La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Nomination de Christian Mousseau-Fernandez à la direction de la scène nationale d’Évreux-Louviers  14/03/2016

© DR.
Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, en plein accord avec le maire d’Évreux, le maire de Louviers, le président de la région Normandie et le président du conseil départemental de l’Eure, a donné son agrément à la nomination de Christian Mousseau-Fernandez à la direction de la scène nationale d’Évreux-Louviers, établissement public de coopération culturelle (EPCC).

Christian Mousseau-Fernandez a occupé les fonctions de directeur des affaires culturelles de Verrières-le-Buisson puis de Douchy-les Mines où il était également responsable du théâtre et du cinéma, avant de diriger le Quai d’Angers entre 2009 et 2014.

L'EPCC Évreux-Louviers-Eure possède une dimension pluridisciplinaire, incluant le cinéma, les musiques actuelles et les activités économiques. Le projet artistique de Christian Mousseau-Fernandez propose un enrichissement mutuel entre les disciplines, la musique étant abordée sous l’angle dramaturgique, chorégraphique et visuel, le spectacle vivant à travers des approches musicales et sonores.

L’organisation de temps forts pour les adolescents autour des écritures contemporaines et des musiques actuelles et la mise en œuvre d’actions d’éducation artistique et culturelle, permettront aux enfants et aux jeunes de développer leur curiosité artistique et culturelle tout au long de l’année.

Avec l’exigence de rendre la culture accessible à toutes et à tous, la scène nationale ambitionne également de sortir régulièrement de ses murs et de construire des partenariats avec les acteurs locaux.

Communiqué du ministère de la Culture et de la Communication du 11 mars 2016.
La Rédaction

François Rancillac est reconduit, par la ministre de la Culture, à la direction du Théâtre de l'Aquarium  13/03/2016

© Théâtre de l'Aquarium.
Après dix mois d'incertitude et de vive tension, le Ministère de la Culture vient de renouveler la convention de la compagnie "Théâtre de l'Aquarium" ! Comme ils le souhaitaient, François Rancillac et son équipe pourront ainsi poursuivre encore trois ans le projet mis en place depuis six ans : un théâtre de création partagé avec des artistes associés ou invités, où se croisent les arts (forte présence de la musique), les publics, où la transmission aux jeunes, aux amateurs, aux futurs comédiens professionnels est intimement liée au quotidien de cette maison qui se veut de plain-pied avec notre aujourd'hui.

Cette longue bataille pour l'Aquarium en particulier et pour les valeurs du théâtre de service public en général n'a été gagnée que grâce à la conjonction de multiples soutiens : les milliers de pétitionnaires, les centaines de supporters si actifs et créatifs du "Comité de soutien" et tous les spectateurs, artistes, enseignants, directeurs d'institution, élus, journalistes qui ont contribué à cette heureuse issue par des courriers, des articles, des prises de parole publiques, des distributions de tracts, etc. : preuve (s'il en est encore besoin) que la solidarité a non seulement ses vertus mais son efficacité !

Il faut aussi rendre hommage à Madame Audrey Azoulay, Ministre de la Culture, et ses collaborateurs au Cabinet et à la DGCA, qui ont su entendre la cause de l'Aquarium : que cela soit de bon augure pour l'ensemble du spectacle vivant qui, dans un contexte particulièrement difficile pour la création, défend d'une même main l'exigence artistique et l'ouverture aux spectateurs les plus divers - aussi divers que doit l'être notre République.

Communiqué de presse du Théâtre de l'Aquarium du 11 mars 2016.

Théâtre de l'Aquarium, La Cartoucherie, route du champ d manœuvre, Paris 12e, 01 43 74 72 74.
La Rédaction

Géraud Didier, nouveau directeur du Manège, scène nationale de Maubeuge  18/02/2016

© DR.
Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, et Arnaud Decagny, maire de Maubeuge, en plein accord avec le président de l’association, ont donné leur agrément à la proposition unanime du jury, réuni le 29 janvier 2016, de nommer Géraud Didier à la direction du Manège, scène nationale de Maubeuge.

Géraud Didier était jusqu’en 2015 responsable de La Nef, fabrique des cultures actuelles à Saint-Dié-des-Vosges où il était également directeur des affaires culturelles. Il a été auparavant directeur général adjoint de l’auditorium et de l’Opéra de Dijon, secrétaire général, puis conseiller artistique du Maillon à Strasbourg, entre 2002 et 2011.

Le projet de Géraud Didier propose à un large public d’accéder à la diversité des formes actuelles du spectacle vivant, en particulier celles qui se renouvellent au contact des technologies d’aujourd’hui, notamment à l’occasion du festival VIA conforté dans sa fonction de mise en lumière d’une émergence artistique liée au numérique.

Affirmant une large ouverture du Manège sur l’Europe, il a l’ambition de conforter la scène nationale dans un réseau de prestigieuses structures de production, permettant l’accueil de créations d’envergure et une large diffusion des œuvres produites collectivement.

Géraud Didier succède à Didier Fusillier, dont la ministre tient à saluer l’inventivité et la vitalité qui ont permis de donner une forte identité à cette scène nationale reconnue pour son implication singulière sur un territoire transfrontalier et son ouverture aux émergences et aux nouvelles esthétiques.

Communiqué du ministère de la Culture et de la Communication.

Photo : Le Manège, Maubeuge © DR.
La Rédaction

Nomination de Gérard Poumaroux à la direction de l’Artchipel, scène nationale de Guadeloupe  18/02/2016

© DR.
Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, et Josette Borel-Lincertin, présidente du Conseil départemental de Guadeloupe, en plein accord avec le président de l’association, ont donné leur agrément à la proposition unanime du jury, réuni le 25 janvier 2016, de nommer Gérard Poumaroux à la direction de l’Artchipel, scène nationale de Guadeloupe.

Gérard Poumaroux propose un projet artistique et culturel pluridisciplinaire, accueillant toutes les formes de spectacle vivant, le cinéma et les arts plastiques, qui valorise une identité culturelle caribéenne. À ce titre, il travaillera en lien étroit avec Tropiques Atrium en Martinique mais également avec les structures culturelles de la Guyane, tout en s’ouvrant largement sur le monde et les formes de création les plus actuelles venues de tous les horizons.

