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La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

La jeunesse française sacrifiée  27/02/2021

Festival des Vieilles Charrues 2019 © DR.
Monsieur le Président,

Il y a un mois, vous assuriez que "tous les Français qui le souhaitent seraient vaccinés à la fin de l'été".

Il y a une semaine, nous apprenions que les festivals debout ne pourraient pas se tenir cet été. Seuls les événements rassemblant moins de 5000 personnes assises et distanciées auront droit de cité.

Hier, vous évoquiez la mise en œuvre d'un "pass sanitaire" en vue de la réouverture des lieux culturels.


Que comprendre de ces annonces contradictoires ?

Les décisions concernant les festivals répondent à des impératifs de court terme, alors que c'est d'une vision de long terme dont nous avons besoin. Nous ne cessons de le marteler, depuis près d'un an maintenant, sans jamais obtenir de réponse satisfaisante. À force de déclarations sans portée successives, nous finissons par être vaccinés de la parole gouvernementale, en opposition avec vos propres déclarations sur la vaccination et le "pass sanitaire", qui permettraient à tous les festivals d'avoir lieu cet été. Ce que nous proposons depuis quelques mois, en vain…

La France se targue d'une meilleure gestion de la crise par rapport à ses voisins européens. Pourtant, le Royaume-Uni et l'Espagne arrivent à donner des perspectives à leur population, notamment sur le terrain culturel.

Au Royaume-Uni, Boris Johnson a annoncé un retour progressif à la normale pour le mois de juin, permettant à tous les acteurs culturels de s'organiser en conséquence ; en Espagne, où une grande partie des spectacles n'ont pas cessé, le Gouvernement participe directement à l'élaboration d'un plan de reprise, avec notamment l'organisation de concerts-tests.

La France sera-t-elle aussi dans ce domaine en queue du peloton européen ?

Nous avançons dans le brouillard depuis trop longtemps. Plus grave encore, nous avons le sentiment que le Gouvernement avance à tâtons.

La visibilité, vous la devez aux acteurs du monde de la culture. Mais vous la devez avant tout aux jeunes générations.

Alors qu'ils subissent déjà de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire et économique, nos jeunes sont les premières victimes de l'absence de perspectives qui touche les concerts et les festivals. Les festivals aujourd'hui exclus, dont nombreux annoncent déjà leurs annulations, sont précisément ceux qui attirent le plus les jeunes (musiques actuelles, musiques électroniques, musique urbaine, rock, etc.). Nos festivaliers ont le sentiment d'être confrontés à une décision arbitraire, qui les éloigne encore un peu plus d'un retour à la vie normale. Les territoires qui dépendent de ces événements nous soutiennent pleinement et attendent eux aussi un été où les concerts et festivals prendront toute leur place.

Monsieur le Président, entendez-nous. Entendez les festivals. Entendez les territoires. Entendez la jeunesse.

Communiqué de presse du PRODISS.

À propos du PRODISS - Créé en France en 1984, le PRODISS, syndicat national du spectacle musical et de variété est aujourd'hui le 1er syndicat patronal représentatif au niveau national. Le PRODISS rassemble près de 400 entrepreneurs de spectacles : producteurs, diffuseurs, exploitants de salles, organisateurs de festivals, répartis dans toute la France et œuvrant dans le domaine des variétés, des musiques actuelles (jazz, musiques populaires, comédies musicales, etc.) et des one man shows. Ils forment ensemble, la chaîne de création et de diffusion d'un spectacle. Essentiellement des PME et TPE, nos adhérents génèrent près de 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit plus des 3/4 du chiffre d'affaires de l'ensemble du secteur du spectacle musical et de variété.

Photo : Festival des Vieilles Charrues 2019 © DR.
La Rédaction

Annonce des conditions dans lesquelles pourront se tenir les festivals… Est-ce un début de solution ?  19/02/2021

Hellfest 2016 © DR.
Roselyne Bachelot-Narquin a réuni jeudi 18 février 2021 des responsables de festivals de musiques actuelles, des organisations et fédérations professionnelles pour évoquer la situation des festivals en 2021. S'est ensuivi l'annonce du cadre dans lequel pourront se tenir ceux-ci cet été.

L'objectif, c'est d'avoir, en 2021, une saison de festivals ! Pour cela le Gouvernement propose un cadre clair et un dispositif d'accompagnement économique.

Il est indispensable de pouvoir donner de la visibilité aux festivals qui doivent, en ce début d'année, décider de la tenue et du format de leur édition 2021, même si la pandémie de la COVID19 continuera à faire peser des incertitudes.

Le gouvernement propose un cadre pour la tenue des festivals
Cette exigence a conduit le gouvernement à définir un cadre, avec deux paramètres principaux :

>> Les organisateurs de festivals (en salles comme en plein air) sont incités à imaginer des formats différents avec une jauge maximale de public, avec distanciation, de 5 000 spectateurs sur un même site et pour un même événement- comme celle qui était en vigueur l'été dernier ;
>> Des modalités d'accueil du public en configuration assise.


Ce cadre devra être précisé sous la forme de protocoles sanitaires spécifiques, en concertation avec les professionnels, et soumis à la validation du Centre de crise sanitaire et du Centre interministériel de crise.

Des points d'étape réguliers auront lieu avec les professionnels, afin de l'adapter à l'évolution de la situation sanitaire :

- si la situation sanitaire se dégrade, les jauges et les protocoles devront être adaptés en conséquence ;
- si à l'inverse la situation sanitaire s'améliore, il pourrait être envisageable d'augmenter la jauge au-delà de 5 000 personnes et/ou d'autoriser les configurations debout.


Les festivals seront accompagnés financièrement.

Les deux enjeux majeurs sont d'éviter la disparition de festivals et d'inciter les festivals à adapter leur format pour permettre une saison festivalière en 2021.

Ainsi :
>> Pour les festivals qui seraient contraints d'annuler dès maintenant, l'Etat poursuivra leur accompagnement ;
>> Pour les festivals qui adapteront leur événement, des aides sectorielles dédiées seront prévues sous la forme d'un mécanisme de compensation des pertes d'exploitation ;
>> Enfin, dans l'hypothèse d'une dégradation de la situation sanitaire qui entrainerait une annulation de l'événement, un mécanisme d'indemnisation sera prévu.

Ces deux derniers mécanismes seront financés par un même fonds de 30 M€ qui concernera l'ensemble des festivals de toutes disciplines. Comme en 2020, cet accompagnement sera porté et mis en œuvre à la fois par le Centre National de la Musique et par les DRAC.

Par ailleurs, des aides pour les captations de spectacles seront également mises en œuvre : une enveloppe de 15 M€ sera consacrée aux captations toutes disciplines confondues (théâtre, musique, danse et autres esthétiques). Ces captations permettront de toucher un public plus large, même si elles ne remplaceront jamais l'expérience du spectacle vivant.

Fin novembre dernier, plus d'une centaine de festivals de musiques actuelles ont signé une tribune intitulée "Festivals 2021, on y croit !"

Nous aussi, nous y croyons. Nous devons agir ensemble pour qu'il y ait des festivals en 2021, c'est indispensable pour les artistes, pour les publics, pour les équipes et pour les territoires qui vivent souvent au rythme des festivals.

Roselyne Bachelot-Narquin tient à saluer l'engagement, la créativité et l'esprit de responsabilité des professionnels des festivals.

Source : Communiqué du ministère de la Culture.

