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Nomination de Muriel Mayette-Holtz à la direction du Théâtre National de Nice - CDN  03/08/2019

© DR.
Franck Riester, ministre de la Culture, a donné son agrément à la proposition de nommer Muriel Mayette-Holtz à la direction du Théâtre National de Nice - Centre dramatique national.

Comédienne, metteuse en scène et pédagogue, Muriel Mayette-Holtz fut sociétaire de la Comédie-Française à partir de 1988 avant d'en devenir Administratrice générale en 2006, poste qu'elle occupa jusqu'en 2014. Première femme à la direction de l'établissement public prestigieux, elle a ensuite été nommée à la direction de l'Académie de France à Rome - Villa Médicis.

Son projet pour le Théâtre National de Nice s'articule autour de la présentation des grands textes européens afin d'en permettre l'accès à un public nombreux et renouvelé sans exclure les écritures scéniques de notre temps, qui entreront en écho avec le répertoire. Elle souhaite donner une identité propre au CDN, en développant des liens forts avec les théâtres de "l'Europe de la Méditerranée" (Italie, Espagne, Portugal, Grèce).

Tout en augmentant les séries de représentations au théâtre et en densifiant les tournées régionales, nationales et internationales des productions du Théâtre National de Nice, Muriel Mayette-Holtz envisage un travail de proximité et d'échanges avec les structures et les équipes du territoire, une forte implication aux côtés des acteurs du champ éducatif et des amateurs. Le Théâtre National de Nice se rapprochera aussi des écoles supérieures d'art dramatique à des fins d'insertion de jeunes comédiens.

Son ambition est bien d'œuvrer à ce que le lieu prenne toute sa place de référence nationale et européenne tout en s'ouvrant plus avant sur la ville et ses habitants dans leur diversité.

Elle prendra la direction du Théâtre National de Nice le 1er novembre 2019 et succédera à Irina Brook, qui fait le choix de poursuivre ses activités en compagnie et dont le Ministre salue "l'engagement sans faille auprès de tous les publics, notamment jeunes, pour leur faire partager le plaisir du théâtre et de la langue de Shakespeare".

Photo : © DR.
La Rédaction

Alexander Neef nommé directeur préfigurateur de l'Opéra national de Paris  25/07/2019

© Agathe Poupeney/OnP.
Alexander Neef a été nommé directeur préfigurateur de l'Opéra national de Paris par le Président de la République, sur proposition de Franck Riester, ministre de la Culture.

De nationalité allemande, Alexander Neef, 45 ans, débute sa carrière comme chargé de production du Festival de Salzbourg, avant de rejoindre l'administration artistique de la RuhrTriennale, festival multidisciplinaire. Sollicité par Gérard Mortier, il rejoint l'Opéra national de Paris en 2004 en qualité de responsable du casting, et l'accompagne ensuite dans l'élaboration de sa programmation au New York City Opéra. Depuis 2008, il est directeur général de la Canadian Opera Company et assure la direction artistique de l'Opéra de Santa Fe depuis l'été 2018.

Alexander Neef devra faire rayonner l'Opéra national de Paris à l'international en s'appuyant sur toutes les forces et les potentiels de l'établissement. Il développera un projet lyrique ambitieux, qui accordera une place importante au répertoire français, et conjuguera le maintien d'un haut niveau artistique avec les enjeux de la démocratisation, de la recherche de nouveaux publics et du développement de l'éducation artistique. Il développera une offre culturelle et artistique novatrice pour la Salle Modulable de l'Opéra Bastille.

Avant de prendre les rênes de l'établissement à l'automne 2021, Alexander Neef aura deux ans, en sa qualité de directeur préfigurateur, pour préparer ses premières programmations. Il participera en outre aux chantiers d'organisation conduit par Stéphane Lissner qui quittera ses fonctions à l'été 2021.

Le Conseil d'Administration a été renouvelé, permettant ainsi la nomination de trois personnalités qualifiées: Patricia Barbizet, présidente du fonds d'investissement Temaris & Associés, Jean-Pierre Clamadieu, président du groupe Engie, et Stéphane Richard, président-directeur général d'Orange. Sur proposition du Conseil d'Administration Jean-Pierre Clamadieu est nommé par le Président de la République, et après avis du Conseil des Ministres du 24 juillet 2019, président du Conseil d'Administration.

Jean-Pierre Clamadieu a présidé le comité d'audition, composé de Laurent Baye, directeur général de la Philharmonie de Paris, James Colon, chef d'orchestre, Sylviane Tarsot-Gillery, directrice générale de la Création artistique et Sacha Waltz, chorégraphe, qui a entendu les différents candidats.

Franck Riester tient à saluer l'action de Stéphane Lissner qui a su depuis 5 ans, déployer non sans audace une programmation équilibrée entre répertoire et créations, en attirant des interprètes, metteurs en scène et chorégraphes de tous les horizons. Il a ainsi hissé au plus haut les couleurs de l'Opéra national de Paris sur la scène internationale. Le ministre l'en remercie avec reconnaissance. Stéphane Lissner a en outre considérablement développé les ressources propres et entrepris des discussions sur l'organisation de l'établissement qui porteront leurs fruits dans les prochaines années. Franck Riester souhaite que Stéphane Lissner puisse, le moment venu, mettre ses immenses compétences au service de nouveaux projets.

Photo : "Joyaux", 2009, ballet de George Balanchine © Agathe Poupeney/OnP.
La Rédaction

Éric Ruf reconduit à la direction de la Comédie-Française  25/07/2019

© Cosimo Mirco Magliocca, coll. Comédie-Française.
Sur proposition de Franck Riester, ministre de la Culture et après examen par le Conseil des Ministres du 24 juillet 2019, le Président de la République a nommé Éric Ruf pour un nouveau mandat comme Administrateur général de la Comédie-Française.

Depuis sa nomination en 2014, Éric Ruf a porté un projet artistique d'ouverture de la Comédie-Française, en accordant une place prioritaire aux courants contemporains du théâtre, invitant des metteurs en scène majeurs, français ou étrangers, tout en continuant de placer la troupe au centre de l'acte théâtral, tant à Richelieu qu'au théâtre du Vieux Colombier ou au Studio-Théâtre.

Il a contribué à l'évolution du répertoire de la Comédie-Française en réalisant des commandes d'écritures à des auteurs dont la langue d'aujourd'hui a été portée par la troupe. Il a accordé une grande place à de jeunes artistes avec la programmation de nouveaux talents. Ce mandat a également permis de continuer le dialogue avec les autres formes liées au théâtre telles que la marionnette, la magie ou encore le cabaret.

Éric Ruf a favorisé une meilleure diffusion des spectacles de la Comédie-Française hors de Paris, tant par les tournées que par la captation et la diffusion en salles de cinéma des spectacles de la salle Richelieu, ce qui constitue une ressource disponible pour des activités d'éducation artistique et culturelle.

