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La SACD aux Francophonies en Limousin 2018… Soutenir les écritures francophones dans leur diversité  21/09/2018

Le festival des Francophonies en Limousin accueille, du 26 septembre au 6 octobre à Limoges, tous les auteurs et autrices du spectacle vivant francophone. Partenaire du festival depuis de nombreuses années, la SACD met à l'honneur la vitalité des écritures francophones venues du monde entier à l'occasion de la remise de son Prix de la Dramaturgie Francophone.

Chaque année, elle réaffirme son soutien sans faille à la défense de la culture et de la diversité qui est un enjeu fondamental. Cet engagement s'exprime également dans son partenariat avec le prix RFI Théâtre auquel la SACD s'associe depuis sa création en 2014.

Le texte lauréat 2018 est "Maître Karim la perdrix" de Martin Bellemare

Attribué à l'auteur d'une œuvre d'expression française parmi une sélection de textes proposée par la Maison des Auteurs de Limoges, le prix SACD de la Dramaturgie Francophone 2018 est décerné à "Maître Karim la perdrix" de l'auteur canadien Martin Bellemare, un texte au rythme singulier fruit d'une construction à plusieurs voix, une œuvre forte sur un sujet d'actualité, l'exil.

La remise de ce prix décerné par la commission Théâtre de la SACD, aura lieu le dimanche 30 septembre à 13 h à l'espace Côté Jardin situé dans le jardin du Bureau du Festival. Blandine Pélissier et Marion Aubert, membres de la commission théâtre de la SACD, remettront le Prix 2018 à Martin Bellemare en compagnie de Marie-Agnès Sevestre, directrice du festival des Francophonies. Cette cérémonie sera suivie par la remise du Prix RFI Théâtre 2018 en collaboration avec la SACD.

Issu du programme d'écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada, le dramaturge canadien Martin Bellemare est l'auteur d'une quinzaine de pièces. Il reçoit le Prix Gratien-Gélinas pour "Le Chant de Georges Boivin" en 2009 et obtient trois fois l'Aide à la création du CNT (ARTCENA) pour "La Liberté" en 2012, "Maître Karim la perdrix" et "Moule Robert" en 2017, cette dernière pièce étant soutenue dans l'écriture par une bourse du CNL.

Publié chez Dramaturges Éditeurs, Martin Bellemare reçoit plusieurs fois le soutien du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et lettres du Québec. Son travail en théâtre jeune public est publié chez Lansman : "Des pieds et des mains", "La chute de l'escargot", "Tuer le moustique", "Un château sur le dos", "Le cri de la girafe", "L'oreille de mer".

Il donne différents ateliers (ETC_Caraïbe, Jamais Lu, Festival Petits et Grands, Paris-Bibliothèques/Tarmac, Théâtre Bouches Décousues, Théâtre de l'Aquarium, CARROI/La Flèche) et effectue plusieurs résidences d'écriture notamment à la Maison des Auteurs de Limoges en 2014. Dans le cadre d'une résidence d'écriture en Pologne, il écrit ainsi, pour le projet francophone de DramÉducation, quatre courtes pièces publiées chez DramÉdition : "Barbus au sommet de la montagne", "La ligne droite", "Le rendez-vous", et "La paix numéro cinq".

Martin Bellemare participe également à l'activité "Lire et dire le théâtre en famille" de Scènes Appartagées. Avec l'auteur français Gianni-Grégory Fornet et l'auteur camerounais Sufo Sufo, lauréat 2017 du Prix SACD de la Dramaturgie Francophone, il écrit la pièce pour ados "Par tes yeux", créée cette année aux Francophonies en Limousin.

La copie privée est une source de financement capitale pour les auteurs et pour la création contemporaine. Pour en savoir plus sur l'action culturelle et sur l'apport essentiel de la copie privée aux différents Fonds SACD, n’hésitez pas à consulter la rubrique Soutiens à la création sur le site de la >> SACD.
La Rédaction

Nomination à la direction des Laboratoires d'Aubervilliers de Margot Videcoq, Pascale Murtin et François Hiffler  03/08/2018

Les Laboratoires d'Aubervilliers sont un lieu dédié à tous les champs de la création artistique, avec une attention particulière à la danse et aux arts visuels ; un lieu d'expérimentation tant par la nature des projets accueillis qui prennent notamment la forme de projets et de recherches d'artistes en résidence, que par l'articulation et les modes de rencontres avec le public et qui créent les conditions pour le renouvellement et le questionnement des formes artistiques ; un lieu dont l'inscription territoriale est multiple (locale, départementale, nationale et internationale) avec une préoccupation forte pour le travail en réseau et auprès des publics.

Suite à l'appel à candidature publié en mars 2018, le conseil d'administration des Laboratoires d'Aubervilliers, après consultation avec les représentants de la Ville d'Aubervilliers, du Département de la Seine-Saint-Denis, de la Région Île-de-France et de la DRAC Île-de-France, ont retenu la candidature de Margot Videcoq, Pascale Murtin et François Hiffler. Ceux-ci prendront leurs fonctions le 1er janvier 2019.

Conformément aux statuts des Laboratoires d'Aubervilliers, le choix s'est porté sur une direction collégiale réunissant des artistes et/ou commissaires, nommée pour un mandat de trois ans.

Le projet artistique de Margot Videcoq, Pascale Murtin et François Hiffler pour la direction des Laboratoires d'Aubervilliers est nourri de leurs expériences et pratiques singulières qui n'ont eu de cesse de dépasser les questions de catégories ou disciplines. Il propose des approches expérimentales pour initier une multitude de "rendez-vous" dans lesquels l'art, autant par ses formes que ses contenus, place le contexte, la réception et la destination au centre des représentations, manifestations, résidences et recherches qui structurent leur proposition. C'est ainsi qu'ils imaginent et proposent des façons de diversifier les modes d'adresse, afin de mieux interroger et mobiliser les publics d'Aubervilliers et alentours.

Le conseil d'administration des Laboratoires d'Aubervilliers tient par ailleurs à exprimer sa reconnaissance et à adresser ses chaleureux remerciements à Alexandra Baudelot, Dora García et Mathilde Villeneuve qui pendant six ans auront dirigés Les Laboratoires d'Aubervilliers avec le souci d'inscrire leur projet artistique au cœur du territoire d‘Aubervilliers, privilégiant des modes diversifiés de partage des savoirs et des pratiques. Elles auront ainsi significativement contribué à affirmer Les Laboratoires comme un lieu d'expérimentations collectives et pluridisciplinaires profondément connecté aux enjeux politiques et sociaux actuels via ses réseaux locaux et internationaux.

>> leslaboratoires.org

Photo : Le jardin © Les Laboratoires d'Aubervilliers.
La Rédaction

Nomination de Sarah Cherfaoui à la direction de L'Ouvre-Boîte de l'ASCA, scène de musiques actuelles de Beauvais  26/07/2018

Sur proposition unanime du jury, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, donne son agrément à la nomination de Sarah Cherfaoui au poste de directrice générale de l'Association culturelle argentine (ASCA) - L'Ouvre-Boîte, SMAC de Beauvais, en concertation avec Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, Nadège Lefebvre, présidente du conseil départemental de l'Oise, et Caroline Cayeux, maire de Beauvais et présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis, ainsi qu'avec Nicolas Merlot, président de l'ASCA. Sarah Cherfaoui prendra ses fonctions courant septembre 2018.

