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Nomination de Marc Lainé à la direction de la Comédie de Valence, centre dramatique national Drôme-Ardèche  28/06/2019

Franck Riester, ministre de la culture, en plein accord avec Nicolas Daragon, maire de Valence, président de la communauté d'agglomération Valence-Romans, Laurent Wauquiez, président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, Marie-Pierre Mouton, présidente du conseil départemental de la Drôme, et Laurent Ughetto, président du conseil départemental de l'Ardèche, a donné son agrément à la proposition de nommer Marc Lainé à la direction de la Comédie de Valence, centre dramatique national Drôme-Ardèche.

Né en 1976, diplômé de l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, Marc Lainé est scénographe, auteur d'une cinquantaine d'œuvres pour le théâtre et l'opéra, auteur et metteur en scène, directeur de la compagnie La Boutique Obscure, implantée en Normandie. Ses spectacles - Spleenorama, Vanishing Point, Hunter ou Construire un feu, adaptation du roman de Jack London, ont été présentés sur les plus grandes scènes françaises - au TNS, au Théâtre national de Chaillot ou à la Comédie française. Ils croisent intimement le théâtre, la musique et le cinéma, dans une démarche artistique résolument transdisciplinaire.

Cet artiste complet propose de faire de la Comédie de Valence un lieu majeur pour la création artistique transdisciplinaire, au croisement du théâtre et des autres disciplines. Pour cela, il s'appuiera sur un collectif d'artistes d'horizons et d'esthétiques complémentaires, de metteurs en scène (Cyril Teste, Silvia Costa, Lorraine de Sagazan, Tünde Deak), d'auteurs (Alice Zeniter, Penda Diouf), mais aussi de musiciens, danseurs ou cinéastes (Bertrand Belin, Stephan Zimmerli, Éric Minh Cuong Castaing, Alice Diop), étroitement associés à la vie du théâtre. Un incubateur artistique, espace de recherche dédié à la transdisciplinarité (animé par Cyril Teste) et des résidences d'écriture sont parmi les idées enthousiasmantes de ce projet, qui mêle intimement exigence artistique et attention sincère à tous les publics du territoire.

Cette attention forte passe ainsi par le renouvellement du dispositif, central pour la Comédie de Valence, de la Comédie itinérante, qui s'appuiera sur des partenariats originaux avec les acteurs culturels des départements de la Drôme et d'Ardèche, et par des projets de création participatifs, in situ, avec les habitants du territoire. Pour le public curieux et averti de la Comédie de Valence, la programmation sera riche et diversifiée, ouverte aux arts du mouvement avec des "focus" sur un chorégraphe majeur de la danse contemporaine. Les saisons seront ainsi marquées par la nouvelle vocation transdisciplinaire du CDN, sans pour autant négliger le répertoire.

Marc Lainé prendra ses fonctions le 1er janvier 2020, succédant à Richard Brunel.

Franck Riester salue "l'excellence du travail de Richard Brunel réalisé à la tête du CDN de Valence dans un projet ambitieux de partage, de découverte avec toutes et tous. Son engagement et celui de son équipe ont permis le rayonnement de l'art dramatique au plus près de nos concitoyens".

Photo : "Vanishing Point (Les Deux Voyages de Suzanne W.)". Conception, installation et mise en scène : Marc Lainé © Patrick Berger.


Communiqué de presse de la délégation à l'information et à la communication, ministère de la Culture.
La Rédaction

Nomination de Jean Bellorini à la direction du Théâtre national populaire, centre dramatique national de Villeurbanne  08/06/2019

Franck Riester, ministre de la Culture, en accord avec Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne, Laurent Wauquiez, président du conseil régional d'Auvergne Rhône-Alpes, et David Kimelfeld, président de la métropole du Grand Lyon, a nommé Jean Bellorini à la direction du Théâtre national populaire, centre dramatique national de Villeurbanne.

Né en 1981, Jean Bellorini a été formé à l'école Claude Mathieu. Avec sa compagnie Air de Lune, il a été accueilli par Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil puis associé au Centre dramatique national de Toulouse et au Centre dramatique national de Saint-Denis, avant d'en prendre la direction. Son travail au plateau se distingue notamment par ses brillantes adaptations de textes littéraires majeurs ou d'œuvres du théâtre contemporain dans lesquels il instille une grande vitalité issue du travail collectif de la troupe.

Fort de son expérience réussie au Théâtre Gérard Philipe, à Saint-Denis, Jean Bellorini a proposé pour le TNP un projet artistique exigeant et généreux :
- celui d'un théâtre de création placé sous le signe de la transmission et de l'éducation, un théâtre poétique, faisant la part belle à la langue, en associant à son mandat des auteurs, metteurs en scène et leurs équipes, tels que Joël Pommerat, Tiphaine Raffier, André Markowicz, Thierry Thieû Niang ou Lilo Baur ;
- celui d'un théâtre de création d'envergure, privilégiant les grandes formes, les grands plateaux, montrant une ambition internationale, tout en cultivant un ancrage territorial fort, grâce aux artistes qui l'habiteront et qui travailleront au plus près de tous les publics.

Son adresse au jeune public et au public adolescent, ses propositions d'actions dans la Cité, son souci éthique de créer un lien intime entre le théâtre et toutes les classes de la société, dans sa diversité, avec une attention vigilante au respect de la parité, font de son projet celui d'un théâtre de service public, exigeant et populaire, miroir poétique du monde. Celui-ci s'inscrit dans l'héritage des artistes majeurs qui l'ont précédé au TNP : Jean Vilar, Georges Wilson, Roger Planchon et, depuis 2002, Christian Schiaretti. Jean Bellorini lui succèdera à partir du 1er janvier 2020.

Au travers de son action, Christian Schiaretti et son équipe auront incarné l'esprit même du TNP, en privilégiant la découverte des grands textes classiques, l'ouverture au répertoire contemporain, le travail de troupe, le travail sur la langue et le rapport au public. Il est l'un de ces artistes qui auront marqué de leur empreinte l'art du théâtre pendant ces trente dernières années.

Ensemble, ils seront les maîtres d'œuvre des célébrations du centenaire de cette institution majeure du paysage théâtral européen, symbole éminent de la décentralisation dramatique fondé en 1920 par Firmin Gémier.

Franck Riester salue "l'engagement absolu de Christian Schiaretti au service du rayonnement de l'art dramatique et de la langue française dans un projet ambitieux de partage avec toutes et tous".

Communiqué de presse de la délégation à l'information et à la communication, ministère de la Culture.

Photo : © TNP Villeurbanne.
La Rédaction

La Comédie De l'Est devient Comédie de Colmar  24/05/2019

À compter du 24 mai 2019, la Comédie De l'Est prendra le nom de Comédie de Colmar, Centre dramatique national Grand Est Alsace.

Cette évolution de l'identité du théâtre a été initiée par les co-directeurs Émilie Capliez et Matthieu Cruciani, en plein accord avec Serge Thirode, président de l'association, et l'ensemble des
partenaires du CDN. Elle résulte d'une volonté de clarifier sa situation géographique et son implantation territoriale tout en restant fidèle à son appellation d'origine : Comédie.

Ce lieu historique de la décentralisation théâtrale a été, au fur et à mesure de ses évolutions, successivement nommé Centre dramatique de l'Est (1947), Atelier lyrique du Rhin (1974), Atelier du Rhin (1990) et Comédie De l'Est (2009). Il est devenu Centre dramatique national (CDN) en 2013. À ce titre, il fait partie des 38 CDN répartis sur le territoire français.

