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La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Mesures prévues en faveur des intermittents du spectacle à compter du 1er septembre 2021  11/05/2021

Détail de la façade du ministère de la Culture © Gil Chauveau.
Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, et Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, ont réuni les membres du Conseil national des professions du spectacle (CNPS) aujourd'hui. Cette réunion a été l'occasion pour les ministres de préciser les modalités de réouverture et d'annoncer les mesures de soutien en faveur des intermittents et à l'emploi du secteur culturel. Les ministres ont présenté les mesures prévues par le Gouvernement pour prendre le relais de "l'année blanche" qui, annoncée le 6 mai 2020 par le Président de la République, a permis aux intermittents, dans le contexte de la crise sanitaire, de voir leur indemnisation prolongée jusqu'au 31 août 2021.

Ces annonces font suite à une phase de concertation dense, marquée notamment par le travail approfondi d'André Gauron dont le rapport a constitué une base de discussion pour les échanges avec les partenaires sociaux.

En premier lieu, l'année blanche est prolongée de quatre mois, jusqu'au 31 décembre 2021 pour maintenir le niveau d'indemnisation des intermittents le temps que l'ensemble des activités ait retrouvé un niveau normal.

Par ailleurs, au vu de leur situation à cette date, les intermittents pourront bénéficier de trois filets de sécurité :

Une extension de la période d'affiliation au-delà de 12 mois, dans la limite de leur dernière ouverture de droits, pour pouvoir justifier du nombre d'heures permettant de bénéficier du régime de l'intermittence ;
Une clause de rattrapage dont les conditions d'éligibilité seront temporairement supprimées (1) ;
Des modalités aménagées de l'allocation de professionnalisation et de solidarité : possibilité pour les intermittents qui ont bénéficié de la clause de rattrapage mais n'ont pas réussi à accumuler les heures nécessaires à leur réadmission de voir leur droit à l'APS étudié dans les mêmes conditions que s'ils n'avaient pas été éligibles à la clause de rattrapage.

Ces mesures vont permettre à ceux qui, faute de périodes travaillées suffisantes, ne parviendraient pas à renouveler leurs droits à allocations de bénéficier de l'accès à une indemnité pendant toute l'année 2022.

En deuxième lieu, un accompagnement renforcé est apporté aux jeunes qui démarrent leur carrière dans les professions de la culture et du spectacle.

Ainsi, pour les jeunes de moins de 30 ans ayant des difficultés à réunir suffisamment d'heures pour accéder au régime d'indemnisation prévu par les annexes 8 et 10, un soutien exceptionnel sera mis en place pendant 6 mois à compter de septembre 2021 en abaissant temporairement l'accès à l'intermittence à 338 heures.

Ensuite, afin de les aider dans leur recherche d'emploi, le plan "1 jeune, 1 solution", coordonné par Élisabeth Borne, intégrera de manière spécifique des outils de rapprochement entre jeunes artistes et techniciens, et des offres d'emploi ou d'apprentissage. Une partie des dispositifs prévus par le plan sera orientée spécifiquement vers les métiers de la culture et du spectacle (Parcours Emploi Compétence, Contrats Initiative Emploi, apprentissage).

En troisième lieu, et pour compléter les 20 M€ annoncés en mars 2021 pour le soutien aux équipes artistiques les plus fragiles, aux résidences d'artistes et aux jeunes diplômés, trois dispositifs d'aide à l'emploi bénéficieront de moyens complémentaires à hauteur de 30 millions d'euros :

Aide au paiement des cotisations à travers le Guichet Unique du Spectacle Occasionnel ;
Renforcement des aides du GIP café-culture ;
Renforcement de l'aide aux petites salles et des aides aux entreprises pour rémunérer les temps de répétition des artistes dans le cadre du FONPEPS.

Enfin, les droits aux indemnités journalières maladie et maternité sont maintenus jusqu'au 31 décembre 2021 pour les intermittents du spectacle dont la période de maintien des droits aurait expiré à compter du 1er mars 2020. Cela s'applique à l'ensemble des arrêts de travail intervenus à compter du 1er avril 2021.

En complément, pour garantir la continuité de droits, l'assurance-maladie appliquera cette mesure de façon rétroactive aux arrêts intervenus à compter du 1er janvier 2021 au titre des congés maternité et des arrêts maladie d'une durée d'1 mois ou plus. Cette rétroactivité s'appliquera à compter du 1er juin 2020 pour ceux dont la durée de maintien de droit expiré était de trois mois.

Des mesures de soutien pour accompagner la reprise des lieux culturels seront par ailleurs annoncées prochainement.

Élisabeth Borne a précisé : "Comme nous avons protégé les intermittents depuis le début de la crise, nous continuons à les soutenir avec ces nouvelles mesures qui permettront à chacun de participer à la reprise des activités sans s'inquiéter du lendemain".

Roselyne Bachelot-Narquin a, quant à elle, souligné que "Les mesures annoncées aujourd'hui de soutien en faveur de l'emploi, et des jeunes professionnels, d'une nouvelle prolongation des droits des intermittents à partir de septembre 2021, plus protectrice et fidèle au modèle français de soutien des intermittents du spectacle, permettent une reprise effective. Les conditions sont désormais réunies pour accompagner la réouverture des salles et permettre aux artistes et au public de se retrouver à nouveau".

(1) Les conditions de droit commun sont, d'une part, de justifier d'une ancienneté de 5 ans d'affiliation dans les 10 ans précédant la fin de contrat de travail ayant permis la dernière ouverture de droit, d'autre part, que ces 5 ans n'aient pas servi à vérifier la condition d'ancienneté au titre d'une précédente clause de rattrapage.

Communiqué du ministère de la Culture.
La Rédaction

Olivier Mantei, nouveau directeur de la Cité de la Musique - Philharmonie de Paris  28/04/2021

© DR.
Sur proposition de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, et en accord avec Anne Hidalgo, maire de Paris, le Président de la République a décidé de nommer Olivier Mantei à la direction de la Cité de la Musique - Philharmonie de Paris. Il prendra ses fonctions le 1er novembre 2021 pour un mandat de 5 ans.

Après des études supérieures de lettres et de musicologie, Olivier Mantei a été administrateur de plusieurs formations musicales, dont Accentus dirigé par Laurence Equilbey et La Chambre Philharmonique avec Emmanuel Krivine. Pour défendre les structures et artistes voués aux répertoires anciens et contemporains, il a créé et présidé la FEVIS. Après avoir été le collaborateur de Peter Brook au théâtre des Bouffes du Nord, il a pris les fonctions de directeur adjoint de l'Opéra-Comique en 2007 dont il assure la direction générale depuis 2015, marquée par le développement du rayonnement international de l'établissement, et une importante politique d'ouverture et d'accessibilité.

Le projet artistique et culturel d'Olivier Mantei pour la Cité de la Musique - Philharmonie de Paris vise à faire de l'établissement un lieu de vie, accessible et exemplaire en termes d'inclusion et d'ancrage territorial. Olivier Mantei propose une politique de programmation ouverte à toutes les esthétiques musicales, pour conjuguer proximité et excellence. Il souhaite s'appuyer sur l'Orchestre de Paris et ses chœurs pour développer le rayonnement national et international de l'établissement, en restant exigeant et singulier sur le choix des œuvres du répertoire et de la création contemporaine. Il aura également pour mission de développer l'activité de production et de diffusion à l'international.

Six ans après l'ouverture de la Philharmonie, Olivier Mantei s'appuiera sur la réussite du projet, marquée notamment par le succès de Démos dans toute la France ou encore du Musée de la Musique, pour porter les nouvelles perspectives comme la Philharmonie des Enfants ou la nouvelle plateforme numérique, et accompagner les évolutions rendues nécessaires par le contexte de la crise sanitaire.

À sa prise de poste à la Philharmonie, Olivier Mantei quittera l'Opéra-Comique et n'occupera aucune fonction dans les théâtres des Bouffes du Nord et de l'Athénée dont il est actionnaire.

Olivier Mantei succédera à Laurent Bayle, directeur de la Cité de la Musique - Philharmonie de Paris depuis le 24 septembre 2015. La ministre de la Culture salue le travail exceptionnel de Laurent Bayle qui a conçu, mis en œuvre et piloté les premières années d'existence de cet équipement unique au monde qu'est la Philharmonie de Paris.

Communiqué de presse du ministère de la Culture.
La Rédaction

Prix de la Librairie Théâtrale 2021  27/04/2021

Prix de la Librairie Théâtrale 2021
La première édition du Prix de la Librairie Théâtrale, créé, organisé par la Librairie Théâtrale - basée à Paris dans le deuxième arrondissement - aura lieu le 31 mai 2021.

Tout au long de l'année 2020, des lecteurs indépendants ont rejoint la librairie parisienne pour lire et choisir parmi les 265 pièces publiées au cours de l'année. Ils en ont retenu dix qui composent la liste des textes finalistes. Ceux-ci ont effectué leur choix avec rigueur et indépendance afin d'atteindre au maximum l'impartialité et l'exhaustivité pour établir cette liste.

Les œuvres finalistes ont été confiées à un jury de professionnels qui désignera le texte lauréat du Prix de la Librairie Théâtrale le lundi 31 mai 2021.