Franck Riester salue "l'indéniable talent d'Éric Ruf à faire vivre au présent la prestigieuse tradition de la Comédie-Française. Il a toute ma confiance pour mener les travaux de rénovation de la salle Richelieu et la poursuite du projet de Cité du théâtre."

Photo : Rénovation de la salle Richelieu de la Comédie Française © Cosimo Mirco Magliocca, coll. Comédie-Française.
La Rédaction

Diane Landrot et Yan Allegret à la tête de Gare au Théâtre  04/07/2019

© Gare au Théâtre.
Diane Landrot et Yan Allegret sont nommés à la direction de Gare au Théâtre, lieu pluridisciplinaire dédié à la création contemporaine à Vitry-sur-Seine.

Parmi les quarante-cinq candidatures reçues, c'est le projet de Diane Landrot et Yan Allegret qui a retenu l'attention finale du conseil d'administration. Issu d'une complicité professionnelle et artistique débutée en 2011, le duo prendra ses fonctions en septembre 2019, succédant à Mustapha Aouar.

Forte d'une expérience de dix ans à la tête du service du spectacle vivant de Mains d’œuvres à Saint-Ouen et cofondatrice de plusieurs festivals dont "FRAGMENT(S)", Diane Landrot est reconnue pour son expertise dans l'accompagnement de l'émergence. Aguerrie aux particularités propres aux lieux intermédiaires, elle apportera un regard neuf sur Gare au Théâtre.

Auteur dramatique, Yan Allegret est édité notamment chez Gallimard Jeunesse, Quartett, Espaces 34… Il est également metteur en scène, acteur et directeur de la compagnie (&) So Weiter, conventionnée par la région Île-de-France. Ses spectacles sont présentés en France et à l'étranger. Il entretient une relation singulière avec Gare au Théâtre où il a régulièrement écrit, répété et créé 7 spectacles depuis 1998.

Dans la continuité de leur prédécesseur, Diane Landrot et Yan Allegret souhaitent faire de Gare au Théâtre un lieu majeur pour l'émergence artistique, un espace de découvertes, de rencontres et de partages où la richesse de l'écriture dramatique constitue la dynamique du lieu.

Leur projet "Aiguillages" est fondé sur trois axes : la promotion de la création contemporaine, l'engagement pour l'écriture et l'ancrage sur le territoire.

Mustapha Aouar se réjouit de cette nomination : "Ce duo dynamique et engagé signe une renaissance pour Gare au Théâtre. Le travail artistique de Yan Allegret mêlé à l'expertise de Diane Landrot permettront à Gare au théâtre de se réinventer, d'imaginer d'autres formes scéniques mais aussi d'autres liens entre les artistes et les publics et d'accroitre son rayonnement dans le paysage culturel local, départemental, francilien et national.

Mustapha Aouar qui a fondé et dirigé Gare au Théâtre depuis 1996 va se consacrer désormais à sa propre compagnie Delagare & Cie.

Il est également à l'origine du célèbre contre-estival "Nous n'irons pas à Avignon" dont la 21 édition (et donc la dernière qu'il orchestrera) se déroulera du 11 juillet au 4 août 2019. Pour l'occasion, il interprètera avec Roland Cahen et Alexandra Radulescu, "Nuage & pantalon" du 18 au 20 juillet, un concert futuriste qu'il a mis en scène.

Photo : © Gare au Théâtre.

Communiqué de presse.
La Rédaction

Nomination d'Alexandra Tobelaim à la direction du NEST, centre dramatique national de Thionville  28/06/2019

© Olivier Thomas.
Franck Riester, ministre de la culture a donné son agrément à la proposition de nommer Alexandra Tobelaim à la direction du NEST, centre dramatique national de Thionville.

Diplômée de l'École Régionale d'Acteurs de Cannes, formée à la mise en scène auprès de Jean-Pierre Vincent et Hubert Colas, Alexandra Tobelaim dirige depuis 1998 la compagnie Tandaim. Qu'il s'attache au répertoire ou mette en écoute des textes contemporains, qu'il se donne en salle ou dans l'espace public, son travail poursuit un seul but : la création d'un théâtre contemporain exigeant, proposant des formes artistiques accessibles à tous et créant les conditions de la rencontre entre une œuvre, un territoire et ses habitants.

Avec pour horizon la construction d'un nouvel équipement pour le NEST, Alexandra Tobelaim a imaginé un projet artistique sensible et poétique, un théâtre de demain, celui d'un écosystème vivant en lien avec les habitants et la cité et proposant de découvrir la richesse et l'inventivité de la création contemporaine, en particulier les auteurs contemporains.

Aller au-devant des publics avec des spectacles créés spécifiquement pour le "hors les murs" afin de susciter l'envie de théâtre est une idée forte de son projet : c'est ainsi qu'elle confiera à Jeanne Candel et à Opéra Pagaï le soin de créer des spectacles dans des lieux inattendus autour de Thionville et qu'elle sera accompagnée d'artistes dont la démarche artistique cultive un lien privilégié avec les publics (Arnaud Anckaert, Julia Vidit).

La présence permanente au NEST de comédiens permettra de construire une relation forte et durable entre des artistes et le territoire. Les artistes et les publics sont au centre de la dimension transfrontalière de son projet pour le NEST : ainsi, un laboratoire de création composé d'artistes des différents pays et des créations in situ construites avec les pays voisins et leurs habitants verront le jour, pour construire des passerelles entre la France, la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne.

Alexandra Tobelaim prendra ses fonctions le 1er janvier 2020, succédant à Jean Boillot.

Au terme de dix années à la direction du NEST, pour lequel il aura conduit, avec sensibilité et détermination, un projet de théâtre joyeux et fédérateur, Jean Boillot poursuivra son parcours artistique riche et singulier. Franck Riester salue "son implication totale sur son territoire, au service du plus grand nombre, et notamment des adolescents".

Photo : "Face à la mère" de Jean-René Lemoine. Mise en scène : Alexandra Tobelaim © Olivier Thomas.

Communiqué de presse de la délégation à l'information et à la communication, ministère de la Culture.
La Rédaction

Nomination de Marc Lainé à la direction de la Comédie de Valence, centre dramatique national Drôme-Ardèche  28/06/2019

© Patrick Berger.
Franck Riester, ministre de la culture, en plein accord avec Nicolas Daragon, maire de Valence, président de la communauté d'agglomération Valence-Romans, Laurent Wauquiez, président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, Marie-Pierre Mouton, présidente du conseil départemental de la Drôme, et Laurent Ughetto, président du conseil départemental de l'Ardèche, a donné son agrément à la proposition de nommer Marc Lainé à la direction de la Comédie de Valence, centre dramatique national Drôme-Ardèche.

