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Prix de la critique théâtre, musique et danse, saison 2022-2023.  20/06/2023

Depuis 1963, ce Palmarès, fruit d'un vote par les critiques professionnels, salue et récompense des artistes, des spectacles, la création de toute une saison. Cette année est l'occasion de fêter les 60 ans de cette manifestation qui a su au fil du temps s'inscrire durablement dans la vie du spectacle vivant.

La cérémonie de la remise des Prix de la critique, réunissant les lauréats de 2022-2023, a eu lieu le lundi 19 juin 2023 à 19 h à la Philharmonie de Paris - Salle de conférence.

THÉÂTRE
Grand Prix (meilleur spectacle théâtral de l'année)

"Le Firmament", de Lucy Kirkwood, mise en scène de Chloé Dabert.

Prix Georges-Lerminier (meilleur spectacle théâtral créé en province)
"Le Nid de cendres", de Simon Falguières, re-création au Festival d'Avignon.

Prix de la meilleure création d'une pièce en langue française
"L'amour telle une cathédrale ensevelie", de Guy Régis Jr.

Prix du meilleur spectacle théâtral étranger
"Catarina et la beauté de tuer des fascistes", de Tiago Rodrigues.

Prix Laurent-Terzieff (meilleur spectacle présenté dans un théâtre privé)
"Fin de partie", de Samuel Beckett, mise en scène de Jacques Osinski.

Prix du meilleur comédien
Gilles Privat dans "En attendant Godot", de Samuel Beckett, mise en scène d'Alain Françon.

Prix de la meilleure comédienne
Catherine Hiegel dans "Music-hall" et dans "Les règles du savoir-vivre dans la société moderne", de Jean-Luc Lagarce, mises en scène de Marcial Di Fonzo Bo.

Prix Jean-Jacques-Lerrant (révélation théâtrale de l'année) ex aequo
Bertrand de Roffignac dans "Ma jeunesse exaltée", d'Olivier Py.
Marie Fortuit pour sa mise en scène d'"Ombre (Eurydice parle)", d'Elfriede Jelinek.

Prix de la meilleure création d'éléments scéniques
David Bobée et Léa Jézéquel pour "Dom Juan", de Molière.

Prix du meilleur livre sur le théâtre
"Au cœur du théâtre 1989-2022", de Jean-Marie Hordé. Éditions Les Solitaires Intempestifs.

Prix du meilleur compositeur de musique de scène
Dakh Daughters pour "Danse macabre", mise en scène de Vlad Troitskyi.

Prix spécial
"La Mort d’Empédocle (Fragments)", de Johann-Christian-Friedrich Hölderlin, mise en scène de Bernard Sobel.

MUSIQUE
Grand Prix (meilleur spectacle musical de l'année) ex aequo
"Manru", d'Ignacy Jan Paderewski, direction musicale de Marta Gardolińska, mise en scène de Katharina Kastening.

"L'Annonce faite à Marie", de Philippe Leroux, direction musicale Guillaume Bourgogne, mise en scène de Célie Pauthe.

Prix Claude-Rostand (meilleure coproduction en régions et européenne)
"On purge bébé", de Philippe Boesmans, direction musicale de Bassem Akiki, mise en scène de Richard Brunel. Théâtre de la Monnaie et Opéra de Lyon.

Prix de la meilleure scénographie
Fabien Teigné pour "Faust", de Gounod, direction musicale de Pavel Baleff, mise en scène de Claude Brumachon et Benjamin Lamarche. Opéra de Limoges.

Prix de la création musicale
Concerto pour violon n°2 "Scherben der Stille" d'Unsuk Chin.

Prix de la personnalité musicale de l'année
Aziz Shokhakimov, chef d'orchestre, directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Strasbourg.

Prix de la révélation musicale de l'année
Jodyline Gallavardin, pianiste.

Prix du meilleur livre de l'année sur la musique
"Compositrices, l'histoire oubliée de la musique", Guillaume Kosmicki. Éditions Le mot et le reste.

Prix de la meilleure initiative pour la diffusion musicale (répertoires et publics)
Présences compositrices, centre de recherche et festival porté par Claire Bodin.

DANSE
Grand Prix (meilleur spectacle chorégraphique de l'année)
"L'envahissement de l'être (danser avec Duras)" de Thomas Lebrun.

Prix de la personnalité chorégraphique
Christophe Martin, directeur artistique du Festival Faits d'hiver.

Prix de la meilleure interprète
Samantha van Wissen dans "Giselle..." de François Gremaud.

Prix de la meilleure performance
"One song" de Miet Warlop.

Prix du meilleur livre sur la danse
"Sortir du cadre" de Marie-Agnès Gillo, Éditions Gründ.

Prix du meilleur film sur la danse
"Dancing Pina", documentaire de Florian Heinzen-Ziob. Production Fontäne Film. Dulac Distribution.

Prix de la révélation chorégraphique
Amalia Salle pour "Affranchies". Festival Suresnes Cités Danse 2023.

Prix de la meilleure compagnie
CCN-Ballet de l'Opéra national du Rhin.

Prix pour l'ensemble d'une carrière
Claude Brumachon et Benjamin Lamarche.

Syndicat professionnel de la critique théâtre, musique et danse
Hôtel de Massa, 38,, rue du Faubourg Saint-Jacques, Paris 14e.
>> Site du syndicat
La Rédaction

Nomination de Marcial Di Fonzo Bo à la direction du Quai, Centre dramatique national d'Angers  26/05/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Jean-Marc Verchère, maire d'Angers et Christelle Morançais, présidente de la Région Pays-de-la-Loire, a donné son agrément à la proposition du jury de nommer Marcial Di Fonzo Bo à la direction du Quai, Centre dramatique national d'Angers.

Né en 1968 en Argentine, Marcial Di Fonzo Bo a été formé à l'École du Théâtre national de Bretagne avant de participer à la création du Théâtre des Lucioles, collectif au sein duquel il a mis en scène de nombreuses pièces, s'attachant à des auteurs contemporains tels Leslie Kaplan, Rodrigo García, Lars Norén, ou Philippe Minyana. Nommé à la direction de la Comédie de Caen, Centre dramatique national de Normandie en 2015, il a conduit un projet remarqué pour son ouverture aux esthétiques et aux formes diverses et son développement à l'international.

Marcial Di Fonzo Bo souhaite faire du Quai une maison d'artistes vibrante, accessible à tous et en prise avec les enjeux et questionnements de notre temps. Il entend renforcer le partenariat avec le Centre national de danse contemporaine d'Angers afin d'affirmer le Quai comme un centre international de création contemporaine et un haut lieu de transmission des arts de la scène. Il tient également à travailler avec les autres structures locales, par exemple le festival Premiers Plans dans le domaine du cinéma, ou Angers Nantes Opéra pour y accueillir à nouveau des spectacles lyriques.

Tiphaine Raffier, Gurshad Shaheman, Fanny de Chaillé et le collectif NTP seront à ses côtés pour travailler au décloisonnement des esthétiques et des publics, pour donner au théâtre sa dimension d'espace public vivant. Animés d'une ferme volonté de faire émerger des formes, des écritures nouvelles et d'entretenir un lien privilégié avec la jeunesse, ils défendront une culture exigeante, inclusive et s'adressant aux publics les plus larges, sur le territoire d'Angers, des Pays-de-la-Loire et au-delà.

Marcial Di Fonzo Bo prendra ses fonctions prochainement, succédant à Sylvain Maurice qui assurait un intérim à la tête du Quai après le départ de Thomas Jolly pour se consacrer à la direction artistique des cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Rima Abdul Malak salue l'action de ce dernier à la tête du Quai où il a conduit un projet ambitieux, riche de propositions théâtrales populaires, exigeantes et fédératrices.
La Rédaction

Nomination de Caroline Simpson Smith à la direction du Théâtre-Sénart, scène nationale à Lieusaint  07/04/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Michel Bisson, président de la Communauté d'Agglomération Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart, Jean-François Parigi, président du Conseil Départemental de Seine-et-Marne, et René Réthoré, président de l'EPCC Théâtre de Sénart, donne son agrément à la nomination de Caroline Simpson Smith à la direction du Théâtre-Sénart, scène nationale à Lieusaint, sur la proposition unanime du jury réuni le 23 mars 2023.

