La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Il y a 250 ans… naissait le cirque moderne !  14/11/2017

42e Festival International du Cirque de Monte-Carlo, du 18 au 28 janvier 2018.

Il y a 250 ans, en 1768, un jeune hussard, Philip Astley, présentait à Londres en plein champ, près du pont de Westminster, sur une piste circulaire de 13 mètres de diamètre, un spectacle équestre associé à des numéros venant de la foire : jongleurs, équilibristes, funambules et mêmes animaux dressés (singes et chiens). Le cirque moderne venait de naître… à cheval !


L'ambiance musicale était assurée par un orchestre de cornemuses et Mme Astley était au tambour.

Les intempéries arrivant, Philip Astley mêla à la terre de la piste de la sciure qui allait donner sa teinte jaune au manège, teinte qu'il a conservé jusqu'à nos jours.

Philip Astley, inventeur du cirque moderne, tout comme de la piste telle que nous la connaissons, allait rapidement traverser la Manche, invité à se produire en France par le roi Louis XVI.

Pour rendre hommage à Philip Astley, la Princesse Stéphanie, présidente du comité d'organisation du Festival international du cirque de Monte-Carlo, a choisi d'inviter, sur la célèbre piste de Fontvieille, le meilleur "Pas de deux équestre" de l'histoire du cirque moderne, composé de Jozsef Richter Junior et de sa jeune épouse Merrylu.

Un des moments les plus forts et les plus époustouflants de ce numéro est l'équilibre réalisé par Merrylu sur la tête de son époux, lui-même debout sur deux chevaux tournant autour de la piste.

Le Festival du cirque de Monte-Carlo, qui tient à faire vivre le cirque traditionnel, se veut aussi un lieu de création et d'innovation. Le comité d'organisation a convié au Festival le trio Simet dans pour son numéro "Astronautes" : les trois artistes hongrois réalisent des équilibres stupéfiants sur leur immense sémaphore en mouvement sous la coupole du chapiteau. Un travail aérien de haute voltige qui ne manquera pas de séduire le public !

>> montecarlofestival.mc
Réservation par téléphone : +377 92 05 23 45.

Photo : Les Simets, "Astronauts" © Ezekiel Coppersmith.
La Rédaction

Prix Olympe de Gouges : plus que quelques semaines pour candidater !  02/11/2017

Après avoir rebaptisé le théâtre municipal du nom de la plus célèbre des Montalbanaises en 2006, c’est avec la même ambition d’honorer son œuvre en la mettant à la portée de tous que la ville de Montauban a créé les premières Journées Olympe de Gouges en octobre de cette année-là.

Déjà rythmé par la Journée internationale des droits des femmes, le mois de mars fut choisi pour cet événement qui, depuis, permet de mettre en lumière la prise de position capitale pour la cause des femmes de l’auteure et révolutionnaire native de Montauban : la rédaction de la Déclaration des Droits de la femme et de la Citoyenne.

Au fil des éditions, les journées Olympe de Gouges ont permis de belles rencontres avec des femmes, célèbres ou anonymes, vivantes ou disparues qui tracent leur sillage lumineux dans la mer obscure de l’indifférence et de la misogynie.

Prix Olympe de Gouges : candidatures encore ouvertes pour quelques semaines !
Fidèles à la pensée humaniste et aux idéaux de liberté de la plus célèbre de nos concitoyennes, ces Journées ont aussi donné naissance au "Prix Olympe de Gouges".

La Ville l’a créé avec l’ambition de valoriser et accompagner les actions qui participent à une meilleure diffusion des droits et libertés des femmes ou qui rendent hommage à celles qui ont formulé le souhait d’un monde plus juste, plus fraternel, plus ouvert aux possibles de l’imaginaire et qui sont parfois allées jusqu’à donner force de loi à leur rêve.

Lancé à la date symbolique du 8 mars 2017, le prix Olympe de Gouges 2018 est ouvert aux candidatures jusqu’au 1er décembre 2017 à 17h.

Ce prix d’un montant de 20 000 € sera décerné par la ville de Montauban en 2018 pour récompenser un projet culturel, social ou encore environnemental en apportant une aide à sa structuration, à sa création et/ou à sa diffusion. L’innovation, la créativité et le rayonnement du projet seront particulièrement appréciés du jury.

Le règlement est consultable à tout moment sur le site www.montauban.com et peut être adressé gratuitement à toute personne qui en fera la demande à la Direction du Développement Culturel de la ville de Montauban par mail à culture@ville-montauban.fr ou au 05 63 22 19 65.

Olympe de Gouges : figure révolutionnaire et humaniste
Née à Montauban en 1748, humaniste et visionnaire, Olympe de Gouges est l’une des grandes figures de la Révolution française. Elle utilise différentes formes d’expression, le théâtre, les affiches publiques, les journaux, afin de diffuser largement ses idées progressistes.

L’abolition de l’esclavage et de la peine de mort, l’hygiène publique, la solidarité, l’instruction et surtout l’égalité politique et civique entre hommes et femmes deviennent son combat principal... Cet engagement généreux et exigeant lui vaudra la haine des Jacobins.
Elle meurt guillotinée en 1793.
La Rédaction

La Vieille Grille, café-théâtre depuis 1960, sera libre le 30 juin 2018… Possibilité de location-gérance ou achat bail et/ou murs  26/10/2017

Annonce de Dominique Alezra et Arianaïs Alezra,
veuve et fille de Maurice Alezra, décédé en 2011, le créateur du café-théâtre en 1961.

La Vieille Grille a vu éclore de nombreux artistes parmi lesquels, Romain Bouteille, Jacques Higelin, Brigitte Fontaine, Rufus, Zouc, Bernard Haller, Jacques Serizier, Ben Zimet, Talila, et bien d'autres...


Fernand Berset, Maurice Garrel, Michel Puterflam, Jorge Milchberg, Françoise Lebail, Nany Rameau, Roland Topor, Micha Bayard, Jean Revillaud ont été les premiers a en fouler la scène, dans un spectacle d'humour noir intiutlé "Ainsi va la vie".

La première Journée Internationale de la Bande Dessinée y a tenu ses assises avec Francis Lacassin, Remo Forlani, Hergé, Morris, Gosciny, Uderzo, Edgar Morin, Pierre Pascal, Paul Winkler et Alain Resnais en tant que projectionniste.

Durant la saison 62/63, le théâtre a été à l'honneur avec "La Dispute" de Marivaux, mise en scène par Jean-Marie Patte.

Ont commencé les concerts de musique contemporaine avec le concours des musiciens du Centre de Musique, dirigé par Keith Humble et Jean-Charles François.

Plusieurs groupes de jazz sont nés à la cave : Riverside Jazz Babies, devenu Jazz O'Maniac, Red Beans devenu Les Haricots Rouges, Irakli Jazz Band.

Colette Magny chantait le blues.

Les saisons suivantes, la programmation a continué à être très éclectique, mêlant musique ancienne, conte, musique contemporaine, jazz, folk, chanson, mime, clown, one-man-show, sciences avec, entre autres, Hubert Reeves, André Giordan, Daniel Raichsvarg, pièces écrites et interprétées par leurs auteurs comme "Maman j'ai peur" de Brigitte Fontaine, Jacques Higelin et Rufus, qui a eu une carrière internationale et a représenté le Théâtre Français au Festival International de Théâtre de Vienne, en 1968.

