La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Soutien au spectacle vivant : le gouvernement en marche arrière  19/11/2018

Soutien au spectacle vivant : le gouvernement en marche arrière
À l’occasion de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi de finances pour 2019 et plus particulièrement des crédits d’impôt relatifs à la culture, les députés ont adopté des dispositions paradoxales.

D’un côté, ils ont conforté, à juste titre, les crédits d’impôt cinéma et audiovisuel qui ont permis depuis plusieurs années de relocaliser des créations sur notre territoire et d’attirer des productions internationales.

En revanche, la SACD déplore vivement que la représentation nationale ait suivi le gouvernement dans sa volonté d’exclure les spectacles d’humour et les comédies musicales du crédit d’impôt sur la musique et les variétés.

Cette décision, qui intervient de façon brutale et sans étude d’impact, est un mauvais coup fait au spectacle vivant qui va pénaliser le soutien à l’émergence de nouveaux auteurs, compositeurs et humoristes et la dynamique de création qui l’accompagnait.

De plus, elle porte la marque de l’incohérence à l’heure où des réflexions sont en cours pour doter le secteur musical, l’humour et les comédies musicales d’un centre national commun à tous. Dès lors, il est paradoxal et injuste de mettre en œuvre une politique fiscale à deux vitesses qui distingue en fonction du genre des créations.

Cette décision s’ajoute au refus renouvelé et incompréhensible de créer un crédit d’impôt spécifique au théâtre, comme l’ont proposé les députés Brigitte Kuster et Pierre-Yves Bournazel.

Là encore, la création théâtrale, qui irrigue toute la France, qui crée du lien dans des territoires qui en manquent, qui porte des dynamiques culturelles fortes, reste le parent pauvre de la politique culturelle.

Il est temps que le gouvernement et les députés de la majorité prennent à la fois la mesure du rôle utile que joue le spectacle vivant, dans toute sa diversité, de son économie souvent précaire, et de son extrême fragilité, notamment celle des auteurs et des compagnies.

Alors que l’examen du projet de loi de finances se poursuit, la SACD appelle les sénateurs à redonner un cap fiscal plus favorable à la culture et le gouvernement à doter la politique en faveur du spectacle vivant de cohérence, de sens et d’ambition.

Pour suivre la SACD >> sacd.fr

Communiqué SACD du 19 novembre 2018.

La Rédaction

Grands Prix Sacem 2018 : Angèle, prix Francis Lemarque de la révélation  27/10/2018

Angèle © DR.
La Sacem honorera le 10 décembre prochain le travail d'écriture, de composition et d'édition de ses membres en décernant ses "Grands Prix" lors d'une cérémonie exceptionnelle à la salle Pleyel. Décernés chaque année, à l'issue d'un vote du Conseil d'administration, ceux-ci distinguent un parcours prometteur, la carrière de celles et ceux dont les mots, les notes, les œuvres ont marqué la création dans tous les répertoires représentés par la Sacem. Ils reflètent aussi la vitalité et la grande diversité de la scène musicale.

Palmarès 2018
Angèle - Prix Francis Lemarque de la révélation.
"Basique" - Orelsan - Prix Rolf Marbot de la chanson de l'année.
Auteur : Orelsan ; Compositeur : Skread ; Éditeurs : 7th Magnitude, Warner Chappell Music France.
Pierre-Dominique Burgaud - Grand Prix de la chanson française (créateur).
"Chocolat" - Lartiste - Grand Prix de la SDRM.
Auteurs : Lartiste, Awa Imani ; Compositeurs : Joe Rafaa, Samuel Rafalimanana, Yannick Rafalimanana ; Éditeurs : Zayn Corp, Eclipse Time Ltd, Jizamo, Art 57, Awa Imani, Hr Prod aka Purple Money. Réalisateur du clip : Cédrick Cayla.
Jérôme Commandeur - Grand Prix de l'humour.
Étienne de Crécy - Grand Prix des musiques électroniques.
Michel Duval - Because Éditions - Grand Prix de l'édition musicale.
Michel Gondry - Grand Prix de l'auteur-réalisateur de l'audiovisuel.
Imany - Grand Prix du répertoire Sacem à l'export.
MC Solaar - Grand Prix des musiques urbaines.
Pascal Parisot - Grand Prix du répertoire jeune public.
Renaud - Prix Spécial de la Sacem.
Colin Roche - Grand Prix de la musique symphonique (jeune compositeur).
Philippe Rombi - Grand Prix de la musique pour l'image.
Calypso Rose - Grand Prix des musiques du monde.
"Shape Of You" - Ed Sheeran - Prix de l'œuvre internationale de l'année.
Interprète: Ed Sheeran ; Auteurs-compositeurs : Steve Mac, Johnny McDaid, Ed Sheeran ; Éditeurs : Rokstone Music, Spirit B-Unique Polar Patrol, Sony ATV Music Publishing Limited UK ; Sous-éditeurs : Universal Music Publishing, Sony ATV Music Publishing France.
Contient également un sample de "No Scrubs". Interprètes TLC ; Auteurs-compositeurs : Kevin Briggs, Kandi Burruss, Tameka D Cottle ; Éditeurs : Shak Em Down Music, Hitco Music, Pepper Drive Music, Tony Mercedes Music, EMI April Music Inc, Air Control Music, Kandacy Music, Tiny Tam Music ; Sous-éditeurs : BMG Rights Management France, Warner Chappell Music France, EMI Music Publishing France.

Philippe Schoeller - Grand Prix de la musique symphonique (carrière).
Nicola Sirkis - Indochine - Grand Prix de la chanson française (créateur-interprète).
Laurent de Wilde - Grand Prix du jazz.

La cérémonie de la remise des prix aura lieu le lundi 10 décembre à la salle Pleyel (Paris 8e) et sera présentée par Vincent Dedienne.

À propos de la Sacem :
>> sacem.fr
La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) a pour vocation de représenter et défendre les intérêts de ses membres en vue de promouvoir la création musicale sous toutes ses formes (de la musique contemporaine au jazz, rap, hip-hop, chanson française, musique de films, musique à l'image, etc.) mais également d'autres répertoires (jeune public, humour, poésie, doublage-sous titrage...).

Sa mission essentielle est de collecter les droits d'auteur et de les répartir aux auteurs, compositeurs et éditeurs dont les œuvres ont été diffusées ou reproduites. Organisme privé, la Sacem est une société à but non lucratif gérée par les créateurs et les éditeurs de musique qui composent son Conseil d'administration.

Elle compte 164 840 membres dont 20 012 créateurs étrangers issus de 166 nationalités (3 830 nouveaux membres en 2017) et représente plus de 121 millions d'œuvres du répertoire mondial.

Elle compte 500 000 clients qui diffusent de la musique en public : commerces, bars, discothèques, organisateurs de concerts ou d'événements en musique.

En 2017, la Sacem a réparti des droits à 300 000 auteurs, compositeurs et éditeurs dans le monde, au titre de 2,4 millions d'œuvres.

La Rédaction

Week-end créatif #4 de l'Adami, du 16 au 18 novembre... Inscrivez-vous !  25/10/2018

Week-end créatif #4 de l'Adami, du 16 au 18 novembre... Inscrivez-vous !
Artistes-interprètes, technos-créatifs, participez ! Rendez-vous les 16, 17 et 18 novembre à la Cartonnerie (Paris 11e) pour 3 jours intenses de création collective ! Week-end créatif : quand la technologie rencontre les arts vivants.