Avec ce prix, il s'agit pour la Librairie Théâtrale de réaffirmer l'importance des écritures contemporaines, de mettre à l'honneur la diversité des auteurs, des autrices et des maisons d'éditions. Dans le contexte théâtral désastreux vécu en 2020, il s'agit ici de redire la nécessité de l'édition du texte dramatique, qui permet de diffuser et faire vivre une œuvre au-delà de sa création et de ses représentations. Malgré des salles de spectacle cruellement vides, les éditeurs ont pu continuer à publier, les libraires ont pu continuer de proposer des nouveautés, rendant encore possible le fait de lire et de faire exister les œuvres.

Le jury du Prix de la Librairie Théâtrale 2021 est composé de :
Jacques Vincey, président du jury, directeur du théâtre Olympia (CDN de Tours) ; Alain Françon, metteur en scène ; Elsa Lepoivre, sociétaire de la Comédie-Française ; Thierry Illouz, auteur dramatique ; Ophélia Kolb, comédienne ; Matéi Visniec, auteur dramatique ; Virginie Colemyn, comédienne ; Greg Germain, comédien, directeur du théâtre de la Chapelle du Verbe Incarné (Avignon) ; Marie-Cécile Renauld, agent littéraire ; Élodie Menant, comédienne, autrice dramatique.

Les 10 textes finalistes sont :
● "Cathédrale des cochons" de Jean D'Amérique, aux éditions Théâtrales.
● "Taxiwoman" d'Éric-Delphin Kwégoué, chez Lansman éditeur.
● "Ruptures" de Sedef Ecer et Sonia Ristic, chez Lansman éditeur.
● "Diane" de Fabrice Melquiot, chez L'Arche éditeur.
● "Royan, la professeure de français" de Marie NDiaye, aux éditions Gallimard.
● "Les Tondues" de Périne Faivre, aux éditions Deuxième Époque.
● "Congo Jazz band" de Mohamed Kacimi, aux éditions L'Avant-Scène Théâtre.
● "Élise" d'Élise Noiraud, aux éditions Actes-Sud.
● "Je me fais peur rien que de parler de moi" de Claire Rengade, aux éditions Théâtrales.
● "59 Contes horrifiques de Commentry la Rouge" de Christian Siméon, aux éditions L'Œil du Prince.

>> librairie-theatrale.com
La Rédaction

Remise du rapport de la mission Gauron sur les suites de l'année blanche en faveur des intermittents du spectacle et de l'audiovisuel  21/04/2021

Remise du rapport de la mission Gauron sur les suites de l'année blanche en faveur des intermittents du spectacle et de l'audiovisuel
Le dispositif de l'année blanche en faveur des intermittents du spectacle a été annoncé par le Président de la République le 6 mai 2020, dès le début de la crise sanitaire.

Essentielle en termes de protection sociale et de préservation des capacités artistiques et techniques du spectacle vivant et de l'audiovisuel, cette mesure permet depuis le 1er mars 2020 et jusqu'au 31 août 2021, de garantir une indemnisation aux 120 000 intermittents bénéficiaires de l'assurance chômage au titre des annexes 8 et 10.


La crise sanitaire perdurant, Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, et Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, ont confié le 1er février dernier à Monsieur André Gauron, Conseiller maître honoraire à la Cour des comptes, une mission de diagnostic sur la situation des intermittents après le 31 août 2021, date de fin du dispositif de l'année blanche.

Pour mener à bien cette mission, Monsieur André GAURON s'est appuyé sur une équipe de deux inspectrices, Madame Charlotte Carsin et Madame Claire Lamboley, désignées respectivement par l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l'Inspection générale des affaires culturelles (IGAC). Les travaux de la mission ont été menés en collaboration avec Pôle emploi, la délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), la direction de l'animation de la recherche, des études et statistiques (DARES) et la direction générale de la création artistique (DGCA).

Le rapport de la mission a été remis aux deux ministres aujourd'hui.

Ce rapport présente l'impact de la crise sanitaire sur l'emploi des intermittents, évalue leur situation après le 31 août 2021 et propose des pistes pour ajuster, en fonction de cette analyse, le dispositif actuel.

Après la remise du rapport aux ministres, la mission Gauron présentera, de façon indépendante, ses travaux aux partenaires sociaux représentatifs du spectacle vivant et de l'audiovisuel.

Une concertation va s'engager d'ici la fin du mois d'avril avec les partenaires sociaux sur les suites envisageables pour accompagner au mieux la réouverture des lieux culturels.

Le rapport est téléchargeable ci-dessous.
ou en suivant ce lien >> culture.gouv.fr/Espace-documentation/Rapports
La Rédaction

Nouveau ralliement pour le syndicat APRES  21/04/2021

Nouveau ralliement pour le syndicat APRES
Les attaché·e·s de presse pour le théâtre, la danse, le cirque, les arts du geste et de la marionnette, les arts de la rue… ont rejoint le syndicat APRES pour apporter l'expertise qui leur est propre.

Pour rappel, le syndicat APRES (Attaché·e·s de Presse, Réseau d'Entraide et Syndicat) impulsé par les attaché·e·s de presse indépendant·e·s spécialisé·e·s en musique et culture a vu le jour le 7 octobre 2020. Il vise à les défendre et à les fédérer dans un écosystème en constante évolution, la crise sanitaire ayant porté un coup terrible à la filière musicale…

L'Assemblée générale APRES du 6 avril 2021 a élu le conseil d'administration dont fait partie Isabelle Muraour en tant que présidente de la section "théâtre, danse, cirque, arts du geste, marionnette, arts de la rue" composée, à ce jour, d'une vingtaine de membres (liste ci-dessous).

Ainsi, nous, attaché.e.s de presse spécialisé·e·s en théâtre, danse, cirque, arts du geste, marionnette, arts de la rue, voulons faire entendre notre voix, donner une meilleure visibilité à notre métier qui est un maillon essentiel du secteur culturel, trop souvent mal identifié, et défendre les spécificités de notre activité.

C'est en nous regroupant que nous pourrons trouver des solutions pour nous protéger (entre autres de la crise sanitaire que nous subissons actuellement), mettre en place des stratégies pour préparer l'avenir et continuer à exercer au mieux notre métier et défendre notre savoir-faire.

Au sein du syndicat APRES, notre section permettra également une entraide, une écoute et des échanges professionnels entre attaché·e·s de presse d'un même domaine culturel ; et ainsi limiter l'isolement qui caractérise souvent notre travail en tant qu'indépendant·e·s.

C'est en étant solidaires et mieux structuré·e·s que nous pourrons faire valoir nos droits et mettre en commun nos expériences pour nous adapter à chaque situation (sanitaire, économique, etc.) et aux mutations profondes que traversent le monde culturel et les médias.

Membres de la section théâtre, danse, cirque, arts du Geste et de la Marionnette, arts de la rue… : Sabine Arman, Barbara Augier, Vincent Bayol, Isabelle Béranger, Laure Cartillier, Dorothée Duplan, Virginie Duval, Catherine Guizard, Eric Labée, Estelle Laurentin, Patricia Lopez, Francesca Magni, Carine Mangou, Cécile Morel, Isabelle Muraour, Marie-Jo Picot-Mourgues, Murielle Richard, Jean-Philippe Rigaud, Valérie Samuel, Hélène-Mathilde Sitbon, Denis Sublet, Fabiana Uhart, Pascal Zelcer.

APRES (Attaché·e·s de Presse, Réseau d'Entraide et Syndicat)
128, rue La Boétie 75008 Paris
Présidente : Cécile Legros +33 6 25 94 62 04.
Secrétaire Générale : Lara Orsal +33 6 09 13 12 26.
Trésorière : Brigitte Batcave +33 6 21 04 56 58.

Présidente de la section "Théâtre, danse, cirque, arts du geste et de la marionnette, arts de la rue"
Isabelle Muraour : +33 6 18 46 67 37
contact@zef-bureau.fr

Communiqué de presse du 20 avril 2021.
La Rédaction

Nomination de Gustavo Dudamel directeur musical de l'Opéra national de Paris  16/04/2021

Gustavo Dudamel © Julien Mignot/OnP.
L'Opéra national de Paris et son directeur général Alexander Neef sont heureux d'annoncer l'arrivée de Gustavo Dudamel au poste de directeur musical à partir du 1er août 2021, pour six saisons.

"Je suis très heureux que Gustavo Dudamel ait répondu à l'invitation qui lui a été faite de rejoindre l'Opéra national de Paris comme directeur musical. Il compte parmi les chefs les plus talentueux et prestigieux du monde.

Mon choix s'est d'emblée porté sur ce chef d'exception, fasciné dès son plus jeune âge par le monde de l'opéra, et qui a dirigé de nombreux ouvrages lyriques avec tant d'intelligence musicale. En effet depuis une dizaine d'années, j'ai eu la chance de l'entendre aussi bien dans la trilogie Mozart/Da Ponte à la tête du Los Angeles Philharmonic que dans des oeuvres de John Adams et plus récemment dans "Otello" de Verdi au Metropolitan Opera de New York, ou encore au Liceu de Barcelone. J'ai été conquis par sa direction musicale tout comme l'a été son public. À travers nos nombreux échanges, j'ai mesuré à quel point il était celui qui pourrait faire partager et transmettre au plus grand nombre son amour pour l'art lyrique.

