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Renouvellement de Stéphane Braunschweig à la tête du Théâtre national de la Colline  15/01/2015

Par décret du Président de la République en date du 8 janvier 2015 et sur proposition de Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, Stéphane Braunschweig est nommé directeur du Théâtre national de la Colline, en renouvellement de son mandat, à compter du 16 janvier 2015.

Depuis sa nomination en 2010, Stéphane Braunschweig a mené un projet d’ouverture, en contribuant à l’évolution du théâtre de la Colline par la prise en compte d’une dimension explorant simultanément les textes contemporains et leur écriture scénique. Il a accordé également une grande place à des jeunes artistes. Sur le plan international, il a fait découvrir l’œuvre et le travail de metteurs en scène étrangers en accueillant leurs productions en langue originale et en leur confiant des mises en scène avec des acteurs français.

Ce second mandat de trois ans permettra à Stéphane Braunschweig d’approfondir son projet pour la Colline initié en 2010 : un théâtre voué à la création théâtrale contemporaine, à l’émergence de nouvelles écritures tant textuelles que scéniques, avec une attention portée d’une part aux jeunes artistes et aux collectifs qui souvent les accompagnent, et de l’autre à des artistes aux parcours importants et qui continent d’être novateurs.

Il continuera d’associer des artistes sur plusieurs saisons, et de consacrer une grande part de son action au soutien des projets de compagnies indépendantes.

Sous son impulsion, le Théâtre de la Colline continuera également de développer des projets pilotes en matière d’éducation artistique.
La Rédaction

Nomination de Marcial Di Fonzo Bo à la direction de La Comédie de Caen, centre dramatique national de Normandie  12/12/2014

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, en plein accord avec Joël Bruneau, maire de Caen, Rodolphe Thomas, maire d’Hérouville-Saint-Clair, Laurent Beauvais, président du Conseil régional de Basse-Normandie, et Jean-Léonce Dupont, président du Conseil général du Calvados, a nommé Marcial Di Fonzo Bo au poste de directeur de La Comédie de Caen, Centre dramatique national de Normandie.

Membre fondateur de la compagnie "Le Théâtre des Lucioles" à sa sortie de l’école du Théâtre national de Bretagne à Rennes, Marcial Di Fonzo Bo a mené avec ce collectif une aventure théâtrale rare en travaillant en tant que comédien ou metteur en scène sur les écritures contemporaines et notamment dans le dialogue direct avec des auteurs ; en parallèle, son parcours s’est diversifié avec le cinéma et l’opéra.

Son projet pour la Comédie de Caen – Hérouville-Saint-Clair, Centre dramatique national est notamment marqué par la présence d’un "collectif d’artistes" réunissant six auteurs, metteurs en scène et comédiens associés : Elise Vigier, David Lescot, Lucie Berelowitsch, Guillermo Pisani, Pierre Maillet et Laëtitia Guédon. Les textes contemporains d’auteurs vivants seront particulièrement à l’honneur avec l’invitation, entre autres, de Léonora Miano et Leslie Kaplan.

Cet ensemble artistique travaillera sur toutes les dimensions du projet en lien avec les différents partenaires et devrait permettre une présence étendue sur toute la région, ainsi que la mise en œuvre de nouvelles modalités d'accompagnement de jeunes compagnies comme de nouvelles dynamiques de coproduction et de production.

L'ambition européenne et internationale est à la mesure de ce bel outil de création, l’association avec l’université de Caen sera développée fortement et l'implication du CDN sur la formation mais aussi sur la recherche sera mise en exergue.

Porteur d'un projet innovant et fondé sur le partage et la mutualisation, il succédera le 1er janvier 2015 à Jean Lambert-Wild qui prendra ses fonctions au centre dramatique national de Limoges à compter de cette même date.
La Rédaction

Nomination de Frédéric Bélier-Garcia à la direction de l’EPCC Le Quai à Angers  05/12/2014

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, Christophe Béchu, sénateur-maire d'Angers, et Jacques Auxiette, président du Conseil Régional des Pays de la Loire, se félicitent de la nomination à l'unanimité, ce vendredi 5 décembre, de Frédéric Bélier-Garcia à la direction de l'établissement public de coopération culturelle (EPCC) Le Quai, à Angers.

Frédéric Bélier-Garcia succède à Christian Mousseau-Fernandez, dont l'ensemble des partenaires saluent l'action à la tête du Quai depuis janvier 2009. Il prendra ses fonctions au 1er janvier 2015.

Cette nomination permet d'imaginer un modèle d'établissement nouveau qui prenne en compte le fonctionnement actuel de l'EPCC Le Quai et de ses équipes et le cahier des missions et des charges d'un Centre dramatique national de plein exercice, avec des missions complémentaires.

Sur la base du projet présenté au jury par Frédéric Bélier-Garcia, Fleur Pellerin, Christophe Béchu et Jacques Auxiette vont lui demander de proposer un schéma de rapprochement des deux établissements au cours de l'année 2015, ainsi que de nouvelles modalités de collaborations avec le Centre national de danse contemporaine (CNDC).
La Rédaction

Palmarès du tremplin Vive la Reprise 2014  06/11/2014

Le Centre de la Chanson a remis son Grand Prix (2 000 €) à From & Ziel, lors de la 20e édition du Tremplin Vive la Reprise qui s'est déroulé à la Maison de la Poésie à Paris le 3 novembre.

From & Ziel a également remporté le Prix du public (une programmation dans le cadre de la saison culturelle de la Ville de Sarcelles) ainsi que le Coup de cœur des professionnels. Le Prix d'interprétation ADAMI a été attribué à Jules Nectar pour une valeur de 2 000 €. Le Prix de la meilleure chanson de l'UNAC (500 €) a également été attribué à Jules Nectar.

