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Furax ! La "Non-Autorisation" pour la deuxième fois de la Journée Singulière des Rencontres d'Ici et d'Ailleurs  24/09/2020

Furax ! La "Non-Autorisation" pour la deuxième fois de la Journée Singulière des Rencontres d'Ici et d'Ailleurs
Furax !
Je suis furax !
Furax d’apprendre, 3 jours avant le lancement de la Journée Singulière des Rencontres d’Ici et d’Ailleurs, par arrêté du préfet du Val d’Oise - Monsieur Amaury de Saint Quentin – la non-autorisation pure et simple de notre manifestation.


Furax de voir, à nouveau, le travail produit par nos équipes, balayé d’un simple revers de manche.
Furax de voir que tout le travail de concertation établi ces derniers mois avec les services de la préfecture n’aura servi à rien.
Furax d’apprendre l’annulation du festival alors que les équipes sont déjà sur les routes.
Furax d’apprendre, par courrier électronique, alors qu’embauche l’équipe technique, que le festival pour lequel elle s’engage est annulé.
Furax de voir stoppée, dans son élan, la relation que nous construisons avec les citoyens de Garges-lès-Gonesse.
Furax de voir que notre organisation, qui respecte strictement les préconisations anti-Covid, n’ait pas été prise en considération.
Furax de ne pas être pris au sérieux malgré le professionnalisme dont nous faisons preuve ici et dans le reste du monde.
Furax de devoir annoncer, à une jeune équipe de danseuses et danseurs venant de Guadeloupe, que leur première dans le métier n’aura pas lieu.
Furax de voir un projet de territoire mené au long cours avec 9 jeunes du Val d’Oise, s’arrêter net !
Furax de voir à quel point nos métiers de la culture sont les dernières roues du carrosse pour certains.
Furax de voir la casse sociale provoquée par ces réponses de non-recevoir.
Furax, furax, furax !

Jean-Raymond Jacob,
Directeur du Moulin Fondu,
Centre national des arts de la rue et de l'espace public.

Ce que vous auriez dû voir à la Journée Singulière des Rencontres d'Ici et d'Ailleurs...
La Rédaction

Le ministère de la Culture annonce l'ouverture d'un Fond d'Urgence Spécifique de Solidarité pour les Artistes et les Techniciens (FUSSAT) du spectacle en partenariat avec Audiens  16/09/2020

© CFPTS.
Le ministère de la Culture a souhaité venir en aide, via un fonds d'urgence spécifique et temporaire de solidarité, aux artistes et techniciens du spectacle qui n'entrent pas dans le champ d'éligibilité des dispositifs aménagés jusqu'ici spécifiquement dans le contexte de la crise sanitaire, ou d'autres dispositifs.

Ce fonds, doté de 5 millions d'euros financés par le ministère de la Culture, donne accès à quatre aides sociales distinctes d'un montant forfaitaire unique de 1 000 euros et à une cinquième aide d'un montant forfaitaire de 100 euros par cachet.

Aide forfaitaire unique de 1000 euros, sous conditions, pour :

1) Les professionnels qui se trouvaient en cours de constitution de droit au régime d'assurance chômage des intermittents entre le 1er mars 2019 et le 1er mars 2020, sans par ailleurs bénéficier d'allocations au régime général ;

2) Les intermittents ayant épuisé leur droit à l'allocation de fin de droits (AFD) entre le 1er décembre 2019 et le 29 février 2020 ;

3) Les artistes qui se produisent au titre d'une activité artistique, en majorité à l'étranger sous des contrats de travail locaux, dans le cas où cinq de leurs dates ont été annulées entre le 1er mars et le 31 août 2020 en raison de la crise sanitaire, et qui ne bénéficient d'aucune indemnisation d'assurance chômage ;

4) Les intermittents dont les droits au régime d'assurance chômage n'ont pas repris faute de contrat post congé maternité, congé d'adoption ou arrêt maladie pour affection de longue durée (ALD) entre le 1er mars et le 31 août 2020.

Aide forfaitaire unique de 100 € par date annulée, sous conditions, pour :

5) Les intermittents employés par des particuliers employeurs, lesquels ne sont pas éligibles au dispositif d'activité partielle. Le bénéfice de l'aide est attribué par date annulée en raison de la Covid-19 dans la période allant du 1er mars au 31 août 2020. Seuls cinq cachets pourront être compensés pour les intermittents qui bénéficiaient à la date de ces cachets, d'allocations d'assurance chômage du régime des intermittents. En revanche, tous les cachets des professionnels qui ne bénéficiaient pas de droits ouverts à la date de ces cachets pourront être compensés.

À noter que les aides 1 à 4 ne sont pas cumulables entre elles, mais le sont à l'inverse avec l'aide numéro 5. AUDIENS, partenaire social de référence des métiers de la culture et de la création, et gestionnaire du volet professionnel et social du Fonds de professionnalisation et de solidarité pour les artistes et techniciens du spectacle, assurera la gestion de ce fonds temporaire doté au total de 5 millions d'euros financés par le ministère de la Culture.

Les demandes d'aides pourront être déposées dès le 16 septembre prochain, et au plus tard le 31 décembre 2020, et traitées uniquement sous condition de complétude, sur la plateforme qui ouvrira à cette même date, accessible en cliquant sur le lien suivant >> fussat-audiens.org

Photo : © CFPTS.
La Rédaction

Le Théâtre de l'Athénée ouvre une nouvelle page de son histoire  10/09/2020

© DR.
Après 27 ans à la tête du Théâtre de l'Athénée, son directeur Patrice Martinet inaugurera dans les jours qui viennent sa dernière saison, avant de céder la main au duo constitué d'Olivier Mantéi et d'Olivier Poubelle.

Joyau du patrimoine théâtral parisien, le théâtre de l'Athénée est situé rue Boudreau, dans le IXe arrondissement, juste à côté du Palais Garnier. Classé monument historique en 1995, 100 ans après son inauguration, il a pu bénéficier à cette occasion d'un vaste chantier de rénovation grâce au soutien du ministère de la Culture.

Au-delà de ses richesses architecturales, c'est bien la grande figure de Louis Jouvet, qui l'a dirigé de 1934 à 1951, qui hante encore ses murs : tout au long du XXe siècle et jusqu'à aujourd'hui, sa magnifique salle à l'italienne comme sa petite salle n'ont cessé d'abriter les œuvres de créateurs emblématiques du théâtre contemporain tels Samuel Beckett, Jean-Luc Lagarce ou Robert Wilson.

Poursuivant le projet de théâtre musical développé par Patrice Martinet, les actuels directeurs du Théâtre des Bouffes du Nord apporteront leur savoir-faire pour développer les activités de production de cette maison. Ils signeront en 2021/2022 leur première programmation à la tête de l'établissement.

Le ministère de la Culture, unique financeur public de l'établissement à hauteur de 2 millions d'euros, et soucieux de maintenir les missions de service public de l'Athénée, poursuivra son accompagnement dans les mêmes conditions.

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, salue l'engagement de Patrice Martinet au service des artistes et souhaite le meilleur à ses successeurs.

Communiqué de presse du ministère de la Culture.

Photo : Façade entrée Théâtre de l'Athénée © DR.
La Rédaction

Plan de soutien au spectacle vivant  29/08/2020

© DR.
Citation du Premier ministre, Jean Castex, 27 août 2020 : "En venant aujourd'hui à votre rencontre au ministère de la Culture, j'ai souhaité concrétiser la solidarité et le soutien du gouvernement au secteur du spectacle vivant. Je veux exprimer ma reconnaissance à la ministre de la Culture et à son administration, qui sont à vos côtés durant cette crise. 432 M€ seront consacrés au secteur pour accompagner les entreprises et établissements des secteurs privé et public, les auteurs et les artistes. L'effort consenti se devait d'être massif, à la hauteur des difficultés que vous rencontrez, à la hauteur de l'importance économique et sociale du secteur du spectacle vivant en France."