Sarah Cherfaoui est directrice de "Il suffit de...", structure d'ingénierie culturelle qu'elle a fondée. Elle accompagne les collectivités, entreprises et associations dans la réalisation de leurs projets culturels et d'événements depuis 2016. Auparavant, elle a exercé les fonctions de directrice générale adjointe auprès de la communauté de communes du clermontois, chargée plus particulièrement de la coordination des affaires culturelles, et de directrice du CAL, centre culturel de Clermont.

Sarah Cherfaoui envisage le projet artistique et culturel de l'ASCA afin de l'inscrire sur un territoire dont elle maîtrise parfaitement les enjeux. Elle vise à ouvrir la structure sur le quartier, et plus largement sur la ville et la région. Elle portera l'exigence de "la culture partout, par tous et pour tous" en tissant des liens avec les acteurs culturels régionaux. Son projet répond ainsi pleinement aux enjeux d'un équipement unique qui repose sur deux pôles d'activités - pôle musiques avec l'Ouvre-Boîte et pôle images avec le cinéma Agnès Varda.

Communiqué du ministère de la Culture.

Photo : L'Ouvre-Boîte, Beauvais (salle) © DR.
La Rédaction

Nomination de Guillaume Blaise à la direction de La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc  09/07/2018

Sur proposition du jury réuni le 5 juin 2018, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, a donné son agrément à la nomination de Guillaume Blaise à la direction de La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc, en concertation avec Marie-Claire Diouron, maire de Saint-Brieuc, Alain Cadec, président du Conseil départemental des Côtes d'Armor, et Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne.

Guillaume Blaise est depuis 2015 coordinateur de Galapiat Cirque, compagnie conventionnée à Langueux. Il a été auparavant responsable du Pôle spectacle vivant au sein du service culture de La Teste de Buch, ainsi que directeur du Champ de foire théâtre de Saint-André de Cubzac.

Pluridisciplinaire, le projet de Guillaume Blaise propose une programmation qui entend dépasser les distinctions habituelles entre répertoire classique, contemporain et formes émergentes et privilégier l'émotion dans le choix des œuvres présentées. Il portera une attention particulière aux créations en direction de l'enfance et la jeunesse. Pour sa mise en œuvre, il prévoit de s'entourer de deux artistes associés pour trois années et d'un Atelier de la Passerelle regroupant des artistes implantés sur le territoire. Guillaume Blaise vise à faire de La Passerelle un pôle d'attractivité en cœur de ville, tout en sortant de ses murs pour s'ouvrir sur les quartiers et rayonner plus largement, sur le territoire de Saint-Brieuc Armor Agglomération.

La ministre de la Culture tient à rendre hommage à l'action déterminée d'Alex Broutard, à la direction de La Passerelle depuis 2002. Celui-ci a su en faire une maison à la pensée artistique affirmée et reconnue dans le réseau national, notamment au travers du soutien et de l'accompagnement d'artistes émergents, et un lieu convivial développant une action culturelle singulière et originale

Communiqué du ministère de la Culture.

Photo : La Passerelle, Saint-Brieuc (façade) © DR.
La Rédaction

Nomination d'Hassane Kassi Kouyaté à la direction du Festival des Francophonies en Limousin  06/07/2018

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, se réjouit de la nomination d'Hassane Kassi Kouyaté à la direction du festival des Francophonies en Limousin conformément au vote du conseil d'administration présidé par Alain Van der Malière et composé de l'État (ministère de la Culture), de la Région Nouvelle-Aquitaine, du Département de la Haute-Vienne et de la Ville de Limoges. Il prendra ses fonctions le 1er janvier 2019.

Né en 1963 au Burkina Faso, descendant d'une famille de griots, metteur en scène, comédien au théâtre et au cinéma, formateur, Hassane Kassi Kouyaté est à l'origine de la compagnie "Deux temps trois mouvements", du théâtre Galante à Avignon. Il est également le fondateur du festival international de contes, de musique et de danse Yeleen et du centre culturel et social Djéliya à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. Il est, depuis le 1er novembre 2014, directeur de la scène nationale Tropiques Atrium de la Martinique où il a œuvré pour le repérage, le soutien et la professionnalisation des équipes émergentes ainsi que pour la diffusion artistique au plus près des populations de l'ensemble du territoire martiniquais.

Pour les Francophonies en Limousin, qui occupent une place majeure dans le paysage artistique et culturel francophone, il porte un projet qui se veut exigeant et populaire et où s'exprimera toute sa diversité. Creusant le sillon tracé par Monique Blin, Patrick Le Mauff et Marie-Agnès Sevestre, il vise à faire de la manifestation un lieu majeur de la création et de la programmation des arts du spectacle francophone, un lieu où se mêlent innovation, pertinence, exigence et convivialité. Il accompagnera les jeunes compagnies, proposera des spectacles "jeune public", poursuivra et développera le travail avec les auteurs. Son projet est généreux et fédérateur au service des artistes et des publics. Il participera activement au pôle francophone de Limoges.

Hassane Kassi Kouyaté succède à Marie-Agnès Sevestre, qui a fait valoir ses droits à la retraite, et dont la Ministre tient à saluer l'action à la direction du festival depuis 2006 et son engagement au service de la francophonie et des écritures francophones.

Photo : "Par tes yeux", lundi 26 mars 2018 à l’UL Factory à Limoges © Christophe Pean.
"Par tes yeux" sera créé en septembre 2018 à Limoges, lors du festival des Francophonies, puis tournera en Nouvelle-Aquitaine, au Cameroun et au Québec en 2018/2019.


Communiqué du ministère de la Culture de ce jour.
La Rédaction

Un Fonds pour l'emploi pérenne dans le spectacle (FONPEPS) consolidé et modernisé  05/07/2018

Le Gouvernement a souhaité poursuivre les efforts afin de réduire la précarité et développer des emplois de qualité dans le secteur du spectacle vivant et enregistré. Il a donc décidé de prolonger le FONPEPS au-delà de 2018, de le simplifier et de développer la communication sur les mesures et le service aux entreprises pour que le recours en soit le plus aisé possible.

Le FONPEPS sera désormais recentré sur 3 volets visant à soutenir :
- Des emplois pérennes,
- Des secteurs fragiles,
- Des accords collectifs.

Dès aujourd'hui, les crédits du FONPEPS gérés par le ministère de la Culture permettent de déployer le dispositif en mettant en place :
- La mesure de soutien à l'emploi du plateau artistique de spectacles vivants diffusés dans des salles de petite jauge est mise en place par le décret N°2018-574 du 5 juillet 2018.
Cette mesure était très attendue par les professionnels à la veille de l'ouverture des grands festivals d'été.
- Le soutien à la garde de jeunes enfants est mis en place à l'issue d'un accord collectif.
Cette aide sera gérée par le Fonds de Professionnalisation et de Solidarité (FPS) qui a déjà fait ses preuves pour le soutien aux professionnels du secteur.