Le jury professionnel a attribué ses prix de programmation :
Le Bijou à Toulouse programmera Gérald Genty ;
Le festival Chansons de Paroles à Barjac programmera From & Ziel et Jules Nectar ;
L'Esprit Frappeur à Lutry en Suisse programmera Gerald Genty ;
L'Association la Cigale à Créteil programmera Lou Casa ;
ACP La Manufacture de la chanson à Paris programmera From & Ziel et Chouf ;
Le Forum Léo Ferré à Ivry programmera Jules Nectar et Olivier L'Hôte ;
Le festival Découvrir à Conzèce programmera Jules Nectar ;
Le festival Une chanson peut en cacher une autre à Stavelot en Belgique programmera Jules Nectar ;
Enfin, La Ville de Sarcelles programmera Gerald Genty dans le cadre de sa saison culturelle 2015.

Liste des membres du jury du tremplin 2014
Jury Professionnel : Laurent Balandras, Stéphanie Berrebi, Pascal Chauvet, Denis Collinot, Harold David, Patrick Engel, Fabienne Fontanelle, Daniel Gasquet, Marinette Guinhuit, Jofroi, Arnaud Koseleff, Régine Lacan, Jean Lemaire, Alain Nitchaeff, Daniel Pantchenko, Marc Pfeiffer, Dominique Prevost, Martine Rigaud, Stephane Riva, Gilles Tcherniak, Matthias Vincenot.

Jury :
Philippe Meyer (Président du jury).
Michèle Bernard (Présidente d'honneur).
Clélia Bressat-Blum, Claude Fonfrède, Olivier Froment, Rémo Gary, Lise Martin, Danièle Molko, Eric Nadot, Dominique Pankratoff.

En développant ce tremplin au niveau national, le Centre de la Chanson souhaite encourager les artistes qui défendent l'esthétique chanson aujourd'hui. Un grand merci aux membres du jury, à Michèle Bernard, à tous les artistes qui se sont prêtés à cet exercice périlleux et à nos précieux partenaires qui par leur soutien encouragent les artistes et la création.

Communiqué du Centre de la Chanson - 24, Rue Geoffroy L'Asnier, Paris 4e - 01 42 72 28 99.

Photo : From & Ziel © DR.
La Rédaction

Nomination de Lionel Massétat à la direction de la scène nationale de Saint-Quentin-en-Yvelines  27/10/2014

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, et Michel Laugier, président de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, en accord avec le Conseil général des Yvelines, ont donné leur agrément à la proposition unanime du jury réuni le 17 octobre 2014, de nommer Lionel Massétat à la direction de la scène nationale de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Âgé de 48 ans, directeur de l’Onde, théâtre centre d’art de Vélizy-Villacoublay, Lionel Massétat propose, en prenant appui sur les atouts du théâtre et la richesse de son environnement, un projet pluridisciplinaire construit sur une logique partenariale, largement ouvert sur le territoire de l’agglomération et du département, qui rassemble artistes, chercheurs, spectateurs, habitants et entreprises.

En écho au territoire d’innovation sur lequel est implantée la scène nationale, il entend placer la question des nouvelles esthétiques au cœur de son projet artistique en confiant à deux artistes, Matthieu Roy et Cyril Teste, la mise en place d’un Laboratoire des écritures scéniques chargé de faire des propositions en matière de programmation, de nouveaux modes de production, d’éducation artistique et culturelle, et de transmission tant en faveur des futurs professionnels que des amateurs.

Une collaboration avec l’ARCAL, compagnie nationale de théâtre lyrique et musical dirigée par Catherine Kollen, au cours des trois prochaines saisons, témoignera de sa volonté de maintenir la place réservée à la musique dans cette scène nationale.

Enfin, toujours avec le souci d’ouvrir le théâtre sur la cité et de le replacer au cœur du débat citoyen, il propose de faire de la scène nationale, le temps d’un événement annuel, "Les rencontres In-Cité", le lieu fédérateur des acteurs de l’agglomération autour de grands débats de société à l’appui desquels la parole des artistes trouvera toute sa place au côté de celle des scientifiques et des philosophes.

Communiqué le 27 octobre 2014.

Photo : "Dans la République du bonheur" de Martin Crimp, le 8 novembre 2014 au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines Mise en scène : Élise Vigier, Marcial Di Fonzo Bo. © Christophe Raynaud De Lage.
La Rédaction

Théâtre de la Ville : la représentation du 1er octobre 2014 n'a pas eu lieu  02/10/2014

Dans le cadre de la mobilisation nationale, le Théâtre de la Ville, l''équipe du spectacle "Idiot ! Parce que nous aurions dû nous aimer" et son producteur le Théâtre Vidy-Lausanne, ont décidé que la représentation du 1er octobre 2014 n'’aura pas lieu.

Chacun de nous aurait préféré que la représentation ait lieu, nous partageons fondamentalement l'idée que la parole est plus importante que le silence, qu'elle doit être entendue dans nos théâtres au service du public, et peut être plus encore aujourd'hui, où cet Idiot porte haut les espoirs et les combats qui nous concernent tous.

L''ensemble du personnel du Théâtre de la Ville, intermittents et permanents, est mobilisé depuis juin dernier et a proposé systématiquement des actions fortes et collectives de sensibilisation des publics à l'occasion de chaque représentation. La publication d'un texte rédigé collectivement et régulièrement actualisé fait état de cette mobilisation.

Puisque qu'aucune avancée n'a été annoncée, que l'ouverture de véritables négociations est toujours au point mort malgré les promesses arrivant à échéance, puisque l'accord UNEDIC du 22 Mars est entré en vigueur malgré la mobilisation générale.

Parce que nous ne pouvons laisser se dégrader davantage la situation d'artistes et techniciens du spectacle sans lesquels aucune création ne pourrait voir le jour et rencontrer les publics, parce que nous croyons en un grand service public dont le régime spécifique des intermittents est aussi un des garants.

Nous restons déterminés et unis.

Communiqué du 1er octobre 2014.
Signé : Le Théâtre de la Ville, L'équipe du spectacle, le Théâtre Vidy-Lausanne.