Lancé en 2015 dans le cadre des Culture Experience Days de l'Adami - programme destiné à fédérer les communautés de la création artistique et de l'innovation technologique -, le week-end créatif est un événement unique : le premier hackathon dédié aux artistes interprètes et aux techno-créatifs.

Pendant plus de cinquante heures, trente participants sélectionnés pour leurs profils variés et complémentaires et répartis en six équipes seront réunis pour inventer ensemble de nouveaux modes d'interprétation scénique. Ils seront accompagnés par des mentors, tous reconnus pour leurs compétences techniques et/ou artistiques, et auront accès à du matériel pour créer, expérimenter et prototyper…

Pendant le week-end, l'Adami proposera également aux participants des installations artistiques - expérience de réalité mixte, œuvres en réalité augmentée - qu'ils pourront expérimenter pour s'inspirer !

À l'issue du week-end, une restitution de leurs travaux sera organisée sous la forme d'une performance scénique inscrite dans un parcours déambulatoire à travers six espaces de la Cartonnerie, en présence de professionnels des domaines culturel et technologique.

Qui peut participer ?
> Les artistes-interprètes professionnels - musiciens, comédiens, danseurs, circassien, vidéastes, metteurs en scène - qui aiment explorer les potentialités de leur art et rechercher de nouveaux modes d'expression scénique en utilisant les possibilités offertes par la technologie.

> Les techno créatifs - makers, développeurs, techniciens du spectacle, designers visuels, designers d'interface, sound designers, spécialistes de la communication - sensibles aux arts vivants et enthousiastes quant à l'idée de créer en compagnie d'artistes-interprètes.

Le lieu : la Cartonnerie.
Ancien atelier reconverti en lieu d'événements, de création et d'expositions contemporaines, la Cartonnerie accueillera pour la première fois cette année le weekend créatif. Chargée d'histoire et en perpétuelle évolution - idéal pour rêver, imaginer, créer - la Cartonnerie mettra à disposition des participants six espaces qui deviendront partie prenante de la création. Chaque équipe devra penser leur projet en fonction des contraintes de ce lieu (contraintes techniques, matériel à disposition, jauge de la salle pour la restitution, etc.). La restitution sera alors pensée comme un parcours déambulatoire à travers chacun de ces lieux.

Informations pratiques.
Week-end créatif #4 Culture Experience Days.
Les 16, 17 et 18 novembre à la Cartonnerie, 12, rue Deguerry, Paris 11e.


Inscription : uniquement via ce lien >> Formulaire à remplir

Participation : 15 € seront demandés au titre de la participation aux frais du week-end (accès aux machines et au matériel et frais de bouche) lors de la confirmation d'inscription.

Contacts - informations : pole-production@adami.fr

Plus d'infos sur :
>> cultureexperiencedays.adami.fr

>> La vidéo du week-end créatif #3 en 2017 :

L'Adami accompagne les artistes-interprètes tout au long de leur carrière. De la gestion des droits à l'aide à la création, elle soutient et défend leur travail en France et dans le monde. >> adami.fr
La Rédaction

Remise du Prix Émile-Reynaud 2018 le 26 octobre lors de la 17e Fête du cinéma d'animation  24/10/2018

Remise du Prix Émile-Reynaud 2018 le 26 octobre lors de la 17e Fête du cinéma d'animation
Le Prix Émile-Reynaud, attribué par les adhérents de l'AFCA (Association française du cinéma d’animation) depuis 1977 à un court métrage d'animation français, est à la fois un hommage au pionnier de l'animation que fut Émile Reynaud et une reconnaissance de filiation entre son travail et celui des nouveaux créateurs.

L'événement phare de cette nouvelle édition de la Fête du cinéma d'animation (1er au 31 octobre 2018), sera la remise de ce prix ce vendredi à 19 h 30 au Carreau du Temple (Paris 3e) à l'issue de la projection de l'ensemble des films en compétition, en présence des réalisateurs et producteurs, lors d'une soirée gratuite ouverte au grand public dans la limite des places disponibles.

Les films Sélectionnés pour le Prix Émile-Reynaud 2018 :
- Guaxuma de Nara Normande - Les Valseurs (14') ;
- La Chute de Boris Labbé - Sacrebleu Productions (14') ;
- Raymonde ou l'évasion verticale de Sarah Van den Boom - Papy3D Productions, JPL Films (17') ;
- Étreintes de Justine Vuylsteker - Offshore (5') ;
- Je sors acheter des cigarettes d'Osman Cerfon - Miyu Productions (13') ;
- Le Tigre de Tasmanie de Vergine Keaton - Sacrebleu Productions (14') ;
- 1 mètre/heure de Nicolas Deveaux - Cube Créative Productions (8') ;
- La nuit des sacs plastiques de Gabriel Harel - Kazak Productions (19').

Pour mémoire, c'est le film "Negative Space" de Ru Kuwahata et Max Porter, auteurs de l'affiche de la Fête 2018, qui remporta le prix Émile-Reynaud 2017.

La Fête du cinéma d'animation investira également l'événement "Second Square imag(i)né" au Carreau du Temple samedi 27 et dimanche 28 octobre à l'occasion de la Journée mondiale du cinéma d'animation*.

Au programme :
- Projection de "Robinson et Compagnie" de Jacques Colombat (70'), en version numérique restaurée, samedi 27 octobre à 16 h 30 dans l'Auditorium, dès 3 ans, en présence du réalisateur ; suivie d'une rencontre avec Jacques Colombat - Modération : Élodie Imbeau de la Cinémathèque Française.
- Projection de la "Jeune fille sans mains" de Sébastien Laudenbach (73'), samedi 27 octobre à 19 h dans l'Auditorium, adultes et enfants dès 9 ans.
- Cinéma itinérant avec "La Caravane Ensorcelée", samedi 27 octobre et dimanche 28 octobre, de 14 h à 19 h dans la Halle, tout public.
- Projection de "En sortant de l'école" (40'), samedi 27 octobre à 14 h 30 et dimanche 28 octobre à 14 h 30 et 16 h 30, dans la Halle, dès 5 ans.

- Livres animés - Livres d'artistes, samedi 27 octobre de 14 h à 18 h dans la Halle, tout public.
- Jouets d'optique géants, samedi 27 et dimanche 28 octobre de 14 h à 19 h dans la Halle, tout public.
- Réalité virtuelle – Zombillénium, samedi 27 et 28 octobre, de 14 h à 19 h dans la Halle, tout public.

- "Le Bain d'Abel" d'Audrey Poussier, dimanche 28 octobre à 16 h à l'Auditorium, dès 3 ans.
- "éPOPé", Cie La Palpitante & les éditions Le Trainailleur - Théâtre d'objets culinaires et imprimés,
samedi 27 et dimanche 28 octobre à 15 h et 17 h 30, studio Plume, tout public dès 8 ans.

>> Programme complet.

* La Journée mondiale du cinéma d'animation commémore la première projection d'un dessin animé, "Pauvre Pierrot" d'Émile Reynaud, le 28 octobre 1892, au Musée Grévin à Paris. Le procédé de projection, Le Praxinoscope-théâtre a été inventé par Émile Reynaud lui-même. En 2002, le réalisateur portugais Abi Feijo, alors président de l'Association internationale du cinéma d'animation (Asifa), a l'idée de faire de cet évènement une journée de célébration. En France, c'est par le biais de l'Association française du cinéma d'animation (Afca) que cette idée deviendra concrète l'année même avec la création de la Fête du cinéma d'animation.

