La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Coulisses & Cie

Mentions Légales



Mentions légales établies conformément à la loi n°2004-575 pour la Confiance dans l’Économie Numérique.

Ce site est hébergé par
Webzine Maker
12 rue General Fiorella
20 000 Ajaccio

Informations légales

La Revue du Spectacle est un magazine d'information, non commercial, consacré principalement à l'actualité du spectacle vivant.
Il est géré bénévolement par Gil Chauveau.
Tél : 06 07 51 35 36.

La Revue du Spectacle est un magazine libre et indépendant, ouvert à toute personne souhaitant s’exprimer. Les articles publiés n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.
Les photos publiées, selon l'usage habituel et ancien dans le milieu du spectacle, sont fournies "libres de droits" pour Internet par : soit les attachés et attachées de presse, soit par les compagnies, soit par les lieux de diffusion.

Pour contacter Gil Chauveau ou la rédaction :
redaction@larevueduspectacle.com

Données statistiques

Comme la loi l’impose, l’hébergeur conserve les données de connexions aux sites hébergés (pendant 12 mois).
L’hébergeur s’engage à ne jamais céder ces logs de connexion à des tiers, ni à faire aucun usage commercial de ces données même anonymisées.
Sur la base des logs de connexion, un outil gestionnaire des statistiques mesure le nombre de visites, le nombre de pages vues ainsi que de l’activité des visiteurs sur les sites. Ces informations, qui ne sont pas nominatives, sont accessibles aux seuls propriétaires des sites.

Cookies

Ponctuellement, ce site enregistre des cookies pour faciliter votre navigation (le bandeau d’acceptation apparaît lorsque c’est le cas). Nous rappelons qu’un cookie ne permet pas de vous identifier, il permet d’enregistrer des informations relatives à votre navigation. Aucun cookie tiers n’est utilisé sur ce site.

À tout moment, vous pouvez, sans impact notable sur la qualité de votre navigation, les refuser ou les supprimer dans les paramètres de votre navigateur.

Protection et traitement de données à caractère personnel

Aucune information personnelle n’est collectée à votre insu ni cédée à des tiers. Les courriels, les adresses électroniques ou autres informations nominatives dont ce site est destinataire ne font l’objet d’aucune cession, exploitation et ne sont conservés que pour la durée nécessaire à leur traitement.

Ainsi que le prévoit le Règlement Général sur la Protection des Données, vous pouvez demander la communication des données au délégué à la protection des données vous concernant détenues par la coopérative via le formulaire de contact ou par mail à dpo@ouvaton.coop ou par courrier postal : DPO Ouvaton Coop. SA – 16 bis rue d’Odessa – Boîte 37 – 75014 Paris France puis en demander la modification voire la suppression totale (ce qui équivaudrait à une demande de clôture de compte) ou partielle (les informations nécessaires à la gestion de votre compte et non effaçables vous seront précisées dans ce cas).

Vous disposez du droit de déposer une réclamation auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) – 3 place de Fontenoy – TSA 80715 – 75334 Paris Cedex 07 –Tél. : +33 1 53 73 22 22).

Images

Nous privilégions l’usage d’image libre de droits.

Liens vers le site

La mise en place d’un lien hypertexte pointant vers le contenu du présent site est autorisée depuis un autre site.
Pour d’autres utilisations, adressez un courrier électronique par l’intermédiaire de la page de contact du site.

Propriété intellectuelle

Les informations contenues dans ce site internet sont protégées par la loi française n°98-536 du 1er juillet 1998. La distribution, la modification ou la reproduction partielle ou en totalité de ce site sont interdites sans accord préalable écrit. L’utilisateur s’engage à n’utiliser les informations proposées sur ce site que pour ses seuls besoins et s’interdit d’en faire commerce auprès de tiers.

Mentions légales établies conformément à la loi française n°2004-575.

Gil Chauveau
Vendredi 9 Décembre 2011

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives | Avignon 2021 | Avignon 2022




Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.






À découvrir

Les modèles des artistes sont-elles vraiment des modèles de vie ? À en croire ces "Muses", non, et tant mieux !

La racine étymologique de musée est "temple des Muses", du nom de ces neuf déesses qui président aux arts. Ici, elles ne sont que quatre (mais neuf en alternance, tiens ? Hasard…) et l'histoire qu'elles incarnent se déroule effectivement dans un musée après la fermeture, dans la torpeur de la nuit. Dans ce spectacle très vivant, incarner est le verbe idéal pour définir ces créations de personnages, puisque ceux-ci ne sont faits, au tout début, que des figures faites de pigments, de colle, de toiles et de cire.

