La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Trib'Une

"L'envers du décor", l'opérette qui remet la tête à l'endroit ! - 22/02/2012

Flannan président, Flannan président ! Il paraît que le soir où je prenais un plaisir indéfinissable devant deux comédiens intarissables et formidables, un autre président sévissait à l’écran. Pour moi, c’est tout vu. J’ai choisi mon camp. Et pourquoi pas Flannan Obé président ? Pour son prénom ? Flamand ? Flannan. Obé, pseudo ou vérité ? Action plutôt, à moi de parler : beau prénom c’est vrai,...  

Petits moments d'ivresse - 08/02/2012

Quelle belle idée ! Et quel bouquin inattendu ! De la cuite dans les idées ?... C’est ce qu’on s’attend à trouver dans cet ouvrage ; et pourtant, c’est ça et ce n’est pas ça. Certes, on y évoque le souvenir de sévères bitures, on y parle des effets désinhibants de l’alcool, on y avoue le plaisir que l’on a à fréquenter la dive bouteille, mais on y aborde surtout un tas d’autres sujets. En effet,...  

À mon âge... je me cache encore pour pleurer - 31/01/2012

"À mon âge, je me cache encore pour fumer"... J'ai cru que ma meilleure amie avait écrit son premier "one woman show" ! Mais non, rien à voir. Au théâtre ce soir, ce fut une toute autre histoire... Trente-cinq ans de vie, vingt ans de cigarettes, vingt ans que ma brune préférée se tape des blondes en cachette ; ma brune, majeure et vaccinée qui, à son âge, "se cache encore pour fumer". Comme...  

La peinture - joyau ou la splendeur des bleus optiques - 23/01/2012

Artelie est une nouvelle galerie située 25 rue de Penthièvre à Paris 8e. La galeriste Éliane Kowsman a choisi pour honorer cette ouverture le peintre Emmanuelle Amsellem qui présente à cette occasion l’exposition "Collection Bleu". Elle manifeste ainsi l’orientation qu’elle souhaite donner à la...  

"À quoi ça rime?", un bon remède anti-déprime ! - 10/12/2011

"Il est de bon ton de vivre avec son temps !" C’est ce que je me suis dit en sortant. Non ! Ce n’était pas un rêve, j’y étais un vendredi férié, dans ce théâtre qui aurait pu s’appeler "Morphée". J’ai passé un peu plus d’une heure à les écouter, se balancer des mots en totale liberté, jouant des rimes avec une certaine facilité. Il est facile d’imaginer qu’au Théâtre des deux...  

Isa-belle L dore Marie-Tudor - 02/11/2011

C’est l’automne, il faut s’habituer aux feuilles et aux journées qui raccourcissent. C’est l’automne, il fait gris, un peu froid, dans les foyers, le chauffage s’invite. C’est l’automne, on aimerait qu’il soit midi mais le ciel nous avertit qu’il est déjà 21h. Ciel ! 21 heures ? Trente minutes pour me préparer, enfiler mon "trench", mes bottes de pluie, grimper sur mon vélo, m’en griller une, et...  

Sunderland, pan dans le mille ! - 25/10/2011

L’autre soir, un peu plus au Nord, un miracle s’est produit. J’ai assisté à un grand spectacle au Petit Théâtre de Paris. Habituée plutôt au contraire ces derniers temps, Je n’allais pas me priver d’étaler mes commentaires. J’ai d’abord eu besoin de prendre un bon bol d’air, même, de me taire, ce qui, me connaissant, est surprenant. SUNDERLAND. Pas de traduction mais tellement de...  

Six Reines sur un plateau... - 15/10/2011

J’ai quitté un théâtre, enchantée par le "Boléro" de Ravel, pour me retrouver quelques jours plus tard, au centre d’animation culturel Maurice Ravel... Si ce n’est pas banal ça ! Dans ce centre d’animation culturel on y trouve, plus ou moins bien indiqué, le théâtre 12 et dans ce même théâtre, on peut y voir, pour plusieurs jours encore, six comédiennes... Si ce n’est pas rare ça ! Six...  

Le masque d'Amélie - 14/10/2011

Qu’on aime ou pas Amélie Nothomb - ce qui est mon cas - On ne peut résister à ce coup d’éclat ! Coup d’éclat ? On pourrait d’emblée penser à l’Oréal "parce que je le vaux bien"… Je rassure tout le monde, ça n’a rien à voir avec ça, bien que la comédienne dont je vais parler, pourrait, de sa chevelure brune et bouclée, faire rugir de jalousie les stars de la publicité. Je veux parler...  

Trib'Une, paroles d'artistes et compagnies... - 13/10/2011

À La Revue du Spectacle, les artistes aussi ont la parole ! Pas question que seul le critique ait le dernier mot. Après tout, pourquoi ne pas prêter quelques colonnes virtuelles à ceux qui ont voué leur vie au spectacle vivant ? En prologue à cette rubrique innovante, nous avons choisi de donner la parole à une jeune artiste, Isabelle Lauriou. De ce projet est née la "petite chronique d'Isa-belle...  
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À découvrir

Si Louise Michel m'était contée… Cabaret peu orthodoxe sur l'art de la rébellion !

