La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Théâtre

Le Pacte des sœurs, une entente familiale à l'origine de deux femmes d'exception - 03/05/2018

Marie Curie a-t-elle eu une vie, une famille, une jeunesse avant d'être celle dont la Terre entière se souvient pour avoir changé le cours de l'humanité ? Réponse… Oui ! Et c'est ce que nous raconte le "Pacte des deux sœurs", une mise en lumière de deux personnalités extraordinaires, hors du commun, dont incontestablement Bronia est la moins connue des deux, le travail de Marie et de son mari...  

"Mon Lou"… Quand Apollinaire écrivait pour l'éternité dans un monde sans lendemain - 30/04/2018

Fin d'été. Louise de Coligny-Châtillon* apparaît dans la vie de Guillaume, Apollinaire de Kostrowitzky. Fantasque probablement, aventureuse sûrement, elle est une pionnière de l'aviation. Mais face aux déclarations enflammées que lui adresse le poète, elle se montre indifférente, amusée, étonnée, flattée, lassée. Telle est Louise. L'aventure ne dura pas longtemps. Elle céda trois fois. Elle fut...  

"Reconstitution"… L'amour comme un besoin, une éthique, dans un spectacle capable de toucher au cœur - 27/04/2018

Après "Clôture de l'amour", Pascal Rambert revient fouiller les entrailles des sentiments amoureux pour en extraire cette fois le sublime, le sacré, l'intouchable beauté. Une femme, un homme, face à face dans un cérémonial païen vont tenter de revivre l'instant toujours trop fugace de leur amour. Ils vont s'étreindre par les mots, longtemps, bien longtemps après la rupture, au moment où...  

"Stage your city", une manière renouvelée de conter la ville, ses énigmes… entre virtuel et réel - 19/04/2018

Sous le titre un tantinet globish "Stage your city" se cache un projet à la fois technique et culturel d'une grande ambition européenne. Managées par Michel Didym, des équipes pluridisciplinaires (à Karlsruhe, Oslo, Tbilissi, et Nancy) sont parties à la recherche d'une manière de théâtralité adaptée à l'espace urbain en exploitant les nouvelles technologies et les possibilités qu'offrent les...  

"Sandre"… Une vie qu’on épluche, même une toute petite vie, ça peut faire pleurer les yeux - 09/03/2018

Sur scène, c'est comme un trône. Un trône pitoyable. Fauteuil à l'ancienne. Pas vraiment voltaire. Pas vraiment club non plus. Plutôt crapaud. Juché sur un piédestal pas du tout en marbre. Ça ressemble plus à de la palette empilée. Peinte en noir. Et puis un abat-jour en vessie de mouton tendue. Beige très clair. Monté sur un pied trop haut. Et puis c'est tout. Un trône ordinaire. Un trône de...  

"Hans Peter - Tragic Konzert"… Un duel virtuose entre clown et violon pour l'art de la sonate - 10/04/2018

Les violons ont une âme, c'est bien connu. Et Christian Têtard, avec ses vingt ans de violon et ses douze ans de clowns, est un artiste singulier qui entend bien montrer à travers son personnage de Hans Peter comment maîtriser cette âme-là et faire sonner la sonate dans toutes les circonstances. Hans Peter, en serviteur zélé de la Musique et de son maître Ludwig van Beethoven, s'exerce au...  

"Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante - 10/11/2018

Jeunesse amoureuse, frondeuse et insoumise. Amour acté et signé sans consentement de leurs géniteurs et, en secours rusé mais généreux, l'homme Scapin au pedigree de valet futé donne la cadence de la danse. Dans un pur esprit de troupe, Emmanuel Besnault et une ribambelle de comédiens musiciens chanteurs nous prouvent, avec impétuosité et fraîcheur, l'intemporalité du texte de Molière. Le...  

"Tous mes rêves partent…" dans un imaginaire collectif… petite république éphémère… - 07/04/2018

Quel bel espace de liberté que cette bibliothèque là ! Dans "Tous mes rêves partent de gare d'Austerlitz" (mise en scène de Marjorie Nakache), l'auteur Mohamed Kacimi donne à partager les instants de liberté de Zélie, Rosa, Lily, Barbara, Frida, Marylou. Ce petit groupe d’amies qui se rencontrent à l'abri des regards, pour suivre un programme simple : rire, fumer, boire et rêver. Le spectateur...  

"Le Fils"… la vie n'est que songe et lanterne du voisin - 06/04/2018

Placide et monotone. Mais pas paisible. Avec ses côtés drôles. Jon Fosse, dans "le Fils", décrit la vie de couple alors que la nuit tombe et que l'homme guette à la fenêtre. La lumière chez le voisin, la lumière des phares de l'autocar. Ils vont et viennent, réitérant des paroles anodines dans le salon. Côte à côte. Leur salon est une salle d'attente avec ses silences denses. Dans cette histoire,...  

Courteline à déguster en sept petites bouchées - 05/04/2018

La fantaisie verbale, c'est ce qui ressort de ce collage de courtes pièces. Ainsi est dévoilé Georges Courteline, s'amusant du langage, qu'il soit à demi argotique, populaire ou judiciaire (pour le dernier met de cette dégustation). Des dialogues qui fouettent, qui sourdent le cru, le collectage dans la rue, au coin du zinc ou dans les bureaux administratifs où l'auteur a fait une partie de ses...  
1 ... « 2 3 4 5 6 7 8 » ... 65

Brèves & Com


Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.