Né en 1976, diplômé de l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, Marc Lainé est scénographe, auteur d'une cinquantaine d'œuvres pour le théâtre et l'opéra, auteur et metteur en scène, directeur de la compagnie La Boutique Obscure, implantée en Normandie. Ses spectacles - Spleenorama, Vanishing Point, Hunter ou Construire un feu, adaptation du roman de Jack London, ont été présentés sur les plus grandes scènes françaises - au TNS, au Théâtre national de Chaillot ou à la Comédie française. Ils croisent intimement le théâtre, la musique et le cinéma, dans une démarche artistique résolument transdisciplinaire.

Cet artiste complet propose de faire de la Comédie de Valence un lieu majeur pour la création artistique transdisciplinaire, au croisement du théâtre et des autres disciplines. Pour cela, il s'appuiera sur un collectif d'artistes d'horizons et d'esthétiques complémentaires, de metteurs en scène (Cyril Teste, Silvia Costa, Lorraine de Sagazan, Tünde Deak), d'auteurs (Alice Zeniter, Penda Diouf), mais aussi de musiciens, danseurs ou cinéastes (Bertrand Belin, Stephan Zimmerli, Éric Minh Cuong Castaing, Alice Diop), étroitement associés à la vie du théâtre. Un incubateur artistique, espace de recherche dédié à la transdisciplinarité (animé par Cyril Teste) et des résidences d'écriture sont parmi les idées enthousiasmantes de ce projet, qui mêle intimement exigence artistique et attention sincère à tous les publics du territoire.

Cette attention forte passe ainsi par le renouvellement du dispositif, central pour la Comédie de Valence, de la Comédie itinérante, qui s'appuiera sur des partenariats originaux avec les acteurs culturels des départements de la Drôme et d'Ardèche, et par des projets de création participatifs, in situ, avec les habitants du territoire. Pour le public curieux et averti de la Comédie de Valence, la programmation sera riche et diversifiée, ouverte aux arts du mouvement avec des "focus" sur un chorégraphe majeur de la danse contemporaine. Les saisons seront ainsi marquées par la nouvelle vocation transdisciplinaire du CDN, sans pour autant négliger le répertoire.

Marc Lainé prendra ses fonctions le 1er janvier 2020, succédant à Richard Brunel.

Franck Riester salue "l'excellence du travail de Richard Brunel réalisé à la tête du CDN de Valence dans un projet ambitieux de partage, de découverte avec toutes et tous. Son engagement et celui de son équipe ont permis le rayonnement de l'art dramatique au plus près de nos concitoyens".

Photo : "Vanishing Point (Les Deux Voyages de Suzanne W.)". Conception, installation et mise en scène : Marc Lainé © Patrick Berger.


Communiqué de presse de la délégation à l'information et à la communication, ministère de la Culture.
La Rédaction

Nomination de Jean Bellorini à la direction du Théâtre national populaire, centre dramatique national de Villeurbanne  08/06/2019

Nomination de Jean Bellorini à la direction du Théâtre national populaire, centre dramatique national de Villeurbanne
Franck Riester, ministre de la Culture, en accord avec Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne, Laurent Wauquiez, président du conseil régional d'Auvergne Rhône-Alpes, et David Kimelfeld, président de la métropole du Grand Lyon, a nommé Jean Bellorini à la direction du Théâtre national populaire, centre dramatique national de Villeurbanne.

Né en 1981, Jean Bellorini a été formé à l'école Claude Mathieu. Avec sa compagnie Air de Lune, il a été accueilli par Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil puis associé au Centre dramatique national de Toulouse et au Centre dramatique national de Saint-Denis, avant d'en prendre la direction. Son travail au plateau se distingue notamment par ses brillantes adaptations de textes littéraires majeurs ou d'œuvres du théâtre contemporain dans lesquels il instille une grande vitalité issue du travail collectif de la troupe.

Fort de son expérience réussie au Théâtre Gérard Philipe, à Saint-Denis, Jean Bellorini a proposé pour le TNP un projet artistique exigeant et généreux :
- celui d'un théâtre de création placé sous le signe de la transmission et de l'éducation, un théâtre poétique, faisant la part belle à la langue, en associant à son mandat des auteurs, metteurs en scène et leurs équipes, tels que Joël Pommerat, Tiphaine Raffier, André Markowicz, Thierry Thieû Niang ou Lilo Baur ;
- celui d'un théâtre de création d'envergure, privilégiant les grandes formes, les grands plateaux, montrant une ambition internationale, tout en cultivant un ancrage territorial fort, grâce aux artistes qui l'habiteront et qui travailleront au plus près de tous les publics.

Son adresse au jeune public et au public adolescent, ses propositions d'actions dans la Cité, son souci éthique de créer un lien intime entre le théâtre et toutes les classes de la société, dans sa diversité, avec une attention vigilante au respect de la parité, font de son projet celui d'un théâtre de service public, exigeant et populaire, miroir poétique du monde. Celui-ci s'inscrit dans l'héritage des artistes majeurs qui l'ont précédé au TNP : Jean Vilar, Georges Wilson, Roger Planchon et, depuis 2002, Christian Schiaretti. Jean Bellorini lui succèdera à partir du 1er janvier 2020.

Au travers de son action, Christian Schiaretti et son équipe auront incarné l'esprit même du TNP, en privilégiant la découverte des grands textes classiques, l'ouverture au répertoire contemporain, le travail de troupe, le travail sur la langue et le rapport au public. Il est l'un de ces artistes qui auront marqué de leur empreinte l'art du théâtre pendant ces trente dernières années.

Ensemble, ils seront les maîtres d'œuvre des célébrations du centenaire de cette institution majeure du paysage théâtral européen, symbole éminent de la décentralisation dramatique fondé en 1920 par Firmin Gémier.

Franck Riester salue "l'engagement absolu de Christian Schiaretti au service du rayonnement de l'art dramatique et de la langue française dans un projet ambitieux de partage avec toutes et tous".

Communiqué de presse de la délégation à l'information et à la communication, ministère de la Culture.

Photo : © TNP Villeurbanne.
La Rédaction

La Comédie De l'Est devient Comédie de Colmar  24/05/2019

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À compter du 24 mai 2019, la Comédie De l'Est prendra le nom de Comédie de Colmar, Centre dramatique national Grand Est Alsace.

Cette évolution de l'identité du théâtre a été initiée par les co-directeurs Émilie Capliez et Matthieu Cruciani, en plein accord avec Serge Thirode, président de l'association, et l'ensemble des
partenaires du CDN. Elle résulte d'une volonté de clarifier sa situation géographique et son implantation territoriale tout en restant fidèle à son appellation d'origine : Comédie.

Ce lieu historique de la décentralisation théâtrale a été, au fur et à mesure de ses évolutions, successivement nommé Centre dramatique de l'Est (1947), Atelier lyrique du Rhin (1974), Atelier du Rhin (1990) et Comédie De l'Est (2009). Il est devenu Centre dramatique national (CDN) en 2013. À ce titre, il fait partie des 38 CDN répartis sur le territoire français.