De nombreux spectacles créés à La Vieille Grille ont été repris dans de plus grandes salles à Paris et en France et ont tourné à l'étranger: Belgique, Suisse, Autriche, Allemagne, Canada, Etats-Unis, Vietnam, Madagascar, etc.

À partir de 1980, un restaurant a vu le jour à l'étage.

Comme vous pouvez le constater, l'établissement se déploie sur trois niveaux.

Le gérant actuel, Laurent Berman, qui a présenté au cours de ces décennies plusieurs spectacles avec sa compagnie "Le Théâtre à Bretelles", a décidé de prendre sa retraite à la fin du bail qui expire le 30 juin 2018.

Ni ma fille ni moi n'envisageons de reprendre le flambeau, pour raison de retraite en ce qui me concerne et pour orientation différente pour Arianaïs.

Étant propriétaires des murs, il nous est possible de vendre les murs et/ou le bail.

La Vieille Grille possède une licence de théâtre et une licence de débit de boisson, numéro 4.

Aussi, si vous avez envie de continuer à faire vivre cette belle institution, nous sommes à votre écoute pour toute proposition.


Contacter :
Dominique Alezra
Courriel : dominique.alezra@gmail.com
Tél. : 06 61 51 40 63.
Arianaïs Alezra
Tél. : 06 64 70 68 22.
Courriel : arianaisalezra@gmail.com

>> vieillegrille.fr
La Rédaction

La Comédie Italienne, sans production, ouverte à l'accueil  22/10/2017

Pour cette saison, faute de moyens, le Théâtre de la Comédie Italienne à Paris ne sera malheureusement pas en mesure de présenter une nouvelle production théâtrale.

Le lieu est donc disponible pour accueillir des troupes de théâtre, concerts de musique de chambre, one man show, lectures, séminaires etc... en journée ou en soirée.

Le théâtre ne fait pas de coproduction mais ne prend pas de pourcentage sur les recettes.

Contact : 01 43 21 22 22, de 13 h à 18 h du lundi au samedi.

Théâtre de le Comédie Italienne, 17-19, rue de la Gaîté Paris 14e.
>> comedie-italienne.fr

Historique du Théâtre :
Pas loin de la tour Montparnasse, se trouve le seul théâtre italien en France.
Un beau petit théâtre à l'italienne d'environ 100 places.
On y programme exclusivement des pièces d'auteurs italiens classiques et contemporains,
la plupart d'entre elles n'ont jamais été représentées au public français.
Le théâtre existe dans sa forme actuelle depuis 1980.
Auparavant, il s'appelait Teatrino italiano et se trouvait au 15 de la rue du Maine.
Son créateur, Attilio Maggiulli, est un ancien élève de Giorgio Strehler au Piccolo Teatro de Milan.
Il continue la tradition de la commedia dell'arte en mettant en scène les canevas oubliés de Goldoni, Fiorilli, Gherardi, ainsi que certaines pièces bien plus connues.
La Rédaction

Vincent Léandri, nouveau directeur du Théâtre de Cornouaille - Scène nationale de Quimper  10/09/2017

Sur proposition du jury, Françoise Nyssen, Ministre de la culture et de la communication, a donné son agrément à la nomination de Vincent Léandri à la direction du Théâtre de Cornouaille, Scène nationale de Quimper, en accord avec Ludovic Jolivet, Maire de Quimper.

Avec beaucoup d'égard pour ce qui a été réalisé au Théâtre de Cornouaille, Vincent Léandri place au cœur de son projet son souhait de décloisonner les disciplines et les publics, d'instaurer du lien, de mettre en récit et thématiser. Vincent Léandri entend ainsi développer une approche intergénérationnelle et de mixité sociale des publics en portant une attention particulière à l'éducation artistique et culturelle. Son projet repose également sur la rencontre avec la personnalité et les trajectoires de plusieurs artistes, la promotion de la création et l'exploration des terrains fertiles au développement des partenariats culturels.

Vincent Léandri dirige actuellement le Théâtre de la Coupe d'Or - Scène conventionnée de Rochefort (17) depuis 2002. Il a précédemment été administrateur puis directeur-adjoint du Théâtre d’Évreux - Scène nationale d'Évreux-Louviers de 1995 à 2002. Auparavant, il a exercé ses missions au Centre Culturel et à l'Ambassade de France à Hanoï (Vietnam).

Vincent Léandri succède à Franck Becker, qui a pris au 1er septembre la Direction de La Coursive, Scène nationale de La Rochelle, après avoir dirigé Le Théâtre de Cornouaille depuis 2009 et précédemment les Scènes du Jura pendant huit ans. La Présidente du Théâtre de Cornouaille, Renée Vennegues, remercie Franck Becker de son engagement permanent au cours des années écoulées pour le développement, la reconnaissance et le succès de la Scène nationale de Quimper.

Communiqué de presse Théâtre de Cornouaille - 8 septembre 2017.
La Rédaction

Les 25 plus belles affiches du festival OFF d'Avignon 2017  02/08/2017

Les 25 plus belles affiches du festival OFF d'Avignon 2017
Après le succès des éditions précédentes, la bibliothèque de la Maison Jean Vilar (antenne du département des Arts du spectacle de la Bibliothèque nationale de France à Avignon) organise le cinquième concours des plus belles affiches du OFF, en partenariat avec la Ville d'Avignon et Avignon Festival & Compagnies - Le OFF.

Un jury composé de personnalités venant d'horizons divers a sélectionné vingt-cinq plus belles affiches. Elles seront exposées en septembre 2017 à la Bibliothèque Jean-Louis Barrault.