Sensible au besoin de mélange entre les générations, il prévoit d’engager l’Artchipel dans un accompagnement professionnel des artistes et des compagnies locales et veut faire de la formation et de la transmission une de ses priorités, en particulier en organisant des stages et des échanges permanents entre artistes confirmés et jeunes talents émergents.

Soucieux de faire de l’Archipel un service culturel attentif à l’ensemble de la population, il multipliera les actions hors les murs, permettant au plus grand nombre de découvrir des œuvres dans des lieux insolites, et les formes inédites de médiation.

Gérard Poumaroux dirige, depuis 2006, le Centre culturel de Sonis aux Abymes. Il a auparavant été organisateur de tournées artistiques en Europe, en Afrique, en Amérique et dans la Caraïbe, puis directeur de la culture de la ville des Abymes.

Communiqué du ministère de la Culture et de la Communication.

Photo : L'Artchipel - Scène nationale de la Guadeloupe à Basse-Terre (97) © DR.
La Rédaction

Soutien financier post-attentats de la Maire de Paris à la culture et au spectacle vivant  17/02/2016

Soutien financier post-attentats de la Maire de Paris à la culture et au spectacle vivant
Anne Hidalgo, Maire de Paris, annonce une aide de plus de 2 millions d'euros pour le secteur de la culture - et en particulier du spectacle vivant - qui a été particulièrement touché par les attentats du 13 novembre. Elle contribuera notamment à financer la sécurisation des salles et des équipements. Cette décision fait partie d'un panel de mesures post-attentats du 13 novembre.

Suite aux échanges avec le secteur professionnel et les institutions partenaires de la Ville, en particulier l'État et le CNV qui accueille et gère le fonds d'urgence pour les entreprises privées du secteur culturel, ce soutien se répartira de la façon suivante :

• 750 000 € seront alloués au Fonds d'Urgence au Spectacle Vivant qui a pour vocation de soutenir les entreprises du spectacle vivant privé qui connaissent des difficultés financières depuis les attentats. Cette somme contribuera notamment au financement des surcoûts liés au renforcement des mesures de sécurité, des frais liés à des reports de dates et compensera les pertes de recettes ou de frais déjà engagés sur des spectacles annulés.

• 350 000 € viendront renforcer l'aide de la Ville aux lieux musicaux de spectacle pour des travaux de sécurité. Ils porteront à 1 million d'€ les crédits d'investissement qui leur seront alloués en 2016 par la Ville, accentuant encore davantage l'effort qui avait déjà été annoncé par la Maire de Paris lors du Conseil parisien de la musique en novembre 2015.

• 1 million financera les moyens de sécurité mis en œuvre par les établissements culturels et les musées de la Ville de Paris.

"Par cette aide financière importante, l'Exécutif parisien témoigne une nouvelle fois, de sa volonté de soutenir le secteur de la culture à Paris qui, en plus d'avoir été confronté à une chute d'activité importante suite aux attentats, doit faire face à de nouveaux défis en matière de sécurité. Il nous a semblé essentiel que la Ville accompagne ces acteurs qui participent au quotidien au dynamisme et au rayonnement de la capitale", souligne Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire, en charge de la culture.

Ces mesures s'ajoutent à celles déjà annoncées en novembre par l'Exécutif parisien. Au total, ce sont près de 4,5 millions d'euros d'aides qui ont été débloqués par la Ville de Paris à l'attention des différents secteurs touchés par les attentats : culture, commerce, etc.

Communiqué de presse Mairie de Paris du 17 janvier 2016.

La Rédaction

"Sous la peau des filles" par Entre 2 Caisses au Théâtre d'Ivry Antoine Vitez  15/02/2016

© Rémi Le Bret.
Entre 2 Caisses est un quatuor d’hommes. Depuis une vingtaine d’années, en six albums et des centaines de concerts, ils ont écouté, choisi, arrangé, interprété plus de cent chansons, pour l’immense majorité écrites par des hommes.

Des chansons qui parfois parlent des femmes, ou aux femmes, mais évidemment du point de vue des hommes. Alors pourquoi pas passer du côté des femmes et faire une petite promenade de l’autre côté du genre.

Des auteures de chansons, et de talent, il n’en manque pas, de toutes les époques, pour traiter tous les thèmes, dans toutes les humeurs, de l’intime émouvant à l’humour le plus débridé.
Melissmell, Anne Sylvestre, Françoise Hardy, Chloé Lacan, Évelyne Gallet, Michèle Bernard et Brigitte Fontaine...

Les quatre artistes d'Entre 2 Caisses prêtent leurs voix à ce répertoire le temps d’un spectacle, pour porter leurs mots.

"Sous la peau des filles"
Livret et mise en scène : Juliette.
Conseillère artistique : Leïla Cukierman.
Chant, accordéon, clarinettes : Dominique Bouchery.
Chant, contrebasse : Bruno Martins.
Chant : Jean-Michel Mouron.
Chant, guitares, dulcimer à marteaux, cajòn : Gilles Raymond.
Création lumière : Christian Pinaud.
Création sonore : Alain Liette.
Arrangements musicaux : Entre 2 Caisses.
Lumières : Patricia Deschaumes.
Son : Alain Liette.

Mercredi 17, jeudi 18, vendredi 19 février à 20 h. Samedi 20 février à 17 h.
Théâtre d'Ivry Antoine Vitez, 1 rue Simon Dereure, Ivry-sur-Seine (94).
>> theatredivryantoinevitez
Tél. : 01 46 70 21 55.

Photo : © Rémi Le Bret.
La Rédaction

Avignon Festival & Compagnies - le OFF : nouveau bureau, nouveau président  14/01/2016

Bureau d'AF&C © Dominique Sierra.
Le Conseil d’Administration d'Avignon Festival & Compagnies, réuni ce jour, a procédé au renouvellement partiel du Bureau et à l’élection de son nouveau Président.

Ont été élus :
Antoine COLNOT - Secrétaire ;
Nikson PITAQAJ et Bertrand HURAULT - Vice-Présidents ;
Raymond YANA - Président.

Ils rejoignent :
Claire WILMART - Secrétaire adjointe ;
Pierre BEFFEYTE - Trésorier adjoint ;
Jacques-Hélian BAUDUFFE – Trésorier

Depuis 2006, Avignon Festival & Compagnies a pris une très grande ampleur.
Selon l’article 1 des statuts actuels, notre association est la "maison commune du OFF".
Il est urgent de mettre en œuvre une gestion qui réunira tous les acteurs du OFF autour de la question fondamentale de la création artistique.

