La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Coulisses & Cie

Assemblée générale de l'association Avignon Festival & Compagnie - 04/12/2017

Réunis en Assemblée Générale Ordinaire le lundi 27 novembre 2017 (dans la salle des fêtes de la Mairie d'Avignon), les adhérents de l'association Avignon Festival & Compagnies ont voté à une large majorité l'adoption du rapport moral 2017 et du bilan financier de l'exercice 2016, et la nomination d'un commissaire aux comptes. A été également reconduit le montant des adhésions pour 2018/2019...  

La Vieille Grille, café-théâtre depuis 1960, sera libre le 30 juin 2018… Possibilité de location-gérance ou achat bail et/ou murs - 26/10/2017

Annonce de Dominique Alezra et Arianaïs Alezra, veuve et fille de Maurice Alezra, décédé en 2011, le créateur du café-théâtre en 1961. La Vieille Grille a vu éclore de nombreux artistes parmi lesquels, Romain Bouteille, Jacques Higelin, Brigitte Fontaine, Rufus, Zouc, Bernard Haller, Jacques Serizier, Ben Zimet, Talila, et bien d'autres... Fernand Berset, Maurice Garrel, Michel Puterflam, Jorge...  

Le Théâtre de la Ville fait don de ses archives à la BnF - 26/01/2017

La Bibliothèque nationale de France et le Théâtre de la Ville marquent leur engagement mutuel en faveur de la mémoire du spectacle vivant par le don des archives de ce lieu majeur de la création contemporaine. Des milliers de photographies, l'intégralité des programmes, affiches, dossiers de presse et archives du service de la communication ainsi que des centaines d'heures d'enregistrements...  

Une exploration en prose et en dessins réussie des coulisses de la Comédie-Française - 20/10/2016

Le 21 octobre 1680 naissait la Comédie-Française… Sorti le mois dernier, "Dans les coulisses de la Comédie-Française" est un "beau" livre au sens le plus noble du terme… et le parcourir est un véritable voyage artistique qui régale les yeux et émoustille l'intelligence. Parmi les cadeaux possibles pour les fêtes de fin d'année, en voici un d'exceptionnel tant par la somme de travail qu'il...  

Espace des Arts de Chalon-sur-Saône… Attention travaux ! - 27/09/2016

Chalon-sur-Saône fait partie de ces villes malmenées par la désindustrialisation qui n'abandonnent pas complètement une politique culturelle de qualité. Et pas uniquement en souvenir de Nicéphore Niepce ou de Vivant Denon, enfants de la ville. C'est ainsi qu'à l'occasion de la rénovation de son vaisseau amiral (l'Espace des Arts, un magnifique bâtiment "brutaliste" classé monument historique) qui...  

"L’œil écoute" Thomas Février… Le petit cheval de bois - 20/02/2014

"L’œil écoute" a encore tendu l'oreille dans les coulisses de notre auteur-compositeur-interprète Thomas Février. Quelques-unes de ses chansons ont cet accent intime qui fait vibrer les cœurs et retourne les cerveaux, tant l'émotion est forte. À travers l'image de son petit cheval de bois - accessoire clé que l'on retrouve sur chacune de ses scènes - on découvre un peu plus la personnalité de...  

"L’œil écoute" dissèque Châtillon... Les contraintes de la programmation - 22/01/2014

Châtillon accueille chaque saison un certain nombre de compagnies. Il s'agit soit de leur donner la possibilité de jouer et de bénéficier d'une ou de plusieurs dates, soit de pouvoir être en résidence et/ou en co-création avec la structure. Par exemple, grâce à leur talent, les Dramaticules sont en compagnonnage pour trois ans et bénéficient à ce titre d'une aide pour la création de leurs futurs...  

"L’œil écoute" Thomas Février… Leçon de choses - 24/01/2014

Inspirée de Pierre Desproges, la "Leçon de choses", ou aussi communément appelée "La minute Mister Février", est une tradition dans les concerts de Thomas Février. Cette minute est une pause dont l'intitulé frôle l'absurde. Ici, c'est le nasique de Bornéo, un singe au long nez. Du travail de répétition à la scène... voici un joli moment de coulisses qui nous laisse encore une fois apprécié le...  

"L’œil écoute" dissèque Châtillon... toqué ! - 13/02/2014

Pour fêter l'événement, le théâtre a eu aussi la bonne idée de prolonger le moment avec un repas spécial Saint-Valentin. L'idée est juteuse et forcément délicieuse ! Voici en images ce que nous en dit son directeur, Christian Lalos... avec "L’œil écoute" bien entendu ! Précédemment sur "L’œil...  

"L'oeil écoute" dissèque Châtillon... Une affaire de rencontre - 13/12/2013

Châtillon accueille chaque saison un certain nombre de compagnies que le théâtre coproduit. C'est le cas notamment cette saison du "Don Juan" de Gilles Bouillon (en ce moment sur les planches châtillonnaises) et de la Compagnie des Dramaticules avec leur très attendue "satire de la vie culturelle française", "Affreux, bêtes et pédants". Alors comment cela se passe ? Copinage ou coup de cœur ? Il...  
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À découvrir

"Dévaste-moi"… Persuasion et précision artistique… Pour une nouvelle façon de percevoir un spectacle

"Dévaste-moi", Tournée 2018/2019

Airs célèbres d'opéra, chansons rock, romances populaires. Dans son dernier spectacle "Dévaste moi"*, Emmanuelle Laborit chante et danse, livre des confidences à son public, elle fait le show. Avec ses musicos, (ses boys), tout le tralala et ses effets, les surtitrages qui ponctuent avec humour le tour de chant.