Caroline Simpson Smith est directrice adjointe du Théâtre-Sénart depuis 2012, après en avoir été secrétaire générale pendant une dizaine d'années. Auparavant, elle a assuré des fonctions de relations publiques et de communication à la scène nationale de Mâcon, à la Maison des Arts de Créteil et au festival Paris Quartier d'été.

Caroline Simpson Smith propose pour le Théâtre-Sénart un projet "avec les artistes, au plus près des habitants" qui s'inscrit dans la continuité du projet actuel de la scène nationale, tout en développant son ancrage territorial et son ouverture à tous les publics.

La nouvelle dynamique de programmation proposée offrira une place plus importante à certaines disciplines émergentes comme les performances dansées, aux côtés d'œuvres du répertoire. Les musiques d'aujourd'hui et les arts numériques trouveront une visibilité dans le cadre d'une nouvelle biennale IcoSonic qui verra le jour en 2025.

Quatre équipes artistiques associées incarneront la permanence artistique. Ce seront les chorégraphes Soria Rem et Mehdi Ouachek de la Compagnie Art Move, la trompettiste Airelle Besson, le comédien, auteur et metteur en scène, David Geselson de la Compagnie Lieux dits et la compagnie Les ombres portées. Le Théâtre-Sénart accueillera des artistes en résidence tout au long de l'année et dans tous les champs du spectacle vivant, et les accompagnera la production de leurs spectacles.

Élargir et renouveler le public sera une priorité de Caroline Simpson Smith pour faire du Théâtre-Sénart une maison ouverte à tous, à l'écoute des pratiques culturelles, collectives comme individuelles, dans un esprit d'hospitalité qui fait la réputation de ce lieu. 2026 verra la création du festival "Les Élémentaires", événement festif et familial en plein air.

Caroline Simpson Smith succède à Jean-Michel Puiffe dont la ministre tient à saluer l'engagement et l'action menée depuis plus de vingt ans pour le Théâtre-Sénart et le territoire du Sud seine-et-marnais, aboutissant notamment à la construction d'un bâtiment qui constitue aujourd'hui un lieu de premier plan pour la production et la diffusion du spectacle vivant.
La Rédaction

Nomination de Frédérique Payn à la direction de Malraux, scène nationale Chambéry Savoie  06/04/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Thierry Repentin, maire de Chambéry, Philippe Gamen, président de Grand Chambéry, Hervé Gaymard, président du conseil départemental de Savoie, Laurent Wauquiez, président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, et Serge Fitoussi, président de l'association, donne son agrément à la nomination de Frédérique Payn à la direction de Malraux, scène nationale Chambéry Savoie, sur la proposition unanime du jury réuni le 2 mars 2023.

Productrice et consultante pour des projets et compagnies sur l'ensemble du champ du spectacle vivant, Frédérique Payn a été directrice adjointe en charge des productions et de la programmation au Centre dramatique national Théâtre de Lorient de 2016 à 2021. Elle a assuré la direction par intérim de l'Office national de diffusion artistique (ONDA) durant la période de changement de direction de mars à juillet 2022.

Frédérique Payn propose un projet qui s'inscrit dans l'évolution initiée par Marie-Pia Bureau pour Malraux, scène nationale. Intitulé "Demain avec…", il est construit sur trois valeurs transversales : la générosité à l'égard des artistes, des publics et des partenaires, l'ouverture aussi bien à l'échelle du territoire que vers le reste du monde, et l'attention à la jeunesse et aux territoires ultra-marins.

La présence permanente d'artistes, de toutes disciplines, choisis notamment pour leur engagement en matière de démocratisation culturelle et de médiation, irriguera toutes les dimensions du projet, selon des collaborations collectives et thématisées : "écoute, musiques vivantes et arts sonores" avec Noémie Boutin, Anne-Julie Rollet et Anne-Laure Pigache des Harmoniques du néon, Léo Margue et Timothée Quost ; "mouvement, corps et matière" avec Nathalie Béasse et Métilde Weyergans et Samuel Hercule de La Cordonnerie ; et "récits et territoires" avec Véronique Kanor et Antoine Cegarra.

Un festival pluridisciplinaire sur l'adolescence, conçu par et pour des adolescents, verra le jour, pour inviter les jeunes générations à investir les espaces de la scène nationale, à imaginer et rêver demain, pour se forger une pratique autonome d'expression, de pensée et de découvertes culturelles hors du cadre scolaire.

La programmation, associant étroitement les artistes et construite de façon partenariale et décentralisée, favorisera des formes itinérantes, en complicité notamment avec le Dôme à Albertville, ainsi que les communautés de communes et petits villages des espaces ruraux et montagneux, sur l'ensemble du territoire départemental. La Base, tiers-lieu au sein de la scène nationale, sera pleinement associée aux activités de Malraux, pour une symbiose féconde, une présence artistique autant que citoyenne démultipliée.

Enfin, le projet de Frédérique Payn se veut écoresponsable, s'engageant notamment au ralentissement des rythmes de production des œuvres, mais aussi à des coopérations actives pour allonger les tournées de spectacles.

Frédérique Payn succède à Marie-Pia Bureau dont la ministre tient à saluer le projet innovant et singulier déployé pour Malraux, scène nationale. La ministre remercie Vincent Schmitt pour avoir assuré l'intérim de direction depuis septembre 2022.
La Rédaction

Nomination de Loïc Magnant à la direction de la FAI-AR, formation supérieure en espace public  29/03/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Benoît Payan, maire de Marseille, et Renaud Muselier, président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, a donné son aval à la proposition du jury de nommer Loïc Magnant à la direction de la FAI-AR (Formation Avancée Itinérante en Arts de la Rue). Cet établissement propose un cycle de formation supérieure à l’écriture et la réalisation de projets artistiques en espace public. La FAI-AR anime par ailleurs des stages de formation continue, des masters classes et un MOOC.

Inscrite au sein de la Cité des arts de la rue à Marseille depuis 2003, la FAI-AR est unique en son domaine au niveau européen et joue un rôle déterminant pour le devenir du secteur des arts de la rue, car elle vise à construire un vivier d’artistes en devenir, porteurs du renouvellement des esthétiques de la création.

Ancien coordinateur de l’association de préfiguration de la Cité des arts de la rue (2006-2010) et co-fondateur du Bureau des guides, Loïc Magnant possède une connaissance fine du tissu local comme sur le plan national et international. Grâce à ses collaborations passées avec la FAI-AR et d’autres établissements de formation, comme l’Institut de Management Public et Gouvernance Territoriale à Marseille ou l’Observatoire des politiques culturelles, il présente également une expertise pédagogique et la capacité à appréhender les questions propres à l’enseignement supérieur.

Le projet de Loïc Magnant s’inscrit dans la continuité des grands axes de la formation actuelle, destinée à permettre aux artistes de se saisir de tous les nouveaux cadres possibles de création en espace public (politiques publiques, contextes urbains et ruraux, transitions écologiques et sociales…). Tout en gardant la dimension pédagogique au centre du projet, Loïc Magnant souhaite que la FAI-AR soit à la fois un outil de production de ressources et de partage des savoirs, ainsi qu’un terrain de recherches et d’actions, où la jeune création européenne pourra se rencontrer et expérimenter.

Cette nomination intervient à un moment charnière pour la Cité des arts de la rue : de même qu’Alexis Nys, très récemment nommé à Lieux publics, Centre national des arts de la rue et de l’Espace Public de Marseille, Loïc Magnant entend redynamiser le maillage entre les différents acteurs de la Cité des arts de la rue, en l’ouvrant sur le territoire et en confortant son développement en France et en Europe.

La ministre de la Culture tient également à saluer le remarquable travail mené par Jean-Sébastien Steil, précédent directeur de la FAI-AR, qui a désormais rejoint l’abbaye de Labasse. Ce dernier a su renouveler la pédagogie au sein de l’école, et l’ancrer dans les problématiques sociétales d’aujourd’hui. C’est un socle solide sur lequel Loïc Magnat pourra s’appuyer.
La Rédaction

Claire Dupont nommée à la direction du Théâtre de la Bastille  02/02/2023

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, et Catherine Dan, présidente de l'Association Théâtre de la Bastille-Paris, annoncent la nomination de Claire Dupont à la direction du Théâtre de la Bastille.