Dans les prochains jours, d'autres accords collectifs pourront être accompagnés par le FONPEPS : un accord EDEC culture, création, communication.
Un dispositif temporaire de maintien en situation d'emploi ou de reconversion pour les artistes lyriques, choristes et solistes est à l'étude.

Par ailleurs, le ministère de la Culture engagera une consultation pour choisir un opérateur en mesure d'assurer en 2019 non seulement le paiement des mesures ayant fait l'objet d'un décret, mais aussi la communication sur celles-ci et un service de qualité auprès des entreprises qui souhaitent en bénéficier.

Les employeurs du secteur ainsi que le ministère de la Culture mettront en place un dispositif d'évaluation des impacts des mesures par rapport aux objectifs poursuivis.

À l'automne, le gouvernement examinera les évaluations présentées par les professionnels du secteur pour vérifier l'adéquation des mesures à leurs objectifs et les ajuster si nécessaire.

Communiqué du ministère de la Culture du 5 juillet 2018.
La Rédaction

José-Manuel Gonçalvès reconduit à la direction du Centquatre-Paris  28/06/2018

Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire de Paris en charge de la Culture, salue la reconduction du mandat de l'actuel directeur du Centquatre-Paris, votée à l'unanimité par le Conseil d'Administration de l'Établissement.

"Le Centquatre est devenu, sous l'impulsion de son Directeur José-Manuel Gonçalvès, un établissement culturel de référence, tant en France qu'à l'international, particulièrement représentatif de notre politique culturelle", se réjouit Bruno Julliard.

À la tête de l'établissement public de coopération culturelle depuis 2010, José-Manuel Gonçalvès poursuivra le travail de repérage et de mise en avant des nouvelles générations qui créent mais aussi qui innovent, à travers l'incubateur 104factory.

Lieu d'accueil pour les artistes qui viennent y travailler de manière spontanée ou dans le cadre de résidences, le Centquatre-Paris est aussi un espace résolument ouvert sur le quartier et apprécié des familles qui profitent notamment de la Maison des Petits.

Véritable lieu de création et de production, Le Centquatre-Paris est une fabrique artistique et culturelle ouverte à l'ensemble des arts. Son expertise reconnue se développe également en ingénierie culturelle autour des Projets de transformation urbaine. Ouvert en 2008, ce lieu de vie fonctionne à la manière d'une plate-forme collaborative. En 2017, près de 700 000 spectateurs y ont assisté à un spectacle, une exposition d'art contemporain ou participé aux marchés bio !

>> 104.fr

Photo : © DR.
La Rédaction

Nomination de Philippe Sidre à la direction de l'Institut International de la Marionnette de Charleville-Mézières  25/06/2018

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, en accord avec Jean Rottner, président du Conseil régional Grand-Est, Noël Bourgeois, président du Conseil départemental des Ardennes, Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières et président de la Communauté d'Agglomération Ardenne Métropole, et Christophe Blandin-Estournet, président de l'Institut International de la Marionnette, a donné son agrément à la décision unanime du jury, réuni le 11 juin 2018, de nommer Philippe Sidre à la direction de l'Institut International de la Marionnette à compter de septembre 2018. Cette nomination sera proposée pour validation au conseil d'administration de l'IIM qui se réunira le 27 juin prochain.

Établissement français à vocation internationale, l'Institut International de la Marionnette (IIM), fondé en 1981, est la seule école nationale supérieure des arts de la marionnette en France, accueillant depuis 2016 deux promotions simultanément. L'IIM est aussi un centre de ressources, de recherche et de formation continue dont la valeur et l'action sont reconnues à l'échelle internationale.

Directeur depuis 2005 du théâtre Gérard Philipe de Frouard, scène conventionnée pour les arts de la marionnette et formes animées, Philippe Sidre est un programmateur passionné des arts de la marionnette, très actif dans les associations et réseaux professionnels (réseau Quint'Est, association Latitude marionnette, etc.). Il est aussi formateur dans le domaine culturel à l'Université de Lorraine (master 1 et 2 Arts de la Scène/pratiques culturelles) et intervient régulièrement dans de nombreux colloques et tables rondes sur les questions culturelles.

Le projet de Philippe Sidre pour l'IIM, en résonance avec les attentes du secteur, a pour objectifs d'enrichir la formation afin d'offrir aux futurs marionnettistes, au-delà de solides bases artistiques, la capacité de s'approprier les enjeux de la création marionnettique contemporaine et de s'inscrire pleinement dans les réalités du monde professionnel (formations théoriques et stages pratiques).

Il renforcera l'accompagnement des diplômés tout en favorisant, pour ceux qui le souhaitent, leur implantation dans la région Grand-Est, il développera la synergie entre les activités de recherche et les activités de l’École et accompagnera le développement de la formation continue en liaison avec les réseaux professionnels.

Faisant vivre le patrimoine de la marionnette par la préservation et la valorisation des fonds de l'IIM, il renforcera l'ouverture de l'Institut à tous les publics sur son territoire d'implantation, notamment dans la perspective de la future Cité des Arts de la marionnette. Enfin, il œuvrera, en coopération et en concertation avec le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes, au développement de projets d'éducation artistique et culturelle et d'action culturelle.

Communiqué du ministère de la Culture du 25 juin 2018.
La Rédaction

Remise du Prix Adami de l’Artiste citoyen 2018 à Angélique Kidjo  22/06/2018

© Cindy Angoulevent/Adami.
Angélique Kidjo, la chanteuse béninoise internationalement reconnue pour son talent et son engagement notamment pour les femmes en Afrique, a reçu le Prix Adami de l'Artiste citoyen, jeudi 14 juin 2018, remis par Bruno Studer en présence de Pascal Bois, Jean-
Jacques Milteau et Bruno Boutleux.


Après la cheffe d'orchestre Zahia Ziouani en 2017, ce prix couronne une personnalité impliquée dans le monde citoyen. Récompenser un artiste qui s'engage dans la société c'est aussi mettre en lumière la force de la parole artistique.

L'artiste et chanteuse, récompensée par ce prix doté de 10 000 euros, remettra cette somme à la fondation Batonga, qu'elle a créée pour l'éducation secondaire des jeunes filles en Afrique.
Angélique Kidjo, très émue, entourée de sa famille et ses amis, a entonné un chant superbe et a exprimé son engagement citoyen indéfectible auprès de ceux qui souffrent de par le monde en
affirmant avec force les valeurs qui lui sont chères : l'éducation, la transmission et la richesse de la culture. "Le talent du chant, dit-elle, c'est la voix de ceux qui n'en ont pas".