Les mesures prises

>> Une prolongation de l'activité partielle jusqu'au 31 décembre 2020 ;

>> Une prolongation du crédit d'impôt pour le spectacle vivant et du crédit d'impôt phonographique jusqu'au 31 décembre 2024 et un assouplissement temporaire des paramètres du crédit d'impôt spectacle vivant ;

>> La mise en place d'un nouveau mécanisme de compensation pour encourager la reprise d'activité des exploitants de salle de spectacle. Ce dispositif sera instauré après concertation avec les professionnels du secteur, avec effet à compter du 1er septembre 2020 et jusqu'au 31 décembre 2020. Une provision de 100 M€ permettra de financer ce mécanisme dès septembre 2020 pour l'ensemble du secteur culturel ; elle viendra s'ajouter au plan de relance de 2 Md€.

>> Sur les 2 Md€ annoncés pour l'ensemble du champ culturel, 432 M€ inscrits dans le plan de relance pour le spectacle vivant :

o 220 M€ pour le spectacle vivant privé

o 200 M€ pour le spectacle vivant subventionné

o 12 M€ pour l'emploi et les artistes auteurs du spectacle vivant, auquel s'ajoute un programme exceptionnel de 30 M€ pour la commande artistique.

Le Premier ministre et la Ministre de la Culture ont rencontré le 27 août au Ministère de la Culture les organisations représentant le spectacle vivant dans toute sa diversité, pour les écouter et témoigner de la mobilisation et de l'engagement de l'Etat aux côtés de tous les acteurs culturels.

Des mesures d'urgence ont été mises en place dès le début de la crise par l'État et ses opérateurs et partenaires.

Face aux pertes massives liées à la crise de la COVID 19 et aux attentes du secteur, l'État poursuit son soutien et met en place une réponse d'une ampleur inédite à destination des entreprises, des auteurs, des artistes, des établissements, du secteur privé ainsi que du secteur public. L'État sera attentif à ce que ces mesures bénéficient à l'ensemble des acteurs

Aujourd'hui, le Gouvernement présente ses trois priorités :

- permettre la reprise d'activité en adaptant les mesures sanitaires en vigueur ;

- soutenir les entreprises privées, les artistes-auteurs et les établissements publics ou subventionnés par un plan de relance majeur en faveur de la culture ;

- rétablir la confiance et favoriser le retour du public dans les salles.

Afin d'encourager la reprise d'activité dans les salles de spectacle, sur scène, l'exemption de distanciation physique sera autorisée pour les danseurs, musiciens, comédiens, chanteurs, ou toute autre profession amenée à se produire sur un plateau, sous réserve du respect de protocoles sanitaires stricts.

Un nouveau mécanisme de compensation des pertes d'exploitation liées à la persistance de mesures de distanciation sera rapidement mis en place, afin d'encourager la reprise d'activité des exploitants de salle de spectacle.
Ce dispositif sera instauré après concertation avec les professionnels du secteur, avec effet à compter du 1er septembre 2020 et pour une durée de 4 mois. Ce mécanisme s'adressera aux exploitants de salles TPE/PME du secteur privé. L'État sera attentif à la juste redistribution de la valeur à l'ensemble de la chaîne jusqu'aux artistes et aux auteurs. Le dispositif sera fléché sur les entreprises qui reprennent une activité minimale : le seuil sera défini en concertation avec les professionnels. En outre, certains critères devront être précisés par la concertation : cohérence et sérieux du modèle économique du projet par rapport à l'historique ; application stricte des mesures sanitaires ; seuil de déclenchement et plafond de la garantie accordée. 100 M€ pour l'ensemble du secteur culturel viendront s'ajouter au plan de relance de 2 Md€.

S'agissant du plan de relance

Sur un montant total de 2 milliards d'euros mobilisés pour la culture dans le plan de relance, 432 M€ seront consacrés au spectacle vivant.

220 M€ pour le spectacle vivant privé :
Pour la musique :
- 200 M€ de crédits pour la filière musicale dans son ensemble, confiés au Centre National de la Musique : ils bénéficieront à différents dispositifs au profit des producteurs, des auteurs, des diffuseurs.
- 10 M€ pour parachever la montée en puissance du Centre National de la Musique sur 2 ans : cet établissement, créé en début d'année, a été directement mobilisé dans la gestion de la crise et doit pouvoir consolider ses assises.
Pour le théâtre :
- 10 M€ permettront d'abonder le fonds d'urgence aux théâtres privés et aux compagnies non conventionnées, géré par l'ASTP.

200 M€ pour le spectacle vivant subventionné : différents acteurs seront accompagnés
- 120 M€ seront mobilisés pour les opérateurs publics nationaux du spectacle vivant qui ont vu leurs ressources propres massivement chuter du fait de la crise ;
- 30 M€ viendront en soutien des institutions de spectacle vivant (théâtre, danse, arts de la rue et cirque) en région ;
- 30 M€ permettront d'accompagner les ensembles, les orchestres et les festivals ;
- un fonds de 20 M€ sera déployé pour encourager la transition écologique des institutions de création en région.

Un soutien direct à la création et à l'emploi :
- Un dispositif de soutien aux artistes-auteurs fragilisés par la crise, venant s'ajouter aux dispositifs transversaux, sera mis en place pour un montant total de 13 M€, dont 7 M€ sera consacré au spectacle vivant.
- Pour contribuer à développer l'emploi pérenne dans le spectacle, le FONPEPS sera abondé à hauteur de 5 M€.
- Un programme exceptionnel de commande artistique, doté de 30 M€, sera également mis en œuvre : il concernera toutes les disciplines dont le spectacle vivant.

Communiqué de presse du ministère de la Culture.
La Rédaction

Nomination de Christophe Rauck à la direction du Théâtre Nanterre-Amandiers, centre dramatique national  28/08/2020

Façade Nanterre-Amandiers CDN © DR.
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, en plein accord avec Patrick Jarry, maire de Nanterre, et Georges Siffredi, président du département des Hauts-de-Seine, a donné son agrément à la proposition de nommer Christophe Rauck à la direction du Théâtre Nanterre-Amandiers, centre dramatique national.

Né en 1963, Christophe Rauck a été comédien pour Ariane Mnouchkine avant de créer la Compagnie Terrain vague (titre provisoire) avec des comédiens rencontrés au Théâtre du Soleil. Successivement directeur du Théâtre du Peuple de Bussang et du Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis, il est nommé en 2014 à la tête du Théâtre du Nord, centre dramatique national de Lille. Sa direction est marquée par la qualité et la diversité de sa programmation, touchant un public nombreux et rajeuni, et des projets engagés comme la lutte contre l'illettrisme.

Alors qu'une période de travaux d'envergure va débuter, Christophe Rauck pourra s'appuyer sur une expérience réussie à la tête de plusieurs établissements pour déployer au Théâtre Nanterre-Amandiers un projet artistique généreux, qui met l'accent sur l'inscription territoriale du centre dramatique et la diversification des publics. Au cours de son mandat, il sera accompagné d'artistes et de metteurs en scène qui content les grands récits du monde d'aujourd'hui - tels que Joël Pommerat, Anne-Cécile Vandalem, Tiphaine Raffier et Julien Gosselin.

Christophe Rauck prendra ses fonctions le 1er janvier 2021, succédant à Philippe Quesne qui poursuivra en compagnie son parcours artistique d'excellence. Roselyne Bachelot-Narquin salue "l'engagement sans faille de Philippe Quesne auprès de tous les publics, notamment jeunes, pour leur faire partager le plaisir du théâtre sous toutes ses formes".

Communiqué de presse du ministère de la Culture.

Photo : Façade Nanterre-Amandiers CDN © DR.
La Rédaction

Prise de fonction d'Alexander Neef, directeur général de l'Opéra national de Paris  27/08/2020

"La Traviata", du 25 novembre au 23 décembre 2020 © Charles Duprat/OnP.
Compte tenu du contexte inédit que connaît l'Opéra national de Paris (OnP), Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, a proposé au Président de la République d'anticiper la fin des fonctions de son directeur général, Stéphane Lissner, en concertation avec ce dernier, afin de permettre à son successeur désigné, Alexander Neef, de prendre la direction effective de l'établissement à partir du 1er septembre 2020.