Fondatrice et directrice de "Prémisses", office artistique et solidaire pour la jeune création, après avoir créé le bureau de production "Les productions théâtrales", Claire Dupont s'est notamment consacrée, tout au long de son parcours, à accompagner les artistes et notamment les jeunes metteurs et metteuses en scène dans le développement de leurs projets ou de leurs compagnies. Chargée de cours depuis 2005, et, depuis 2014, maîtresse de conférence associée à l'Université Paris III, elle s'est toujours attachée à lier la création artistique à la question de la transmission et de la formation.

Son projet pour le Théâtre de la Bastille entend poursuivre le remarquable engagement de ce dernier en faveur de la création de projets pluridisciplinaires, tout en initiant de nouveaux axes de travail à l'international et notamment en direction des artistes des pays du bassin méditerranéen.

Forte de son expérience et de ses réseaux, Claire Dupont prévoit de déployer une maison de production au service des artistes et des publics, dans le souci constant de constituer un "écho du monde". Elle sera pour cela épaulée par un "parlement artistique" constitué dans un premier temps d'Agnès Mateus, Gurshad Shaheman et Betty Tchomanga. Elle souhaite également favoriser l'appropriation de ce lieu du XIe arrondissement par les habitants et les habitantes en renforçant les collaborations et les actions culturelles sur le territoire, en créant un projet participatif annuel et des actions hors les murs.

Catherine Dan, présidente de l'association, et les partenaires publics du théâtre expriment toute leur reconnaissance à Jean-Marie Hordé pour le formidable travail mené depuis 1989 à la tête de l'établissement. Par son engagement sans faille pour la création artistique et l'exigence qu'elle implique, il a su faire de ce lieu une institution structurante et emblématique pour les artistes du spectacle vivant et pour la création dramatique et chorégraphique contemporaine, l'une des premières à s'intéresser aux formes transversales du théâtre et de la danse ou à des esthétiques "hors normes", dans un rapport étroit au public.

L'État et la Ville de Paris sont les partenaires publics du théâtre et contribuent tous deux à son financement ; ils échangeront avec Claire Dupont dès sa prise de fonction pour envisager la nouvelle étape du développement du théâtre qui débute, au service des artistes et des publics.
La Rédaction

Olivier Py nommé directeur du Théâtre du Châtelet  02/02/2023

À la suite de l'appel à candidature publié cet été, le Président, après avis du Conseil d'administration, a décidé de nommer Olivier Py au poste de directeur du Théâtre du Châtelet, à compter de ce jour.

Metteur en scène de théâtre et d'opéra, comédien, auteur et réalisateur Olivier Py a notamment été le directeur du Festival d'Avignon de 2013 à 2022 après avoir dirigé le Théâtre national de l'Odéon de 2007 à 2012.

Pour Olivier Py :
"C'est avec joie que je viens d'apprendre ma nomination à la direction du Châtelet Ce théâtre magnifique a toujours été cher à mon cœur.

Il est le symbole d'une intelligence festive, ouverte à tous, son histoire est riche de chefs-d'œuvre, son héritage est une inspiration.

Je m'efforcerai donc de rendre à cette maison la place qu'elle doit avoir, et d'imaginer un projet musical, international, pluridisciplinaire et populaire.

Ouvrir cette maison à toutes et à tous, en faire un exemple de démocratisation culturelle est le combat que nous partagerons avec l'excellence des équipes du Châtelet.

La Ville de Paris dont le rayonnement culturel est sans égal à travers le monde peut à juste titre compter sur les forces du Châtelet pour inventer l'avenir."

Pour Xavier Couture, président du Conseil d'administration du Théâtre du Châtelet :
"Olivier Py est le nouveau directeur du Théâtre du Châtelet !

Au-delà des qualités artistiques d'une figure majeure du spectacle vivant, cette nomination affirme la volonté commune de donner à ce théâtre mythique une nouvelle dynamique, marquée par l'audace, la liberté et l'excellence. C'est une formidable nouvelle pour Paris et pour son rayonnement culturel."
La Rédaction

Nomination de Caroline Guiela Nguyen à la direction du Théâtre National de Strasbourg  19/12/2022

Sur proposition de Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, le Président de la République a décidé de nommer Caroline Guiela Nguyen à la direction du Théâtre National de Strasbourg pour un mandat de cinq ans.

Née à Poissy en 1981 d'une mère vietnamienne et d'un père pied-noir, Caroline Guiela Nguyen entreprend d'abord des études de sociologie et d'arts du spectacle à l'université de Nice, puis intègre l'École du Théâtre National de Strasbourg (TNS), en 2006, pour se consacrer à la mise en scène. Elle y crée sa compagnie "Les Hommes Approximatifs" qui s'intéresse aux récits de l'intime traversés par la grande Histoire et qui reflètent les évolutions de notre société et dont les pièces "Saigon", "Fraternité Conte Fantastique" et le film "Les Engloutis" sont le reflet. Pour donner vie à ces histoires, Caroline Guiela Nguyen mêle sur les plateaux des comédiens professionnels et des amateurs, de tous âges et venant d'horizons géographiques, sociaux et culturels, chaque fois différents. Elle construit ainsi son engagement artistique, tant au théâtre qu'au cinéma, autour de la question de la diversité, du mélange des cultures et des langues, pour raconter notre époque.

Artiste internationalement reconnue, Caroline Guiela Nguyen est aujourd'hui associée à l'Odéon - Théâtre de l'Europe, à la Schaubühne à Berlin, au Théâtre National de Bretagne à Rennes, à la Comédie de Reims, à la MC2: Grenoble et au Piccolo Teatro à Milan.

Caroline Guiela Nguyen entend faire du Théâtre National de Strasbourg un théâtre et une école où les pratiques du théâtre, du cinéma et de l'audiovisuel se construisent et se pensent d'un même mouvement. Pour travailler à ces enjeux, le théâtre s'associera à ARTE, chaîne franco-allemande de service public à vocation européenne dont le siège est à Strasbourg.

Dans la continuité de son geste artistique, elle s'engage à développer tous les outils possibles pour imaginer un théâtre-école en dialogue constant avec celles et ceux qui ne sont pas encore assez présents dans nos salles et sur nos plateaux. La Fédération des Centres Sociaux de France sera associée au TNS pour penser et mettre en œuvre ce projet.

L'autrice, metteuse en scène et réalisatrice ouvrira les portes du TNS aux artistes, chercheurs et acteurs sociaux pour penser et porter avec elle la mission du TNS.

Ancré sur le territoire de l'Eurométropole de Strasbourg, le projet de Caroline Guiela Nguyen portera les enjeux du théâtre à l'échelle européenne. Pour cela, elle s'appuiera sur le vaste réseau de théâtres qui s'est constitué autour de ses créations : la Schaubühne (Berlin), le Théâtre national Wallonie-Bruxelles, le Théâtre de Liège, le Piccolo Teatro (Milan), le Centro Dramático Nacional (Madrid), le Dramaten (Stockholm).

Caroline Guiela Nguyen prendra ses fonctions au 1er septembre 2023, ce qui permettra d'anticiper et de préparer au mieux la mise en œuvre de son projet succédant ainsi à Stanislas Nordey, dont Rima Abdul Malak salue l'action remarquable en faveur de la création et des écritures contemporaines, mais également son important travail en collaboration avec une vingtaine d'artistes associés - metteurs en scène, auteurs et acteurs.

Rima Abdul Malak se réjouit "de la nouvelle dynamique que Caroline Guiela Nguyen va insuffler au TNS, avec un projet ouvert et généreux, résolument européen. À l'instar de ses spectacles et de ses processus d'écriture, elle portera une vision décloisonnée, mêlant le théâtre et le cinéma, la petite histoire et la grande histoire, l'intime et le collectif. Elle a l'ambition de s'adresser à tous ceux qui se sentent éloignés du théâtre, pour qu'ils trouvent leur place à la fois dans le public, sur scène ou au sein de l'école du TNS."