La saison 2019-2020 de la Comédie de Colmar, ainsi que la nouvelle communication réalisée par l'Atelier Poste 4, seront dévoilées au public vendredi 14 juin à 20 h.
Réservations au 03 89 24 31 78.
La Rédaction

Prix Lucernaire Laurent Terzieff - Pascale de Boysson 2019 : "À bout de sueurs" d'Hakim Bah  16/05/2019

Le jury a désigné, comme spectacle lauréat de la troisième édition, "À bout de sueurs" de Hakim Bah, créé par la Compagnie Paupières Mobiles. Le Prix Lucernaire sera décerné au cours d'une cérémonie au Lucernaire le lundi 23 septembre 2019 à 19 h.

Le Prix Lucernaire Laurent Terzieff - Pascale de Boysson encourage - avec le soutien de la SACD - toute création en France d’un texte contemporain français ou étranger. Plus d’une centaine de propositions ont été reçues pour cette troisième édition et les organisateurs remercient toutes les compagnies concourantes pour leur participation et leur engagement dans cette initiative encourageant la création contemporaine.

Une seconde étape d’étude a permis de désigner, parmi treize compagnies présélectionnées, une sélection finale de six projets qui ont participé aux auditions en lectures publiques et à l’issue desquelles est sorti vainqueur le texte d'Hakim Bah.

Le comité artistique était composé d’une partie des proches compagnon(ne)s de travail de Laurent Terzieff et Pascale de Boysson : Émilie Chevrillon, Vincent de Bouard, Dominique Hollier, Philippe Laudenbach, Bernadette Le Saché, Marie-France de Noue et Francine Walter.
Ainsi que deux membres de l’équipe du Lucernaire : Benoît Lavigne, directeur, et Laurie Michalon, chargée de programmation.

La compagnie lauréate se verra attribuer un soutien financier de la part des Éditions l’Harmattan, qui éditera également le texte, et de la SACD pour la création de son projet programmé au Lucernaire.

"Un vrai texte de théâtre est toujours riche, même s’il est apparemment pauvre ; le véritable texte théâtral détient une potentialité de vie, la richesse d’un univers, une vision d’un regard sur le monde, un théâtre qui reflète le conscient et l’inconscient, le rêve et la réalité, l’homme public jeté dans le monde, avec son travail, ses difficultés vis-à-vis de la société, et aussi l’homme privé, avec ses fantasmes, ses rêves, ses angoisses et sa poésie".
Laurent Terzieff

Photo : Hakim Bah © Christophe Pean.
La Rédaction

Les Lauréats des Molières 2019  14/05/2019

Molière du Théâtre privé :
- "La Machine de Turing" de Benoit Solès, mise en scène de Tristan Petitgirard, au Théâtre Michel.

Molière du Théâtre public :
- "La Nuit des rois ou Tout ce que vous voulez" de William Shakespeare, adaptation de Thomas Ostermeier, mise en scène de Thomas Ostermeier, à la Comédie-Française, Salle Richelieu.

Molière de la Comédie :
- "La Dégustation" d'Ivan Calbérac, mise en scène d'Ivan Calbérac, au Théâtre de la Renaissance.

Molière de la Création visuelle :
- "Chapitre XIII" de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, mise en scène de Sébastien Azzopardi, au Théâtre Tristan-Bernard.

Molière du Spectacle musical :
- "Chance !" d'Hervé Devolder, mise en scène d'Hervé Devolder, au Théâtre La Bruyère.

Molière de l’Humour :
- Blanche Gardin, dans "Bonne nuit Blanche" de Blanche Gardin, mise en scène de Maïa Sandoz.

Molière du Jeune public :
- "M comme Méliès" d'Élise Vigier et de Marcial Di Fonzo Bo, mise en scène d'Élise Vigier et Marcial Di Fonzo Bo, Comédie de Caen/CDN de Normandie.

Molière du Seul/e en scène :
- "Girls and Boys", avec Constance Dollé, de Dennis Kelly, mise en scène de Mélanie Leray, au Théâtre du Petit-Saint-Martin.

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public :
- François Morel, dans "J'ai des doutes" de Raymond Devos et François Morel, mise en scène de François Morel.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé :
- Benoit Solès, dans "La Machine de Turing" de Benoit Solès, mise en scène de Tristan Petitgirard.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public :
- Marina Foïs, dans "Les Idoles" de Christophe Honoré, mise en scène de Christophe Honoré.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé :
- Anne Bouvier, dans "Mademoiselle Molière" de Gérard Savoisien, mise en scène d'Arnaud Denis.

Molière du Comédien dans un second rôle :
- François Vincentelli, dans "Le Canard à l’orange" de William Douglas Home, adaptation de Marc-Gilbert Sauvajon, mise en scène de Nicolas Briançon.

Molière de la Comédienne dans un second rôle :
- Ophélia Kolb, dans "La Ménagerie de verre" de Tennessee Williams, mise en scène de Charlotte Rondelez.
Annie Mercier, dans "Thyeste" de Sénèque, mise en scène de Thomas Jolly.

Molière de la Révélation masculine :
- Valentin de Carbonnières, dans "7 morts sur ordonnance" d'après Jacques Rouffio et Georges Conchon, adaptation d'Anne Bourgeois et Francis Lombrail, mise en scène d'Anne Bourgeois.

Molière de la Révélation féminine :
- Ariane Mourier, dans "Le Banquet" de Mathilda May, mise en scène de Mathilda May.

Molière de l’Auteur francophone vivant :
- Benoit Solès, pour "La Machine de Turing".

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre privé :
- Tristan Petitgirard, pour "La Machine de Turing" de Benoit Solès.

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre public :
- Mathilda May, pour "Le Banquet" de Mathilda May.

Photo : Affiche du spectacle "Bonne nuit Blanche" de Blanche Gardin © Kalel Koven/Hans Lucas.
La Rédaction

Live à Fip… Cinq ans de "Session Unik"  09/04/2019

Le 13 avril à 20 h, au studio 104 de la Maison de la radio, Fip et l’Adami fêteront en public cinq ans de Session Unik. À cette occasion, de nombreux artistes issus de ces duos se réuniront pour un concert exceptionnel sous le signe de l’éclectisme. Cette soirée clôturera le Disquaire Day et sera diffusée en direct sur Fip.

Le projet Session Unik permet à un duo d’artistes d’enregistrer deux titres directement sur une machine à graver les vinyles et de vivre une expérience inédite dans les studios de Radio France. De nombreux artistes ont ainsi collaboré pour graver des titres inédits pour la postérité musicale. Parmi eux : Isaac Delusion, Jeanne Added, Gaspard Royant, Jane Birkin, Rodolphe Burger, Mustang, Keren Ann, Camélia Jordana, Dionysos, Arnaud Rebotini, Angélique Kidjo, Catherine Ringer, Moriarty, Arthur H, Ray Lema, Oumou Sangaré, Laurent de Wilde, Yael Naim…

Ouverture des réservations le 26 mars à 11 h sur le site de la Maison de la radio.

Artistes présents :
Fred Pallem & Le Sacre du Tympan + MC Solaar ;
Bachar Mar-Khalifé + Christophe ;
Sandra Nkaké + Thomas de Pourquery ;
Babx + Archie Shepp ;
Chloé + Vassilena Serafimova ;
Eric Legnini + Hugh Coltman + Thomas de Pourquery.