Photo : Hellfest 2016 © DR.
La Rédaction

Rachid Ouramdane, nouveau directeur de Chaillot - Théâtre national de la danse  12/02/2021

Salle Jean Vilar © Chaillot - Théâtre national de la Danse.
Sur proposition de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, le Président de la République a décidé de nommer Rachid Ouramdane à la direction de Chaillot - Théâtre national de la danse. Il prendra ses fonctions le 5 avril 2021 pour un mandat de 5 ans.

Formé au Centre national de la danse contemporaine d'Angers, Rachid Ouramdane est chorégraphe et interprète depuis 1992. Il cultive un art de la rencontre, dont l'expérience sensible requiert la mise en doute de tous les préjugés et développe une danse unique dans le paysage chorégraphique français qui questionne l'hospitalité, l'inclusion mais également les grands enjeux environnementaux. Il co-dirigeait depuis le 1er janvier 2016, avec le circassien Yoann Bourgeois, le CCN2 - Centre chorégraphique national de Grenoble.

Le projet de Rachid Ouramdane démontre une vision renouvelée et ouverte de la danse qu'il tient à considérer dans ses liens avec tous les arts, mais aussi dans sa connexion directe avec la société. Rachid Ouramdane souhaite faire de Chaillot - Théâtre national de la danse le "Théâtre des diversités", un lieu d'innovation sociale par l'art et la culture. Ainsi, il propose de construire une ligne artistique à partir de l'histoire de Chaillot, en s'appuyant notamment sur le symbole et le socle de la Déclaration universelle des droits de l'Homme qui fut signée en ces lieux.

Rachid Ouramdane succédera le 5 avril 2021 à Didier Deschamps, directeur de Chaillot - Théâtre national de la danse depuis le 7 juillet 2011. La ministre de la Culture tient à saluer le travail remarquable de Didier Deschamps et de l'ensemble de son équipe qui ont fait de Chaillot un des lieux majeurs de la danse et pour la danse en Europe ; et se réjouit de l'arrivée prochaine de Rachid Ouramdane.

Communiqué du ministère de la Culture.

Photo : Salle Jean Vilar © Chaillot - Théâtre national de la Danse.
La Rédaction

La Nef - Manufacture d'utopies Appel à candidatures Résidences 2022  10/02/2021

© La Nef.
La Nef soutient la création artistique ! Lieu de fabrique dédié à la marionnette, aux arts associés et aux écritures contemporaines, la Nef accueille en résidence vos projets (marionnette, théâtre d'objet et arts associés). Les candidatures sont ouvertes du 9 février au 22 mars inclus, pour une résidence sur la période de janvier à juin 2022.

La Nef - Manufacture d'utopies propose des résidences d'une durée de deux semaines pour épauler vos projets à différentes étapes de votre création : résidence de construction, création lumière, répétitions etc. Elles concernent des compagnies du champ de la marionnette, du théâtre d'objet et arts associés. Ces résidences peuvent se clôturer par des représentations publiques (étape de travail, création, reprise).

Dans ce cadre, l'apport de La Nef se traduit par :
- un apport financier à partir de 1000 € par résidence ;
- une mise à disposition de la salle : plateau équipé de 8 x 10 m, hauteur sous grill 5 m, fiche technique à télécharger (voir ci-dessous) ;
- un accompagnement artistique et administratif selon les besoins (rdv autour de sujets administratifs, de production, diffusion, réseaux, etc.) ;
- la possibilité d'utiliser l'atelier de fabrication ;
- un soutien à la communication en cas de présentation publique (newsletter, annonces, programmes et feuilles de salle) ;
- un soutien technique (un service de régie au montage et au démontage).
Une cuisine est mise à disposition pour préparer vos repas.

Les compagnies accueillies peuvent proposer autour de leur résidence des actions artistiques et des temps de rencontres avec les publics. Ces actions peuvent faire l'objet d'un accompagnement et d'une demande de financement menés par l'équipe administrative, si elles s'inscrivent dans les priorités des appels à projet de nos partenaires.

Les réalités de production et les calendriers qui y sont associés pouvant être différents, la Nef propose deux temporalités d'appel à candidature, pour des créneaux de résidence de deux semaines de janvier à juin 2022.
- La résidence Télescope, dont la visée est une résidence dans un an.
Candidature ouvertes du 9 février au 22 mars 2021 (5 projets sélectionnés pour le premier semestre 2022).
- La résidence Microscope, dont la visée est une résidence dans les 6 mois.
Les candidatures seront ouvertes en septembre 2021 (3 projets sélectionnés pour le premier semestre 2022 également).

Comment candidater ?
Les candidatures sont ouvertes du 9 février au 22 mars 2021 inclus et se font uniquement via le formulaire en ligne. Elles sont obligatoirement accompagnées d'un dossier de présentation à transmettre par mail à Solène Legendre en précisant dans l'objet "Candidature 2022 - Nom de la compagnie - Titre du projet".
Les demandes émises en dehors du formulaire (en ligne) accompagné de votre dossier de présentation (par mail) ne pourront pas être étudiées. Les réponses seront communiquées fin avril 2021.

Sélection
Le comité de sélection sera attentif à divers critères, parmi ceux-ci : les parités femme/homme, projet à destination du jeune public/public adulte, compagnie en début de parcours/compagnie plus confirmée, personnes issues de formations supérieures/autodidactes.
La Rédaction

Mission sur les suites de l'année blanche en faveur des intermittents du spectacle et de l'audiovisuel  02/02/2021

© DR.
La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot-Narquin et la ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, Élisabeth Borne, ont confié à Monsieur André Gauron, Conseiller maître honoraire à la Cour des comptes, une mission de diagnostic sur la situation des intermittents.

Face à l'arrêt des activités culturelles du fait de la crise sanitaire, le Président de la République avait annoncé le 6 mai 2020 la mise en œuvre d'une "année blanche" pour les intermittents. Cela s'est traduit par un dispositif qui prolonge la durée d'indemnisation de l'ensemble des intermittents jusqu'au 31 août 2021 avec report de la date d'anniversaire ou de la fin de droit à cette date.

La crise perdurant, le ministère de la Culture, avec le ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, souhaite une analyse de la situation des intermittents après le 31 Août 2021. La mission, qui débute le 1er février, sera chargée d'évaluer la situation des intermittents en différenciant l'analyse selon le secteur d'activité concerné, le métier exercé et la date anniversaire des droits des intéressés, et de proposer des ajustements du dispositif en fonction de cette analyse. Les pistes identifiées seront ensuite concertées par l'État avec les organisations représentatives du secteur.

Pour mener à bien cette mission, Monsieur André Gauron s'appuiera sur une équipe composée de deux inspectrices dédiées à la mission et désignées respectivement par l'Inspection générale des affaires sociales et par l'Inspection générale des affaires culturelles.

La mission bénéficiera également de l'appui de Pôle emploi, de la Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) et de la Direction générale de la création artistique (DGCA), en tant que de besoin de l'Unédic et de tout autre acteur qui semblera pertinent.

Les conclusions de la mission sont attendues pour la fin du mois de mars 2021.

Communiqué du ministère de la Culture & du ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion.
La Rédaction

15 jours pour sauver les festivals  01/02/2021

Jeanne Added au festival de Paimpol 2019 © Gil Chauveau.
Vendredi 29 janvier 2021, les représentants de festivals (dont Les Eurockéennes, Musilac, Les Vieilles Charrues, le Main Square, les Francofolies de la Rochelle, Le Festival de la foire aux vins de Colmar et Panoramas, membres du PRODISS) ont pu échanger avec Roselyne Bachelot, ministre de la Culture. Celle-ci a donné à nouveau rendez-vous aux professionnels du secteur le 15 février ; à cette occasion, elle devra présenter des réponses aux attentes des organisateurs de festivals et proposer des solutions.

