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Trib'Une

"31"… 31 mots… Message perso à ma jolie Élo

La chronique d'Isa-belle L

Ah ! M'asseoir, hier soir, sur un banc cinq minutes avec moi,
regarder les passants, sacs Gucci dans les bras.
Mater les voituriers, traits légèrement crispés,
et sourire avec eux quand la portière a claqué.



© Anthony Klein.
© Anthony Klein.
Laissant surgir deux silhouettes, portant sur elles mon année de loyer.
Rester sur ce banc pour te voir arriver :
ma poupée mon amie ma "sœurette" de ciné.
Nous prendre dans les bras et se raconter comme le temps, déjà, a passé.
Marcher avec toi jusqu'au Studio des Champs-Élysées…
Et… s'asseoir sur les sièges de la première rangée.
J'étais pas emballée.
L'ostéo de mon quartier kiffant mes cervicales,
quand elles sont tendues et coincées,
j'ai accepté.
Ah ! L’œil brillant et nos mains un temps enlacées,
on a aimé cette pièce mi-théâtre mi-chantée.
Léger mistral dans le 8e, y souffle le vent de l'amitié.
Ah! Parce qu'aussi, il faut rigoler, se divertir et s'évader…

© Philippe Escalier.
© Philippe Escalier.
Ah ! Deux c'est toujours mieux pour partager.
Si vous hésitez entre sortie théâtre et talk (ré) show (fé) télé,
à tous : foncez tête haute avec ou sans voiturier au Studio des Champs-Élysées.
L'amitié s'y fête chaque soir et vit sur scène un spectacle rythmé très bon pour se remonter le moral.
Les comédiens nous emballent, nous amusent et nous émeuvent, chantent et assurent un show parfaitement manœuvré par Virginie Lemoine.
Le public, les sourires et dire aux amis qu'on les aime, qu'ils soient deux, quatre ou… trente et un ! Ça n'a pas de prix et c'est bien là l'essentiel.
"La vie comme on l'aime hein ?" Zut ! Je ne peux plus tourner la tête. C'est malin, c'est "31" !
Ti amo ma belle.

"31"

© Lisa Lesourd.
© Lisa Lesourd.
Une comédie musicale de Gaétan Borg & Stéphane Laporte.
Musique : Stéphane Corbin.
Mise en scène : Virginie Lemoine.
Avec : Carole Deffit, Valérie Zaccomer, Alexandre Faitrouni et Fabian Richard.
Décor : Grégoire Lemoine.
Costumes : Cécilia Sebaoun.
Lumières : Denis Koransky.
Son : Sébastien Angel.
Durée : 1 h 30.

Du 3 février au 30 juillet 2017.
Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 16 h.
Sauf les samedi 22 et mardi 25 avril à 20 h 30, et vendredi 28 avril 2017 à 20 h 30.
Studio des Champs-Élysées, Paris 8e, 01 53 23 99 19.
>> comediedeschampselysees.com

Isabelle Lauriou
Mardi 28 Février 2017

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"Dévaste-moi"… Persuasion et précision artistique… Pour une nouvelle façon de percevoir un spectacle

"Dévaste-moi", Tournée 2018/2019

Airs célèbres d'opéra, chansons rock, romances populaires. Dans son dernier spectacle "Dévaste moi"*, Emmanuelle Laborit chante et danse, livre des confidences à son public, elle fait le show. Avec ses musicos, (ses boys), tout le tralala et ses effets, les surtitrages qui ponctuent avec humour le tour de chant.

Elle met en place avec le soutien de Johanny Bert (qui met en scène) une forme éclectique de théâtre-danse et de music-hall mêlés. Le spectacle est à bien des égards vertigineux.

C'est que, au cas présent, l'artiste ne peut parler ni entendre les sons. Les mots et le sens ne peuvent pas sortir de la bouche. Tout le spectacle est en langage des signes. Interprété, pas traduit. En chantsigne.

Ce qui donne quelque chose de déroutant d'étonnamment maîtrisé qui dépasse très largement la notion de mimodrame et oblige le spectateur qui fait parti des "entendants" à reconsidérer sa manière de percevoir un spectacle.

Car à l'inverse des repères traditionnels qui élaborent un espace scénique dans lequel le sens circule entre les deux bornes de l'indicible : celles de l'obscène et du sublime, la prestation d'Emmanuelle Laborit passe par le bout des doigts et se transmet à tout le corps sans tabous avec la seule force de la persuasion et de la précision artistique. C'est toute la personne qui exprime le poids des sensations, la raison des sentiments ainsi que les effets de style.

Jean Grapin
20/09/2018
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Le retour en grâce des "Huguenots" à Paris

Le retour des "Huguenots" de Meyerbeer sur la scène de l'Opéra de Paris est un des événements marquants de la commémoration des 350 ans de la noble maison. En dépit de contrariétés dues à des défections de dernière minute, le spectacle tient son rang et fait sonner de nouveau (à juste titre) les trompettes de la notoriété d'un compositeur longtemps oublié.

Le retour en grâce des
Le grand opéra à la française - un genre à la charnière de deux styles, celui du Bel Canto et du Romantisme - a fait les délices du public de la Monarchie de Juillet et bien au delà. Les opéras de la période française de Giacomo Meyerbeer ont en effet été parmi les plus joués et acclamés au XIXe et au début du XXe siècle.

Ouvrant la voie aux triomphes des Verdi, Offenbach, Gounod et autres Wagner, l'œuvre du compositeur allemand a par la suite subi un effacement presque total des scènes - nonobstant quelques rares reprises dont celle des "Huguenots" à l'Opéra national du Rhin (1), il y a un peu plus de cinq ans. On peut s'interroger à l'infini sur les raisons d'une telle désaffection (coût des productions, difficultés à trouver les chanteurs compétents, entre autres), mais on peut être assuré d'une chose : le nouveau spectacle de l'Opéra de Paris redonne aujourd'hui ses lettres de noblesse à une œuvre qui n'est pas sans attraits.

D'abord l'opéra lui-même est une sorte de super production d'avant l'invention du cinéma avec ses quatre heures de musique dédiées à un sujet historique (La Nuit de la Saint-Barthélémy en août 1572), une intrigue implexe trahissant sans vergogne la grande Histoire, avec ses chœurs impressionnants et ses sept rôles principaux nécessitant de solides chanteurs - sans oublier les nombreux figurants et un ballet ornant des tableaux qui doivent impressionner ou charmer. Et les bonnes surprises ne manquent pas à la (re)découverte de ces "Huguenots", qui furent le deuxième triomphe parisien d'un compositeur qui régna de son vivant sur Paris sans partage (2).

Christine Ducq
08/10/2018
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Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news

"Le Maître et Marguerite", Tournée 2018/2019

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Jean Grapin
21/05/2018