Photo : © Philippe Delacroix.
La Rédaction

Nomination de Joris Mathieu à la direction du Théâtre Nouvelle Génération, centre dramatique national de Lyon  20/09/2014

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, en plein accord avec Gérard Collomb, Maire de Lyon, et Jean-Jack Queyranne, Président du Conseil régional de Rhône-Alpes, a nommé Joris Mathieu à la direction du Théâtre Nouvelle Génération (TNG), centre dramatique national de Lyon.

Né en 1977, Joris Mathieu défend des formes narratives portées par un univers sensoriel et plastique fort, développant un théâtre au croisement de la littérature, des nouvelles technologies et des sciences humaines. S'emparant de la façon dont les jeunes ont un rapport à la culture et aux médias, il recherche des langages innovants à la jonction de l'histoire de la machinerie théâtrale et des origines du cinéma, afin d'ouvrir les portes du théâtre à tous les publics. Il avait pris la direction du Théâtre des Ateliers à Lyon en janvier dernier.

Intitulé "Imaginer demain", son projet, mutualisant les moyens du TNG et du Théâtre des Ateliers, est habité par des présences artistiques fortes : il se dessine comme un trait d'union intergénérationnel et culturel. Au cœur du lancement de la Belle Saison, il nous encourage au décloisonnement, à l'innovation et à une grande ambition poétique à destination des plus jeunes.

Il conviera ainsi deux artistes associées pour son premier mandat, Phia Ménard et Chiara Guidi, et mettra en place des dispositifs innovants pour l'accompagnement de l'émergence. Plusieurs temps forts, en partenariat avec d'autres institutions, sont imaginés afin de créer des parcours pour la jeunesse.

Il succédera le 1er janvier 2015 à Nino D'Introna, qui poursuivra son parcours artistique en compagnie.

Communiqué de presse du 19 septembre 2014.
La Rédaction

Intermittents et Précaires, Occupation de l'Hôtel Lutetia à Paris  18/09/2014

Communiqué de presse de la CIP-IdF.

De l'argent il y en a pour construire de nouveaux droits.

Nous, chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires, avec ou sans papiers, occupons ce jeudi 18 septembre 2014, jour de reprise des concertations de la mission Valls, depuis 7 h, le chantier de l'hôtel Lutetia (45 bd Raspail, Paris Ve, métro Rennes et Sèvres-Babylone).


Cet hôtel de luxe à été vendu en 2010 au groupe Alrov, appartenant au milliardaire Israélien Alfred Akirov, pour 135 millions d'euros. La gestion est restée aux mains du groupe Concorde Hotels & Resorts, lui-même filiale de la société privée de gestion immobilière Starwood Capital Group, qui gère plus de 9 milliard de biens immobiliers dans le monde.

Nous sommes ici dans une volonté déterminée de recourir au blocage économique pour rappeler que nous n'entendons pas accepter la casse des droits sociaux des chômeurs, précaires, intermittents et intérimaires, aggravée par la mise en place de la convention d'assurance chômage du 22 mars.

Monsieur Rebsamen demande le renforcement du contrôle des chômeurs : nous lui répondons qu'il ferait mieux de contrôler les fraudes des employeurs sur le paiement des cotisations sociales qui coûtent plus de 20 milliard d'euros par an.
Arrêtez de dire que les précaires sont responsables du déficit de la protection sociale, c'est un mensonge !
Nous demandons l'abrogation de la nouvelle convention d'assurance chômage visant à faire des économies sur le dos des seuls chômeurs et précaires, en les stigmatisant.

Monsieur Valls offre un pacte de "responsabilité" aux entreprises pour favoriser la compétitivité et l'emploi, alors que ces dernières versent 30% de dividendes supplémentaires à leurs actionnaires au second trimestre 2014 et demandent par ailleurs à pouvoir embaucher en dessous du SMIC pour s'en sortir.
Ce n'est plus de la provocation, c'est de l'indécence !
Nous ne croyons pas en votre "crise" et ne voulons pas d'un plein-emploi précaire. Nous exigeons que notre modèle de protection sociale accompagne la discontinuité de l'emploi, les contrats courts, l'intérim, et qu'il soit discuté avec les premiers concernés.

Monsieur Gattaz déclare que "notre modèle social à vécu, il n'est plus adapté" : nous lui répondons que c'est notre modèle de dialogue social qui est mort et qui n'est plus adapté. Une gestion paritaire de l'UNEDIC qui date de 1958 : oui, le monde a changé et c'est ce paritarisme là qui n'est plus d'actualité.
Il est scandaleux que les cotisations sociales - part socialisée du revenu appartenant aux salariés - soient gérées de manière mafieuse et qu'il appartienne au patronat d'en décider.
Nous demandons la transparence des comptes de l'UNEDIC et exigeons que les chiffres bruts soient communiqués pour expertise.

Monsieur Hollande, alors que l'INSEE vient de publier son rapport présentant une instabilité et une precarisation croissante des conditions d'emploi, nous demandons que la question de l'assurance chômage devienne un débat national et que le modèle d'indemnisation soit repensé afin que 100% des chômeurs soient indemnisés.

Nous avons des propositions et tant qu'elles ne seront pas entendues, nos actions ne connaîtront pas de pause.

Nous appelons à une grève de l'ensemble des salariés, avec ou sans emploi, le 1er octobre 2014, jour de mise en application de l'ensemble de la convention d'assurance chômage.

Nous sommes tous concernés, soyons tous mobilisés.

Communiqué de presse de la CIP-IdF.
La Rédaction

Nomination de Pierre Blaise à la direction du Théâtre aux Mains Nues  26/08/2014

Nomination de Pierre Blaise à la direction du Théâtre aux Mains Nues
Pierre Blaise, responsable artistique du Théâtre Sans Toit, et actuel Président de Themaa (Association Nationale des Théâtres de Marionnettes et des Arts Associés) est nommé à la direction artistique et pédagogique du Théâtre aux Mains Nues. Il prend ses fonctions à compter du 1er septembre 2014, et succède à Eloi Recoing, nommé à la direction de L’Institut International de la Marionnette.

