La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle

Coin de l’œil

Frankenweenie : la madeleine de Burton - 12/11/2012

On a tous des souvenirs d’enfance, plus ou moins fantasmés par l’inévitable nostalgie qui les accompagne. Ceux de Tim Burton ont la forme de joyeux cauchemars, peuplés de créatures imaginaires et de héros de cinéma d’épouvante, uniques compagnons de solitude d’enfants hirsutes qui peinent à trouver...  

Rock’n’Love : Coup de foudre à Rockin’ Hill - 09/10/2012

Enchaînés l’un à l’autre par une paire de menottes… On peut difficilement faire plus simple point de départ pour lancer cette comédie romantique, au cours de laquelle Adam, un chanteur pop américain, et Morello, une rockeuse indé anglaise, se voient contraints de cohabiter intimement, pour,...  

L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres - 31/08/2012

Le chaos en travaux du Forum des Halles est l’endroit idéal pour goûter aux merveilles venimeuses que nous propose cette année l’Étrange Festival. Une sélection de pépites qui nous emmènent explorer les recoins les plus sombres du monde contemporain. Plongez dans les entrailles de l’enfer sur terre… Depuis dix-huit ans, l’Étrange Festival est une manifestation incontournable. Non seulement parce...  

Expendables 2 : y’en a un peu plus, je vous les mets quand même ? - 20/08/2012

Bien qu’également sorti au cœur de l’été aux États-Unis - le 17 août pour être précis -, saison propice aux coups de chaud, aucun tueur de masse surarmé n’a été signalé aux avant-premières de "Expendables 2", et aucune fusillade n’a été à déplorer. Il est vrai que se livrer à un massacre au fusil...  

35e Festival de Douarnenez : Los Indignados à l’honneur - 06/08/2012

Les montagnes basques, les plages de Galice, les nuits catalanes, les embruns bretons et une gay pride de quatre jours en prime. Ne cherchez pas, aucune agence de voyage ne vous proposera mieux que le Festival de Douarnenez. En août, c’est chez les Penn Sardin que ça se passe ! Comment dit-on Kouign Amann en Catalan, en Basque et en Galicien ? La question, d’apparence incongrue, devrait pourtant...  

Dark Shadows : quintessence burtonienne - 23/05/2012

Complément idéal de l’exposition qui lui est consacrée à la Cinémathèque, "Dark Shadows" synthétise le cinéma de Tim Burton : un feu d’artifice créatif, une symphonie gothique et romantique, une ode amoureuse au cinéma fantastique populaire, un plaidoyer débordant d’humour pour les héros à côté de la plaque de la "normalité". Chef d’œuvre. Tim Burton aura beaucoup fait pour l’édification des...  

Sur la piste du Marsupilami : Houba top ! - 16/04/2012

On a tout en nous quelque chose du Marsupilami. En tout cas, nous sommes nombreux à avoir rêvé de le rencontrer pour de bon. Alain Chabat vient de donner vie à ce fantasme d’enfance. Et, par la même occasion, de rendre un très bel hommage à un dessinateur de génie. Flash back. Nous sommes en 1969, j’ai dix ans, et pour mon anniversaire, mes parents m’offrent quelques albums de BD. Parmi eux,...  

Young Adult : l’éternelle jeunesse est un naufrage - 06/04/2012

Il y a pire que refuser de vieillir : ne pas arriver à grandir. Si, dans "Juno", Jason Reitman filmait une adolescente très mature, dans "Young Adult", au contraire, il s’intéresse aux fantasmes, mi-eau de rose, mi-bourbon sec, d’une adulte qui rêve d’avoir toujours de l’acné. Grandir n’est pas forcément donné à tout le monde. Pour certains et pour certaines, qui veulent se persuader qu’on a tous...  

La Dame en Noir : brumes et mélancolie - 13/03/2012

Pour son premier rôle post-Harry Potter, Daniel Radcliffe enfile le costume très british d’un clerc de notaire dépressif aux prises avec un fantôme vengeur, dans un film qui renoue avec la tradition de l’épouvante gothique. Aux commandes, un jeune réalisateur qui puise son inspiration dans les leçons des grands anciens, sous la bannière de la Hammer ressuscitée. À chacun sa mode vintage. Tandis...  

L’exercice de l’État : rêver, peut-être… - 27/02/2012

À la veille d’une élection aussi cruciale que la présidentielle, "L’Exercice de l’État" n’est peut-être pas le film idéal à voir. Quoique… Peut-être, au contraire, l’est-il. Ne serait-ce que pour ne pas se bercer d’illusion sur les réelles intentions de l’élu(e) que l’on enverra sur le trône élyséen avec notre bulletin de vote, et sur les marges de manœuvres dont disposeront les pions qui...  
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À découvrir

"Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !

"Une chambre en Inde", Théâtre du Soleil, Paris

Reprise Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.

Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié "Artaud". Il avait "pété les plombs" suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.

Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.

La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait "comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?".

Safidin Alouache
03/12/2017
Spectacle à la Une

Lou Casa… Une nouvelle résonance, étonnamment actuelle, pour les chansons de Barbara

Il n'est jamais aisé de s'approprier et d'interpréter des chansons créées, portées, sublimées par des artistes tels que Barbara. Mais là où beaucoup échouèrent, Lou Casa et son chanteur Marc Casa relèvent le défi avec brio et donne une lecture étonnante, poignante et incroyablement juste de six morceaux choisis de la Dame en noir.

Lou Casa… Une nouvelle résonance, étonnamment actuelle, pour les chansons de Barbara
Lou Casa, c'est deux frères, l'un au chant (Marc), l'autre au piano (Fred) et un bassiste (Julien Aeillon)… issus d'un collectif (à géométrie variable : 3 à 10 membres) qui travaillent sur des créations tant musicales (chansons, musiques improvisées) qu'expérimentales où peuvent s'associer danse, slam, poésie, vidéo, etc. Ici, après différentes productions, dont "Barbara, Quinze ans" en novembre 2012 qui initiera en 2014 le projet "Chansons de Barbara", ils décident de coucher six interprétations sur un CD intitulé "À ce jour" dont on espère que d'autres suivront.

Marc Casa donne une intonation particulière aux mots de Barbara (1), de Brel (2), de Françoise Lo (3) ou de Georges Bérard (4), portant avec élégance une certaine fêlure dans la voix qui amplifie l'émotion exprimée, la fragilité sous-tendue. En même temps, le grain légèrement rugueux donne la force et l'énergie au chant, imprimant la trame musicale soutenue par la basse toute en rythmique associée au piano percussif, notamment dans le sublime "Perlimpinpin" presque guerrier, revendicatif… Le clip est d'ailleurs très révélateur et significatif de l'interprétation choisie, exprimée par Lou Casa. Voix parlée chuchotée, prenant doucement de l'amplitude. Derrière le piano roule les notes en une rivière sautillante mi-tango mi-reggae, appuyant certains mots scandés par Marc Casa.

Gil Chauveau
04/12/2017
Sortie à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre de la Contrescarpe, Paris

Reprise Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016