La saison 2019-2020 de la Comédie de Colmar, ainsi que la nouvelle communication réalisée par l'Atelier Poste 4, seront dévoilées au public vendredi 14 juin à 20 h.
Réservations au 03 89 24 31 78.
La Rédaction

Prix Lucernaire Laurent Terzieff - Pascale de Boysson 2019 : "À bout de sueurs" d'Hakim Bah  16/05/2019

Hakim Bah © Christophe Pean.
Le jury a désigné, comme spectacle lauréat de la troisième édition, "À bout de sueurs" de Hakim Bah, créé par la Compagnie Paupières Mobiles. Le Prix Lucernaire sera décerné au cours d'une cérémonie au Lucernaire le lundi 23 septembre 2019 à 19 h.

Le Prix Lucernaire Laurent Terzieff - Pascale de Boysson encourage - avec le soutien de la SACD - toute création en France d’un texte contemporain français ou étranger. Plus d’une centaine de propositions ont été reçues pour cette troisième édition et les organisateurs remercient toutes les compagnies concourantes pour leur participation et leur engagement dans cette initiative encourageant la création contemporaine.

Une seconde étape d’étude a permis de désigner, parmi treize compagnies présélectionnées, une sélection finale de six projets qui ont participé aux auditions en lectures publiques et à l’issue desquelles est sorti vainqueur le texte d'Hakim Bah.

Le comité artistique était composé d’une partie des proches compagnon(ne)s de travail de Laurent Terzieff et Pascale de Boysson : Émilie Chevrillon, Vincent de Bouard, Dominique Hollier, Philippe Laudenbach, Bernadette Le Saché, Marie-France de Noue et Francine Walter.
Ainsi que deux membres de l’équipe du Lucernaire : Benoît Lavigne, directeur, et Laurie Michalon, chargée de programmation.

La compagnie lauréate se verra attribuer un soutien financier de la part des Éditions l’Harmattan, qui éditera également le texte, et de la SACD pour la création de son projet programmé au Lucernaire.

"Un vrai texte de théâtre est toujours riche, même s’il est apparemment pauvre ; le véritable texte théâtral détient une potentialité de vie, la richesse d’un univers, une vision d’un regard sur le monde, un théâtre qui reflète le conscient et l’inconscient, le rêve et la réalité, l’homme public jeté dans le monde, avec son travail, ses difficultés vis-à-vis de la société, et aussi l’homme privé, avec ses fantasmes, ses rêves, ses angoisses et sa poésie".
Laurent Terzieff

Photo : Hakim Bah © Christophe Pean.
La Rédaction

Les Lauréats des Molières 2019  14/05/2019

© Kalel Koven/Hans Lucas.
Molière du Théâtre privé :
- "La Machine de Turing" de Benoit Solès, mise en scène de Tristan Petitgirard, au Théâtre Michel.

Molière du Théâtre public :
- "La Nuit des rois ou Tout ce que vous voulez" de William Shakespeare, adaptation de Thomas Ostermeier, mise en scène de Thomas Ostermeier, à la Comédie-Française, Salle Richelieu.

Molière de la Comédie :
- "La Dégustation" d'Ivan Calbérac, mise en scène d'Ivan Calbérac, au Théâtre de la Renaissance.

Molière de la Création visuelle :
- "Chapitre XIII" de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, mise en scène de Sébastien Azzopardi, au Théâtre Tristan-Bernard.

Molière du Spectacle musical :
- "Chance !" d'Hervé Devolder, mise en scène d'Hervé Devolder, au Théâtre La Bruyère.

Molière de l’Humour :
- Blanche Gardin, dans "Bonne nuit Blanche" de Blanche Gardin, mise en scène de Maïa Sandoz.

Molière du Jeune public :
- "M comme Méliès" d'Élise Vigier et de Marcial Di Fonzo Bo, mise en scène d'Élise Vigier et Marcial Di Fonzo Bo, Comédie de Caen/CDN de Normandie.

Molière du Seul/e en scène :
- "Girls and Boys", avec Constance Dollé, de Dennis Kelly, mise en scène de Mélanie Leray, au Théâtre du Petit-Saint-Martin.

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public :
- François Morel, dans "J'ai des doutes" de Raymond Devos et François Morel, mise en scène de François Morel.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé :
- Benoit Solès, dans "La Machine de Turing" de Benoit Solès, mise en scène de Tristan Petitgirard.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public :
- Marina Foïs, dans "Les Idoles" de Christophe Honoré, mise en scène de Christophe Honoré.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé :
- Anne Bouvier, dans "Mademoiselle Molière" de Gérard Savoisien, mise en scène d'Arnaud Denis.

Molière du Comédien dans un second rôle :
- François Vincentelli, dans "Le Canard à l’orange" de William Douglas Home, adaptation de Marc-Gilbert Sauvajon, mise en scène de Nicolas Briançon.

Molière de la Comédienne dans un second rôle :
- Ophélia Kolb, dans "La Ménagerie de verre" de Tennessee Williams, mise en scène de Charlotte Rondelez.
Annie Mercier, dans "Thyeste" de Sénèque, mise en scène de Thomas Jolly.

Molière de la Révélation masculine :
- Valentin de Carbonnières, dans "7 morts sur ordonnance" d'après Jacques Rouffio et Georges Conchon, adaptation d'Anne Bourgeois et Francis Lombrail, mise en scène d'Anne Bourgeois.

Molière de la Révélation féminine :
- Ariane Mourier, dans "Le Banquet" de Mathilda May, mise en scène de Mathilda May.

Molière de l’Auteur francophone vivant :
- Benoit Solès, pour "La Machine de Turing".

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre privé :
- Tristan Petitgirard, pour "La Machine de Turing" de Benoit Solès.

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre public :
- Mathilda May, pour "Le Banquet" de Mathilda May.

Photo : Affiche du spectacle "Bonne nuit Blanche" de Blanche Gardin © Kalel Koven/Hans Lucas.
La Rédaction

Live à Fip… Cinq ans de "Session Unik"  09/04/2019

© Fip DR.
Le 13 avril à 20 h, au studio 104 de la Maison de la radio, Fip et l’Adami fêteront en public cinq ans de Session Unik. À cette occasion, de nombreux artistes issus de ces duos se réuniront pour un concert exceptionnel sous le signe de l’éclectisme. Cette soirée clôturera le Disquaire Day et sera diffusée en direct sur Fip.

Le projet Session Unik permet à un duo d’artistes d’enregistrer deux titres directement sur une machine à graver les vinyles et de vivre une expérience inédite dans les studios de Radio France. De nombreux artistes ont ainsi collaboré pour graver des titres inédits pour la postérité musicale. Parmi eux : Isaac Delusion, Jeanne Added, Gaspard Royant, Jane Birkin, Rodolphe Burger, Mustang, Keren Ann, Camélia Jordana, Dionysos, Arnaud Rebotini, Angélique Kidjo, Catherine Ringer, Moriarty, Arthur H, Ray Lema, Oumou Sangaré, Laurent de Wilde, Yael Naim…

Ouverture des réservations le 26 mars à 11 h sur le site de la Maison de la radio.

