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La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Maurane… "Le Boogie du bagout" et le swing à fleur de peau - 18/05/2018

Suite et fin de l'interview que nous avions réalisé à l'occasion de son passage aux Francofolies de La Rochelle, le 13 juillet 1990, pour "La fête à... Maurane", qui fut suivie ce soir-là - en toute logique - d'une "fête à... Nougaro". Cette soirée festive marquait la reconnaissance définitive de son incroyable talent vocal et de sa capacité à produire des spectacles toniques, humoristiques,...  

Maurane, "Du prélude de Bach" au "Carnet de Mô" pour un dernier "Morceau en forme de Nougarose" - 17/05/2018

Il y a dix jours, Maurane quittait définitivement la scène, nous laissant orphelin d'une des plus belles voix de la chanson francophone et du jazz. Excellente musicienne et chanteuse possédant une voix à la tessiture ample, s'associant bien aux sonorités jazzy, tout en gardant l'aisance d'un registre chantant, elle aimait, tout comme Nougaro qu'elle admirait, aller d'un univers musical à l'autre....  

Mimi Barthélémy... La Reine du Conte (suite et fin) - 28/05/2013

"Conter, c'est se raconter"... Quand l'oralité s'imprime sur le papier, elle devient aussi notre mémoire, souvenirs de nos rencontres, de celles où l'on se raconte... Et Mimi était généreuse dans ce domaine, de cette générosité souriante qui ouvre les cœurs... Le conte est avant tout la mémoire de la culture mais aussi des hommes et de leur vie... À travers ses mots, la mémoire est vivante, Mimi...  

Mimi Barthélémy... La Reine du Conte - 28/05/2013

Mimi Barthélémy est parti pour le pays de l'envers du décor le 27 avril 2013. Fin 2012, elle avait créé son nouveau spectacle "Kouté chanté" lors d'une résidence de création au théâtre Antoine Vitez d'Ivry-sur-Seine. Ambassadrice du conte, elle n'a jamais cessé de perpétuer le riche patrimoine oral d'Haïti, en l'enrichissant d'une grande créativité. En 92, elle connaît un grand succès avec "La...  

Kent... Année 90 : "À nos amours" et un titre phare "J'aime un pays" (suite et fin) - 25/04/2013

En 1990, Kent a à son actif quatre albums avec Starshooter et quatre en solo avec la parution de "À nos amours". Pour ce dernier, il s'attache le concours de Jacques Bastello qu'il a rencontré quelques années plus tôt. Cette collaboration donnera notamment "J'aime un pays", le titre qui sortira définitivement Kent du brouillard dans lequel il naviguait à l'époque. Aujourd'hui, Kent est devenu un...  

Kent... Année 90 : "À nos amours" et un titre phare "J'aime un pays" - 24/04/2013

Le 4 mars 2013, le nouveau CD de Kent, "Le temps des âmes", est dans les bacs. Vingt-trois ans plus tôt, l'ex-rocker prend une nouvelle place dans la chanson française. Jusqu'à la sortie de son quatrième album solo "A nos amours" début 1990, Kent reste toujours, aux yeux du public et de la profession, un ex-Starshooter. C'est le premier titre de cet opus, "J'aime un pays", qui va enfin le...  

Le Chaînon Manquant... Un outil de liaison (suite) - 06/09/2012

Au programme de cette première édition du Chainon Manquant... quatre "locomotives" : Paul Personne, Le Quatuor (déjà lui !), Chanson Plus Bifluorée et les Flying Pickets... Qui porteront les vrais révélations de ce festival naissant. Parmi celles-ci, c'est sans doute "la" clown Gardi Hutter qui marquera le plus le public tourangeau. Mais il fallait compter aussi sur La Framboise Frivole, Yannick...  

Le Chaînon Manquant... Un outil de liaison - 06/09/2012

L'année 1991 est riche d'événements. Elle sera marquée notamment par le retour sur scène et sur CD de François Béranger. C'est aussi l'année de création du festival Le Chainon Manquant. Initié par le réseau Orques-idées - dont les créateurs sont, entre autres, Pierre Soler, Joël Breton et Martine Lésineau -, Il se veut la première vitrine de la jeune création du spectacle vivant toutes...  

Hubert-Félix Thiéfaine, Chroniques d'un bluesman au rock sentimental (suite et fin) - 05/03/2012

Pour finir cet entretien, Hubert-Félix Thiéfaine nous parle évidemment de la scène - à l'époque, il pouvait déjà comptabiliser, sur une tournée, 12 à 15 dates par mois - mais aussi du fait que certaines de ses chansons sont étudiées en cours de français. En complément de cette interview, l'encadré "Rock News" permet de se remémorer quelques actualités de la scène rock de ce début d'année 91.  

Hubert-Félix Thiéfaine, Chroniques d'un bluesman au rock sentimental - 05/03/2012

En 1990, Hubert-Félix Thiéfaine sort son neuvième album, "Chroniques bluesymentales", le premier enregistré aux États-Unis (produit par Barry Reynolds). Douze ans se sont passés depuis le devenu mythique "Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s'émouvoir...". Et déjà presque vingt ans de scène puisqu'il débuta dans les cabarets et MJC au début des années soixante-dix. C'est dans...  
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"Ma B.O. en couleurs" Silvano Jo… J'ai la mémoire qui chante…

"Et si pour toi, là bas c'est l'paradis Dis-toi qu'dans leur p'tite tête l'paradis C'est ici hum! C'est ici" Jean-Louis Aubert.
Le paradis c'est, un dimanche, rejoindre quelques amis.

© Laurence Guenoun.
Le paradis, c'est passer quelques instants, masqués, oui ! (Monsieur le président !) À échanger des mots avec quelques invités triés sur le volet. Non pas par prétention, mais par précaution puisque le virus circule et qu'il est, paraît-il, plus virulent, en petit comité.
Le paradis c'est, un dimanche pluvieux, se retrouver pour soutenir un artiste talentueux qui, l'espace d'un instant, transforme son loft en café-théâtre pour partager un spectacle bien vivant.

L'artiste s'appelle Sylvain mais son nom de scène est "Silvano". Et il nous offre, sur une heure, un show truffé de bons mots, de chansons d'aujourd'hui et d'avant, puis de costumes délirants.

Quel plaisir d'assister, presque clandestinement, au bonheur d'un comédien désireux de jouer, de se montrer, et de partager ; le tout accompagné par un musicien charmant et classieux.

Le paradis, pour lui, pour les deux, serait de se retrouver dans un théâtre. Vous savez, le théâtre, ce lieu où des individus de tous les horizons, le soir ou la matinée venus, se rejoignent pour entendre, écouter, savourer des textes d'auteurs, morts ou vivants ? Ces lieux dont on ne sait peu de choses en ce moment, excepté les grands… et encore… on se demande parfois qui ils intéressent vraiment ?

Isabelle Lauriou
05/02/2021
Spectacle à la Une

"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins

L'ombre fantomatique du vieux Roi légendaire n'est pas prête à laisser en paix les générations qui se suivent, tant les interrogations posées par William Shakespeare sont d'une historicité atemporelle. Désirs de pouvoir et de sexe intimement reliés l'un à l'autre pour les rendre consanguins, trahison et fidélité à un moi idéal déposé en soi par les vœux des pères, guerres des sexes et guerres intestines ou intracommunautaires se recouvrant à l'envi, ce magma incandescent parle en nous comme une matière en fusion à jamais constitutive de l'humain.

© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.

Yves Kafka
15/01/2021
Sortie à la Une

J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021