Communiqué du 19 décembre 2022.
La Rédaction

Jeux Olympiques de Paris 2024 : pour une fête sportive et culturelle, à Paris comme dans les territoires  10/12/2022

Le 25 octobre dernier, le ministre de l’Intérieur et des Outre-Mer annonçait que les festivals qui se tiennent pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques seront annulés ou reportés.

Sur la méthode, aucune concertation avec le secteur culturel et les collectivités territoriales. Une sommation brutale qui prend de court les organisateurs, les élues et élus et fait abstraction des spécificités liées à la programmation des festivals.
Sur le fond, cette injonction établit une triple opposition :
>> opposition entre le sport et la culture, allant à l’encontre de l’esprit des Olympiades Culturelles ;
>> opposition entre Paris, où se concentrera la majorité des épreuves, et les territoires où se déploient la plupart des festivals estivaux ;
>> plus grave encore, opposition entre Français, entre ceux qui pourront profiter des JOP et ceux qui seront privés de festivals.

De plus, l'invisibilisation soudaine de la dynamique festivalière et de la diversité culturelle de la France, uniques au monde, est déplorable pour l'image de notre pays à l'international.

C’est inacceptable, nous ne nous y résoudrons pas. Des pistes existent pour concilier festivals et JOP ; pourtant, elles n’ont même pas été explorées.

En conséquence, nous demandons à ce que le ministre de l’Intérieur et des Outre-Mer et la ministre de la Culture mettent en place une véritable concertation avec les organisateurs, les syndicats, les réseaux et fédérations et les collectivités territoriales pour aboutir à une solution construite, qui préserve les festivals et les emplois, ainsi que :
- la vitalité culturelle des territoires ;
- la sécurité publique ;
- l'intérêt général de l'ensemble de la population.

Après trois années de crise de la Covid, la Culture ne doit pas revivre un été blanc. Elle n’est pas une variable d’ajustement.

Nous appelons également les artistes et les sportifs qui le souhaitent à soutenir cette démarche, dans un mouvement commun de solidarité entre ces deux mondes aux passerelles si nombreuses. Une pétition a notamment été mise en ligne.

C’est ce qu’a tenu à rappeler l’ensemble des associations d’élus et des organisations professionnelles signataires de la tribune parue le 13 novembre dernier dans le JDD, lors d’une conférence de presse organisée ce vendredi 9 décembre à Rennes à l’occasion des Rencontres Trans Musicales de Rennes.

Signataires :

AMF - Association des Maires de France et des présidents d'intercommunalité AMRF - Association des Maires Ruraux de France
APRÈS - Attaché.e.s de Presse Réseau Entraide Syndicat
APVF - Association des petites villes de France
CITI - Centre international pour les théâtres itinérants
COFAC - Coordination des Fédérations et Associations de Culture et de Communication
De Concert ! - International Festivals Federation
FAMDT - Fédération des acteurs et actrices des musiques et danses traditionnelles
FASAP-FO - Fédération des Arts, du Spectacle, de l'Audiovisuel et de la Presse Force Ouvrière
FEDELIMA - Fédération des Lieux de musiques actuelles
Fédération FNSAC - CGT Spectacle
Fédération Communication Conseil Culture de la CFDT
Fédération Communication Culture Spectacle CFE CGC
FNADAC - Fédération nationale des asso. de directeurs des affaires culturelles des collectivités territoriales FNAR - Fédération nationale des Arts de la Rue
FNCC - Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture
Les Forces Musicales
France Festivals
France Urbaine
PRODISS - Syndicat National du Spectacle musical et de variété
PROFEDIM - Syndicat pro. des producteurs, festivals, ensembles, diffuseurs, indépendants de musique Régions de France
SACD - Société des auteurs et compositeurs dramatiques
SACEM
SCC - Syndicat des cirques et compagnies de création
La Scène Indépendante (ex-SNES) Syndicat National des Entrepreneurs de Spectacles
SMA - Syndicat des Musiques Actuelles
SNAC - Syndicat National des Auteurs et Compositeurs
SNSP - Syndicat national des Scènes Publiques
SYNAVI - Syndicat national des arts vivants
SYNDEAC - Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles
THEMAA - Association nationale des Théâtres de Marionnettes et Arts associés
TPLM - Tous Pour la Musique
UFISC - Union fédérale d'intervention des structures culturelles
Ville & Banlieue - Association des Maires Ville & Banlieue de France
ZONE FRANCHE - Réseau des Musiques du Monde
La Rédaction

Nomination d'Abdelwaheb Sefsaf à la direction du Théâtre de Sartrouville et des Yvelines, Centre dramatique national  06/12/2022

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Pierre Fond, maire de Sartrouville, et Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines, a donné son agrément à la proposition de nommer Abdelwaheb Sefsaf à la direction du Théâtre de Sartrouville et des Yvelines, Centre dramatique national.

Artiste au parcours singulier, Abdelwaheb Sefsaf a été formé à l'École nationale supérieure d'art dramatique de Saint-Étienne avant de fonder le groupe de musique Dezoriental dont les concerts ont rassemblé de nombreux publics dans les plus prestigieux festivals et les plus grandes scènes de France. Depuis 2011 et la création de la compagnie Nomade In France, il défend un théâtre musical qui traverse les âges, les cultures, les traditions et les genres, un théâtre d'ouverture et de décloisonnement.

Abdelwaheb Sefsaf entend faire du Théâtre de Sartrouville et des Yvelines une fabrique pluridisciplinaire, accessible à tous, étendue sur tout le territoire et ouverte sur le monde. Odile Grosset-Grange, Margaux Eskenazi, Mathurin Bolze et Maurin Ollès l'accompagneront pour faire du centre dramatique une maison partagée et vivante de créations intergénérationnelles. Abdelwaheb Sefsaf souhaite que leurs actions rayonnent au-delà des murs du théâtre, en particulier dans le cadre du festival Odyssées en Yvelines, pour que cette biennale demeure un moment d'effervescence créative unique au service des enfants et des familles.

Abdelwaheb Sefsaf prendra ses fonctions au 1er janvier 2023, succédant ainsi à Sylvain Maurice, qui poursuivra en compagnie son parcours artistique d'excellence. Rima Abdul Malak salue l'action de ce dernier à la tête du Théâtre de Sartrouville et des Yvelines, dont il a fait un établissement remarqué pour sa programmation ouverte à des esthétiques plurielles, son soutien à la création jeunesse et sa politique d'élargissement et de diversification des publics.

Communiqué du ministère de la Culture.
La Rédaction

Fonds SACD Musique de scène : les lauréats de l'édition 2022  02/12/2022

Créé par la SACD, le Fonds SACD de musique de scène est l'une des rares aides à l'écriture destinées aux compositeurs et compositrices qui soutient tous les répertoires du spectacle vivant et s'adresse à tous les publics. En effet, ce dispositif facilite et promeut toute la création musicale contemporaine dans sa diversité face aux difficultés rencontrées par les structures pour financer des musiques originales de scène. Ces musiques originales accompagnent ainsi des pièces de théâtre, des spectacles de danse et, depuis 2008, le cirque et les arts de la rue.

Réunie le 24 novembre dernier, la commission du Fonds Musique de scène était composée de : Laëtitia Ajanohun, autrice, metteur en scène et comédienne ; Taos Bertrand, chorégraphe et danseuse-interprète ; Manuel Peskine, compositeur ; Carole Prieur, autrice ; Ruppert Pupkin, autrice, compositrice-interprète et performeuse. La commission a sélectionné 10 projets parmi les 64 dossiers déposés.

À travers ces 10 projets, la commission a une nouvelle fois relevé la présence de thèmes engagés, soulignant l'évidente capacité de l'écriture musicale contemporaine française à accompagner avec force les changements actuels de la société et soutenir avec vitalité toutes les disciplines du spectacle vivant en s'adressant à toutes et tous, petits et grands.