Jean-Jacques Milteau a souligné le rôle politique et social des artistes interprètes alors que Bruno Studer évoquait sur un ton très personnel la part essentielle de la culture dans nos vies. "Grâce aux artistes, le monde peut devenir meilleur, à leurs côtés notre regard change, maintenant que je vous ai rencontré, je ne suis plus le même". "La culture, c'est le droit à la nuance, si précieux en des temps si fragiles".

Lauréate des Grammy Awards et de l'Académie Charles Cros, Ambassadrice de Bonne Volonté de l'UNICEF depuis 2002, vice-présidente de la CISAC, Angélique Kidjo est mondialement connue à travers son travail artistique et ses interprétations musicales, quatorze albums et au moins autant de tournées internationales, mais aussi par son engagement en faveur des femmes noires.

Reconnue parmi les femmes les plus influentes d'Afrique, Angélique Kidjo défie les clivages politiques. Ses actions passent entre autres, par la Fondation Batonga qu'elle a créé et qui oeuvre pour un meilleur accès à l'éducation pour les jeunes filles africaines. Inlassable porte-parole, elle voyage à travers le monde pour promouvoir le commerce équitable ou collabore à des campagnes de communication comme celle de la vaccination contre le tétanos ou encore pour la protection de l'environnement.

Musique et combat citoyen sont intimement liés chez cette femme charismatique qui nous dit son engagement sans faille inscrit dans son ADN. "Cela vient sans doute du fait que j'ai un pied en Afrique et un pied dans le reste du monde. Et peut-être aussi par ce que mon continent d'origine reste au coeur de ma musique et de mes préoccupations. De la même façon qu'avec ma musique j'essaye d'établir un pont entre les cultures, je m'évertue de créer des liens entre les populations et les organisations.

Photo - De gauche à droite : Jean-Jacques Milteau, président de l'Adami, Bruno Studer, président de la Commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, Angélique Kidjo, le député Pascal Bois et Bruno Boutleux, directeur général gérant de l'Adami © Cindy Angoulevent/Adami.
La Rédaction

Prix de la Critique - Palmarès 2017/2018 Théâtre  22/06/2018

"Seasonal Affective Disorder" © Victor Tonnelli.
Grand Prix (meilleur spectacle théâtral de l'année) : "Tous des oiseaux", texte et mise en scène de Wajdi Mouawad (La Colline – Théâtre national).

Prix Georges-Lerminier (meilleur spectacle théâtral créé en province) : "Saïgon", texte et mise en scène de Caroline Guiela Nguyen (Compagnie Les Hommes approximatifs/La Comédie de Valence - CDN Drôme-Ardèche/joué à l'Odéon-Théâtre de l'Europe).

Meilleure Création d'une pièce en langue française : "Les Ondes magnétiques", texte et mise en scène de David Lescot (Comédie-Française - Théâtre du Vieux-Colombier).

Meilleur spectacle étranger : "Tristesses", texte et mise en scène d'Anne-Cécile Vandalem (Das Fräulein Kompanie, joué à l'Odéon-Ateliers Berthier).

Prix Laurent-Terzieff (meilleur spectacle présenté dans un théâtre privé) : "Seasonal Affective Disorder", de Lola Molina, mise en scène de Lélio Plotton (Théâtre du Lucernaire).

Meilleure Comédienne : Anouk Grinberg dans "Un Mois à la campagne" d'Ivan Tourgueniev, mise en scène d'Alain Françon (Théâtre des nuages de neige/joué au Théâtre Déjazet).

Meilleur Comédien : Benjamin Lavernhe dans "Les Fourberies de Scapin" de Molière, mise en scène de Denis Podalydès (Comédie-Française - salle Richelieu).

Prix Jean-Jacques-Lerrant (révélation théâtrale de l’année) : Pauline Bayle pour sa mise en scène de "Iliade/Odyssée", d'après Homère (Compagnie À Tire-d'aile/joué au Théâtre de la Bastille).

Meilleures créations d'éléments scéniques : Emmanuel Clolus pour Tous des oiseaux", texte et mise en scène de Wajdi Mouawad (La Colline - Théâtre national).

Meilleurs Compositeurs de musique de scène : Vincent Cahay et Pierre Kissling pour "Tristesses", texte et mise en scène d'Anne-Cécile Vandalem (Das Fräulein Kompanie/joué à l'Odéon-Théâtre de l'Europe).

Meilleur livre sur le théâtre : "Qu'ils crèvent les critiques !", par Jean-Pierre Léonardini (Solitaires Intempestifs).

Fondé en 1877, le Syndicat professionnel de la Critique de Théâtre, devenu l’Association professionnelle de la critique de Théâtre, de Musique et de Danse, a pour buts de resserrer les liens de confraternité entre ses membres, de défendre leurs intérêts moraux et matériels, d’assurer la liberté de la critique. Il regroupe aujourd’hui 140 journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, française et étrangère. Il décerne chaque année des Prix pour le Théâtre, la Musique et la Danse, rendant ainsi hommage aux artistes qui ont marqué la saison.

Photo : "Seasonal Affective Disorder" © Victor Tonnelli.
La Rédaction

Nomination de Chloé Dabert à la direction de la Comédie de Reims, centre dramatique national  20/06/2018

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, en plein accord avec Arnaud Robinet, maire de Reims, et Jean Rottner, président du conseil régional du Grand Est, a donné son agrément à la proposition de nommer Chloé Dabert à la direction de la Comédie de Reims, centre dramatique national.

Chloé Dabert est comédienne et metteure en scène, formée au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris. Elle travaille régulièrement à partir d'écritures contemporaines telles que celles de Dennis Kelly, Christophe Honoré, Roland Dubillard ou Lola Lafon. En janvier 2018, elle a mis en scène à la Comédie-Française "J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne" de Jean-Luc Lagarce. En juillet 2018, elle créera "Iphigénie" de Jean Racine lors de la 72e édition du Festival d'Avignon.

Faire de la Comédie de Reims une maison pour les artistes et les publics, ouverte et partagée, un lieu de rencontres, où l'on cultive la transversalité et la transmission, telle est son ambition qu'elle portera avec Sébastien Eveno, artiste associé au projet de direction. Elle propose ainsi de faire de ce théâtre un pôle majeur pour la création théâtrale, un lieu où l'expérimentation, la recherche, sont rendues possibles, pour des artistes émergents ou plus confirmés, de la région et d'ailleurs.

Dans cette maison d'artistes, elle poursuivra son travail sur le rythme des écritures en travaillant sur des textes de Pier Paolo Pasolini et Jon Fosse, entourée d'un collectif artistique transversal, associant notamment le collectif des Hommes Approximatifs dirigé par Caroline Guiela Nguyen, ainsi que Christophe Honoré.

Chloé Dabert revitalisera les liens de la Comédie de Reims, ancienne maison de la culture, avec le public rémois et du Grand Est. Ainsi, la ville de Reims et ses quartiers seront le terreau des créations de plusieurs artistes du collectif. L'adresse à la jeunesse est au cœur de son projet, qui compte des propositions nombreuses en direction des publics scolaires de tous les âges. Dans le cadre du festival "Reims Scène d'Europe", elle souhaite développer la présence d'artistes étrangers dans la ville. Elle initiera un nouveau temps fort, le "Printemps numérique", questionnant les liens entre les nouvelles technologies, l'art et le spectacle vivant.