Alexander Neef, actuellement directeur général de la Canadian Opera Company (COC), avait été nommé, en juillet 2019, directeur préfigurateur de l'Opéra national de Paris, avec comme mission de préparer la programmation des saisons dont il aurait la charge, à commencer par la saison 2021-2022. Sa nomination à la tête de l'Opéra national de Paris se fait en plein accord avec le conseil d'administration de la COC, que la ministre de la Culture souhaite remercier pour sa coopération. En parallèle de sa mission en France, il conservera ses responsabilités auprès de la COC jusqu'à la prise de fonctions de son successeur.

Stéphane Lissner dirigeait l'Opéra national de Paris depuis le 10 juillet 2014 et quitte ainsi ses fonctions un an avant leur terme initial ; il dirige désormais le théâtre lyrique San Carlo de Naples. Roselyne Bachelot-Narquin tient à saluer le travail et l'engagement de Stéphane Lissner au service de l'Opéra national de Paris.

Une cérémonie de passation de pouvoirs se tiendra le mardi 1er septembre au ministère de la Culture et sera l'occasion pour la ministre de la Culture, d'accueillir le nouveau directeur général, Alexander Neef, de saluer le travail de son prédécesseur et d'évoquer les perspectives et les modalités d'accompagnement et de soutien de l'Opéra national de Paris ainsi que le lancement d'une réflexion sur la politique de l'art lyrique en France.

Communiqué de presse du ministère de la Culture

Photo : "La Traviata", du 25 novembre au 23 décembre 2020 © Charles Duprat/OnP.
La Rédaction

Nomination d'Arnaud Meunier à la direction de la MC2, Scène nationale de Grenoble  05/08/2020

© DR.
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, en plein accord avec Éric Piolle, maire de Grenoble, Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes-Métropole, Laurent Wauquiez, président du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, Jean-Pierre Barbier, président du Conseil départemental de l'Isère, et Geneviève Balestrieri, présidente de la MC2, donne son agrément à la nomination d'Arnaud Meunier à la direction de la MC2, Scène nationale de Grenoble, sur proposition unanime du jury réuni le 8 juillet 2020.

S'inscrivant pleinement dans le cadre des missions d'une scène nationale, Arnaud Meunier souhaite faire de la création le cœur battant de la MC2 à travers une présence artistique continue et une programmation large et plurielle, offrant une vision de la diversité de la création d'aujourd'hui en matière de théâtre, de musique, de danse et de cirque.

Sur l'ensemble du territoire métropolitain et au-delà du département de l'Isère et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, la MC2 mettra en place des synergies avec les autres structures culturelles, sociales et d'enseignement pour développer l'organisation de résidences artistiques et la mise en œuvre d'un ambitieux programme d'actions en matière d'éducation artistique et culturelle. Arnaud Meunier projette de faire de la MC2 un véritable lieu de vie, ouvert à tous et pour tous, y compris en dehors des temps de programmation, grâce, notamment, à l'engagement actif des artistes associés.

Enfin, le CCN2, Centre chorégraphique national, situé dans les locaux de la MC2, sera étroitement associé à son projet artistique et culturel.

Arnaud Meunier dirige depuis 2011, la Comédie de Saint-Étienne, Centre dramatique national, et son École Supérieure d'Art Dramatique. Auteur et metteur en scène, il a fondé la Compagnie de la Mauvaise graine en 1997 avec laquelle il a mis en scène les textes d'auteurs contemporains comme Pier Paolo Pasolini, Oriza Hirata, Michel Vinaver, Stefano Massimi ou Lot Wekemans.

Communiqué du ministère de la Culture.

Photo : MC2 © DR.
La Rédaction

La Ville de Paris préempte le Lavoir Moderne Parisien  21/07/2020

© DR.
La Ville de Paris annonce, à travers les voix de Christophe Girard, adjoint à la Maire pour la culture, Ian Brossat, adjoint à la Maire en charge du logement, et Éric Lejoindre, Maire du 18e, la préemption des bâtiments au 35 et 37 rue Léon, au cœur du quartier de la Goutte d'Or dans le 18e arrondissement de Paris. Avec cette préemption, la Ville s'engage pleinement aux côtés des acteurs culturels pour sauvegarder ce bâtiment historique qu'est le Lavoir Moderne et maintenir son ambition culturelle.

Très bien décrit dans les Carnets d'enquête et dans l'Assommoir d’Émile Zola, le bâtiment est signalé pour son intérêt patrimonial et culturel. Le numéro 35 abrite un lavoir construit en 1870, qui fut exploité ainsi jusqu'en 1953. En 1968, après des années d'abandon, il est transformé en salle de théâtre et est aujourd'hui occupé par le Lavoir Moderne Parisien, géré par l'association "Graines de soleil", soutenue par la Ville de Paris.

La Ville de Paris s'est positionnée à plusieurs reprises en faveur de la conservation de la partie historique du bâtiment et du maintien de l'activité théâtrale, très implantée et appréciée dans le quartier et particulièrement pertinente dans le milieu culturel parisien, puisqu'elle permet de soutenir de jeunes compagnies émergentes, aux esthétiques variées.

La préemption permettra de sauvegarder ce bâtiment représentatif de l'architecture faubourienne que la Ville de Paris souhaite mettre en valeur et d'assurer du maintien de cette action culturelle de qualité au sein de la Goutte d'Or. Elle permettra également la réalisation à cette adresse de logements.

La Ville de Paris confirme ainsi son engagement fort aux côtés des acteurs culturels parisiens et proposera un projet ambitieux pour ce lieu devenu mythique de par les combats qui y sont rattachés.

Communiqué de presse de la Ville de Paris.

Photo : © DR.
La Rédaction

Création d'un fonds d'urgence pour le festival OFF d'Avignon, en partenariat avec l'Association Avignon Festival et Compagnies (AF&C)  20/07/2020

Conférence au Village du OFF (2019) © AF&C.
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, annonce la création d'un fonds d'urgence destiné à soutenir, à titre exceptionnel et temporaire, les théâtres du Festival OFF d'Avignon, fragilisés par l'annulation du festival en 2020, en raison de la crise de la Covid-19. La gestion en sera assurée par l'Association Avignon Festival et Compagnies, structure de coordination du Festival OFF.

Ce fonds s'adresse aux théâtres pérennes non subventionnés, privés d'activité en juillet, et ayant remboursé les compagnies des acomptes versés. Il a vocation à couvrir une partie des charges fixes hors masse salariale, en valorisant les théâtres qui proposent une activité à l'année, et ceux qui partagent le risque avec les compagnies. Il intervient en complément des aides publiques allouées aux entreprises par l'État, notamment au titre de l'indemnisation de l'activité partielle, des exonérations de charges ou du fonds de solidarité.

Ses règles de soutien ont été conçues afin d'aider toutes les structures éligibles, adhérentes de l'association ou non, afin d'éviter les cessations de paiement ou liquidations. Ce dispositif sera accessible à partir d'une plate-forme dédiée, développée et administrée par AF&C, dès le mois de juillet.

Son financement est assuré par l'État, pour un montant de 800 000 €, les collectivités locales apportant leur concours aux théâtres subventionnés ou aux compagnies du territoire avignonnais. Un comité de suivi réunissant l'État, AF&C et les organisations professionnelles est mis en place pour veiller et à la transparence des aides attribuées par ce fonds.

Communiqué de presse du ministère de la Culture.

Photo : Conférence au Village du OFF (2019) © AF&C.
La Rédaction

20 millions d'euros pour "L'été culturel"  03/07/2020

Festival du Chant de Marin, Paimpol 2019 © Gil Chauveau.
Franck Riester, ministre de la Culture, mobilise 20 millions d'euros dès le début du mois de juillet en faveur de "L'été culturel", pour des projets qui se dérouleront jusqu'au mois de septembre.