Afin de dynamiser cette "maison commune", nous avons longuement débattu des points suivants :
● Mise en œuvre d’une nouvelle gouvernance collégiale ;
● Soutien à la professionnalisation du festival ;
● Village du OFF et maison commune ;
● Développement des publics ;
● Autonomie et indépendance de l’association ;
● Problématique de l’affichage.

Des premières décisions ont d’ores et déjà été votées :
● La limitation de la durée du mandat du Président à six ans maximum ;
● La mise en place sans délai de commissions thématiques et d’un comité de réflexion ;
● Un rapprochement serein entre le festival d’Avignon (IN) et Avignon Festival & Compagnies.

D’autres décisions seront prises très rapidement lors des prochaines réunions du Conseil d’Administration qui seront désormais mensuelles.

Le CA a reconnu le travail important accompli par le précédent Conseil d’Administration et son Président Greg GERMAIN.
Notre Conseil d’Administration veut impulser un nouveau souffle et rechercher les bonnes pratiques où la mutualisation des compétences et l’échange d’idées seront la norme.

>> avignonleoff.com

Photo : Bureau d'AF&C © Dominique Sierra.

Communiqué de presse du 13 janvier 2016.
La Rédaction

Labellisation de la Scène Nationale de Toulon  22/12/2015

© CNCDC ChâteauVallon 2015.
Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, confirme l’attribution du label "scène nationale" à l’association Union Châteauvallon-Liberté qui réunit le Centre National de Création et de Diffusion Culturelles Châteauvallon et le Théâtre Liberté de Toulon.

Identifiée comme un des engagements du pacte culturel que la ministre de la Culture et de la Communication avait signé à Toulon le 23 avril 2015 avec Hubert Falco, président de la Communauté d'Agglomération Toulon Provence Méditerranée, l’attribution de ce label vient reconnaître la démarche des directeurs de ces deux structures dont les activités artistiques répondent ensemble aux exigences d'une scène nationale. En se réunissant dans le cadre d’un contrat d’associations, ils ont su saisir les perspectives offertes par leur proximité géographique sur le territoire de l’Agglomération Toulon Provence Méditerranée et la complémentarité de leurs projets et de leurs outils au service des artistes et des populations.

La conjugaison de leur expérience, de leurs forces et de leurs moyens, la décision d’élaborer en commun un projet artistique et culturel, qui se traduira dans un contrat d’objectifs et de moyens, encore mieux à même de répondre aux besoins du territoire, amplifie les capacités de soutien aux artistes, multiplie et diversifie les propositions faites au public dans une volonté de toucher le plus grand nombre, en irriguant l’ensemble de l’agglomération.

Le projet pluridisciplinaire de l’Union Châteauvallon-Liberté - qui rassemble spectacle vivant, cinéma, audiovisuel et arts numériques -, porte l’ambition, de rayonner au niveau national, européen et international dans le soutien aux artistes, à la création et la diffusion de leurs œuvres, notamment à travers une politique de résidences, à l’appui d’un ensemble architectural exceptionnel.

Cette labellisation vient également reconnaître la volonté des collectivités territoriales partenaires : la Communauté d'Agglomération Toulon Provence Méditerranée, les villes de Toulon et d'Ollioules, le Conseil départemental du Var, le Conseil régional Provence Alpes Côte d’Azur, de se doter d’un pôle artistique et culturel porteur d’une cohérence et d’une dynamique à l’échelle de l’agglomération et de la région.

Communiqué de presse du 22 décembre 2015.

Photo : © CNCDC ChâteauVallon 2015.
La Rédaction

Ma place est dans la salle  18/12/2015

Ma place est dans la salle
Suite aux évènements tragiques du 13 novembre dernier qui ont frappé la France, les professionnels du spectacle français s’unissent, ce vendredi 18 décembre, pour une opération exceptionnelle sous le mot d’ordre #MaPlaceEstDansLaSalle.

Dans un grand acte de résistance et de solidarité, artistes, techniciens, directeurs de théâtres et de salles, producteurs, prestataires de billetterie parlent d’une même voix pour clamer au monde entier que jamais rien ne pourra empêcher les spectacles d’avoir lieu et les artistes de défendre la liberté d’expression, la création dans toute sa diversité et de partager des émotions avec leurs publics.

Pour l’occasion, dans de très nombreux théâtres, cabarets et salles de concerts, publics comme privés, de Paris mais aussi de toute la France, les spectacles changeront leur titre d’origine par un seul et même titre : Ma place est dans la salle.

Ainsi, le 18 décembre, Ma place est dans la salle sera tout à la fois une pièce de théâtre, un ballet, un concert, un one man show, une comédie musicale au cours desquels le public pourra assouvir sa soif de découverte, de culture et s’émouvoir, rire, danser ou chanter.

Ma place est dans la salle c’est aussi une série de témoignages vidéo, des tweets et des posts sur les réseaux sociaux dans lesquels des personnalités, comédiens, chanteurs, danseurs se mobilisent. En loge, sur scène et dans la rue, tous réaffirment que la place d’un chanteur est sur scène, ce lle d’un comédien sur les planches, celle du public dans les salles. Et que pour chacun : #MaPlaceEstDansLaSalle

Partout en France, le public est invité à prendre sa place et se rendre dans les salles pour revendiquer, à travers photos, vidéos et témoignages, leur envie de continuer à aller au spectacle. Le rire, la joie et la vie, devront résonner dans toutes les salles le 18 décembre. Plus que jamais : #MaPlaceEstDansLaSalle

Avec les soutiens du Ministère de la Culture et de la Communication, de la Ville de Paris et du Groupe Audiens.

>> maplaceestdanslasalle.com
La Rédaction

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, propose Stéphane Braunschweig au poste de directeur du Théâtre National de l’Odéon  17/12/2015

© Philippe Fourdan.
Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, a proposé au Président de la République la nomination de Stéphane Braunschweig à la direction du Théâtre National de l’Odéon.

Actuellement directeur du théâtre national de la Colline, Stéphane Braunschweig y mène une aventure artistique qui témoigne depuis toujours de son ambition pour le théâtre et de son rayonnement européen.