Photo : Le très beau "Étreintes" de Justine Vuylsteker, réalisé avec l'incroyable écran d’épingles d’Alexeïeff et Parker, restauré et conservé par le CNC.
La Rédaction

Éducation artistique et culturelle (EAC) : les artistes interprètes très impliqués  19/10/2018

© DR.
À l'heure où le gouvernement semble confirmer la priorité donnée à l'éducation artistique et culturelle (EAC), en y consacrant de nouveaux moyens, l'Adami s'est interrogée sur les pratiques en cours en lançant un sondage auprès des artistes interprètes.

Il apparaît que les artistes manifestent un intérêt réel, voire de l'enthousiasme, en faveur de l'EAC témoignant ainsi de leur préoccupation sincère pour les enjeux de société que recouvre l'éducation artistique et culturelle.

50 % d'entre eux participent régulièrement à des projets d'EAC. Pour ces artistes, il s'agit d'un choix personnel à 91,6 % alors que seulement 8,4 % le perçoivent comme une contrainte. Ce chiffre impressionnant montre un grand volontarisme de la part de artistes vis-à-vis de l'EAC.

95 % des artistes impliqués dans l'EAC considèrent les actions auxquelles ils ont participé comme positives pour le public mais également pour eux-mêmes.

97 % de ces artistes souhaitent que l'EAC soit renforcée et 90 % seraient prêts à s'engager davantage dans ces actions.

Deux bémols majeurs à retenir néanmoins : 25 % des artistes estiment que l'EAC n'est pas suffisamment encadrée par les équipes d'accueil. Et enfin, près de 30 % des artistes n'ont pas été rémunérés pour ce travail. Ce dernier chiffre révèle une situation anormale et mérite une attention particulière.

En 2017, l'Adami a consacré 1,2 million d'euros au soutien à 77 projets d'EAC employant des artistes dans des conditions professionnelles.

Pour rappel, le festival jeune public La Grande Échelle, initié par l'Adami, revient pour sa 3e édition les 19, 20 et 21 octobre 2018 au Monfort Théâtre.

Méthode utilisée pour le sondage : 27 755 artistes associés ont été consultés entre le 2 et le 5 octobre 2018. Nos résultats se basent sur les réponses de 1 094 artistes ayant répondu à un questionnaire internet.

>> Actualités de l'Adami.

19, 20 et 21 octobre 2018.
3e édition de la Grande Échelle.
Au Monfort Théâtre, Paris 15e, 01 56 08 33 88.
>> lemonfort.fr
La Rédaction

Position de l'Association des Centres Dramatiques Nationaux concernant le conflit au Théâtre de la Commune  12/10/2018

Position de l'Association des Centres Dramatiques Nationaux concernant le conflit au Théâtre de la Commune
Ces dernières semaines, le Centre dramatique national d'Aubervilliers connaît un conflit social qui s'est déclaré entre une partie des salariés(es) et la direction.

Il n'appartient pas à l'ACDN de prendre position dans ce conflit mais nous tenons à assurer l’ensemble de l'équipe - direction comme salariés(es) - de son plein soutien dans une démarche de dialogue qui permettra au Théâtre de la Commune de retrouver une unité que nous appelons de nos vœux.

Au-delà de la situation particulière qui se joue à Aubervilliers et que nous ne commenterons pas, l'ACDN se dit préoccupée par les nombreuses tentatives d'instrumentalisation de ce conflit social. Nous ne laisserons personne faire le procès en modernité des artistes qui créent sur nos scènes, ni dénigrer les outils qui sont placés sous notre responsabilité et encore moins pointer du doigt les équipes permanentes qui œuvrent quotidiennement par leur travail à la tenue d’un service culturel public exemplaire et dynamique.

Nous ne laisserons pas non plus germer une forme de confusion dans l'esprit de celles et ceux qui, mal renseignés ou procédant par raccourcis, voudraient, au travers du Théâtre de la Commune, instruire la réforme des institutions culturelles labellisées qu'ils considèrent injustement archaïques ou figées. C'est sur ce terreau-là, que se fabrique un discours paresseux intellectuellement, celui-là même qui prône la flexibilité du travail pour améliorer le rendement, qui conçoit la précarité comme un moteur de la créativité, qui véhicule des fantasmes pour mieux nourrir un populisme rampant.

Nous ne laisserons pas ce conflit localisé devenir l’instrument métonymique de celles et ceux toujours prompts à faire le procès d’un service public, et celui de la culture en particulier, qui serait considéré (et clairement nommé) comme "à bout de souffle". Nous ne comprenons que trop bien la logique de démantèlement qui commence ainsi.

L’ACDN affirme simplement mais avec force, que cela ne correspond en rien à la réalité de ce qu'il se passe dans les Centres dramatiques nationaux, que ce soit à Aubervilliers ou sur l’ensemble des territoires. Ces structures sont dynamiques, les équipes permanentes et intermittentes sont compétentes et sont pleinement engagées au service autant de la politique générale de décentralisation culturelle que des projets singuliers des directeurs et directrices de ses institutions. L'ACDN invite ainsi chacune et chacun à éviter de commenter inopportunément la situation du Théâtre de la Commune, afin qu'un climat plus serein permette à l'ensemble des personnels de la structure de trouver une issue favorable à ce conflit interne.

Le bureau de l’ACDN
Robin Renucci, Carole Thibaut et Joris Mathieu

Communiqué du 11 octobre 2018.

Crédit Photo : Facebook Salariés du théâtre de la Commune en lutte.
La Rédaction

Cathy Bouvard nommée à la direction des Ateliers Médicis  22/09/2018

Cathy Bouvard nommée à la direction des Ateliers Médicis
Suite à l'avis unanime de l'ensemble des membres du conseil d'administration présidé par Thierry Tuot, Cathy Bouvard est nommée à la direction de l'établissement public de coopération culturelle Les Ateliers Médicis, qui associe l'État, les villes de Clichy-sous-Bois et Montfermeil, la région Île-de-France, la métropole du Grand Paris, le département de Seine-Saint-Denis, l'Établissement public territorial Grand Paris-Grand Est et la ville de Paris.

Françoise Nyssen se réjouit de la nomination de cette femme de culture qui a montré toutes ses compétences depuis 2004 à la tête des Subsistances à Lyon, lieu qu'elle a notamment développé en tant que lieux de partage et de résidences artistiques de haut niveau.

Cathy Bouvard a auparavant exercé les fonctions de secrétaire générale et responsable de la programmation artistique du théâtre de la Croix-Rousse à Lyon et a été journaliste pour Lyon-Capitale.

Le projet de Cathy Bouvard pour les Ateliers Médicis repense l'institution dans la ville, sa relation à son environnement, son économie et son développement. Elle accueillera des artistes nouveaux venus de tous horizons sur le plan national mais aussi international qui contribueront à valoriser le territoire de proximité et ses habitants, en plaçant au cœur les notions de partage, d'échange et de cohésion.

Lieu de recherche et de création situé à Clichy-sous-Bois et Montfermeil, les Ateliers Médicis se déploient progressivement. Ils accompagnent les artistes à travers la mise en place d'un programme de recherche et de création qui encourage la pluridisciplinarité, la mise en réseau et le partage d'expériences.