En 1977, Pierre Blaise fonde et dirige le Théâtre Sans Toit, d’abord orienté vers le théâtre de rue. Il y développe un art visuel fondé sur la pratique du masque. Par l’intermédiaire du Théâtre du Petit miroir, il rencontre le maître de marionnettes chinois Li-Tien Lu qui déterminera sa volonté de se diriger vers le théâtre de marionnettes.

L’adaptation de la gaine taïwanaise, considérée comme "un acteur en miniature", à la gaine traditionnelle occidentale lui permet de créer un genre de théâtre de marionnette au jeu réaliste comme dans "Le Roman de Renart". Ses premiers rôles en tant que marionnettiste lui sont confiés par Alain Recoing. Il participe à la génération des marionnettistes engagés au Théâtre National de Chaillot par Antoine Vitez. Il y jouera dans une dizaine de spectacles et y présentera trois mises en scène, dont "Grain-de-sel en mer" d’après Eugène Sue. Il crée plus de vingt-cinq spectacles au Théâtre Sans Toit, d’inspiration picturale ou textuelle, dont "Les Habits neufs de l’Empereur", "Le Monde à l’Envers", "Manteaux d’Arlequin" et "Poésie à jouer", "Cailloux", "Orphée aux Enfers" (création 2013), "La Danse de Zadig", "La Fontaine" (créations 2014). Considérant la marionnette comme un instrument théâtral, il développe une méthode fondée sur la dramaturgie du jeu.

Communiqué du 25 août 2014.
La Rédaction

Levée d'occupation de la Mairie d'Aurillac  24/08/2014

Vendredi 22 août, à l'issue de la manifestation interprofessionnelle massive, dynamique et déterminée qui a traversé le festival de théâtre de rue d'Aurillac contre la politique d'austérité du gouvernement et la convention Unedic, nous avons été plus de 200 personnes à occuper l'hôtel de ville, rejointes tout au long de la soirée par des sympathisants.

Au terme de plusieurs heures de discussion, le maire PS, prenant conscience de la légitimité de la colère des manifestants, a rédigé un courrier au premier ministre dont les termes sont les suivants : "(…) J'appelle le Gouvernement à demander aux partenaires sociaux de se mettre autour de la table afin de renégocier la convention UNEDIC en prenant en compte la situation particulière des intermittents du spectacle et des travailleurs précaires, avec une attention spécifique aux propositions portées par les organisations représentatives des concernés, chômeur(se)s, intermittent(e)s, intérimaires et précaires (...)"

Nous avons alors voté la levée de l'occupation vers 1 h 30 du matin. Nous invitons la population à se saisir de tous les outils de lutte permettant de construire un rapport de force contre les politiques d'austérité nuisibles et imposées telles que le pacte de responsabilité dont découle la convention Unedic.

Dans cette perspective, une coordination nationale des intermittents et précaires se tiendra les 31 août, 1er et 2 septembre à Dijon.

Communiqué de la coordination des intermittents et précaires/Assemblée générale d'occupation de la mairie d'Aurillac.
La Rédaction

Communiqué des occupantes et occupants de la mairie d'Aurillac  22/08/2014

2 milliards d'économie sur le dos des précaires : PRENDS TA MAIRIE

Ce vendredi 22 août, plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans les rues d'Aurillac leur désaccord avec la politique d'austérité du gouvernement. Plusieurs centaines de personnes ont occupé l'hôtel de ville sans dégradations, redonnant son sens à la croix blanche, hypocritement arborée sur les murs de la municipalité par le maire et la direction du festival.

Depuis le mois de février, nous luttons contre la réforme de l'Unedic, signée le 22 mars 2014 par le medef et les syndicats à leurs bottes (FO, CFDT et CFTC), laquelle concerne tous(tes) les travailleurs(euses) avec ou sans emploi, avec ou sans papiers. Cette réforme s'inscrit dans le cadre du pacte d'austérité, cyniquement appelé pacte de responsabilité, visant à faire des économies sur le dos des précaires. Ces politiques néolibérales, capitalistes et racistes touchent d'abord les minorités, concentrées dans les quartiers populaires ou écartées dans des ghettos. Une fois de plus, on s'attaque aux précaires et non à la précarité, plutôt que d'aller prendre l'argent dans les banques, sauvées en 2008 avec nos sous. Aujourd'hui, 6 chômeurs(euses) sur 10 ne sont pas indemnisés(es) et 86 % des embauches sont des CDD. Ici comme ailleurs, cette austérité montre déjà son vrai visage avec la suppression progressive des RASED, l'augmentation du chômage subi, la dégradation des services publics (hopital d'ailleurs en grève depuis le mois d'avril).

La délégation élue cette après-midi composée à part égale de femmes, d'hommes, d'Aurillacois(es), de gens d'ailleurs, portent les revendications votées en assemblée générale :
- demande par la mairie PS d'Aurillac de l'abrogation immédiate de l'accord du 22 mars auprès du gouvernement ;
- ré-instauration des cours de danse du conservatoire municipal tels qu'auparavant ;
- positionnement du maire contre les compressions de personnel de l'hôpital d'Aurillac ;
- annulation du projet de centre commercial à la Sablière, pourvoyeur de futurs emplois précaires et projet destructeur de la biodiversité ;
- engagement sur la préservation et la mise en valeur des vestiges archéologiques du site de Saint-Géraut.

La mobilisation est interprofessionnelle puisque le capital détourne les richesses produites par tous(tes) les travailleurs(euses) : services publics et secteurs privés, au chômage, retraitéEs avec ou sans papier, nous sommes tous broyés par la même machine capitaliste conduite par les gouvernements successifs, main dans la main avec le medef.
Si à Aurillac la mobilisation connait un franc succès, elle doit encore s'amplifier. Nous appelons donc tous les précaires et toutes celles et tous ceux qui sont concernées et solidaires à se réunir et à agir partout pour sortir de cette austérité hypocrite et imposée.
Peu importe les votes qui se sont exprimés, les mandats pour lesquels les élus(es) se sont présentés(es), n'ont pas été respectés. Il semble donc plus qu'urgent aujourd'hui de réinventer nos outils politiques et de redéfinir la démocratie !