"Froid", de Lars Noren, par le Collectif La Fièvre, graphiste Fredd Garcia/Fredd Design, Théâtre des 2 galeries.
"Work in Regres", un spectacle du collectif Plateforme, graphiste Kylab, Théâtre de la Bourse de travail CGT.
"Un sac de billes", d'après le roman de Joseph Joffo, adaptation et mise en scène de Lorenzo Bassotto, graphiste Lorenzo Bassotto, Chapelle de l'Oratoire.
"Migraaants", de Matei Visniec, mis en scène de Gérard Gélas, graphisme Jeux de Mains, Théâtre du Chêne Noir.
"Sade X", de Cohen et Goudot d'après Sade, graphisme Brice Devos - Sciapode, Théâtre des Corps Saints.
"Hors série", graphisme racasse-studio.com, Théâtre des Doms.
"Zapi rouge", de Lili Lazbel Cie, écrit et mis en scène par Françoise Glière, graphiste violettegraveline.com, L’École du spectateur
"L'Amour", par la cie San Tuo Qi, Théâtre de l’Étincelle.
"Tout allait bien... quand quelque chose de bizarre arriva", d'après l'album de Franck Prévot, mise en scène de Christophe Sauvion"]cy, par la cie Grizzli, graphisme aureliedewitte@yahoo.fr, Grenier à sel.
"Suivre les morts", de Anne Bossé et Élisabeth Pasquier, mise en scène de Monique Hervouët, par la Compagnie Banquet d'avril, illustration Vonnick Caroff, Grenier à sel.
"Moha le fou, Moha le sage", d'après Tahar Ben Jelloun, mise en scène de François Fehner, proposé par L'Agit, illustration Marion Bouvarel, photo Samuel Lahu, La Manutention - les Hauts Plateaux.
"Papa(s) : une pièce accouchée sans péridurale", par Vincent Mignault, présenté par Je suis ton père, création affiche www.chloe.medeline.fr , Théâtre des Lila's.
"Pigments", de Nicolas Taffin, mise en scène de Élodie Wallace, visuel MyFourmi.com, la Luna.
"Nos combats cosmiques", par la cie Whisky Time, graphisme www.bearmahan.com, Maison de la Poésie.
"Duokami", par le Cie La Ravi, création graphique Nathalie Charrié, Théâtre'enfants.
"Le chant des baleines", par la Cie Histoire de, création graphique Sabrina Lambert, Maison du Théâtre pour enfants.
"G.R.A.I.N. : histoire de fous", présenté par Art en production et Cie Mmm, graphisme Julien Rarot, et Romain Faugeron, Nouveau Ring.
"Parasites : poème musical et circassien", de Moïse Bernier, Thomas Garnier, Nicolas Lopez, par Galapiat Cirque, graphisme sauvagecommesauvage.com, Occitanie fait son cirque en Avignon.
"Un soir chez Boris", Olivier Debelhoir et Pierre Déaux, conception graphique Ella & Pitr, Occitanie fait son cirque en Avignon.
"Loki : pour ne pas perdre le Nord", par La Compagnie du cercle et La Muse en circuit, visuel Emmanuel Pierrot, Présence Pasteur.
"Moustache", spectacle de Stanka Pavlova, par la Compagnie Zapoï, illustration de Boryana Petkova, Présence Pasteur.
"Vivre", texte et mise en scène de Hugo Paviot, présenté par les Piqueurs de Glingues, photo Patrick Taberna, graphisme Vincent Menu, lejardingraphique.com, Présence Pasteur.
"Le malade imaginaire", de Molière, photographie/graphisme Louis Ternois, Théâtre Tremplin.
"€T si...", chorégraphie de Stéphane Ripon, présenté par Fiva production, la Cie F2B et la compagnie R2, graphisme Stéphane Ripon, Théâtre des Vents.
"A", par Skappa&associes !, graphisme www.check-ca.com, Villeneuve en scène.

Depuis l'ouverture de la Maison Jean Vilar à Avignon en 1979, la bibliothèque de la Maison Jean Vilar collecte et conserve la mémoire du festival d'Avignon. Pour cela, elle invite chaque compagnie et théâtre du OFF à donner leurs programme, affiche, dossier de presse, tract, ainsi que toutes autres traces témoignant de leurs activités - captations vidéos, photographies… Les spectacles du OFF, répertoriés dans le catalogue de la BnF, entrent ainsi dans le patrimoine national.
La Rédaction

Bernard Mathonnat quitte la direction du Festival théâtral du Val d'Oise  22/06/2017

Bernard Mathonnat, directeur du Festival théâtral du Val d'Oise a anticipé son départ, initialement annoncé fin 2017, en présentant sa démission, estimant ne plus être aujourd'hui l'homme de la situation tant pour des raisons personnelles que professionnelles. Le contexte contraint des financements publics dans le domaine culturel ne permet pas, selon lui, d'envisager tout à la fois la pérennisation et le développement de l'activité.

Bernard Mathonnat a profondément marqué le Festival théâtral du Val d'Oise de son empreinte : prenant la suite d'Alain Léonard, à partir de 2010, il a su donner un élan artistique et professionnel incontestable à ce réseau unique regroupant 70 villes, villages et structures et en initiant notamment la création du Fonds d'Aide à la Création Mutualisé (FACM) créé avec 10 villes et structures partenaires, accompagné par le Conseil départemental du Val d'Oise, la Région Île-de-France.

Rappelons que le Festival théâtral du Val d'Oise poursuit désormais ses activités tout au long de l'année avec en point d'orgue, la programmation du Festival en novembre et décembre. L'avant-programme de la 35e édition du festival sortira dans quelques jours : elle aura lieu du 8 novembre au 17 décembre 2017 avec 37 spectacles dont 7 créations, 120 représentations.

Emmanuelle Germain, directrice adjointe, assurera la période transitoire.

>> thea-valdoise-public.org

Communiqué de presse du 22 juin 2017.

Photo : Bernard Mathonnat en digne héritier de l'école Lecoq sur l'affiche de l'édition 2013 du Festival théâtral du Val d'Oise © Nathaniel Baruch.
La Rédaction

Nomination de Bruno Alvergnat et Pierre Duforeau à la direction du Centre national des arts de la rue de Chalon  20/06/2017

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, a donné son agrément à la nomination de Bruno Alvergnat et Pierre Duforeau à la direction du Centre national des arts de la rue et de l'espace public (CNAREP) de Chalon-sur-Saône L'Abattoir/Chalon dans la rue.

En accord avec la Ville de Chalon-sur-Saône, le Grand Chalon, le Département de la Saône-et-Loire, la Région Bourgogne-Franche-Comté et le ministère de la Culture, le Président du conseil d'administration de la Régie Autonome Personnalisée nommera la nouvelle direction qui sera désignée par le conseil municipal sur proposition du maire de Chalon-sur-Saône.

Bruno Alvergnat est actuellement directeur de l'association de musiques actuelles La Péniche et Pierre Duforeau est co-directeur artistique de la compagnie à rayonnement national et international des arts de la rue KomplexKarphanaüm qui connaît un important développement.

Ensemble, ils proposent pour le CNAREP un projet qui allie renouvellement des esthétiques, hybridation artistique et démarches contextuelles dans l'objectif d'une plus grande ouverture du site sur la vie locale. Leur projet vise aussi le renforcement de la visibilité de la manifestation "Chalon dans la rue", événement phare de l'expression artistique dans l'espace public.

Bruno Alvergnat et Pierre Duforeau succéderont à Pedro Garcia auquel la ministre tient à rendre hommage pour son action en faveur de la vie artistique et culturelle au niveau de la région et au niveau national en faveur des arts de la rue et de l'espace public.

Communiqué de presse du Ministère de la Culture et de la Communication.

Photo : © DR.
La Rédaction

Fonds SACD Musique de scène : les lauréats de l’édition 2017  02/05/2017

Créé par la SACD, le Fonds SACD de musique de scène est l’une des rares aides à l’écriture destinée aux compositeurs. Face aux difficultés rencontrées par les structures pour financer une musique originale de scène, ce dispositif facilite et promeut la création musicale contemporaine. Ces musiques originales accompagnent des pièces de théâtre, des spectacles de danse et, depuis 2008, le cirque et les arts de la rue.

Le 10 avril dernier, la commission réunie autour de Philippe Hersant, président de la commission musique du conseil d’administration de la SACD, a examiné 53 dossiers. Composée de Jean-Antoine Bigot, chorégraphe et metteur en scène, Julie Dossavi, chorégraphe, metteuse en scène et comédienne en arts de la rue, Sedef Ecer, auteure, Sophie Lacaze, compositrice, Pedro Garcia Velasquez, compositeur, la commission a sélectionné 16 projets.