Les festivals ont exprimé à l'unisson leur forte mobilisation pour la reprise de leur activité, après une année 2020 quasi-blanche pour tous. Cette année encore, les festivals sont confrontés à l'incertitude. Moteurs économiques des territoires, ils continuent à prendre des engagements dans ce contexte, en dépit des risques forts qui pèsent sur leurs événements et leurs structures.

La rencontre de ce jour constituait un premier pas vers une réflexion concertée avec les pouvoirs publics sur les modalités d'une reprise des festivals pour que celle-ci soit viable pour tous les types de spectacles qui ont, comme les festivals, un dénominateur commun : proposer des jauges debout. La jauge debout est en effet au cœur même de l'identité de nombreuses esthétiques (musiques urbaines, musiques électroniques…) ; celles-ci ne sauraient être durablement écartées des démarches engagées pour l'ensemble du secteur et d'une reprise possible.

En parallèle, afin d'objectiver les conditions sanitaires nécessaires à l'organisation d'événements en jauge debout, le PRODISS travaille actuellement, en collaboration avec l'AP-HP et la Ville de Paris, à l'organisation d'un concert-test rassemblant plus de 1 000 personnes, debout, masquées et non distanciées.

Les autres configurations (assises, 500 personnes, etc.) ayant déjà pu reprendre au cours de l'année dernière, l'idée de ce projet est de marquer un pas en avant et d'organiser un concert-test dans des conditions qui soient les plus réalistes possibles pour une reprise rentable, et donc durable.

Nous voulons croire que l'État sera au rendez-vous et soutiendra la profession.

La ministre de la Culture a donné rendez-vous aux professionnels du secteur le 15 février. Nous attendons des réponses concrètes à cette échéance : des propositions claires du Gouvernement sur les conditions et les modalités de la reprise et, le cas échéant, des décisions sur l'accompagnement du secteur dans ce contexte. Se pose notamment la question du maintien des dispositifs transversaux et de la mise en place de dispositifs sectoriels spécifiquement destinés aux festivals (fonds de garantie et fonds de compensation billetterie). Dans ce contexte incertain, et alors que nous prenons des risques économiques significatifs, nous avons plus que jamais besoin des pouvoirs publics pour accompagner notre prise de risque.

Nous avons une responsabilité vis-à-vis de nos publics, celle d'être au rendez-vous de la reprise. Nous avons aussi une responsabilité morale et financière vis-à-vis de nos équipes, de nos partenaires, de nos prestataires et des territoires.

À propos du PRODISS - Créé en France en 1984, le PRODISS, syndicat national du spectacle musical et de variété est aujourd'hui le 1er syndicat patronal représentatif au niveau national. Le PRODISS rassemble près de 400 entrepreneurs de spectacles : producteurs, diffuseurs, exploitants de salles, organisateurs de festivals, répartis dans toute la France et œuvrant dans le domaine des variétés, des musiques actuelles (jazz, musiques populaires, comédies musicales, etc.) et des one man shows. Ils forment ensemble, la chaîne de création et de diffusion d'un spectacle. Essentiellement des PME et TPE, nos adhérents génèrent près de 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit plus des 3/4 du chiffre d'affaires de l'ensemble du secteur du spectacle musical et de variété.

Photo : Jeanne Added au festival de Paimpol 2019 © Gil Chauveau.
La Rédaction

État d'urgence culturel - Appel au Gouvernement  28/01/2021

© DR.
À la suite de l'appel lancé par Cécile Helle, maire d'Avignon, le 16 janvier et par le maire de Marseille Benoît Payan, hier, l'opération Théâtres Ouverts est un appel au gouvernement à la prise en compte d'un État d'Urgence culturel.

Les dernières prises de position de notre ministre, Roselyne Bachelot, laissent l'écosystème de l'art vivant entre désarroi et perplexité, et les intermittents, sans horizon au-delà de la date butoir du 31 août, dans une détresse profonde.

Les mécanismes d'indemnisation des compagnies ne sont pas adaptés aux plus fragiles d'entre elles. En s'appuyant sur leurs revenus 2019 et particulièrement ceux de septembre à décembre 2019, l'État laisse en-dehors d'un soutien économique une grande moitié des compagnies françaises dont la fragilité réelle repose sur toutes les ventes qui n'auront pas eu lieu de mars à juin 2020 et de novembre 2020 à juin 2021.

Si aucune perspective rapide de réouverture des salles ne permet aux théâtres publics/municipaux de reprendre le cours de leur saison et d'honorer les contrats de cession sur lesquels reposent leur devenir économique, c'est chaque semaine un grand nombre d'entre elles qui risquent la cessation d'activité.

Nous ouvrons donc nos théâtres samedi 30 janvier pour manifester de cette urgence auprès de notre Ministre.

Nous nous proposons de la rencontrer, elle ou ses représentants, pour attirer son attention sur la situation des plus précaires et proposer des pistes pour que, dans les mois qui viennent, si les théâtres du service public viennent à condamner leur saison, les compagnies qui en subiront les conséquences aient un accompagnement adapté du gouvernement.


UNISSONS-NOUS le 30 janvier 2021 pour que le Printemps d'une espérance refleurisse dans nos salles…

Plus d'informations sur l'événement : >> cliquez ici
Informations au 09 74 74 64 90
ou par mail à: contact@theatredeloulle.com

La Factory//Théâtre de l'Oulle
Rue de la Plaisance/Place Crillon, Avignon.
La Rédaction

Opération Théâtres ouverts ! Soutenons ensemble l'art vivant  19/01/2021

Opération Théâtres ouverts ! Soutenons ensemble l'art vivant
La Factory//Fabrique permanente d'Art Vivant à Avignon lance un appel aux théâtres, compagnies et artistes.
Appel à accueillir des publics pendant une heure, le 30 janvier 2021, de 15 h à 16 h, partout en France, dans le strict respect des conditions sanitaires imposées aux magasins ou lieux de cultes (déambulation des publics dans les mêmes conditions d'accueil en nombre que dans les boutiques ou espaces entre les sièges identiques aux lieux de culte)...

Que partout, dans tous les lieux qui voudront rejoindre cette initiative qui part d'Avignon et de la volonté de ses acteurs culturels de redresser la tête, les artistes puissent rencontrer des publics, que les publics puissent venir renouer avec l'émotion d'un moment de spectacle vivant (lectures, chansons, extraits, etc.)

Prenons dates pour dire que la Vie est plus forte que la peur, que nous peuples de France, fidèles à la Liberté qui fait le ciment de notre République, ne pouvons plus nous résoudre à obéir à un gouvernement qui a choisi la liberté de commercer des hypermarchés à la liberté de fraterniser dans des lieux de proximité.

Acte de résistance résolu mais pas de défiance à la légalité, nous devons agir dans le respect des précautions sanitaires, mais en affirmant haut et fort que la vitalité de l'Art Vivant ne peut pas être une variable d'ajustement.

Notre secteur économique a été mis à genoux et nous devons maintenant vivre des subsides d'un État qui joue aux mécènes de l'ancien régime. La dépendance aux indemnités ne doit pas être un motif pour se taire. Nous voulons vivre, accueillir des publics, donner de la joie, de l'émotion ou matière à réflexion, parce que c'est la vie que nous avons choisie.