Journée du Disquaire Day samedi 13 avril
L’Adami, le CALIF, Fip et la discothèque de Radio France se sont à nouveau associés pour produire cette série inédite de 45 tours vinyle en édition limitée. 200 exemplaires seront vendus pendant le DISQUAIRE DAY, la journée internationale des disquaires indépendants.
La Rédaction

Prorogation du délai de candidature au CDN de Villeurbanne… Au regard du très faible nombre de candidatures féminines reçues  31/01/2019

b{Franck Riester, ministre de la Culture, en plein accord avec Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne, Myriam Picot, vice-présidente à la culture de la Métropole de Lyon et Florence Verney-Carron, vice-présidente à la culture de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, a décidé de proroger jusqu’au 17 février 2019 le délai pendant lequel des artistes peuvent faire part de leur candidature à la direction du Théâtre National Populaire, Centre Dramatique National de Villeurbanne.]b

Le TNP, Centre Dramatique National de Villeurbanne, est aujourd’hui l’un des fers de lance de la politique théâtrale française. Il porte l’héritage vivant de la décentralisation dramatique, et a accueilli le travail de figures aussi majeures que Jean Vilar ou Roger Planchon.

À la veille du centenaire de sa création, et alors que Christian Schiaretti achève son mandat, les pouvoirs publics ont lancé un appel à candidatures en vue du renouvellement de sa direction.

Au regard du très faible nombre de candidatures féminines reçues, l’État et les collectivités territoriales ne sont pas en mesure de proposer une pré-sélection équilibrée en termes de parité.

Convaincus que ce déséquilibre ne reflète pas la création d’aujourd’hui dans la diversité de ses talents, et qu'un tel recrutement doit nécessairement inclure l'examen de candidatures féminines au même titre que masculines, ils ont choisi de proroger la durée d'envoi des déclarations de candidature jusqu'au 17 février, afin de favoriser une plus grande représentativité des candidatures reçues.

Communiqué de presse du 31 janvier 2019 du Ministère de la culture.


La Rédaction

Remise du Prix Théâtre Adami 2018 à Côme de Bellescize et la Compagnie Théâtre du Fracas  21/01/2019

© Pauline Le Goff.
Le Prix Théâtre d'un montant exceptionnel de 35 000 € est attribué à Côme de Bellescize et la Compagnie Théâtre du Fracas. Il sera remis par le journaliste Gilles Costaz, le parrain de l'édition. Il sera accompagné de Jean-Jacques Milteau, président du conseil d'administration de l'Adami et Jean-Paul Tribout, administrateur et président du jury.

Depuis 2012, ce prix a pour objet d'aider financièrement une compagnie pour la diversité de son activité, son talent d'interprétation et l'originalité de ses créations. Cette valorisation s'inscrit dans nos missions, l'Adami défend les droits des artistes, les gère, mais aussi accompagne et soutient la création. Le jury est composé de membres du Conseil d'administration de l'Adami. Côme de Bellescize et la Compagnie Théâtre du Fracas font suite à Jean-Christophe Blondel et la Compagnie Divine Comédie, lauréat 2017.

Côme de Bellescize
Après des études universitaires et une formation de comédien à l'École Claude Mathieu, Côme de Bellescize se consacre à l'écriture et à la mise en scène. Il crée alors avec Vincent Joncquez la compagnie Théâtre du Fracas, implantée au Mans.

Entre 2004 et 2018, il a écrit et mis en scène "Les Errants", "Amédée", "Eugénie", "Soyez vous-même" et "Fat". Il est depuis 2016 en résidence au Théâtre de Rungis qui l'accompagne sur tous ses projets ainsi qu'au Théâtre de l'Ephémère, Le Mans. Sa prochaine création, "Tout brûle, so what ?" sera créée le 25 février 2019 aux Quinconces/l'Espal (scène nationale du Mans).

Sans dogmatisme, mais tout en nuances et en ambiguïtés, il traite de grands sujets de société comme les migrants, les relations au travail, le handicap, la fin de vie, l'obésité ou bien le patriarcat. Autant de thèmes dont il s'empare avec poésie, énergie et humour, en mêlant le drame et la comédie.

Outre ses propres textes de théâtre, il a mis en scène des opéras (Honegger, Berlioz) en France, au Japon et aux États-Unis et a notamment collaboré avec des artistes de renom comme Seiji Ozawa ou Marion Cotillard.

Le Théâtre du Fracas est une compagnie fondée en 2004 par Côme de Bellescize (auteur et metteur en scène) et Vincent Joncquez (comédien, collaborateur artistique, administrateur).

La compagnie est accompagnée par une équipe de comédiens fidèles qui collaborent en fonction des projets (Eléonore Joncquez, Estelle Meyer, Vincent Joncquez, Fannie Outeiro, Eric Challier, Benjamin Wangermée, etc.).

Depuis début 2017, la compagnie s'est installée au Mans, dans la Sarthe, afin de poursuivre, de consolider et développer le travail engagé sur le territoire depuis plusieurs années.
Plus d'informations sur la compagnie >> theatredufracas.com

Photo : Éléonore Joncquez et Fannie Outeiro dans "Soyez vous-même" de Côme de Bellescize (mise en scène de l'auteur) © Pauline Le Goff.
La Rédaction

Nomination de Xavier Couture à la présidence du Théâtre de la Ville  09/01/2019

Le nouveau Conseil d’administration du Théâtre de la Ville a décidé de nommer Xavier Couture à la présidence du Théâtre de la Ville. Il succède ainsi à Dominique Alduy, Présidente depuis 2006.

Le 5 décembre 2018, cinq personnalités engagées - Xavier Couture, Sarah Koné, Stéphane Lissner, Muriel Mayette et Marie Raymond - ont rejoint le Conseil d’administration du Théâtre de la Ville.

Suite à ces nouvelles nominations, le Conseil a décidé de renouveler le bureau de la présidence du Théâtre de la Ville : Xavier Couture, élu président ; Nathalie Rastoin, élue vice-présidente ; Stéphane Lissner, élu trésorier ; Marie Raymond, élue secrétaire.

Christophe Girard, adjoint à la Maire de Paris pour la Culture, et les équipes du Théâtre de la Ville remercient chaleureusement Dominique Alduy et soulignent l’important travail qu’elle a mené au Théâtre de la Ville en tant que présidente depuis 2006.

"Je me réjouis de l’élection au conseil d’administration et au bureau du Théâtre de la Ville de personnalités si prestigieuses et engagées, aux profils différents, qui se sont illustrées à de multiples reprises en faveur de la création artistique. Ce conseil renouvelé, présidé par Xavier Couture, se montre enthousiaste et pourra compter sur le soutien plein et entier de la Ville de Paris pour poursuivre le projet audacieux que nous portons aux côtés d’Emmanuel Demarcy-Mota pour le Théâtre de la Ville", commente Christophe Girard, adjoint à la Culture.

Communiqué de presse de la Ville de Paris du mercredi 9 janvier 2019.
La Rédaction

Mathieu Touzé et Édouard Chapot désignés pour prendre la direction du Théâtre 14  22/12/2018

© Lot.
Le duo constitué de Mathieu Touzé et Édouard Chapot a été désigné par le Conseil d’administration du Théâtre 14 et la Ville de Paris pour prendre la direction de l’établissement à l’automne prochain. Ce duo prend la suite d’Emmanuel Dechartre qui a dirigé le théâtre pendant près de trente ans. Le Théâtre 14 rouvrira ses portes en novembre 2019 à l’issue de travaux.