Le 1er janvier 2019, elle prendra la succession de Ludovic Lagarde, dont la Ministre, le maire et le président de la Région tiennent à saluer l'action exemplaire menée à la tête de la Comédie de Reims, et qui continuera, quant à lui, son parcours artistique en compagnie.

Communiqué du ministère de la Culture du 19 juin 2018.
La Rédaction

Nomination d’Émilie Capliez et de Matthieu Cruciani à la direction de la Comédie de l'Est, centre dramatique national de Colmar  19/06/2018

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, en plein accord avec Gilbert Meyer, maire de Colmar, Jean Rottner, président du Conseil régional du Grand Est, Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, et Jean Tschaen, président de l'association de la Comédie de l'Est, a donné son agrément à la proposition de nommer Émilie Capliez et Matthieu Cruciani à la direction de la Comédie de l'Est, centre dramatique national de Colmar.

Comédiens et metteurs en scène formés à l'École de la Comédie de Saint-Étienne, Émilie Capliez et Matthieu Cruciani sont âgés, respectivement, de 40 ans et 43 ans. Explorant alternativement le répertoire classique et les textes d'auteurs vivants ou contemporains, leur théâtre a le souci du texte dans toute sa richesse et sa diversité, de la parole et des acteurs. Leurs spectacles sont le lieu de croisements entre théâtre et musique.

Pour la Comédie de l'Est, lieu historique de la décentralisation dramatique situé à un carrefour de l'Europe, ils proposent un projet artistique et culturel faisant la part belle au théâtre jeune public, ouvert à la musique et aux autres disciplines artistiques, mais aussi sur l'Europe. Ils seront entourés d'un collectif artistique de metteurs en scènes, comédiens, auteurs, scénographes, musiciens et d'une chorégraphe. Chacun de ces artistes s'impliquera directement dans les nombreuses actions artistiques qu'ils ont imaginées pour Colmar et son territoire. Ainsi, avec leur projet "Encrages", qui donnera lieu à l'écriture d'une pièce de théâtre à partir de la collecte de la parole d'habitants (la première année, sur le thème de l'influence des migrations sur la langue).

Avec "Europe Express", c'est un regard sur la création européenne que les deux futurs directeurs porteront, en amenant à Colmar des spectacles venus d'Allemagne ou de Suisse, mais également des Pays baltes, de Grèce et d'Écosse. Parce qu'ils ont l'ambition d'amener le théâtre au plus près des habitants, ils créeront chaque année un spectacle dans un village et proposeront des spectacles pouvant être joués dans les classes, dans des médiathèques et d'autres lieux non dédiés au théâtre. Et parce que l'histoire de la Comédie de l'Est est intimement liée à la musique, ils proposeront la création d'une forme lyrique pour les jeunes publics et des parcours de spectateurs avec les scènes musicales du territoire.

Le 1er janvier 2019, ils prendront la succession de Guy-Pierre Couleau, qui pendant dix ans a constamment veillé à ce que la Comédie de l'Est soit au plus proche des habitants de Colmar.

Communiqué du ministère de la Culture du 19 juin 2018.

Photo : © Ville de Colmar.
La Rédaction

Nomination de Jean-Pierre Baro à la direction du Théâtre des Quartiers d'Ivry, Centre Dramatique National du Val-de-Marne  11/06/2018

Portrait Jean-Pierre Baro © Emilie Arfeuil-TNB.
Françoise Nyssen, ministre de la Culture, en plein accord avec Philippe Bouyssou, maire d'Ivry-sur-Seine, et Christian Favier, président du Conseil départemental du Val-de-Marne, a donné son agrément à la nomination de Jean-Pierre Baro à la direction du Théâtre des Quartiers d'Ivry, Centre Dramatique National du Val-de-Marne.

Né en 1980, comédien et metteur en scène formé à l'ERAC, Jean-Pierre Baro crée des spectacles sensibles et politiques, à travers l'adaptation d'œuvres classiques ("Ivanov" d'après Tchekhov, "Woyzeck" d'après Georg Büchner), de romans ("Disgrâce" d'après J.M. Coetzee) ou d'œuvres d'auteurs vivants ("La Ville ouverte" de Samuel Gallet, "Master" de David Lescot, ou "À Vif" avec le rappeur Kery James).

C'est en 1995, alors qu'il est au lycée, qu'il fait la rencontre du théâtre, en assistant à une représentation de "Dans la solitude des champs de coton" de Bernard-Marie Koltès, mis en scène par Patrice Chéreau, à Ivry-sur-Seine. Cette rencontre déterminante fera naître sa vocation pour cet art, forgera sa conviction du pouvoir émancipateur du théâtre pour le citoyen et son engagement à transmettre le goût du théâtre à la jeunesse et à accompagner de jeunes artistes. En 2019, il créera "Méphisto (Rapsodie)", pièce écrite par Samuel Gallet, au Théâtre national de Bretagne.

Dans les pas d'Antoine Vitez, de Catherine Dasté ou d'Adel Hakim et Élisabeth Chailloux, il propose de faire dialoguer les arts, les cultures et les générations au Théâtre des Quartiers d'Ivry, Théâtre des quartiers du Monde, en conjuguant création, diffusion et adresse aux publics, et de faire de ce théâtre un cœur battant de la création théâtrale, terre d'accueil d'artistes, ouvert sur le monde et sur son territoire.

Il réunira autour de lui des artistes singuliers, d'horizons et d'esthétiques très différentes : les metteurs en scène Jeanne Candel, Dieudonné Niangouna et Amine Adjina ; et, pour raconter le monde d'aujourd'hui, la ville, ses habitants, les auteures et dramaturges Magali Mougel et Adeline Olivier. Il construira aussi des passerelles avec l'Afrique de l'Ouest, en créant des collaborations avec des lieux et festivals de Ouagadougou, Brazzaville ou Abidjan.

La belle halle de la Manufacture des Œillets deviendra un lieu de partage des savoirs et des cultures, convivial, ouvert à tous et à la cité, chaque jour, proposant des lectures, des projections de films, des expositions, avec en point d'orgue l'organisation de "Grandes dionysies", moment festif et de création théâtrale. Les artistes iront porter le théâtre dans les classes, les quartiers, en appartement, dans tous les espaces de la ville. Un comité de lecture sera mis en place permettant de découvrir les textes de nouveaux auteurs, partagés avec le public lors d'Assises des écritures contemporaines.

Le 1er janvier 2019, il prendra la succession d’Élisabeth Chailloux, qui, aux côtés d'Adel Hakim, disparu le 29 août 2017, a permis au Théâtre des Quartiers d'Ivry, Centre Dramatique National, de devenir un lieu majeur pour la création théâtrale.

Communiqué du ministère de la Culture ce jour.