En parallèle d'un travail permanent et intense pour accompagner la réouverture de tous les lieux culturels, le ministre de la Culture a souhaité encourager toutes les propositions permettant des échanges entre les artistes et les habitants partout sur le territoire, métropolitain comme ultra marin.

"L'été qui commence doit permettre, après trois mois difficiles, les retrouvailles entre les Français et la vie culturelle, entre les artistes, les œuvres, et les habitants des territoires. Je souhaite, au cours de ces deux mois d'été, que chacune et chacun, quelle que soit sa situation, puissent partager des moments culturels forts, et redécouvrir la richesse artistique et patrimoniale de la France." Franck Riester, ministre de la Culture.

Il s'agit, alors même que la fréquentation des lieux de culture n'est pas encore possible partout et pour tous, de permettre que l'été 2020 soit pleinement un "été culturel", à travers deux grands objectifs :

- Soutenir les artistes, notamment les plus jeunes et les plus fragiles d'entre eux, en finançant des actions de création et de diffusion, et en leur permettant d'aller à la rencontre des habitants.

- Proposer aux Français et aux visiteurs de renouer avec une offre culturelle non plus immatérielle mais physique, et de rencontrer les œuvres et les artistes, dans des formats multiples.

Chaque direction régionale des affaires culturelles, et direction et mission des affaires culturelles en Corse et en Outre-mer, sera chargée, en coopération avec les acteurs locaux et les collectivités territoriales, de mobiliser et d'accompagner, notamment financièrement, l'ensemble du réseau culturel pour que des projets voient le jour sur tout le territoire. Les opérateurs nationaux du ministère de la Culture seront également mobilisés et proposeront de nombreux projets, y compris hors les murs, en partenariat avec les collectivités territorial

Ces projets devront permettre prioritairement de s'adresser aux jeunes, à leurs familles, aux personnes les plus fragilisées et à ceux que la crise empêchera de partir en vacances. Une attention particulière sera portée aux quartiers politiques de la ville, ainsi qu'aux zones rurales.

La carte de l'ensemble des lieux culturels et de création rouverts est accessible sur la plateforme #culturecheznous depuis le 22 mai. Cette carte sera également disponible prochainement sous forme d'application mobile géolocalisée. Cette application mettra plus particulièrement en valeur une dizaine de lieux à visiter dans chaque région.

Communiqué de presse du Ministère de la Culture

Photo : Festival du Chant de Marin, Paimpol 2019 © Gil Chauveau.
La Rédaction

Reconduction d'Olivier Mantei à la direction du Théâtre national de l'Opéra Comique  25/06/2020

© J. Tissot Vidal/Opéra Comique.
Le Président de la République a renouvelé pour 3 ans le mandat d'Olivier Mantei à la direction du Théâtre national de l'Opéra-Comique lors du Conseil des ministres du 24 juin 2020, sur proposition de Franck Riester, ministre de la Culture.

Programmateur audacieux et accompagnateur d'artistes, Olivier Mantei a insufflé depuis 2015 un vent de renouveau à l'établissement et rencontré le succès auprès d'un public de plus en plus large. Sous sa direction, avec la création de "la nouvelle Troupe Favart", l'Opéra-Comique accompagne désormais autant les artistes consacrés que les jeunes étoiles montantes. Cette troupe est fédérée autour d'une programmation constituée du cœur de répertoire de l'Opéra-Comique et également d'œuvres contemporaines qui font l'objet d'une politique ambitieuse de commandes.

En initiant de nombreuses coproductions et collaborations avec les maisons d'opéras en France et dans le monde, Olivier Mantei a fait évoluer les modes de production lyrique et a obtenu une reconnaissance artistique internationale.

Avec la Maîtrise Populaire, née d'une réflexion sur l'innovation pédagogique et les méthodes actives d'apprentissage, Olivier Mantei a développé un projet d'enseignement artistique, éducatif et social novateur. Il aura à cœur de poursuivre sa mission de développement des publics.

Olivier Mantei aura la charge de poursuivre sa mission pour faire du Théâtre national de l'Opéra-Comique un théâtre lyrique répondant aux enjeux du XXIe siècle.

Communiqué de presse du Ministère de la Culture.

Photo : © J. Tissot Vidal/Opéra Comique.
La Rédaction

Nomination de Klaus Mäkelä à la direction musicale de l'Orchestre de Paris  19/06/2020

Klaus Mäkelä © Orchestre de Paris.
Franck Riester, ministre de la Culture, salue la nomination de Klaus Mäkelä à la direction musicale de l'Orchestre de Paris : "L'arrivée de Klaus Mäkelä est une chance, un symbole, une promesse pour l'Orchestre de Paris et son rayonnement en Europe et dans le monde".

Klaus Mäkelä est devenu, à seulement 24 ans, une figure incontournable des chefs d'orchestre et l'un des plus prometteurs et des plus talentueux de sa génération.

Directeur musical de l'Orchestre philharmonique d'Oslo pour la saison 2020-2021, Klaus Mäkelä s'est illustré comme premier chef invité de l'Orchestre symphonique de la radio suédoise et comme artiste associé du Tapiola Sinfonietta. Ses succès internationaux se traduisent par des collaborations avec le London Philharmonic Orchestra, l'Orchestre de la radio de Francfort ou encore par la direction de l'Orchestre de Cleveland.

Ses débuts à Paris, d'abord à l'Orchestre de Paris en juin 2019 puis à l'Orchestre philharmonique de Radio France en mars 2020, ont été unanimement salués. Soucieux de traduire en actes l'intégration de l'orchestre au sein de la Philharmonie, Klaus Mäkelä poursuivra la stratégie de développement de l'Orchestre de Paris dans ses tournées internationales comme dans ses partenariats avec le Festival d'Aix-en-Provence notamment.

Cette nomination est une nouvelle étape pour l'Orchestre de Paris. Franck Riester tient à saluer le travail de Daniel Harding à la tête de l'orchestre.

Communiqué du Ministère de la Culture.

Photo : Klaus Mäkelä © Orchestre de Paris.
La Rédaction

Égalité Femmes/Hommes et lutte contre les violences sexistes ou sexuelles dans le secteur du spectacle vivant et enregistré  15/06/2020

Égalité Femmes/Hommes et lutte contre les violences sexistes ou sexuelles dans le secteur du spectacle vivant et enregistré
Signature d'un plan d'action et lancement d'une cellule d'écoute.
En date du 8 juin dernier, la Fesac et les organisations représentatives des salariés du spectacle vivant et enregistré ont signé un plan d'action aux fins de promouvoir l'égalité femmes/hommes ainsi que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles sur l'ensemble de leur champ d'activité.


Les partenaires sociaux ont associé à leur initiative le ministère de la Culture ainsi que leurs principaux partenaires institutionnels (Audiens, Afdas, CMB, CNC, CNM…), lesquels sont appelés à signer également ce plan d'action afin de permettre une mobilisation la plus large possible sur ce sujet si fondamental.

Ce plan, qui porte un engagement fort de la part de ses signataires, s'articule autour des cinq axes suivants :
>> Observation ;
>> Formation/insertion/lutte contre les représentations genrées ;
>> Égalité salariale et égal accès aux métiers et responsabilités ;
>> Équilibre vie professionnelle et vie privée ;
>> Lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

L'une de ses mesures consiste en la mise en place d'une cellule d'écoute à destination des salarié(es) du spectacle vivant et enregistré - intermittents(es) ou permanents(es) - victimes de violences sexistes ou sexuelles dans le cadre d'une relation de travail, avec pour double objectif d'apporter un soutien psychologique et d'assurer une première orientation juridique.

Cette cellule, soutenue par le ministère de la Culture et gérée par Audiens, sera effective dès le 15 juin prochain et pourra être contactée en composant le N° suivant : 01 87 20 30 90 (du lundi au vendredi de 8 h 30 à 10 h 30 et de 17 h à 21 h).

