La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Lyrique

"Don Carlos", un opéra français hors normes de Verdi à Bastille - 19/10/2017

Événement annoncé de son début de saison, l'Opéra de Paris offre une nouvelle production à tous égards exceptionnelle de la version originale du "Don Carlos" composée en 1866 par Giuseppe Verdi, rarement redonnée sur scène depuis avec ses cinq actes. Défendu par les chanteurs parmi les meilleurs du moment dirigés par Philippe Jordan et mis en scène par Krzysztof Warlikowski (une affiche brillante...  

Une mariée et un enterrement, "Miranda" à l'Opéra Comique - 29/09/2017

Du 25 septembre au 5 octobre 2017, le flamboyant Opéra Comique (après sa rénovation) met à l'affiche un des opéras les plus originaux du moment, à la fois baroque et contemporain. C'est "Miranda", fruit d'une deuxième collaboration entre la metteure en scène Katie Mitchell et Raphaël Pichon à la tête de son ensemble Pygmalion. Tout est parti d'une envie de Raphaël Pichon de faire connaître des...  

"Cosi fan Tutte" à Garnier ou la douce danse des désillusions - 17/09/2017

L'Opéra national de Paris remet à l'affiche la production de Anne Teresa de Keersmaeker pour quatorze représentations avec une distribution vocale en grande partie renouvelée. Dirigé avec une acuité brillante par Philippe Jordan à la tête d'un orchestre magnifique, l'opéra de W.A. Mozart retrouve ici une superbe vitalité. "Cosi fan Tutte", ainsi font-elles toutes, affirme Don Alfonso dans une des...  

"Roméo et Juliette, West Side Story", un mix-opéra déjanté au Festival Midsummer d'Hardelot - 17/07/2017

L'Ensemble Contraste et la Compagnie Deracinemoa ont offert un spectacle savoureux et désopilant dans le cadre charmant du Théâtre élisabéthain du Château d'Hardelot avec leur vison déjantée du chef-d'œuvre de William Shakespeare associé aux chansons de la célèbre comédie musicale de Leonard Bernstein. Une conclusion pleine de panache pour cette édition 2017 du Festival Midsummer, un des moments...  

"Don Giovanni" à Aix, l'ivresse et la jeunesse en partage - 12/07/2017

Jean-François Sivadier retrouve la scène du Palais de l'Archevêché en cette 69e édition du festival et nous offre un superbe "Don Giovanni" plein de feu et de finesse, revivifié à l'énergie du théâtre de tréteaux. Dirigé par le fougueux Jérémie Rhorer, le chef-d'œuvre de Mozart, défendu par une troupe de jeunes chanteurs brillants et charismatiques, retrouve spontanéité et fraîcheur. À voir...  

Un ingénieux "Rake's Progress" au Festival d'Aix - 10/07/2017

L'opéra d'Igor Stravinski, chef-d'œuvre de la vieillesse qu'il crée en 1951, est programmé au Festival lyrique d'Aix-en-Provence jusqu'au 18 juillet. Cette production du metteur en scène Simon Mc Burney actualise avec humour et ingéniosité cette fable morale cruelle sur "le désir et la conscience" malheureuse du "Libertin". Exilé aux États-Unis depuis 1939 et fait citoyen américain en 1945, Igor...  

"Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix - 09/07/2017

Le metteur en scène Dmitri Tcherniakov propose une réévaluation radicale de l'un des plus célèbres opéras au monde, "Carmen", à l'invitation de la 69e édition du Festival lyrique d'Aix-en-Provence. Desservie par une vision réductrice et sans souffle, la production est cependant sauvée par une distribution vocale séduisante et une interprétation orchestrale fabuleuse. Sur le papier, l'idée semble...  

Catherine Trottmann, un chant de lumière et de grâce - 02/06/2017

Catherine Trottmann, âgée de vingt-cinq ans, a réussi en moins de trois ans à devenir l'irrésistible interprète du répertoire de mezzo léger que toutes les grandes scènes désirent. Nommée cette année dans la catégorie "Révélation artiste lyrique" des Victoires de la Musique, elle a brillé récemment dans le concert Prélude du Festival d'Auvers-sur-Oise et répète en ce moment à Lausanne Zerline...  

"Pelléas et Mélisande", beau songe d'un désastre obscur - 16/05/2017

Au Théâtre des Champs-Élysées, "Pelléas et Mélisande", dans une mise en scène signée par Éric Ruf, entre dans l'histoire des grandes productions du chef-d'œuvre. Avec la divine Mélisande de Patricia Petibon, le superbe Arkel de Jean Teitgen et l'art du chef Louis Langrée à la tête d'un admirable Orchestre National de France, le drame de Claude Debussy ensorcelle avec la force des premières fois....  

Enchanteresse "Alcione" à l'Opéra Comique - 04/05/2017

Pour la réouverture de la Salle Favart, le vieux rêve de Jordi Savall se réalise avec cette nouvelle version scénique de l'opéra de Marin Marais, jamais redonné à Paris depuis 1771. Dans une production originale de Louise Moaty, qui fait la part belle aux arts du cirque, une troupe de jeunes chanteurs formidables et Le Concert des Nations dirigés par le Maître revivifient ce chef-d'œuvre du...  
1 ... « 2 3 4 5 6 7 8 » ... 20

Brèves & Com


Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.