Arts de la rue

>> Alexis Thépot pour la musique de "Les empiacuamentos", écriture de Pierre-Louis Gallo et mise en scène d'Alexis Thépot, production Scène Musicale Mobile, création le 1er octobre 2023 à l'Astrada à Marciac.

Cirque

>> Manon David pour la musique de "Women weave the land", écriture et mise en scène de Marion Even, production Compagnie la Migration, création le 21 avril 2023 en collaboration avec l'association Cirq'ônflex à Dijon.

Danse

>> Thomas Poli pour la musique de "Infra", chorégraphie de Vincent Dupuy, production Compagnie Atlas, création en mars 2024 au Théâtre de Vanves dans le cadre du festival Ardanthé.

>> Vanessa Court et Josep Tutusaus pour la musique de "This is not an Act of Love and Resistance", chorégraphie et mise en scène d'Aïna Alegre, production Studio Fictif, création le 9 décembre 2022 au festival December Dance à Bruges (Belgique).

Théâtre et théâtre musical

>> Elsa Biston pour la musique de "L'Enigme Rosemary Brown", texte Maya Boquet et Alban Lefranc, mise en scène de Maya Boquet, production La Pop, création le 26 avril 2023 aux Subsistances à Lyon.

>> Christophe Rodomisto pour la musique de "La Femme n'existe pas", texte de Céline Fuhrer, mise en scène de Jean-Luc Vincent, production Les Roses Blanches, création novembre 2023 au Théâtre des Célestins à Lyon.

>> Richard Comte pour la musique de "Grand Palais", texte de Julien Gaillard et Frédéric Vossier, mise en scène de Pascal Kirsch, production Compagnie Rosebud, création le 1er mars 2023 à la Comédie, CDN de Reims.

>> Estelle Meyer, Grégoire Letouvet et Pierre Demange pour la musique de "Niquer La Fatalité, chemin(s) en forme de femme", écriture et mise en scène d'Estelle Meyer, production La Familia, création le 10 mars 2023 au Théâtre Antoine Vitez à Ivry-sur-Seine.

>> Francisco Manalich pour la musique de "Le Rêve et la plainte", écriture et mise en scène de Nicole Génovèse, production Compagnie Claude Vanessa, création le 9 décembre 2022 au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris.

>> Léopoldine Hummel pour la musique de "Tout le monde est là", texte de François Cervantes, mise en scène de Simon Delattre, production Rodéo Théâtre 78, création les 16 et 17 septembre 2023 au Festival de Charleville-Mézières.

La SACD soutient la création musicale contemporaine :
Dans le cadre de son action culturelle Musique, la SACD mène une politique d'incitation à l'écriture et à la production d'ouvrages lyriques contemporains. La SACD est la plus ancienne société d'auteurs au monde, fondée en 1777 par Beaumarchais, elle appartient aux auteurs et autrices qui en sont membres. Elle représente plus de 60 000 autrices et auteurs de création numérique, audiovisuel, cinéma, radio, podcast et spectacle vivant. Elle gère et défend collectivement leurs droits, met à leur disposition de nombreux services, leur offre des espaces de travail, les conseille dans leur accès à leurs droits sociaux ou les questions liées à leur statut d'auteur… Elle soutient par ailleurs, grâce au dispositif de « rémunération pour copie privée », la création contemporaine et la diffusion des œuvres.

>> sacd.fr
La Rédaction

Nomination de Laurent Sellier à la direction du Théâtre de Privas  22/11/2022

Suite au jury de recrutement qui s'est tenu le 5 octobre dernier au Théâtre de Privas, Laurent Sellier a été retenu à l'unanimité du jury pour assurer la direction du Théâtre de Privas. Cette direction s'inscrira dans le cadre des missions d'une scène conventionnée d'intérêt national "Art en territoire", à caractère pluridisciplinaire.

Suite au dépôt des candidatures en juillet dernier, 6 candidat(e)s avaient été retenu(e)s et 4 ont déposé un projet artistique et culturel en vue du jury de recrutement.

Le jury était de composé de Véronique Chaize, présidente de la Régie Autonome Personnalisée (R.A.P.) du Théâtre de Privas et de membres du conseil d'administration, de Jacquy Barbisan, vice-président en charge de la vie associative, du sport et de la culture à la Communauté d'Agglomération Privas Centre Ardèche, de Marc Drouet, directeur régional des affaires culturelles Auvergne Rhône-Alpes et des représentants du ministère de la Culture, ainsi que de représentants du Conseil régional Auvergne Rhône-Alpes et du Conseil Départemental de l'Ardèche.

Âgé de cinquante ans, Laurent Sellier dirige, depuis 2019, Bords 2 Scènes, une scène de musiques actuelles à caractère pluridisciplinaire sise à Vitry le François (51), à la confluence des missions d'une scène de musiques actuelles (SMAC) et d'une scène conventionnée à dominante musicale, enrichie de toutes les disciplines du spectacle vivant : théâtre, cirque, danse, marionnettes, jeune public…

Compositeur et artiste sonore, Laurent Sellier évolue dans le monde musical depuis plus de 25 ans, de la Muse en Circuit, collectif de compositeurs contemporains où il a assumé la direction des projets et de la pédagogie jusqu'en 2007, puis comme directeur artistique et concepteur-réalisateur sonore du spectacle vivant pour diverses structures (Festival d'Avignon, Francofolies de la Rochelle, Césaré, Ensemble Ars Nova, Compagnie Miczzaj, CDN de Thionville, Scènes et territoires en Lorraine, Musée Géo Charles, etc.). En 2015, il rejoint le Centre de Formation d'Apprentis des Métiers du Spectacle (IMMS, Friche Belle de Mai/Marseille) pour diriger les sections de régisseurs, soucieux de développer une pédagogie en phase avec l'évolution des métiers techniques du spectacle vivant.

Son projet pour le Théâtre de Privas repose sur l'ambition d'une programmation équilibrée, à la croisée des esthétiques et des publics, articulant théâtre, musique, danse, art contemporain, cirque, marionnettes, arts de la rue… et circulant sur le territoire à travers des formes d'itinérance artistique. Afin de placer la notion de "fabrique" au cœur des activités du Théâtre de Privas : fabrique des spectacles, fabrique des idées, fabrique de lien social par des projets participatifs, fabrique d'émotions et de mémoire, fabrique d'avenir en commun. Un projet qui se veut fédérateur, intergénérationnel et attentif aux enjeux de notre époque.

Monsieur Laurent Sellier prendra ses fonctions le 1er février 2023.
La Rédaction

Ninon Leclère et Jean-Baptiste Pasquier nommés à la direction du théâtre Monfort  21/11/2022

La candidature du duo formé par Ninon Leclère et Jean-Baptiste Pasquier a été retenue par le comité de sélection pour diriger Le Monfort théâtre. Anne Hidalgo, Maire de Paris, et Carine Rolland, adjointe en charge de la culture et de la ville du quart d'heure, se félicitent du choix porté sur un projet artistique pluridisciplinaire, ambitieux et ouvert sur l'extérieur. Ninon Leclère et Jean-Baptiste Pasquier succèderont à Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel appelés à la direction du Théâtre du Rond-Point à partir de janvier 2023.

Le projet porté par le duo Ninon Leclère et Jean-Baptiste Pasquier a été retenu par un comité de sélection constitué à cet effet, réunissant des administrateurs du théâtre, dont son président Bernard Latarjet, et des personnalités qualifiées.

Restant fidèle à l'histoire du théâtre, la nouvelle direction continuera à déployer une programmation pluridisciplinaire, lieu emblématique de la création contemporaine.

La scène du théâtre s'ouvrira par ailleurs à la musique avec une programmation faisant place à des artistes reconnus comme plus émergents.

L'originalité du projet retenu tient également à l'ambition de faire du théâtre un lieu ouvert et tourné vers la jeunesse avec une programmation dédiée. Le projet s'attache à inscrire le théâtre dans son environnement direct et au sein du XVe arrondissement, tout en lui assurant une dimension à la fois nationale et internationale à travers la production et l'accueil d'artistes français et étrangers.