Sa nomination s'inscrit dans cette volonté d'ouverture et d'engagement et témoigne d'un projet ambitieux pour continuer de faire rayonner notre institution à travers les productions lyriques et chorégraphiques, les concerts symphoniques programmés dans nos théâtres mais aussi hors les murs, dans un répertoire qui s'étend du classique au contemporain. Son investissement connu dans les projets artistiques et éducatifs, sa conviction qu'il faut rendre la culture accessible à tous, sauront insuffler un nouvel élan et nous accompagner dans notre mission."

Alexander Neef.

"Dès la première note, mon expérience avec les artistes de l'Opéra de Paris a tout simplement été magnifique. Les sensations que j'ai immédiatement ressenties lors de cette rencontre décisive - sentiments de confiance, affinité, musicalité, vision commune - sont nées de cette première rencontre en 2017. Le niveau exceptionnel des musiciens de l'Orchestre et des artistes du Chœur, le lien fort que nous avons pu tisser ensemble lors des répétitions et des représentations de La Bohème sont ce qui m'a fait accepter la proposition d'Alexander Neef.

L'orchestre est un microcosme de la société : beaucoup de gens y jouent des rôles différents pour aboutir à une création commune. L'opéra est un monde en soi, qui contient la totalité de ce dont l'esprit humain est capable en termes de création. Tout en poursuivant ma collaboration avec l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles ainsi qu'avec mes chers musiciens d'El Sistema au Venezuela et dans le monde entier, je veux consacrer, au moins pour les six prochaines saisons, toute mon énergie à créer des moments musicaux d'exception pour notre public, et rendre l'Opéra de Paris toujours plus connecté à l'âme de la ville et du pays qui l'entourent."

Gustavo Dudamel.

Gustavo Dudamel a toujours été soutenu par la croyance que la musique a le pouvoir de transformer les vies, d'inspirer et de changer le monde. Par sa présence sur le podium et son inlassable engagement pour l'éducation artistique, il a introduit la musique classique auprès d'un public nouveau dans le monde entier et a contribué à donner aux populations défavorisées un accès à l'art.

Il a dirigé plus de trente productions d'opéras - en version scénique, semi-scénique ou concertante - sur les scènes lyriques internationales majeures, dont cinq à la Scala de Milan et treize à Los Angeles avec le LA Phil et le LA Opera, dans un répertoire qui s'étend de "Così fan tutte" à "Carmen", d'"Otello" à "Tannhäuser", de "West Side Story" aux opéras contemporains de compositeurs comme John Adams ou Oliver Knussen. Il a fait ses débuts à l'Opéra national de Paris avec "La Bohème" en 2017.

Depuis 2009, Gustavo Dudamel est directeur musical et artistique du Los Angeles Philharmonic. À la tête de cet orchestre, il a dirigé de nombreuses créations de John Adams, Philip Glass, Bryce Dessner, Arvo Pärt, Sofia Gubaidulina, Kaija Saariaho, Gabriela Ortiz, Arturo Márquez ou Esteban Benzecry. Influencé par la philosophie du programme El Sistema, le Los Angeles Philharmonic étend la portée de son programme d'approche communautaire, notamment avec la création en 2007 du Youth Orchestra Los Angeles (YOLA). Au cours de la saison 2020/2021, le YOLA ouvre son propre centre à Inglewood : The Judith and Thomas L. Beckmen YOLA Center, conçu par l'architecte Frank Gehry.

Gustavo Dudamel a enregistré de nombreux albums et DVD qui ont été distingués par trois Grammy Awards, dont le dernier cette année, dans la catégorie "Prestation orchestrale classique", pour son enregistrement de l'intégrale des symphonies de Charles Ives. En 2009, il a été nommé Chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres. En 2019, il s'est vu attribuer une étoile sur le Hollywood Walk of Fame, rejoignant ainsi des personnalités du monde musical comme Leonard Bernstein, Duke Ellington ou Arturo Toscanini.

Gustavo Dudamel est né en 1981 à Barquisimeto (Venezuela). Il est diplômé du programme d'éducation vénézuélien El Sistema fondé en 1975 à l'initiative de José Antonio Abreu et qui encourage le développement social à travers la musique. À l'âge de 18 ans, il est nommé directeur musical de l'Orchestre Symphonique Simón Bolívar du Venezuela. En 2004, vainqueur du premier Concours de direction d'orchestre Gustav Mahler initié par le Bamberger Symphoniker, il voit sa carrière prendre un essor international et il est nommé, de 2007 à 2012, directeur musical de l'Orchestre Symphonique de Göteborg.

Gustavo Dudamel vit aujourd'hui à Los Angeles et Madrid et considère le Venezuela, les États-Unis et l'Espagne comme ses trois foyers - auxquels viendra bientôt s'ajouter la France.

Communiqué de presse de l'OnP de ce jour.

Photo : Gustavo Dudamel © Julien Mignot/OnP.
La Rédaction

Soutenons le spectacle vivant Appel aux dons au profit des jeunes artistes en situation de précarité  31/03/2021

Soutenons le spectacle vivant Appel aux dons au profit des jeunes artistes en situation de précarité
Crise sanitaire : De nombreux artistes lancent un appel aux dons en vidéo au profit des jeunes artistes en situation de précarité.

Les jeunes artistes du spectacle vivant, plongés dans une grande précarité !
De jeunes artistes du spectacle vivant - en formation ou sortis de formation se retrouvent exclus du filet de protection de leurs aînés, car ils ne sont plus étudiants, ni encore intermittents.

Sans perspective de travail dans les mois à venir, ils sont nombreux à plonger dans une sévère précarité. Les petits boulots pour survivre se font rares, voire inexistants selon les régions, et les économies se réduisent comme peau de chagrin.

Combien seront-ils les laissés-pour-compte cette année encore ? Seront-ils là, demain, pour ré-enchanter nos vies !

"Ré-enchantons La France !" Des artistes lancent un appel aux dons pour venir en aide à ces jeunes à bout de souffle.

Autour du leitmotiv "Ré-enchantons la France", Gérard Klein, Sophie Forte, Patrick Bouchitey, Luis Rego, Matthieu Justine, ainsi que de nombreux autres artistes, eux-mêmes à l'arrêt depuis plus d'un an, enregistrent actuellement de petites vidéos d'appel aux dons, pour donner à ces jeunes artistes les moyens de subsister.

Cette collecte est organisée par Pierre Beffeyte, ancien président du Festival Off d'Avignon et le Fonds Globale Philanthropie, en partenariat avec la Sacem et la SACD.

Comme le dit Pierre Beffeyte, "Les jeunes auteurs, compositeurs, comédiens, danseurs, font partie des artistes les plus fragilisés par cette crise du Covid. Au moment d'entrer sur le marché du travail, ils se retrouvent sans projet et sans aucune aide. Et pourtant, c'est sur eux que repose le spectacle vivant de demain.
Ce sont eux, parce qu'ils sont touchés de plein fouet par cette crise, qui seront les plus à même de réinterroger notre monde. Nous aurons besoin de leur regard, nous aurons besoin de leur créativité, nous aurons besoin de leur énergie. Aujourd'hui, ce sont eux, qui ont besoin de nous. Alors aidons-les et portons haut les valeurs de solidarité et de fraternité qui deviendront peut-être celles du monde d'après.


Comment les fonds seront-ils redistribués ?
Les fonds seront collectés via un site internet dédié www.spectacle-vivant.org et seront ensuite reversés aux artistes en formation ou issus de formation, identifiés par les écoles d'art dramatique, les écoles de danse et de musique, la Sacem et la SACD.

Liste des artistes mobilisés au 15 avril 2021
Michel Boujenah, Patrick Mille, Éric Antoine, Patrick Bouchitey, Pierre Perret, Yvan Cujious, Guillermo Guiz, Éric du Faÿ, Sophie Forte, Matthieu Justine, Bruno Kele-Baujard , Gérard Klein, Olivier Lejeune, Luis Rego, Benoit Solès, Isabelle Tavaux, Lola Dauthieux, Madlyn Dugué, Sevan Tekeyan, Fred Ange, Clémence Levy, Hannah Saison, Stéphanie Palazzo, Christophe Segura, Séléna Karius, Marc Fraize.

>> spectacle-vivant.org

Pour découvrir la première vidéo >> C'est ici !
La Rédaction

Une politique de la chaise vide pour nos festivals ?  24/03/2021

Une politique de la chaise vide pour nos festivals ?
Les festivals à jauge debout ne se voient toujours laisser aucun autre choix que de forcer leur public à s'asseoir ou d'annuler leur édition 2021. Les organisateurs de ces festivals en appellent une dernière fois au ministère et mobilisent leurs publics.

Au-delà de la logistique coûteuse et complexe qu'implique pour ces organisateurs la mise en place d'une configuration assise, et leur réduction à 5 000 spectateurs avec distanciation, cette disposition dénature l'essence même de leurs festivals.

Comme en témoignent plusieurs sondages récents, en lien avec le "Dehors en Citoyen", nouveau slogan du gouvernement face au Covid, si les festivaliers dans leur immense majorité acceptent les règles sanitaires (port du masque et présentation d'un résultat de test notamment), ils désapprouvent le fait d'être privés de festivals en raison des règles du jeu fixées par le ministère de la Culture.

