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La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Humour

Roukiata Ouedraogo intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown - 08/02/2019

Roukiata Ouedraogo présente son spectacle "Je demande la route". Difficile de ne pas lui répondre que la route est droite et belle en saluant tout le talent dont elle fait preuve sur scène. Roukiata Ouedraogo est pour ainsi dire une princesse qui, ayant découvert le secret des griots et leur art de raconter, donne corps et parole à tous les personnages qui ont marqué sa vie. Elle fait ainsi...  

Jérémy Lorca… La sensuelle légèreté de l'homo comicus - 28/01/2019

Après "bon à marier", Jérémy Lorca, est de retour sur la scène parisienne avec "Viens, on se marre" où il nous parle de sodomie, de féminisme, d'homophobie, de romantisme, de morbaques… et de plein d'autres choses aussi vivantes et croustillantes les unes que les autres. Sortant du classique stand-up, il use d'un cadre autobiographique à la franchise déconcertante où sa sincérité et son humour...  

"Des Papilles dans le Ventre"… Pièce montée avec gourmandise - 08/11/2018

Kim Schwarck a de l'entrain, du tonus, une joyeuseté à renverser toutes les mauvaises humeurs. Dans sa création, elle raconte l'histoire de ses gourmandises, de ses envies culinaires et de sa passion de la cuisine. C'est un petit théâtre qui vient juste d'ouvrir, niché dans le onzième arrondissement de Paris. Pour le trouver, il faut pousser un porche et, là, une cour rectangulaire entourée de...  

Libre, homo, sourire charmeur, l'humour en plus, Jérémy Lorca est "bon à marier" ! - 15/12/2017

C'est son premier spectacle. Il est drôle, surprenant, vif, parfois pétillant comme un verre de champagne dans un vernissage "bobo" et, en même temps, doué d'une réelle humanité. Il se nomme Jérémy Lorca, son spectacle est en partie autobiographique et son écriture tout en finesse et sensibilité, à l'humour calibré et à la volonté perfectionniste, l'a aussi conduit au roman*. Bref, un talent...  

Popeck : toujours là... Même pas mort ! - 04/11/2017

"To be or not to be has been ? That is the question." Pour les plus de 75 ans, traduction : "Être ou ne pas être dépassé ? Telle est la question". Pour les moins de 15 ans, traduction : "Est-il mieux d’être dépassé de mode ou d’avoir son caleçon qui dépasse, à la Kev Adams ?" Je souris. Je ris, rigole, m’éclate, me tape une bonne tranche de rigolade. Aïe aïe aïe… Je fais rire avec des gros...  

"Bled Runner"… Fellag, le combattant humoriste - 08/03/2017

Fellag, l'humoriste algérien, est de retour, offrant comme à son habitude une palette de situations dans laquelle il s'amuse à détourner les fleuves, allumer les contre-feux dans un humour où les situations sont poussées jusqu'à l'absurde pour bousculer les contextes sociaux, religieux et politique de l'Algérie. Menacé de mort en Algérie, rassurez-vous le reste de l'article est plus joyeux,...  

"Ça ira mieux demain"… Alévêque ne se fait pas prier pour en remettre ! - 04/11/2015

Alévêque, en pourfendeur de la morosité, joue les "Don Quichotte" sur scène. Il se bat, tel un soldat des temps modernes qui en a sa claque, contre l'ambiance morne et triste. Mais oui, ça ira mieux demain pardi ! J'ai hésité à écrire cet article. Mais il est difficile de passer sous silence un soldat qui s'est battu contre la dette et les banques et qui aujourd'hui s'attaque à la morosité. Dans...  

Guigue et Plo sont sur le même batô... C'est pas du Nô mais c'est rigolô ! - 05/09/2016

Reprise ! Les duos comiques ne sont pas le genre le plus prisé dans le domaine de l'humour. Celui-ci impose souvent la création de personnages solides, bien cadrés, et une écriture, une mise en scène très éloignées du minimalisme du stand-up. Pourtant, c'est à cet exercice que se sont confrontés deux jeunes comédiens... plus connus (mais pas encore assez) sous le nom de Guigue et Plo. Comme dans...  

•Molières 2018• Le stand-up caustique, trash mais hilarant de la mutine et espiègle Blanche Gardin - 29/05/2018

Âmes sensibles s'abstenir, spectacle interdit au moins de seize ans... Ne vous attendez pas au pire, ça va être encore pire... Car Blanche Gardin dépasse les bornes, les limites, fait valdinguer les tabous... Et tout ça, avec une frimousse de séraphine et surtout un insolent talent. Bref c'est jouissif, hilarant et réveille nos neurones façon chaise électrique ! Rarement stand-up aura été aussi...  

Le stand-up caustique, trash mais hilarant de la mutine et espiègle Blanche Gardin - 29/04/2015

Âmes sensibles s'abstenir, spectacle interdit au moins de seize ans... Ne vous attendez pas au pire, ça va être encore pire... Car Blanche Gardin dépasse les bornes, les limites, fait valdinguer les tabous... Et tout ça, avec une frimousse de séraphine et surtout un insolent talent. Bref c'est jouissif, hilarant et réveille nos neurones façon chaise électrique ! Rarement stand-up aura été aussi...  
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À découvrir

Oui, nous pouvons permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public !

L'Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique, le syndicat CSFI (Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale), le syndicat Les Forces Musicales, c'est-à-dire les professionnels des instruments de musique, des orchestres et opéras français sont parvenus à établir un socle de connaissances solides scientifiquement prouvées sur les enjeux et les risques sanitaires liées à la pratique musicale et vocale. Il sont désormais en état de délivrer des préconisations et de nouveaux protocoles pour permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public. Fanny Reyre Ménard, à la tête du pilotage du Projet PIC VIC (Protocole pour les instruments de musique face au coronavirus, Pratique instrumentale et vocale) nous en a dit plus.