La commission a tenu à saluer la qualité et la grande diversité des projets présentés montrant une nouvelle fois la capacité de l’écriture musicale contemporaine française à savoir enrichir et accompagner toutes les disciplines du spectacle vivant.

Les Lauréats
ARTS DE LA RUE :
• David Merlo pour la musique de "Hauteurs d’Homme", texte de Julien Degremont, mise en espace et en jeu d’Emeline Guillaud, production Malaxe.
• Alexis Thepot pour la musique de "La Tortue de Gauguin", texte et mise en scène de Luc Amoros, production Compagnie Lucamoros.

CIRQUE :
• Juan Jurado pour la musique de "Comme ça/Tel quel", texte d’Anna Rodriguez, mise en scène d’Aline Reviriaud, production Idem Collectif.

DANSE :
• Djénéba Kouyate et Fousco Sissoko pour la musique de "2147, et si l’Afrique disparaissait", texte d’Alain Béhar, Claude-Henri Buffard, Hubert Colas, Odile Sankara, Fatoumata Savane, Jacques Serena et Aristide Tarnagda, chorégraphie de Jean-Claude Gallota, mise en scène de Moïse Touré, production Les Inachevés.
• Pauline Boyer pour la musique de "Backline", chorégraphie de Thierry Micouin, production TM Project.
• Benjamin Rando pour la musique de "La Théorie du crocodile", chorégraphie de Delphine Bachacou et Jean- Baptiste Costes Muscat, production Les Ouvreurs de Possible.
• Aurélien Dumont pour la musique de "Les voix des arcanes", texte de Gabriele Alessandrini et Francesca Bonato, mise en scène de Francesca Bonato, production La Grande Fugue.
• Caroline Konrad et Quentin Sirjacq pour la musique de "Littéral", chorégraphie de Daniel Larrieu, production Cie Astrakan.
• Romain Dubois pour la musique de "Sans Peau(x)", texte de Toufik Oudrhiri Idrissi, production Objective Association et Cie Toufik.
• Holland Andrews, Dorothée Munyaneza et Alain Mahé pour la musique de "Unwanted", texte, mise en scène et chorégraphie de Dorothée Munyaneza, production Kadidi.

THEATRE ET THEATRE MUSICAL :
• Samuel Sighicelli pour la musique de "Aganta Kairos", texte de Michel Batalla, Laurent Mulot et Thierry Poquet, mise en scène de Thierry Poquet, production Eolie Songe.
• Alexandros Markeas pour la musique de "Etat Civil", texte de Sonia Chiambretto, mise en scène de François Wastiaux, production Cie Valsez Cassis.
• Thierry Balasse et Eric Groleau pour la musique de "Krim", texte et mise en scène de Sandrine Nicolas, production Echos Tangibles.
• Olivier Mellano pour la musique de "Le Fils", texte de Marine Bachelot-Nguyen et David Gauchard, mise en scène de David Gauchard, production Compagnie L’Unijambiste.
• Grégoire Letouvet pour la musique de "Memories of Sarajevo" et "Dans les ruines d’Athènes", texte de Julie Bertin, Jade Herbulot et Romain Marron, mise en scène de Julie Bertin et Jade Herbulot, production Le Birgit Ensemble.
• Patrick Marcland pour la musique de "Vénus et Adam", texte et mise en scène d’Alain Foix, production Quai des Arts.

La SACD soutient la création musicale contemporaine :
Dans le cadre de son action culturelle Musique, la SACD mène une politique d’incitation à l’écriture et à la production d’ouvrages lyriques contemporains. La copie privée est une source de financement capitale pour les auteurs.
Pour en savoir plus :
>> sacd.fr
>> Le portail des soutiens
>> La culture avec la copie privée

Photo : "Hauteurs d’Homme", production Malaxe © Malaxe.
La Rédaction

Nomination d'Olivier Perry à la direction du Centre culturel André Malraux, scène nationale de Vandœuvre-lès-Nancy  28/04/2017

Sur proposition unanime du jury, en accord avec Stéphane Hablot, maire de Vandœuvre-lès-Nancy, et Philippe Richert, président de la région Grand Est, Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, a donné son agrément à la nomination d'Olivier Perry à la direction de la scène nationale de Vandœuvre-lès-Nancy.

Olivier Perry a imaginé un projet qui laisse place aussi bien à la musique qu'à la danse et au théâtre, en portant attention à la dimension photographique fortement inscrite au Centre culturel André Malraux.

En mettant l'accent sur la jeunesse et la diversité, il entend développer l'activité de la scène nationale à travers des résidences d'artistes pour déployer davantage encore l'éducation artistique et culturelle.

Administrateur général du Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape depuis 2013, Olivier Perry a précédemment fait partie de l'équipe du Centre Dramatique National de Gennevilliers et de celle de la Scène nationale de Douai.

Il succèdera à Dominique Répécaud, brutalement disparu le 19 novembre dernier et dont la ministre tient à saluer la mémoire. Son travail enthousiaste à la tête du Centre culturel André Malraux pendant 16 ans, animant une équipe engagée à ses côtés, a permis à cette scène de rayonner au niveau national et international.

Communiqué de presse du Ministère de la Culture et de la Communication.

Photo : © DR.
La Rédaction

Nomination de Marie Linden à la direction générale de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg  27/04/2017

En accord avec Roland Ries, maire de Strasbourg, et sur proposition unanime du jury, Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, a donné son agrément à la nomination de Marie Linden au poste de directrice générale de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg.

En relation étroite avec Marko Letonja, directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, Marie Linden souhaite mettre en place un projet axé sur la diversification des publics, qui porte une attention particulière aux jeunes artistes et à leur insertion professionnelle.

Elle propose de travailler au développement des ressources numériques et envisage de renforcer les collaborations avec tous les partenaires de l’orchestre, en premier lieu avec l’Opéra national du Rhin et sa nouvelle direction.

Actuellement au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, Marie Linden a travaillé successivement à l’Opéra national du Rhin puis à l’Ensemble Intercontemporain. Elle prendra ses fonctions le 1er septembre 2017.

Communiqué de presse du Ministère de la Culture et de la Communication.

Photo : © OPS.
La Rédaction

Nomination de Nicolas Blanc à la direction de l'établissement de coopération culturelle de Brive-Tulle  20/04/2017

Sur proposition unanime du jury et en plein accord avec Frédéric Soulier, maire de Brive-la-Gaillarde, et Bernard Combes, maire de Tulle, Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, donne son agrément à la nomination de Nicolas Blanc à la direction de l'établissement public de coopération culturelle en cours de constitution qui réunira Les Treize Arches de Brive-la-Gaillarde et les Sept Collines de Tulle. La ministre confirme par ailleurs l'attribution du label "scène nationale" à ce nouvel établissement.

Le ministère de la Culture et de la Communication accompagne et soutient ainsi la démarche conjointe des maires de Brive-la-Gaillarde et de Tulle, portée par le Conseil départemental de Corrèze et le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine dont l'ambition est de développer la vie artistique et culturelle, de soutenir les artistes et d'engager ainsi une nouvelle dynamique sur le territoire corrézien.

Nicolas Blanc veut s'appuyer sur les savoir-faire de chacune des équipes et sur l'identité artistique de ces deux scènes pour fédérer ces singularités dans un projet unique centré autour de la création pour l'enfance et la jeunesse.