Après des études de philosophie à l'École normale supérieure, Stéphane Braunschweig rejoint en 1987 l'École du Théâtre National de Chaillot dirigée par Antoine Vitez. Il est directeur du Centre Dramatique national d'Orléans de 1993 à 1998 où sont joués et créés de nombreux spectacles d’auteurs européens majeurs.

Directeur du Théâtre National de Strasbourg et de son école nationale supérieure de 2000 à 2008, il y développe fortement la dimension internationale en invitant de grands metteurs en scène et en y construisant un festival de très jeunes metteurs en scène européens. Il crée de nombreux spectacles dont "Brand" d'Ibsen, prix du Syndicat de la critique. Il met en scène de nombreux spectacles de théâtre à l'étranger, notamment "Mesure pour Mesure" de Shakespeare en anglais au Festival d'Edimbourg (1997), "Le Marchand de Venise" en italien au Piccolo teatro de Milan, et "Woyzeck" de Büchner en allemand au Bayerisches Staatsschauspiel de Munich.

Il s'est également tourné vers la mise en scène d'opéras pour lesquels il a signé de nombreuses productions, au Théâtre du Châtelet, pour le Festival d'Aix en Provence, le Staatsoper de Berlin, la Scala de Milan, l'Opéra Comique ou le Théâtre des Champs Élysées.

Depuis janvier 2010, directeur du Théâtre National de la Colline, il y poursuit avec succès son engagement pour un théâtre en prise avec son temps. Il présente des pièces d’Ibsen, de Wedekind, d’Arne Lygre ("Tage Unter, Jours souterrains", créé à Berlin et joué en langue en allemande à La Colline). En 2014, il met en scène "Le Canard Sauvage" d’Henrik Ibsen, présenté depuis au théâtre national d’Oslo, et "Glückliche Tage" ("Oh les beaux jours") de Samuel Beckett, créé à Düsseldorf. Cette saison, après "Les Géants de la montagne" de Pirandello à La Colline, il mettra en scène "Britannicus" de Racine à la Comédie-Française.

Stéphane Braunschweig souhaite que l’Odéon, Théâtre de l’Europe, puisse être le lieu militant d’un idéal européen que les artistes peuvent incarner : une Europe ouverte au reste du monde et en dialogue avec lui.

Il entend que l’Odéon, Théâtre de l’Europe, soit attentif aux enjeux générationnels, porteur d’un élan pour une meilleure représentation de la parité et de la diversité, sur les scènes comme dans les publics.

Le Théâtre National de l’Odéon, qui continuera à accueillir des noms prestigieux de la scène européenne, sera ainsi ouvert aux nouvelles générations de créateurs et à des artistes et auteurs encore peu connus en France. À ce titre, il souhaite associer des artistes étrangers de ces nouvelles générations au projet qu’il développera pour l’Odéon.

Il succédera à Luc Bondy disparu le 28 novembre dernier. La ministre rappelle l'hommage unanime qui lui a été rendu pour son engagement au service de l’ambition artistique et européenne du Théâtre.

Communiqué de presse du 16 décembre 2015.

Photo : Philippe Fourdan.
La Rédaction

Nomination de Fabienne Lorong à la direction du Carreau, Scène Nationale de Forbach et de l'Est mosellan  11/12/2015

Nomination de Fabienne Lorong à la direction du Carreau, Scène Nationale de Forbach et de l'Est mosellan
Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, et Laurent Kalinowski, maire de Forbach, en plein accord avec le Conseil régional de Lorraine, ont donné leur agrément à la proposition unanime du jury, réuni le 4 décembre 2015, de nommer Fabienne Lorong à la direction du Carreau, Scène Nationale de Forbach et de l'Est mosellan.

Depuis 2005, Fabienne Lorong dirige le Centre culturel Pablo Picasso, scène conventionnée pour le jeune public à Homécourt, où elle a été, dans un premier temps, conseillère à la programmation jeune public. Elle a auparavant dirigé le Festival des Ribambelles de Lorraine, Biennale jeune public après avoir été administratrice de tournées pour plusieurs compagnies.

À travers une programmation pluridisciplinaire d'œuvres exigeantes, choisies dans le souci d'être comprises par le plus grand nombre et tenant compte de la diversité socioculturelle et linguistique des populations vivant sur ce territoire transfrontalier, le projet de Fabienne Lorong pour Le Carreau se veut ouvert et accessible à tous, réservant chaque saison une part significative à l'enfance et la jeunesse. Un important programme d'éducation artistique et culturelle irriguant l'ensemble de l'Eurodistrict SaarMoselle sera mené en compagnie des artistes dont elle souhaite "partager la route", notamment ceux de la région.

En multipliant les partenariats avec les structures de création et de diffusion, de chaque côté de la frontière, jusqu'à la Belgique et au Luxembourg, en favorisant la rencontre et les croisements entre professionnels, amateurs et publics, Fabienne Lorong ambitionne de tisser pour Le Carreau, Scène Nationale de Forbach et de l'Est mosellan, un projet fédérateur dans une volonté de placer l'émotion artistique et la réflexion au cœur du débat citoyen.

Communiqué de presse du 10 décembre 2015.
La Rédaction

Une aide exceptionnelle de 1 million d’euros au spectacle vivant  30/11/2015

Une aide exceptionnelle de 1 million d’euros au spectacle vivant
Suite aux attentats du 13 novembre dernier, le Conseil d’administration de l’Adami, réuni le 26 novembre, a décidé d’apporter une aide exceptionnelle de 1 million d’euros au spectacle vivant.

Au-delà du choc et de l’émoi ressentis par les artistes pour toutes les victimes de ces actes odieux, le monde de la culture doit désormais se relever et faire face à de nouveaux défis. Nous devons tous, solidairement, le soutenir. Cette aide, très importante pour une société comme l’Adami, est à la hauteur des enjeux et de la profonde émotion exprimée par les artistes.

Ce soutien sera réparti à parts égales entre le fonds déjà créé par l’État et le Centre National des Variétés et du Jazz, et un fonds géré directement par l’Adami orienté plus spécifiquement vers les professionnels non concernés par le fonds État-CNV.

Communiqué de presse du lundi 30 novembre 2015.

L’Adami, société des artistes-interprètes, gère et fait progresser leurs droits en France et dans le monde pour une plus juste rémunération de leur talent. Elle les accompagne également par ses aides financières aux projets artistiques.