Notre secteur, bien qu'encore très durement touché par les effets de la crise sanitaire actuelle, n'oublie pas pour autant les objectifs qu'il s'était fixés en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. La mise en place de cette cellule témoigne ainsi de la force de cet engagement et sera une première pierre qui accompagnera, nous le souhaitons, la reprise progressive d'activité.

Secrétariat Fesac
Tél. : 01 53 76 08 92.
47 rue de la Bienfaisance, 75008 Paris.


Communiqué Fesac.
La Rédaction

Anticipation du calendrier de changement de direction à la tête de l'Opéra national de Paris et de fermeture au dernier semestre 2020 pour travaux  11/06/2020

Rideau de scène, Opéra national de Paris © Marc Walter/OnP.
Stéphane Lissner, directeur de l'Opéra national de Paris, a exprimé au ministre de la Culture qui l'a accepté, son souhait de mettre fin à ses fonctions le 31 décembre 2020, six mois avant l'échéance initialement prévue de son mandat.

Franck Riester salue le travail mené par Stéphane Lissner au cours des six années passées à la tête de l'Opéra national de Paris, qu'il quittera fin 2020. Il a su équilibrer une programmation comprenant les grandes œuvres du répertoire et des créations contemporaines avec les plus grands artistes français et internationaux.

Avec à ses côtés Philippe Jordan, directeur musical, et Brigitte Lefèvre, Benjamin Millepied puis Aurélie Dupont, à la direction de la danse, Stéphane Lissner a contribué à la promotion de l'art lyrique et de la danse en France à un niveau international. Pendant toute la durée de son mandat, il a assuré, avec le concours de l'ensemble des personnels de l'Opéra, un très haut niveau d'activité et a suscité l'adhésion d'un large public. Il a également développé considérablement les ressources propres de l'établissement tout en assurant des missions de service public pour l'art lyrique et la danse à un niveau d'excellence.

Franck Riester confie dès le 1er juillet 2020 au directeur préfigurateur, Alexander Neef, assisté de Martin Ajdari, directeur général adjoint de l'Opéra, une mission consistant à :
- dresser un constat sur la situation de l'établissement au terme d'une année de crise inédite ;
- proposer dès l'automne 2020 des orientations pour maintenir l'excellence et le rayonnement de l'Opéra national de Paris tout en revisitant son modèle économique, social et organisationnel afin d'assurer les conditions d'une exploitation équilibrée ;
- conforter la place de l'Opéra national de Paris au cœur de la politique culturelle de l'État.

Enfin, compte tenu des incertitudes liées à la crise sanitaire actuelle, le conseil d'administration de l'Opéra national de Paris lors de sa séance du 11 juin 2020 a décidé d'anticiper à l'été 2020 les travaux scéniques de l'Opéra Bastille et de l'Opéra Garnier initialement programmés en 2021. La programmation lyrique et chorégraphique de l'Opéra national de Paris reprendra donc à partir de la fin du mois de novembre 2020 à Bastille et janvier 2021 à Garnier.

L'établissement proposera, dans l'intervalle, des programmes alternatifs reposant sur ses forces artistiques.

Communiqué de presse du Ministère de la Culture.

Photo : Rideau de scène, Opéra national de Paris © Marc Walter/OnP.
La Rédaction

Nomination de Marianne Clévy à la direction du Centre National des Écritures du Spectacle (CNES)  11/06/2020

TOTEM(S), édition 2018 © Alex Nollet/La Chartreuse.
Franck Riester, ministre de la Culture, en plein accord avec Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, Denis Bouad, président du conseil départemental du Gard, et Pascale Bories, maire de Villeneuve-lez-Avignon, a donné son agrément à la nomination de Marianne Clévy au poste de directrice du Centre National des Écritures du Spectacle de la Chartreuse du Val de Bénédiction à Villeneuve-lez-Avignon. Cette nomination a été soumise à l'approbation du conseil d'administration de l'établissement, placé sous la présidence de Pierre Morel, le 11 juin 2020.

Ayant été notamment directrice du festival Terres de parole en Normandie et secrétaire générale de la Maison Antoine Vitez - centre international de la traduction théâtrale, Marianne Clévy s'est attachée, tout au long de son parcours, à accompagner les auteurs d'aujourd'hui, et à partager le plaisir des textes avec un public le plus large possible. La nomination à la tête de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, Centre Culturel de Rencontre, doté d'un bâtiment patrimonial exceptionnel, lieu de résidence pour auteurs, et lieu de partage du théâtre, s'inscrit donc dans la continuité pour cette passionnée de littérature dramatique.

Marianne Clévy a proposé un projet qui s'appuie sur le très solide bilan de l'actuelle direction. Elle propose de renforcer encore le rayonnement de la Chartreuse en la faisant connaître d'un public toujours plus large, en y accueillant des auteurs et des artistes toujours plus divers. Par un renforcement des collaborations et des partenariats (bibliothèques, comités de lecture, associations, établissements scolaires), elle souhaite favoriser l'appropriation des textes par les habitants, dans le cadre d'un travail de territoire à la fois intense et minutieux. Dans un second temps, elle souhaite poursuivre le travail mené par la précédente direction à l'international, notamment avec les pays de la francophonie, pour laquelle la Chartreuse a été définie par le ministère de la Culture comme pôle de référence.

Franck Riester tient à exprimer toute sa reconnaissance à Catherine Dan pour le travail remarquable mené depuis septembre 2013 à la tête de l'établissement. Par son engagement sans faille, par sa bienveillance, par sa très haute idée du service public et de l'exigence qu'il implique, elle a su faire du CNES une ressource incontournable, à la fois havre propice au travail des auteurs et tremplin au service du déploiement de leur création, dans un rapport étroit au public. C'est ce travail exemplaire qui permet aujourd'hui à la Chartreuse d'envisager une nouvelle étape de son développement.

Communiqué de presse du Ministère de la Culture.

Photo : TOTEM(S), édition 2018 © Alex Nollet/La Chartreuse.
La Rédaction

Lancement de l'appel à projet "Mois d'août de la culture"  03/06/2020

© Ville de Paris.
Le secteur culturel a été particulièrement touché par la crise sanitaire, alors que sa richesse et son audace contribuent à l'identité unique de notre ville, à la qualité de vie de ses habitants et à son rayonnement. Pour soutenir ce secteur, facteur de cohésion et d'échanges, créateur d'emplois et vecteur d'attractivités, la Ville de Paris a décidé, lors du Conseil de Paris du 18 mai 2020, de créer un Fonds de soutien historique de 15 millions d'euros. Il inclut une aide directe aux équipes artistiques et aux intermittents par le biais d'un appel à projet pour le "Mois d'août de la culture" publié sur paris.fr. Les professionnels du monde de la culture auront jusqu'au 17 juin pour y répondre.

Cet appel à projet permettra d‘identifier les propositions artistiques qui rejoindront la programmation de la première édition du "Mois d'août de la culture", qui se déroulera du 18 juillet au 15 septembre 2020.

La Ville de Paris a souhaité venir en aide aux équipes artistiques professionnelles franciliennes en accompagnant la réalisation de projets relevant du spectacle vivant. Toutes les disciplines artistiques du spectacle vivant sont éligibles : théâtre, marionnette, cirque, arts de la rue, danse, musique, lecture, performance, spectacle pluridisciplinaire. Les équipes retenues se verront allouer une subvention, un relai en communication et une mise à disposition de l'espace public.

Pendant tout l'été, les Parisiennes et les Parisiens auront ainsi l'opportunité d'assister gratuitement à des représentations dans l'espace public, les parcs et jardins, les grandes places parisiennes ou dans sites patrimoniaux remarquables. Des représentations pourront également avoir lieu dans des espaces semi-ouverts, tel que des cours d'écoles et d'institutions, offrant la possibilité aux Parisien.ne.s de découvrir des lieux insolites.

Cette saison artistique, inclura également les foyers de l'aide sociale à l'enfance, ou encore les EHPAD et résidences autonomies, comme lieux d'accueil de représentations. Les spectacles pourront également aussi se tenir au pied de certains immeubles.

