chez soi, on peut redécouvrir une magnifique "Flûte enchantée" dans la production de Robert Carsen pour le prix d'une place de cinéma, mais aussi...  

"Vivian : Clicks and Pics", un opéra d'aujourd'hui - 29/09/2020

L'opéra de chambre inspiré de l'œuvre de la photographe Vivian Maier sera créé au Théâtre de Caen le 13 octobre avant une tournée dans toute la France. Le livret de "Vivian : Clicks and Pics", adapté de "Toute entière" de Guillaume Poix, est sans aucun doute l'argument d'une création des plus originales entre opéra, concert photographique et performance argentique. Une œuvre qui se veut...  

Une "Traviata" de rêve à l'Opéra de Bordeaux - 22/09/2020

L'opéra de Verdi, dans une mise en scène adaptée de Pierre Rambert, brille par sa distribution de haut vol et un orchestre inspiré sous la baguette de l'excellent directeur musical maison, Paul Daniel. Le couple formé par le ténor Benjamin Bernheim et la soprano Rachel Willis-Sørensen fera date. Après six mois de diète lyrique, c'est un vrai bonheur de retrouver la scène, des chanteurs, un...  

"Je tire la sonnette d'alarme !" - 23/06/2020

Le ténor Sébastien Guèze, comme beaucoup d'artistes et d'acteurs du monde culturel, a beaucoup réfléchi pendant le confinement. Inquiet de l'absence de perspectives pour tout un pan de la culture à ce jour, il vient de publier un texte de réflexion sur ce que pourrait être l'opéra de demain. Christine Ducq - Comment s'est passé ce confinement ? Où étiez-vous ? Sébastien Guèze - J'étais chez moi à...  

Irrésistible Manon ! - 09/03/2020

L'Opéra de Paris présente une nouvelle production de la "Manon" de Massenet. Avec une distribution de chanteurs remarquables et dans la mise en scène de Vincent Huguet, cette œuvre un peu datée nous charme malgré une fosse décevante. Des vingt-cinq opéras de Massenet, on ne joue guère plus que "Werther" et "Manon". Avec raison. Si l'opéra romantique trouve un de ses plus beaux crépuscules (un...  

Un "Parsifal" retrouvé au Capitole de Toulouse - 06/02/2020

Pépite au sein d'une saison riche, le "Parsifal" d'Aurélien Bory fera date dans la belle histoire wagnériste du Capitole. Avec une distribution de haut vol qu'ont dominée Matthias Goerne et Nikolaï Schukoff, le chef Frank Beermann a porté l'orchestre maison et les chœurs au sommet de l'élévation spirituelle attendue. Dans son "Richard Wagner à Bayreuth" (1) pourtant si ambivalent vis-à-vis du...  

Les Maîtres Chanteurs du "Prince Igor" à Bastille - 30/11/2019

Entrée fracassante au répertoire de l'Opéra national de Paris du "Prince Igor" d'Alexandre Borodine. La belle partition du plus original des membres du Groupe des Cinq se révèle parfaitement défendue par une distribution de très haute volée sous la direction racée et puissante de Philippe Jordan. Il est des soirs historiques telle cette entrée au répertoire de l'unique opéra d'Alexandre Borodine,...  

"Lear" à l'Opéra Garnier, plus Beckett que Shakespeare ? - 26/11/2019

Reprise à l'Opéra national de Paris de la production de Calixto Bieito du "Lear" d'Aribert Reimann. Avec une distribution quasi inchangée des plus talentueuses dans un spectacle qui évoque plus Beckett que Shakespeare, l'opéra de Reimann créé en 1978 à Munich ne convainc pourtant pas. La pièce de Shakespeare qui fit reculer de nombreux compositeurs (dont Verdi, pourtant grand amateur du...  

Romie Estèves nous enchante au Festival de Laon - 22/11/2019

Avec son complice Jérémy Peret à la guitare, la mezzo Romie Estèves a brillamment clos la 31e édition du Festival de Laon avec son spectacle "Vous qui savez ce qu'est l'amour". Ils ne sont pas si nombreux ces spectacles dont on ressort enchanté(e) avec le sentiment, de surcroît, que l'on vient de dénicher la pépite rare. C'est pourtant l'exact état dans lequel nous sortons de ce théâtre musical...  

Une rentrée qui a de la classe pour les jeunes artistes de l'Académie de l'Opéra de Paris - 27/09/2019

Rentrée des classes pour les 23 jeunes artistes et les 13 artisans d'art de l'Académie. Avec un premier concert très prometteur d'une équipe presque entièrement renouvelée, la saison s'ouvre sous de bons auspices. Transmission, formation et création sont les maîtres mots de la mission que s'est donnée l'Académie de l'Opéra de Paris depuis 2015 - poursuivant celle de l'Atelier Lyrique - en...  
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À découvrir

"Ma B.O. en couleurs" Silvano Jo… J'ai la mémoire qui chante…

"Et si pour toi, là bas c'est l'paradis Dis-toi qu'dans leur p'tite tête l'paradis C'est ici hum! C'est ici" Jean-Louis Aubert.
Le paradis c'est, un dimanche, rejoindre quelques amis.

© Laurence Guenoun.
Le paradis, c'est passer quelques instants, masqués, oui ! (Monsieur le président !) À échanger des mots avec quelques invités triés sur le volet. Non pas par prétention, mais par précaution puisque le virus circule et qu'il est, paraît-il, plus virulent, en petit comité.
Le paradis c'est, un dimanche pluvieux, se retrouver pour soutenir un artiste talentueux qui, l'espace d'un instant, transforme son loft en café-théâtre pour partager un spectacle bien vivant.

L'artiste s'appelle Sylvain mais son nom de scène est "Silvano". Et il nous offre, sur une heure, un show truffé de bons mots, de chansons d'aujourd'hui et d'avant, puis de costumes délirants.

Quel plaisir d'assister, presque clandestinement, au bonheur d'un comédien désireux de jouer, de se montrer, et de partager ; le tout accompagné par un musicien charmant et classieux.

Le paradis, pour lui, pour les deux, serait de se retrouver dans un théâtre. Vous savez, le théâtre, ce lieu où des individus de tous les horizons, le soir ou la matinée venus, se rejoignent pour entendre, écouter, savourer des textes d'auteurs, morts ou vivants ? Ces lieux dont on ne sait peu de choses en ce moment, excepté les grands… et encore… on se demande parfois qui ils intéressent vraiment ?

Isabelle Lauriou
05/02/2021
Spectacle à la Une

"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins

L'ombre fantomatique du vieux Roi légendaire n'est pas prête à laisser en paix les générations qui se suivent, tant les interrogations posées par William Shakespeare sont d'une historicité atemporelle. Désirs de pouvoir et de sexe intimement reliés l'un à l'autre pour les rendre consanguins, trahison et fidélité à un moi idéal déposé en soi par les vœux des pères, guerres des sexes et guerres intestines ou intracommunautaires se recouvrant à l'envi, ce magma incandescent parle en nous comme une matière en fusion à jamais constitutive de l'humain.

© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.

Yves Kafka
15/01/2021
Sortie à la Une

J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021