Ces règles s'imposent, alors même que les producteurs de spectacle sont actuellement engagés dans l'organisation d'expérimentations sous la forme de concerts-tests précisément pour permettre la tenue de spectacles debout dans les meilleures conditions sanitaires possibles, et tandis que d'autres secteurs (transports en commun, commerces, etc.) permettent déjà cette proximité debout, sans que cette situation n'interroge.

Aujourd'hui, partout en France, les organisateurs de festivals à jauge debout sollicitent le soutien de leurs publics : ils les appellent à relayer des photos représentant des chaises vides, prises sur le site même de leurs festivals favoris. Le message adressé au gouvernement est le suivant :

Le ministère de la Culture impose aux festivals des conditions impossibles à tenir, en limitant le nombre de spectateurs et en les forçant à rester assis.
Soutenez-nous en partageant cette publication ! #deboutlesfestivals


Le hashtag #deboutlesfestivals accompagnera la diffusion de ces messages sur les réseaux sociaux, portés par les organisateurs de festivals à jauge debout. La chaise, imposée par le ministère de la Culture, restera vide : dans leurs versions initiales, les festivals concernés par cette mobilisation se tiendront debout ou ne se tiendront pas !

Les jours à venir seront décisifs pour ces festivals. Les organisateurs de festivals devaient rencontrer la ministre de la Culture ce mardi 23 mars, réunion reportée - à cette occasion, nous souhaitons un prompt rétablissement à Madame la Ministre Roselyne Bachelot. Si les règles qui s'imposent à eux n'évoluent pas, et si aucun calendrier à moyen terme n'est proposé (le schéma de reprise présenté par le gouvernement en février ne concernant pas les spectacles à jauge debout), ce seront des centaines de milliers de festivaliers, dont une majorité de jeunes, qui seront privés de leurs festivals un été de plus. Les délais incompressibles d'organisation seront en effet bientôt trop courts pour permettre aux organisateurs de confirmer et maintenir les festivals cet été.

Communiqué de presse du PRODISS du 23 mars 2021.

#DEBOUTLESFESTIVALS
American Tours Festival - Bagnols Reggae Festival - Beauregard - Cabourg Mon Amour - Délices Sonores Saint-Tropez - Dream Nation - Eurockéennes de Belfort - Les Escales du Cargo - E-wax - Festival Django Reinhardt - Festival Du Château - Festival Du Rocher - Festival du Roi Arthur - Fête du Bruit dans Landerneau - Festival de Nîmes - Fête du Bruit dans Saint Nolff - Foire aux Vins de Colmar - Freemusic Festival - Hellfest - Jardin Sonore - Jardin Électronique - Week-end des Curiosités - Lollapalooza - Main Square - Marseille Jazz des Cinq Continents - Marvellous Island - Mas Des Escaravatiers - Interceltiques de Lorient - Montélimar Agglo Festival - Motocultor Festival - Musilac - No Logo Bzh - Ososphère - Panorama festival - Peacock Society Open air Festival - Petites Folies - Pharaonic - Les Plages Électroniques - Rock En Seine - Roscella Bay - Summer Festivalhalle - Soirées de la Citadelle - Touquet Music Beach Festival - We Love Green...
La Rédaction

Programme de travail 2021-2022 en faveur des auteurs et la poursuite de leur accompagnement économique dans le cadre de la crise sanitaire  13/03/2021

Détail de la façade du ministère de la Culture © Gil Chauveau.
Alors que la crise frappe durement les auteurs, Roselyne Bachelot-Narquin a présenté aujourd'hui, à l'occasion d'une réunion de travail avec le Premier Ministre et des organisations défendant les intérêts des auteurs, un programme de 15 premières mesures concrètes qui permettront d'améliorer les conditions de création des auteurs.

Quatre mesures seront mises en œuvre au premier semestre 2021 et sont tournées vers la sauvegarde du tissu créatif.

>> Mesure 1 : Poursuivre le soutien économique d'urgence lié à la crise de la Covid-19.
Les auteurs continueront d'être éligibles au fonds de solidarité de l'État. Les fonds sectoriels d'urgence seront réabondés de 22 M€ supplémentaires, afin de soutenir les populations les plus touchées qui n'ont pas accès au fonds de solidarité de l'État en raison notamment de l'irrégularité de leurs revenus.

>> Mesure 2 : Assurer un meilleur suivi des auteurs au sein du Ministère, à travers :
- Le déploiement de la Délégation aux politiques professionnelles et sociales des auteurs et aux politiques de l'emploi, au sein de la Direction Générale de la Création Artistique, par un arrêté en date du 31 décembre 2020.

- La mise en place au sein du Département des Études de la Prospective et des Statistiques du ministère de la Culture d'un observatoire statistique annuel.

>> Mesure 3 : Assurer un meilleur accès aux droits sociaux existants ;

Des pistes d'améliorations pour résoudre les difficultés de mise en œuvre de la réforme dans le réseau des URSSAF sont identifiées, les ministères de la Culture et des Solidarités et de la Santé sont au travail pour les traduire sur le terrain.

En ce qui concerne les indemnités journalières maladie et maternité, la réglementation sera adaptée afin que le seuil d'ouverture des droits soit temporairement abaissé, pendant la durée de la crise, pour permettre aux auteurs de pouvoir bénéficier de ces indemnités journalières.

>> Mesure 4 : Mieux prendre en compte la diversité des revenus principaux et accessoires des auteurs à travers la mise en œuvre du décret du 28 août 2020 relatif à la nature des activités et des revenus des artistes-auteurs.

Onze mesures seront mises en œuvre d'ici la fin de mandat et revaloriseront durablement la place des auteurs dans les différents secteurs dont ils relèvent :

>> Mesure 5 : Recomposer le Conseil d'Administration de l'organisme de gestion de sécurité sociale des artistes-auteurs, à travers la désignation de ses membres par une enquête de représentativité.

>> Mesure 6 : Expertiser les modalités de mise en place d'un portail numérique accessible aux auteurs rappelant les règles juridiques, sociales et fiscales qui leur sont applicables.

>> Mesure 7 : Améliorer les dispositifs d'aides en faveur des auteurs au sein des différents centres nationaux.

>> Mesure 8 : Clarifier et simplifier pour l'avenir les règles fiscales applicables aux différents types de revenus perçus par les auteurs.

>> Mesure 9 : Accompagner les négociations professionnelles sui generis sur l'équilibre de la relation contractuelle, notamment dans les secteurs du livre, de l'audiovisuel et du cinéma.

>> Mesure 10 : Expérimenter l'instauration d'une rémunération des auteurs de bande dessinée pour les actes de création réalisés dans le cadre de leur participation à des salons et festivals.

>> Mesure 11 : Faire aboutir les travaux en cours concernant la rémunération du droit d'exposition des artistes par les musées et les FRAC.

>> Mesure 12 : Améliorer la structuration, la mise en réseau et la visibilité de l'offre de résidences d'écriture sur l'ensemble du territoire.

>> Mesure 13 : Confier au Professeur Tristan Azzi une mission sur les métadonnées des images fixes, afin d'améliorer l'identification numérique des œuvres, indispensable pour mener à bien les négociations avec les plateformes dans le cadre de la transposition de la directive Droit d'auteur.

>> Mesure 14 : Confier à Mme Laurence Franceschini une mission sur le financement de la production et de la diffusion d'œuvres photographiques.

>> Mesure 15 : Confier à l'IGAC une mission sur l'opportunité et les modalités de création d'un médiateur des arts visuels au second semestre 2021.

Communiqué du ministère de la Culture.

Photo : Détail de la façade du ministère de la Culture © Gil Chauveau.
La Rédaction

Réaction de Karine Rolland, maire adjointe à la Culture, au sujet de l'occupation de l'Odéon-Théâtre de l'Europe  05/03/2021

© RDS.
J'entends l'immense inquiétude des intermittents et du monde culturel en général. Il devient intenable de ne pas avoir de perspectives et nous interpellerons le Gouvernement en ce sens la semaine prochaine lors du Conseil de Paris.

Il devient urgent que des expérimentations scientifiques puissent être menées, pour guider la création de protocoles sanitaires adaptés à chaque secteur. La Ville de Paris accompagne d'ailleurs les professionnels dans l'organisation d'un concert-test en avril.

C'est une question de survie pour des activités essentielles au dynamisme de Paris et de la France. Et cela vaut aussi pour le sport. C'est une question de survie pour la population, nous ne pouvons pas n'être que des agents économiques réduits à travailler et consommer.

Nous proposerons avec la Maire de Paris, Anne Hidalgo, un plan de reprise de l'activité culturelle, dès que cela sera possible. Avec bien entendu une grande mobilisation des espaces publics, pour permettre le contact direct entre les artistes et les habitantes et habitants. Tous les arts seront concernés pour faire vivre la culture dans tout Paris.

Communiqué du Service de presse de la Ville de Paris du vendredi 5 mars 2021.
La Rédaction

Culture en danger : le temps des engagements ! Mobilisation unitaire d'organisations du spectacle, salariés et employeurs  03/03/2021

© DR.
Les structures culturelles, en particulier celles du spectacle et du cinéma, ont été les premières touchées par des restrictions et fermetures liées à la crise sanitaire : le 4 mars prochain en sera le premier et triste anniversaire. Les artistes et techniciens intermittents du spectacle, les permanents de nos secteurs et nombre d'artistes-auteurs sont depuis privés d'une grande part de leurs activités et de leurs revenus.