UNISSONS-NOUS le 30 janvier 2021 pour que le Printemps d'une espérance refleurisse dans nos salles…

Plus d'informations sur l'événement : >> cliquez ici
Informations au 09 74 74 64 90
ou par mail à: contact@theatredeloulle.com

La Factory//Théâtre de l'Oulle
Rue de la Plaisance/Place Crillon, Avignon.
La Rédaction

Renouvellement de Stéphane Braunschweig à la direction du Théâtre national de l'Odéon-Théâtre de l'Europe  11/01/2021

"L'école des femmes", mise en scène de Stéphane Braunschweig © Elizabeth Carecchio.
Sur proposition de Madame Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, le Président de la République a nommé Stéphane Braunschweig pour un nouveau mandat comme directeur du théâtre national de l'Odéon.

Stéphane Braunschweig, metteur en scène de théâtre et d'opéra, scénographe, porte depuis 2016 un projet artistique ambitieux en matière de création, de production et d'accueil de spectacles nationaux, européens et internationaux, conformément aux missions du théâtre de l'Odéon, théâtre de l'Europe.

Il a eu à cœur de faire découvrir au public de l'Odéon une nouvelle génération d'artistes, français comme étrangers, tout en accompagnant avec une grande fidélité les quatre artistes qu'il a choisi d'associer pour les cinq années de son premier mandat : Sylvain Creuzevault, Caroline Guiela Nguyen, Christiane Jatahy et Simon Stone, remplacé par le jeune auteur et metteur en scène britannique Alexander Zeldin pour les trois années qui viennent.

La Ministre tient à saluer son action en faveur de l'égalité femmes/hommes : deux des quatre artistes associés sont des femmes, et la présence des femmes autrices et metteuses en scène a été fortement affirmée depuis son arrivée à l'Odéon. Son attention à promouvoir la diversité sur les plateaux doit également être soulignée, tout comme sa prise en compte des enjeux de développement durable, si cruciaux aujourd'hui.

Sa volonté de rendre accessible le théâtre aux publics qui en sont éloignés, qu'il s'agisse des publics scolaires notamment dans les zones prioritaires, des personnes en précarité, en milieu carcéral, ou des personnes handicapées, s'inscrit pleinement dans les grandes orientations souhaitées par la Ministre. Soucieux du rayonnement d'un théâtre national sur le territoire comme à l'international, Stéphane Braunschweig a par ailleurs développé les tournées des spectacles créés à l'Odéon.

Enfin, le théâtre de l'Odéon, éprouvé comme tous les lieux de culture pendant la crise de la Covid, a su s'adapter et maintenir un lien avec le public à travers de nouveaux contenus numériques et une page dédiée, "théâtre et canapé".

La Ministre se félicite de ce nouveau mandat, qui permettra à son directeur de poursuivre son projet artistique, au service du public et de la création théâtrale.

Communiqué du ministère de la Culture.

Photo : "L'école des femmes", mise en scène de Stéphane Braunschweig © Elizabeth Carecchio.
La Rédaction

Nomination de Séverine Bouisset à la direction du Théâtre des Gémeaux, scène nationale de Sceaux  01/01/2021

© DR.
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, a donné son agrément à la proposition de nommer Séverine Bouisset à la direction du théâtre des Gémeaux, scène nationale de Sceaux, en plein accord avec Philippe Laurent, maire de Sceaux et vice-président en charge de la Culture de l'Établissement public territorial Vallée Sud-Grand Paris, Georges Siffredi, président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine et Bernard Faivre d'Arcier, président du Théâtre les Gémeaux.

Engagée dans le service public culturel depuis près de vingt ans, Séverine Bouisset œuvre à tisser une relation sensible et durable entre des artistes et des publics, mais aussi entre un théâtre et les habitants de son territoire. Séverine Bouisset a été successivement directrice par intérim au théâtre Jean Arp, scène conventionnée de Clamart, et secrétaire générale à la Ferme du Buisson, scène nationale de Marne-la-Vallée.

Sous la direction de Séverine Bouisset, le théâtre des Gémeaux poursuivra une programmation d'une haute exigence artistique, dans un équilibre entre grandes signatures et émergence, et l'ouverture à l'international.

Les Gémeaux continueront à s'affirmer comme un lieu de création, d'expérimentation mais aussi un lieu de vie attentif à aller à la rencontre de ceux qui ne franchissent pas les portes du théâtre.

Séverine Bouisset prendra ses fonctions le 1er Février 2021 succédant à Françoise Letellier.

Roselyne Bachelot-Narquin salue l'engagement et l'énergie sans faille de Françoise Letellier à faire des Gémeaux une scène emblématique et prestigieuse en Ile-de-France. Françoise Letellier fut secondée dans cette aventure par Nicolas Massadau, directeur adjoint des Gémeaux, lequel poursuivra cette fonction auprès de la nouvelle directrice.

Communiqué du ministère de la Culture du 24 décembre 2020.
La Rédaction

Vingt-huit personnalités du monde culturel et intellectuel déposent une demande au Conseil d'État : leur droit fondamental à la culture  20/12/2020

© DR.
L'ensemble des acteurs du théâtre, cinéma, cirque, privés, publics, compagnies, organismes publics, syndicats, associations… seront présents ou représentés lundi matin devant le Conseil d'État pour demander au gouvernement la réouverture des lieux de Culture.

À l'occasion de cette audience, 28 personnalités du monde culturel et intellectuel se sont jointes hier à la procédure en déposant une demande pour invoquer, en tant que citoyen, leur droit fondamental d'accès à la culture.

Ils souhaitent que le Conseil d'État se saisisse de ce moment historique et consacre le droit à la Culture comme une liberté fondamentale en France.

Mireille Delmas Marty, Edgar Morin, Isabelle Adjani, Karin Viard, Juliette Binoche, Jean Nouvel, David Dufresne, Jean-Michel Ribes, Virigine Efira, Rokhaya Diallo, Charles Berling, Pauline Bureau, Philippe Torreton, Julie Gayet, Rebecca Zlotowski, François Morel, Nadège Beausson-Diagne, Nancy Huston, Bulle Ogier, Bernard Latarjet, Laurence Lascary, Patrick Aeberhard, Marcial Di Fonzo Bo, Anna Mouglalis, José-Manuel Gonçalves, Zahia Ziouani, Anny Duperey, Paul B. Preciado.

Cabinet en charge du dossier :
Cabinet Bourdon & Associés – Avocats, 01 42 60 32 60.
contact@bourdon-associes.com

Communiqué de presse du 20 décembre 2020.
La Rédaction

Communiqué unitaire du 14 décembre - La culture sacrifiée… Mobilisons-nous ensemble !  14/12/2020

Communiqué unitaire du 14 décembre - La culture sacrifiée… Mobilisons-nous ensemble !
Les annonces du Premier Ministre du 10 décembre ont provoqué un élan de colère et d'incompréhension dans toutes les professions du spectacle et du cinéma. D'un seul coup, la promesse d'une demi-réouverture est devenue une prolongation de fermeture, au moins jusqu'au 7 janvier, et certainement au-delà.

La méthode surprend et n'est pas acceptable : aucune concertation comme le recommande le conseil scientifique lui-même, aucune prise en compte des protocoles sanitaires très stricts mis en place dans les lieux de spectacle et de cinéma, ou consacrés aux arts visuels, aucune prise en compte de la mobilisation et du travail des équipes artistiques et des lieux qui ont œuvré sans relâche pour être au rendez-vous !