Ensemble, solidaires, inversons la tendance !

Commniqué de l'assemblée générale d'occupation de la mairie d'Aurillac.
La Rédaction

Chalon dans la rue en grève, plus de 2 000 manifestants  24/07/2014

Aujourd'hui, jeudi 24 juillet 2014, nous, travailleurs du festival de Chalon dans la rue, artistes, techniciens, bénévoles, précaires avons décidé de répondre à l'appel national à la grève.

Cette mobilisation se déroule alors que se réunissent les signataires et non signataires de l'accord du 22 mars agréé par le gouvernement le 26 juin. Nous envoyons un message à tous ceux qui sont autour de la table ronde à laquelle se sont joints la CIP, Recours Radiation et l'Ufisc.
Nous envoyons un message pour affirmer que nous sommes attentifs, mobilisés, et que nous ne cesserons pas la lutte tant que ce protocole injuste, néfaste et imposé par le MEDEF ne sera pas abrogé.

Nous envoyons le message au gouvernement que nous refusons la politique d'austérité dont nous voyons déjà les effets dévastateurs partout en Europe. Une politique d'austérité légitimée par une prétendue crise.

Nous voulons aussi nous adresser maintenant aux personnes présentes, au public, aux festivaliers pour dire que ces accords concernent tous les travailleurs précaires, intermittents de l'emploi, saisonniers...

Nous voulons dire à toutes et à tous que nous nous battons pour un système solidaire qui défende les services publics, l'éducation, la santé, la culture, et qui mette les individus au coeur de notre société.

Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous.

Communiqué du CIP - IDF.

>> cip-idf.org
La Rédaction

L'Atelier de Paris - Carolyn Carlson rejoindra, en janvier 2015, le réseau des Centres de Développement Chorégraphique  22/07/2014

Sur décision d’Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, en accord avec Anne Hidalgo, maire de Paris, l’Atelier de Paris - Carolyn Carlson rejoindra, en janvier 2015, le réseau des Centres de Développement Chorégraphique.

Fondé par Carolyn Carlson et dirigé par Anne Sauvage, l’Atelier de Paris réunit professionnels et publics au sein d’un même lieu. Masterclasses, résidences sont autant de dispositifs qui permettent chaque année à plus de 500 chorégraphes et danseurs venus du monde entier de partager et d’échanger. L’Atelier de Paris déploie son activité sur le site de la Cartoucherie et bénéficie du soutien du ministère de la Culture et de la Communication, de la Ville de Paris et de la Région Île-de-France.

Cette labellisation interviendra en parallèle de la consolidation d'un réseau pour la danse à Paris, dans le cadre d'une politique conjointe de l’État et de la Ville qui affirment ainsi leur soutien à des lieux qui agissent en faveur de la création, de l'accompagnement de compagnies, de la formation et de la diffusion de la culture chorégraphique.

Le ministère de la Culture et de la Communication et la Ville de Paris vont travailler dès la rentrée sur une convention cadre avec le CDC Atelier de Paris, le Regard du Cygne, Micadanses, l'Etoile du Nord, afin de définir les grands axes de cette mise en réseau.

Communique du Ministère de la Culture et de la Communication.
La Rédaction

Jeudi 24 juillet : Ceci est un appel à la grève !  22/07/2014

Depuis le 4 juillet, nous parlons, imaginons, réfléchissons à des moyens de nous mobiliser ensemble contre l'accord du 22 mars 2014, agréé le 26 juin dernier.

Parce qu'il est la suite logique de la réforme de 2003 contre laquelle nous nous battons... Parce que l'accord dans son ensemble, bien au-delà des seules annexes 8 et 10, touche les plus précaires, mais aussi tous les salariés, à l'heure où 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés. Parce qu'aujourd'hui 86 % des embauches se font en CDD, soit des emplois discontinus.
Parce que le 24 juillet se tiendra le dernier rendez-vous de la table de concertation et que nous devons peser de tout notre poids sur celle-ci.

Parce que nous devons faire savoir haut et fort que nos propositions doivent être soutenues.
Parce que sans une mobilisation visible, nous n'avons aucune chance, absolument aucune, d'aboutir à un accord satisfaisant.
Parce que l'ouverture des négociations n'étant pas actée, la lutte doit être forte pour obtenir des garanties de résultat.
Parce que la grève demeure un outil de pression pertinent et entendu.

Les coordinations des intermittents et précaires et la CGT spectacle appellent à une journée nationale de grève et d'actions jeudi 24 juillet 2014.

Nous appelons chacun, artiste, technicien, chaque compagnie, chaque équipe, chaque lieu, à se réunir en assemblée générale, à prendre la mesure et la gravité de cet accord, et à se mettre en grève, chacun pouvant faire valoir son droit de grève individuel.

Pour cette dernière journée du calendrier de concertation, et pour préfigurer la lutte dans les mois qui suivent, il est évident et primordial d'être nombreux et forts dans la contestation et la mobilisation.

Restons solidaires, mobilisés et déterminés.

Coordination des intermittents et précaires.

>> www.cip-idf.org

Photo : © Gil Chauveau.
La Rédaction

Nomination d’Éric Ruf, Administrateur général de la Comédie-Française  16/07/2014

Éric Ruf a été nommé administrateur général de la Comédie-Française, en conseil des ministres, sur proposition d'Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication.

Après des études en pratique instrumentale au Conservatoire de Belfort, Éric Ruf a intégré l’École nationale supérieure des Arts appliqués et des Métiers d'art en 1987, avant de poursuivre ses études au Cours Florent de 1989 à 1992 et d'intégrer ensuite le Conservatoire national supérieur d'art dramatique de 1992 à 1994. Il est devenu pensionnaire de la Comédie-Française en 1993, avant même la fin de ses études au Conservatoire. Depuis 1998, il est sociétaire de la Comédie-Française et a été l'un des sociétaires membres du Comité d'Administration en 2004 et en 2006.