Les critères définis dans le cadre de l'appel à projet privilégient des réalisations légères, nécessitant peu d'installations techniques adaptées à l'environnement extérieur. Les budgets des projets déposés devront se situer entre 2 000 et 20 000 euros. La Ville de Paris rappelle que seuls les dossiers déposés par le biais de la plateforme PARIS ASSOS au plus tard le 17 juin feront l'objet d'une instruction.

Cette initiative, pensée conjointement avec la Ville de Versailles, revêt une dimension métropolitaine, puisqu'elle est aussi élaborée avec la Métropole du Grand Paris, le département de Seine-Saint Denis et des villes de la région francilienne.

Un partenariat avec la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD), la Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique (SACEM) et le Festival OFF d'Avignon permettra de consolider un lien direct avec les artistes-auteurs, voulu par la Ville de Paris.

>> PARIS ASSOS

>> Infos détaillées sur l'appel à projet.

Photo © Ville de Paris.
La Rédaction

Mobilisation et coopération Art et Culture contre le Covid-19  27/05/2020

Photo : Auditorium Radio France vide © Radio France/Christophe Abramowitz.
Est-ce trop demander que de la cohérence, Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre ?

Depuis les premières restrictions d'activité des salles de spectacle, le 9 mars, les annonces présidentielles et gouvernementales concernant les activités artistiques et culturelles s'enchaînent de manière erratique.

Comment peut-on affirmer le 16 avril que de "petits festivals" pourraient se tenir à partir du 11 mai, comme si ces milliers d'événements étaient en mesure de s'adapter d'un jour à l'autre à de nouvelles conditions d'accueil, alors qu'aujourd'hui la quasi-totalité des festivals d'été est annulée et que les festivals d'automne n'ont à ce jour aucune visibilité quant aux conditions de leur tenue ?

Comment peut-on annoncer le 15 mai que la Fête de la musique aura bien lieu, que les parcs à thèmes et les lieux de cultes rouvrent, alors que l'ensemble de nos établissements sont fermés au public, qu'aucun atelier de pratiques artistiques de proximité n'est autorisé, qu'aucune équipe artistique n'a pu réellement reprendre son activité, et que la plupart des salles de spectacle ou de concert n'envisagent aucune reprise possible de la diffusion avant janvier 2021 ?

Comment peut-on interdire les événements de plus de 5 000 personnes jusqu'au 1er septembre, les regroupements de plus de 10 personnes jusqu'au 2 juin, sans limitations intermédiaires à venir, et rouvrir le Puy du Fou ?

Comment peut-on faire de telles annonces alors qu'elles sont en totale contradiction avec les protocoles sanitaires promus par le ministère de la Culture pour l'ensemble des pratiques artistiques et culturelles, pour la tenue des festivals et la réouverture des lieux au public ?

Comment peut-on être autant déconnecté de nos réalités professionnelles, de nos calendriers, de nos outils de travail ?

Comment peut-on annoncer le 6 mai des mesures pour la culture (prolongation des droits pour les intermittents du spectacle, commandes publiques massives pour les créateurs, fonds festivals...) et n'en n'avoir, trois semaines après, aucune traduction concrète ?

Comment peut-on i["refonder une ambition culturelle pour la France"i] en "libérant les énergies créatrices et en donnant aux artistes confiance et visibilité" sans qu'aucune mesure sérieuse de politique publique ne soit prise ?

Comment peut-on annoncer pour le secteur culturel 50 millions d'euros par-ci, 5 millions par-là, alors que le tourisme, fortement dépendant de nos activités, se voit proposer une enveloppe de 18 milliards ?

Comment peut-on si peu connaître les domaines de la culture qui sont faits de professionnels, organisés et structurés ? Comment peut-on nous traiter comme des amuseurs publics, des histrions égocentriques vivant par et pour leur passion, alors que nos activités ont un poids économique direct de 47,5 milliards d'euros, soit 2,2 % de l'économie française et concernent 2,4 % de sa population active ?

Comment peut-on tenir aussi peu compte des arts et de la culture, quand ils s'appuient sur les droits humains fondamentaux et revendiquent l'émancipation des personnes et le développement de leurs capacités ? Comment peut-on privilégier la rentabilité économique et les seules industries au détriment de la multiplicité des forces citoyennes au service de l'intérêt général ?

Vos annonces distillées au compte-goutte, contradictoires et incohérentes épuisent les acteurs, ajoutent de la confusion à la situation, de la désespérance à la fragilisation.

Souhaitez-vous vraiment que le monde des arts et de la culture sorte de cette crise ? Alors, faites-le avec nous, pas contre nous !

Les signataires

ACTES IF - Réseau solidaire de lieux culturels franciliens
AJC - Association Jazzé Croisé
CITI - Centre International pour les Théâtres Itinérants
FAMDT - Fédération des acteurs et Actrices de Musiques et Danses Traditionnelles
FEDELIMA - Fédération de lieux de musiques actuelles
FERAROCK - Fédération des Radios Associatives Musiques actuelles
La Fédération de l'Art Urbain
FNAR - Fédération nationale des arts de la rue
FNEIJMA - Fédération Nationale des Ecoles d'Influence Jazz et Musiques actuelles
France Festivals - Fédération des festivals de musique et du spectacle vivant
FRACA-MA - Pôle région Centre-Val de Loire musiques actuelles
GRAND BUREAU - Réseau musiques actuelles Auvergne-Rhône-Alpes
OPALE - Organisation pour Projets Alternatifs d'Entreprise
OCTOPUS - Fédération des Musiques Actuelles en Occitanie
PAM - Pôle de coopération des Acteurs de la filière Musicale en Région Sud
Le Pôle - Pôle de coopération des acteurs pour les musiques actuelles en Pays de la Loire
Pôle Nord - Fédération régionale des arts de la rue et de l'espace public en Hauts-de-France
RIF - Réseau des Musiques Actuelles en Ile-de-France
RIM – Réseau des indépendants de la musique
Le Réseau Musiques Actuelles Grand Est
SCC - Syndicat des Compagnies et Cirque de Création
SMA - Syndicat des Musiques Actuelles
SYNAVI - Syndicat national des arts vivants
THEMAA - Association Nationale des Théâtres de Marionnettes et des Arts associés
UFISC - Union Fédérale d'Intervention des Structures Culturelle
ZONE FRANCHE - Réseau des musiques du monde

Photo : Auditorium Radio France vide © Radio France/Christophe Abramowitz.
La Rédaction

Ville de Paris : plan de soutien historique en direction du secteur culturel  20/05/2020

© DR.
Consciente du très fort impact subi par le secteur culturel du fait de la crise sanitaire, Anne Hidalgo, Maire de Paris, a souhaité y apporter une attention particulière et une réponse décisive. Elle a proposé au Conseil de Paris du 18 mai 2020 de voter un plan de soutien historique en direction des artistes et des acteurs culturels parisiens, d'un montant de 15 millions d'euros.

Les échanges très réguliers et nourris qui ont eu lieu entre Christophe Girard, adjoint pour la culture, Karen Taïeb, adjointe en charge du patrimoine, et Frédéric Hocquard, adjoint en charge de la vie nocturne et de la diversité de l'économie culturelle, et les services de la Ville avec les acteurs culturels dans toute leur diversité, l'État, les collectivités territoriales et institutions, ainsi que les organisations professionnelles représentatives, pendant toute la durée de cette crise, ont permis de construire un plan de soutien qui répond aux besoins des structures culturelles qui, par leur diversité, fondent la richesse de notre territoire.

En premier lieu, la Ville de Paris a annoncé dès les premiers jours du confinement la suspension des redevances et des loyers des associations et opérateurs du secteur culturel, ainsi que des ateliers simples d'artistes. Elle en annonce désormais l'exonération définitive pour une période de six mois.