>> adami.fr
La Rédaction

Le Prix Théâtre Adami 2015 à Laurence Février pour la Compagnie Chimène  14/11/2015

Laurence Février © Margot Simonney.
Le Prix du Théâtre Adami 2015, doté d’un montant de 35 000 €, sera remis au Théâtre du Rond-Point jeudi 10 décembre 2015 (à 11 h 30), à Laurence Février par Bruno Boutleux, directeur général de l’Adami, Jean-Jacques Milteau, président du Conseil d'administration et Sergi Lopez, parrain du Prix 2015.

Depuis 2012, le Prix du Théâtre Adami créé à l’initiative du conseil d’administration de l’Adami, a pour objet d’aider financièrement une compagnie pour la diversité de son activité, son talent d’interprétation et l’originalité de ses créations. Le jury, composé des membres du collège dramatique, a choisi, en 2015, d’attribuer le Prix à la compagnie Chimène de Laurence Février. Pour la première fois, une femme est récompensée ; en tant qu’interprète et metteure en scène, Laurence Février accomplit depuis des années un travail de création original et engagé comme en témoigne son spectacle "Tabou"*.

L’Adami, société des artistes-interprètes, gère et développe leurs droits en France et dans le monde pour une plus juste rémunération de leur talent. Elle les accompagne également par ses aides financières aux projets artistiques.

Comédienne et metteure en scène, Laurence Février débute sa carrière dans les années soixante-dix, et joue avec Antoine Vitez, Robert Hossein, Armand Gatti, Stuart Seide, Jean-Michel Rabeux, Claude Régy, Philippe Adrien, Jean-Paul Wenzel…
En 1980, elle fonde sa compagnie Chimène et met en scène Pirandello, O’Neill, Italo Svevo, Michel Tremblay, Marivaux, etc. Au cinéma, elle tourne avec Étienne Chatilliez, Raul Ruiz, Steven Spielberg…
À partir de 2002, elle recherche de nouvelles formes d'expression scénique et commence une série de spectacles de théâtre-documentaire en allant à la rencontre des habitants de différents quartiers. "Quartiers Nord" se joue au Novaja Drama à Moscou et, la même année, Luc Bondy programme le spectacle au Festwochen de Vienne en Autriche.

Parallèlement à cette recherche sur la parole vivante et l’oralité, elle poursuit son travail sur les textes dramatiques et les adaptations littéraires avec "En attendant Godot" de Samuel Beckett, "Les belles âmes" de Lydie Salvayre créé au Théâtre National de Chaillot, "Oiseaux" de Saint-John Perse joué par un chœur de 18 acteurs à la Cartoucherie, "Yes, peut-être" de Marguerite Duras… En 2014, elle monte "Presqu'ils" de Michèle Guigon dans "Alter Egaux", elle reprend
"Suzanne", un spectacle sur la philosophie du droit et sur la parité et elle part en résidence à la Guadeloupe pour une nouvelle production de théâtre-documentaire : "Ils habitent les Antilles".

*Actuellement sa pièce "Tabou", créée en 2012, est jouée au Lucernaire jusqu’au 5 décembre 2015 et sera reprise en mars 2016 au Théâtre de l’Opprimé.

Voir la chronique d'Isabelle Lauriou sur "Tabou" en septembre 2012.

Photo : Laurence Février © Margot Simonney.
La Rédaction

Appel à candidatures : Talents Adami Paroles d'acteurs 2016  26/10/2015

© Florent Drillon.
Ouverture des inscriptions le 15 octobre 2015. Clôture le 30 novembre 2015.

Cette opération s'adresse aux comédiens(nes) qui auront 30 ans maximum au 31 décembre 2016, justifiant d'une formation théâtrale de 2 ans minimum et d'expériences professionnelles préalables.

À la clôture de l'appel à candidature, le Maître de Théâtre de l'opération choisira les comédiens sur la base des candidatures reçues.

Les personnes intéressées par cette opération sont priées d'envoyer leur candidature via le site Talents 3A avant le 30 novembre 2015.

>> talents3a.adami.fr

Les documents suivants seront demandés :
• un curriculum vitae, une/des photo(s), une lettre de motivation,
• une/des démo(s) vidéo (non obligatoire).

Cette opération est organisée par l'Association artistique de l'Adami, régie par la loi du 1er juillet 1901, subventionnée par l'Adami.

Association artistique de l'Adami
Tél. : 01 44 63 10 00.
3a@adami.fr

Toute l'actualité des artistes-interprètes sur >> adami.fr

L'Adami, société des artistes-interprètes, gère et fait progresser leurs droits en France et dans le monde pour une plus juste rémunération de leur talent. Elle les accompagne également par ses aides financières aux projets artistiques.

Photo : Talents Adami Paroles Acteurs 2014 © Florent Drillon.
La Rédaction

Nomination de Sylviane Manuel à la direction de la Verrerie d’Alès, Pôle National des Arts du Cirque Languedoc-Roussillon  22/10/2015

© DR.
Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, nomme Sylviane Manuel à la direction de la Verrerie d'Alès, Pôle National des Arts du Cirque Languedoc-Roussillon (PNAC). Ce choix a été proposé, de manière unanime et avec l’aval du président du PNAC, par le jury réunit le 15 octobre 2015 et composé de l’ensemble des partenaires du pôle : la ville d’Alès, Alès Agglomération, le Conseil départemental du Gard, le Conseil régional de Languedoc-Roussillon et le ministère de la Culture et de la Communication.

Nourrie par une solide expérience d’accompagnement d’artistes et de développement de projets territoriaux dans les domaines du cirque mais également du théâtre, des arts de la rue et des nouvelles technologies, Sylviane Manuel fonde son projet sur un esprit de partage et de convivialité.

Sous son impulsion, la Verrerie sera cette "maison commune pour les artistes et pour les gens" où seront accueillies deux compagnies régionales associées - Cirque VOST et Pierre-Jean Bréaud - , plusieurs artistes en résidences, avec une attention particulière aux générations émergentes et aux compagnies itinérantes sous chapiteau.

Des "gestes d’hospitalité" à l’adresse des populations, en particulier des jeunes avec "un café des enfants", favoriseront une nouvelle dynamique sur le site de Rochebelle, mais aussi dans les quartiers de la ville.