Christophe Girard, adjoint de la Maire de Paris pour la Culture, a annoncé jeudi la nomination de Mathieu Touzé et d’Édouard Chapot pour reprendre la direction du Théâtre 14. Le choix du jury, composé de Carine Petit, maire du 14e arrondissement, de représentants de l’association et de la Ville de Paris et présidé par Bruno Racine, s’est porté sur le projet solide proposé par ce duo.

Leur projet articule exigence artistique et promotion d’une nouvelle génération d’actrices et d’acteurs, garants d’un renouvellement et d’un rajeunissement des publics. Ouvert et novateur, il est également complété par la volonté de mettre en place un modèle économique soutenant l’émergence des jeunes compagnies, ainsi que des actions de transmission à différents niveaux : une université populaire, une radio, des performances hors les murs, etc.

La qualité des projets remis par les candidats dans le cadre de la procédure de recrutement lancée par l’association est aussi à relever, démontrant ainsi l’intérêt pour ce théâtre et l’implication de nombreuses personnalités motivées par la direction d’un lieu parisien.

"Je me réjouis de cette nomination. Mathieu Touzé et Edouard Chapot ont la créativité et l’audace qu’il faut pour le Théâtre 14, reconnu pour la modernité de sa programmation pluridisciplinaire. Leur projet s’inscrit à la fois dans l’héritage de la direction actuelle assurée par Emmanuel Dechartre tout en étant porteur d’une ambition singulière et forte au service d’une création curieuse et des publics variés, à l’image de la politique culturelle que nous impulsons à Paris", salue Christophe Girard, adjoint de la Maire de Paris pour la Culture.

L’association du Théâtre Paris 14 et la Ville de Paris souhaitent saluer chaleureusement l’engagement infaillible d’Emmanuel Dechartre qui a dirigé avec brio et un esprit libre cet établissement pendant près de trente ans, laissant à ses futurs successeurs un outil de diffusion et de création culturelle pleinement reconnu.

Communiqué de presse de la Ville de Paris du jeudi 20 décembre 2018.

Photo : "La Ronde" d'Arthur Schnitzler, actuellement à l'affiche du Théâtre 14 (jusqu'au 31 décembre), mise en scène Jean-Paul Tribout © Lot.
La Rédaction

Nomination de Frédéric Seguette au Centre de développement chorégraphique national de Dijon et de Bourgogne Franche-Comté  15/12/2018

Franck Riester, ministre de la Culture, en plein accord avec François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon métropole, Marie-Guite Dufay, présidente du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté, et Andrée Bonnery, présidente de l'association Art-Danse Bourgogne, a donné son agrément à la nomination de Frédéric Seguette à la direction d'Art-Danse Bourgogne, Centre de développement chorégraphique national (CDCN) de Dijon et de Bourgogne Franche-Comté. Il prendra ses fonctions le 1er janvier 2019.

Né à Paris en 1965, Frédéric Seguette étudie la danse contemporaine au Centre national de Danse contemporaine d'Angers (1985-1986) et débute sa carrière de danseur-interprète qui l'amène à collaborer jusqu'en 2017 avec les chorégraphes Jérôme Bel, Xavier Le Roy, Boris Charmatz ou Raimund Hogue. Il est en outre assistant à la création pour des œuvres chorégraphiques telles que "Légendes" (Stéphanie Aubin) en 2007, "Ma visite guidée" (Xavier Le Roy) en 2013, ou "Gala" (Jérôme Bel) en 2015.

En parallèle de sa carrière artistique, il crée en 2007 au Potager du Roi à Versailles, le Festival Plastique Danse Flore, projet réunissant l'art chorégraphique et les arts visuels dans l'espace public. Dans cette même orientation, il initie en 2014 la création du réseau "Nos lieux communs", regroupant sept structures développant en France des projets artistiques investissant les espaces publics, la nature, ou les jardins.

Intitulé "Ouverture", le projet de Frédéric Seguette pour le CDCN se veut porteur d'une volonté de rencontre avec le territoire et ses populations, et d'une réflexion autour de la danse située et investie dans une multiplicité d'espaces urbains, paysagés ou ruraux.

Pour mener à bien son action, la nouvelle direction et l'équipe du CDCN s'implanteront prochainement dans un lieu mis à disposition par la Ville de Dijon au cœur du quartier des Grésilles, situé en zone prioritaire Politique de la ville. Cette étape importante dans l'histoire du CDCN ouvre de nouvelles perspectives pour une présence renforcée de l'art chorégraphique sur le territoire, et la mise en place de projets innovants en direction de l'ensemble des citoyens.

Le projet de Frédéric Seguette succède dans l'histoire du CDCN à celui de Jérôme Franc, directeur du CDCN de 2008 à 2018, dont le Ministre tient à saluer l'action à la tête de l'établissement.

Communiqué de presse de la délégation à l'information et à la communication, ministère de la Culture.

Photo : "Gala" de Jérôme Bel, Frédéric Seguette, assistant à la création © Bernhard Müller.
La Rédaction

Talents Adami Paroles d'acteurs au Festival d'Automne à Paris 2018  07/12/2018

Grace à son programme d'accompagnement des jeunes talents, l'Adami offre depuis plus de dix ans, l'opportunité exceptionnelle à des comédiennes et comédiens de travailler sous la direction d'un metteur en scène de renom.

Après Jeanne Candel et Samuel Achache en 2017, c'est Joris Lacoste, dont le travail revendique une forte dimension de recherche et emprunte à la littérature, au théâtre, aux arts visuels, à la musique et à la poésie sonore, qui relève le défi d'accompagner neuf jeunes talents qu'il a sélectionnés. Cette nouvelle promotion est composée de : Lucas Borzykowski, Tom Boyaval, Anna Bouguereau, Camille Dagen, Raphaëlle Damilano, Roman Kané, Zacharie Lorent, Camille Sansterre et Thomas Zuani.

Véritable rencontre entre deux générations d'artistes, le metteur en scène et les neuf Talents Adami Paroles d'acteurs présentent ensemble "Noyau ni fixe", une pièce de sorcellerie, créée collectivement, pour célébrer ce qui compte et conjurer ce qui fait peur. Cette création sera présentée au Festival d'Automne à Paris 2018, manifestation au rayonnement international, lors de six représentations aux Ateliers de Paris/CDCN.

Du 11 au 15 décembre 2018 2018.
Du mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 15 h et 20 h 30.
Aux Ateliers de Paris/CDCN, La Cartoucherie, Paris 12e.
>> atelierdeparis.org
La Rédaction

Paris et le CNV en soutien aux cafés-concerts parisiens  06/12/2018

Dans le cadre de l'appel à projets lancé par la Ville de Paris et le Centre National de la Chanson des Variétés et du Jazz, 6 cafés-concerts parisiens bénéficieront d'une aide financière pour effectuer des travaux ou développer leur établissement.

Afin de maintenir la diversité de l'offre culturelle nocturne parisienne, la Ville de Paris et le CNV (Centre National de la Chanson des Variétés et du Jazz), ont lancé au mois d'octobre dernier un appel à projets dédié aux lieux parisiens indépendants de musiques actuelles de moins de 300 places (cafés-concerts).