L'engagement sociétal et environnemental constitue, enfin, la colonne vertébrale du projet : durabilité, éco-responsabilité, cohésion sociale, parité et diversité feront vivre le Monfort à l'heure des enjeux contemporains de société.

Ninon Leclère est directrice de FormART, après avoir été en charge des relations publiques au Théâtre de la Colline.
Jean-Baptiste Pasquier dirige depuis 2017 les productions et le développement international du Théâtre National de Bretagne, Centre dramatique national et Centre européen de création théâtrale et chorégraphique.

Communiqué de presse Ville de Paris/Le Monfort théâtre.
La Rédaction

Dissolution de l'association La Machinerie 54  08/11/2022

Lettre ouverte du Syndeac à Monsieur Luc Ritz, président de la Communauté de communes Orne Lorraine Confluences et à l’ensemble des 73 élus,
à madame la Préfète de la Région Grand Est, à monsieur le directeur régional des Affaires Culturelles de la Région Grand Est, à monsieur le président de Région Grand Est, à madame la présidente du département de Meurthe et Moselle,
Nous sommes les compagnies de cirque, de danse et de théâtre de la Région Grand Est.
Nous sommes les lieux de culture de la Région Grand Est.
Ensemble, il nous faut aujourd’hui vous exprimer les conséquences sur nos structures et sur nos emplois de vos décisions récentes.
Nous prenons acte de la dissolution de l’association La Machinerie 54. Ce théâtre, situé sur votre Communauté de communes Orne Lorraine Confluences, vit et fait vivre la
culture sur votre territoire depuis presque cinquante ans.


Monsieur RITZ, à l’heure où vous dialoguez avec la Région Grand Est et la DRAC Grand Est pour imaginer ce que ces bâtiments pourraient devenir sous votre gestion, nous devons vous dire tout ce que nous perdons, tout ce que perdent les habitants du territoire.
La Machinerie 54, ce sont deux salles, La Menuiserie et le Centre Pablo Picasso. Perdre l’accès à ces lieux, c’est perdre :
- des centaines et des centaines d’heures de répétitions dans de bonnes conditions pour nos équipes ;
- des partenariats financiers essentiels, qui impactent l’emploi au sein de nos équipes ;
- nos liens aux habitants du territoire, tissés de saisons en saisons, depuis pour certains d’entre nous, des décennies.

Ainsi, nous perdons l’une des plus efficaces et accueillantes fabrique de spectacles de la Région Grand Est. Une fabrique qui est reconnue à l’échelle de nos territoires, mais aussi nationalement, grâce au professionnalisme, à l’engagement et à la gentillesse des équipes qui l’ont animée. Cela nous affecte tous.

Nous, artistes et compagnies implantés et impliqués ici, connaissons intimement votre territoire. Nous étions présents, bien au-delà du théâtre, dans les classes des écoles primaires, des collèges et lycées. Nous étions présents en décentralisation dans les salles des fêtes de vos communes. Nous avons tissé des liens et pensé, écrit, joué nos spectacles auprès de ses publics. Nous perdons un outil de travail essentiel à nos structures.

Nous, théâtres de la région, perdons un partenaire de travail essentiel, un membre de nos réseaux, un allié avec lequel nous construisions des accompagnements communs et cohérents des artistes que nous repérons. Voir ce partenaire disparaître affecte nos conditions de travail et la qualité du maillage des théâtres en Région Grand Est. Cela impacte le travail des artistes que nous avons pour mission de soutenir. Nous ne savons pas comment compenser cette perte.

À l’échelle du Département 54, c’est la 3e scène conventionnée qui disparaît en moins de 4 ans. Il n’y aura donc plus aucune scène conventionnée sur le département.
Est-ce juste pour ses habitants ? Leurs droits culturels ne sont-ils pas impactés ?
Les habitants de ce département n’ont donc pas le droit à une vie culturelle ?

Au niveau des institutions, le Département 54, la Région Grand Est, la DRAC Grand Est, vous disposiez d’un fort soutien. Vous aviez l’assurance d’une aide financière et pérenne de plus de 400 000 € par an, pour vous aider dans les missions de service public que vous sembliez vouloir mener.
Comment perdre un tel soutien ?

Monsieur RITZ, les difficultés financières de la Communauté de Communes Orne Lorraine Confluences sont connues et nous les entendons. Nous en sommes solidaires.

Mais, le projet de La Machinerie 54 est fauché en pleine saison. Les conséquences pour les artistes, les spectateurs, les élèves sont immédiates et catastrophiques : la saison est perdue, les ateliers dans les classes sont perdus, les actions de médiation sont perdues, les résidences de créations des artistes sont perdues, les co-productions des créations sont perdues.
Comment perdre tout cela ? Et du jour au lendemain ?
Comment travailler à une continuité avec un éventuel autre projet ?

Monsieur Ritz, nous vous demandons de recevoir au plus vite une délégation de nos représentants.
Aux institutions Région Grand Est et DRAC Grand Est, nous demandons de nous associer aux discussions qui se mènent afin que les artistes et théâtres du territoire soient entendus et que nous puissions trouver à poursuivre nos missions communes.


Aux publics, aux partenaires, aux amis, nous donnons rendez-vous le mercredi 9 novembre à 20 h à La Machinerie 54 pour une soirée de soutien et de concertation.

Pour le SYNDEAC (Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles) en Région Grand Est, Laurence Méner, déléguée nationale en Région Grand Est
Contact : 06 71 28 62 64.
Et les adhérents.
La Rédaction

JO 2024 : Avignon Festival & Compagnies sur le pont  29/10/2022

Madame, Monsieur,
Chères et chers professionnels(es) du spectacle vivant,

À la surprise de nombreux(ses) actrices et acteurs culturels(les) le Ministre de l’Intérieur a annoncé récemment la possible annulation des festivals durant l’été 2024, afin de pouvoir se concentrer pleinement sur la sécurisation des Jeux Olympiques.


AF&C, sous l’égide de son conseil d’administration, est immédiatement entrée en action, notamment auprès des pouvoirs publics. Un premier point est prévu au Ministère de la Culture le 2 novembre prochain.

Nous veillerons, aux côtés de l’ensemble de nos partenaires professionnels et des pouvoirs publics, à ce que cet événement sportif exceptionnel ne s’organise pas au détriment de la culture et du spectacle vivant.

Nous vous tiendrons régulièrement informés de l’évolution de ce dossier, essentiel à la survie des festivals de France.

Harold David et Laurent Domingos
coprésidents d'Avignon Festival & Compagnies

Contact :
accompagnement@festivaloffavignon.com
La Rédaction

Nomination de Matthias Tronqual à la direction de la scène nationale de l'Essonne - Agora-Desnos à Evry-Courcouronnes  24/10/2022

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Michel Bisson, Président de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart et François Durovray, président du Conseil départemental de l'Essonne, donne son agrément à la nomination de Matthias Tronqual à la direction de la scène nationale de l'Essonne - Agora-Desnos à Evry-Courcouronnes sur proposition unanime du jury réuni le 29 septembre 2022.

Matthias Tronqual est secrétaire général de la MC 93 depuis 2015. Il a auparavant exercé des responsabilités de programmation à l'adresse du jeune public et des services éducatifs et culturels au Centre Pompidou, au Jeu de Paume et au Centquatre à Paris. Il a dirigé le club des enfants parisiens, lieu de pratiques artistiques, culturelles et sportives.

Matthias Tronqual propose un projet qui s'inscrit dans la continuité de l'identité singulière de l'Agora-Desnos, initiée par Christophe Blandin-Estournet, et propose son développement pour faire de la participation de tous une pratique et une marque de fabrique affirmée pour la scène nationale.

Son projet invite à repenser la rencontre de l'art avec les publics, notamment en créant la Biennale de "l'art en commun" dont la première édition est prévue à l'été 2024, qui sera un temps fédérateur et la marque de fabrique du territoire. Par ailleurs, il propose des modalités nouvelles d'implication des habitants pour que chacun trouve sa place dans sa relation aux œuvres et à la scène nationale, avec la multiplication d'espaces dédiés : création d'un espace mobile "parents/enfants", d'une formation à l'éducation artistique et culturelle à l'attention des professionnels et d'un dispositif "Faire école" proposé à quinze jeunes du territoire durant deux années.