Les mesures de soutien prises par le gouvernement et les collectivités territoriales, incontestables et indispensables depuis le début de la crise, n'ont cependant pas permis à une majorité des acteurs du secteur de voir compensées leurs pertes d'activités et leurs pertes économiques. La mise en œuvre de ces aides a, par ailleurs, largement manqué de transparence et d'équité. À ce stade, l'emploi permanent a pu être préservé, mais l'activité partielle est intervenue minoritairement pour compenser les annulations de contrats des intermittents (14 % au printemps dernier, moins de 4 % en septembre, en déclin depuis). Des employeurs se voient par ailleurs refuser leurs demandes par l'administration alors que les contrats de cession ne sont pas honorés.

2021 est l'année de tous les dangers : budgets des collectivités territoriales en berne - ils sont les premiers financeurs de la Culture - et gouvernement qui réduit, mois après mois, son soutien au secteur culturel dont les restes à charge vont encore augmenter. Les perspectives de ressources propres pour l'ensemble des structures (billetterie pour les lieux et festivals, cession du droit d'exploitation pour les équipes artistiques) sont atones et les volumes d'emploi s'effondrent, aggravant le phénomène de précarité et de manque de visibilité. Une partie des artistes et techniciens intermittents du spectacle ont vu leur droit à l'assurance chômage prolongé jusqu'au 31 août 2021 et quelques mesurettes sont arrivées pour certains jeunes et une petite partie des artistes auteurs et indépendants.

Le public s'est souvent fait entendre aux côtés des professionnels pour dire que "ce n'était pas une vie" d'être éloigné des œuvres et des artistes. Nos revendications pour la survie de nos entreprises et pour les professionnels qui travaillent avec elles sont celles d'un secteur important à la cohésion de notre société.

Nos structures et nos salariés sont plongés dans le désarroi. Exsangues et épuisés, nous demandons à présent des décisions fermes et immédiates pour que soit permis à toutes celles et ceux qui exercent un métier culturel de pouvoir en vivre et non plus survivre, à savoir :

- Une méthodologie de travail pour la réouverture dans un calendrier réaliste pour les lieux culturels, y compris ceux qui accueillent des pratiques en amateur, et un engagement sur la tenue des festivals et des spectacles occasionnels organisés dans le cadre des festivités populaires, nous permettant d'arrêter de naviguer à vue de quinzaine en quinzaine, au mépris de la santé physique et mentale des équipes ;

- Une réelle concertation sur un plan de relance réaliste et adapté pour accompagner la reprise d'activité qui ne pourra avoir lieu sans volontarisme et aides substantielles ;

- Un fonds pour l'emploi direct dédié au secteur culturel permettant un maintien du volume d'emploi (résidences de recherche ou de création, répétitions, actions de transmission, etc.), donc le maintien des compétences spécifiques à nos métiers, qui puisse aussi permettre de mener une politique volontariste d'inclusion des jeunes, et apporter un soutien à l'ensemble des artistes-auteurs et des indépendants de la culture ;

- Un engagement sans tarder sur la prolongation de l'année blanche au-delà du 31 août 2021 pour tous les intermittents du spectacle ;

- Une consolidation immédiate des organismes sociaux du secteur culturel (l'Afdas pour la formation professionnelle, le CMB pour la prévention et la santé au travail, la Caisse des Congés Spectacles, Audiens pour la santé et la prévoyance) durement touchés par l'absence de cotisations liée à l'effondrement du volume d'emploi. Ces droits sociaux complémentaires doivent être garantis ;

- Faciliter l'accès au fonds de solidarité pour le rendre éligible à tous les artistes auteurs et mettre en place des mesures spécifiques telle qu'une indemnisation forfaitaire pour tous les artistes auteurs d'un spectacle pour chaque date annulée depuis le 17 mars 2020, quand l'artiste-auteur n'a pas pu bénéficier d'un autre type d'indemnisation pour ces dates.

- Une solution - qui s'est trop fait attendre - à l'impossibilité pour certains salariés et artistes auteurs d'ouvrir des droits à un congé maternité ou un congé maladie, proprement discriminatoire, alors que l'égalité entre femmes et hommes doit être un combat encore plus actif en période de crise.

Les choix politiques dans cette période sont difficiles, nous le savons. Néanmoins, nous ne pouvons souscrire à des décisions qui réduiraient à néant l'idée même de politiques culturelles, de tentatives de déploiement vers tous les publics qui sont loin d'être achevées. L'exercice des droits culturels que constituent la liberté de création, l'accès du plus grand nombre aux œuvres de l'esprit et la citoyenneté active est indissociable du pacte républicain.

La Culture est un bien commun.

Elle est partout. Elle ouvre des voies, offre des perspectives, appelle à réfléchir sur soi, sur les autres, sur le monde. Elle est un espoir.

Nous allons la défendre. Nous ne voulons plus d'effets d'annonce, nous voulons des engagements ! Notre volonté d'exercer nos métiers et d'en vivre est aussi celle de maintenir le dialogue avec le public.

Le 4 mars, tous les acteurs du monde culturel seront à nouveau mobilisés !

>> Liste des rassemblements

Communiqué cosigné par :
CGT Spectacle, Syndicat des Cirques et Compagnies de Création, CFDT: Communication et Conseil Culture, SYNAVI, FASAP FO, PROFEDIM, CFE CGC FCCS, CFTC, SNSP, SMA, SYNDEAC, Les Forces Musicales, SNMS, UFISC, THEMAA, SYNPASE, FNCOF, Fédération Nationale des Arts de la Rue, FEDELIMA, Zone Franche Réseau des Musiques du Monde, Ami Entends Tu, CITI.
La Rédaction

La jeunesse française sacrifiée  27/02/2021

Festival des Vieilles Charrues 2019 © DR.
Monsieur le Président,

Il y a un mois, vous assuriez que "tous les Français qui le souhaitent seraient vaccinés à la fin de l'été".

Il y a une semaine, nous apprenions que les festivals debout ne pourraient pas se tenir cet été. Seuls les événements rassemblant moins de 5000 personnes assises et distanciées auront droit de cité.

Hier, vous évoquiez la mise en œuvre d'un "pass sanitaire" en vue de la réouverture des lieux culturels.


Que comprendre de ces annonces contradictoires ?

Les décisions concernant les festivals répondent à des impératifs de court terme, alors que c'est d'une vision de long terme dont nous avons besoin. Nous ne cessons de le marteler, depuis près d'un an maintenant, sans jamais obtenir de réponse satisfaisante. À force de déclarations sans portée successives, nous finissons par être vaccinés de la parole gouvernementale, en opposition avec vos propres déclarations sur la vaccination et le "pass sanitaire", qui permettraient à tous les festivals d'avoir lieu cet été. Ce que nous proposons depuis quelques mois, en vain…

La France se targue d'une meilleure gestion de la crise par rapport à ses voisins européens. Pourtant, le Royaume-Uni et l'Espagne arrivent à donner des perspectives à leur population, notamment sur le terrain culturel.

Au Royaume-Uni, Boris Johnson a annoncé un retour progressif à la normale pour le mois de juin, permettant à tous les acteurs culturels de s'organiser en conséquence ; en Espagne, où une grande partie des spectacles n'ont pas cessé, le Gouvernement participe directement à l'élaboration d'un plan de reprise, avec notamment l'organisation de concerts-tests.

La France sera-t-elle aussi dans ce domaine en queue du peloton européen ?

Nous avançons dans le brouillard depuis trop longtemps. Plus grave encore, nous avons le sentiment que le Gouvernement avance à tâtons.

La visibilité, vous la devez aux acteurs du monde de la culture. Mais vous la devez avant tout aux jeunes générations.

Alors qu'ils subissent déjà de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire et économique, nos jeunes sont les premières victimes de l'absence de perspectives qui touche les concerts et les festivals. Les festivals aujourd'hui exclus, dont nombreux annoncent déjà leurs annulations, sont précisément ceux qui attirent le plus les jeunes (musiques actuelles, musiques électroniques, musique urbaine, rock, etc.). Nos festivaliers ont le sentiment d'être confrontés à une décision arbitraire, qui les éloigne encore un peu plus d'un retour à la vie normale. Les territoires qui dépendent de ces événements nous soutiennent pleinement et attendent eux aussi un été où les concerts et festivals prendront toute leur place.

Monsieur le Président, entendez-nous. Entendez les festivals. Entendez les territoires. Entendez la jeunesse.

Communiqué de presse du PRODISS.

À propos du PRODISS - Créé en France en 1984, le PRODISS, syndicat national du spectacle musical et de variété est aujourd'hui le 1er syndicat patronal représentatif au niveau national. Le PRODISS rassemble près de 400 entrepreneurs de spectacles : producteurs, diffuseurs, exploitants de salles, organisateurs de festivals, répartis dans toute la France et œuvrant dans le domaine des variétés, des musiques actuelles (jazz, musiques populaires, comédies musicales, etc.) et des one man shows. Ils forment ensemble, la chaîne de création et de diffusion d'un spectacle. Essentiellement des PME et TPE, nos adhérents génèrent près de 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit plus des 3/4 du chiffre d'affaires de l'ensemble du secteur du spectacle musical et de variété.