© Xavier Cantat.
Des figures suspendues dans leurs cadres et posées sur un socle qui sont des chefs-d'œuvre : la "Joconde" de Léonard de Vinci, la "Naissance de Vénus" de Botticelli, la "Petite danseuse" de Degas et le "Diptyque Marilyn" d'Andy Warhol… Magie du théâtre, lorsque le dernier visiteur sort, suivi par le dernier gardien, ces muses renaissent, reprennent vie, voix et chair. Alors commence une longue nuit qui va révéler les caractères surprenants, parfois volcaniques et débordants de ces personnages si sages le jour.

Besoin de se dérouiller un peu les jambes, de se plaindre de la cohue qu'elles subissent tous les jours, de se rappeler des souvenirs "d'enfance" ou de se réchauffer les nerfs aux rivalités les plus classiques, rivalités de notoriété, de séduction ou d'âge, car ces quatre figures font bien partie des représentations de l'idéal féminin en compétition, telle sera la course qu'elles mènent avec fougue et sensualité.

L'idée de départ aurait pu devenir banale et vaine sans l'inventivité que les autrices, les interprètes et le metteur en scène ont déployé. Le texte de Claire Couture et Mathilde Le Quellec ancre résolument son ton dans la fantaisie, le jeu de répliques et l'humour. Les deux autrices ont laissé libre cours à leur imaginaire en gardant un point de vue moderne. Elles dessinent des tempéraments rugueux, explosifs et inattendus, qui tranchent avec les idées convenues que l'on forme face à ces représentations idéalisées de la femme : ce que cache le visage, l'apparence, l'esthétique.

Bruno Fougniès
18/10/2022
Spectacle à la Une

"Huis clos" Sommes-nous acteurs de notre destin ou de simples marionnettes ?

Garcin, Inès et Estelle, un homme et deux femmes, se retrouvent enfermé(es) dans un salon où la lumière ne s'éteint pas et duquel il est impossible de sortir. Ils comprennent qu'ils se trouvent en Enfer et se racontent leurs histoires. Ainsi se noueront entre eux des relations complexes qui ne se révèleront pas toujours réciproques.

© Anthony Dausseur.
Est-ce bien raisonnable de retourner assister à une énième représentation de "Huis clos", ce texte incontournable du théâtre français écrit, fin 1943 - début 1944, par le célèbre philosophe Jean-Paul Sartre ? Une de ses plus belles œuvres et aussi une des plus jouées.
Quand on aime, on ne compte pas, semble-t-il.

Au Laurette Théâtre, une petite salle intimiste de quartier, se joue une nouvelle version de cette célèbre pièce, interprétée par deux comédiennes et un comédien attachant(es) et investi(es) : Sebastian Barrio, Karine Battaglia et Laurence Meini.

La proximité du public avec la scène et, de ce fait, le contact très proche avec les personnages renforcent très largement la thématique de la pièce. Rares ont été les fois où cette sensation d'enfermement a pu nous envahir autant, indépendamment des relations tendues qui se tissent progressivement entre les personnages et qui de ce fait sont décuplées.

Brigitte Corrigou
24/10/2022
Spectacle à la Une

"Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal

Le mal s'appelle Heinrich Himmler, chef des SS et de la Gestapo, organisateur des camps de concentration du Troisième Reich, très proche d'Hitler depuis le tout début de l'ascension de ce dernier, près de vingt ans avant la Deuxième Guerre mondiale. Himmler ressemble par son physique et sa pensée à un petit, banal, médiocre fonctionnaire.

© Christel Billault.
Ordonné, pratique, méthodique, il organise l'extermination des marginaux et des Juifs comme un gestionnaire. Point. Il aurait été, comme son sous-fifre Adolf Eichmann, le type même décrit par Hannah Arendt comme étant la "banalité du mal". Mais Himmler échappa à son procès en se donnant la mort. Parfois, rien n'est plus monstrueux que la banalité, l'ordre, la médiocrité.

Malgré la pâleur de leur personnalité, les noms de ces âmes de fonctionnaires sont gravés dans notre mémoire collective comme l'incarnation du Mal et de l'inimaginable, quand d'autres noms - dont les actes furent éblouissants d'humanité - restent dans l'ombre. Parmi eux, Oskar Schindler et sa liste ont été sauvés de l'oubli grâce au film de Steven Spielberg, mais également par la distinction qui lui a été faite d'être reconnu "Juste parmi les nations". D'autres n'ont eu aucune de ces deux chances. Ainsi, le héros de cette pièce, Félix Kersten, oublié.

Joseph Kessel lui consacra pourtant un livre, "Les Mains du miracle", et, aujourd'hui, Antoine Nouel, l'auteur de la pièce, l'incarne dans la pièce qu'il a également mise en scène. C'est un investissement total que ce comédien a mis dans ce projet pour sortir des nimbes le visage étonnant de ce personnage de l'Histoire qui, par son action, a fait libérer près de 100 000 victimes du régime nazi. Des chiffres qui font tourner la tête, mais il est le résultat d'une volonté patiente qui, durant des années, négocia la vie contre le don.

Bruno Fougniès
20/09/2022