La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Week-end créatif #4 de l'Adami, du 16 au 18 novembre... Inscrivez-vous !  25/10/2018

Artistes-interprètes, technos-créatifs, participez ! Rendez-vous les 16, 17 et 18 novembre à la Cartonnerie (Paris 11e) pour 3 jours intenses de création collective ! Week-end créatif : quand la technologie rencontre les arts vivants.

Lancé en 2015 dans le cadre des Culture Experience Days de l'Adami - programme destiné à fédérer les communautés de la création artistique et de l'innovation technologique -, le week-end créatif est un événement unique : le premier hackathon dédié aux artistes interprètes et aux techno-créatifs.

Pendant plus de cinquante heures, trente participants sélectionnés pour leurs profils variés et complémentaires et répartis en six équipes seront réunis pour inventer ensemble de nouveaux modes d'interprétation scénique. Ils seront accompagnés par des mentors, tous reconnus pour leurs compétences techniques et/ou artistiques, et auront accès à du matériel pour créer, expérimenter et prototyper…

Pendant le week-end, l'Adami proposera également aux participants des installations artistiques - expérience de réalité mixte, œuvres en réalité augmentée - qu'ils pourront expérimenter pour s'inspirer !

À l'issue du week-end, une restitution de leurs travaux sera organisée sous la forme d'une performance scénique inscrite dans un parcours déambulatoire à travers six espaces de la Cartonnerie, en présence de professionnels des domaines culturel et technologique.

Qui peut participer ?
> Les artistes-interprètes professionnels - musiciens, comédiens, danseurs, circassien, vidéastes, metteurs en scène - qui aiment explorer les potentialités de leur art et rechercher de nouveaux modes d'expression scénique en utilisant les possibilités offertes par la technologie.

> Les techno créatifs - makers, développeurs, techniciens du spectacle, designers visuels, designers d'interface, sound designers, spécialistes de la communication - sensibles aux arts vivants et enthousiastes quant à l'idée de créer en compagnie d'artistes-interprètes.

Le lieu : la Cartonnerie.
Ancien atelier reconverti en lieu d'événements, de création et d'expositions contemporaines, la Cartonnerie accueillera pour la première fois cette année le weekend créatif. Chargée d'histoire et en perpétuelle évolution - idéal pour rêver, imaginer, créer - la Cartonnerie mettra à disposition des participants six espaces qui deviendront partie prenante de la création. Chaque équipe devra penser leur projet en fonction des contraintes de ce lieu (contraintes techniques, matériel à disposition, jauge de la salle pour la restitution, etc.). La restitution sera alors pensée comme un parcours déambulatoire à travers chacun de ces lieux.

Informations pratiques.
Week-end créatif #4 Culture Experience Days.
Les 16, 17 et 18 novembre à la Cartonnerie, 12, rue Deguerry, Paris 11e.


Inscription : uniquement via ce lien >> Formulaire à remplir

Participation : 15 € seront demandés au titre de la participation aux frais du week-end (accès aux machines et au matériel et frais de bouche) lors de la confirmation d'inscription.

Contacts - informations : pole-production@adami.fr

Plus d'infos sur :
>> cultureexperiencedays.adami.fr

>> La vidéo du week-end créatif #3 en 2017 :

L'Adami accompagne les artistes-interprètes tout au long de leur carrière. De la gestion des droits à l'aide à la création, elle soutient et défend leur travail en France et dans le monde. >> adami.fr
La Rédaction

Nouveau commentaire :






Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.






À découvrir

"Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur

"Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées…", Arthur Rimbaud.
Quel plaisir de boucler une année 2022 en voyageant au XIXe siècle ! Après Albert Einstein, je me retrouve face à Arthur Rimbaud. Qu'il était beau ! Le comédien qui lui colle à la peau s'appelle Romain Puyuelo et le moins que je puisse écrire, c'est qu'il a réchauffé corps et cœur au théâtre de l'Essaïon pour mon plus grand bonheur !

© François Vila.
Rimbaud ! Je me souviens encore de ses poèmes, en particulier "Ma bohème" dont l'intro est citée plus haut, que nous apprenions à l'école et que j'avais déclamé en chantant (et tirant sur mon pull) devant la classe et le maître d'école.