Les lieux de culture ne sont pas traités équitablement avec les lieux de culte, aux conditions pourtant équivalentes en termes d'espace et d'accueil du public.

Des recours en référé liberté vont être déposés. Un grand nombre d'organisations s'associent à ces démarches.

La Ministre de la Culture a été dépêchée pour éteindre l'incendie en annonçant 35 millions d'euros d'aides, un montant qui ne couvre pas l'ensemble des dégâts. Nous exigeons qu'elles soient fléchées pour soutenir l'emploi direct des artistes et techniciens(nes) et l'activité des autrices et auteurs.

Toutes les structures ne sont pas soutenues de la même manière. Toutes doivent l'être pour maintenir la vitalité de notre écosystème ! N'en laissons aucune disparaître ! Le plan de relance et la loi de finances pour 2021 sont déjà dépassés et n'apportent pas de moyens à la hauteur de la crise.

Pour que nos secteurs survivent et que le public nous retrouve, nous avons besoin de réponses à nos exigences :

>> Nous voulons un soutien pour travailler quand même : résidences de création et répétitions doivent être financées ;
>> Nous voulons un soutien à la diversité d'action et d'éducation artistiques et culturelle, notamment en conservatoires ;
>> Nous voulons la garantie de tous les droits sociaux, dont l'accès est de plus en plus compromis (assurance chômage, sécurité sociale, protection complémentaire, médecine du travail...) ;
>> Nous voulons être associés à toutes les décisions y compris sanitaires pour permettre la réouverture au plus vite et l'accueil du public en salles comme dans l'espace public.

Sans réponse positive à ces demandes formulées depuis plusieurs mois, nous envisageons d'ouvrir les lieux en janvier !

Le 15 décembre, nous appelons aux rassemblements unitaires du monde de la culture partout en France pour la réouverture de tous les lieux de spectacle.
La carte de France des mobilisations du 15 décembre via ce lien.

Communiqué unitaire cosigné par :
- La Fédération nationale des syndicats du spectacle, du cinéma, de l'audiovisuel et de l'action culturelle CGT - FNSAC CGT ;
- La Fédération nationale des Arts, des Spectacles, de l'audiovisuel du Cinéma et de la Presse FO – FASAP-FO ;
- La Fédération Nationale des Arts de la Rue - FNAR ;
- La Fédération Culture Communication Spectacle CFE-CGC ;
- L'Association Nationale des Théâtres de Marionnettes et Arts Associés - THEMAA ;
- La Fédération Culture Communication Spectacle CFE-CGC - FCCS CFE-CGC ;
- La Fédération Communication, conseil, culture CFDT - F3C-CFDT ;
- Le Syndicat des Cirques et Compagnies de Création - SCC ;
- Le Syndicat National des Arts Vivants - SYNAVI ;
- Le Syndicat national des Scènes Publiques - SNPS ;
- Le Centre International pour les Théâtres Itinérants - CITI ;
- Le Syndicat des Musiques Actuelles - SMA ;
- La Fédération de lieux et projets de musiques actuelles – FEDELIMA ;
- Le Syndicat professionnel des Producteurs, Ensembles et Diffuseurs Indépendants de Musique – PROFEDIM ;
- L'Union Fédérale d'Intervention des Structures Culturelles – UFISC.
La Rédaction

Faire résonner dans les rues l'Art et la Culture par la parole des artistes  14/12/2020

Faire résonner dans les rues l'Art et la Culture par la parole des artistes
Nous ne sommes pas des rebelles.
Nous ne sommes pas des révolutionnaires.
Nous ne sommes pas des agitateurs.
Nous ne sommes pas fous, nous ne sommes pas inconscients.
Nous ne sommes que des professionnels du spectacle vivant, responsables d'équipements culturels qui nous adaptons, sans cesse, avec sagesse, à ce contexte instable et hanté par l'incertitude.

En retour, nous demandons juste à être traités avec respect, intelligence et discernement.


Or, les annonces du Premier Ministre, Jean Castex, en date du 10 décembre visant à durcir les mesures sanitaires en cette fin d'année 2020 et, par conséquent, nous empêcher de poursuivre notre activité, même dans des conditions dégradées, sont une véritable atteinte à nos valeurs et illustrent un profond mépris à l'égard du secteur culturel et artistique tant nous atteignons un apogée en matière d'incohérence.

Pendant que les centres commerciaux accueillent des milliers de personnes quasiment sans contraintes, stimulées à coups de "Black Friday" ou d'opérations promotionnelles liées aux fêtes de fin d'année, les Théâtres, où pourtant toutes les mesures sanitaires sont scrupuleusement respectées et où aucun cluster particulier n'a été repéré, doivent demeurer portes closes.

Alors, d'accord ! Nous maintiendrons nos portes closes.

Mais, mardi 15 décembre à 18 h 30, à l'heure même où nous aurions dû rouvrir nos portes, nous serons sur le trottoir, dans la rue, devant le théâtre de l'Atelier, en compagnie des artistes Jacques Weber, François Morel, Audrey Bonnet, etc., pour exprimer notre dégoût et notre colère.

Nous ferons résonner dans les rues l'Art et la Culture par la parole des artistes, avec dignité et
responsabilité, pour combattre l'absurdité des mesures prises par ce gouvernement.

Marc Lesage, directeur du Théâtre de l'Atelier.

Communiqué du Théâtre de l'Atelier du 14 décembre 2020.
La Rédaction

Appel au soutien du Référé Liberté intersyndical pour la réouverture des lieux de spectacle vivant  14/12/2020

Appel au soutien du Référé Liberté intersyndical pour la réouverture des lieux de spectacle vivant
Communiqué émanant de la Fédération des Théâtres Indépendants d'Avignon.

Madame, Monsieur, chères et chers collègues et professionnels du spectacle vivant,

Depuis vendredi 11 décembre, plusieurs organisations de salariés et d’employeurs du spectacle vivant, dont le Syndeac, la SACD, l’association des CDN, l’association des scènes nationales, l’AAFA-Actrices et Acteurs de France Associés, le SNES, le PROFEDIM, etc., se sont associés dans le cadre d’une procédure de référé liberté. Un appel ouvert à toutes les directrices et directeurs d’entreprises culturelles et à tous(tes) les élus(es) qui souhaitent soutenir ce recours en qualité de propriétaires de bâtiments culturels. L’appel a déjà reçu la signature de plus de 500 structures à ce jour.


La Fédération des Théâtres Indépendants d'Avignon, en sa qualité de fédération de lieux privés s'inscrit pleinement dans cette démarche, l'approuve et la soutient.

C'est pourquoi nous faisons suivre ci-après l'Appel à soutien et nous invitons toutes celles et tous ceux qui sont en désaccord profond avec la décision inéquitable du gouvernement de maintenir les salles de spectacle fermées au public à le signer et à le relayer le plus largement possible.

Pour la Fédération des Théâtres Indépendants d'Avignon,
Le Collège Solidaire de la F.T.I.A. :
Sylvain Cano-Clemente (Théâtre du Rempart),
Agnès Chamak (Théâtre des Brunes),
Harold David (Archipel Théâtre),
Fabienne Govaerts (Théâtre Au Verbe Fou),
Pierre Lambert (Présence Pasteur),
Mickaël Perras (Atypik Théâtre),
Anthéa Sogno (Théâtre La Condition des Soies),
Clara Wilkinson (Théâtre Le Rouge-Gorge).