Artistes présents :
Fred Pallem & Le Sacre du Tympan + MC Solaar ;
Bachar Mar-Khalifé + Christophe ;
Sandra Nkaké + Thomas de Pourquery ;
Babx + Archie Shepp ;
Chloé + Vassilena Serafimova ;
Eric Legnini + Hugh Coltman + Thomas de Pourquery.

Journée du Disquaire Day samedi 13 avril
L’Adami, le CALIF, Fip et la discothèque de Radio France se sont à nouveau associés pour produire cette série inédite de 45 tours vinyle en édition limitée. 200 exemplaires seront vendus pendant le DISQUAIRE DAY, la journée internationale des disquaires indépendants.
La Rédaction

Prorogation du délai de candidature au CDN de Villeurbanne… Au regard du très faible nombre de candidatures féminines reçues  31/01/2019

© DR.
b{Franck Riester, ministre de la Culture, en plein accord avec Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne, Myriam Picot, vice-présidente à la culture de la Métropole de Lyon et Florence Verney-Carron, vice-présidente à la culture de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, a décidé de proroger jusqu’au 17 février 2019 le délai pendant lequel des artistes peuvent faire part de leur candidature à la direction du Théâtre National Populaire, Centre Dramatique National de Villeurbanne.]b

Le TNP, Centre Dramatique National de Villeurbanne, est aujourd’hui l’un des fers de lance de la politique théâtrale française. Il porte l’héritage vivant de la décentralisation dramatique, et a accueilli le travail de figures aussi majeures que Jean Vilar ou Roger Planchon.

À la veille du centenaire de sa création, et alors que Christian Schiaretti achève son mandat, les pouvoirs publics ont lancé un appel à candidatures en vue du renouvellement de sa direction.

Au regard du très faible nombre de candidatures féminines reçues, l’État et les collectivités territoriales ne sont pas en mesure de proposer une pré-sélection équilibrée en termes de parité.

Convaincus que ce déséquilibre ne reflète pas la création d’aujourd’hui dans la diversité de ses talents, et qu'un tel recrutement doit nécessairement inclure l'examen de candidatures féminines au même titre que masculines, ils ont choisi de proroger la durée d'envoi des déclarations de candidature jusqu'au 17 février, afin de favoriser une plus grande représentativité des candidatures reçues.

Communiqué de presse du 31 janvier 2019 du Ministère de la culture.


La Rédaction

Remise du Prix Théâtre Adami 2018 à Côme de Bellescize et la Compagnie Théâtre du Fracas  21/01/2019

© Pauline Le Goff.
Le Prix Théâtre d'un montant exceptionnel de 35 000 € est attribué à Côme de Bellescize et la Compagnie Théâtre du Fracas. Il sera remis par le journaliste Gilles Costaz, le parrain de l'édition. Il sera accompagné de Jean-Jacques Milteau, président du conseil d'administration de l'Adami et Jean-Paul Tribout, administrateur et président du jury.

Depuis 2012, ce prix a pour objet d'aider financièrement une compagnie pour la diversité de son activité, son talent d'interprétation et l'originalité de ses créations. Cette valorisation s'inscrit dans nos missions, l'Adami défend les droits des artistes, les gère, mais aussi accompagne et soutient la création. Le jury est composé de membres du Conseil d'administration de l'Adami. Côme de Bellescize et la Compagnie Théâtre du Fracas font suite à Jean-Christophe Blondel et la Compagnie Divine Comédie, lauréat 2017.

Côme de Bellescize
Après des études universitaires et une formation de comédien à l'École Claude Mathieu, Côme de Bellescize se consacre à l'écriture et à la mise en scène. Il crée alors avec Vincent Joncquez la compagnie Théâtre du Fracas, implantée au Mans.

Entre 2004 et 2018, il a écrit et mis en scène "Les Errants", "Amédée", "Eugénie", "Soyez vous-même" et "Fat". Il est depuis 2016 en résidence au Théâtre de Rungis qui l'accompagne sur tous ses projets ainsi qu'au Théâtre de l'Ephémère, Le Mans. Sa prochaine création, "Tout brûle, so what ?" sera créée le 25 février 2019 aux Quinconces/l'Espal (scène nationale du Mans).

Sans dogmatisme, mais tout en nuances et en ambiguïtés, il traite de grands sujets de société comme les migrants, les relations au travail, le handicap, la fin de vie, l'obésité ou bien le patriarcat. Autant de thèmes dont il s'empare avec poésie, énergie et humour, en mêlant le drame et la comédie.

Outre ses propres textes de théâtre, il a mis en scène des opéras (Honegger, Berlioz) en France, au Japon et aux États-Unis et a notamment collaboré avec des artistes de renom comme Seiji Ozawa ou Marion Cotillard.

Le Théâtre du Fracas est une compagnie fondée en 2004 par Côme de Bellescize (auteur et metteur en scène) et Vincent Joncquez (comédien, collaborateur artistique, administrateur).

La compagnie est accompagnée par une équipe de comédiens fidèles qui collaborent en fonction des projets (Eléonore Joncquez, Estelle Meyer, Vincent Joncquez, Fannie Outeiro, Eric Challier, Benjamin Wangermée, etc.).

Depuis début 2017, la compagnie s'est installée au Mans, dans la Sarthe, afin de poursuivre, de consolider et développer le travail engagé sur le territoire depuis plusieurs années.
Plus d'informations sur la compagnie >> theatredufracas.com

Photo : Éléonore Joncquez et Fannie Outeiro dans "Soyez vous-même" de Côme de Bellescize (mise en scène de l'auteur) © Pauline Le Goff.
La Rédaction

Nomination de Xavier Couture à la présidence du Théâtre de la Ville  09/01/2019

© DR.
Le nouveau Conseil d’administration du Théâtre de la Ville a décidé de nommer Xavier Couture à la présidence du Théâtre de la Ville. Il succède ainsi à Dominique Alduy, Présidente depuis 2006.

Le 5 décembre 2018, cinq personnalités engagées - Xavier Couture, Sarah Koné, Stéphane Lissner, Muriel Mayette et Marie Raymond - ont rejoint le Conseil d’administration du Théâtre de la Ville.

Suite à ces nouvelles nominations, le Conseil a décidé de renouveler le bureau de la présidence du Théâtre de la Ville : Xavier Couture, élu président ; Nathalie Rastoin, élue vice-présidente ; Stéphane Lissner, élu trésorier ; Marie Raymond, élue secrétaire.

Christophe Girard, adjoint à la Maire de Paris pour la Culture, et les équipes du Théâtre de la Ville remercient chaleureusement Dominique Alduy et soulignent l’important travail qu’elle a mené au Théâtre de la Ville en tant que présidente depuis 2006.