PUB


    Aucun événement à cette date.
Publicité



À découvrir

"Dévaste-moi"… Persuasion et précision artistique… Pour une nouvelle façon de percevoir un spectacle

"Dévaste-moi", Tournée 2018/2019

Airs célèbres d'opéra, chansons rock, romances populaires. Dans son dernier spectacle "Dévaste moi"*, Emmanuelle Laborit chante et danse, livre des confidences à son public, elle fait le show. Avec ses musicos, (ses boys), tout le tralala et ses effets, les surtitrages qui ponctuent avec humour le tour de chant.

Elle met en place avec le soutien de Johanny Bert (qui met en scène) une forme éclectique de théâtre-danse et de music-hall mêlés. Le spectacle est à bien des égards vertigineux.

C'est que, au cas présent, l'artiste ne peut parler ni entendre les sons. Les mots et le sens ne peuvent pas sortir de la bouche. Tout le spectacle est en langage des signes. Interprété, pas traduit. En chantsigne.

Ce qui donne quelque chose de déroutant d'étonnamment maîtrisé qui dépasse très largement la notion de mimodrame et oblige le spectateur qui fait parti des "entendants" à reconsidérer sa manière de percevoir un spectacle.

Car à l'inverse des repères traditionnels qui élaborent un espace scénique dans lequel le sens circule entre les deux bornes de l'indicible : celles de l'obscène et du sublime, la prestation d'Emmanuelle Laborit passe par le bout des doigts et se transmet à tout le corps sans tabous avec la seule force de la persuasion et de la précision artistique. C'est toute la personne qui exprime le poids des sensations, la raison des sentiments ainsi que les effets de style.

Jean Grapin
20/09/2018
Spectacle à la Une

De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie

"De Pékin à Lampedusa", Théâtre Essaïon, Paris

Elle est frêle comme une adolescente, longiligne, belle. Elle surgit dans la salle voûtée de l'Essaïon transformée pour un court moment, par la magie de la vidéo, en horizon marin où resplendit un soleil sur le point de se coucher. Elle porte un bandeau d'athlétisme sur le front, des baskets et un jogging noir.

De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie
Elle s'appelle Malyka R.Johany et elle va interpréter et raconter la vie de Samia Yuzuf Omar, un personnage réel qui a existé il y a quelques années, dont l'existence est passée du plus haut des rêves au plus noir des cauchemars.

Une vie pourtant si courte. Samia est née en Somalie en 1991 - pays en guerres constantes, pays en proie aux bandes intégristes - dans une famille nombreuse dont le père meurt assassiné. Samia, à seize ans, doit s'occuper de ses cinq frères et sœurs, mais elle a une passion, la course à pied. Elle court. Elle défie le temps. Si bien, si fort, qu'en 2008 elle est à Pékin avec l'équipe olympique de Somalie et court le demi-fond avec les plus grandes, ses idoles, dans la plus illustre compétition du monde, elle n'a que dix-sept ans. Quatre ans plus tard, les Jeux sont organisés à Londres. Mais elle n'y participera pas.

La pièce, écrite et mise en scène par Gilbert Ponté, raconte cette période entre la gloire naissante d'une vive jeunesse et une noyade en mer au large des côtes italiennes avec d'autres migrants. Il raconte un gâchis. Une injustice sans nom. Une tristesse à pleurer. Mais pour cela, il prend le parti de s'intéresser à la lumière, la confiance, la force, la volonté et la passion qui ont animé cette jeune femme, qui l'ont poussée, malgré les obstacles, à croire encore en ses chances de participer aux Jeux de Londres, et tenter de rejoindre l'Europe en clandestin, une soif de vivre à tout prix !

Bruno Fougniès
05/11/2018
Sortie à la Une

"Crocodiles"… Comme l'histoire d'un d'Ulysse, épuisé, recueilli par Nausicaa

"Crocodiles", Maison des Métallos, Paris

C'était, il y a, une fois. Un petit garçon qui aimait les étoiles et les arbres fruitiers. Enaiat est son nom. Sa mère, parce qu'elle l'aimait, l'a confié au destin, en l'abandonnant au-delà de la frontière alors qu'il approchait de ses dix ans.

C'est qu'à dix ans, là-bas en Afghanistan, on devient un homme et qu'un homme, quand il est hazāra, quand il appartient à une ethnie persécutée, ne va pas à l'école. Il est esclave. Pendant cinq ans, peut-être, il va avancer vers l'Ouest, de nuit. Se cachant, travaillant le jour, amassant un pécule, des rencontres et des chances.

Afghanistan, Pakistan, Iran, Turquie, Grèce, jusqu'à cette Italie joyeuse et merveilleuse qui l'accueille et recueille son récit.

Cendre Chassane dans "Crocodiles" condense le récit du véritable Enaiat (publié en 2011 chez Liana Levi), et en fait un conte à deux voix dans lequel un écrivain journaliste plein d'empathie interviewe le réfugié.

Sa pièce est un concentré de théâtre. Sa simplicité narrative, l'économie de ses accessoires (un bout de ficelle, un cerf-volant, un ballon, un t-shirt, un livre illustré, un gâteau, un lé de tissu métallisé, des images d'infini de sable ou de ciel) suffisent à capter l'imaginaire et rendent l'histoire lisible et sensible.

Jean Grapin
23/04/2018