Pour ce premier appel à projets dédié aux salles de cafés-concerts, 14 dossiers ont été étudiés. 6 salles parisiennes se partageront une enveloppe de 260 000 €, répartie en fonction de leurs projets. Elles pourront ainsi effectuer des travaux de mises aux normes (insonorisation, accessibilité, sécurité) ou développer leur établissement (communication, formations, nouveaux outils). Certains dossiers encore incomplets ou méritant un accompagnement seront réétudiés en début d'année 2019.

La commission CNV / Ville de Paris vont octroyer une aide aux établissements suivants :
>> Le Klub, 14 rue St. Denis, (1er) ;
>> Charlie et sa bière à deux balles, 52 rue St. Sébastien, (11e) ;
>> La Mécanique Ondulatoire, 8 passage Thiéré, 11e) ;
>> Le Nouvô Cosmos, Dalles des Olympiades, 105 rue de Tolbiac, (13e) ;
>> Péniche El Alamein, Quai François Mauriac, (13e) ;
>> Olympic Café, 20 rue Léon, (18e).

Selon Frédéric Hocquard, "la Ville de Paris veille par cet appel à projets à maintenir la diversité culturelle, festive et musicale à Paris. Et en finançant notamment les travaux d'insonorisation et de mise aux normes, la Ville prend en compte le respect de tous les habitants".

Gilles Petit, président du CNV se réjouit de cette fructueuse collaboration avec la Ville de Paris : "Cet appel à projets soutiendra la professionnalisation et le développement de l'emploi artistique dans le respect des conventions collectives du secteur".

Cet appel à projets s'ajoute aux programmes existants. En effet, la Mairie de Paris et le CNV ont signé une convention 2016-2018 pour soutenir et accompagner les investissements et les activités des ces lieux de petites et moyennes jauges à Paris. À ce jour, 37 projets d'investissement ont été soutenus (2,6 M€) et 51 aides aux projets d'activité (755 k€) ont été octroyées. Cette convention triennale sera renouvelée à partir de 2019.

Communiqué du service de presse de la Ville de Paris.

Photo : © Yannick Zezima dans longueurdondes.com.
La Rédaction

Le château de Versailles choisit de nouveau l'académie équestre de Bartabas  23/11/2018

© A. Poupel.
Le jeudi 22 novembre 2018, le conseil d'administration de l'Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles a renouvelé, après délibération, l'autorisation d'occupation temporaire du domaine public (AOT) à l'Académie équestre nationale du domaine de Versailles au titre des espaces de spectacles et de formation équestres.

Le château de Versailles confirme ainsi sa volonté de mettre en valeur la Grande Écurie du Roi autour de sa fonction première avec la galerie des Carrosses (restaurée et ouverte au public en 2016 grâce au mécénat de la Fondation Michelin) et la poursuite de la collaboration avec l'Académie équestre nationale du domaine de Versailles.

En conclusion à l'appel à projet publié le 7 août 2018, lequel a donné lieu à la réception de deux offres, l'établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles a retenu l'offre présentée par l'Académie équestre de Versailles.

Pour une durée de 7 ans, l'Académie équestre, dirigée par Bartabas, développera les activités suivantes au sein de la Grande Écurie du roi et du Manège :
- l'exploitation d'une académie de formation au spectacle équestre,
- l'organisation de spectacles permanents (in situ et hors les murs),
- l'organisation de visite des écuries,
- un campus destiné à l'hébergement des élèves écuyers et des professeurs de l'Académie.

Créée en 2003 par Bartabas, au sein de la Grande Écurie du château de Versailles, l'Académie équestre nationale du domaine de Versailles est un corps de ballet unique au monde.

"Je voulais créer une école ; une école d'un genre nouveau, une sorte de compagnie-école où s'inventerait une philosophie du "vivre ensemble", une école où les chevaux nous apprendraient à travailler en harmonie, dans le respect de l'autre, une école en perpétuel mouvement, sans règles pré-écrites, sans cursus, sans diplôme.

J'ai imaginé cette Académie comme une école de haut niveau, capable de former des cavaliers artistes, mais qui serait aussi un lieu d'épanouissement, un lieu où se façonnent de belles personnes. Je n'envisageais pas que l'acte de transmettre se résume à communiquer à d'autres sa technique ou son savoir-faire. Pour cela, et c'est la profonde originalité de l'Académie, chaque écuyer reçoit un enseignement complet basé sur la danse, l'escrime artistique, le chant, l'arc traditionnel japonais, en complément du travail à cheval. (…)"

Extrait du Manifeste pour la vie d'artiste de Bartabas

Photo : "Le Sacre de Stravinsky", L'Académie équestre de Versailles, Bartabas © A. Poupel.

Communique du Château de Versailles du 22 novembre 2018.
La Rédaction

Le spectacle vivant, grand oublié du budget 2019 !  21/11/2018

© SNES.
Le spectacle vivant, que ce soit le théâtre, la musique ou l'humour, est le grand oublié du Budget 2019.
À l'occasion des discussions du projet de loi de Finances (PLF) 2019 à l'Assemblée nationale la semaine dernière, le crédit d'impôt théâtre, a été présenté pour la troisième année mais n'a toujours pas été adopté.


Le ministère de la Culture avait déclaré en 2017, lors des discussions sur le PLF 2018, vouloir réaliser une évaluation avant de confirmer la mise en place du Crédit d'impôt théâtre. Un an après le dossier n'a toujours pas avancé.

Le crédit d'impôt spectacle vivant musical ou de variétés a quant à lui été rétréci puisque, désormais, les comédies musicales et l'humour sont exclus du dispositif par l'adoption d'un amendement déposé par le Gouvernement afin de recadrer ce crédit d'impôt.

Dans un contexte économique difficile, ces décisions viennent à l'encontre du développement de toute une branche d'activité et du soutien à l'emploi artistique et technique dans le champ du secteur du spectacle vivant et plus particulièrement du spectacle vivant privé.

Ceci est particulièrement injuste au regard de certains crédits d'impôt confortés voire pour d'autres, nouvellement créés.

Nous demandons instamment au ministère de l'Économie et des Finances de revoir sa position en 2e lecture et nous sollicitons le soutien du ministère de la Culture.

Communiqué de presse du Syndicat National des Entrepreneurs de Spectacles.

>> spectacle-snes.org

Le SNES, Syndicat National des Entrepreneurs de Spectacles, 2e syndicat représentatif du secteur, représente plus de 250 adhérents, entreprises du secteur privé du Spectacle vivant : entrepreneurs de spectacles, producteurs, compagnies, diffuseurs, lieux de spectacles ; dans toutes les disciplines artistiques : théâtre, variétés, humour, danse, opéra, musique classique, musiques actuelles, chanson, rock, jazz, cirque, spectacles jeune public, etc.
La Rédaction

Soutien au spectacle vivant : le gouvernement en marche arrière  19/11/2018

À l’occasion de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi de finances pour 2019 et plus particulièrement des crédits d’impôt relatifs à la culture, les députés ont adopté des dispositions paradoxales.

D’un côté, ils ont conforté, à juste titre, les crédits d’impôt cinéma et audiovisuel qui ont permis depuis plusieurs années de relocaliser des créations sur notre territoire et d’attirer des productions internationales.