Communiqué du ministère de la Culture ce jour.

Photo : Les Ateliers Médicis © DR.
La Rédaction

Nomination de Manuel Césaire à la direction de Tropiques Atrium, scène nationale de Martinique  21/09/2018

© DR.
Françoise Nyssen, ministre de la Culture, en accord avec Alfred Marie-Jeanne, président de la Collectivité Territoriale de Martinique, et sur proposition du Conseil d'administration, et de sa présidente, Christiane Emmanuel, et après avis unanime du jury réuni le 10 septembre 2018, donne son agrément à la nomination de Manuel Césaire à la fonction de direction de l'établissement public de coopération culturelle "Tropiques Atrium", scène nationale de la Martinique.

Manuel Césaire prendra ses fonctions le 1er janvier 2019. Actuellement délégué académique aux arts et à la culture au Rectorat de Martinique, il a auparavant exercé les fonctions de directeur de la culture et du patrimoine du Conseil régional de Martinique et de directeur du Centre culturel départemental L'Atrium et du Centre martiniquais d'action culturelle entre 2006 et 2010. Il est en outre compositeur et chef d'orchestre.

Son projet pour la scène nationale propose une programmation pluridisciplinaire exigeante, attentive aux artistes du territoire et à la scène artistique nationale et internationale. Sa programmation élargie aux arts visuels et au cinéma se déploiera dans les murs et sur l'ensemble du territoire de Martinique pour aller au-devant de la population.

Inscrit dans la continuité de l'actuelle direction, le projet de Manuel Césaire réserve une très grande attention à l'accompagnement des artistes, au développement de l'éducation artistique et culturelle de tous et en particulier des plus jeunes ainsi qu'à la formation et à l'inscription dans les réseaux de diffusion des artistes professionnels et amateurs de Martinique.

Il succède à Hassane Kassi Kouyaté dont la ministre tient à saluer la remarquable action à la tête de l'établissement.

Communiqué du ministère de la Culture ce jour.

Photo : Tropiques Atrium © DR.
La Rédaction

La SACD aux Francophonies en Limousin 2018… Soutenir les écritures francophones dans leur diversité  21/09/2018

La SACD aux Francophonies en Limousin 2018… Soutenir les écritures francophones dans leur diversité
Le festival des Francophonies en Limousin accueille, du 26 septembre au 6 octobre à Limoges, tous les auteurs et autrices du spectacle vivant francophone. Partenaire du festival depuis de nombreuses années, la SACD met à l'honneur la vitalité des écritures francophones venues du monde entier à l'occasion de la remise de son Prix de la Dramaturgie Francophone.

Chaque année, elle réaffirme son soutien sans faille à la défense de la culture et de la diversité qui est un enjeu fondamental. Cet engagement s'exprime également dans son partenariat avec le prix RFI Théâtre auquel la SACD s'associe depuis sa création en 2014.

Le texte lauréat 2018 est "Maître Karim la perdrix" de Martin Bellemare

Attribué à l'auteur d'une œuvre d'expression française parmi une sélection de textes proposée par la Maison des Auteurs de Limoges, le prix SACD de la Dramaturgie Francophone 2018 est décerné à "Maître Karim la perdrix" de l'auteur canadien Martin Bellemare, un texte au rythme singulier fruit d'une construction à plusieurs voix, une œuvre forte sur un sujet d'actualité, l'exil.

La remise de ce prix décerné par la commission Théâtre de la SACD, aura lieu le dimanche 30 septembre à 13 h à l'espace Côté Jardin situé dans le jardin du Bureau du Festival. Blandine Pélissier et Marion Aubert, membres de la commission théâtre de la SACD, remettront le Prix 2018 à Martin Bellemare en compagnie de Marie-Agnès Sevestre, directrice du festival des Francophonies. Cette cérémonie sera suivie par la remise du Prix RFI Théâtre 2018 en collaboration avec la SACD.

Issu du programme d'écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada, le dramaturge canadien Martin Bellemare est l'auteur d'une quinzaine de pièces. Il reçoit le Prix Gratien-Gélinas pour "Le Chant de Georges Boivin" en 2009 et obtient trois fois l'Aide à la création du CNT (ARTCENA) pour "La Liberté" en 2012, "Maître Karim la perdrix" et "Moule Robert" en 2017, cette dernière pièce étant soutenue dans l'écriture par une bourse du CNL.

Publié chez Dramaturges Éditeurs, Martin Bellemare reçoit plusieurs fois le soutien du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et lettres du Québec. Son travail en théâtre jeune public est publié chez Lansman : "Des pieds et des mains", "La chute de l'escargot", "Tuer le moustique", "Un château sur le dos", "Le cri de la girafe", "L'oreille de mer".

Il donne différents ateliers (ETC_Caraïbe, Jamais Lu, Festival Petits et Grands, Paris-Bibliothèques/Tarmac, Théâtre Bouches Décousues, Théâtre de l'Aquarium, CARROI/La Flèche) et effectue plusieurs résidences d'écriture notamment à la Maison des Auteurs de Limoges en 2014. Dans le cadre d'une résidence d'écriture en Pologne, il écrit ainsi, pour le projet francophone de DramÉducation, quatre courtes pièces publiées chez DramÉdition : "Barbus au sommet de la montagne", "La ligne droite", "Le rendez-vous", et "La paix numéro cinq".

Martin Bellemare participe également à l'activité "Lire et dire le théâtre en famille" de Scènes Appartagées. Avec l'auteur français Gianni-Grégory Fornet et l'auteur camerounais Sufo Sufo, lauréat 2017 du Prix SACD de la Dramaturgie Francophone, il écrit la pièce pour ados "Par tes yeux", créée cette année aux Francophonies en Limousin.

La copie privée est une source de financement capitale pour les auteurs et pour la création contemporaine. Pour en savoir plus sur l'action culturelle et sur l'apport essentiel de la copie privée aux différents Fonds SACD, n’hésitez pas à consulter la rubrique Soutiens à la création sur le site de la >> SACD.
La Rédaction

Nomination à la direction des Laboratoires d'Aubervilliers de Margot Videcoq, Pascale Murtin et François Hiffler  03/08/2018

Le jardin © Les Laboratoires d'Aubervilliers.
Les Laboratoires d'Aubervilliers sont un lieu dédié à tous les champs de la création artistique, avec une attention particulière à la danse et aux arts visuels ; un lieu d'expérimentation tant par la nature des projets accueillis qui prennent notamment la forme de projets et de recherches d'artistes en résidence, que par l'articulation et les modes de rencontres avec le public et qui créent les conditions pour le renouvellement et le questionnement des formes artistiques ; un lieu dont l'inscription territoriale est multiple (locale, départementale, nationale et internationale) avec une préoccupation forte pour le travail en réseau et auprès des publics.

Suite à l'appel à candidature publié en mars 2018, le conseil d'administration des Laboratoires d'Aubervilliers, après consultation avec les représentants de la Ville d'Aubervilliers, du Département de la Seine-Saint-Denis, de la Région Île-de-France et de la DRAC Île-de-France, ont retenu la candidature de Margot Videcoq, Pascale Murtin et François Hiffler. Ceux-ci prendront leurs fonctions le 1er janvier 2019.

Conformément aux statuts des Laboratoires d'Aubervilliers, le choix s'est porté sur une direction collégiale réunissant des artistes et/ou commissaires, nommée pour un mandat de trois ans.