Beauté ! Comment imaginer qu'un jeune homme de 17 ans à peine puisse écrire de si sublimes poèmes ? Relire Rimbaud, se plonger dans sa bio et venir découvrir ce seul en scène. Voilà qui fera un très beau de cadeau de Noël !

C'est de saison et ça se passe donc à l'Essaïon. Le comédien prend corps et nous invite au voyage pendant plus d'une heure. "Il s'en va, seul, les poings sur son guidon à défaut de ne pas avoir de cheval …". Et il raconte l'histoire d'un homme "brûlé" par un métier qui ne le passionne plus et qui, soudain, décide de tout quitter. Appart, boulot, pour suivre les traces de ce poète incroyablement doué que fut Arthur Rimbaud.

Isabelle Lauriou
25/03/2024
Spectacle à la Une

"Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire

Le livre avait défrayé la chronique à sa sortie en levant le voile sur les relations pédophiles subies par Vanessa Springora, couvertes par un milieu culturel et par une époque permissive où ce délit n'était pas considéré comme tel, même quand celui-ci était connu, car déclaré publiquement par son agresseur sexuel, un écrivain connu. Sébastien Davis nous en montre les ressorts autant intimes qu'extimes où, sous les traits de Ludivine Sagnier, la protagoniste nous en fait le récit.

© Christophe Raynaud de Lage.
Côté cour, Ludivine Sagnier attend à côté de Pierre Belleville le démarrage du spectacle, avant qu'elle n'investisse le plateau. Puis, pleine lumière où V. (Ludivine Sagnier) apparaît habillée en bas de jogging et des baskets avec un haut-le-corps. Elle commence son récit avec le visage fatigué et les traits tirés. En arrière-scène, un voile translucide ferme le plateau où parfois V. plante ses mains en étirant son corps après chaque séquence. Dans ces instants, c'est presque une ombre que l'on devine avec une voix, continuant sa narration, un peu en écho, comme à la fois proche, par le volume sonore, et distante par la modification de timbre qui en est effectuée.

Dans cet entre-deux où le spectacle n'a pas encore débuté, c'est autant la comédienne que l'on voit qu'une inconnue, puisqu'en dehors du plateau et se tenant à l'ombre, comme mise de côté sur une scène pourtant déjà éclairée avec un public pas très attentif de ce qui se passe.

Safidin Alouache
21/03/2024
Spectacle à la Une

"Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !

Dans une mise en scène de Marie-Christine Orry et un texte d'Émilie Frèche, Sami Bouajila incarne, dans un monologue, avec superbe et talent, un personnage dont on ignore à peu près tout, dans un prisme qui brasse différents espaces-temps.

© Olivier Werner.
Lumière sur un monticule qui recouvre en grande partie le plateau, puis le protagoniste du spectacle apparaît fébrilement, titubant un peu et en dépliant maladroitement, à dessein, son petit tabouret de camping. Le corps est chancelant, presque fragile, puis sa voix se fait entendre pour commencer un monologue qui a autant des allures de récit que de narration.

Dans ce monologue dans lequel alternent passé et présent, souvenirs et réalité, Sami Bouajila déploie une gamme d'émotions très étendue allant d'une voix tâtonnante, hésitante pour ensuite se retrouver dans un beau costume, dans une autre scène, sous un autre éclairage, le buste droit, les jambes bien plantées au sol, avec un volume sonore fort et bien dosé. La voix et le corps sont les deux piliers qui donnent tout le volume théâtral au caractère. L'évidence même pour tout comédien, sauf qu'avec Sami Bouajila, cette évidence est poussée à la perfection.

Toute la puissance créative du comédien déborde de sincérité et de vérité avec ces deux éléments. Nul besoin d'une couronne ou d'un crucifix pour interpréter un roi ou Jésus, il nous le montre en utilisant un large spectre vocal et corporel pour incarner son propre personnage. Son rapport à l'espace est dans un périmètre de jeu réduit sur toute la longueur de l'avant-scène.

Safidin Alouache
12/03/2024