La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle

RV du Jour

"Les Vibrants", entre onirisme et rêve éternel - 21/09/2017

"Les Vibrants" est une pièce très émouvante. L'histoire, brillamment écrite par Aïda Asgharzadeh et interprétée avec beaucoup de justesse, est digne de ces grandes histoires qui vous retournent. Beaucoup de spectateurs en ressortent d'ailleurs bouleversés. En présence de l'auteure et de Quentin Defalt, écoutons encore un peu cette aventure... Au fur et à mesure de cette interview, on entre un peu...  

Nous sommes des vibrants, Eugène. Des vibrants ! Notre vraie vie, à nous, elle est là-bas, pas ici…* - 21/09/2017

Belle surprise avec ce retour des "Vibrants" d'Aïda Asgharzadeh, mise en scène par Quentin Defaltque, au Studio des Champs-Élysées, après avoir connu un très beau succès au festival off d'Avignon... Et l'occasion de les retrouver pour une série d'entretiens enregistrés lors d'une première reprise en 2015. "Un homme qui a perdu son visage, c’est un homme qui a perdu son identité". C’est ce...  

"Oblomov", l'Hikikomori de la littérature russe ! - 27/01/2016

Deuxième épisode en compagnie de Dorian Rossel avec presque simultanément trois spectacles à l'affiche. Dans cette partie de l'interview, nous parlons encore de la pièce "Oblomov" d' Ivan Gontcharov. Or, la question est simple : en quoi cette œuvre (majeure) du XIXe peut-elle encore intéresser la jeune génération ? Chez Dorian Rossel, quand les personnages tentent d'être mis à la verticale alors...  

Épisode 4 : Alors Jacques Gamblin, et après ? - 21/01/2016

En ce moment au Centquatre, bientôt de nouveau en tournée dans toute la France, "1 heure 23’ 14’’ et 7 centièmes", le dernier spectacle de Jacques Gamblin, remporte un franc succès. Il fait rire, émeut la salle, remplie aussi d'ados qui en ressortent comme les adultes le sourire aux lèvres. Quatrième et dernier épisode en compagnie de Jacques Gamblin. Dans cette partie, l’auteur, metteur en scène...  

Épisode 3 : "Si vieillir ne sert pas à être plus heureux, alors à quoi ça sert ?" Jacques Gamblin - 20/01/2016

Troisième épisode de notre rendez-vous avec Jacques Gamblin pour son dernier spectacle "1 heure 23’ 14’’ et 7 centièmes". Après les questions de la transmission (épisode 1) et de la fragilité (épisode 2), place à un questionnement sur la quête du bonheur. Récemment, un ami, à qui je faisais part de mon désarroi face au temps qui passe (inévitablement), m’a dit qu’au contraire lui trouvait ça...  

Épisode 2 : Jacques Gamblin : "L'improvisation, c'est un autre muscle..." - 19/01/2016

Deuxième épisode de notre interview réalisée avec Jacques Gamblin en ce moment au Centquatre avec "1 heure 23’ 14’’ et 7 centièmes". La leçon est toujours aussi intense... surtout quand il nous parle d'improvisation... Écoutez, c'est du petit lait. Dans cette partie, Jacques Gamblin nous donne une leçon (sans tout à fait en être une) - mais tout de même la leçon est magistrale ! - sur ce qu’est...  

Épisode 1 : Jacques Gamblin, entre équilibre et transmission - 18/01/2016

En ce moment au Centquatre, puis dans quelques jours en tournée, Jacques Gamblin donne à voir un de ses plus beaux spectacles. Sauf que cette phrase, on pourrait la répéter inlassablement pour... chacune de ses créations. Ce dernier né, qui s'annonce sous le titre de "1 heure, 23', 14'' et 7 centièmes", est une performance dont on ressort complètement secoué... Dans cette relation entre ces deux...  

Dorian Rossel, artiste prolixe et prolifique - 06/01/2016

Aujourd'hui, Dorian Rossel devient un metteur en scène inévitable dans le paysage théâtral. Il fait partie de ces quelques bons de sa jeune génération qui sont à suivre absolument (au même titre que : Sonntag, Mathieu, Murgia, Bellorini, pour ne citer que ceux-là)… Nous en avions parlé la première fois en 2011 avec "Quartier Lointain". Cette saison, il revient avec quatre spectacles qui tournent...  

● AVIGNON OFF 2016 ● "Les Vibrants", entre onirisme et rêve éternel - 20/07/2015

"Les Vibrants" est une pièce très émouvante. L'histoire, brillamment écrite par Aïda Asgharzadeh et interprétée avec beaucoup de justesse, est digne de ces grandes histoires qui vous retournent. Beaucoup de spectateurs en ressortent d'ailleurs bouleversés. En présence de l'auteure et de Quentin Defalt, écoutons encore un peu cette aventure... Au fur et à mesure de cette interview, on entre un peu...  

● AVIGNON OFF 2016 ● Venez vibrer avec le théâtre de Quentin Defalt - 18/07/2015

Deux très belles interviews (clé) de Quentin Defalt et de Aïda Asgharzadeh que nous sommes très fiers de vous présenter. Vous les connaissez peut-être ? Ils proposent pendant ce Festival une reprise : "Les Vibrants". C’est au théâtre de l’Alizé et c’est à voir. "Un homme qui a perdu son visage, c’est un homme qui a perdu son identité". C’est ce qu’affirme un des personnages de la pièce en parlant...  
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À découvrir

"Sandre"… Une vie qu’on épluche, même une toute petite vie, ça peut faire pleurer les yeux

"Sandre", La Manufacture, Avignon

Sur scène, c'est comme un trône. Un trône pitoyable. Fauteuil à l'ancienne. Pas vraiment voltaire. Pas vraiment club non plus. Plutôt crapaud. Juché sur un piédestal pas du tout en marbre. Ça ressemble plus à de la palette empilée. Peinte en noir. Et puis un abat-jour en vessie de mouton tendue. Beige très clair. Monté sur un pied trop haut. Et puis c'est tout. Un trône ordinaire. Un trône de maison de banlieue. Elle y est installée. Elle n'en bouge pas. Elle y règne sur son domaine. Son domaine.