La Ville s'est par ailleurs engagée à verser toutes les subventions accordées au premier trimestre, même en l'absence de « service fait » du fait du confinement. Et elle s'est mobilisée pour verser de manière anticipée les subventions annuelles de fonctionnement aux structures qu'elle soutient, pour un montant de plus de 100 millions d'euros.

En complément, la Ville de Paris prévoit une aide d'un montant de 12 millions d'euros pour les acteurs culturels qu'elle soutient de manière régulière et qui se trouveraient en difficulté cette année. Cette aide exceptionnelle sera accordée en fonction du budget révisé intégrant l'impact de la crise sur leur activité et de la tenue de leurs engagements vis-à-vis des équipes artistiques et techniques.

La Ville souhaite également affirmer un soutien fort aux acteurs culturels privés ou peu subventionnés. Elle a, pour ce faire, défini une stratégie de soutien commune avec l'État (ministère de la Culture), qui permettra la mise en place de guichets uniques pour les acteurs concernés, véritable gage d'une cohérence et d'une complémentarité des aides publiques. Elle abondera ainsi à ce stade à hauteur de :
- 500 000 euros le fonds de secours mis en place dans le secteur de la musique, confié au Centre national de la musique (CNM) ;
- 700 000 euros le fonds d'urgence pour le spectacle vivant (théâtre, arts de la rue, cirque, etc.), destiné aux compagnies, théâtres privés et tourneurs, confié à l'Association de soutien aux théâtres privés (ASTP).
La Ville abondera par ailleurs à hauteur de 50 000 euros le fonds de solidarité d'urgence de la SACD en direction des auteurs les plus en difficultés.


La Ville de Paris sera également très attentive aux librairies et au secteur du cinéma ; des aides spécifiques seront allouées aux salles indépendantes, aux associations, tant d'éducation à l'image qu'à vocation internationale ou sociale, ainsi qu'à la création de court-métrages et de nouveaux médias.

Dans ce cadre de relance progressive de l'activité culturelle, un mois d'août de la culture sera organisé à Paris, initiative qui permettra de soutenir directement les artistes et équipes artistiques et de favoriser leurs rencontres avec le public, avec des conditions sanitaires adaptées. Cet évènement, en association avec des collectivités territoriales de la métropole du Grand Paris et le festival Off d'Avignon, stimulera la création et la diffusion dans les domaines de la musique et des musiques actuelles, du spectacle vivant et des arts de la rue, ou encore des arts visuels.
Diverses initiatives de valorisation du patrimoine parisien seront proposées à cette occasion afin de permettre aux Parisiennes et aux Parisiens de (re)découvrir ces trésors de proximité. Des commandes artistiques seront passées à des auteurs pour être diffusées dans un espace public repensé et surprenant. Un appel à projets sera prochainement lancé à cet effet.

Enfin, un budget exceptionnel d'acquisitions du Fonds d'art contemporain - Paris Collections permettra de soutenir les artistes visuels et Christophe Girard a annoncé que Nuit Blanche 2020 sera revisitée, avec une direction artistique confiée à quatre directeurs de musée : Amélie Simier (musée Bourdelle), Jeanne Brun (musée Zadkine), Christophe Leribault (Petit Palais) et Fabrice Hergott (musée d'Art moderne). Ils devront imaginer des évènements que le public découvrira par petits groupes ; une manière plus sereine de vivre et de regarder l'art.

Au-delà de ce plan de soutien, la Ville restera attentive aux évolutions de la situation et à l'impact de cette crise, dont il est probable qu'il pourrait durer plusieurs années. Une attention particulière sera portée à l'accompagnement de la reprise d'activité en moyens de communication et au développement de projets d'éducation artistique et culturelle, et d'actions en direction de la jeunesse, du jeune public, des personnes âgées, des quartiers populaires, ainsi que de l'ensemble du champ social.
La Rédaction

Création d'un fonds d'urgence pour le spectacle vivant par le Ministère de la Culture et la Ville de Paris, en partenariat avec l'ASTP et l'ADAMI  12/05/2020

© DR.
Franck Riester et Anne Hidalgo annoncent la création d'un fonds d'urgence pour le spectacle vivant (hors musique, dont le fonds d'urgence est porté par le Centre National de la Musique), à titre exceptionnel et temporaire, afin d'apporter des aides exceptionnelles et urgentes aux entreprises de spectacles fortement fragilisées par la pandémie du COVID 19, en raison de leur arrêt total d'activité depuis le 14 mars. Ils en ont confié la mise en œuvre à l'Association de Soutien pour le Théâtre Privé (ASTP).

Ce fonds s'adresse aux théâtres et aux tourneurs privés ainsi qu'aux compagnies de spectacle vivant (théâtre, danse, cirque, arts de la rue, marionnette) non subventionnées pour leur fonctionnement ou ne bénéficiant que d'aides au projet. Il a vocation à couvrir une partie des charges fixes hors masse salariale qui perdurent malgré l'absence d'activité. Il intervient en complément des aides publiques allouées aux entreprises par l'État, notamment au titre de l'indemnisation du chômage partiel ou du fonds de solidarité pour les entreprises. Ses règles de soutien ont été conçues afin d'aider plus fortement les petites structures, les plus fragiles, afin d'éviter les cessations de paiement ou liquidations. Il vise aussi à permettre aux structures concernées de s'acquitter des droits d'auteurs.

Son financement est assuré à ce jour par l'État, la Ville de Paris, l'ASTP et l'Adami. La participation de la Ville de Paris concerne les structures parisiennes dont le tissu est un élément essentiel de son dynamisme et de son attractivité. Le financement du fonds pourra être complété par toutes les collectivités territoriales souhaitant flécher des aides sur leur territoire.

Par ailleurs, un Comité de suivi réunissant les financeurs, l'ASTP et les organisations professionnelles est mis en place pour veiller et à la transparence des aides attribuées par ce fonds.

Ce dispositif sera accessible à partir d'un portail dédié, développé et administré par l'ASTP, dès le début du mois de mai.
>> Fonds d'urgence : Effectuer sa demande d'aide.

Communiqué commun Ville de Paris - Ministère de la Culture.
La Rédaction

Nous aimerions pouvoir nous réjouir, M. Macron  09/05/2020

© DR.
Monsieur le Président.
Quitte à vous surprendre, nous aimerions, en premier lieu, vous remercier : grâce à vous, nous savons que la mobilisation paye. C'est un message important à envoyer à tous(tes).
Nous avons entendu vos robinsonnades.
Nous vous prenons au mot sur votre annonce d'une année blanche. Vous l'avez citée comme étant votre concession à la demande unanime du monde culturel. Soit.
Mais, tel le diable se cachant dans les détails, la ministre du travail cache trop souvent dans les décrets vos intentions, et trop rarement nos revendications.


Ainsi, nous vous rappelons que cette année blanche (dont vous n'aimez pas le nom) représente une demande précise :
>> celle d'un renouvellement des droits à date anniversaire, a minima au taux d'indemnisation précédent, dès maintenant, et jusqu'à un an après la reprise normale de nos activités. Il ne s'agit pas de prolonger de quelques mois, jusqu'en août 2021, les indemnisations, mais de permettre, durant toute cette période, le renouvellement sur douze mois.

Vous n'avez surtout évoqué qu'une partie de nos revendications, ne répondant qu'aux intermittents(es) du spectacle, quand, tous et toutes, nous vous parlons des intermittents(es) de l'emploi !
Si vous ne voyez pas bien de qui on parle, il s'agit de tous les intérimaires, extras, vacataires, saisonniers qui travaillent dans l'hôtellerie, la restauration, le service, les personnels d'entretien... La liste est longue de ceux qui, eux aussi, sont employés en contrats courts, sont également dans l'incertitude de leur avenir et, plus que tout, sont dans l'urgence. Toutes celles et ceux que vous avez, comme toujours, passés(es) sous silence.

Si le chômage partiel était la réponse adéquate aux salariés en emploi stable, ceux et celles en emplois discontinus en sont pour la plupart exclus(es). Et pourtant, avec cette mesure, le gouvernement prétend avoir résolu le problème de tous les salariés.