Photo : Portrait Jean-Pierre Baro © Emilie Arfeuil-TNB.
La Rédaction

"Tigrane" de Jalie Barcilon Prix Lucernaire Laurent Terzieff - Pascale de Boysson 2018  30/05/2018

"Tigrane" de Jalie Barcilon Prix Lucernaire Laurent Terzieff - Pascale de Boysson 2018
Le Prix Lucernaire Laurent Terzieff - Pascale de Boysson encourage toute création en France d’un texte contemporain français ou étranger, avec le soutien de la SACD.

Le comité artistique est composé d’une partie des proches compagnon(ne)s de travail de Laurent Terzieff et Pascale de Boysson : Benjamin Bellecour, Olivier Brunhes, Émilie Chevrillon, Vincent de Bouard, Dominique Hollier, Philippe Laudenbach, Benoît Lavigne, Marie-France de Noue et Francine Walter.

La compagnie lauréate se verra attribuer un soutien financier de la part des Éditions l’Harmattan (qui éditera également le texte) et de la SACD pour la création de son projet programmé au Lucernaire.

Recevant plus d’une centaine de propositions, la deuxième édition du Prix Lucernaire Laurent Terzieff - Pascale de Boysson a été un réel succès et les organisateurs tiennent à remercier toutes les compagnies concourantes pour leur participation et leur engagement dans cette initiative encourageant la création contemporaine.

Une seconde étape d’étude a permis de désigner, parmi vingt-trois compagnies présélectionnées, une sélection finale de quatre projets qui ont participé aux auditions en lectures publiques et à l’issue desquelles,

le jury a désigné comme spectacle lauréat pour cette deuxième édition :
"Tigrane" de Jalie Barcilon par la Compagnie Lisa Klax.


Le Prix Lucernaire sera décerné au cours d’une cérémonie
au Théâtre Le Lucernaire le lundi 8 octobre 2018 à 19 h.

>> compagnielisaklax.wordpress.com
La Rédaction

Les Lauréats des Molières 2018  29/05/2018

Molière du Théâtre privé :
- "Adieu Monsieur Haffmann", de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre, Petit Montparnasse.

Molière du Théâtre public :
- "Une Chambre en Inde", création collective du Théâtre du Soleil, mise en scène Ariane Mnouchkine, Théâtre du Soleil.

Molière de la Comédie :
- "Le Gros Diamant du Prince Ludwig", de Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields, adaptation Gwen Aduh et Miren Pradier, mise en scène Gwen Aduh, Théâtre du Gymnase.

Molière de la Création visuelle :
- "Cendrillon", de Joël Pommerat, mise en scène Joël Pommerat, Théâtre de la Porte Saint-Martin.
Scénographie d'Éric Soyer, costumes d'Isabelle Deffin, lumière d'Éric Soyer, vidéo de Renaud Rubiano.

Molière du Spectacle musical :
- "Histoire du soldat", de Ramuz et Stravinsky, mise en scène Stéphan Druet, Théâtre de Poche-Montparnasse.

Molière de l’Humour :
- Blanche Gardin, dans "Je parle toute seule", de Blanche Gardin, mise en scène Maïa Sandoz.

Molière du Jeune public :
- "Le Petit Chaperon rouge", de Joël Pommerat, mise en scène Joël Pommerat, Cie Louis Brouillard.

Molière du Seul/e en scène :
- "Vous n’aurez pas ma haine", avec Raphaël Personnaz, d’après Antoine Leiris, mise en scène Benjamin Guillard, 984 Productions - Arnaud Bertrand.

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public :
- Jacques Gamblin, dans "1 heure 23’14 ’’ et 7 centièmes", de Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre, mise en scène Jacques Gamblin.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé :
- Laure Calamy, dans "Le Jeu de l’amour et du hasard", de Marivaux, mise en scène Catherine Hiegel.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public :
- Marina Hands, dans "Actrice", de Pascal Rambert, mise en scène Pascal Rambert.

Molière du Comédien dans un second rôle :
- Franck Desmedt, dans "Adieu Monsieur Haffmann", de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

Molière de la Comédienne dans un second rôle :
- Christine Murillo, dans "Le Tartuffe", de Molière, mise en scène Michel Fau.

Molière de la Révélation masculine :
- Rod Paradot, dans "Le Fils", de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat.

Molière de la Révélation féminine :
- Julie Cavanna, dans "Adieu Monsieur Haffmann", de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

Molière de l’Auteur francophone vivant :
- Jean-Philippe Daguerre, pour "Adieu Monsieur Haffmann".

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre privé :
- Joël Pommerat, pour "Cendrillon", de Joël Pommerat.

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre public :
- Ariane Mnouchkine, pour "Une Chambre en Inde", création collective du Théâtre du Soleil.
La Rédaction

Engagement tenu pour le maintien du pouvoir d’achat des artistes-auteurs en 2018…  20/05/2018

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, se félicite de la parution au Journal officiel ce jour du décret permettant de compenser la hausse de la CSG pour les artistes-auteurs (décret n°2018-356 du 15 mai 2018).

Afin d’accompagner la réforme de la CSG, la Ministre a en effet souhaité pouvoir garantir aux artistes-auteurs le maintien de leur pouvoir d’achat en leur faisant bénéficier, pour l’année 2018, d’une aide financière tendant à compenser strictement la fraction de la hausse de la CSG restant à leur charge.

Cette aide est égale à 0,95 % de l’assiette des revenus artistiques servant de base au calcul des cotisations de sécurité sociale régulièrement payées par les artistes-auteurs en 2018.

Le versement de cette aide devrait intervenir à la fin de l’année 2018 par l’intermédiaire de l’Agessa et de la Maison des Artistes.

La ministre de la Culture reste mobilisée pour qu’une solution pérenne soit identifiée pour l’avenir.

Communiqué du ministère de la Culture 16 mai 2018.

"Affaire à suivre donc !
N'hésitez pas à nous tenir informé de l'application concrète fin 2018. [NDLR]"

Photo : © DR.
La Rédaction

Hospitalité, dignité, diversité  10/05/2018

Hospitalité, dignité, diversité
Par emprunts, créolisations, syncrétismes, de tous temps, les musiques du monde se sont nourries de l'échange avec l'Autre qu'il soit de la vallée, de la région, du pays ou du continent voisin. Et nombre de cités, qui furent des espoirs pour des hommes et femmes menacés par les armes ou la faim, ont donné naissance à des genres musicaux, du blues électrique de Chicago au rebetiko d'Athènes, du fado de Lisbonne au Tango de Buenos-Aires, du Musette parisien au Klezmer pour New-York. Des musiques de migrations, de diasporas, d'exils, qui sont même devenues des "marqueurs identitaires" pour leurs pays d'accueil. En cela ces musiques se sont jouées des frontières et des enclosures idéologiques.

Aujourd'hui, la perception des migrations, biaisée par une lecture médiatique des flux (boat-people, insécurité, trafics), occulte le fait que la France ne s'est pas seulement enrichie économiquement des apports de ses migrations. Le nombre considérable d'étrangers qui ont fait sa diversité culturelle et scientifique l'a aussi fécondé de savoirs, d'imaginaires, de valeurs, de novations. Preuve que ce vieux pays, malgré Cassandre et semeurs de haine, témoigne à travers l'histoire d'une étonnante xénophilie.