Il fait de la jeunesse, de la petite enfance au jeune adulte, un axe central de son projet, afin de répondre à la forte présence des jeunes sur le territoire. La moitié de la programmation sera consacrée à la jeunesse, présentée dans les deux théâtres et en itinérance sur le département.

Matthias Tronqual s'entourera des artistes associées Penda Diouf pour le théâtre, Nach pour la danse, Phia Ménard pour les arts du cirque sur lesquelles il s'appuiera pour réfléchir aux nouvelles formes d'implication des artistes et qui participeront au choix de la programmation, à la construction des temps forts et accompagneront les artistes émergents du territoire.

Matthias Tronqual succède à Christophe Blandin-Estournet, directeur de la scène nationale de l'Essonne - Agora-Desnos depuis 2012, dont la ministre tient à saluer le travail exceptionnel qui a permis de développer un projet singulier dans le réseau des scènes nationales autour du concept de "projet situé", dans un dialogue riche et constamment renouvelé avec le territoire.

Communiqué du ministère de la Culture.
La Rédaction

Nomination de Marion Fouilland-Bousquet à la direction de la Ferme du Buisson, scène nationale de Marne-la-Vallée  24/10/2022

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en plein accord avec Guillaume Le Lay-Felzine, président de la Communauté d'agglomération Paris-Vallée de la Marne, et Jean-François Parigi, président du Conseil départemental de Seine-et-Marne, donne son agrément à la nomination de Marion Fouilland-Bousquet à la direction de l'Établissement public de coopération culturelle, la Ferme du Buisson, scène nationale de Marne-la-Vallée, sur proposition unanime du jury réuni le 20 septembre 2022.

Marion Fouilland-Bousquet était directrice de la scène nationale de Narbonne après avoir été responsable de la communication, puis du bureau des productions et secrétaire générale de la scène nationale de Sète, et auparavant responsable du bureau des productions au Volcan, scène nationale du Havre.

Marion Fouilland-Bousquet propose un nouveau cap pour la Ferme du Buisson, avec un lieu pour tous dans un monde en transition, plaçant ainsi la scène nationale à l'avant-garde de transformations sociales et environnementales, vivante et hospitalière, s'affirmant comme une force motrice de son territoire.

Ouvert et généreux, son projet s'inscrit dans l'histoire du lieu et son rapport au territoire. Il est organisé autour d'un axe artistique singulier croisant les arts de la scène et le cinéma, avec la création d'un festival "Théâtre & Cinéma".

Marion Fouilland-Bousquet s'entourera d'artistes associés, privilégiant des collectifs plutôt que des individualités. L'association avec Live Magazine, collectif interdisciplinaire de journalistes qui raconte l'actualité autrement, permettra, à l'appui d'un dialogue avec les habitants du territoire, de nourrir la curiosité et d'alimenter le débat d'idées auprès d'un large public.

Enfin, la jeunesse s'inscrira comme une priorité de son projet avec une programmation dédiée à l'enfance et l'adolescence avec, notamment, deux projets : le mentorat de professionnels auprès des jeunes et la création d'un programme d'éducation à l'information et aux médias, avec Live Magazine, dans un objectif de mixité sociale et d'égalité des chances, à l'attention des collèges et lycées du territoire. Marion Fouilland-Bousquet succède à Vincent Eches, directeur de la Ferme du Buisson depuis 2011, dont la ministre tient à saluer l'action.

Communiqué du ministère de la Culture.
La Rédaction

Nomination de Simon Delétang à la direction du Théâtre de Lorient, centre dramatique national  05/10/2022

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en accord avec Fabrice Loher, maire de Lorient, Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne, et David Lappartient, président du Conseil départemental du Morbihan, a donné son agrément à la proposition du conseil d'administration de l'établissement public de coopération culturelle Théâtre de Lorient de nommer Simon Delétang à la direction de ce centre dramatique national.

Formé à l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre puis à l'Unité nomade de mise en scène du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, Simon Delétang a été directeur du Théâtre Les Ateliers à Lyon pendant quatre ans avant de prendre la direction en 2017 du Théâtre du Peuple - Maurice Pottecher de Bussang.
Son parcours dans des environnements très divers témoigne d'un fort intérêt pour concilier exigence artistique et adresse au plus grand nombre.

Simon Delétang entend faire du Théâtre de Lorient un port d'attache créatif, vivant et ouvert, fédérateur et généreux. Sous son impulsion, le centre dramatique deviendra l'épicentre d'un théâtre populaire présentant de grands récits qui rassemblent. Entouré des artistes Lena Paugam, Emmanuel Meirieu, Antoine de la Roche et Julie Guichard, Simon Delétang animera une maison de création vibrante à même de placer Lorient au cœur du paysage théâtral d'aujourd'hui. Des collaborations seront tissées à Lorient avec des figures marquantes des arts vivants, de la Comédie Française aux artistes lyriques, de cirque ou de la danse. En parallèle, le développement des actions itinérantes, temps forts dédiés à la présentation de formes théâtrales en extérieur, permettra de s'adresser aux publics les plus larges, dans l'agglomération lorientaise et au-delà.

Simon Delétang prendra ses fonctions au 1er janvier 2023, succédant ainsi à Rodolphe Dana qui poursuivra son parcours artistique au sein de sa compagnie. Rima Abdul Malak salue l'action de ce dernier pour nouer une relation la plus étroite possible entre le Théâtre de Lorient et les habitants, notamment les adolescents, tout en s'attachant à soutenir la création et à partager les moyens entre toutes les générations d'artistes.

Communiqué du ministère de la Culture
La Rédaction

Nomination de Kaori Ito à la direction du TJP, Centre Dramatique National de Strasbourg-Grand-Est  28/09/2022

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en accord avec la Ville de Strasbourg, le Conseil régional du Grand Est et la Collectivité européenne d'Alsace, a donné son agrément à la proposition de nommer Kaori Ito à la direction du TJP, Centre Dramatique National de Strasbourg-Grand-Est.

Née au Japon dans une famille d'artistes, Kaori Ito se forme très jeune à la danse classique puis à la danse contemporaine à New-York avant de devenir interprète pour les plus grands chorégraphes européens. En 2015, elle crée en France la compagnie Himé qui conduit un travail entre danse et théâtre. Ses spectacles se basent sur l'écriture de textes bruts et intimes qui constituent une matière d'où surgissent des mouvements nécessaires à l'expression du corps.

Kaori Ito entend faire du TJP un lieu de théâtre multiforme, interculturel et pour toutes les générations, qui instaure un dialogue artistique avec les enfants. Ceux-ci seront invités à mettre en mots leurs rêves, créer ou programmer des spectacles. Elle souhaite conforter le TJP comme lieu de référence nationale et internationale pour la création jeune public dans les domaines du théâtre et de la marionnette, et dans le souci d'une grande ouverture disciplinaire et d'une constante hybridation des formes.

Convaincue que le théâtre peut "réparer le monde", elle propose un projet ouvert et pluridisciplinaire, soucieux du soin apporté à celles et ceux qui l'habitent.

Camille Trouvé et Brice Berthoud, Olivier Martin-Salvan, Justine Emard, Juliette Steiner, Vimala Pons, Clément Dazin, Fabrice Melquiot, Émilie Flacher et les compagnies La Belle Meunière et le Munstrum Théâtre constitueront un comité d'artistes pluridisciplinaires qui habitera à ses côtés le TJP. Kaori Ito souhaite que leurs projets rayonnent au-delà des murs du théâtre, dans tout Strasbourg, et à la rencontre des publics d'Alsace, du Grand Est et du bassin transfrontalier de la Capitale européenne.

Kaori Ito prendra ses fonctions au 1er janvier 2023, succédant ainsi à Renaud Herbin qui poursuivra, avec sa compagnie l'Étendue, son parcours artistique d'excellence. Rima Abdul-Malak salue l'action de ce dernier à la tête du TJP dont il a fait un établissement reconnu pour sa ligne artistique singulière, marquée par une volonté de décloisonnement entre les disciplines et les générations.