En revanche, la SACD déplore vivement que la représentation nationale ait suivi le gouvernement dans sa volonté d’exclure les spectacles d’humour et les comédies musicales du crédit d’impôt sur la musique et les variétés.

Cette décision, qui intervient de façon brutale et sans étude d’impact, est un mauvais coup fait au spectacle vivant qui va pénaliser le soutien à l’émergence de nouveaux auteurs, compositeurs et humoristes et la dynamique de création qui l’accompagnait.

De plus, elle porte la marque de l’incohérence à l’heure où des réflexions sont en cours pour doter le secteur musical, l’humour et les comédies musicales d’un centre national commun à tous. Dès lors, il est paradoxal et injuste de mettre en œuvre une politique fiscale à deux vitesses qui distingue en fonction du genre des créations.

Cette décision s’ajoute au refus renouvelé et incompréhensible de créer un crédit d’impôt spécifique au théâtre, comme l’ont proposé les députés Brigitte Kuster et Pierre-Yves Bournazel.

Là encore, la création théâtrale, qui irrigue toute la France, qui crée du lien dans des territoires qui en manquent, qui porte des dynamiques culturelles fortes, reste le parent pauvre de la politique culturelle.

Il est temps que le gouvernement et les députés de la majorité prennent à la fois la mesure du rôle utile que joue le spectacle vivant, dans toute sa diversité, de son économie souvent précaire, et de son extrême fragilité, notamment celle des auteurs et des compagnies.

Alors que l’examen du projet de loi de finances se poursuit, la SACD appelle les sénateurs à redonner un cap fiscal plus favorable à la culture et le gouvernement à doter la politique en faveur du spectacle vivant de cohérence, de sens et d’ambition.

Pour suivre la SACD >> sacd.fr

Communiqué SACD du 19 novembre 2018.

La Rédaction

Grands Prix Sacem 2018 : Angèle, prix Francis Lemarque de la révélation  27/10/2018

La Sacem honorera le 10 décembre prochain le travail d'écriture, de composition et d'édition de ses membres en décernant ses "Grands Prix" lors d'une cérémonie exceptionnelle à la salle Pleyel. Décernés chaque année, à l'issue d'un vote du Conseil d'administration, ceux-ci distinguent un parcours prometteur, la carrière de celles et ceux dont les mots, les notes, les œuvres ont marqué la création dans tous les répertoires représentés par la Sacem. Ils reflètent aussi la vitalité et la grande diversité de la scène musicale.

Palmarès 2018
Angèle - Prix Francis Lemarque de la révélation.
"Basique" - Orelsan - Prix Rolf Marbot de la chanson de l'année.
Auteur : Orelsan ; Compositeur : Skread ; Éditeurs : 7th Magnitude, Warner Chappell Music France.
Pierre-Dominique Burgaud - Grand Prix de la chanson française (créateur).
"Chocolat" - Lartiste - Grand Prix de la SDRM.
Auteurs : Lartiste, Awa Imani ; Compositeurs : Joe Rafaa, Samuel Rafalimanana, Yannick Rafalimanana ; Éditeurs : Zayn Corp, Eclipse Time Ltd, Jizamo, Art 57, Awa Imani, Hr Prod aka Purple Money. Réalisateur du clip : Cédrick Cayla.
Jérôme Commandeur - Grand Prix de l'humour.
Étienne de Crécy - Grand Prix des musiques électroniques.
Michel Duval - Because Éditions - Grand Prix de l'édition musicale.
Michel Gondry - Grand Prix de l'auteur-réalisateur de l'audiovisuel.
Imany - Grand Prix du répertoire Sacem à l'export.
MC Solaar - Grand Prix des musiques urbaines.
Pascal Parisot - Grand Prix du répertoire jeune public.
Renaud - Prix Spécial de la Sacem.
Colin Roche - Grand Prix de la musique symphonique (jeune compositeur).
Philippe Rombi - Grand Prix de la musique pour l'image.
Calypso Rose - Grand Prix des musiques du monde.
"Shape Of You" - Ed Sheeran - Prix de l'œuvre internationale de l'année.
Interprète: Ed Sheeran ; Auteurs-compositeurs : Steve Mac, Johnny McDaid, Ed Sheeran ; Éditeurs : Rokstone Music, Spirit B-Unique Polar Patrol, Sony ATV Music Publishing Limited UK ; Sous-éditeurs : Universal Music Publishing, Sony ATV Music Publishing France.
Contient également un sample de "No Scrubs". Interprètes TLC ; Auteurs-compositeurs : Kevin Briggs, Kandi Burruss, Tameka D Cottle ; Éditeurs : Shak Em Down Music, Hitco Music, Pepper Drive Music, Tony Mercedes Music, EMI April Music Inc, Air Control Music, Kandacy Music, Tiny Tam Music ; Sous-éditeurs : BMG Rights Management France, Warner Chappell Music France, EMI Music Publishing France.

Philippe Schoeller - Grand Prix de la musique symphonique (carrière).
Nicola Sirkis - Indochine - Grand Prix de la chanson française (créateur-interprète).
Laurent de Wilde - Grand Prix du jazz.

La cérémonie de la remise des prix aura lieu le lundi 10 décembre à la salle Pleyel (Paris 8e) et sera présentée par Vincent Dedienne.

À propos de la Sacem :
>> sacem.fr
La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) a pour vocation de représenter et défendre les intérêts de ses membres en vue de promouvoir la création musicale sous toutes ses formes (de la musique contemporaine au jazz, rap, hip-hop, chanson française, musique de films, musique à l'image, etc.) mais également d'autres répertoires (jeune public, humour, poésie, doublage-sous titrage...).

Sa mission essentielle est de collecter les droits d'auteur et de les répartir aux auteurs, compositeurs et éditeurs dont les œuvres ont été diffusées ou reproduites. Organisme privé, la Sacem est une société à but non lucratif gérée par les créateurs et les éditeurs de musique qui composent son Conseil d'administration.

Elle compte 164 840 membres dont 20 012 créateurs étrangers issus de 166 nationalités (3 830 nouveaux membres en 2017) et représente plus de 121 millions d'œuvres du répertoire mondial.

Elle compte 500 000 clients qui diffusent de la musique en public : commerces, bars, discothèques, organisateurs de concerts ou d'événements en musique.

En 2017, la Sacem a réparti des droits à 300 000 auteurs, compositeurs et éditeurs dans le monde, au titre de 2,4 millions d'œuvres.

La Rédaction

Week-end créatif #4 de l'Adami, du 16 au 18 novembre... Inscrivez-vous !  25/10/2018

Artistes-interprètes, technos-créatifs, participez ! Rendez-vous les 16, 17 et 18 novembre à la Cartonnerie (Paris 11e) pour 3 jours intenses de création collective ! Week-end créatif : quand la technologie rencontre les arts vivants.

Lancé en 2015 dans le cadre des Culture Experience Days de l'Adami - programme destiné à fédérer les communautés de la création artistique et de l'innovation technologique -, le week-end créatif est un événement unique : le premier hackathon dédié aux artistes interprètes et aux techno-créatifs.

Pendant plus de cinquante heures, trente participants sélectionnés pour leurs profils variés et complémentaires et répartis en six équipes seront réunis pour inventer ensemble de nouveaux modes d'interprétation scénique. Ils seront accompagnés par des mentors, tous reconnus pour leurs compétences techniques et/ou artistiques, et auront accès à du matériel pour créer, expérimenter et prototyper…

Pendant le week-end, l'Adami proposera également aux participants des installations artistiques - expérience de réalité mixte, œuvres en réalité augmentée - qu'ils pourront expérimenter pour s'inspirer !