Le projet artistique de Margot Videcoq, Pascale Murtin et François Hiffler pour la direction des Laboratoires d'Aubervilliers est nourri de leurs expériences et pratiques singulières qui n'ont eu de cesse de dépasser les questions de catégories ou disciplines. Il propose des approches expérimentales pour initier une multitude de "rendez-vous" dans lesquels l'art, autant par ses formes que ses contenus, place le contexte, la réception et la destination au centre des représentations, manifestations, résidences et recherches qui structurent leur proposition. C'est ainsi qu'ils imaginent et proposent des façons de diversifier les modes d'adresse, afin de mieux interroger et mobiliser les publics d'Aubervilliers et alentours.

Le conseil d'administration des Laboratoires d'Aubervilliers tient par ailleurs à exprimer sa reconnaissance et à adresser ses chaleureux remerciements à Alexandra Baudelot, Dora García et Mathilde Villeneuve qui pendant six ans auront dirigés Les Laboratoires d'Aubervilliers avec le souci d'inscrire leur projet artistique au cœur du territoire d‘Aubervilliers, privilégiant des modes diversifiés de partage des savoirs et des pratiques. Elles auront ainsi significativement contribué à affirmer Les Laboratoires comme un lieu d'expérimentations collectives et pluridisciplinaires profondément connecté aux enjeux politiques et sociaux actuels via ses réseaux locaux et internationaux.

>> leslaboratoires.org

Photo : Le jardin © Les Laboratoires d'Aubervilliers.
La Rédaction

Nomination de Sarah Cherfaoui à la direction de L'Ouvre-Boîte de l'ASCA, scène de musiques actuelles de Beauvais  26/07/2018

Nomination de Sarah Cherfaoui à la direction de L'Ouvre-Boîte de l'ASCA, scène de musiques actuelles de Beauvais
Sur proposition unanime du jury, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, donne son agrément à la nomination de Sarah Cherfaoui au poste de directrice générale de l'Association culturelle argentine (ASCA) - L'Ouvre-Boîte, SMAC de Beauvais, en concertation avec Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, Nadège Lefebvre, présidente du conseil départemental de l'Oise, et Caroline Cayeux, maire de Beauvais et présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis, ainsi qu'avec Nicolas Merlot, président de l'ASCA. Sarah Cherfaoui prendra ses fonctions courant septembre 2018.

Sarah Cherfaoui est directrice de "Il suffit de...", structure d'ingénierie culturelle qu'elle a fondée. Elle accompagne les collectivités, entreprises et associations dans la réalisation de leurs projets culturels et d'événements depuis 2016. Auparavant, elle a exercé les fonctions de directrice générale adjointe auprès de la communauté de communes du clermontois, chargée plus particulièrement de la coordination des affaires culturelles, et de directrice du CAL, centre culturel de Clermont.

Sarah Cherfaoui envisage le projet artistique et culturel de l'ASCA afin de l'inscrire sur un territoire dont elle maîtrise parfaitement les enjeux. Elle vise à ouvrir la structure sur le quartier, et plus largement sur la ville et la région. Elle portera l'exigence de "la culture partout, par tous et pour tous" en tissant des liens avec les acteurs culturels régionaux. Son projet répond ainsi pleinement aux enjeux d'un équipement unique qui repose sur deux pôles d'activités - pôle musiques avec l'Ouvre-Boîte et pôle images avec le cinéma Agnès Varda.

Communiqué du ministère de la Culture.

Photo : L'Ouvre-Boîte, Beauvais (salle) © DR.
La Rédaction

Nomination de Guillaume Blaise à la direction de La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc  09/07/2018

 © DR.
Sur proposition du jury réuni le 5 juin 2018, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, a donné son agrément à la nomination de Guillaume Blaise à la direction de La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc, en concertation avec Marie-Claire Diouron, maire de Saint-Brieuc, Alain Cadec, président du Conseil départemental des Côtes d'Armor, et Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne.

Guillaume Blaise est depuis 2015 coordinateur de Galapiat Cirque, compagnie conventionnée à Langueux. Il a été auparavant responsable du Pôle spectacle vivant au sein du service culture de La Teste de Buch, ainsi que directeur du Champ de foire théâtre de Saint-André de Cubzac.

Pluridisciplinaire, le projet de Guillaume Blaise propose une programmation qui entend dépasser les distinctions habituelles entre répertoire classique, contemporain et formes émergentes et privilégier l'émotion dans le choix des œuvres présentées. Il portera une attention particulière aux créations en direction de l'enfance et la jeunesse. Pour sa mise en œuvre, il prévoit de s'entourer de deux artistes associés pour trois années et d'un Atelier de la Passerelle regroupant des artistes implantés sur le territoire. Guillaume Blaise vise à faire de La Passerelle un pôle d'attractivité en cœur de ville, tout en sortant de ses murs pour s'ouvrir sur les quartiers et rayonner plus largement, sur le territoire de Saint-Brieuc Armor Agglomération.

La ministre de la Culture tient à rendre hommage à l'action déterminée d'Alex Broutard, à la direction de La Passerelle depuis 2002. Celui-ci a su en faire une maison à la pensée artistique affirmée et reconnue dans le réseau national, notamment au travers du soutien et de l'accompagnement d'artistes émergents, et un lieu convivial développant une action culturelle singulière et originale

Communiqué du ministère de la Culture.

Photo : La Passerelle, Saint-Brieuc (façade) © DR.
La Rédaction

Nomination d'Hassane Kassi Kouyaté à la direction du Festival des Francophonies en Limousin  06/07/2018

© Christophe Pean.
Françoise Nyssen, ministre de la Culture, se réjouit de la nomination d'Hassane Kassi Kouyaté à la direction du festival des Francophonies en Limousin conformément au vote du conseil d'administration présidé par Alain Van der Malière et composé de l'État (ministère de la Culture), de la Région Nouvelle-Aquitaine, du Département de la Haute-Vienne et de la Ville de Limoges. Il prendra ses fonctions le 1er janvier 2019.

Né en 1963 au Burkina Faso, descendant d'une famille de griots, metteur en scène, comédien au théâtre et au cinéma, formateur, Hassane Kassi Kouyaté est à l'origine de la compagnie "Deux temps trois mouvements", du théâtre Galante à Avignon. Il est également le fondateur du festival international de contes, de musique et de danse Yeleen et du centre culturel et social Djéliya à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. Il est, depuis le 1er novembre 2014, directeur de la scène nationale Tropiques Atrium de la Martinique où il a œuvré pour le repérage, le soutien et la professionnalisation des équipes émergentes ainsi que pour la diffusion artistique au plus près des populations de l'ensemble du territoire martiniquais.

Pour les Francophonies en Limousin, qui occupent une place majeure dans le paysage artistique et culturel francophone, il porte un projet qui se veut exigeant et populaire et où s'exprimera toute sa diversité. Creusant le sillon tracé par Monique Blin, Patrick Le Mauff et Marie-Agnès Sevestre, il vise à faire de la manifestation un lieu majeur de la création et de la programmation des arts du spectacle francophone, un lieu où se mêlent innovation, pertinence, exigence et convivialité. Il accompagnera les jeunes compagnies, proposera des spectacles "jeune public", poursuivra et développera le travail avec les auteurs. Son projet est généreux et fédérateur au service des artistes et des publics. Il participera activement au pôle francophone de Limoges.