Le projet de Nicolas Blanc se nourrira du dialogue avec les territoires, entre ville et campagne, à la rencontre des habitants, aux côtés des artistes. Il sera mis en œuvre à travers une diversité de partenariats avec les professionnels et les collectivités locales.

Directeur des Scènes croisées de Lozère depuis 2010, Nicolas Blanc a auparavant été chargé de l'élaboration du schéma départemental de l'enseignement artistique du théâtre dans les Côtes-d'Armor puis de celui consacré à la musique, la danse, le théâtre et les arts du cirque dans le Gers, avant d'être en charge de la politique culturelle dans ce même département.

La ministre tient à remercier Solange Charlot et Jean-Paul Dumas d'avoir préparé ce projet novateur. Elle salue leur engagement, celui de Solange Charlot qui a patiemment construit, durant près de 20 ans, un projet d'envergure à la tête du Théâtre des Sept Collines à Tulle avant de prendre sa retraite fin 2015 ; et celui de Jean-Paul Dumas qui a porté la création des Treize Arches depuis 2009.

Communiqué de presse du ministère de la Culture et de la Communication.

Photo : © Les Sept Collines, scène conventionnée de Tulle.
La Rédaction

Nomination de Galin Stoev à la direction du Centre dramatique national de Toulouse  25/03/2017

Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, en plein accord avec Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole, et Carole Delga, présidente du Conseil régional d’Occitanie, a donné son agrément à la nomination de Galin Stoev à la direction du Centre dramatique national de Toulouse.

Galin Stoev veut donner au Théâtre National de Toulouse une impulsion forte pour l’accompagnement des jeunes artistes en créant le CUB, un incubateur créatif. Il prévoit d’associer des artistes à son projet dès la première année.

Attentif au jeune public, curieux de la rencontre avec d'autres arts de la scène, Galin Stoev conçoit le Théâtre National de Toulouse comme un lieu de vie attractif et accueillant en prise avec son territoire et à l'écoute de ses équipes artistiques.

De nationalité belge et bulgare, Galin Stoev a présenté ses créations sur les plus grands plateaux européens. En France, il a été accueilli à la Comédie-Française ou au théâtre de la Colline, passant d’une langue à l’autre, du répertoire classique français aux textes d'auteurs contemporains italiens ou russes.

Il prendra ses fonctions au 1er janvier 2018. Il succédera ainsi à Laurent Pelly et Agathe Mélinand que la ministre tient à remercier pour le travail exigeant qu'ils ont accompli au long de ces dix ans.

Communiqué de presse du Ministère de la Culture et de la Communication.
La Rédaction

Nomination de Sandrine Mini à la direction de la scène nationale de Sète et du Bassin de Thau  20/03/2017

Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, a donné son agrément à la proposition unanime du jury de nommer Sandrine Mini à la direction de la scène nationale de Sète et du Bassin de Thau, en plein accord avec François Commeinhes, président de la Communauté d’agglomération de Sète et du Bassin de Thau, Kléber Mesquida, président du Conseil départemental de l’Hérault, Carole Delga, présidente du Conseil régional d’Occitanie, et René Spadone, président de l’association.

Sandrine Mini propose pour la scène nationale un projet ambitieux, à l'écoute de la diversité des parcours des artistes et des publics. Son projet laisse place aux acteurs de la scène artistique régionale et prévoit un pôle de création et de diffusion dédié au jeune public.

Sandrine Mini aura à cœur de renforcer l’empreinte de la scène nationale dans la région, en organisant dans l’espace public des communes de l’agglomération un événement annuel autour du cirque, de la danse, de la musique et des arts plastiques.

Sandrine Mini a précédemment dirigé la scène conventionnée "Le Toboggan" à Décines de 2004 à 2016, après avoir été successivement attachée culturelle à l’Ambassade de France à Rome et directrice des publics et du développement au Musée national Picasso.

La ministre tient à saluer Yvon Tranchant qui, tout au long de sa carrière, a œuvré au soutien aux artistes et à leur rencontre avec les publics.

Communiqué de presse du Ministère de la Culture et de la Communication.

Photo : © Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau.
La Rédaction

Lettre de François Lazaro, Clastic Théâtre, compagnie "de Marionnettes" avec humains (que nous apprécions !)  04/03/2017

Monsieur Rémi Muzeau,
Maire de Clichy-la-Garenne
Monsieur Luc Mercier
Adjoint au Maire, Chargé de la Culture des Relations internationales et du Tourisme

Monsieur le Maire,
Monsieur l'adjoint au Maire chargé de la Culture,

J'ai la tristesse de vous faire part de ce communiqué de presse du 6 février 2017, émanant du Ministère de la Culture et de la Communication. Après des années de combat de toute une profession, le Ministère vient de faire l'annonce d'un nouveau label Marionnette et de dispositions renforcées en faveur de cet art. C'est une victoire et un grand honneur pour les acteurs de ce champ artistique, longtemps relativisé.


Le Clastic Théâtre, l'un des actuels 8 Lieux Compagnonnage Marionnette au plan national que cite le communiqué du Ministère, peut prétendre à ce label.

Le Clastic Théâtre a travaillé en lien avec les publics clichois et les services de la ville pendant 18 ans. Nous avons mis en place un festival, Terra Incognita, des journées professionnelles nationales, une grande quantité d'actions en lien avec tous les secteurs de la ville. Nous avons particulièrement travaillé à la mise en place des conditions de développement d'un lieu permanent pour la marionnette, la résidence artistique et l'accompagnement de jeunes artistes à Clichy. Soucieux de l'argent public qui a permis cette mise en place, nous avons travaillé à la transmission de cette mission à la compagnie Tsara/Aurelia Ivan qui avait longtemps été artiste associée au Clastic Théâtre et a participé à ce développement.

Je parle de tristesse car, malgré l’avis de vos services, vous n'avez pas su évaluer la marche en avant de l'histoire de cet art, entendu l'importance de cette mutation, n’avez pas accordé crédit, ni souhaité soutenir la possibilité pour cette artiste et sa compagnie de prendre en charge la location et la direction d'un lieu qui avait pourtant été dédié par la ville, avec un soutien public fléché, à la mise en place d'un pôle consacré à la permanence de la création, à la recherche et à la résidence artistique, concernant les arts de la marionnette (et au-delà) à Clichy.

La possibilité de ce label disparaitra donc avec ma compagnie, actuellement Lieu Compagnonnage Marionnette, après un parcours artistique de 50 ans et au terme d'un travail de transmission très sérieusement préparé avec l'ensemble des partenaires (Ministère de la Culture et de la Communication, Région Ile-de-France, Département des Hauts-de-Seine et Ville de Clichy), au lieu de rebondir, à Clichy-la-Garenne.

Cette mission de compagnonnage que nous portons actuellement et ce label que crée aujourd'hui le Ministère de la Culture, vont certainement migrer en direction d'une autre compagnie francilienne, dans une autre ville et un autre département.

Dont acte.

Je vous prie de bien vouloir accepter l'expression de ma plus grande tristesse devant ce gâchis.