À l'issue du week-end, une restitution de leurs travaux sera organisée sous la forme d'une performance scénique inscrite dans un parcours déambulatoire à travers six espaces de la Cartonnerie, en présence de professionnels des domaines culturel et technologique.

Qui peut participer ?
> Les artistes-interprètes professionnels - musiciens, comédiens, danseurs, circassien, vidéastes, metteurs en scène - qui aiment explorer les potentialités de leur art et rechercher de nouveaux modes d'expression scénique en utilisant les possibilités offertes par la technologie.

> Les techno créatifs - makers, développeurs, techniciens du spectacle, designers visuels, designers d'interface, sound designers, spécialistes de la communication - sensibles aux arts vivants et enthousiastes quant à l'idée de créer en compagnie d'artistes-interprètes.

Le lieu : la Cartonnerie.
Ancien atelier reconverti en lieu d'événements, de création et d'expositions contemporaines, la Cartonnerie accueillera pour la première fois cette année le weekend créatif. Chargée d'histoire et en perpétuelle évolution - idéal pour rêver, imaginer, créer - la Cartonnerie mettra à disposition des participants six espaces qui deviendront partie prenante de la création. Chaque équipe devra penser leur projet en fonction des contraintes de ce lieu (contraintes techniques, matériel à disposition, jauge de la salle pour la restitution, etc.). La restitution sera alors pensée comme un parcours déambulatoire à travers chacun de ces lieux.

Informations pratiques.
Week-end créatif #4 Culture Experience Days.
Les 16, 17 et 18 novembre à la Cartonnerie, 12, rue Deguerry, Paris 11e.


Inscription : uniquement via ce lien >> Formulaire à remplir

Participation : 15 € seront demandés au titre de la participation aux frais du week-end (accès aux machines et au matériel et frais de bouche) lors de la confirmation d'inscription.

Contacts - informations : pole-production@adami.fr

Plus d'infos sur :
>> cultureexperiencedays.adami.fr

>> La vidéo du week-end créatif #3 en 2017 :

L'Adami accompagne les artistes-interprètes tout au long de leur carrière. De la gestion des droits à l'aide à la création, elle soutient et défend leur travail en France et dans le monde. >> adami.fr
La Rédaction

Remise du Prix Émile-Reynaud 2018 le 26 octobre lors de la 17e Fête du cinéma d'animation  24/10/2018

Le Prix Émile-Reynaud, attribué par les adhérents de l'AFCA (Association française du cinéma d’animation) depuis 1977 à un court métrage d'animation français, est à la fois un hommage au pionnier de l'animation que fut Émile Reynaud et une reconnaissance de filiation entre son travail et celui des nouveaux créateurs.

L'événement phare de cette nouvelle édition de la Fête du cinéma d'animation (1er au 31 octobre 2018), sera la remise de ce prix ce vendredi à 19 h 30 au Carreau du Temple (Paris 3e) à l'issue de la projection de l'ensemble des films en compétition, en présence des réalisateurs et producteurs, lors d'une soirée gratuite ouverte au grand public dans la limite des places disponibles.

Les films Sélectionnés pour le Prix Émile-Reynaud 2018 :
- Guaxuma de Nara Normande - Les Valseurs (14') ;
- La Chute de Boris Labbé - Sacrebleu Productions (14') ;
- Raymonde ou l'évasion verticale de Sarah Van den Boom - Papy3D Productions, JPL Films (17') ;
- Étreintes de Justine Vuylsteker - Offshore (5') ;
- Je sors acheter des cigarettes d'Osman Cerfon - Miyu Productions (13') ;
- Le Tigre de Tasmanie de Vergine Keaton - Sacrebleu Productions (14') ;
- 1 mètre/heure de Nicolas Deveaux - Cube Créative Productions (8') ;
- La nuit des sacs plastiques de Gabriel Harel - Kazak Productions (19').

Pour mémoire, c'est le film "Negative Space" de Ru Kuwahata et Max Porter, auteurs de l'affiche de la Fête 2018, qui remporta le prix Émile-Reynaud 2017.

La Fête du cinéma d'animation investira également l'événement "Second Square imag(i)né" au Carreau du Temple samedi 27 et dimanche 28 octobre à l'occasion de la Journée mondiale du cinéma d'animation*.

Au programme :
- Projection de "Robinson et Compagnie" de Jacques Colombat (70'), en version numérique restaurée, samedi 27 octobre à 16 h 30 dans l'Auditorium, dès 3 ans, en présence du réalisateur ; suivie d'une rencontre avec Jacques Colombat - Modération : Élodie Imbeau de la Cinémathèque Française.
- Projection de la "Jeune fille sans mains" de Sébastien Laudenbach (73'), samedi 27 octobre à 19 h dans l'Auditorium, adultes et enfants dès 9 ans.
- Cinéma itinérant avec "La Caravane Ensorcelée", samedi 27 octobre et dimanche 28 octobre, de 14 h à 19 h dans la Halle, tout public.
- Projection de "En sortant de l'école" (40'), samedi 27 octobre à 14 h 30 et dimanche 28 octobre à 14 h 30 et 16 h 30, dans la Halle, dès 5 ans.

- Livres animés - Livres d'artistes, samedi 27 octobre de 14 h à 18 h dans la Halle, tout public.
- Jouets d'optique géants, samedi 27 et dimanche 28 octobre de 14 h à 19 h dans la Halle, tout public.
- Réalité virtuelle – Zombillénium, samedi 27 et 28 octobre, de 14 h à 19 h dans la Halle, tout public.

- "Le Bain d'Abel" d'Audrey Poussier, dimanche 28 octobre à 16 h à l'Auditorium, dès 3 ans.
- "éPOPé", Cie La Palpitante & les éditions Le Trainailleur - Théâtre d'objets culinaires et imprimés,
samedi 27 et dimanche 28 octobre à 15 h et 17 h 30, studio Plume, tout public dès 8 ans.

>> Programme complet.

* La Journée mondiale du cinéma d'animation commémore la première projection d'un dessin animé, "Pauvre Pierrot" d'Émile Reynaud, le 28 octobre 1892, au Musée Grévin à Paris. Le procédé de projection, Le Praxinoscope-théâtre a été inventé par Émile Reynaud lui-même. En 2002, le réalisateur portugais Abi Feijo, alors président de l'Association internationale du cinéma d'animation (Asifa), a l'idée de faire de cet évènement une journée de célébration. En France, c'est par le biais de l'Association française du cinéma d'animation (Afca) que cette idée deviendra concrète l'année même avec la création de la Fête du cinéma d'animation.

Photo : Le très beau "Étreintes" de Justine Vuylsteker, réalisé avec l'incroyable écran d’épingles d’Alexeïeff et Parker, restauré et conservé par le CNC.
La Rédaction

Éducation artistique et culturelle (EAC) : les artistes interprètes très impliqués  19/10/2018

À l'heure où le gouvernement semble confirmer la priorité donnée à l'éducation artistique et culturelle (EAC), en y consacrant de nouveaux moyens, l'Adami s'est interrogée sur les pratiques en cours en lançant un sondage auprès des artistes interprètes.