"Je me réjouis de l’élection au conseil d’administration et au bureau du Théâtre de la Ville de personnalités si prestigieuses et engagées, aux profils différents, qui se sont illustrées à de multiples reprises en faveur de la création artistique. Ce conseil renouvelé, présidé par Xavier Couture, se montre enthousiaste et pourra compter sur le soutien plein et entier de la Ville de Paris pour poursuivre le projet audacieux que nous portons aux côtés d’Emmanuel Demarcy-Mota pour le Théâtre de la Ville", commente Christophe Girard, adjoint à la Culture.

Communiqué de presse de la Ville de Paris du mercredi 9 janvier 2019.
La Rédaction

Mathieu Touzé et Édouard Chapot désignés pour prendre la direction du Théâtre 14  22/12/2018

© Lot.
Le duo constitué de Mathieu Touzé et Édouard Chapot a été désigné par le Conseil d’administration du Théâtre 14 et la Ville de Paris pour prendre la direction de l’établissement à l’automne prochain. Ce duo prend la suite d’Emmanuel Dechartre qui a dirigé le théâtre pendant près de trente ans. Le Théâtre 14 rouvrira ses portes en novembre 2019 à l’issue de travaux.

Christophe Girard, adjoint de la Maire de Paris pour la Culture, a annoncé jeudi la nomination de Mathieu Touzé et d’Édouard Chapot pour reprendre la direction du Théâtre 14. Le choix du jury, composé de Carine Petit, maire du 14e arrondissement, de représentants de l’association et de la Ville de Paris et présidé par Bruno Racine, s’est porté sur le projet solide proposé par ce duo.

Leur projet articule exigence artistique et promotion d’une nouvelle génération d’actrices et d’acteurs, garants d’un renouvellement et d’un rajeunissement des publics. Ouvert et novateur, il est également complété par la volonté de mettre en place un modèle économique soutenant l’émergence des jeunes compagnies, ainsi que des actions de transmission à différents niveaux : une université populaire, une radio, des performances hors les murs, etc.

La qualité des projets remis par les candidats dans le cadre de la procédure de recrutement lancée par l’association est aussi à relever, démontrant ainsi l’intérêt pour ce théâtre et l’implication de nombreuses personnalités motivées par la direction d’un lieu parisien.

"Je me réjouis de cette nomination. Mathieu Touzé et Edouard Chapot ont la créativité et l’audace qu’il faut pour le Théâtre 14, reconnu pour la modernité de sa programmation pluridisciplinaire. Leur projet s’inscrit à la fois dans l’héritage de la direction actuelle assurée par Emmanuel Dechartre tout en étant porteur d’une ambition singulière et forte au service d’une création curieuse et des publics variés, à l’image de la politique culturelle que nous impulsons à Paris", salue Christophe Girard, adjoint de la Maire de Paris pour la Culture.

L’association du Théâtre Paris 14 et la Ville de Paris souhaitent saluer chaleureusement l’engagement infaillible d’Emmanuel Dechartre qui a dirigé avec brio et un esprit libre cet établissement pendant près de trente ans, laissant à ses futurs successeurs un outil de diffusion et de création culturelle pleinement reconnu.

Communiqué de presse de la Ville de Paris du jeudi 20 décembre 2018.

Photo : "La Ronde" d'Arthur Schnitzler, actuellement à l'affiche du Théâtre 14 (jusqu'au 31 décembre), mise en scène Jean-Paul Tribout © Lot.
La Rédaction

Nomination de Frédéric Seguette au Centre de développement chorégraphique national de Dijon et de Bourgogne Franche-Comté  15/12/2018

© Bernhard Müller.
Franck Riester, ministre de la Culture, en plein accord avec François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon métropole, Marie-Guite Dufay, présidente du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté, et Andrée Bonnery, présidente de l'association Art-Danse Bourgogne, a donné son agrément à la nomination de Frédéric Seguette à la direction d'Art-Danse Bourgogne, Centre de développement chorégraphique national (CDCN) de Dijon et de Bourgogne Franche-Comté. Il prendra ses fonctions le 1er janvier 2019.

Né à Paris en 1965, Frédéric Seguette étudie la danse contemporaine au Centre national de Danse contemporaine d'Angers (1985-1986) et débute sa carrière de danseur-interprète qui l'amène à collaborer jusqu'en 2017 avec les chorégraphes Jérôme Bel, Xavier Le Roy, Boris Charmatz ou Raimund Hogue. Il est en outre assistant à la création pour des œuvres chorégraphiques telles que "Légendes" (Stéphanie Aubin) en 2007, "Ma visite guidée" (Xavier Le Roy) en 2013, ou "Gala" (Jérôme Bel) en 2015.

En parallèle de sa carrière artistique, il crée en 2007 au Potager du Roi à Versailles, le Festival Plastique Danse Flore, projet réunissant l'art chorégraphique et les arts visuels dans l'espace public. Dans cette même orientation, il initie en 2014 la création du réseau "Nos lieux communs", regroupant sept structures développant en France des projets artistiques investissant les espaces publics, la nature, ou les jardins.

Intitulé "Ouverture", le projet de Frédéric Seguette pour le CDCN se veut porteur d'une volonté de rencontre avec le territoire et ses populations, et d'une réflexion autour de la danse située et investie dans une multiplicité d'espaces urbains, paysagés ou ruraux.

Pour mener à bien son action, la nouvelle direction et l'équipe du CDCN s'implanteront prochainement dans un lieu mis à disposition par la Ville de Dijon au cœur du quartier des Grésilles, situé en zone prioritaire Politique de la ville. Cette étape importante dans l'histoire du CDCN ouvre de nouvelles perspectives pour une présence renforcée de l'art chorégraphique sur le territoire, et la mise en place de projets innovants en direction de l'ensemble des citoyens.

Le projet de Frédéric Seguette succède dans l'histoire du CDCN à celui de Jérôme Franc, directeur du CDCN de 2008 à 2018, dont le Ministre tient à saluer l'action à la tête de l'établissement.

Communiqué de presse de la délégation à l'information et à la communication, ministère de la Culture.

Photo : "Gala" de Jérôme Bel, Frédéric Seguette, assistant à la création © Bernhard Müller.
La Rédaction

Talents Adami Paroles d'acteurs au Festival d'Automne à Paris 2018  07/12/2018

Talents Adami Paroles d'acteurs au Festival d'Automne à Paris 2018
Grace à son programme d'accompagnement des jeunes talents, l'Adami offre depuis plus de dix ans, l'opportunité exceptionnelle à des comédiennes et comédiens de travailler sous la direction d'un metteur en scène de renom.