François Lazaro

Directeur du Clastic Théâtre et du Laboratoire Clastic
Lieu Compagnonnage Marionnette en Ile-de-France


62, Bd Victor Hugo 92110 Clichy, 33 01 41 06 04 04.
clastic@clastictheatre.com
>> clastictheatre.com

Photo : "Origine / Monde" de Daniel Lemahieu et François Lazaro © DR.
La Rédaction

Isa Fleur, lauréate du Prix Maurice Yvain 2016  04/03/2017

© Karo Cottier.
Le conseil d’administration de la SACD, présidé par Jacques Fansten a décidé de décerner le Prix Maurice-Yvain 2016 à la compositrice et cantatrice Isa fleur. Ce prix lui sera remis par Philippe Hersant, président de la commission musique de la SACD, en présence de Jacques Fansten, Pascal Rogard, directeur général de la SACD, Patrick Raude, secrétaire général, et des membres du conseil d’administration de la SACD.

La soirée de remise aura lieu le 6 mars et se tiendra dans les salons de la SACD où se trouve le piano de Maurice Yvain, célèbre compositeur d’opérettes et de musiques de film, qui a donné son nom à cette récompense créée en 1972 à l’initiative de son épouse afin de célébrer un compositeur de musique légère ou d’opérette.

Isa Fleur
Cantatrice soprano, compositrice et musicienne à l’énergie débordante, Isa Fleur conjugue avec brio chansons d’amour et traits d’humour, au travers d’un répertoire résolument libertin.

Après des études musicales au Conservatoire Régional de Saint Maur où elle est de nombreuses fois récompensée (piano, clavecin, solfège, musique de chambre, chant et art lyrique), Isa Fleur se produit sur les principales scènes lyriques francophones : Avignon, Limoges, Charleroi, Liège, Montréal, Reims, Québec, ainsi que dans diverses opérettes et comédies musicales : "Comtesse Maritza", "La Veuve joyeuse", "Les Mousquetaires au couvent", "Mam'zelle Nitouche", etc.

Elle collabore avec des auteurs incontournables de l’opérette et de la musique de scène tels que Francis Lopez, Jean-Marie Lecoq, Louis Dunoyer De Segonzac, Jacques Duparc ou encore Jérôme Savary. Actuellement sur scène avec son dernier spectacle, "La Cantatrice Chaude", Isa Fleur reprend avec subtilité et humour des textes anciens ("Le petit ramoneur"), plus récents ("Quatre-vingt-quinze pour cent" de Georges Brassens), mais aussi ses propres compositions.

Les précédents lauréats du Prix Maurice Yvain
Ce Prix a été décerné en 2015 à La Compagnie Quartet Buccal, en 2014 à Juliette, en 2013 à Hervé Devolder, en 2012 à Étienne Perruchon, en 2011 à Thierry Lalo, en 2010 à Isabelle Aboulker, en 2009 à Antoine Hervé, en 2008 à Michel Frantz, en 2007 à Patrick Laviosa, en 2006 à Thierry Boulanger et en 2004 à Didier Lockwood.

Communique SACD du 2 mars 2017.
>> sacd.fr

Photo : "La Cantatrice Chaude" au Théâtre Essaïon (2015/2016) © Karo Cottier.
La Rédaction

Fonds de Création Lyrique 2016 : Qui sont les 17 lauréats de l’année ?  12/02/2017

Composée de deux représentants du conseil d’administration de la SACD, de deux représentants du conseil d’administration de l’Adami, de deux représentants de la DGCA et d’un représentant du Fonds pour la Création Musicale, la commission du Fonds de Création Lyrique s’est réunie le 15 juin 2016 et le 16 janvier 2017 et a retenu 17 productions pour l’année 2016.

● "Forge !". Musique de Gabriel Philippot, sur un livret de Stéphan Ramirez, mise en scène de Léo Cohen -Paperman, production de l’Opéra de Reims.

● "Initio, opéra chorégraphique". Musique de Pedro Garcia-Velasquez, sur un livret d’Alexandre Salcède, chorégraphie et mise en scène de Tatiana Julien, production de l’Ensemble Le Balcon.

● "Je suis un homme ridicule". Musique de Sébastien Gaxie, sur un livret et une mise en scène de Volodia Serre, production de l’Ensemble 2e2m.

● "Kamchatka". Musique de Daniel D’Adamo, sur un livret de Marcelo Figueras, mise en scène de Marc Baylet-Delperier, production de l’Ensemble Almaviva.

● "Kein Licht". Musique de Philippe Manoury, sur un livret d’Elfriede Jelinek, mise en scène de Nicolas Stemann, production du Théâtre National de l’Opéra-Comique (Paris).

● "La princesse légère". Musique de Violeta Cruz, sur un livret de Gilles Rico, mise en scène de Jos Houben, production du Théâtre National de l’Opéra-Comique (Paris).

● "Little Nemo". Musique de David Chaillou, sur un livret d’Olivier Balazuc et Arnaud Delalande, mise en scène d’Olivier Balazuc, production d’Angers-Nantes Opéra.

● "Les Constellation". Musique de Joséphine Stephenson, sur un livret et une mise en scène d’Antoine Thiollier, production Miroirs Étendus.

● "L’Opéra Porno". Musique de Nicolas Ducloux, sur un livret et une mise en scène de Pierre Guillois, production Le Fils du grand réseau.

● "Mririda". Musique d’Ahmed Essyad, sur un livret de Claudine Galea, mise en scène d’Olivier Achard, production de l’Opéra National du Rhin (Strasbourg).

● "Oliver Twist, le musical". Musique de Shay Alon, sur un livret de Christopher Delarue, mise en scène de Ladislas Chollat, production de Sistabro Production.

● "Olympia ou la mécanique des sentiments". Musique de Jérôme Boudin-Clauzel, sur un livret de Vanessa Callico, mise en scène de William Mesguich, production Coïncidences vocales.

● "Pinocchio". Musique de Philippe Boesmans, sur un livret et une mise en scène de Joël Pommerat, production du Festival d’Aix-en-Provence.

● "QaraQorum". Musique et livret de François-Bernard Mâche, mise en scène d’Alain Patiès, production La Grande Fugue.

● "Rose et Rose". Musique d’Alvaro Bello, sur un livret de Valérie Alane, mise en scène de Jean-Michel Fournereau, production du CRÉA.

● "Trompe la mort". Musique et livret de Luca Francesconi, mise en scène de Guy Cassiers, production de l’Opéra national de Paris.

● "Votre Faust". Musique d’Henri Pousseur, sur un livret de Michel Butor, mise en scène d’Aliénor Dauchez, production La Cage.

Depuis plus de vingt ans, le Fonds de Création Lyrique initié et géré par la SACD repose sur un partenariat de la SACD avec le Ministère de la Culture et de la Communication, l’Adami et Le Fonds pour la Création Musicale. Ce fonds a pour mission de soutenir les projets professionnels de création et de reprise d’œuvres contemporaines pour l’opéra, le théâtre musical ou la comédie musicale. Il permet chaque année à de nombreuses œuvres d’être jouées dans de grands théâtres lyriques français, ainsi que dans de plus petites structures.

La copie privée est une source de financement capitale pour les auteurs. Pour en savoir plus sur l'action culturelle et sur l’apport essentiel de la copie privée aux différents Fonds SACD, consulter le site de la SACD et le site de l’association "La culture avec la copie privée". Les demandes des soutiens de l’action culturelle s’effectuent en ligne sur le Portail des soutiens.
>> sacd.fr

Communiqué SACD du 7 février 2017

Photo : "Oliver Twist, le musical", Salle Gaveau © DR.