La diffusion territoriale, axe fort déployée par la Verrerie depuis sa fondation, sera repensée à l’échelle de la grande région, en consolidant les partenariats avec les autres opérateurs de cirque que sont le PNAC Circa, la Grainerie, le Lido ou l’école Balthazar.

Tout en traçant de nouvelles perspectives, le projet de Sylviane Manuel s’inscrit dans la continuité du sillon tracé par le directeur-fondateur sortant, Guy Périlhou, auquel il faut rendre hommage pour sa force de conviction et sa pugnacité, qui ont permis un ancrage et une irrigation exceptionnels du cirque de création sur le territoire régional.

Communiqué de presse du 19 octobre 2015.
La Rédaction

Grands Prix Sacem 2015 : les lauréats sont…  16/10/2015

Grands Prix Sacem 2015 : les lauréats sont…
Chaque année, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) honore ses auteurs, compositeurs, éditeurs, auteurs-réalisateurs, humoristes... lors de la cérémonie de remise des Grands Prix Sacem.

Cette cérémonie distingue la carrière de celles et ceux dont les mots, les notes, les œuvres ont marqué la création dans tous les répertoires représentés par la Sacem. Pour cette 7e édition hors les murs, la cérémonie de remise des Grands Prix Sacem 2015 se déroulera aux Folies Bergère, le lundi 30 novembre à 20 h (sur invitation). Soirée à suivre en direct sur sacem.fr et sur twitter : #PrixSacem

Le palmarès
Véronique Sanson - Prix spécial de la Sacem.
Alain Chamfort - Grand Prix de la chanson française, créateur-interprète.
Alice Dona - Grand Prix de la chanson française, auteur-compositeur.
Biréli Lagrène - Grand Prix du jazz.
François Goetghebeur - Grand Prix de l’auteur-réalisateur de l’audiovisuel.
Magic System - Grand Prix des musiques du monde.
Alexandre Desplat - Grand Prix du répertoire Sacem à l’export.
Le Quatuor - Grand Prix de l’humour.
Vianney - Prix Francis Lemarque.
Pierre Adenot - Grand Prix de la musique pour l’image.
Caroline Molko, Warner Chappell Music France - Grand Prix de l’édition musicale.
Richard Dubugnon - Grand Prix de la musique symphonique, carrière.
Camille Pépin - Grand Prix de la musique symphonique, jeune compositeur.
Bob Sinclar - Grand Prix des musiques électroniques.
“Christine” de Christine and The Queens - Prix Rolf Marbot de la chanson de l’année.
La Rédaction

Nomination de Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois à la direction du Centre Chorégraphique national (CCN) de Grenoble  02/10/2015

© Géraldine Aresteanu.
Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, en plein accord avec Éric Piolle, Maire de Grenoble, avec le soutien unanime de Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes, et de Jean-Pierre Barbier, Président du Conseil départemental de l’Isère, a donné son agrément à la nomination de Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois à la direction du Centre Chorégraphique national (CCN) de Grenoble, à compter du 1er janvier 2016, pour succéder à Jean-Claude Gallotta.

Nés respectivement en 1971 à Nîmes et 1981 dans le Jura, Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois sont danseurs, chorégraphes, acrobates, acteurs et jongleurs. Diplômé du Centre National de Danse Contemporaine d’Angers en 1992 pour l’un, du Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne qu'il aura traversé en alternance avec le Centre National de Danse Contemporaine d’Angers pour l’autre, ils se lancent tous deux dans le processus de création dès la fin de leurs études.

Artistes reconnus au plan national et international, ils proposent une association inédite entre danse et cirque dans un esprit d’innovation artistique et d’ouverture. Leur projet, baptisé Les horizons mobiles, repose sur les notions de rencontre, d’altérité, d’élargissement et de relais. Leur ambition est de créer un véritable pôle de production chorégraphique permettant la création au sein du CCN d’une "ruche d’artistes". Les collaborations envisagées offrent un éventail large d’esthétiques en lien direct avec les enjeux de société et une large ouverture aux jeunes générations à travers la mise en place d’un pôle numérique pour un plateau augmenté.

Fondé en 1984 autour de la compagnie de Jean-Claude Gallotta, le CCN de Grenoble entretient un rapport étroit avec la Maison de la culture de Grenoble, aujourd’hui devenue MC2. Avec le départ de Jean-Claude Gallotta, c’est une page importante qui se tourne avec un enjeu fort pour inventer une nouvelle relation avec la MC2 mais aussi avec les partenaires nombreux sur le plan local et régional.

La Ministre tient particulièrement à saluer l’engagement exceptionnel et exemplaire de Jean-Claude Gallotta depuis l'origine à la direction de Centre chorégraphique national de Grenoble. Il poursuivra sa carrière artistique en compagnie, soutenue par l'Etat et les collectivités territoriales.

Communiqué du 30 septembre 2015 du ministère de la Culture et de la Communication.

Photo : "Celui qui tombe" de Yoann Bourgeois, du 22 septembre au 10 octobre 2015 au Monfort (Paris) © Géraldine Aresteanu.
La Rédaction

"Rue Libre !" : Journée internationale des arts de la rue et de la libre expression dans l’espace public  30/09/2015

© DR.
Quelle est la situation de la création artistique et de la diffusion dans l’espace public ?
Samedi 24 octobre, rejoignez-nous Place de la République pour une marche militante et un rassemblement avec les citoyens et les élus !


Samedi 24 octobre se tiendra "Rue Libre !", journée internationale des arts de la rue et de la libre expression dans l’espace public, afin de faire connaître l’univers des arts de la rue - ses esthétiques, ses valeurs et ses métiers – à tous les usagers de l’espace public, citoyens et élus.

Événement militant et artistique, "Rue Libre !" porte les valeurs de "l’Art est public", appel pour une politique culturelle réinventée signé par plus de 500 élus sympathisants et 8 500 citoyens. François Hollande l’avait signé en 2011 et les professionnels attendent encore qu’il applique ses engagements.

2015 est et restera comme une année noire pour la culture, en particulier pour les arts vivants dans la rue : de nombreux festivals et manifestations ont été annulés pour raisons diverses, parfois oiseuses. La répercussion des baisses de dotation sur les budgets culturels ne saurait être une excuse suffisante. La culture ne doit pas être la variable d'ajustement des budgets des collectivités.