L'appel à signer et à diffuser !

En désaccord profond avec la décision inéquitable du gouvernement de maintenir les salles de spectacle fermées au public après le 15 décembre, nous, directrices et directeurs de compagnies, de théâtres et de structures culturelles, avons décidé de nous engager dès aujourd'hui dans une démarche collective de recours en référé-liberté.

Cette démarche pour la réouverture des lieux d’art et de culture et leur inscription dans la vie quotidienne de la cité est portée par l'ensemble des syndicats de notre secteur, et nous invitons tou.te.s nos collègues à manifester leur adhésion à cette procédure commune.

Par cet appel, nous invitons également les collectivités territoriales qui le souhaitent, à s'associer à ce recours en référé, en leur qualité de propriétaires des bâtiments concernés par ces fermetures.

Pour signer l'appel, cliquez ici :
>> docs.google.com/forms

Fédération des Théâtres Indépendants d'Avignon
56, rue Rempart Saint-Lazare, Avignon.
avignonfederationtheatres@gmail.com
La Rédaction

Intention du Théâtre Paris-Villette de saisir le Conseil d'État suite à la décision du Gouvernement de laisser les théâtres et cinémas fermés  12/12/2020

© DR.
La décision du chef de l'État de laisser les lieux de cultes ouverts et les théâtres et cinémas fermés est honteuse et injuste. Elle fragilise profondément les équipes artistiques en particulier les plus jeunes et les plus précaires. Au-delà de l'économie, elle les atteint aussi par un terrible sentiment de mépris et d'iniquité.

Avec le Théâtre Paris-Villette, nous allons saisir le Conseil d'État pour contester cette violation du principe de l'égalité des personnes devant la loi ou le règlement.

Il ne s'agit pas de dénier la gravité de la situation. Les lieux culturels sont responsables. Ils le montrent sans relâche depuis des mois dans une application scrupuleuse des précautions nécessaires.

Il ne s'agit pas de défendre une "boutique". Ce ne sont pas les théâtres qui sont en danger mais les hommes et les femmes qui y créent. On peut se passer de théâtre pendant des mois, on ne peut pas se passer de justice.

Chacun est en droit d'exiger des mesures justes. Et celles-ci ne le sont pas. Chacun est en droit d'exiger que les efforts et les renoncements qui lui sont demandés se basent sur des considérations sanitaires et soient équitables. Et ceux-ci ne le sont pas puisque le ministère de la Culture a rappelé lui-même que les lieux de culture étaient parmi les plus sûrs.

Personne ne souhaite qu'on lui dise ce qui doit être essentiel et ce qui ne le serait pas ou s'il faut préférer la Bible au Roi Lear.

Devant une crise qui ébranle totalement notre monde, les choix faits sont des choix de société et on ne peut pas en réduire les existences à leur seule dimension religieuse ou commerciale et n'en respecter que ces aspects.

Les choix faits dessinent l'avenir.

Adrien de Van
directeur du Théâtre Paris-Villette
>> theatre-paris-villette.fr

Cabinet en charge du dossier
Cabinet Bourdon & Associés - Avocats
01 42 60 32 60
contact@bourdon-associes.com
>> bourdon-associes.com

Communiqué de presse du vendredi 11 décembre 2020.
La Rédaction

Les attachés(es) de presse se fédèrent !  03/11/2020

Les attachés(es) de presse se fédèrent !
Fondé sur l'impulsion d'attachés(es) de presse indépendants(es) spécialisés(es) en musique et culture, le syndicat APRES (Attachés(es) de Presse, Réseau d'Entraide et Syndicat) est né le 7 octobre 2020 : il vise à les défendre et fédérer dans un écosystème en perpétuelle (r)évolution. La crise sanitaire et les décisions gouvernementales conséquentes auront porté un coup terrible et inédit à l'ensemble de la filière musicale, ne laissant plus d'autre choix que de se réinventer pour survivre : c'est ainsi qu'APRES a vu le jour, pensant à la suite.

Dans l'immédiat, les premières revendications d'APRES, afin de créer les conditions d'un avenir à notre profession qui n'a aucune visibilité pour les mois à venir, sont :
>> l'élargissement du Fonds de Solidarité à notre activité spécifique en liste S1, avec rétroactivité sur les mois de juillet, août, septembre et octobre 2020, et sa prolongation jusqu'à la fin de la crise sanitaire ;
>> la création d'une aide spécifique à notre métier, quel que soit le statut juridique sous lequel nous le pratiquons ;
>> la reconnaissance effective de notre profession génératrice de création artistique par le Centre National de la Musique ;
>> enfin, le droit au crédit d'impôt pour nos clients (producteurs phonographiques et de spectacles, labels, éditeurs, etc.) sur la base de nos interventions, au même titre que d'autres prestataires essentiels de la filière, qui contribuent eux aussi à la création artistique, à son essor, et à son rayonnement.

Contact
128, rue La Boétie 75008 Paris
prmusiqueindes@gmail.com
Présidente : Cécile Legros +33 6 25 94 62 04.
Secrétaire Générale : Lara Orsal +33 6 09 13 12 26.
Trésorière : Brigitte Batcave +33 6 21 04 56 58.

Communiqué de Presse du 3 novembre 2020.
La Rédaction

Théâtre de la Ville… Ensemble, tentons de réenchanter notre présent  30/10/2020

"Le Tambour de soie" © Christophe Raynaud de Lage.
Aujourd'hui, nous nous engageons avec l'ensemble des équipes du Théâtre de la Ville dans la voie de la réinvention. Notre premier engagement est une solidarité totale envers les soignants, mais aussi les enseignants, qui une fois encore seront en première ligne durant cette période si particulière et que la culture doit accompagner pleinement dans cette lutte pour la vie et la santé de chacune et chacun.

Face au virus et à la crise que nous traversons et à l'annulation de nos représentations de novembre, nous restons debout et oeuvrons, face à ce moment si douloureux pour tous, à ce que le monde de la culture reste présent pour le plus grand nombre et contribue à la création d’un nouvel imaginaire.

Pour cela, nous vous proposons un nouveau programme : une dizaine de rendez-vous artistiques en direct sur notre site internet.

Premier rendez-vous :
"Le Tambour de Soie"
de Kaori Ito & Yoshi Oïda.
qui se jouera en direct et en streaming live depuis l'Espace Cardin
Vendredi 30 octobre 2020 à 19 h et samedi 31 octobre 2020 à 15 h.
>> Spectacle en direct

Ce nouveau programme sera proposé tout au long du mois de novembre et réunira des artistes de plusieurs disciplines : Scali Delpeyrat, David Lescot, Nicole Garcia, Fréderic Bélier-Garcia, Emmanuel Demarcy-Mota et la Troupe du Théâtre de la Ville, Hosfesh Shechter , Euripides Laskaridis… ainsi que des rencontres et débats.

Tous ces artistes et scientifiques, en direct depuis l'Espace Cardi, proposeront pour un moment inédit une introduction de leur invention avant chaque représentation.

Ces propositions seront gratuites et ouvertes à tous.

Par ailleurs, comme pour la première phase de confinement, des remboursements vous seront proposés pour tous les spectacle annulés ; ce processus sera enclenché plus rapidement. Vous pourrez également, si vous le souhaitez, effectuer un don qui nous permettra de soutenir les artistes qui sont encore une fois, durement touchés par cette crise.