Bois & cuivres © Buffet Crampon.
Fanny Reyre Ménard est Maître Artisan luthière à Nantes depuis 1988 et vice-présidente du CSFI. Elle peut, au nom de ses collègues et camarades engagés dans ce groupe interdisciplinaire de travail (depuis avril 2020), affirmer aujourd'hui qu'une pratique musicale en ces temps de coronavirus n'est pas plus dangereuse que les principaux gestes et actes de notre vie quotidienne.

Un enjeu important puisqu'on parle ni plus ni moins que de rouvrir les salles de concert et les Opéras. Il s'agit également d'encourager la reprise normale d'une pratique musicale, instrumentale et vocale grâce aux outils et connaissances obtenus après quasiment une année de recherches.

Une recherche menée et des résultats obtenus grâce à une synergie de forces tout à fait exceptionnelle ; outre les professionnels des instruments de musique, des orchestres et autres opéras, les ingénieurs Recherche et Développement de structures importantes en facture instrumentale telles que Buffet Crampon, associés à des laboratoires de recherches en biologie, des spécialistes en aérosols ou en dynamique des fluides ont rejoint dans ce but commun (en savoir plus et agir en conséquence) l'Unité des Virus Émergents de l'Institut universitaire hospitalier de Marseille. Le milieu musical à l'arrêt en mars 2020 souhaitait reprendre l'avantage, la crise sanitaire ayant laissé tout le monde provisoirement sans réponse. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Christine Ducq
31/03/2021
Spectacle à la Une

"Respire" Un conte moderne qui traverse les airs comme un souffle magique

Johanne Humblet est funambule. Avec la Compagnie Les filles du renard pâle, elle parcourt le monde pour tendre ses câbles entre les immeubles, les monuments, les grues, elle les fait grimper, se courber en spirale, plonger dans des lacs, traverser des places, des rivières. "Le fil est le lien qui relie un point à un autre, au-dessus des frontières, des barrières, il rassemble. Un lien autant symbolique que concret", explique-t-elle. Elle tisse ainsi son parcours d'équilibriste : quelques dizaines ou quelques centaines de mètres de long et seulement 12 millimètres de diamètre.

© Les filles du renard pâle.
Mais la conception que cette funambule pleine de rêve fait de ses spectacles ne s'arrête pas à l'exploit. Et même si elle évolue sans sécurité aucune, elle ne cherche pas à provoquer chez celui qui regarde le nœud qui noue le ventre à l'idée de la chute dans le vide. Cette réaction est là, quoi qu'il en soit, mais Johanne Humblet ne s'en contente pas. Elle raconte des histoires. Et elle ne les raconte pas seule.

Avec elle, mais au sol, un groupe de trois musiciens rocks va l'accompagner tout au long de sa traversée. La partie musicale du spectacle est très importante. Un rock très teinté métal, trois musiciens aux looks punky qui suivent de leurs compositions l'évolution de la funambule là-haut. Ce sont des échanges, rythmes et regards, qui orchestrent l'évolution du chaperon rouge des airs tandis qu'au sol le loup surveille. Une autre partie importante du spectacle, qui a pour objectif de se jouer la nuit, est dirigée par l'équipe lumière, des lumières élaborées qui font le lien en collant à la musique et en découpant la funambule dans le ciel.

Bruno Fougniès
23/03/2021
Spectacle à la Une

"Adeno Nuitome" Une glorification de l'amour

Lola Molina questionne pour la deuxième fois les stigmates de l'amour. Dans sa pièce précédente intitulée "Seasonal Affective Disorder" (déjà dans une mise en scène de Lélio PLotton), elle s'était intéressée à la cavale hors normes, et pas correcte du tout politiquement parlant, d'une ado de 14 ans et d'un chanteur vaguement raté de 50 piges. Dans "Adeno Huitome", le couple est moins romanesque puisqu'ils ont à peu près le même âge. Lui est régisseur lumière, Elle, écrivain. Ils vivent ensemble en joyeux citadins et suivent chacun des carrières vouées à la réussite jusqu'au jour où le cancer s'immisce dans leur histoire. C'est sur Elle que ça tombe.

© Jonathan Michel.
Une nouvelle qui bouleverse leurs projets : ils changent de vie, abandonnent la ville, achètent une maison en pleine nature. C'est là qu'elle vit dorénavant entre la rivière, les arbres en fleurs, les animaux sauvages et l'écriture. Lui revient de ses tournées dès qu'il le peut. La pièce se construit ainsi en courtes interventions de l'une ou de l'autre et de scènes à deux. Mélanges de souvenirs, de narrations et moments de vie qui nous font découvrir peu à peu l'histoire de ces deux personnages et les variations de leur amour l'un pour l'autre.

Le texte autant que la mise en scène évitent avec bonheur tout réalisme. C'est plus vers une poésie de réconciliation avec la nature que vers l'analyse des dommages de la maladie que notre attention est tournée. Lola Molina scrute avec art et tendresse les remous intimes que la présence de cette menace provoque. Elle (le personnage féminin), prise entre la solitude de cette nouvelle maison et la solitude de son travail d'écriture navigue entre nostalgie de l'adolescence et besoin d'une vitalité que l'environnement bourgeonnant de la maison lui apporte. Lui se dévoue pour l'entourer de toute son attention.

Bruno Fougniès
15/04/2021