Il apparaît que les artistes manifestent un intérêt réel, voire de l'enthousiasme, en faveur de l'EAC témoignant ainsi de leur préoccupation sincère pour les enjeux de société que recouvre l'éducation artistique et culturelle.

50 % d'entre eux participent régulièrement à des projets d'EAC. Pour ces artistes, il s'agit d'un choix personnel à 91,6 % alors que seulement 8,4 % le perçoivent comme une contrainte. Ce chiffre impressionnant montre un grand volontarisme de la part de artistes vis-à-vis de l'EAC.

95 % des artistes impliqués dans l'EAC considèrent les actions auxquelles ils ont participé comme positives pour le public mais également pour eux-mêmes.

97 % de ces artistes souhaitent que l'EAC soit renforcée et 90 % seraient prêts à s'engager davantage dans ces actions.

Deux bémols majeurs à retenir néanmoins : 25 % des artistes estiment que l'EAC n'est pas suffisamment encadrée par les équipes d'accueil. Et enfin, près de 30 % des artistes n'ont pas été rémunérés pour ce travail. Ce dernier chiffre révèle une situation anormale et mérite une attention particulière.

En 2017, l'Adami a consacré 1,2 million d'euros au soutien à 77 projets d'EAC employant des artistes dans des conditions professionnelles.

Pour rappel, le festival jeune public La Grande Échelle, initié par l'Adami, revient pour sa 3e édition les 19, 20 et 21 octobre 2018 au Monfort Théâtre.

Méthode utilisée pour le sondage : 27 755 artistes associés ont été consultés entre le 2 et le 5 octobre 2018. Nos résultats se basent sur les réponses de 1 094 artistes ayant répondu à un questionnaire internet.

>> Actualités de l'Adami.

19, 20 et 21 octobre 2018.
3e édition de la Grande Échelle.
Au Monfort Théâtre, Paris 15e, 01 56 08 33 88.
>> lemonfort.fr
La Rédaction

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À découvrir

Les modèles des artistes sont-elles vraiment des modèles de vie ? À en croire ces "Muses", non, et tant mieux !

La racine étymologique de musée est "temple des Muses", du nom de ces neuf déesses qui président aux arts. Ici, elles ne sont que quatre (mais neuf en alternance, tiens ? Hasard…) et l'histoire qu'elles incarnent se déroule effectivement dans un musée après la fermeture, dans la torpeur de la nuit. Dans ce spectacle très vivant, incarner est le verbe idéal pour définir ces créations de personnages, puisque ceux-ci ne sont faits, au tout début, que des figures faites de pigments, de colle, de toiles et de cire.

© Xavier Cantat.
Des figures suspendues dans leurs cadres et posées sur un socle qui sont des chefs-d'œuvre : la "Joconde" de Léonard de Vinci, la "Naissance de Vénus" de Botticelli, la "Petite danseuse" de Degas et le "Diptyque Marilyn" d'Andy Warhol… Magie du théâtre, lorsque le dernier visiteur sort, suivi par le dernier gardien, ces muses renaissent, reprennent vie, voix et chair. Alors commence une longue nuit qui va révéler les caractères surprenants, parfois volcaniques et débordants de ces personnages si sages le jour.

Besoin de se dérouiller un peu les jambes, de se plaindre de la cohue qu'elles subissent tous les jours, de se rappeler des souvenirs "d'enfance" ou de se réchauffer les nerfs aux rivalités les plus classiques, rivalités de notoriété, de séduction ou d'âge, car ces quatre figures font bien partie des représentations de l'idéal féminin en compétition, telle sera la course qu'elles mènent avec fougue et sensualité.

L'idée de départ aurait pu devenir banale et vaine sans l'inventivité que les autrices, les interprètes et le metteur en scène ont déployé. Le texte de Claire Couture et Mathilde Le Quellec ancre résolument son ton dans la fantaisie, le jeu de répliques et l'humour. Les deux autrices ont laissé libre cours à leur imaginaire en gardant un point de vue moderne. Elles dessinent des tempéraments rugueux, explosifs et inattendus, qui tranchent avec les idées convenues que l'on forme face à ces représentations idéalisées de la femme : ce que cache le visage, l'apparence, l'esthétique.

Bruno Fougniès
18/10/2022
Spectacle à la Une

"Huis clos" Sommes-nous acteurs de notre destin ou de simples marionnettes ?

Garcin, Inès et Estelle, un homme et deux femmes, se retrouvent enfermé(es) dans un salon où la lumière ne s'éteint pas et duquel il est impossible de sortir. Ils comprennent qu'ils se trouvent en Enfer et se racontent leurs histoires. Ainsi se noueront entre eux des relations complexes qui ne se révèleront pas toujours réciproques.

© Anthony Dausseur.
Est-ce bien raisonnable de retourner assister à une énième représentation de "Huis clos", ce texte incontournable du théâtre français écrit, fin 1943 - début 1944, par le célèbre philosophe Jean-Paul Sartre ? Une de ses plus belles œuvres et aussi une des plus jouées.
Quand on aime, on ne compte pas, semble-t-il.

Au Laurette Théâtre, une petite salle intimiste de quartier, se joue une nouvelle version de cette célèbre pièce, interprétée par deux comédiennes et un comédien attachant(es) et investi(es) : Sebastian Barrio, Karine Battaglia et Laurence Meini.

La proximité du public avec la scène et, de ce fait, le contact très proche avec les personnages renforcent très largement la thématique de la pièce. Rares ont été les fois où cette sensation d'enfermement a pu nous envahir autant, indépendamment des relations tendues qui se tissent progressivement entre les personnages et qui de ce fait sont décuplées.

Brigitte Corrigou
24/10/2022
Spectacle à la Une

"Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes

"Le vaste pays", dans le titre de la pièce d'Arthur Schnitzler, se réfère aux âmes humaines. Barbara Frey saisit cette métaphore à la plénitude dans sa nouvelle mise en scène à l'Akademietheater de Vienne. Une disposition parfaite pour une distribution de premier rang où figure, entre autres, Michael Maertens (Friedrich Hofreiter), Katharina Lorenz (Génia), Itay Tiran (le docteur Mauer), Bibiana Beglau (Aigner) et l'acteur vétéran Branko Samarovsksi (le banquier Natter).

© Matthias Horn.
"Das weite Land" d'Arthur Schnitzler, parut en 1911, a été rapidement apprécié à Paris. Tombé sous le charme de la pièce, le feuilletoniste Henry Bidou a consacré un article pour louer "le talent incisif et net de l'auteur" et encourager une adaptation française. Un projet d'adaptation suivit en 1912, avec le titre traduit "Le Pays mystérieux", qui ne connut malheureusement aucune suite. Qualifiée de tragi-comédie, la pièce présente un portrait d'une société viennoise de la première moitié du XXe siècle qui se trouve dans l'entre-deux entre l'héritage du tournant de siècle et des nouveaux codes socio-culturels émergeant de la modernité.

Le drame se déroule autour du couple Hofreiter, l'industriel Friedrich et sa femme Génia, dont le mariage s'est depuis longtemps refroidi et est marqué par des infidélités mutuelles. Friedrich est récemment sorti d'une liaison avec Adèle, la femme de son banquier Natter et on suspecte Génia d'être la cause du suicide soudain du célèbre pianiste russe Korsakov, fou amoureux d'elle. Après une confrontation, Friedrich décide à l'improviste de rejoindre son ami, le docteur Mauer, dans son voyage.

Vinda Miguna
30/11/2022