Photo : Festival des Vieilles Charrues 2019 © DR.
La Rédaction

Annonce des conditions dans lesquelles pourront se tenir les festivals… Est-ce un début de solution ?  19/02/2021

Hellfest 2016 © DR.
Roselyne Bachelot-Narquin a réuni jeudi 18 février 2021 des responsables de festivals de musiques actuelles, des organisations et fédérations professionnelles pour évoquer la situation des festivals en 2021. S'est ensuivi l'annonce du cadre dans lequel pourront se tenir ceux-ci cet été.

L'objectif, c'est d'avoir, en 2021, une saison de festivals ! Pour cela le Gouvernement propose un cadre clair et un dispositif d'accompagnement économique.

Il est indispensable de pouvoir donner de la visibilité aux festivals qui doivent, en ce début d'année, décider de la tenue et du format de leur édition 2021, même si la pandémie de la COVID19 continuera à faire peser des incertitudes.

Le gouvernement propose un cadre pour la tenue des festivals
Cette exigence a conduit le gouvernement à définir un cadre, avec deux paramètres principaux :

>> Les organisateurs de festivals (en salles comme en plein air) sont incités à imaginer des formats différents avec une jauge maximale de public, avec distanciation, de 5 000 spectateurs sur un même site et pour un même événement- comme celle qui était en vigueur l'été dernier ;
>> Des modalités d'accueil du public en configuration assise.


Ce cadre devra être précisé sous la forme de protocoles sanitaires spécifiques, en concertation avec les professionnels, et soumis à la validation du Centre de crise sanitaire et du Centre interministériel de crise.

Des points d'étape réguliers auront lieu avec les professionnels, afin de l'adapter à l'évolution de la situation sanitaire :

- si la situation sanitaire se dégrade, les jauges et les protocoles devront être adaptés en conséquence ;
- si à l'inverse la situation sanitaire s'améliore, il pourrait être envisageable d'augmenter la jauge au-delà de 5 000 personnes et/ou d'autoriser les configurations debout.


Les festivals seront accompagnés financièrement.

Les deux enjeux majeurs sont d'éviter la disparition de festivals et d'inciter les festivals à adapter leur format pour permettre une saison festivalière en 2021.

Ainsi :
>> Pour les festivals qui seraient contraints d'annuler dès maintenant, l'Etat poursuivra leur accompagnement ;
>> Pour les festivals qui adapteront leur événement, des aides sectorielles dédiées seront prévues sous la forme d'un mécanisme de compensation des pertes d'exploitation ;
>> Enfin, dans l'hypothèse d'une dégradation de la situation sanitaire qui entrainerait une annulation de l'événement, un mécanisme d'indemnisation sera prévu.

Ces deux derniers mécanismes seront financés par un même fonds de 30 M€ qui concernera l'ensemble des festivals de toutes disciplines. Comme en 2020, cet accompagnement sera porté et mis en œuvre à la fois par le Centre National de la Musique et par les DRAC.

Par ailleurs, des aides pour les captations de spectacles seront également mises en œuvre : une enveloppe de 15 M€ sera consacrée aux captations toutes disciplines confondues (théâtre, musique, danse et autres esthétiques). Ces captations permettront de toucher un public plus large, même si elles ne remplaceront jamais l'expérience du spectacle vivant.

Fin novembre dernier, plus d'une centaine de festivals de musiques actuelles ont signé une tribune intitulée "Festivals 2021, on y croit !"

Nous aussi, nous y croyons. Nous devons agir ensemble pour qu'il y ait des festivals en 2021, c'est indispensable pour les artistes, pour les publics, pour les équipes et pour les territoires qui vivent souvent au rythme des festivals.

Roselyne Bachelot-Narquin tient à saluer l'engagement, la créativité et l'esprit de responsabilité des professionnels des festivals.

Source : Communiqué du ministère de la Culture.

Photo : Hellfest 2016 © DR.
La Rédaction

Rachid Ouramdane, nouveau directeur de Chaillot - Théâtre national de la danse  12/02/2021

Salle Jean Vilar © Chaillot - Théâtre national de la Danse.
Sur proposition de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, le Président de la République a décidé de nommer Rachid Ouramdane à la direction de Chaillot - Théâtre national de la danse. Il prendra ses fonctions le 5 avril 2021 pour un mandat de 5 ans.

Formé au Centre national de la danse contemporaine d'Angers, Rachid Ouramdane est chorégraphe et interprète depuis 1992. Il cultive un art de la rencontre, dont l'expérience sensible requiert la mise en doute de tous les préjugés et développe une danse unique dans le paysage chorégraphique français qui questionne l'hospitalité, l'inclusion mais également les grands enjeux environnementaux. Il co-dirigeait depuis le 1er janvier 2016, avec le circassien Yoann Bourgeois, le CCN2 - Centre chorégraphique national de Grenoble.

Le projet de Rachid Ouramdane démontre une vision renouvelée et ouverte de la danse qu'il tient à considérer dans ses liens avec tous les arts, mais aussi dans sa connexion directe avec la société. Rachid Ouramdane souhaite faire de Chaillot - Théâtre national de la danse le "Théâtre des diversités", un lieu d'innovation sociale par l'art et la culture. Ainsi, il propose de construire une ligne artistique à partir de l'histoire de Chaillot, en s'appuyant notamment sur le symbole et le socle de la Déclaration universelle des droits de l'Homme qui fut signée en ces lieux.

Rachid Ouramdane succédera le 5 avril 2021 à Didier Deschamps, directeur de Chaillot - Théâtre national de la danse depuis le 7 juillet 2011. La ministre de la Culture tient à saluer le travail remarquable de Didier Deschamps et de l'ensemble de son équipe qui ont fait de Chaillot un des lieux majeurs de la danse et pour la danse en Europe ; et se réjouit de l'arrivée prochaine de Rachid Ouramdane.

Communiqué du ministère de la Culture.

Photo : Salle Jean Vilar © Chaillot - Théâtre national de la Danse.
La Rédaction

La Nef - Manufacture d'utopies Appel à candidatures Résidences 2022  10/02/2021

© La Nef.
La Nef soutient la création artistique ! Lieu de fabrique dédié à la marionnette, aux arts associés et aux écritures contemporaines, la Nef accueille en résidence vos projets (marionnette, théâtre d'objet et arts associés). Les candidatures sont ouvertes du 9 février au 22 mars inclus, pour une résidence sur la période de janvier à juin 2022.

La Nef - Manufacture d'utopies propose des résidences d'une durée de deux semaines pour épauler vos projets à différentes étapes de votre création : résidence de construction, création lumière, répétitions etc. Elles concernent des compagnies du champ de la marionnette, du théâtre d'objet et arts associés. Ces résidences peuvent se clôturer par des représentations publiques (étape de travail, création, reprise).

Dans ce cadre, l'apport de La Nef se traduit par :
- un apport financier à partir de 1000 € par résidence ;
- une mise à disposition de la salle : plateau équipé de 8 x 10 m, hauteur sous grill 5 m, fiche technique à télécharger (voir ci-dessous) ;
- un accompagnement artistique et administratif selon les besoins (rdv autour de sujets administratifs, de production, diffusion, réseaux, etc.) ;
- la possibilité d'utiliser l'atelier de fabrication ;
- un soutien à la communication en cas de présentation publique (newsletter, annonces, programmes et feuilles de salle) ;
- un soutien technique (un service de régie au montage et au démontage).
Une cuisine est mise à disposition pour préparer vos repas.

Les compagnies accueillies peuvent proposer autour de leur résidence des actions artistiques et des temps de rencontres avec les publics. Ces actions peuvent faire l'objet d'un accompagnement et d'une demande de financement menés par l'équipe administrative, si elles s'inscrivent dans les priorités des appels à projet de nos partenaires.

Les réalités de production et les calendriers qui y sont associés pouvant être différents, la Nef propose deux temporalités d'appel à candidature, pour des créneaux de résidence de deux semaines de janvier à juin 2022.
- La résidence Télescope, dont la visée est une résidence dans un an.
Candidature ouvertes du 9 février au 22 mars 2021 (5 projets sélectionnés pour le premier semestre 2022).
- La résidence Microscope, dont la visée est une résidence dans les 6 mois.
Les candidatures seront ouvertes en septembre 2021 (3 projets sélectionnés pour le premier semestre 2022 également).

Comment candidater ?
Les candidatures sont ouvertes du 9 février au 22 mars 2021 inclus et se font uniquement via le formulaire en ligne. Elles sont obligatoirement accompagnées d'un dossier de présentation à transmettre par mail à Solène Legendre en précisant dans l'objet "Candidature 2022 - Nom de la compagnie - Titre du projet".
Les demandes émises en dehors du formulaire (en ligne) accompagné de votre dossier de présentation (par mail) ne pourront pas être étudiées. Les réponses seront communiquées fin avril 2021.