La Rédaction

Les lauréats 2016 des Prix Plaisir du Théâtre sont Philippe Caubère et Brice Hillairet  01/02/2017

Depuis dix ans, la SACD célèbre chaque année la création théâtrale en accueillant les auteurs et artistes du monde du théâtre à l'occasion de la remise des Prix Plaisir du Théâtre.

Présidé par René de Obaldia de l'Académie française, le jury de l'association Plaisir du Théâtre composé d'écrivains, de critiques de théâtre et de comédiens anciens lauréats, attribue chaque année deux prix que la SACD était une nouvelle fois heureuse d'accueillir.

Pour l'année 2016, Jacques Nerson a remis le Prix Plaisir du théâtre - Marcel Nahmias 2016 à l'auteur, metteur en scène et comédien Philippe Caubère, et Armelle Héliot le Prix Jean-Jacques Gautier 2016 au comédien Brice Hillairet.

La cérémonie s'est déroulée le 30 janvier dans les salons de la SACD en présence de Jacques Fansten, président du Conseil d'Administration de la SACD, de Pascal Rogard, directeur général, d'Alain Sachs, président de la commission Théâtre, accompagnés de membres du Conseil d'Administration.

Communiqué de la SACD du 31 janvier 2017.

Photo : Philippe Caubère dans "Marsiho" d'André Suarès, Théâtre des Carmes-Avignon © Michèle Laurent.
La Rédaction

Prix Théâtre Adami 2016 : Quentin Defalt  09/11/2016

"Les Vibrants" © Jean-Christophe Lemasson.
Ce matin, le Prix du Théâtre Adami 2016 a été remis à Quentin Defalt, au Théâtre du Rond-Point, par Jean-Jacques Milteau, président de l’Adami, Jean-Paul Tribout, administrateur de l’Adami et président du jury, et Christophe Barbier, parrain du Prix 2016. Ce prix est doté d’un montant de 35 000 €.

Depuis 2012, le Prix du Théâtre Adami, créé à l’initiative du conseil d’administration, a pour objet d’aider financièrement une compagnie pour la diversité de son activité, son talent d’interprétation et l’originalité de ses créations. Le jury, composé des membres du collège dramatique, a choisi cette année d’attribuer le Prix à la Compagnie Teknaï de Quentin Defalt. Cette valorisation s’inscrit dans les missions de l’Adami qui défend les droits des artistes, les gère, mais aussi accompagne et soutient la création.


Metteur en scène, réalisateur, directeur artistique de la compagnie Teknaï, Quentin Defalt a été formé tout d’abord au conservatoire du VIIe arrondissement de Paris puis à l’École supérieure d’art dramatique de la Ville de Paris.

Il a créé la Cie Teknaï en 1999 afin de mettre en scène Croisades de Michel Azama. Le noyau dur de cette compagnie s’est, par la suite, constitué de comédiens sortant de l’École supérieure d’art dramatique de la Ville de Paris.

Si la compagnie a monté dans un premier temps deux textes de Michel Azama, elle s’est très vite attelée à écrire ses propres textes afin de coller au plus près des thèmes qu’elle souhaitait aborder : la solitude, l’isolement, la quête de soi. Ainsi, cette réflexion, ces thèmes, ont tout d’abord été traités autour d’un cycle : les Cadouin.

La démarche de la compagnie n’est en rien sociologique ou politique. Les auteurs ne se placent ni en observateurs ni en analystes. Cependant, si à travers ce cycle la compagnie s’est intéressée à la marge, à la culture populaire ou à un évènement historique lorsqu’il bouleverse la structure sociale, c’est pour chercher ce qui anime celui ou celle qui n’a pas accès à ce que serait censé offrir un pays, une citoyenneté, qui se retrouve déclassé ou incapable de s’adapter.

Dans un second temps, Teknaï a ouvert ses thèmes de recherche à tous les publics. Le conte, la mythologie, sont apparus tels des vecteurs incontournables pour faire passer plus aisément la violence contenue dans les axes de travail. Ainsi furent écrits "Lancelot" et "La Reine des neiges". Ces deux spectacles dits "tout public" permettent, à travers deux quêtes sensiblement similaires (la recherche de l’être aimé à travers les ténèbres), de rendre accessible aux plus jeunes ce que l’on trouve dans le cycle les Cadouin : un regard réaliste sur le monde, pas forcément très engageant et refusant catégoriquement, à l’instar d’un grand nombre de contes, toute conclusion heureuse…

Avec "Les Vibrants" enfin, Teknaï s’est attelé à travailler encore une fois autour de l’identité, de la quête de soi à travers le destin déchirant d’une Gueule Cassée…

Enfin, les différentes créations de la compagnie sont cimentées par une esthétique commune. Les visages des comédiens sont dissimulés par un gros travail de maquillage qui peut évoquer un masque mortuaire. Cette mort affichée soutient l’hypothèse que les personnages reviennent jouer leur histoire. Les lumières sont délibérément tamisées, permettant de jouer sur les contrastes et affirmer une volonté de mettre en scène des vies, de prime abord inintéressantes, dans des tableaux très esthétisants, offrant aux personnages une grandeur que nul ne leur aurait concédée.

À lire ou à écouter aussi sur Quentin Defalt :
>> "Sosies" ou le strip-tease corrosif de la vie rêvée de Céline Dion, Michel Berger et Francis Cabrel…
>> Venez vibrer avec le théâtre de Quentin Defalt
>> "Les Vibrants", entre onirisme et rêve éternel

Photo : "Les Vibrants" © Jean-Christophe Lemasson.
La Rédaction

Annulation de la première du "Fantôme de l'Opéra"  26/09/2016

Dimanche matin, un peu avant 9 h, un début d’incendie s’est déclaré dans les sous-sols du Théâtre Mogador. Grâce à l’intervention des équipes sur place et des systèmes de sécurité, les sapeurs-pompiers ont pu maitriser le sinistre dès la fin de matinée et aucune victime n’est, fort heureusement, à déplorer.

Le plancher de la scène et des éléments de décors sont en partie endommagés. Une expertise est en cours pour évaluer les conditions de remise en état des éléments.
La première du "Fantôme de l’Opéra", initialement prévue le 13 octobre 2016, est annulée, le théâtre est fermé au public jusqu’à nouvelle information.

Les spectateurs ayant déjà acquis un billet pourront contacter leurs points de vente habituels pour demander le remboursement de leur réservation. Pour les billets achetés sur le site www.lefantomedelopera.com ou à la caisse du théâtre, ils sont invités à appeler le 01 53 33 45 30.

L’ensemble des 150 artistes, musiciens, techniciens et personnels administratifs de Stage Entertainment France, travaillant sur "Le Fantôme de l’Opéra", tient à remercier le grand public et les professionnels pour les nombreux témoignages de sympathie reçus.

"Notre attachement au Fantôme de l’Opéra est fort et nous demeurons tous mobilisés et unis pour rendre le théâtre à son public", déclare Laurent Bentata, Directeur Général de Stage Entertainment France

Communiqué de presse du 26/09/2016. Direction de Stage Entertainment France.