Si, dans les conditions que nous vous avons rappelées, l'année blanche pourrait être une réponse adéquate aux intermittents du spectacle, elle ne concerne pas les autres intermittents de l'emploi.

Ce sont donc 2.3 millions de personnes qui ne disposent d'aucun dispositif d'aide, et qui désespèrent que l'on s'intéresse à elles.

Vos effets de manches (de chemise) ne trompent personne et ne suffiront pas… Pas quand la situation de tous les oubliés est aussi dramatique !

Vous ne faites qu'enflammer la colère de millions de travailleurs en emploi discontinu. Nous faisons partie de ces travailleurs. Nous avons les mêmes loyers à payer, la même incertitude quant à la reprise de nos activités, les mêmes bouches à nourrir, la même passion pour l'activité que nous exerçons. Nous ne vous avons pas demandé de sauver la créativité de notre pays, nous exigeons des mesures sociales claires et précises pour tous.

>> Pour le régime général, maintien des droits à l'assurance chômage jusqu'à la reprise totale des activités et neutralisation du décompte du capital de droits usés pendant la période de confinement.
>> Ouverture immédiate et inconditionnelle de droits pour tous(tes) les exclus(es) du système d'assurance chômage.
>> Abrogation des deux volets de la dernière réforme de l'assurance chômage rédigée par le seul ministère du travail.

Vous avez souhaité une journée pour parler culture, grand bien vous fasse.
Nous exigeons une journée pour parler intermittence de l'emploi et droits sociaux.
Vous nous demandez de nous réinventer, nous sommes prêts, dès demain, à réinventer notre système d'assurance chômage, nous avons des propositions pour que tous sans exception puissent en bénéficier.
Nous attendons des actes et pas des opérations de communication.

Communiqué de La Coordination Nationale des Intermittents(es) et Précaires.
La Rédaction

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"La petite fille de monsieur Linh" Tenter de donner une raison à la vie… à l'exil

Après déjà plusieurs années d'exploitation et de succès, Sylvie Dorliat reprend le très touchant conte de Philippe Claudel, "La petite fille de monsieur Linh", qu'elle a adapté pour la scène et qu'elle interprète. Une bonne occasion de découvrir ou de revoir ce spectacle lumineux et délicat parlant avec humanité tant de l'exil, de la mort, de la folie que de l'amitié et de l'espoir d'une nouvelle vie.

De la guerre, de la fuite, de l'exil peut naître la folie. Lorsque l'on a vu sa famille, tous ceux que l'on aime se faire tuer, quand on a tout perdu, perdre la raison peut devenir un refuge, un acte de survie, une tentative désespérée de renaissance en s'inventant une nouvelle histoire…

Guerre, mort, fuite inéluctable pour un espoir de survie, triviale association caractérisant chaque jour toujours plus notre monde… Bateau, exil, nouvelle contrée inconnue, centre d'hébergement, accueil pour vieil homme et petite fille. Pays nouveau, pays sans odeur, sans les odeurs colorées et épicées de son Asie natale, peut-être le Vietnam ou le Cambodge.

Tout commença un matin où son fils, sa belle-fille et sa petite fille s'étaient rendus dans les rizières. Cette année-là, la guerre faisait rage. Ils sont tués durant leur travail. Tao Linh récupère sa petite fille, Sang diû (Matin doux) 10 mois - elle a les yeux de son père (son fils), dit-il - et entreprend une épuisante traversée, à l'horizon une terre occidentale. Apprivoiser ce nouveau pays, ces gens inconnus, cette promiscuité dans ce centre d'accueil pour émigrés. Puis, au bout d'un moment, se résoudre, se décider à sortir pour découvrir cette ville qui l'accueille.

Dans un parc, assis sur un banc, et l'arrivée de monsieur Bark. Premier contact, et les prémices d'une nouvelle amitié. Ils parlent de leur femme (mortes). Parle de la guerre, celle à laquelle a participé Bark dans le pays de Linh. Bark l'invite au restaurant, lui offre un cadeau, une robe pour la petite. Tao Linh va être déplacé mais dans la même ville. Se retrouve dans une chambre… Enfermement…

Gil Chauveau
09/09/2020
Spectacle à la Une

"Les Dodos" Virtuoses aux agrès comme aux guitares… pour des envolées poétiques et musicales, sensibles et rebelles !

Quel point commun peut-il y avoir entre un dodo, gros oiseau incapable de voler - et plutôt maladroit - et un acrobate ? L'inconscience naïve pour le premier, qui le conduisit à sa disparition, l'inconscience maîtrisée - avec une peur raisonnée pour la sécurité - qui le mène vers le spectaculaire et la performance virtuose pour le second... C'est en résumé l'étonnante création de la compagnie Le P'tit Cirk qui s'articule autour de la musique et de l'envol avec la guitare comme partenaire privilégié, instrument musical ou agrès des plus surprenants !

Fondé en mars 2004 sur les projets de Danielle Le Pierrès (Archaos, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, Cirque Plume, etc.) et de Christophe Lelarge (Cirque du Soleil, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, etc.)*, le P'tit Cirk est basé dès sa création à Lannion en Bretagne. Cette implantation correspond à une démarche artistique volontaire de long terme afin d'être acteur de la vie culturelle du Trégor, de partager et de transmettre leur passion, et d'aller à la rencontre d'un public qui n'a pas forcément l'occasion ou la demande de découvrir cette forme d'approche de travail envers le cirque. Le spectacle "Les Dodos" est la sixième proposition de la compagnie.

Cette dernière création (en tournée depuis trois ans) confirme, si besoin était, leur statut de compagnie majeure dans le paysage du cirque de création à l'échelle européenne… et leur ouverture permanente à différentes pistes… de cirque. Chez les membres du P'tit Cirk, le sens du collectif, le côté pur, brut et extra-ordinaire de l'exploit sont aussi importants et incontournables que le jeu d'acteur, la mise en piste, la lumière et la scénographie. La performance est là mais n'occulte en rien la trame poétique présente à chaque instant.

Gil Chauveau
17/09/2020
Sortie à la Une

"Cabaret Louise" Cabaret foutraque et jouissif pour s'indigner encore et toujours !

Grandes ignorées de nos scolarités boutonneuses, la Commune et l'une de ses figures majeures, Louise Michel, sont tirées du passé et ici convoquées à une célébration festive et effrontée, bâtie sur des fondations soixante-huitardes bienfaisantes, où se réunissent de manière intempestive, ou pas, Rimbaud, Hugo, Léo et Théophile Ferré, Louise Attaque, Johnny Hallyday, Jules Ferry et Adolphe Thiers, etc., prenant vie grâce aux joyeux jeux virtuoses de Charlotte Zotto et Régis Vlachos.

En une forme de cabaret drolatique, foutraque, jouissif et impertinent, est rendu hommage à la révolte, à l'espérance d'une toujours future révolution, au souvenir de celles qui ont eu lieu - sans malheureusement toujours beaucoup d'efficience -, à celles et ceux - communards ou soixante-huitards - qui les imaginèrent sur le terreau de folles utopies. Régis Vlachos nous offre à nouveau un insolent et hilarant éloge d'une nouvelle rébellion à inventer, nous incitant, dans le respect de nos libertés individuelles, à nous indigner encore et toujours.

Cet hommage audacieux et - forcément - libertaire est associé subtilement, dans un intelligent second plan et en un judicieux contrepoint, à nos désespérantes actualités. Et, tour de force réussi, est généré, en complément inattendu et croustillant, une approche de mise en abyme conjugale du couple tentant de représenter le spectacle tout en l'interrompant de tempétueuses disputes, de tentatives de réconciliation… ou de négociation de définitive séparation... Instillant ainsi dans tous les tiroirs narratifs, une revendication féminine et féministe émanant historiquement de Louise Michel et, dans une contemporanéité militante, celle de la femme d'aujourd'hui que sont les comédiennes Charlotte Zotto et Johanna Garnier.

Gil Chauveau
31/08/2020