Aujourd'hui, l'Europe accuse un déficit en matière de droit d'asile. Une Europe qui a aussi une responsabilité dans la perpétuation de certains conflits, dictatures ou crises agricoles. Dès lors, la patrie dite des droits de l'homme doit rester fidèle à la meilleure part de son histoire en n'écornant pas les principes du droit d'asile, en promouvant ceux de l'hospitalité et de la solidarité, et en étant à la pointe d'une politique européenne humaniste de la migration.

Dans ces conditions, Zone Franche, le réseau des musiques du monde, engagé de longue date en faveur de la circulation des artistes étrangers dans le cadre de Schengen, d'une Francophonie ouverte, du pluralisme et de la diversité, ne peut être qu'inquiet de loi asile-immigration dont la logique répressive porte atteinte à des droits fondamentaux.

Zone Franche, le réseau des musiques du monde
>> zonefranche.com
Communiqué du 9 mai 2018.
La Rédaction

Nomination du Collectif FAIR[E] à la direction du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne  03/05/2018

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, en plein accord avec Nathalie Appéré, maire de Rennes, Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne, Jean-Luc Chenut, président du Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine et Josette Joubier, présidente du C.C.N.R.B, a donné son agrément à la nomination du collectif FAIR(E) composé de Bouside Aït-Atmane, Iffra Dia, Johanna Faye, Céline Gallet, Linda Hayford, Saïdo Lehlouh, Marion Poupinet et Ousmane Sy à la direction du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne à compter du 1er janvier 2019.

Issu du hip-hop et de toutes ses influences, le collectif FAIR[E] est le reflet d'une nouvelle génération de chorégraphes, représentative de la France d'aujourd'hui, de toute sa richesse, bousculant les codes établis et génératrice de lien social.

Les six artistes, Bouside Aït-Atmane, Iffra Dia, Johanna Faye, Linda Hayford, Saïdo Lehlouh, et Ousmane Sy représentent le spectre de la création contemporaine et tout particulièrement ses formes urbaines, tout en impulsant une dynamique nécessaire à l'émergence des publics, pratiquants, créateurs et interprètes de demain. Se nourrissant des contrastes esthétiques et de leurs divergences, de la riche diversité de leurs profils, de leur curiosité et leur intérêt pour toutes les démarches artistiques, ils lient l'institution et l'underground, la recherche et le plaisir de danser.

Pour libérer les imaginaires, pour que la danse vive, s'apprécie et se transmette sous toutes ses formes, pour faire aujourd'hui et demain, le collectif intègre également deux professionnelles reconnues, Céline Gallet et Marion Poupinet, créatrices de la structure de production mutualisée, Garde-Robe.

FAIR[E] se distingue par une vision de gouvernance innovante, de nouveaux modes solidaires de production, de multiples actions en direction et avec les personnes, et particulièrement la jeunesse. Il propose par ailleurs des dispositifs d'insertion professionnelle engagés. FAIR[E] se fonde à la fois sur les principes de l'économie sociale et solidaire et les droits culturels. Pour l'ensemble de ces raisons, FAIR[E] répond pleinement aux orientations définies par les partenaires publics, qui ouvraient la possibilité d'expérimenter et d'innover dans la prise en compte du label Centre chorégraphique national.

Traversé pendant une décennie par le geste artistique impulsé par Boris Charmatz, le C.C.N.R.B sous le nom du Musée de la danse, tel un manifeste, a su offrir au secteur chorégraphique une utopie poétique et politique. Le jury a salué la qualité de l'ensemble des dossiers et l'engagement des candidates et des candidats qui ont tous présenté des démarches artistiques singulières et un regard nouveau pour le C.C.N.R.B.

Crédits photos : Bouside Aït-Atmane © DR, Johanna Faye © cflgroupemedia, Marion Poupinet/Céline Gallet © Jody Carter, Ousmane Sy © DR, Saïdo Lehlouh © Irving Pomepui, Linda Hayford © Thibault Montamat, Iffra Dia © DR.

Communiqué de presse du ministère de la Culture, délégation à l'information et à la communication.
La Rédaction

Aujourd'hui, le Théâtre de la Huchette a 70 ans !  26/04/2018

Le 26 avril 1948, le Théâtre de la Huchette, fondé par Georges Vitaly et Marcel Pinard, ouvrait ses portes pour la première fois avec à l'affiche "Albertina" de Valentino Bompiani que Jacques Audiberti venait de traduire, dans une mise en scène d'André Reybaz.

Ancienne boutique qui abrita à un moment lointain de son histoire commerciale un restaurant arménien, Le Caucase, tenu par les parents de Charles Aznavour, la nouvelle enseigne toute théâtrale devient une référence en matière de créations et d'auteurs contemporains.

Depuis soixante-dix ans maintenant, ce théâtre, petit par sa taille mais grand par sa renommée internationale, a permis à de très nombreux auteurs, metteurs en scène, acteurs... de contribuer à la notoriété de ce lieu.

Depuis soixante et un ans, les débuts de soirée sont consacrés à "La Cantatrice Chauve" (mise en scène Nicolas Bataille) et "La Leçon" (mise en scène Marcel Cuvelier) d'Eugène Ionesco.

Et, depuis 1981, un troisième spectacle (une création) vient compléter la soirée. Ces dernières années, Franck Desmedt, directeur du théâtre depuis 2015, accentue ce mouvement de création en proposant, en particulier en fin de saison, un "musical" ("Kiki, le Montparnasse des années folles" ; "La Poupée sanglante" ; "L’Écume des jours" ; et actuellement "Comédiens").

Le Théâtre de la Huchette a reçu en 2000 un Molière d'Honneur.

>> theatre-huchette.com
La Rédaction

L'Association des Centres Dramatiques Nationaux soutient Romeo Castellucci et son équipe  18/04/2018

Les 10 et 11 avril derniers, la pièce de Romeo Castellucci "Sur le concept du visage du fils de Dieu" a été présentée au Théâtre les Quinconces-L'Espal du Mans dans une version amputée : le Préfet de la Sarthe, suivant l'avis émis par la Direction départementale de la cohésion sociale, s'est opposé à l'engagement d'enfants dans le spectacle, empêchant de facto la réalisation de l'œuvre dans son intégralité.

Cette intervention préfectorale est extrêmement grave, à plus d'un titre : d'abord parce que cette pièce a été représentée à de nombreuses reprises, dans plusieurs villes de France et d'Europe, sans que jamais la participation d'enfants aux représentations n'ait été remise en cause par les autorités compétentes. Mais surtout parce que l'œuvre de Romeo Castellucci Sur le concept du visage du fils de Dieu n'est pas n'importe quelle œuvre : elle fait l'objet d'attaques violentes de la part de mouvements religieux intégristes, qui ont tenté à plusieurs reprises d'en empêcher ou d'en perturber le bon déroulement.