Samedi 24 octobre, les élus seront à nos côtés Place de la République pour débattre de ces bouleversements. Nous sommes créateurs de lien par nature et notre présence dans l’espace public participe au ciment d’une cohésion sociale où la culture relève de l’intérêt général et d’un service public accessible à tous.

Samedi 24 octobre, les professionnels des Arts de la Rue, les citoyens et les élus sympathisants œuvreront ensemble durant toute une journée, découvrez-nous à cette occasion !
Des actions préalables seront organisées les jeudi 1er, 8 et 15 octobre après-midi (lieux à définir).

Communiqué de la Fédération des arts de la rue en Île-de-France
c/o Maison des réseaux artistiques et culturels,
221, rue de Belleville, Paris 19e.
Tél : 01 56 98 12 41/06 30 23 98 81
coordination@federationartsdelarueidf.org

>> federationartsdelarueidf.org
La Rédaction

Nomination d’Yveline Rapeau à la direction du Cirque-Théâtre d’Elbeuf, Pôle national des arts du cirque (Haute-Normandie)  18/09/2015

Nomination d’Yveline Rapeau à la direction du Cirque-Théâtre d’Elbeuf, Pôle national des arts du cirque (Haute-Normandie)
Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, a donné son agrément à la nomination d’Yveline Rapeau à la direction de l’établissement public de coopération culturelle (EPCC) Cirque-Théâtre d’Elbeuf, pôle national des arts du cirque de Haute-Normandie, par le conseil d’administration du 17 septembre 2015. Ce choix a été proposé à l’unanimité par le jury composé de l’ensemble des partenaires publics de l’établissement : la Ville d’Elbeuf, la Métropole Rouen Normandie, le Département de l’Eure, la Région Haute-Normandie et l’État, ainsi que d’une personnalité qualifiée.

Yveline Rapeau gardera ses actuelles fonctions de directrice de La Brèche, Pôle national des arts du cirque de Basse-Normandie. Tout en préservant la singularité de chaque établissement, le projet d’Yveline Rapeau configure une plate-forme commune de production et de diffusion, en capacité de répondre aux ambitions du territoire élargi de la nouvelle région, la Normandie, et de ses points de force, métropolitains et départementaux.

Ce projet permettra notamment à la manifestation "Spring" initiée par La Brèche de s'étendre à l’ensemble du territoire. Les partenariats avec les établissements artistiques et culturels présents sur le territoire viendront consolider cette action. La force d'accompagnement des créations, la richesse des propositions adressées aux publics en sera démultipliée dans le cadre d'un nouveau rythme de saison.

Cette nouvelle configuration est un atout pour soutenir le fort développement du cirque de création dans la richesse de ses démarches et l’ampleur de ses attentes. Le respect de la diversité des techniques et des expressions circassiennes, à laquelle le ministère de la Culture et de la Communication attache une grande importance, pour l’ensemble du réseau des pôles nationaux des arts du cirque (PNAC) comme pour tout réseau labellisé, sera le garant de la réussite de ce projet.

Fleur Pellerin tient à rendre hommage à Roger Le Roux qui a porté le développement du Cirque-Théâtre d’Elbeuf de façon remarquable au cours de ses neuf ans à la direction de l’établissement.

Communiqué du 18 septembre 2015 du ministère de la Culture et de la Communication.
La Rédaction

La Sacem, sur la route des festivals : Le festival d’Avignon  12/07/2015

Cloître Saint-Louis © Christophe Raynaud de Lage.
Rendez-vous du 4 au 25 juillet 2015. Tout l’été, l’action culturelle de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, investit les festivals. Renouvellement des répertoires, soutien au spectacle vivant et aide à la professionnalisation des jeunes auteurs et compositeurs constituent, encore et toujours, ses priorités. La Sacem apporte une aide aux spectacles dans le Off et le IN et propose différents rendez-vous tout au long du festival.

Rendez-vous professionnels
Permanences Sacem

Du 11 au 18 juillet - 10 h à 18 h, à la Maison Professionnelle du Spectacle Vivant (Cloître Saint-Louis - 20 rue du Portail Boquier).
Et à la Délégation Sacem d’Avignon (46, rue de la Balance).

Horaires d’ouverture étendus : du 4 au 26 juillet, incluant (sur rendez-vous) les week-ends et les jours fériés.
dl.avignon@sacem.fr
Tél. : 04 86 06 32 30.

Les débats de la Maison professionnelle, proposés en partenariat avec la Scène :
- Lundi 13 juillet à 11 h, "Droit d'auteur, droits voisins et diversités culturelle : un combat permanent ?".
Avec David El Sayegh, Secrétaire général de la Sacem.

- Samedi 18 juillet à 11 h, "Comment évoluent les dispositifs de soutien à la création artistique ?".
Avec François Besson, Directeur de l’Action culturelle de la Sacem.

Des ateliers pratiques sont proposés :
- Mardi 14 juillet à 16 h 30, Atelier Sacem - Gestion des droits pour le spectacle vivant.
La déclaration des œuvres interprétées pendant un spectacle permet à la Sacem de répartir les droits d'auteur aux auteurs, compositeurs et éditeurs. Comment déclarer les œuvres d’un spectacle pour les organisateurs ou les auteurs-compositeurs-interprètes ?
Avec : Philippe Mattelon, Direction du réseau et Bernard Téolis, Direction régionale Sud-Méditerranée.

- Samedi 18 juillet à 16 h 30, Atelier Sacem - Action culturelle.
Depuis plus de 50 ans, la Sacem soutient le spectacle vivant dans toutes les esthétiques. Les auteurs compositeurs, les éditeurs, les salles, les producteurs de spectacles, les festivals, les talents émergents peuvent bénéficier d’aides financières mais aussi de conseils. Comment obtenir des aides ? A qui sont-elles destinées ? Quels sont les démarches à entreprendre ?
Avec les équipes de l'action culturelle : pôles jeune public, humour et musiques actuelles.