Communiqué du ministère de la Culture.
La Rédaction

Nomination d'Aina Alegre et Yannick Hugron à la direction du Centre chorégraphique national de Grenoble - CCN2  27/09/2022

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, en accord avec Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole, Jean-Pierre Barbier, président du Département de l'Isère, Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et Nicolas Klein, président du Centre chorégraphique national, donne son agrément à la nomination d'Aina Alegre et Yannick Hugron à la direction du Centre chorégraphique national de Grenoble.

Le tandem de direction formé par Aina Alegre et Yannick Hugron repose sur leur collaboration artistique pré-existante [dans le domaine de la création], et sur un projet partagé pour le Centre chorégraphique national de Grenoble, né de leurs complémentarités et de leurs objectifs communs.

Ensemble, ils souhaitent mettre en œuvre un studio des métiers, proposer une ouverture du CCN et de l'ensemble des actions au bénéfice des populations et sur des territoires élargis, former un lieu dépositaire d'expériences communes, avec une direction paritaire.

Aina Alegre est remarquée pour ses qualités de danseuse, de performeuse et de chorégraphe concevant la création comme un terrain pour "ré-imaginer" le corps. Issue d'une formation multidisciplinaire à Barcelone, avant d'intégrer le Centre National de Danse Contemporaine d'Angers, elle mène depuis 2014 ses créations à Paris avec sa structure de production, STUDIO FICTIF. En 2019, elle a été primée pour son duo Délices par le prix du jury au concours de danse contemporaine Podium.

Yannick Hugron est fort d'un riche parcours d'interprète, notamment en tant que danseur permanent de Jean-Claude-Gallotta au CCN de Grenoble de 1998 à 2016, mais également comme collaborateur artistique, pédagogue et costumier de spectacles de danse.

Aina Alegre et Yannick Hugron nourrissent un dialogue artistique constant depuis leur rencontre en 2015 en tant qu'interprètes au sein de la création de Fabrice Lambert pour le Festival d'Avignon, "Jamais Assez". Ils partagent ensemble une réflexion approfondie sur la création chorégraphique, sur ses interactions avec toutes les participations et tous les métiers qui la rendent possible - bien au-delà de la seule figure de l'artiste - et sur l'espace qui peut lui être consacré dans la société.

À leur projet, ils souhaitent donner un mot d'ordre : le "Rassemblement[s]". Rassemblement des métiers de la danse sans prééminence de la chorégraphie, rassemblement des artistes dans le croisement des générations, rassemblement, également, des populations. Ce dernier s'illustre notamment par une création avec cent danseurs amateurs mais également par la reconnaissance de tout ce qu'ont à y apporter les habitants du territoire du CCN. Ils imaginent d'ailleurs le CCN comme "un bâtiment vivant", en "co-responsabilité" avec son environnement et tout particulièrement avec la MC2.

Leur proposition pour le Centre permettra à Aina Alegre d'approfondir sa recherche chorégraphique, notamment grâce à l'exploration de propositions nées des interprètes. Ce travail sera mené aux côtés de Katerina Andreou, chorégraphe installée dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et artiste associée pour les deux premières années de mandat de leur direction au CCN, puis de Jan Fedinger, artiste visuel et scénographe-créateur lumière basé en Allemagne, sur la seconde partie du mandat.

Aina Alegre et Yannick Hugron succéderont le 1er janvier 2023 à Yoann Bourgeois qui dirige actuellement le Centre chorégraphique après l'avoir codirigé avec Rachid Ouramdane de 2016 à 2021.

La ministre de la Culture tient à saluer Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane pour avoir porté un projet original réunissant les arts chorégraphiques et circassiens, et pour tout le travail mené au service des habitants et du territoire.

Communiqué du ministère de la Culture.
La Rédaction

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À découvrir

"Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur

"Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées…", Arthur Rimbaud.
Quel plaisir de boucler une année 2022 en voyageant au XIXe siècle ! Après Albert Einstein, je me retrouve face à Arthur Rimbaud. Qu'il était beau ! Le comédien qui lui colle à la peau s'appelle Romain Puyuelo et le moins que je puisse écrire, c'est qu'il a réchauffé corps et cœur au théâtre de l'Essaïon pour mon plus grand bonheur !

© François Vila.
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Beauté ! Comment imaginer qu'un jeune homme de 17 ans à peine puisse écrire de si sublimes poèmes ? Relire Rimbaud, se plonger dans sa bio et venir découvrir ce seul en scène. Voilà qui fera un très beau de cadeau de Noël !

C'est de saison et ça se passe donc à l'Essaïon. Le comédien prend corps et nous invite au voyage pendant plus d'une heure. "Il s'en va, seul, les poings sur son guidon à défaut de ne pas avoir de cheval …". Et il raconte l'histoire d'un homme "brûlé" par un métier qui ne le passionne plus et qui, soudain, décide de tout quitter. Appart, boulot, pour suivre les traces de ce poète incroyablement doué que fut Arthur Rimbaud.

Isabelle Lauriou
25/03/2024
Spectacle à la Une

"Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire

Le livre avait défrayé la chronique à sa sortie en levant le voile sur les relations pédophiles subies par Vanessa Springora, couvertes par un milieu culturel et par une époque permissive où ce délit n'était pas considéré comme tel, même quand celui-ci était connu, car déclaré publiquement par son agresseur sexuel, un écrivain connu. Sébastien Davis nous en montre les ressorts autant intimes qu'extimes où, sous les traits de Ludivine Sagnier, la protagoniste nous en fait le récit.

© Christophe Raynaud de Lage.
Côté cour, Ludivine Sagnier attend à côté de Pierre Belleville le démarrage du spectacle, avant qu'elle n'investisse le plateau. Puis, pleine lumière où V. (Ludivine Sagnier) apparaît habillée en bas de jogging et des baskets avec un haut-le-corps. Elle commence son récit avec le visage fatigué et les traits tirés. En arrière-scène, un voile translucide ferme le plateau où parfois V. plante ses mains en étirant son corps après chaque séquence. Dans ces instants, c'est presque une ombre que l'on devine avec une voix, continuant sa narration, un peu en écho, comme à la fois proche, par le volume sonore, et distante par la modification de timbre qui en est effectuée.

Dans cet entre-deux où le spectacle n'a pas encore débuté, c'est autant la comédienne que l'on voit qu'une inconnue, puisqu'en dehors du plateau et se tenant à l'ombre, comme mise de côté sur une scène pourtant déjà éclairée avec un public pas très attentif de ce qui se passe.

Safidin Alouache
21/03/2024
Spectacle à la Une

"Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !

Dans une mise en scène de Marie-Christine Orry et un texte d'Émilie Frèche, Sami Bouajila incarne, dans un monologue, avec superbe et talent, un personnage dont on ignore à peu près tout, dans un prisme qui brasse différents espaces-temps.

© Olivier Werner.
Lumière sur un monticule qui recouvre en grande partie le plateau, puis le protagoniste du spectacle apparaît fébrilement, titubant un peu et en dépliant maladroitement, à dessein, son petit tabouret de camping. Le corps est chancelant, presque fragile, puis sa voix se fait entendre pour commencer un monologue qui a autant des allures de récit que de narration.

Dans ce monologue dans lequel alternent passé et présent, souvenirs et réalité, Sami Bouajila déploie une gamme d'émotions très étendue allant d'une voix tâtonnante, hésitante pour ensuite se retrouver dans un beau costume, dans une autre scène, sous un autre éclairage, le buste droit, les jambes bien plantées au sol, avec un volume sonore fort et bien dosé. La voix et le corps sont les deux piliers qui donnent tout le volume théâtral au caractère. L'évidence même pour tout comédien, sauf qu'avec Sami Bouajila, cette évidence est poussée à la perfection.

Toute la puissance créative du comédien déborde de sincérité et de vérité avec ces deux éléments. Nul besoin d'une couronne ou d'un crucifix pour interpréter un roi ou Jésus, il nous le montre en utilisant un large spectre vocal et corporel pour incarner son propre personnage. Son rapport à l'espace est dans un périmètre de jeu réduit sur toute la longueur de l'avant-scène.

Safidin Alouache
12/03/2024