"Cabaret Louise", Théâtre Le Funambule Montmartre, Paris

Reprise Grandes ignorées de nos scolarités boutonneuses, la Commune et sa compagne Louise Michel sont tirées du passé et ici convoquées à une célébration festive et effrontée, bâtie sur un cinquantenaire soixante-huitard bienfaisant, où se réunissent de manière intempestive, ou pas, Rimbaud, Hugo, Léo et Théophile Ferré, Louise Attaque, Johnny Hallyday, Jules Ferry et Adolphe Thiers, etc., prenant vie grâce aux joyeux jeux virtuoses de Charlotte Zotto et Régis Vlachos.

Si Louise Michel m'était contée… Cabaret peu orthodoxe sur l'art de la rébellion !
En une forme de cabaret drolatique, foutraque, jouissif et impertinent, est rendu hommage à la révolte, à l'espérance d'une toujours future révolution, au souvenir de celles qui ont eu lieu - sans malheureusement toujours beaucoup d'efficience -, à celles et ceux - communards ou soixante-huitards - qui les imaginèrent sur le terreau de folles utopies. Régis Vlachos nous offre à nouveau un insolent et hilarant éloge d'une nouvelle rébellion à inventer, nous incitant, dans le respect de nos libertés individuelles, à nous indigner encore et toujours.

Cet hommage audacieux et - forcément - libertaire est associé subtilement, dans un intelligent second plan et en un judicieux contrepoint, à nos désespérantes actualités. Et, tour de force réussi, est généré, en complément inattendu et croustillant, une approche de mise en abyme conjugale du couple tentant de représenter le spectacle tout en l'interrompant de tempétueuses disputes, de tentatives de réconciliation… ou de négociation de définitive séparation... Instillant ainsi dans tous les tiroirs narratifs, une revendication féminine et féministe émanant historiquement de Louise Michel et, dans une contemporanéité militante, celle de la femme d'aujourd'hui que sont les comédiennes Charlotte Zotto et Johanna Garnier.

Gil Chauveau
22/01/2019
Spectacle à la Une

"Cassandra", cruauté et infinie tendresse pour conter le métier de comédienne

La chronique d'Isa-belle L

"Cassandra", C majuscule s'il vous plaît. Pas uniquement parce que c'est un prénom qui, aussi, introduit une phrase ou parce que c'est le titre du spectacle, mais parce que Cassandra, qu'elle soit moderne ici, mythique là-bas, mérite en capitale (C) cette jolie troisième lettre de l'alphabet à chaque recoin de mon papier. La lettre "C" comme Cassandra et comme le nom de famille de l'auteur. Rodolphe Corrion.

Deux C valent pour un troisième : Coïncidence. L'auteur, masculin, très habile répondant au nom de "Corrion" a écrit pour une comédienne à multiples facettes ce seul(e) en scène. Nous voilà à 3 C et trois bonnes raisons d'aller découvrir et applaudir ce spectacle mené de main de maîtresse par la comédienne Dorothée Girot. Jolie blonde explosive, sincère et talentueuse.

Inspiré du mythe de Cassandre, Rodolphe Corrion nous propose aujourd'hui, dans son texte à l'humour finement brodé, un personnage - Théodora -, comédienne enchaînant les castings avec peine, se retrouvant d'ailleurs en intro de spectacle, face à une conseillère Pôle Emploi. Excellent moment et monologue réjouissant. Théodora sent que quelque chose va se produire dans la vie de cette conseillère, quelque chose de… bah ! Oui. Il va se passer quelque chose… elle l'avait sentie, on ne l'a pas écoutée puis… la conseillère, elle ne l'a plus jamais revue.

Isabelle Lauriou
27/03/2019
Sortie à la Une

À écouter : Anémone mange ses frites, mais ce qu’elle "préfère le plus au monde, c’est rien foutre"

Difficile d’interviewer Anémone. Elle sortait de son spectacle "Grossesses nerveuses" qu’elle joue en ce moment au Théâtre Daunou (voir article) et nous l’avons rejoint à la brasserie du coin. Elle y mangeait ses frites et manifestement l’interview ne l’intéressait pas. Malgré les efforts de l’interviewer (moi !) dont les gouttes de sueur perlaient sur le visage en décomposition au fur et à mesure de l’entretien, Anémone nous a répondu de façon claire, nette et expéditive.


À écouter : Anémone mange ses frites, mais ce qu’elle
Au passage, voici la définition de "contre-emploi" au théâtre ou au cinéma : assumer des rôles différents de celui joué habituellement et non par rapport à ce qu’on est dans la "vraie" vie. Ce qu’on a, entre autres, essayé (je dis bien "essayer" !) de demander à Anémone était de savoir pour quelle raison elle ne s'est pas plus mise en danger pour jouer autre chose que le personnage qu'elle a toute sa vie incarnée, c’est-à-dire celui d'une bourgeoise ou une vieille fille un peu coincée. Un "contre-emploi" véritable qu’elle a tenu (et justement pour lequel elle a été récompensée par le César de la meilleure actrice) est celui du Grand chemin.

Possible que l'on s'y soit très mal pris. Peut-être aurait-il fallu parler d'autres choses que de "spectacle" ?

Cet entretien reste tout de même un moment (court mais...) mémorable. À écouter absolument !

Musique : Pierre-Yves Plat

À lire >> Une Anémone en fleur au Théâtre Daunou

À venir : Interview exclusive de Pierre Santini suite à son annonce de départ du Théâtre Mouffetard.
interview_d_anemone.mp3 Interview d'Anémone.mp3  (3.33 Mo)


Sheila Louinet
23/05/2011