Sélection
Le comité de sélection sera attentif à divers critères, parmi ceux-ci : les parités femme/homme, projet à destination du jeune public/public adulte, compagnie en début de parcours/compagnie plus confirmée, personnes issues de formations supérieures/autodidactes.
La Rédaction

Mission sur les suites de l'année blanche en faveur des intermittents du spectacle et de l'audiovisuel  02/02/2021

© DR.
La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot-Narquin et la ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, Élisabeth Borne, ont confié à Monsieur André Gauron, Conseiller maître honoraire à la Cour des comptes, une mission de diagnostic sur la situation des intermittents.

Face à l'arrêt des activités culturelles du fait de la crise sanitaire, le Président de la République avait annoncé le 6 mai 2020 la mise en œuvre d'une "année blanche" pour les intermittents. Cela s'est traduit par un dispositif qui prolonge la durée d'indemnisation de l'ensemble des intermittents jusqu'au 31 août 2021 avec report de la date d'anniversaire ou de la fin de droit à cette date.

La crise perdurant, le ministère de la Culture, avec le ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, souhaite une analyse de la situation des intermittents après le 31 Août 2021. La mission, qui débute le 1er février, sera chargée d'évaluer la situation des intermittents en différenciant l'analyse selon le secteur d'activité concerné, le métier exercé et la date anniversaire des droits des intéressés, et de proposer des ajustements du dispositif en fonction de cette analyse. Les pistes identifiées seront ensuite concertées par l'État avec les organisations représentatives du secteur.

Pour mener à bien cette mission, Monsieur André Gauron s'appuiera sur une équipe composée de deux inspectrices dédiées à la mission et désignées respectivement par l'Inspection générale des affaires sociales et par l'Inspection générale des affaires culturelles.

La mission bénéficiera également de l'appui de Pôle emploi, de la Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) et de la Direction générale de la création artistique (DGCA), en tant que de besoin de l'Unédic et de tout autre acteur qui semblera pertinent.

Les conclusions de la mission sont attendues pour la fin du mois de mars 2021.

Communiqué du ministère de la Culture & du ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion.
La Rédaction

15 jours pour sauver les festivals  01/02/2021

Jeanne Added au festival de Paimpol 2019 © Gil Chauveau.
Vendredi 29 janvier 2021, les représentants de festivals (dont Les Eurockéennes, Musilac, Les Vieilles Charrues, le Main Square, les Francofolies de la Rochelle, Le Festival de la foire aux vins de Colmar et Panoramas, membres du PRODISS) ont pu échanger avec Roselyne Bachelot, ministre de la Culture. Celle-ci a donné à nouveau rendez-vous aux professionnels du secteur le 15 février ; à cette occasion, elle devra présenter des réponses aux attentes des organisateurs de festivals et proposer des solutions.

Les festivals ont exprimé à l'unisson leur forte mobilisation pour la reprise de leur activité, après une année 2020 quasi-blanche pour tous. Cette année encore, les festivals sont confrontés à l'incertitude. Moteurs économiques des territoires, ils continuent à prendre des engagements dans ce contexte, en dépit des risques forts qui pèsent sur leurs événements et leurs structures.

La rencontre de ce jour constituait un premier pas vers une réflexion concertée avec les pouvoirs publics sur les modalités d'une reprise des festivals pour que celle-ci soit viable pour tous les types de spectacles qui ont, comme les festivals, un dénominateur commun : proposer des jauges debout. La jauge debout est en effet au cœur même de l'identité de nombreuses esthétiques (musiques urbaines, musiques électroniques…) ; celles-ci ne sauraient être durablement écartées des démarches engagées pour l'ensemble du secteur et d'une reprise possible.

En parallèle, afin d'objectiver les conditions sanitaires nécessaires à l'organisation d'événements en jauge debout, le PRODISS travaille actuellement, en collaboration avec l'AP-HP et la Ville de Paris, à l'organisation d'un concert-test rassemblant plus de 1 000 personnes, debout, masquées et non distanciées.

Les autres configurations (assises, 500 personnes, etc.) ayant déjà pu reprendre au cours de l'année dernière, l'idée de ce projet est de marquer un pas en avant et d'organiser un concert-test dans des conditions qui soient les plus réalistes possibles pour une reprise rentable, et donc durable.

Nous voulons croire que l'État sera au rendez-vous et soutiendra la profession.

La ministre de la Culture a donné rendez-vous aux professionnels du secteur le 15 février. Nous attendons des réponses concrètes à cette échéance : des propositions claires du Gouvernement sur les conditions et les modalités de la reprise et, le cas échéant, des décisions sur l'accompagnement du secteur dans ce contexte. Se pose notamment la question du maintien des dispositifs transversaux et de la mise en place de dispositifs sectoriels spécifiquement destinés aux festivals (fonds de garantie et fonds de compensation billetterie). Dans ce contexte incertain, et alors que nous prenons des risques économiques significatifs, nous avons plus que jamais besoin des pouvoirs publics pour accompagner notre prise de risque.

Nous avons une responsabilité vis-à-vis de nos publics, celle d'être au rendez-vous de la reprise. Nous avons aussi une responsabilité morale et financière vis-à-vis de nos équipes, de nos partenaires, de nos prestataires et des territoires.

À propos du PRODISS - Créé en France en 1984, le PRODISS, syndicat national du spectacle musical et de variété est aujourd'hui le 1er syndicat patronal représentatif au niveau national. Le PRODISS rassemble près de 400 entrepreneurs de spectacles : producteurs, diffuseurs, exploitants de salles, organisateurs de festivals, répartis dans toute la France et œuvrant dans le domaine des variétés, des musiques actuelles (jazz, musiques populaires, comédies musicales, etc.) et des one man shows. Ils forment ensemble, la chaîne de création et de diffusion d'un spectacle. Essentiellement des PME et TPE, nos adhérents génèrent près de 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit plus des 3/4 du chiffre d'affaires de l'ensemble du secteur du spectacle musical et de variété.

Photo : Jeanne Added au festival de Paimpol 2019 © Gil Chauveau.
La Rédaction

État d'urgence culturel - Appel au Gouvernement  28/01/2021

© DR.
À la suite de l'appel lancé par Cécile Helle, maire d'Avignon, le 16 janvier et par le maire de Marseille Benoît Payan, hier, l'opération Théâtres Ouverts est un appel au gouvernement à la prise en compte d'un État d'Urgence culturel.

Les dernières prises de position de notre ministre, Roselyne Bachelot, laissent l'écosystème de l'art vivant entre désarroi et perplexité, et les intermittents, sans horizon au-delà de la date butoir du 31 août, dans une détresse profonde.

Les mécanismes d'indemnisation des compagnies ne sont pas adaptés aux plus fragiles d'entre elles. En s'appuyant sur leurs revenus 2019 et particulièrement ceux de septembre à décembre 2019, l'État laisse en-dehors d'un soutien économique une grande moitié des compagnies françaises dont la fragilité réelle repose sur toutes les ventes qui n'auront pas eu lieu de mars à juin 2020 et de novembre 2020 à juin 2021.

Si aucune perspective rapide de réouverture des salles ne permet aux théâtres publics/municipaux de reprendre le cours de leur saison et d'honorer les contrats de cession sur lesquels reposent leur devenir économique, c'est chaque semaine un grand nombre d'entre elles qui risquent la cessation d'activité.

Nous ouvrons donc nos théâtres samedi 30 janvier pour manifester de cette urgence auprès de notre Ministre.

Nous nous proposons de la rencontrer, elle ou ses représentants, pour attirer son attention sur la situation des plus précaires et proposer des pistes pour que, dans les mois qui viennent, si les théâtres du service public viennent à condamner leur saison, les compagnies qui en subiront les conséquences aient un accompagnement adapté du gouvernement.


UNISSONS-NOUS le 30 janvier 2021 pour que le Printemps d'une espérance refleurisse dans nos salles…

Plus d'informations sur l'événement : >> cliquez ici
Informations au 09 74 74 64 90
ou par mail à: contact@theatredeloulle.com

La Factory//Théâtre de l'Oulle
Rue de la Plaisance/Place Crillon, Avignon.
La Rédaction

Opération Théâtres ouverts ! Soutenons ensemble l'art vivant  19/01/2021

Opération Théâtres ouverts ! Soutenons ensemble l'art vivant
La Factory//Fabrique permanente d'Art Vivant à Avignon lance un appel aux théâtres, compagnies et artistes.
Appel à accueillir des publics pendant une heure, le 30 janvier 2021, de 15 h à 16 h, partout en France, dans le strict respect des conditions sanitaires imposées aux magasins ou lieux de cultes (déambulation des publics dans les mêmes conditions d'accueil en nombre que dans les boutiques ou espaces entre les sièges identiques aux lieux de culte)...

Que partout, dans tous les lieux qui voudront rejoindre cette initiative qui part d'Avignon et de la volonté de ses acteurs culturels de redresser la tête, les artistes puissent rencontrer des publics, que les publics puissent venir renouer avec l'émotion d'un moment de spectacle vivant (lectures, chansons, extraits, etc.)

Prenons dates pour dire que la Vie est plus forte que la peur, que nous peuples de France, fidèles à la Liberté qui fait le ciment de notre République, ne pouvons plus nous résoudre à obéir à un gouvernement qui a choisi la liberté de commercer des hypermarchés à la liberté de fraterniser dans des lieux de proximité.

Acte de résistance résolu mais pas de défiance à la légalité, nous devons agir dans le respect des précautions sanitaires, mais en affirmant haut et fort que la vitalité de l'Art Vivant ne peut pas être une variable d'ajustement.