Hassane Kassi Kouyaté succède à Marie-Agnès Sevestre, qui a fait valoir ses droits à la retraite, et dont la Ministre tient à saluer l'action à la direction du festival depuis 2006 et son engagement au service de la francophonie et des écritures francophones.

Photo : "Par tes yeux", lundi 26 mars 2018 à l’UL Factory à Limoges © Christophe Pean.
"Par tes yeux" sera créé en septembre 2018 à Limoges, lors du festival des Francophonies, puis tournera en Nouvelle-Aquitaine, au Cameroun et au Québec en 2018/2019.


Communiqué du ministère de la Culture de ce jour.
La Rédaction

Un Fonds pour l'emploi pérenne dans le spectacle (FONPEPS) consolidé et modernisé  05/07/2018

© DR.
Le Gouvernement a souhaité poursuivre les efforts afin de réduire la précarité et développer des emplois de qualité dans le secteur du spectacle vivant et enregistré. Il a donc décidé de prolonger le FONPEPS au-delà de 2018, de le simplifier et de développer la communication sur les mesures et le service aux entreprises pour que le recours en soit le plus aisé possible.

Le FONPEPS sera désormais recentré sur 3 volets visant à soutenir :
- Des emplois pérennes,
- Des secteurs fragiles,
- Des accords collectifs.

Dès aujourd'hui, les crédits du FONPEPS gérés par le ministère de la Culture permettent de déployer le dispositif en mettant en place :
- La mesure de soutien à l'emploi du plateau artistique de spectacles vivants diffusés dans des salles de petite jauge est mise en place par le décret N°2018-574 du 5 juillet 2018.
Cette mesure était très attendue par les professionnels à la veille de l'ouverture des grands festivals d'été.
- Le soutien à la garde de jeunes enfants est mis en place à l'issue d'un accord collectif.
Cette aide sera gérée par le Fonds de Professionnalisation et de Solidarité (FPS) qui a déjà fait ses preuves pour le soutien aux professionnels du secteur.

Dans les prochains jours, d'autres accords collectifs pourront être accompagnés par le FONPEPS : un accord EDEC culture, création, communication.
Un dispositif temporaire de maintien en situation d'emploi ou de reconversion pour les artistes lyriques, choristes et solistes est à l'étude.

Par ailleurs, le ministère de la Culture engagera une consultation pour choisir un opérateur en mesure d'assurer en 2019 non seulement le paiement des mesures ayant fait l'objet d'un décret, mais aussi la communication sur celles-ci et un service de qualité auprès des entreprises qui souhaitent en bénéficier.

Les employeurs du secteur ainsi que le ministère de la Culture mettront en place un dispositif d'évaluation des impacts des mesures par rapport aux objectifs poursuivis.

À l'automne, le gouvernement examinera les évaluations présentées par les professionnels du secteur pour vérifier l'adéquation des mesures à leurs objectifs et les ajuster si nécessaire.

Communiqué du ministère de la Culture du 5 juillet 2018.
La Rédaction

José-Manuel Gonçalvès reconduit à la direction du Centquatre-Paris  28/06/2018

© DR.
Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire de Paris en charge de la Culture, salue la reconduction du mandat de l'actuel directeur du Centquatre-Paris, votée à l'unanimité par le Conseil d'Administration de l'Établissement.

"Le Centquatre est devenu, sous l'impulsion de son Directeur José-Manuel Gonçalvès, un établissement culturel de référence, tant en France qu'à l'international, particulièrement représentatif de notre politique culturelle", se réjouit Bruno Julliard.

À la tête de l'établissement public de coopération culturelle depuis 2010, José-Manuel Gonçalvès poursuivra le travail de repérage et de mise en avant des nouvelles générations qui créent mais aussi qui innovent, à travers l'incubateur 104factory.

Lieu d'accueil pour les artistes qui viennent y travailler de manière spontanée ou dans le cadre de résidences, le Centquatre-Paris est aussi un espace résolument ouvert sur le quartier et apprécié des familles qui profitent notamment de la Maison des Petits.

Véritable lieu de création et de production, Le Centquatre-Paris est une fabrique artistique et culturelle ouverte à l'ensemble des arts. Son expertise reconnue se développe également en ingénierie culturelle autour des Projets de transformation urbaine. Ouvert en 2008, ce lieu de vie fonctionne à la manière d'une plate-forme collaborative. En 2017, près de 700 000 spectateurs y ont assisté à un spectacle, une exposition d'art contemporain ou participé aux marchés bio !

>> 104.fr

Photo : © DR.
La Rédaction

Nomination de Philippe Sidre à la direction de l'Institut International de la Marionnette de Charleville-Mézières  25/06/2018

Nomination de Philippe Sidre à la direction de l'Institut International de la Marionnette de Charleville-Mézières
Françoise Nyssen, ministre de la Culture, en accord avec Jean Rottner, président du Conseil régional Grand-Est, Noël Bourgeois, président du Conseil départemental des Ardennes, Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières et président de la Communauté d'Agglomération Ardenne Métropole, et Christophe Blandin-Estournet, président de l'Institut International de la Marionnette, a donné son agrément à la décision unanime du jury, réuni le 11 juin 2018, de nommer Philippe Sidre à la direction de l'Institut International de la Marionnette à compter de septembre 2018. Cette nomination sera proposée pour validation au conseil d'administration de l'IIM qui se réunira le 27 juin prochain.

Établissement français à vocation internationale, l'Institut International de la Marionnette (IIM), fondé en 1981, est la seule école nationale supérieure des arts de la marionnette en France, accueillant depuis 2016 deux promotions simultanément. L'IIM est aussi un centre de ressources, de recherche et de formation continue dont la valeur et l'action sont reconnues à l'échelle internationale.

Directeur depuis 2005 du théâtre Gérard Philipe de Frouard, scène conventionnée pour les arts de la marionnette et formes animées, Philippe Sidre est un programmateur passionné des arts de la marionnette, très actif dans les associations et réseaux professionnels (réseau Quint'Est, association Latitude marionnette, etc.). Il est aussi formateur dans le domaine culturel à l'Université de Lorraine (master 1 et 2 Arts de la Scène/pratiques culturelles) et intervient régulièrement dans de nombreux colloques et tables rondes sur les questions culturelles.

Le projet de Philippe Sidre pour l'IIM, en résonance avec les attentes du secteur, a pour objectifs d'enrichir la formation afin d'offrir aux futurs marionnettistes, au-delà de solides bases artistiques, la capacité de s'approprier les enjeux de la création marionnettique contemporaine et de s'inscrire pleinement dans les réalités du monde professionnel (formations théoriques et stages pratiques).

Il renforcera l'accompagnement des diplômés tout en favorisant, pour ceux qui le souhaitent, leur implantation dans la région Grand-Est, il développera la synergie entre les activités de recherche et les activités de l’École et accompagnera le développement de la formation continue en liaison avec les réseaux professionnels.

Faisant vivre le patrimoine de la marionnette par la préservation et la valorisation des fonds de l'IIM, il renforcera l'ouverture de l'Institut à tous les publics sur son territoire d'implantation, notamment dans la perspective de la future Cité des Arts de la marionnette. Enfin, il œuvrera, en coopération et en concertation avec le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes, au développement de projets d'éducation artistique et culturelle et d'action culturelle.