Après Jeanne Candel et Samuel Achache en 2017, c'est Joris Lacoste, dont le travail revendique une forte dimension de recherche et emprunte à la littérature, au théâtre, aux arts visuels, à la musique et à la poésie sonore, qui relève le défi d'accompagner neuf jeunes talents qu'il a sélectionnés. Cette nouvelle promotion est composée de : Lucas Borzykowski, Tom Boyaval, Anna Bouguereau, Camille Dagen, Raphaëlle Damilano, Roman Kané, Zacharie Lorent, Camille Sansterre et Thomas Zuani.

Véritable rencontre entre deux générations d'artistes, le metteur en scène et les neuf Talents Adami Paroles d'acteurs présentent ensemble "Noyau ni fixe", une pièce de sorcellerie, créée collectivement, pour célébrer ce qui compte et conjurer ce qui fait peur. Cette création sera présentée au Festival d'Automne à Paris 2018, manifestation au rayonnement international, lors de six représentations aux Ateliers de Paris/CDCN.

Du 11 au 15 décembre 2018 2018.
Du mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 15 h et 20 h 30.
Aux Ateliers de Paris/CDCN, La Cartoucherie, Paris 12e.
>> atelierdeparis.org
La Rédaction

Paris et le CNV en soutien aux cafés-concerts parisiens  06/12/2018

© Yannick Zezima
Dans le cadre de l'appel à projets lancé par la Ville de Paris et le Centre National de la Chanson des Variétés et du Jazz, 6 cafés-concerts parisiens bénéficieront d'une aide financière pour effectuer des travaux ou développer leur établissement.

Afin de maintenir la diversité de l'offre culturelle nocturne parisienne, la Ville de Paris et le CNV (Centre National de la Chanson des Variétés et du Jazz), ont lancé au mois d'octobre dernier un appel à projets dédié aux lieux parisiens indépendants de musiques actuelles de moins de 300 places (cafés-concerts).

Pour ce premier appel à projets dédié aux salles de cafés-concerts, 14 dossiers ont été étudiés. 6 salles parisiennes se partageront une enveloppe de 260 000 €, répartie en fonction de leurs projets. Elles pourront ainsi effectuer des travaux de mises aux normes (insonorisation, accessibilité, sécurité) ou développer leur établissement (communication, formations, nouveaux outils). Certains dossiers encore incomplets ou méritant un accompagnement seront réétudiés en début d'année 2019.

La commission CNV / Ville de Paris vont octroyer une aide aux établissements suivants :
>> Le Klub, 14 rue St. Denis, (1er) ;
>> Charlie et sa bière à deux balles, 52 rue St. Sébastien, (11e) ;
>> La Mécanique Ondulatoire, 8 passage Thiéré, 11e) ;
>> Le Nouvô Cosmos, Dalles des Olympiades, 105 rue de Tolbiac, (13e) ;
>> Péniche El Alamein, Quai François Mauriac, (13e) ;
>> Olympic Café, 20 rue Léon, (18e).

Selon Frédéric Hocquard, "la Ville de Paris veille par cet appel à projets à maintenir la diversité culturelle, festive et musicale à Paris. Et en finançant notamment les travaux d'insonorisation et de mise aux normes, la Ville prend en compte le respect de tous les habitants".

Gilles Petit, président du CNV se réjouit de cette fructueuse collaboration avec la Ville de Paris : "Cet appel à projets soutiendra la professionnalisation et le développement de l'emploi artistique dans le respect des conventions collectives du secteur".

Cet appel à projets s'ajoute aux programmes existants. En effet, la Mairie de Paris et le CNV ont signé une convention 2016-2018 pour soutenir et accompagner les investissements et les activités des ces lieux de petites et moyennes jauges à Paris. À ce jour, 37 projets d'investissement ont été soutenus (2,6 M€) et 51 aides aux projets d'activité (755 k€) ont été octroyées. Cette convention triennale sera renouvelée à partir de 2019.

Communiqué du service de presse de la Ville de Paris.

Photo : © Yannick Zezima dans longueurdondes.com.
La Rédaction

Le château de Versailles choisit de nouveau l'académie équestre de Bartabas  23/11/2018

© A. Poupel.
Le jeudi 22 novembre 2018, le conseil d'administration de l'Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles a renouvelé, après délibération, l'autorisation d'occupation temporaire du domaine public (AOT) à l'Académie équestre nationale du domaine de Versailles au titre des espaces de spectacles et de formation équestres.

Le château de Versailles confirme ainsi sa volonté de mettre en valeur la Grande Écurie du Roi autour de sa fonction première avec la galerie des Carrosses (restaurée et ouverte au public en 2016 grâce au mécénat de la Fondation Michelin) et la poursuite de la collaboration avec l'Académie équestre nationale du domaine de Versailles.

En conclusion à l'appel à projet publié le 7 août 2018, lequel a donné lieu à la réception de deux offres, l'établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles a retenu l'offre présentée par l'Académie équestre de Versailles.

Pour une durée de 7 ans, l'Académie équestre, dirigée par Bartabas, développera les activités suivantes au sein de la Grande Écurie du roi et du Manège :
- l'exploitation d'une académie de formation au spectacle équestre,
- l'organisation de spectacles permanents (in situ et hors les murs),
- l'organisation de visite des écuries,
- un campus destiné à l'hébergement des élèves écuyers et des professeurs de l'Académie.

Créée en 2003 par Bartabas, au sein de la Grande Écurie du château de Versailles, l'Académie équestre nationale du domaine de Versailles est un corps de ballet unique au monde.

"Je voulais créer une école ; une école d'un genre nouveau, une sorte de compagnie-école où s'inventerait une philosophie du "vivre ensemble", une école où les chevaux nous apprendraient à travailler en harmonie, dans le respect de l'autre, une école en perpétuel mouvement, sans règles pré-écrites, sans cursus, sans diplôme.

J'ai imaginé cette Académie comme une école de haut niveau, capable de former des cavaliers artistes, mais qui serait aussi un lieu d'épanouissement, un lieu où se façonnent de belles personnes. Je n'envisageais pas que l'acte de transmettre se résume à communiquer à d'autres sa technique ou son savoir-faire. Pour cela, et c'est la profonde originalité de l'Académie, chaque écuyer reçoit un enseignement complet basé sur la danse, l'escrime artistique, le chant, l'arc traditionnel japonais, en complément du travail à cheval. (…)"

Extrait du Manifeste pour la vie d'artiste de Bartabas

Photo : "Le Sacre de Stravinsky", L'Académie équestre de Versailles, Bartabas © A. Poupel.

Communique du Château de Versailles du 22 novembre 2018.
La Rédaction

Le spectacle vivant, grand oublié du budget 2019 !  21/11/2018

© SNES.
Le spectacle vivant, que ce soit le théâtre, la musique ou l'humour, est le grand oublié du Budget 2019.
À l'occasion des discussions du projet de loi de Finances (PLF) 2019 à l'Assemblée nationale la semaine dernière, le crédit d'impôt théâtre, a été présenté pour la troisième année mais n'a toujours pas été adopté.