Éric Ruf s'est illustré en tant que décorateur-scénographe de différentes pièces ou opéras, notamment pour des mises en scène de Denis Podalydès. Il a par exemple réalisé les décors de Cyrano de Bergerac pour lequel il obtenu le Molière du décorateur-scénographe en 2007. Il a joué de nombreux rôles à la Comédie-Française de Dom Juan à Amphitryon, de Ruy Blas à l'Avare. De "l’Échange" à "Lucrèce Borgia", il aura ainsi joué sous la direction de Jacques Lassalle, Anatoli Vassiliev, Andrzej Seweryn, Denis Podalydès, Patrice Chéreau, Robert Wilson, Brigitte Jaques-Wajeman, Jean-Louis Benoit, Claude Stratz, Alain Françon, Muriel Mayette ou Clément Hervieu-Léger. Éric Ruf a également assuré plusieurs mises en scène pour le théâtre et l'opéra parmi lesquelles "L'histoire de l'An 1" de Jean-Christophe Marti en 2001 et "Peer Gynt" de Henrik Ibsen en 2012.

Le projet d’Éric Ruf pour la Comédie-Française repose sur une connaissance intime de l'établissement qui aura nourri son enthousiasme et son désir d'invention pour cette formidable troupe. Dans une filiation évidente avec un théâtre populaire, moderne et exigeant, il propose des saisons qui conjugueront répertoire, commandes à des auteurs et invitations à des grands metteurs en scènes internationaux. Éric Ruf développera un projet ouvert sur le monde, en partenariat avec les théâtres publics du territoire national, se souciant sans cesse de l'impact de son projet sur les publics, son renouvellement et sa diversité.

Son mandat d’administrateur du Théâtre Français prendra effet à compter du 4 août 2014.

La Ministre tient à saluer l’action de Muriel Mayette-Holtz qui a porté avec engagement et succès la Maison de Molière en tant qu’administratrice générale pendant huit ans et qui se verra proposer prochainement par le Gouvernement des fonctions à la mesure de ses réalisations.

Communiqué de presse du 16 juillet 2014.

Photo : © Cosimo Mirco Magliocca, coll. Comédie-Française.
La Rédaction

Proposition de Philippe Nicolas à la direction du Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV)  11/07/2014

© Gil Chauveau.
Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, a proposé au Président de la République la nomination de Philippe Nicolas à la direction du Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV).

Administrateur civil, Philippe Nicolas a occupé différents postes au ministère de l’Économie et des Finances, puis au sein de la Représentation française auprès des Nations-Unies, avant d'intégrer le Groupe France Télévisions en 2001 dont il devient le directeur financier, membre du Comité exécutif. Membre du directoire en charge des fonctions financières d'Euro média Group à partir de 2008, il est nommé en 2011 co-président du journal Libération dont il accompagne la mutation stratégique.

Philippe Nicolas succède à Jacques Renard que la ministre de la Culture et de la Communication tient à saluer pour son engagement à la tête du CNV au terme d’une longue carrière au service de la culture.

Aux côtés de Guy Marseguerra, président du conseil d’administration, Philippe Nicolas s’attachera à mettre en œuvre le projet de développement du CNV comme établissement structurant de la filière musicale, annoncé par la ministre de la Culture et de la Communication en janvier 2014 au Midem de Cannes.

Dans le cadre des missions actuelles de l’établissement, il s’attachera à son rôle de soutien à la diversité musicale, au service de tous les acteurs de la filière de production de spectacle vivant dans le domaine des musiques actuelles et du "one man show" grâce à un financement consolidé à 28 M€ en loi de finances rectificative 2014.

Photo : Festival de Colmar © Gil Chauveau.
La Rédaction

Nomination de Jean Lambert-Wild à la direction du Théâtre de l'Union, Centre dramatique national du Limousin  04/07/2014

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, en plein accord avec Émile-Roger Lombertie, maire de Limoges, Jean-Paul Denanot, président du Conseil régional du Limousin, et Marie-Françoise Pérol-Dumont, présidente du Conseil général de la Haute-Vienne, a nommé Jean Lambert-Wild à la direction du théâtre de l'Union, Centre dramatique national du Limousin à Limoges.

Jean Lambert-Wild, metteur en scène, auteur, acteur, performer, scénographe, dirige le Centre dramatique national de Caen depuis 2007. Il présente pour le Centre dramatique du Limousin un projet novateur et fédérateur, réunissant auprès de lui Marcel Bozonnet, Lucie Berelowitsch, David Gauchard et Nathalie Fillion en tant "qu'artistes-coopérateurs" aux esthétiques et aux parcours complémentaires. En témoigne la multiplication des propositions de collaborations sur des projets innovants et des ambitions à partager avec le Festival des Francophonies en Limousin, l'Opéra ou le Pôle National des Arts du Cirque de Nexon, mais également des collaborations inédites avec le Frac Limousin ou l'université. En outre, le CDN ouvrira un espace de débat sur les perspectives et identités de la langue française, ainsi qu'un endroit dédié à la critique théâtrale.

Pour l'Académie, école supérieure professionnelle de Théâtre du Limousin, abritée au sein du CDN, Jean Lambert-Wild souhaite développer les coopérations pédagogiques en région et à l'international, proposer de nouvelles modalités d'insertion ainsi qu'un festival des écoles.

Attaché au territoire et à son histoire, il développera les capacités de production du théâtre en coopération avec les réseaux régionaux, nationaux et internationaux, il favorisera l’accueil des spectacles en séries, le dialogue entre les générations et la construction de la parité.

Il succédera le 1er janvier 2015 à Pierre Pradinas qui poursuivra son parcours artistique en compagnie.
La Rédaction

Avignon Off : Grande marche silencieuse du 4 juillet 2014  01/07/2014

Avignon Off : Grande marche silencieuse du 4 juillet 2014
Une grande marche silencieuse aura lieu le vendredi 4 juillet à 17 h. Le rendez-vous et le départ sont fixés Place de l'Horloge.