Communiqué du ministère de la Culture du 25 juin 2018.
La Rédaction

Remise du Prix Adami de l’Artiste citoyen 2018 à Angélique Kidjo  22/06/2018

© Cindy Angoulevent/Adami.
Angélique Kidjo, la chanteuse béninoise internationalement reconnue pour son talent et son engagement notamment pour les femmes en Afrique, a reçu le Prix Adami de l'Artiste citoyen, jeudi 14 juin 2018, remis par Bruno Studer en présence de Pascal Bois, Jean-
Jacques Milteau et Bruno Boutleux.


Après la cheffe d'orchestre Zahia Ziouani en 2017, ce prix couronne une personnalité impliquée dans le monde citoyen. Récompenser un artiste qui s'engage dans la société c'est aussi mettre en lumière la force de la parole artistique.

L'artiste et chanteuse, récompensée par ce prix doté de 10 000 euros, remettra cette somme à la fondation Batonga, qu'elle a créée pour l'éducation secondaire des jeunes filles en Afrique.
Angélique Kidjo, très émue, entourée de sa famille et ses amis, a entonné un chant superbe et a exprimé son engagement citoyen indéfectible auprès de ceux qui souffrent de par le monde en
affirmant avec force les valeurs qui lui sont chères : l'éducation, la transmission et la richesse de la culture. "Le talent du chant, dit-elle, c'est la voix de ceux qui n'en ont pas".

Jean-Jacques Milteau a souligné le rôle politique et social des artistes interprètes alors que Bruno Studer évoquait sur un ton très personnel la part essentielle de la culture dans nos vies. "Grâce aux artistes, le monde peut devenir meilleur, à leurs côtés notre regard change, maintenant que je vous ai rencontré, je ne suis plus le même". "La culture, c'est le droit à la nuance, si précieux en des temps si fragiles".

Lauréate des Grammy Awards et de l'Académie Charles Cros, Ambassadrice de Bonne Volonté de l'UNICEF depuis 2002, vice-présidente de la CISAC, Angélique Kidjo est mondialement connue à travers son travail artistique et ses interprétations musicales, quatorze albums et au moins autant de tournées internationales, mais aussi par son engagement en faveur des femmes noires.

Reconnue parmi les femmes les plus influentes d'Afrique, Angélique Kidjo défie les clivages politiques. Ses actions passent entre autres, par la Fondation Batonga qu'elle a créé et qui oeuvre pour un meilleur accès à l'éducation pour les jeunes filles africaines. Inlassable porte-parole, elle voyage à travers le monde pour promouvoir le commerce équitable ou collabore à des campagnes de communication comme celle de la vaccination contre le tétanos ou encore pour la protection de l'environnement.

Musique et combat citoyen sont intimement liés chez cette femme charismatique qui nous dit son engagement sans faille inscrit dans son ADN. "Cela vient sans doute du fait que j'ai un pied en Afrique et un pied dans le reste du monde. Et peut-être aussi par ce que mon continent d'origine reste au coeur de ma musique et de mes préoccupations. De la même façon qu'avec ma musique j'essaye d'établir un pont entre les cultures, je m'évertue de créer des liens entre les populations et les organisations.

Photo - De gauche à droite : Jean-Jacques Milteau, président de l'Adami, Bruno Studer, président de la Commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, Angélique Kidjo, le député Pascal Bois et Bruno Boutleux, directeur général gérant de l'Adami © Cindy Angoulevent/Adami.
La Rédaction

Prix de la Critique - Palmarès 2017/2018 Théâtre  22/06/2018

"Seasonal Affective Disorder" © Victor Tonnelli.
Grand Prix (meilleur spectacle théâtral de l'année) : "Tous des oiseaux", texte et mise en scène de Wajdi Mouawad (La Colline – Théâtre national).

Prix Georges-Lerminier (meilleur spectacle théâtral créé en province) : "Saïgon", texte et mise en scène de Caroline Guiela Nguyen (Compagnie Les Hommes approximatifs/La Comédie de Valence - CDN Drôme-Ardèche/joué à l'Odéon-Théâtre de l'Europe).

Meilleure Création d'une pièce en langue française : "Les Ondes magnétiques", texte et mise en scène de David Lescot (Comédie-Française - Théâtre du Vieux-Colombier).

Meilleur spectacle étranger : "Tristesses", texte et mise en scène d'Anne-Cécile Vandalem (Das Fräulein Kompanie, joué à l'Odéon-Ateliers Berthier).

Prix Laurent-Terzieff (meilleur spectacle présenté dans un théâtre privé) : "Seasonal Affective Disorder", de Lola Molina, mise en scène de Lélio Plotton (Théâtre du Lucernaire).

Meilleure Comédienne : Anouk Grinberg dans "Un Mois à la campagne" d'Ivan Tourgueniev, mise en scène d'Alain Françon (Théâtre des nuages de neige/joué au Théâtre Déjazet).

Meilleur Comédien : Benjamin Lavernhe dans "Les Fourberies de Scapin" de Molière, mise en scène de Denis Podalydès (Comédie-Française - salle Richelieu).

Prix Jean-Jacques-Lerrant (révélation théâtrale de l’année) : Pauline Bayle pour sa mise en scène de "Iliade/Odyssée", d'après Homère (Compagnie À Tire-d'aile/joué au Théâtre de la Bastille).

Meilleures créations d'éléments scéniques : Emmanuel Clolus pour Tous des oiseaux", texte et mise en scène de Wajdi Mouawad (La Colline - Théâtre national).

Meilleurs Compositeurs de musique de scène : Vincent Cahay et Pierre Kissling pour "Tristesses", texte et mise en scène d'Anne-Cécile Vandalem (Das Fräulein Kompanie/joué à l'Odéon-Théâtre de l'Europe).

Meilleur livre sur le théâtre : "Qu'ils crèvent les critiques !", par Jean-Pierre Léonardini (Solitaires Intempestifs).

Fondé en 1877, le Syndicat professionnel de la Critique de Théâtre, devenu l’Association professionnelle de la critique de Théâtre, de Musique et de Danse, a pour buts de resserrer les liens de confraternité entre ses membres, de défendre leurs intérêts moraux et matériels, d’assurer la liberté de la critique. Il regroupe aujourd’hui 140 journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, française et étrangère. Il décerne chaque année des Prix pour le Théâtre, la Musique et la Danse, rendant ainsi hommage aux artistes qui ont marqué la saison.

Photo : "Seasonal Affective Disorder" © Victor Tonnelli.
La Rédaction

Nomination de Chloé Dabert à la direction de la Comédie de Reims, centre dramatique national  20/06/2018

Nomination de Chloé Dabert à la direction de la Comédie de Reims, centre dramatique national
Françoise Nyssen, ministre de la Culture, en plein accord avec Arnaud Robinet, maire de Reims, et Jean Rottner, président du conseil régional du Grand Est, a donné son agrément à la proposition de nommer Chloé Dabert à la direction de la Comédie de Reims, centre dramatique national.

Chloé Dabert est comédienne et metteure en scène, formée au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris. Elle travaille régulièrement à partir d'écritures contemporaines telles que celles de Dennis Kelly, Christophe Honoré, Roland Dubillard ou Lola Lafon. En janvier 2018, elle a mis en scène à la Comédie-Française "J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne" de Jean-Luc Lagarce. En juillet 2018, elle créera "Iphigénie" de Jean Racine lors de la 72e édition du Festival d'Avignon.