À propos de la Sacem
La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) a pour vocation de représenter et défendre les intérêts de ses membres en vue de promouvoir la création musicale sous toutes ses formes (de la musique contemporaine au jazz, rap, hip-hop, chanson française, musique de films, musique à l’image, etc.) mais également d’autres répertoires (humour, poésie, doublage-sous titrage, etc.)
Sa mission essentielle est de collecter les droits d’auteur et de les répartir aux créateurs et éditeurs dont les œuvres ont été diffusées ou reproduites. Organisme privé, la Sacem est une société à but non lucratif gérée par les créateurs et les éditeurs de musique qui composent son Conseil d’administration.
Elle compte 153 000 sociétaires dont 18 530 sociétaires étrangers (4 330 nouveaux membres en 2014) et représente plus de 90 millions d’œuvres du répertoire mondial.
En 2014, la Sacem a réparti des droits à 276 000 auteurs, compositeurs et éditeurs dans le monde.

Photo : Cloître Saint-Louis © Christophe Raynaud de Lage.
La Rédaction

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À découvrir

Ah le foot, le foot, le foot… Oui, mais en version féminine, pour une étonnante aventure humaine

Ça commence limite "foutage de gueule", genre numéro de cirque en guise d'attraction préambulaire… Après le combat de catch de nains, pourquoi un match de foot féminin pour ouvrir la kermesse annuelle du journal L'Union à Reims ! Sauf que… les choses vont prendre une tournure inattendue… Avec une coupe du monde à la clé ! C'est la nouvelle et formidable histoire de femmes que nous racontent Pauline Bureau et sa compagnie.

Ah le foot, le foot, le foot… Oui, mais en version féminine, pour une étonnante aventure humaine
Reims, été 68. Dans la perspective d'un événement footballistique important, coach et cadres de l'équipe locale cherche une attraction en préambule de la confrontation sportive… Et pourquoi pas des femmes courant après un ballon, c'est original et rigolo, du jamais vu !* Des filles sur un terrain de foot, voilà un divertissement apte à régaler les mâles… majoritaires sur les gradins.

S'ensuit un appel à candidates qui, à la grande surprise de l'initiateur (Nicolas Chupin), répondent présentes. Mais son étonnement est total quand il les voit taper dans le ballon ; et jouer avec enthousiasme, aisance, rapidité et une immense liberté, sans retenue. Elles ont entre 16 et 32 ans, venant d'horizons différents, et sont bien décidées à faire de cette mauvaise plaisanterie divertissante l'aventure de leur vie.

Et, ici, Pauline Bureau nous rappelle que l'histoire du football féminin est indissociable de l'évolution de la société et de ses luttes. Femmes footballeuses, femmes ouvrières, l'un peut être l'échappatoire de l'autre, enquête historique, en quête d'histoire… Plusieurs aspects de la condition de la femme sont abordés, montrés. Et dans les années soixante, de la famille à l'usine, les exemples ne manquent pas, actualités sociales sur fond de rendement à la chaîne, de taux horaires, flagrantes et énormes disparités de salaires entre les hommes et les femmes (ça a changé ?), etc.

Gil Chauveau
06/12/2019
Spectacle à la Une

"Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde

Subvertir la pensée commune par des postures intellectuelles radicales, propres à faire passer ce pseudo conférencier circassien pour un autiste Asperger des plus performants, semble le crédo existentiel de cet artiste hors normes. Par le biais de son regard décalé, il recrée sous nos yeux un monde fabuleux, enchantant notre imaginaire et stimulant nos neurones assoupis.

Johann Le Guillerm, dès son apparition sur le plateau, poussant une improbable carriole-bureau à tiroirs, en impose. Son costume, sa cravate, sa tresse impeccable, sa voix monocorde… tout en lui dégage une inquiétante étrangeté mâtinée d'une sérénité au-dessus de tout soupçon. Comme si cet homme d'un autre temps, d'une autre époque, avait accumulé dans les plis de son être un savoir qui nous faisait défaut, nous les prisonniers de la caverne platonicienne condamnés à ne voir en toutes choses que le pâle reflet de nos vies formatées.

"Est-ce que quelqu'un dans la salle pourrait m'indiquer le chemin qui n'irait pas à Rome ?"… Dès sa première adresse au public, le ton est donné : si quelqu'un d'aventure, fort de ses nouveaux savoirs, s'était égaré là, conforté dans l'idée que la terre est ronde (suprême révélation datant d'à peine cinq cents ans) et que l'homme n'est pas maître en sa demeure (Freud, et la découverte de l'inconscient au début des années 1900), il pourrait illico "battre en retraite". Copernic, Galilée, Freud n'ont fait qu'ouvrir la voie… à nous de la poursuivre.

"La science de l'idiot" chevillée au corps, Johann Le Guillerm va faire exploser littéralement le prêt-à-penser confortant des idées manufacturées, fussent-elles actualisées, dupliquées à l'envi par la nécessité d'une reproduction sociale garante de l'ordre décliné par le savoir officiel. Penser autrement le monde, c'est ce qu'il fut amené à faire, d'abord à son corps défendant. Diagnostiqué enfant dys+++ (dyslexique, dysorthographique, etc.), il fut conduit à la rébellion de l'esprit en dessinant d'autres épures. Réflexe de survie.

Yves Kafka
21/12/2019
Sortie à la Une

"À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique

C'est sous le prisme des danses urbaines, contemporaine et classique que la chorégraphe Anne Nguyen interroge les identités au travers du corps et de son rapport à l'espace où le waacking, le popping, le voguing, le locking et le krump portent leurs signatures au détour de pointes, de balancés, de lock et de bounce.

Noir sur scène, puis un groupe se détache dans une lumière tamisée qui vient dessiner les creux de leurs silhouettes. La musique démarre à un rythme effréné. Au début, tout est homogène, ils forment une seule et même entité dans une intimité qui est balayée par le tempo musical. Comme un pied-de-nez à la sensation scénique d'un sentiment intime qui s'extériorise violemment.

À tour de rôle, comme une réminiscence des années soixante, soixante-dix, quatre-vingt, le waacking, le popping, le voguing, le locking, le krump, en appui des danses contemporaine et classique, apparaissent autour d'un socle artistique commun dans lequel chacun vient se nourrir au même humus. Des différences ? Oui, bien sûr, dans le tempo, la gestique, le rapport au corps, à la scène et à l'autre, mais tout ceci puise dans un même objectif, celle de faire communiquer une sensation, un état d'âme, une volonté farouche ou timide de montrer quelque chose sur le plateau, un ce je-ne-sais-quoi qui fait de l'artiste un buvard aux émotions qui a besoin, pour notre plus grand plaisir, de s'épancher.

Safidin Alouache
10/12/2019