La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Paroles & Musique

Andréane Le May… Une québécoise à Paris, ce soir à la Scène du Canal - 24/04/2018

Début de carrière française pour la jeune Andréane Le May qui sortira son premier EP bilingue, intitulé Take me away", en avril. En attendant, on peut la découvrir sur scène, à la Dame de Canton, ce début mars… Ambiance pop soul, pour cette voyageuse qui s'inspire de son enfance à la découverte de l'Amérique du Nord, façon road trip familial, pour créer ses compositions. Marcher dans la neige...  

"Barbara amoureuse"… Ah qu'il est doux le temps des amours - 20/04/2018

Chanter l'amour comme une femme, chanter l'amour de toutes les femmes, et interpréter celle qui sut tant aimer les hommes ainsi que son public. Dans une belle et élégante simplicité, Caroline Montier nous offre quelques joyaux mélodiques et poétiques de la grande Barbara, éternelle amoureuse. Parti-pris judicieux, Caroline Montier a puisé dans le répertoire de jeunesse de la dame en noir, époque...  

Lili Cros et Thierry Chazelle… Artistes distillateurs de chansons de vie aux saveurs poétiques et pétillantes - 16/04/2018

Avec la bonne humeur accrochée en bandoulière et le sourire affiché comme une signature, Lili Cros et Thierry Chazelle, dans une harmonie en habit de duettiste, font "Peau neuve" pour unir leur poétique et charmeuse fraîcheur en un vocal et musical duo de music-hall. Dès le début, le ton est donné. On sait qu'on va passer un bon moment, que des éclairs de poésie vont illuminer ce...  

"Al Atlal, chant pour ma mère"… Raconter les ruines, celles d’un amour, d’un pays… - 05/03/2018

S’articulant autour de la chanson "Al-Atlal" (Les ruines) d’Oum Kalsoum, cette création de la comédienne Norah Krief, chantée et parlée, rend hommage à celle que l'on surnommait "l'Astre d'Orient" tout en évoquant l’exil de ses propres parents tunisiens vers la banlieue parisienne et ce qui peut être ressenti en général par chaque enfant d’immigrés. Je revoyais ma mère concasser au mortier son...  

Coffees and Cigarettes "Freak show"… du rock, du hip et du hop ! - 26/02/2018

Toujours dans sa continuité artistique et avec son deuxième LP, Renaud Druel, auteur-compositeur et interprète, puise sa source d'inspiration autant dans le cinéma que dans le hip-hop, le rock "n"roll ; et dans des instruments venus tout droit du Classique. Il est seul dans la création mais toujours en duo, voire plus, dans la composition musicale et ne s'épargne aucune originalité dans son...  

Populaire… Comme une histoire d'amour ! - 26/01/2018

Chansonnettes, ritournelles… pour une amourette qui passait par là… de mots en rimes, de rythmes en refrains, sur une trame aux élans existentiels, des fragments, des petits bouts de chansons populaires construisent, avec un bonheur mélancolique, l'histoire de deux êtres qui passent d'une morne solitude dépressive aux explosives, joyeuses étreintes amoureuses. Un conte de fées… comme une comédie...  

Johnny Hallyday… Souvenirs, souvenirs… Il nous reste… - 09/12/2017

Je n'étais pas personnellement un de ses admirateurs mais j'ai toujours professionnellement reconnu la stature particulière et le charisme de ce "monstre" de scène, la longévité de sa carrière et sa capacité exceptionnelle à rassembler les foules. Le souvenir le plus marquant que j'ai gardé de ses prestations scéniques auxquelles j'ai assisté (toujours dans des festivals) prend sa source lors...  

L'Homme : on a souvent parlé de lui, on l'a rarement aussi justement défini - 24/11/2017

Il est 19 h 30 au Théâtre Les Déchargeurs. Est annoncé : "Pour L'homme inouï s'il vous plaît". Une petite dizaine de personne s'alignent sagement devant le jeune homme qui vérifie les billets et qui indique la porte au fond à gauche. Celle-ci s'ouvre sur un escalier de marches en pierres qui aboutissent à une petite salle dont nous allons partager l'intimité une petite heure durant. Sur ce qui...  

Les Divalala… Délicieusement féminines, un rien féministe et surtout très "Femmes" - 02/11/2017

Reprise Elles sont ravissantes, taquines mais surtout leur art virtuose tient plus aux capacités de leur voix, à celle de réaliser des harmonisations réussies, le tout associées à l'espièglerie et au sérieux de leurs interprétations qu'à une quelconque fonction de cruches chantantes sur plateau télé ! C'est un trio au chœur féminin qui, durant une heure vingt, dans un univers aux reflets parfois...  

"Ivo Livi ou le destin d'Yves Montand"… du petiot au papet - 24/02/2017

Dans une mise en scène, précise et enlevée, tout en couleur, où l'on découvre un Montand sous ses différentes facettes, les comédiens font une belle prestation dans des registres variés où la figure de l'artiste apparaît pleine de vitalité et de vérité. C'est l'histoire d'un homme, chanteur, comédien, acteur et par-dessus tout engagé. Yves Montand (1921-1991) a marqué son époque. La pièce retrace...  
1 2 3 4 5

Brèves & Com


Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.