Dans le grave contexte actuel, nous nous refusons de célébrer de manière festive l’ouverture du OFF et animer, comme si de rien n’était, le cœur d’Avignon.

Fort de ses 8 000 professionnels, de ses 52 000 abonnés et de son nombreux public, le OFF apportera donc cette année encore à la ville d’Avignon, au département du Vaucluse et à la région, une manne financière considérable et une extraordinaire énergie créatrice.

Oui ! L’écrasante majorité des compagnies jouera pendant ce festival.
Les compagnies joueront, parce qu’elles n’ont pas le choix, et non parce qu’elles sont en accord avec un agrément qu’elles rejettent massivement.
Elles joueront le dos au mur parce qu’elles n’ont pas les moyens de tirer un trait sur un investissement artistique, humain et financier de plusieurs mois.
Elles joueront parce qu’elles ont rendez-vous avec leur public.

Nos lettres aux pouvoirs publics sont à ce jour restées sans réponse. Le OFF et ses milliers de créateurs sont comme d’habitude passés sous silence. Puisqu’ils se débrouillent pour jouer, pourquoi s’intéresser à eux ?

Au silence qui nous est opposé, nous répliquerons par le silence.

Le 4 juillet, les artistes et techniciens du OFF se rassembleront pour une marche silencieuse dans les rues d’Avignon. Au terme de cette marche, des milliers de ballons seront lâchés dans le ciel, chacun porteur d'un message.

Nous appelons tous les avignonnais, tous les festivaliers, tous les citoyens qui désirent s’engager au côté du OFF à nous rejoindre pour donner encore plus de retentissement à cette action.
La Rédaction

Lettre au public du festival OFF d’Avignon  23/06/2014

Lettre au public du festival OFF d’Avignon
Madame, Monsieur, chère et cher abonné(e),

Nous nous croisons chaque année dans les files d’attente des théâtres, dans les rues, dans le Village que nous avons mis en place pour vous et tout au long de ces années, vous avez su tisser avec les artistes du OFF, des liens de confiance et une relation privilégiée, qui sont les premières vertus de notre festival.

Car le public du OFF n’est pas un public passif, il n’attend pas que des experts le dirigent, l’encadrent, l’administrent. Oui! Vous aimez la rencontre directe avec les artistes. Dans quelle autre ville de France, un inconnu vous adressera-t-il la parole pour vous conseiller tel ou tel spectacle ? Dans quelle autre ville du monde un artiste a-t-il le bonheur (partagé) de voir le spectateur "tracté" quelques instants plus tôt l’applaudir à la fin de la pièce? Dans quelle autre partie du monde boit-on, mange-t-on, parle-t-on théâtre nuit et jour, pendant trois semaines ?

Vous le savez, cher(e) abonné(e), le monde, les mondes parlent dans le grand théâtre du OFF et cette conversation fait émerger patiemment, année après année, les valeurs universelles d’ouverture et de curiosité bienveillante qui fondent notre festival.

Vous savez aussi que des menaces pèsent sur l’intermittence. Un mouvement de grève agite notre profession. Face à cette situation complexe, nous avons interrogé les compagnies. Une immense majorité affirme :
- rejeter l’accord du 22 mars ;
- vouloir jouer son spectacle dans le OFF 2014.

Le festival OFF aura donc lieu.

Mais nous voulons vous rappeler que si les compagnies jouent, c’est pour vous retrouver et entretenir avec vous ce lien de confiance qui, comme le disait André Benedetto, nous rend "un peu meilleur tous ensemble". Mais aussi parce qu’elles n’ont pas d’autre choix : Tirer un trait sur une année d’investissement humain et financier et sur les tournées qui se décident pendant le OFF équivaudrait à faire une grève de plusieurs mois qui immanquablement, les condamnerait à disparaître.

Du 5 au 27 juillet, nous vous attendons avec impatience, pour de nouveaux échanges plus nécessaires que jamais.

Communiqué du Bureau du OFF du 23 juin 2014.
La Rédaction

Proposition d’Aurélie Filippetti de nommer Stanislas Nordey au poste de directeur du Théâtre National de Strasbourg  22/06/2014

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication a proposé au Président de la République la nomination de Stanislas Nordey à la direction du Théâtre National de Strasbourg (TNS).

Metteur en scène de théâtre et d'opéra, acteur, pédagogue et découvreur insatiable des auteurs dramatiques contemporains, Stanislas Nordey, 48 ans, a créé sa compagnie dès la fin des années quatre-vingts après avoir été élève au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique. Artiste associé au Théâtre Nanterre-Amandiers sous la direction de Jean-Pierre Vincent, il est appelé ensuite à diriger avec Valérie Lang le Théâtre Gérard Philipe à Saint Denis. De 2000 à 2012, il est directeur pédagogique de l’École supérieure du Théâtre National de Bretagne. En 2013, il est artiste associé de la 67e édition du Festival d'Avignon.

Très habité par les questions de formation, son projet pour le TNS développe une articulation centrale entre le théâtre et l'école nationale supérieure installée au cœur de l’institution et repose sur la mise en avant de la triade acteur - metteur en scène - auteur.

Il propose en particulier d'associer au théâtre et à l'école six metteurs en scène : Julien Gosselin, Thomas Jolly, Lazare, Christine Letailleur, Blandine Savetier et Anne Théron. Des acteurs seront invités ponctuellement sur une saison à jouer plusieurs fois dans la programmation, à enseigner à l'école, à composer un programme de lectures publiques, à participer au comité de lecture, à dialoguer avec les autres artistes associés... Chaque année, un auteur sera partie prenante du projet.

Stanislas Nordey fera évoluer le modèle de production du théâtre afin de favoriser les créations, en particulier celles dédiées aux écritures contemporaines, leurs tournées nationales et européennes et leur durée d'exploitation.

Construisant de très nombreux partenariats avec des théâtres français et européens, attentif aux collaborations territoriales, il développera à Strasbourg un projet ouvert et exigeant, avec des objectifs forts en faveur de la parité hommes-femmes, de la diversité, de la dimension internationale, de l'élargissement et du renouvellement des publics.