Photo : "The Phantom of the Opera", Masquerade, The Company © Johan Persson.
La Rédaction

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À découvrir

"L'Effet Papillon" Se laisser emporter au fil d'un simple vol de papillon pour une fascinante expérience

Vous pensez que vos choix sont libres ? Que vos pensées sont bien gardées dans votre esprit ? Que vous êtes éventuellement imprévisibles ? Et si ce n'était pas le cas ? Et si tout partait de vous… Ouvrez bien grands les yeux et vivez pleinement l'expérience de l'Effet Papillon !

© Pics.
Vous avez certainement entendu parler de "l'effet papillon", expression inventée par le mathématicien-météorologue Edward Lorenz, inventeur de la théorie du chaos, à partir d'un phénomène découvert en 1961. Ce phénomène insinue qu'il suffit de modifier de façon infime un paramètre dans un modèle météo pour que celui-ci s'amplifie progressivement et provoque, à long terme, des changements colossaux.

Par extension, l'expression sous-entend que les moindres petits événements peuvent déterminer des phénomènes qui paraissent imprévisibles et incontrôlables ou qu'une infime modification des conditions initiales peut engendrer rapidement des effets importants. Ainsi, les battements d'ailes d'un papillon au Brésil peuvent engendrer une tornade au Mexique ou au Texas !

C'est à partir de cette théorie que le mentaliste Taha Mansour nous invite à nouveau, en cette rentrée, à effectuer un voyage hors du commun. Son spectacle a reçu un succès notoire au Sham's Théâtre lors du Festival d'Avignon cet été dernier.

Impossible que quiconque sorte "indemne" de cette phénoménale prestation, ni que nos certitudes sur "le monde comme il va", et surtout sur nous-mêmes, ne soient bousculées, chamboulées, contrariées.

"Le mystérieux est le plus beau sentiment que l'on peut ressentir", Albert Einstein. Et si le plus beau spectacle de mentalisme du moment, en cette rentrée parisienne, c'était celui-là ? Car Tahar Mansour y est fascinant à plusieurs niveaux, lui qui voulait devenir ingénieur, pour qui "Centrale" n'a aucun secret, mais qui, pourtant, a toujours eu une âme d'artiste bien ancrée au fond de lui. Le secret de ce spectacle exceptionnel et époustouflant serait-il là, niché au cœur du rationnel et de la poésie ?

Brigitte Corrigou
08/09/2023
Spectacle à la Une

"Hedwig and the Angry inch" Quand l'ingratitude de la vie œuvre en silence et brise les rêves et le talent pourtant si légitimes

La comédie musicale rock de Broadway enfin en France ! Récompensée quatre fois aux Tony Awards, Hedwig, la chanteuse transsexuelle germano-américaine, est-allemande, dont la carrière n'a jamais démarré, est accompagnée de son mari croate,Yithak, qui est aussi son assistant et choriste, mais avec lequel elle entretient des relations malsaines, et de son groupe, the Angry Inch. Tout cela pour retracer son parcours de vie pour le moins chaotique : Berlin Est, son adolescence de mauvais garçon, son besoin de liberté, sa passion pour le rock, sa transformation en Hedwig après une opération bâclée qui lui permet de quitter l'Allemagne en épouse d'un GI américain, ce, grâce au soutien sans failles de sa mère…

© Grégory Juppin.
Hedwig bouscule les codes de la bienséance et va jusqu'au bout de ses rêves.
Ni femme, ni homme, entre humour queer et confidences trash, il/elle raconte surtout l'histoire de son premier amour devenu l'une des plus grandes stars du rock, Tommy Gnosis, qui ne cessera de le/la hanter et de le/la poursuivre à sa manière.

"Hedwig and the Angry inch" a vu le jour pour la première fois en 1998, au Off Broadway, dans les caves, sous la direction de John Cameron Mitchell. C'est d'ailleurs lui-même qui l'adaptera au cinéma en 2001. C'est la version de 2014, avec Neil Patrick Harris dans le rôle-titre, qui remporte les quatre Tony Awards, dont celui de la meilleure reprise de comédie musicale.

Ce soir-là, c'était la première fois que nous assistions à un spectacle au Théâtre du Rouge Gorge, alors que nous venons pourtant au Festival depuis de nombreuses années ! Situé au pied du Palais des Papes, du centre historique et du non moins connu hôtel de la Mirande, il s'agit là d'un lieu de la ville close pour le moins pittoresque et exceptionnel.

Brigitte Corrigou
20/09/2023
Spectacle à la Une

"Zoo Story" Dans un océan d'inhumanités, retrouver le vivre ensemble

Central Park, à l'heure de la pause déjeuner. Un homme seul profite de sa quotidienne séquence de répit, sur un banc, symbole de ce minuscule territoire devenu son havre de paix. Dans ce moment voulu comme une trêve face à la folie du monde et aux contraintes de la société laborieuse, un homme surgit sans raison apparente, venant briser la solitude du travailleur au repos. Entrant dans la narration d'un pseudo-récit, il va bouleverser l'ordre des choses, inverser les pouvoirs et détruire les convictions, pour le simple jeu – absurde ? – de la mise en exergue de nos inhumanités et de nos dérives solitaires.

© Alejandro Guerrero.
Lui, Peter (Sylvain Katan), est le stéréotype du bourgeois, cadre dans une maison d'édition, "détenteur" patriarcal d'une femme, deux enfants, deux chats, deux perruches, le tout dans un appartement vraisemblablement luxueux d'un quartier chic et "bobo" de New York. L'autre, Jerry (Pierre Val), à l'opposé, est plutôt du côté de la pauvreté, celle pas trop grave, genre bohème, mais banale qui fait habiter dans une chambre de bonne, supporter les inconvénients de la promiscuité et rechercher ces petits riens, ces rares moments de défoulement ou d'impertinence qui donnent d'éphémères et fugaces instants de bonheur.

Les profils psychologiques des deux personnages sont subtilement élaborés, puis finement étudiés, analysés, au fil de la narration, avec une inversion, un basculement "dominant - dominé", s'inscrivant en douceur dans le déroulement de la pièce. La confrontation, involontaire au début, Peter se laissant tout d'abord porter par le récit de Jerry, devient plus prégnante, incisive, ce dernier portant ses propos plus sur des questionnements existentiels sur la vie, sur les injonctions à la normalité de la société et la réalité pitoyable – selon lui – de l'existence de Peter… cela sous prétexte d'une prise de pouvoir de son espace vital de repos qu'est le banc que celui-ci utilise pour sa pause déjeuner.

La rencontre fortuite entre ces deux humains est en réalité un faux-semblant, tout comme la prétendue histoire du zoo qui ne viendra jamais, Edward Albee (1928-2016) proposant ici une réflexion sur les dérives de la société humaine qui, au fil des décennies, a construit toujours plus de barrières entre elle et le vivant, créant le terreau des détresses ordinaires et des grandes solitudes. Ce constat fait dans les années cinquante par l'auteur américain de "Qui a peur de Virginia Woolf ?" se révèle plus que jamais d'actualité avec l'évolution actuelle de notre monde dans lequel l'individualisme a pris le pas sur le collectif.

Gil Chauveau
15/09/2023