PUB


    Aucun événement à cette date.
Publicité



À découvrir

"Barbara amoureuse"… Ah qu'il est doux le temps des amours

Caroline Montier chante "Barbara amoureuse", Essaïon Théâtre, Paris

Chanter l'amour comme une femme, chanter l'amour de toutes les femmes, et interpréter celle qui sut tant aimer les hommes ainsi que son public. Dans une belle et élégante simplicité, Caroline Montier nous offre quelques joyaux mélodiques et poétiques de la grande Barbara, éternelle amoureuse.

Parti-pris judicieux, Caroline Montier a puisé dans le répertoire de jeunesse de la dame en noir, époque L’Écluse, Bobino (en première partie de Félix Marten en 61 et de Brassens en 64, puis en vedette en 65), et des premiers Olympia… Période Barbara jeune, tendre, passionnée ou orageuse amante. Une femme qui, à ses débuts, fut tout aussi timide et réservée que mutine et fougueuse, aimant tant l'amour que les hommes qui souvent l'ont comblée.

De titres connus ("Dis, quand reviendras-tu", 1ère version 1962 ou "La Solitude", 1965) à ceux qui le sont moins ("Pierre", 1964 ou "Gare de Lyon", 1964), Caroline Montier a construit un récital sur ces aventures qui ont jalonné sa vie, mais ici avec un choix de chansons enregistrées par Barbara entre 1962 et 1968, avec une prédilection pour des compositions de 64 ("Toi l'homme", "Je ne sais pas dire", "Septembre"…) ou de 68 ("Du bout des lèvres", "Amoureuse", "Le Testament", "Tu sais"…).

Dans cette exploration originale, Caroline Montier fait le choix d'aller croquer un rayon de soleil dans les amours de Barbara, apportant, avec subtilité et talent, une touche de grâce à l'ensemble.

Gil Chauveau
12/12/2018
Spectacle à la Une

"Adieu Monsieur Haffmann"… Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs

Reprise de la pièce aux quatre "Molière 2018", Théâtre Rive Gauche, Paris

La pièce est dessinée en traits purs, comme une esquisse, une encre fine qui laisse autant de place à l'imaginaire dans les espaces laissés vides que dans les tracés. Une sorte de stylisation mêlée à une extrême pudeur pour permettre à cette histoire de briller malgré la noirceur de l'époque où elle se déroule.

1942, les nazis instaurent le port obligatoire de l'étoile jaune pour les Juifs, monsieur Haffmann décide de se cacher dans la cave de sa bijouterie et d'en confier la direction (ainsi que sa propre sécurité) à son employé goy Pierre Vigneau.

Le décor sobre de Caroline Mexme, tout en déclinaisons de gris, sert de fond à cette époque aux couleurs vert-de-gris. D'un côté la cave où se cache Joseph Haffmann, de l'autre l'appartement à l'étage où s'installent Pierre et sa femme, jeune couple en attente d'un enfant qui ne vient pas. Dehors, les persécutions contre les Juifs s'intensifient, dénonciations, expropriations, et puis la rafle du Vél d'Hiv…

C'est dans ce huis clos que va se dérouler la pièce. Une vie à trois qui s'organise sur la base d'un double contrat : donnant-donnant. L'employé-modèle accepte de cacher son patron et de diriger la boutique à condition que celui-ci veuille bien tenter de mettre enceinte sa femme - car lui-même est stérile et monsieur Haffmann si fertile que sa descendance est déjà au nombre de quatre. Contrat aux allures diaboliques dans une époque où l'intégrité est soumise à toutes sortes de tentations, où toutes les trahisons sont possibles.

Bruno Fougniès
09/10/2018
Sortie à la Une

"Crocodiles"… Comme l'histoire d'un d'Ulysse, épuisé, recueilli par Nausicaa

"Crocodiles", en tournée 2018/2019

C'était, il y a, une fois. Un petit garçon qui aimait les étoiles et les arbres fruitiers. Enaiat est son nom. Sa mère, parce qu'elle l'aimait, l'a confié au destin, en l'abandonnant au-delà de la frontière alors qu'il approchait de ses dix ans.

C'est qu'à dix ans, là-bas en Afghanistan, on devient un homme et qu'un homme, quand il est hazāra, quand il appartient à une ethnie persécutée, ne va pas à l'école. Il est esclave. Pendant cinq ans, peut-être, il va avancer vers l'Ouest, de nuit. Se cachant, travaillant le jour, amassant un pécule, des rencontres et des chances.

Afghanistan, Pakistan, Iran, Turquie, Grèce, jusqu'à cette Italie joyeuse et merveilleuse qui l'accueille et recueille son récit.

Cendre Chassane dans "Crocodiles" condense le récit du véritable Enaiat (publié en 2011 chez Liana Levi), et en fait un conte à deux voix dans lequel un écrivain journaliste plein d'empathie interviewe le réfugié.

Sa pièce est un concentré de théâtre. Sa simplicité narrative, l'économie de ses accessoires (un bout de ficelle, un cerf-volant, un ballon, un t-shirt, un livre illustré, un gâteau, un lé de tissu métallisé, des images d'infini de sable ou de ciel) suffisent à capter l'imaginaire et rendent l'histoire lisible et sensible.

Jean Grapin
23/04/2018