Il y a deux ans, la représentation nationale a adopté une loi importante portant sur la liberté de création, l'architecture et le patrimoine : cette loi est censée garantir et protéger la liberté d'expression et de création des artistes, et l'actuelle Ministre de la Culture s'est engagée à en assurer la mise en application.

Alors même que l'État aurait dû être le garant de cette liberté, il est particulièrement choquant de voir un de ses représentants céder à la tentation de la censure en se dissimulant derrière le prétexte de la protection de l'enfance, donnant ainsi un motif de satisfaction aux ennemis de la liberté.

Les directrices et directeurs des Centres dramatiques nationaux tiennent à assurer Romeo Castellucci et son équipe de leur profond soutien, et joignent leur voix à celles déjà nombreuses qui se sont élevées ces derniers jours pour protester contre cette décision. Ils exhortent solennellement la Ministre de la Culture à faire respecter partout la loi LCAP, et à garantir la liberté d'expression et de création des artistes.

Robin Renucci, président de l'ACDN (Association des Centres Dramatiques Nationaux).

Photo : "Sul concetto di volto nel Figlio di Dio" (Sur le concept du visage du fils de Dieu) © Klaus Lefebvre.
La Rédaction

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À Découvrir

•Off 2024• "Momentos" Créativité à l'honneur avec des chorégraphies où s'exprime parfois une poésie intime et universelle

Le Flamenco est une force brute et pure qui nous touche en plein cœur, car il est l'art dans lequel le chant, la musique et la danse se questionnent, se répondent et se mêlent dans une totale intimité. Pour l'essentiel, le répertoire du flamenco a été codifié au cours du dernier tiers du XIXe siècle et du premier tiers du XXe. De cette époque, la guitare est son instrument emblématique, à la fois pour l'accompagnement du chant, de la danse et pour le concert soliste. Depuis, son évolution a été marquée par quelques grandes tendances esthétiques.

© Sandrine Cellard.
La musique et la danse flamencas sont basées sur des "palos" (formes) prescrivant pour chacune un mode et un cycle métrique avec accents ou "compas" (accents obligés) spécifiques. Une mécanique de précision qui convoque malgré tout une dimension artistique forte et étourdissante.

Sur scène, une danseuse, deux danseurs, trois musiciens et un chanteur-musicien envoûtant le public dès les premiers instants du spectacle. Que vous soyez novice ou aficionado du flamenco, vous vous laisserez embarquer dès les premiers instants du spectacle et impossible de ressortir déçu de cette éblouissante prestation flamenca de Valérie Ortiz.

Certes, le flamenco est sensiblement ancré dans la culture espagnole et d'aucuns diront que ce dernier ne les interpelle pas, qu'ils n'en perçoivent pas les codes, n'en mesurent aucunement les mouvements dansés à leur juste valeur. Ça peut être exigeant, en effet, de suivre "à la lettre" une prestation flamenca, comme le jazz aussi, par exemple, et ça demande une certaine phase d'initiation. Ceci n'est pas faux. Difficile d'entendre cette possible réticence, néanmoins… le flamenco revêt une portée universelle réunissant à lui seul un large éventail de situations allant de la tristesse à la joie, en passant par l'amour ou la souffrance. Alors, comment y rester indifférent ?

Brigitte Corrigou
27/05/2024
Spectacle à la Une

•Off 2024• Lou Casa "Barbara & Brel" À nouveau un souffle singulier et virtuose passe sur l'œuvre de Barbara et de Brel

Ils sont peu nombreux ceux qui ont une réelle vision d'interprétation d'œuvres d'artistes "monuments" tels Brel, Barbara, Brassens, Piaf et bien d'autres. Lou Casa fait partie de ces rares virtuoses qui arrivent à imprimer leur signature sans effacer le filigrane du monstre sacré interprété. Après une relecture lumineuse en 2016 de quelques chansons de Barbara, voici le profond et solaire "Barbara & Brel".

© Betül Balkan.
Comme dans son précédent opus "À ce jour" (consacré à Barbara), Marc Casa est habité par ses choix, donnant un souffle original et unique à chaque titre choisi. Évitant musicalement l'écueil des orchestrations "datées" en optant systématiquement pour des sonorités contemporaines, chaque chanson est synonyme d'une grande richesse et variété instrumentales. Le timbre de la voix est prenant et fait montre à chaque fois d'une émouvante et artistique sincérité.

On retrouve dans cet album une réelle intensité pour chaque interprétation, une profondeur dans la tessiture, dans les tonalités exprimées dont on sent qu'elles puisent tant dans l'âme créatrice des illustres auteurs que dans les recoins intimes, les chemins de vie personnelle de Marc Casa, pour y mettre, dans une manière discrète et maîtrisée, emplie de sincérité, un peu de sa propre histoire.

"Nous mettons en écho des chansons de Barbara et Brel qui ont abordé les mêmes thèmes mais de manières différentes. L'idée est juste d'utiliser leur matière, leur art, tout en gardant une distance, en s'affranchissant de ce qu'ils sont, de ce qu'ils représentent aujourd'hui dans la culture populaire, dans la culture en général… qui est énorme !"

Gil Chauveau
19/06/2024
Spectacle à la Une

•Off 2024• "Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles…

… face aux normalisations sociétales et idéologiques

Si l'art de générer des productions enthousiastes et inventives est incontestablement dans l'ADN de la compagnie L'Éternel Été, l'engagement citoyen fait aussi partie de la démarche créative de ses membres. La présente proposition ne déroge pas à la règle. Ainsi, Emmanuel Besnault et Benoît Gruel nous offrent une version décoiffante, vive, presque juvénile, mais diablement ancrée dans les problématiques actuelles, du "Chapeau de paille d'Italie"… pièce d'Eugène Labiche, véritable référence du vaudeville.

© Philippe Hanula.
L'argument, simple, n'en reste pas moins source de quiproquos, de riantes ficelles propres à la comédie et d'une bonne dose de situations grotesques, burlesques, voire absurdes. À l'aube d'un mariage des plus prometteurs avec la très florale Hélène – née sans doute dans les roses… ornant les pépinières parentales –, le fringant Fadinard se lance dans une quête effrénée pour récupérer un chapeau de paille d'Italie… Pour remplacer celui croqué – en guise de petit-déj ! – par un membre de la gent équestre, moteur exclusif de son hippomobile, ci-devant fiacre. À noter que le chapeau alimentaire appartenait à une belle – porteuse d'une alliance – en rendez-vous coupable avec un soldat, sans doute Apollon à ses heures perdues.

N'ayant pas vocation à pérenniser toute forme d'adaptation académique, nos deux metteurs en scène vont imaginer que cette histoire absurde est un songe, le songe d'une nuit… niché au creux du voyage ensommeillé de l'aimable Fadinard. Accrochez-vous à votre oreiller ! La pièce la plus célèbre de Labiche se transforme en une nouvelle comédie explosive, électro-onirique ! Comme un rêve habité de nounours dans un sommeil moelleux peuplé d'êtres extravagants en doudounes orange.

Gil Chauveau
26/03/2024