Merci à toutes et à tous.
Prenez soin de vous, prenons soin de nous.

Emmanuel Demarcy-Mota

Photo : "Le Tambour de soie" © Christophe Raynaud de Lage.
La Rédaction

Dispositifs de soutien aux acteurs du monde de la culture dans le contexte du renforcement des mesures sanitaires et de l'instauration d'un couvre-feu  24/10/2020

Dispositifs de soutien aux acteurs du monde de la culture dans le contexte du renforcement des mesures sanitaires et de l'instauration d'un couvre-feu
Lors de la conférence de presse du Gouvernement qui s'est tenue le jeudi 22 octobre, la ministre de la Culture a fait le point sur les mesures de soutien et d'accompagnement du secteur culturel pendant la période de renforcement des mesures sanitaires et d'instauration d'un couvre-feu.

La ministre a tout d'abord confirmé que le renforcement des mesures transversales, annoncées le 15 octobre dernier par le ministre de l'économie, des finances et de la relance, s'appliquent à l'ensemble du secteur.

- Les professionnels les plus directement touchés par l'interruption d'activité, due au couvre-feu et employant moins de 50 salariés pourront ainsi bénéficier d'une aide renforcée du fonds de solidarité, dès lors que leur chiffre d'affaires diminue d'au moins 50 %. Cette aide couvrira l'intégralité des pertes de chiffre d'affaires dans la limite de 10 000 € par mois pendant toute la durée d'application du couvre-feu.

Les TPE-PME en zone de couvre-feu constatant une perte de chiffre d'affaires de plus de 50 % bénéficieront également d'une exonération totale des cotisations sociales patronales en plus d'une aide au paiement des cotisations sociales salariales dans la limite de 20 % de la masse salariale qui permettra de couvrir totalement le poids de leurs charges sociales.

Dans les zones qui ne connaissent pas de couvre-feu, ces professionnels pourront bénéficier de ces aides lorsque leur chiffre d'affaires diminue d'au moins 70 %, dans la limite de 60 % du chiffre d'affaires.

Les activités concernées sont : la projection de films cinématographiques et les industries techniques du cinéma et de l'image animée ; la post-production de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision ; la distribution de films cinématographiques ; la production de films pour le cinéma ; la production de films et de programmes pour la télévision ; la production de films institutionnels et publicitaires ; les arts du spectacle vivant ; les activités de soutien au spectacle vivant ; la création artistique relevant des arts plastiques ; les galeries d'art ; les artistes auteurs ; la gestion de salles de spectacles et production de spectacles ; la gestion des musées ; les guides conférenciers ; la gestion des sites et monuments historiques et des attractions touristiques similaires ; les activités photographiques ; l'enseignement culturel et les traducteurs-interprètes.

- Par ailleurs, les activités indirectement pénalisées par les mesures sanitaires bénéficieront également de l'accès au fonds de solidarité jusqu'à 10 000 € lorsqu'elles enregistrent une baisse d'au moins 70 % de leur chiffre d'affaires dans la limite de 60 % de leur chiffre d'affaires.

Les activités concernées sont les suivantes : l'enregistrement sonore et l'édition musicale ; les éditeurs de livres ; les autres métiers d'art ; les activités liées à la production de matrices sonores originales, sur bandes, cassettes, CD ; la mise à disposition des enregistrements, leur promotion et leur distribution.

- Enfin, pour l'ensemble de ces acteurs, les autres dispositifs prévus depuis le début de la crise demeurent pleinement accessibles : l'activité partielle prise en charge à 100 % par l'État jusqu'à la fin de l'année 2020, ainsi que les prêts garantis par l'État jusqu'au 30 juin 2021.

La ministre de la Culture a également annoncé deux séries de dispositifs spécifiques, complétant ces mesures transversales, afin d'accompagner le spectacle vivant et le cinéma durant la période du couvre-feu.

- S'agissant du spectacle vivant, 85 millions d'euros seront mobilisés pour approfondir et renforcer les dispositifs mis en œuvre depuis le début de la crise, et ainsi sauvegarder les programmations et les structures, en leur permettant de jouer, malgré les jauges réduites et les horaires décalés.

Pour le spectacle vivant musical, les fonds de sauvegarde et de compensation existants seront dotés de 55 millions d'euros complémentaires, dont 3 millions d'euros particulièrement destinés aux auteurs. Confiés au Centre national de la musique (CNM), ces dispositifs bénéficieront à l'ensemble des acteurs du secteur, privés et subventionnés.

Une exonération de la taxe sur les spectacles au 1er semestre 2021 sera par ailleurs proposée au Parlement, pour alléger les charges des entreprises concernées ; elle sera compensée par l'État au CNM à hauteur de 5 M€.

Pour le spectacle vivant non musical (théâtre, danse, cirque, arts de la rue notamment), une enveloppe complémentaire de 20 millions d'euros sera mise en œuvre pour accompagner le secteur privé comme subventionné, y compris les auteurs, dont 10 M€ seront alloués à l'Association pour le soutien du théâtre privé (ASTP) et 10 M€ seront gérés par la direction générale de la création artistique.

Enfin, le fonds d'urgence spécifique et temporaire, créé en septembre pour les artistes et les techniciens du spectacle (FUSSAT) qui n'entraient dans aucun dispositif, sera doté de 5 millions d'euros supplémentaires et atteindra ainsi 10 M€ au total.

S'agissant du cinéma, des aides représentant 30 millions d'euros- sont mises en place pour permettre aux salles de cinéma de rester ouvertes malgré les conséquences économiques du couvre-feu.

Ces mesures doivent permettre d'une part de compenser les pertes liées à la suppression des deux séances du soir de 20h et 22h, qui représentent près de la moitié de la fréquentation des salles, et d'autre part de soutenir la sortie des films en salle dans un contexte où les risques économiques pris par les distributeurs sont très importants durant cette période.

Quatre nouvelles mesures sont ainsi mises en place pour soutenir l'ensemble de la filière cinématographique :

>> La création d'un complément de prix sur chaque billet en zone de couvre-feu, pris en charge par l'État et reversé aux distributeurs ;

>> Un bonus renforcé du soutien automatique généré par les distributeurs pendant les 6 semaines du couvre-feu ;

>> Le doublement du barème normal du soutien automatique pour les producteurs sur cette même période, jusqu'à 1,5 millions d'entrées ;

>> Et enfin, le fonds de « compensation » des pertes des exploitants sera ré-abondé afin de tenir compte de la perte de chiffre d'affaires supplémentaire que représente le couvre-feu pour les salles.

Ce sont donc au total 115 M€ d'aides nouvelles que le Gouvernement a décidé d'engager pour soutenir l'activité du spectacle vivant et du cinéma durant les 6 semaines du couvre-feu. Il s'agit d'un nouvel effort exceptionnel en faveur de la Culture.

La ministre de la Culture remercie les professionnels pour leur mobilisation et leur engagement afin de continuer à offrir au public un accès à la culture dans des conditions de sécurité sanitaire strictes. Elle encourage dans ce cadre toutes les Françaises et les Français à continuer à aller voir des artistes sur scène ou au cinéma.