Faire de la Comédie de Reims une maison pour les artistes et les publics, ouverte et partagée, un lieu de rencontres, où l'on cultive la transversalité et la transmission, telle est son ambition qu'elle portera avec Sébastien Eveno, artiste associé au projet de direction. Elle propose ainsi de faire de ce théâtre un pôle majeur pour la création théâtrale, un lieu où l'expérimentation, la recherche, sont rendues possibles, pour des artistes émergents ou plus confirmés, de la région et d'ailleurs.

Dans cette maison d'artistes, elle poursuivra son travail sur le rythme des écritures en travaillant sur des textes de Pier Paolo Pasolini et Jon Fosse, entourée d'un collectif artistique transversal, associant notamment le collectif des Hommes Approximatifs dirigé par Caroline Guiela Nguyen, ainsi que Christophe Honoré.

Chloé Dabert revitalisera les liens de la Comédie de Reims, ancienne maison de la culture, avec le public rémois et du Grand Est. Ainsi, la ville de Reims et ses quartiers seront le terreau des créations de plusieurs artistes du collectif. L'adresse à la jeunesse est au cœur de son projet, qui compte des propositions nombreuses en direction des publics scolaires de tous les âges. Dans le cadre du festival "Reims Scène d'Europe", elle souhaite développer la présence d'artistes étrangers dans la ville. Elle initiera un nouveau temps fort, le "Printemps numérique", questionnant les liens entre les nouvelles technologies, l'art et le spectacle vivant.

Le 1er janvier 2019, elle prendra la succession de Ludovic Lagarde, dont la Ministre, le maire et le président de la Région tiennent à saluer l'action exemplaire menée à la tête de la Comédie de Reims, et qui continuera, quant à lui, son parcours artistique en compagnie.

Communiqué du ministère de la Culture du 19 juin 2018.
La Rédaction

Nomination d’Émilie Capliez et de Matthieu Cruciani à la direction de la Comédie de l'Est, centre dramatique national de Colmar  19/06/2018

© Ville de Colmar.
Françoise Nyssen, ministre de la Culture, en plein accord avec Gilbert Meyer, maire de Colmar, Jean Rottner, président du Conseil régional du Grand Est, Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, et Jean Tschaen, président de l'association de la Comédie de l'Est, a donné son agrément à la proposition de nommer Émilie Capliez et Matthieu Cruciani à la direction de la Comédie de l'Est, centre dramatique national de Colmar.

Comédiens et metteurs en scène formés à l'École de la Comédie de Saint-Étienne, Émilie Capliez et Matthieu Cruciani sont âgés, respectivement, de 40 ans et 43 ans. Explorant alternativement le répertoire classique et les textes d'auteurs vivants ou contemporains, leur théâtre a le souci du texte dans toute sa richesse et sa diversité, de la parole et des acteurs. Leurs spectacles sont le lieu de croisements entre théâtre et musique.

Pour la Comédie de l'Est, lieu historique de la décentralisation dramatique situé à un carrefour de l'Europe, ils proposent un projet artistique et culturel faisant la part belle au théâtre jeune public, ouvert à la musique et aux autres disciplines artistiques, mais aussi sur l'Europe. Ils seront entourés d'un collectif artistique de metteurs en scènes, comédiens, auteurs, scénographes, musiciens et d'une chorégraphe. Chacun de ces artistes s'impliquera directement dans les nombreuses actions artistiques qu'ils ont imaginées pour Colmar et son territoire. Ainsi, avec leur projet "Encrages", qui donnera lieu à l'écriture d'une pièce de théâtre à partir de la collecte de la parole d'habitants (la première année, sur le thème de l'influence des migrations sur la langue).

Avec "Europe Express", c'est un regard sur la création européenne que les deux futurs directeurs porteront, en amenant à Colmar des spectacles venus d'Allemagne ou de Suisse, mais également des Pays baltes, de Grèce et d'Écosse. Parce qu'ils ont l'ambition d'amener le théâtre au plus près des habitants, ils créeront chaque année un spectacle dans un village et proposeront des spectacles pouvant être joués dans les classes, dans des médiathèques et d'autres lieux non dédiés au théâtre. Et parce que l'histoire de la Comédie de l'Est est intimement liée à la musique, ils proposeront la création d'une forme lyrique pour les jeunes publics et des parcours de spectateurs avec les scènes musicales du territoire.

Le 1er janvier 2019, ils prendront la succession de Guy-Pierre Couleau, qui pendant dix ans a constamment veillé à ce que la Comédie de l'Est soit au plus proche des habitants de Colmar.

Communiqué du ministère de la Culture du 19 juin 2018.

Photo : © Ville de Colmar.
La Rédaction

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L'histoire se passe au Québec. Dans "Antioche" de Sarah Berthiaume, Antigone est une adolescente un peu foutrac, qui fait un peu n'importe nawak avec son djin troué et sa toga praetexta. Normal, elle voudrait jouer Anouilh et son Antigone, et articuler parfaitement le Français standard plutôt que jouer les fièvres du samedi soir…

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Jean Grapin
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Quand du noir complet, le faisceau de lumière de l'ampoule tombant des cintres coiffe le crâne dégarni et blanchi de Denis Lavant, hiératique derrière un bureau métallique fatigué, les yeux aimantés par un magnétophone à bande posé devant lui et absorbant dans la nuit magnétique toute son énergie, on se dit que la magie du théâtre est un leurre qui nous ravit au double sens…

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Plus rien n'existe alors que ce fabuleux homme né pour le théâtre qui s'apprête devant nous à renouer avec l'univers insolite de Samuel Beckett, dont il a interprété sur cette même scène des Halles, "Cap au pire" (2017), mis en jeu par le même Jacques Osinski.

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Yves Kafka
07/07/2019
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•Off 2019• Le dernier Ogre Conte slamé et "bio-éthique" à dévorer tout cru

D'abord dire le choc artistique lié au mix d'un slam magnétique, d'une voix parlée aux résonances philosophiques, d'une musique live et de live painting se répondant l'une et l'autre, le tout réuni sur le même plateau pour créer l'univers poétique où deux histoires différentes - quoique… - se rencontrent au point de chute. Les contes partagent cela en commun, ils "parlent" au-delà de leur contenu et réservent des surprises "sans fin" qui nous mettent en appétit (d'ogre).

•Off 2019• Le dernier Ogre Conte slamé et
Ensuite, dire que l'on ne doit pas se laisser abuser par le mot conte… Comme beaucoup de contes, il n'est pas destiné aux enfants même s'il peut être vu avec intérêt par eux aussi… ne serait-ce que pour qu'ils expliquent aux adultes que leur faim de bien faire - rêve d'une vie bio et écologique à tous crins - peut s'avérer à la fin, "une vraie tuerie"…

(Il était une fois) un ogre dont i["À [son] retour [sa] douce avait dressé la table/Préparée comme jamais des mets gorgés d'odeur"]i (il parle, l'ogre, en alexandrins slamés) et qui aimait ses sept filles plus que tout au monde, les bisoutant, les cajolant et veillant à ce que rien ne leur manquât de nourriture raffinée et autres conforts domestiques. Un père de famille au-dessus de tout soupçon…

Certes, les mets gorgés d'odeurs mijotés par sa femme ogresse étaient exquis à son goût mais ogre il était, et son penchant "naturel" pour la chair fraîche humaine ne pouvait longtemps rester au garde-manger.

Yves Kafka
27/07/2019