Tout autour rien. Le vide obscur de l'irréalité, pourrait-on dire. Il n'y a qu'elle, juché sur son trône du quotidien, toute pâlotte dans cette nuit, qui brille. Qu'on voit. Et qui parle. Et qui trône sur son quotidien parce que c'est ça sa vie. La vie dont elle avait rêvé ou pas. La vie qu'on lui avait promise, c'est sûr. Et malgré les impondérables et le temps qui sabotent, elle la tenait sa vie, sa maison, son mari, ses enfants.

Qu'est-ce qu'elle dit ?... Elle s'explique, je crois. Elle parle à quelqu'un. À quelqu'un qui l'accuse, il faut croire. Quelqu'un qui l'accuse d'on ne sait pas quoi. On ne le saura qu'à la fin. Quand elle aura fini de parler. De s'expliquer. Enfin de raconter quoi, son domaine, son royaume, son empire, toutes ces années d'existence. Avec ses espoirs, très très humains. Très simples en fait. Et puis ses joies, ses plaisirs, ses émerveillements. Et puis ses déceptions bien sûr.

Une vie, c'est une sorte de succession de mondes qui s'écroulent, si on veut bien y réfléchir une seconde. On construit. On y croit. On flotte dans nos illusions jusqu'à ce qu'elles crèvent comme un ballon de baudruche et qu'on manque de crever avec elle. Parce que la petite pointe aigüe de la réalité est venue tout foutre en l'air, alors il y a plus qu'à en reconstruire un autre de bonheur. Ouais, il s'agit de parler de ça du bonheur.

Bruno Fougniès
09/03/2018
Spectacle à la Une

Nouvelles pièces courtes… un cocktail d'atmosphères, de poésie et de couleurs

"Nouvelles pièces courtes", Théâtre national de Chaillot, Paris puis tournée

Philippe Decouflé, dans des chorégraphies variées et séquencées, propose un monde artistique aux multiples reflets où la scénographie déroule des lieux et des nuances de différents horizons.

Nouvelles pièces courtes… un cocktail d'atmosphères, de poésie et de couleurs
Tout est ambiance colorée. La scénographie est partie intégrante du spectacle, presque un personnage à lui tout seul dans cette série de "Nouvelles pièces courtes". Musique et théâtre viennent se greffer à la danse. Dans l'art, les frontières n'existent plus et Philippe Decouflé suit à la lettre ce précepte. Les scènes sont courtes, comme différents rythmes d'une pulsation qui nous emmènent dans les dédales d'un univers où les lieux bousculent le temps chorégraphique.

Les tempos, les rythmes se mêlent sans s'imbriquer et donnent un sentiment kaléidoscopique de voyage. Le noir au début, puis les couleurs, submergent le plateau, étalant à profusion différentes atmosphères créées autant par celles-ci que par la scénographie.

La gestuelle est très marquée dans ses balancements coordonnés. Elle est homogène, tout en étant différente. Les mouvements sont très élancés avec le tronc souvent droit, les membres faisant office de bascule, le tronc devenant l'axe sur lequel les équilibres se jouent. Les membres inférieurs vont chercher un espace, autre, alors que les membres supérieurs en font de même mais de façon plus équilibrée en restant légèrement en biais par rapport aux épaules.

Safidin Alouache
28/04/2018
Sortie à la Une

Lili Cros et Thierry Chazelle… Artistes distillateurs de chansons de vie aux saveurs poétiques et pétillantes

"Peau neuve", Ciné XIII Théâtre, Paris et en tournée

Avec la bonne humeur accrochée en bandoulière et le sourire affiché comme une signature, Lili Cros et Thierry Chazelle, dans une harmonie en habit de duettiste, font "Peau neuve" pour unir leur poétique et charmeuse fraîcheur en un vocal et musical duo de music-hall.

Lili Cros et Thierry Chazelle…  Artistes distillateurs de chansons de vie aux saveurs poétiques et pétillantes
Dès le début, le ton est donné. On sait qu'on va passer un bon moment, que des éclairs de poésie vont illuminer ce spectacle-concert et que des traits d'humour dessineront des sourires sur nos visages, mais aussi que les textes de chansons et les répliques échangées auront parfois une teneur plus sérieuse, abordant la vieillesse ("Le vieux chien"), la mort d'un ami ("L'éclaireur") - tout en tristesse et tendre beauté, où la voix de Lili bouleverse -, la séparation ("L'anneau"), les problèmes sociaux ("Les petits attributs"), l'enfance meurtrie ("Le petit soldat")…

Mais "Le rythme est amour" et l'harmonisation des voix de Lili Cros et Thierry Chazelle régale, telle une douce friandise, nos pavillons auditifs qui hissent haut… et naviguent - entre acoustique et électrique, entre rire et émotion - sur des musiques au groove chaloupé et sur des phrasés limpides et volubiles, voire aériens et riches en couleurs tonales.

Et l'une des particularités de leur approche artistique de la composition est une pratique bien particulière de la cadence avec des appuis marqués de la voix sur les syllabes accentuées, marquant la répartition rythmique des éléments d'une phrase et créant un système de percussions vocales bâti spécifiquement pour chaque chanson où le procédé est utilisé.

Gil Chauveau
16/04/2018