Communique du ministère de la Culture du 23 octobre 2020.
La Rédaction

Des mesures de soutien supplémentaires doivent être accordées aux entrepreneurs de spectacles dans le nouveau contexte  17/10/2020

Des mesures de soutien supplémentaires doivent être accordées aux entrepreneurs de spectacles dans le nouveau contexte
La nouvelle d'un couvre-feu fixé à 21h en Île-de-France et dans 8 autres métropoles a suscité la sidération des entreprises de spectacles et accroît encore davantage l'incertitude qui pèse depuis près de huit mois sur le secteur. Au désarroi de ces derniers jours s'ajoute le refus, par le Premier ministre Jean Castex, de la demande d'un assouplissement du couvre-feu à 21h pour le monde du spectacle, portée par la ministre la Culture Roselyne Bachelot. De même, l'incertitude perdure quant à l'inclusion de nos entreprises dans le cadre du fonds de solidarité et l'exonération de cotisations sociales patronales, accordée à d'autres secteurs. Nous appelons encore une fois aujourd'hui le Premier ministre, et l'ensemble du gouvernement, à renforcer le soutien au secteur pour assurer la survie de nos entreprises.

Alors que les spectacles de plus de 1 000 places et les jauges debout sont toujours à l'arrêt, les entrepreneurs, les cabarets et les théâtres, qui avaient enfin pu relancer des spectacles et rouvrir des lieux malgré des conditions économiques dégradées, se trouvent à nouveau dans une impasse, suite aux annonces du Président de la République du 14 octobre, dans les zones concernées par le couvre-feu.

Le Gouvernement avait pourtant fortement encouragé à rouvrir les lieux et les entrepreneurs de spectacles ont strictement respecté les protocoles sanitaires en vigueur (qui ont fait la preuve de leur efficacité, puisqu'aucun cluster n'a été signalé dans les salles de spectacles). Malgré tous ces efforts, les entreprises du spectacle vivant sont aujourd'hui contraintes de bouleverser à nouveau leurs programmations et les habitudes des spectateurs qui leur avaient reconduit leur confiance.

Des mesures de soutien supplémentaires requises au regard de ce nouveau contexte

Ces nouveaux ajustements, demandés une fois encore au secteur, ne se feront pas sans un impact économique et social considérable, sauf à ce que l'État n'amplifie son soutien au secteur, en renforçant encore les dispositifs existants, et en les inscrivant dans la durée et sans exclusion. Aujourd'hui, le spectacle vivant privé, empêché de travailler, a besoin, de façon urgente :

Au niveau national :
>> D'une exonération totale des cotisations sociales patronales sur la période du couvre-feu sanitaire.
>> D'un moratoire sur les loyers et d'une adaptation de ceux-ci à la réalité économique que nous traversons.
>> D'une garantie d'accès au Fonds de solidarité pour les entreprises du secteur.
>> D'une visibilité sur le maintien de l'activité partielle à 100 % au-delà du 31 décembre 2020.

Au niveau sectoriel :
>> D'une visibilité à long terme sur le fonds de compensation perte de billetterie et ce, au moins jusqu'à l'été 2021, dans la mesure où, comme le Président de la République l'a exprimé, « nous en avons jusqu'à l'été 2021 au moins avec ce virus, tous les scientifiques sont clairs ».
>> D'une aide à l'emploi pour les personnels artistiques et techniques.
>> D'un renforcement du fonds de sauvegarde aux entreprises.
>> D'une prise en charge par une nouvelle enveloppe budgétaire des frais de montage et de publicité pour les spectacles qui n'ont pu être exploités que très partiellement.
>> D'un appui aux dispositifs fiscaux, qui sont une des principales garanties d'une véritable relance dans la durée, et en premier lieu le Crédit d'impôt pour le spectacle vivant.

La seconde vague ne doit pas être celle qui emportera définitivement les entrepreneurs du spectacle vivant privé.

Communiqué du PRODISS (Syndicat national du spectacle musical et de variété,), CAMULC (Cabarets, Music-Halls et Lieux de Création.) et SNDTP (Syndicat National Du Théâtre Privé) du 16 octobre 2020.
La Rédaction

Lettre ouverte au Premier ministre - La culture placée dans une situation kafkaïenne  17/10/2020

Lettre ouverte au Premier ministre - La culture placée dans une situation kafkaïenne
Le Président de la République a fait des annonces qui ont foudroyé de plein fouet la Culture en France. Toute expression artistique présentée dans une salle de spectacles doit être stoppée pour 21 h précises. La décision est si brutale que, même le ministère de la Culture s'est fait l'écho des représentants des professionnels auprès du Premier ministre.

Le couperet est à nouveau tombé, prétextant qu'aucune dérogation ne serait accordée.
Mais sont-ce des dérogations que nous demandons ou simplement une écoute et une compréhension de nos métiers ?

Jusqu'à présent, les entrepreneurs de spectacles se sont conformés à la lettre aux indications du Gouvernement. Ils n'ont eu de cesse d'informer leurs publics et leurs interlocuteurs du respect des mesures à mettre en place. Chaque équipe artistique et chaque salle de spectacles a montré le soin qui était apporté dans le respect des gestes barrières.

Le Gouvernement semblait avoir pris la mesure des efforts déployés par les acteurs du spectacle en autorisant le 28 août, des dérogations aux distanciations sur les scènes des théâtres.

L'idée qui s'est imposée hier, lors d'une rencontre très attentionnée avec la ministre de la Culture et les professionnels, était la possibilité que le billet de spectacle serve de justificatif aux spectateurs pour rentrer chez eux après 21 heures.

De l'avis de tous, la preuve du billet de spectacle devrait permettre au public de regagner son domicile sans être inquiété de se voir dresser une amende. Cette mesure ayant l'avantage de rassurer le public qui se rend au spectacle, sans avoir la crainte de ne pouvoir assister à la fin du spectacle. Cette idée, partagée par l'ensemble des professionnels du spectacle vivant mettrait sur un pied d'égalité les publics, les plus proches comme les plus éloignés du lieu du spectacle.
Comment imaginer sérieusement que les publics puissent se rendre à 18h ou à 18h30 au spectacle dès lors qu'ils ont une activité professionnelle, d'autant plus s'ils sont en télétravail. Cela signifie que tout spectacle serait condamné à ne durer qu'une heure ou une heure et demie.

M. le Premier ministre, ce n'est pas une dérogation que nous demandons, mais une exception culturelle qui rend à la Culture son caractère unique.

Qu'il soit permis d'insister pour rappeler que, durant toute la représentation, le public reste masqué et distancié.

Ne privons pas le public du plaisir qu'il avait retrouvé en retournant dans les salles de spectacles après des mois d'interruption.

Les mesures de sécurité ne doivent pas faire disparaître la confiance du public comme celle des acteurs de la Culture, qui accompagnait avec enthousiasme la reprise d'activité tant désirée par tous !

Communiqué du SNES (Syndicat National des Entrepreneurs de Spectacles) 16 octobre 2020.
>> spectacle-snes.org
La Rédaction

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Isabelle Lauriou
05/02/2021
Spectacle à la Une

"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins

L'ombre fantomatique du vieux Roi légendaire n'est pas prête à laisser en paix les générations qui se suivent, tant les interrogations posées par William Shakespeare sont d'une historicité atemporelle. Désirs de pouvoir et de sexe intimement reliés l'un à l'autre pour les rendre consanguins, trahison et fidélité à un moi idéal déposé en soi par les vœux des pères, guerres des sexes et guerres intestines ou intracommunautaires se recouvrant à l'envi, ce magma incandescent parle en nous comme une matière en fusion à jamais constitutive de l'humain.

© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.

Yves Kafka
15/01/2021
Sortie à la Une

J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021