Elle met en place avec le soutien de Johanny Bert (qui met en scène) une forme éclectique de théâtre-danse et de music-hall mêlés. Le spectacle est à bien des égards vertigineux.

C'est que, au cas présent, l'artiste ne peut parler ni entendre les sons. Les mots et le sens ne peuvent pas sortir de la bouche. Tout le spectacle est en langage des signes. Interprété, pas traduit. En chantsigne.

Ce qui donne quelque chose de déroutant d'étonnamment maîtrisé qui dépasse très largement la notion de mimodrame et oblige le spectateur qui fait parti des "entendants" à reconsidérer sa manière de percevoir un spectacle.

Car à l'inverse des repères traditionnels qui élaborent un espace scénique dans lequel le sens circule entre les deux bornes de l'indicible : celles de l'obscène et du sublime, la prestation d'Emmanuelle Laborit passe par le bout des doigts et se transmet à tout le corps sans tabous avec la seule force de la persuasion et de la précision artistique. C'est toute la personne qui exprime le poids des sensations, la raison des sentiments ainsi que les effets de style.

Jean Grapin
20/09/2018
Spectacle à la Une

De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie

"De Pékin à Lampedusa", Théâtre Essaïon, Paris

Elle est frêle comme une adolescente, longiligne, belle. Elle surgit dans la salle voûtée de l'Essaïon transformée pour un court moment, par la magie de la vidéo, en horizon marin où resplendit un soleil sur le point de se coucher. Elle porte un bandeau d'athlétisme sur le front, des baskets et un jogging noir.

De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie
Elle s'appelle Malyka R.Johany et elle va interpréter et raconter la vie de Samia Yuzuf Omar, un personnage réel qui a existé il y a quelques années, dont l'existence est passée du plus haut des rêves au plus noir des cauchemars.

Une vie pourtant si courte. Samia est née en Somalie en 1991 - pays en guerres constantes, pays en proie aux bandes intégristes - dans une famille nombreuse dont le père meurt assassiné. Samia, à seize ans, doit s'occuper de ses cinq frères et sœurs, mais elle a une passion, la course à pied. Elle court. Elle défie le temps. Si bien, si fort, qu'en 2008 elle est à Pékin avec l'équipe olympique de Somalie et court le demi-fond avec les plus grandes, ses idoles, dans la plus illustre compétition du monde, elle n'a que dix-sept ans. Quatre ans plus tard, les Jeux sont organisés à Londres. Mais elle n'y participera pas.

La pièce, écrite et mise en scène par Gilbert Ponté, raconte cette période entre la gloire naissante d'une vive jeunesse et une noyade en mer au large des côtes italiennes avec d'autres migrants. Il raconte un gâchis. Une injustice sans nom. Une tristesse à pleurer. Mais pour cela, il prend le parti de s'intéresser à la lumière, la confiance, la force, la volonté et la passion qui ont animé cette jeune femme, qui l'ont poussée, malgré les obstacles, à croire encore en ses chances de participer aux Jeux de Londres, et tenter de rejoindre l'Europe en clandestin, une soif de vivre à tout prix !

Bruno Fougniès
05/11/2018
Sortie à la Une

"Crocodiles"… Comme l'histoire d'un d'Ulysse, épuisé, recueilli par Nausicaa

"Crocodiles", Maison des Métallos, Paris

C'était, il y a, une fois. Un petit garçon qui aimait les étoiles et les arbres fruitiers. Enaiat est son nom. Sa mère, parce qu'elle l'aimait, l'a confié au destin, en l'abandonnant au-delà de la frontière alors qu'il approchait de ses dix ans.

C'est qu'à dix ans, là-bas en Afghanistan, on devient un homme et qu'un homme, quand il est hazāra, quand il appartient à une ethnie persécutée, ne va pas à l'école. Il est esclave. Pendant cinq ans, peut-être, il va avancer vers l'Ouest, de nuit. Se cachant, travaillant le jour, amassant un pécule, des rencontres et des chances.

Afghanistan, Pakistan, Iran, Turquie, Grèce, jusqu'à cette Italie joyeuse et merveilleuse qui l'accueille et recueille son récit.

Cendre Chassane dans "Crocodiles" condense le récit du véritable Enaiat (publié en 2011 chez Liana Levi), et en fait un conte à deux voix dans lequel un écrivain journaliste plein d'empathie interviewe le réfugié.

Sa pièce est un concentré de théâtre. Sa simplicité narrative, l'économie de ses accessoires (un bout de ficelle, un cerf-volant, un ballon, un t-shirt, un livre illustré, un gâteau, un lé de tissu métallisé, des images d'infini de sable ou de ciel) suffisent à capter l'imaginaire et rendent l'histoire lisible et sensible.

Jean Grapin
23/04/2018