Le ministère de la Culture avait déclaré en 2017, lors des discussions sur le PLF 2018, vouloir réaliser une évaluation avant de confirmer la mise en place du Crédit d'impôt théâtre. Un an après le dossier n'a toujours pas avancé.

Le crédit d'impôt spectacle vivant musical ou de variétés a quant à lui été rétréci puisque, désormais, les comédies musicales et l'humour sont exclus du dispositif par l'adoption d'un amendement déposé par le Gouvernement afin de recadrer ce crédit d'impôt.

Dans un contexte économique difficile, ces décisions viennent à l'encontre du développement de toute une branche d'activité et du soutien à l'emploi artistique et technique dans le champ du secteur du spectacle vivant et plus particulièrement du spectacle vivant privé.

Ceci est particulièrement injuste au regard de certains crédits d'impôt confortés voire pour d'autres, nouvellement créés.

Nous demandons instamment au ministère de l'Économie et des Finances de revoir sa position en 2e lecture et nous sollicitons le soutien du ministère de la Culture.

Communiqué de presse du Syndicat National des Entrepreneurs de Spectacles.

>> spectacle-snes.org

Le SNES, Syndicat National des Entrepreneurs de Spectacles, 2e syndicat représentatif du secteur, représente plus de 250 adhérents, entreprises du secteur privé du Spectacle vivant : entrepreneurs de spectacles, producteurs, compagnies, diffuseurs, lieux de spectacles ; dans toutes les disciplines artistiques : théâtre, variétés, humour, danse, opéra, musique classique, musiques actuelles, chanson, rock, jazz, cirque, spectacles jeune public, etc.
La Rédaction

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À découvrir

•Off 2019• Antioche… Contradictions contemporaines… entre confort matérialiste et exaltation romantique

L'histoire se passe au Québec. Dans "Antioche" de Sarah Berthiaume, Antigone est une adolescente un peu foutrac, qui fait un peu n'importe nawak avec son djin troué et sa toga praetexta. Normal, elle voudrait jouer Anouilh et son Antigone, et articuler parfaitement le Français standard plutôt que jouer les fièvres du samedi soir…

•Off 2019• Antioche… Contradictions contemporaines… entre confort matérialiste et exaltation romantique
… Quant à sa copine Jade, elle ne vaut pas mieux qui s'emmure dans les toiles d'Internet, universelle araigne maléfique, pendant que sa mère qui a fui la Syrie fait des listes de mots pour les mémoriser.

Dans cette terre d'exil et d'accueil, dans cette terre d'immigration qui mêle réfugiés du Proche-Orient et descendants des acadiens entourés d'Anglais, cette terre qui veut échapper au globish et se pose la question de sa présence au monde, les deux copines rêvent de fugues, vivent intensément le sentiment de la liberté ou de l'enfermement. C'est que le confort matérialiste ou l'exaltation romantique sont autant de pièges à éviter. Pour elles le retour aux origines est problématique. La pièce noue les contradictions contemporaines.

Le langage est populaire, direct et inventif. Et le spectacle évolue de la comédie populaire et farcesque au drame suspendu au dessus des têtes. Les personnages connaissent des paroxysmes et dans les allers et les retours de leurs rêves, dans leurs errances, leurs désirs de fugues se lit la construction d'une mémoire et d'une identité. Jusqu'à ce que les deux héroïnes, en bordure du danger, croisent le chemin de la fatalité et du destin. Le retour aux origines devient tentation de l'intégrisme, du terrorisme.

Jean Grapin
29/06/2019
Spectacle à la Une

•Off 2019• La dernière bande Enregistrements magnétiques… performance à donner la banane !

Quand du noir complet, le faisceau de lumière de l'ampoule tombant des cintres coiffe le crâne dégarni et blanchi de Denis Lavant, hiératique derrière un bureau métallique fatigué, les yeux aimantés par un magnétophone à bande posé devant lui et absorbant dans la nuit magnétique toute son énergie, on se dit que la magie du théâtre est un leurre qui nous ravit au double sens…

•Off 2019• La dernière bande Enregistrements magnétiques… performance à donner la banane !
Plus rien n'existe alors que ce fabuleux homme né pour le théâtre qui s'apprête devant nous à renouer avec l'univers insolite de Samuel Beckett, dont il a interprété sur cette même scène des Halles, "Cap au pire" (2017), mis en jeu par le même Jacques Osinski.

Et le (très) long silence qui s'ensuit instille, dans le droit fil du choc liminaire, une étrangeté en osmose avec l'univers du dramaturge irlandais. Puis, émergeant de sa torpeur contemplative, "il" rapproche à quelques millimètres de son œil, que l'on devine à moitié aveugle, une clé extraite du fouillis de son veston loqueteux. Si le premier tiroir ouvert contenant une bobine ne l'intéresse pas dans l'immédiat, l'autre dans lequel il plonge à nouveau sa tête lui offre… une banane ! Épluchée soigneusement, elle va être tenue en bouche avant d'être mangée. La peau jetée sur le sol, lui vaudra une glissade digne d'un Buster Keaton sorti d'un film muet.

Yves Kafka
07/07/2019
Sortie à la Une

•Off 2019• Le dernier Ogre Conte slamé et "bio-éthique" à dévorer tout cru

D'abord dire le choc artistique lié au mix d'un slam magnétique, d'une voix parlée aux résonances philosophiques, d'une musique live et de live painting se répondant l'une et l'autre, le tout réuni sur le même plateau pour créer l'univers poétique où deux histoires différentes - quoique… - se rencontrent au point de chute. Les contes partagent cela en commun, ils "parlent" au-delà de leur contenu et réservent des surprises "sans fin" qui nous mettent en appétit (d'ogre).

•Off 2019• Le dernier Ogre Conte slamé et
Ensuite, dire que l'on ne doit pas se laisser abuser par le mot conte… Comme beaucoup de contes, il n'est pas destiné aux enfants même s'il peut être vu avec intérêt par eux aussi… ne serait-ce que pour qu'ils expliquent aux adultes que leur faim de bien faire - rêve d'une vie bio et écologique à tous crins - peut s'avérer à la fin, "une vraie tuerie"…

(Il était une fois) un ogre dont i["À [son] retour [sa] douce avait dressé la table/Préparée comme jamais des mets gorgés d'odeur"]i (il parle, l'ogre, en alexandrins slamés) et qui aimait ses sept filles plus que tout au monde, les bisoutant, les cajolant et veillant à ce que rien ne leur manquât de nourriture raffinée et autres conforts domestiques. Un père de famille au-dessus de tout soupçon…

Certes, les mets gorgés d'odeurs mijotés par sa femme ogresse étaient exquis à son goût mais ogre il était, et son penchant "naturel" pour la chair fraîche humaine ne pouvait longtemps rester au garde-manger.

Yves Kafka
27/07/2019