Stanislas Nordey prendra la succession de Julie Brochen qui poursuivra le développement de son projet artistique au sein de sa compagnie "Les Compagnons du Jeu".
La Rédaction

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À découvrir

Les modèles des artistes sont-elles vraiment des modèles de vie ? À en croire ces "Muses", non, et tant mieux !

La racine étymologique de musée est "temple des Muses", du nom de ces neuf déesses qui président aux arts. Ici, elles ne sont que quatre (mais neuf en alternance, tiens ? Hasard…) et l'histoire qu'elles incarnent se déroule effectivement dans un musée après la fermeture, dans la torpeur de la nuit. Dans ce spectacle très vivant, incarner est le verbe idéal pour définir ces créations de personnages, puisque ceux-ci ne sont faits, au tout début, que des figures faites de pigments, de colle, de toiles et de cire.

© Xavier Cantat.
Des figures suspendues dans leurs cadres et posées sur un socle qui sont des chefs-d'œuvre : la "Joconde" de Léonard de Vinci, la "Naissance de Vénus" de Botticelli, la "Petite danseuse" de Degas et le "Diptyque Marilyn" d'Andy Warhol… Magie du théâtre, lorsque le dernier visiteur sort, suivi par le dernier gardien, ces muses renaissent, reprennent vie, voix et chair. Alors commence une longue nuit qui va révéler les caractères surprenants, parfois volcaniques et débordants de ces personnages si sages le jour.

Besoin de se dérouiller un peu les jambes, de se plaindre de la cohue qu'elles subissent tous les jours, de se rappeler des souvenirs "d'enfance" ou de se réchauffer les nerfs aux rivalités les plus classiques, rivalités de notoriété, de séduction ou d'âge, car ces quatre figures font bien partie des représentations de l'idéal féminin en compétition, telle sera la course qu'elles mènent avec fougue et sensualité.

L'idée de départ aurait pu devenir banale et vaine sans l'inventivité que les autrices, les interprètes et le metteur en scène ont déployé. Le texte de Claire Couture et Mathilde Le Quellec ancre résolument son ton dans la fantaisie, le jeu de répliques et l'humour. Les deux autrices ont laissé libre cours à leur imaginaire en gardant un point de vue moderne. Elles dessinent des tempéraments rugueux, explosifs et inattendus, qui tranchent avec les idées convenues que l'on forme face à ces représentations idéalisées de la femme : ce que cache le visage, l'apparence, l'esthétique.

Bruno Fougniès
18/10/2022
Spectacle à la Une

"Huis clos" Sommes-nous acteurs de notre destin ou de simples marionnettes ?

Garcin, Inès et Estelle, un homme et deux femmes, se retrouvent enfermé(es) dans un salon où la lumière ne s'éteint pas et duquel il est impossible de sortir. Ils comprennent qu'ils se trouvent en Enfer et se racontent leurs histoires. Ainsi se noueront entre eux des relations complexes qui ne se révèleront pas toujours réciproques.

© Anthony Dausseur.
Est-ce bien raisonnable de retourner assister à une énième représentation de "Huis clos", ce texte incontournable du théâtre français écrit, fin 1943 - début 1944, par le célèbre philosophe Jean-Paul Sartre ? Une de ses plus belles œuvres et aussi une des plus jouées.
Quand on aime, on ne compte pas, semble-t-il.

Au Laurette Théâtre, une petite salle intimiste de quartier, se joue une nouvelle version de cette célèbre pièce, interprétée par deux comédiennes et un comédien attachant(es) et investi(es) : Sebastian Barrio, Karine Battaglia et Laurence Meini.

La proximité du public avec la scène et, de ce fait, le contact très proche avec les personnages renforcent très largement la thématique de la pièce. Rares ont été les fois où cette sensation d'enfermement a pu nous envahir autant, indépendamment des relations tendues qui se tissent progressivement entre les personnages et qui de ce fait sont décuplées.

Brigitte Corrigou
24/10/2022
Spectacle à la Une

"Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal

Le mal s'appelle Heinrich Himmler, chef des SS et de la Gestapo, organisateur des camps de concentration du Troisième Reich, très proche d'Hitler depuis le tout début de l'ascension de ce dernier, près de vingt ans avant la Deuxième Guerre mondiale. Himmler ressemble par son physique et sa pensée à un petit, banal, médiocre fonctionnaire.

© Christel Billault.
Ordonné, pratique, méthodique, il organise l'extermination des marginaux et des Juifs comme un gestionnaire. Point. Il aurait été, comme son sous-fifre Adolf Eichmann, le type même décrit par Hannah Arendt comme étant la "banalité du mal". Mais Himmler échappa à son procès en se donnant la mort. Parfois, rien n'est plus monstrueux que la banalité, l'ordre, la médiocrité.

Malgré la pâleur de leur personnalité, les noms de ces âmes de fonctionnaires sont gravés dans notre mémoire collective comme l'incarnation du Mal et de l'inimaginable, quand d'autres noms - dont les actes furent éblouissants d'humanité - restent dans l'ombre. Parmi eux, Oskar Schindler et sa liste ont été sauvés de l'oubli grâce au film de Steven Spielberg, mais également par la distinction qui lui a été faite d'être reconnu "Juste parmi les nations". D'autres n'ont eu aucune de ces deux chances. Ainsi, le héros de cette pièce, Félix Kersten, oublié.

Joseph Kessel lui consacra pourtant un livre, "Les Mains du miracle", et, aujourd'hui, Antoine Nouel, l'auteur de la pièce, l'incarne dans la pièce qu'il a également mise en scène. C'est un investissement total que ce comédien a mis dans ce projet pour sortir des nimbes le visage étonnant de ce personnage de l'Histoire qui, par son action, a fait libérer près de 100 000 victimes du régime nazi. Des chiffres qui font tourner la tête, mais il est le résultat d'une volonté patiente qui, durant des années, négocia la vie contre le don.

Bruno Fougniès
20/09/2022