PUB


    Aucun événement à cette date.
Publicité



À découvrir

"Dévaste-moi"… Persuasion et précision artistique… Pour une nouvelle façon de percevoir un spectacle

"Dévaste-moi", Tournée 2018/2019

Airs célèbres d'opéra, chansons rock, romances populaires. Dans son dernier spectacle "Dévaste moi"*, Emmanuelle Laborit chante et danse, livre des confidences à son public, elle fait le show. Avec ses musicos, (ses boys), tout le tralala et ses effets, les surtitrages qui ponctuent avec humour le tour de chant.

Elle met en place avec le soutien de Johanny Bert (qui met en scène) une forme éclectique de théâtre-danse et de music-hall mêlés. Le spectacle est à bien des égards vertigineux.

C'est que, au cas présent, l'artiste ne peut parler ni entendre les sons. Les mots et le sens ne peuvent pas sortir de la bouche. Tout le spectacle est en langage des signes. Interprété, pas traduit. En chantsigne.

Ce qui donne quelque chose de déroutant d'étonnamment maîtrisé qui dépasse très largement la notion de mimodrame et oblige le spectateur qui fait parti des "entendants" à reconsidérer sa manière de percevoir un spectacle.

Car à l'inverse des repères traditionnels qui élaborent un espace scénique dans lequel le sens circule entre les deux bornes de l'indicible : celles de l'obscène et du sublime, la prestation d'Emmanuelle Laborit passe par le bout des doigts et se transmet à tout le corps sans tabous avec la seule force de la persuasion et de la précision artistique. C'est toute la personne qui exprime le poids des sensations, la raison des sentiments ainsi que les effets de style.

Jean Grapin
20/09/2018
Spectacle à la Une

De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie

"De Pékin à Lampedusa", Théâtre Essaïon, Paris

Elle est frêle comme une adolescente, longiligne, belle. Elle surgit dans la salle voûtée de l'Essaïon transformée pour un court moment, par la magie de la vidéo, en horizon marin où resplendit un soleil sur le point de se coucher. Elle porte un bandeau d'athlétisme sur le front, des baskets et un jogging noir.

De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie
Elle s'appelle Malyka R.Johany et elle va interpréter et raconter la vie de Samia Yuzuf Omar, un personnage réel qui a existé il y a quelques années, dont l'existence est passée du plus haut des rêves au plus noir des cauchemars.

Une vie pourtant si courte. Samia est née en Somalie en 1991 - pays en guerres constantes, pays en proie aux bandes intégristes - dans une famille nombreuse dont le père meurt assassiné. Samia, à seize ans, doit s'occuper de ses cinq frères et sœurs, mais elle a une passion, la course à pied. Elle court. Elle défie le temps. Si bien, si fort, qu'en 2008 elle est à Pékin avec l'équipe olympique de Somalie et court le demi-fond avec les plus grandes, ses idoles, dans la plus illustre compétition du monde, elle n'a que dix-sept ans. Quatre ans plus tard, les Jeux sont organisés à Londres. Mais elle n'y participera pas.

La pièce, écrite et mise en scène par Gilbert Ponté, raconte cette période entre la gloire naissante d'une vive jeunesse et une noyade en mer au large des côtes italiennes avec d'autres migrants. Il raconte un gâchis. Une injustice sans nom. Une tristesse à pleurer. Mais pour cela, il prend le parti de s'intéresser à la lumière, la confiance, la force, la volonté et la passion qui ont animé cette jeune femme, qui l'ont poussée, malgré les obstacles, à croire encore en ses chances de participer aux Jeux de Londres, et tenter de rejoindre l'Europe en clandestin, une soif de vivre à tout prix !

Bruno Fougniès
05/11/2018
Sortie à la Une

"Crocodiles"… Comme l'histoire d'un d'Ulysse, épuisé, recueilli par Nausicaa

"Crocodiles", Maison des Métallos, Paris

C'était, il y a, une fois. Un petit garçon qui aimait les étoiles et les arbres fruitiers. Enaiat est son nom. Sa mère, parce qu'elle l'aimait, l'a confié au destin, en l'abandonnant au-delà de la frontière alors qu'il approchait de ses dix ans.

C'est qu'à dix ans, là-bas en Afghanistan, on devient un homme et qu'un homme, quand il est hazāra, quand il appartient à une ethnie persécutée, ne va pas à l'école. Il est esclave. Pendant cinq ans, peut-être, il va avancer vers l'Ouest, de nuit. Se cachant, travaillant le jour, amassant un pécule, des rencontres et des chances.

Afghanistan, Pakistan, Iran, Turquie, Grèce, jusqu'à cette Italie joyeuse et merveilleuse qui l'accueille et recueille son récit.

Cendre Chassane dans "Crocodiles" condense le récit du véritable Enaiat (publié en 2011 chez Liana Levi), et en fait un conte à deux voix dans lequel un écrivain journaliste plein d'empathie interviewe le réfugié.

Sa pièce est un concentré de théâtre. Sa simplicité narrative, l'économie de ses accessoires (un bout de ficelle, un cerf-volant, un ballon, un t-shirt, un livre illustré, un gâteau, un lé de tissu métallisé, des images d'infini de sable ou de ciel) suffisent à capter l'imaginaire et rendent l'histoire lisible et sensible.

Jean Grapin
23/04/2018