Notre secteur économique a été mis à genoux et nous devons maintenant vivre des subsides d'un État qui joue aux mécènes de l'ancien régime. La dépendance aux indemnités ne doit pas être un motif pour se taire. Nous voulons vivre, accueillir des publics, donner de la joie, de l'émotion ou matière à réflexion, parce que c'est la vie que nous avons choisie.

UNISSONS-NOUS le 30 janvier 2021 pour que le Printemps d'une espérance refleurisse dans nos salles…

Plus d'informations sur l'événement : >> cliquez ici
Informations au 09 74 74 64 90
ou par mail à: contact@theatredeloulle.com

La Factory//Théâtre de l'Oulle
Rue de la Plaisance/Place Crillon, Avignon.
La Rédaction

Renouvellement de Stéphane Braunschweig à la direction du Théâtre national de l'Odéon-Théâtre de l'Europe  11/01/2021

"L'école des femmes", mise en scène de Stéphane Braunschweig © Elizabeth Carecchio.
Sur proposition de Madame Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, le Président de la République a nommé Stéphane Braunschweig pour un nouveau mandat comme directeur du théâtre national de l'Odéon.

Stéphane Braunschweig, metteur en scène de théâtre et d'opéra, scénographe, porte depuis 2016 un projet artistique ambitieux en matière de création, de production et d'accueil de spectacles nationaux, européens et internationaux, conformément aux missions du théâtre de l'Odéon, théâtre de l'Europe.

Il a eu à cœur de faire découvrir au public de l'Odéon une nouvelle génération d'artistes, français comme étrangers, tout en accompagnant avec une grande fidélité les quatre artistes qu'il a choisi d'associer pour les cinq années de son premier mandat : Sylvain Creuzevault, Caroline Guiela Nguyen, Christiane Jatahy et Simon Stone, remplacé par le jeune auteur et metteur en scène britannique Alexander Zeldin pour les trois années qui viennent.

La Ministre tient à saluer son action en faveur de l'égalité femmes/hommes : deux des quatre artistes associés sont des femmes, et la présence des femmes autrices et metteuses en scène a été fortement affirmée depuis son arrivée à l'Odéon. Son attention à promouvoir la diversité sur les plateaux doit également être soulignée, tout comme sa prise en compte des enjeux de développement durable, si cruciaux aujourd'hui.

Sa volonté de rendre accessible le théâtre aux publics qui en sont éloignés, qu'il s'agisse des publics scolaires notamment dans les zones prioritaires, des personnes en précarité, en milieu carcéral, ou des personnes handicapées, s'inscrit pleinement dans les grandes orientations souhaitées par la Ministre. Soucieux du rayonnement d'un théâtre national sur le territoire comme à l'international, Stéphane Braunschweig a par ailleurs développé les tournées des spectacles créés à l'Odéon.

Enfin, le théâtre de l'Odéon, éprouvé comme tous les lieux de culture pendant la crise de la Covid, a su s'adapter et maintenir un lien avec le public à travers de nouveaux contenus numériques et une page dédiée, "théâtre et canapé".

La Ministre se félicite de ce nouveau mandat, qui permettra à son directeur de poursuivre son projet artistique, au service du public et de la création théâtrale.

Communiqué du ministère de la Culture.

Photo : "L'école des femmes", mise en scène de Stéphane Braunschweig © Elizabeth Carecchio.
La Rédaction

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Oui, nous pouvons permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public !

L'Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique, le syndicat CSFI (Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale), le syndicat Les Forces Musicales, c'est-à-dire les professionnels des instruments de musique, des orchestres et opéras français sont parvenus à établir un socle de connaissances solides scientifiquement prouvées sur les enjeux et les risques sanitaires liées à la pratique musicale et vocale. Il sont désormais en état de délivrer des préconisations et de nouveaux protocoles pour permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public. Fanny Reyre Ménard, à la tête du pilotage du Projet PIC VIC (Protocole pour les instruments de musique face au coronavirus, Pratique instrumentale et vocale) nous en a dit plus.

Bois & cuivres © Buffet Crampon.
Fanny Reyre Ménard est Maître Artisan luthière à Nantes depuis 1988 et vice-présidente du CSFI. Elle peut, au nom de ses collègues et camarades engagés dans ce groupe interdisciplinaire de travail (depuis avril 2020), affirmer aujourd'hui qu'une pratique musicale en ces temps de coronavirus n'est pas plus dangereuse que les principaux gestes et actes de notre vie quotidienne.

Un enjeu important puisqu'on parle ni plus ni moins que de rouvrir les salles de concert et les Opéras. Il s'agit également d'encourager la reprise normale d'une pratique musicale, instrumentale et vocale grâce aux outils et connaissances obtenus après quasiment une année de recherches.

Une recherche menée et des résultats obtenus grâce à une synergie de forces tout à fait exceptionnelle ; outre les professionnels des instruments de musique, des orchestres et autres opéras, les ingénieurs Recherche et Développement de structures importantes en facture instrumentale telles que Buffet Crampon, associés à des laboratoires de recherches en biologie, des spécialistes en aérosols ou en dynamique des fluides ont rejoint dans ce but commun (en savoir plus et agir en conséquence) l'Unité des Virus Émergents de l'Institut universitaire hospitalier de Marseille. Le milieu musical à l'arrêt en mars 2020 souhaitait reprendre l'avantage, la crise sanitaire ayant laissé tout le monde provisoirement sans réponse. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Christine Ducq
31/03/2021
Spectacle à la Une

"Respire" Un conte moderne qui traverse les airs comme un souffle magique

Johanne Humblet est funambule. Avec la Compagnie Les filles du renard pâle, elle parcourt le monde pour tendre ses câbles entre les immeubles, les monuments, les grues, elle les fait grimper, se courber en spirale, plonger dans des lacs, traverser des places, des rivières. "Le fil est le lien qui relie un point à un autre, au-dessus des frontières, des barrières, il rassemble. Un lien autant symbolique que concret", explique-t-elle. Elle tisse ainsi son parcours d'équilibriste : quelques dizaines ou quelques centaines de mètres de long et seulement 12 millimètres de diamètre.

© Les filles du renard pâle.
Mais la conception que cette funambule pleine de rêve fait de ses spectacles ne s'arrête pas à l'exploit. Et même si elle évolue sans sécurité aucune, elle ne cherche pas à provoquer chez celui qui regarde le nœud qui noue le ventre à l'idée de la chute dans le vide. Cette réaction est là, quoi qu'il en soit, mais Johanne Humblet ne s'en contente pas. Elle raconte des histoires. Et elle ne les raconte pas seule.

Avec elle, mais au sol, un groupe de trois musiciens rocks va l'accompagner tout au long de sa traversée. La partie musicale du spectacle est très importante. Un rock très teinté métal, trois musiciens aux looks punky qui suivent de leurs compositions l'évolution de la funambule là-haut. Ce sont des échanges, rythmes et regards, qui orchestrent l'évolution du chaperon rouge des airs tandis qu'au sol le loup surveille. Une autre partie importante du spectacle, qui a pour objectif de se jouer la nuit, est dirigée par l'équipe lumière, des lumières élaborées qui font le lien en collant à la musique et en découpant la funambule dans le ciel.

Bruno Fougniès
23/03/2021
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"Adeno Nuitome" Une glorification de l'amour

Lola Molina questionne pour la deuxième fois les stigmates de l'amour. Dans sa pièce précédente intitulée "Seasonal Affective Disorder" (déjà dans une mise en scène de Lélio PLotton), elle s'était intéressée à la cavale hors normes, et pas correcte du tout politiquement parlant, d'une ado de 14 ans et d'un chanteur vaguement raté de 50 piges. Dans "Adeno Huitome", le couple est moins romanesque puisqu'ils ont à peu près le même âge. Lui est régisseur lumière, Elle, écrivain. Ils vivent ensemble en joyeux citadins et suivent chacun des carrières vouées à la réussite jusqu'au jour où le cancer s'immisce dans leur histoire. C'est sur Elle que ça tombe.

© Jonathan Michel.
Une nouvelle qui bouleverse leurs projets : ils changent de vie, abandonnent la ville, achètent une maison en pleine nature. C'est là qu'elle vit dorénavant entre la rivière, les arbres en fleurs, les animaux sauvages et l'écriture. Lui revient de ses tournées dès qu'il le peut. La pièce se construit ainsi en courtes interventions de l'une ou de l'autre et de scènes à deux. Mélanges de souvenirs, de narrations et moments de vie qui nous font découvrir peu à peu l'histoire de ces deux personnages et les variations de leur amour l'un pour l'autre.

Le texte autant que la mise en scène évitent avec bonheur tout réalisme. C'est plus vers une poésie de réconciliation avec la nature que vers l'analyse des dommages de la maladie que notre attention est tournée. Lola Molina scrute avec art et tendresse les remous intimes que la présence de cette menace provoque. Elle (le personnage féminin), prise entre la solitude de cette nouvelle maison et la solitude de son travail d'écriture navigue entre nostalgie de l'adolescence et besoin d'une vitalité que l'environnement bourgeonnant de la maison lui apporte. Lui se dévoue pour l'entourer de toute son attention.

Bruno Fougniès
15/04/2021