La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Trib'Une

Un couple presque parfait - 01/02/2013

C’est drôle un couple. Il en est beaucoup question en ce moment. Dans la rue justement. L’autre jour, un dimanche à paris. Sous un ciel bleu, j’ai côtoyé des couples en hiver, des couples divers. Un homme et une femme, un homme et un homme, une femme et une femme. Des couples quoi. Qui s’aiment. Avec des hauts avec des bas. Oui aux ébats, aux combats mais à bas, les débats. Cela devient pénible....  

Olympe de Gouges... La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits - 19/12/2012

Reprise ! "Un commerce d’hommes ! Grand Dieu ! Et la nature ne frémit pas ? S’ils sont des animaux, ne le sommes-nous pas comme eux ?" Olympe de Gouges. Réflexions sur les hommes nègres, 1788 (France). "Des commerces ouverts le dimanche et les hommes laissent faire cela ? Gagner plus en travaillant le dimanche… le plus simple ne serait-il pas d’augmenter le Smic ?" Isabelle Lauriou. Réflexions...  

Le journal d’Anne Frank - 23/10/2012

Je me demande si je ne vais pas m’y remettre. À écrire un journal. Mon journal intime. Je lui donnerai un prénom moi aussi. Il s’appellerait… Je me laisse le temps de la réflexion. Un petit temps d’attente. Ah ! C’est drôle que je parle d’attente parce que justement, hier soir, au théâtre Rive Gauche, se jouait le "Journal d’Anne Frank". Rien à voir vous me direz. Mais si. J’ai cru un moment...  

Les deux faces de la Lune - 15/10/2012

Quand on voit une étoile filante... Il paraît qu’il faut un faire à vœu. Mais parfois elle va trop vite. Alors on ne le fait pas. Et on a plus qu’à espérer qu’une autre pointe le bout de son strass. Je n’y crois pas moi. Au vœu qui se réaliserait. Ni aux paillettes d’ailleurs. Et pourtant. Une étoile a brillé dans le ciel puis elle s’est posée devant moi. Carrément. Une étoile qui s’appelle...  

Exposition "un monde l'autre" : Regards croisés sur des artistes chinois et européens à Paris - 04/10/2012

Du 5 au 12 octobre 2012, la revue "France Fine Arts" propose une grande exposition d’artistes européens et asiatiques dans les Grands Salons de la Mairie du XIIIe arrondissement de Paris. Il s’agit de proposer au public le croisement des regards et des points de vue sur les pratiques artistiques de l’Europe "aux vieux parapets" et de l’Empire du Milieu : leur interaction mystérieuse, leur...  

Briser le tabou... pour avancer et se reconstruire - 24/09/2012

"Il y a un spectacle Isabelle que tu devrais aller voir au Lucernaire. Le titre, c’est : Tabou. C’est mis en scène et écrit par Laurence Février. Je ne peux que t’inciter à y aller." Voilà ce qui m’a été dit, voilà qui est fait. J’y suis allée. Mercredi 19 septembre, écouter et voir le travail de Laurence Février. Un spectacle "rondement" mené. Tabou Spontanément j’ai pensé au jeu de Société du...  

Récital Emphatique, un spectacle Fau, Fau, Formidable ! - 19/06/2012

Misère ! Misère ! Je crie. Mon cœur a mal, ma tête aussi. Quelle est cette météo pourrie ? Un mois de juin. Et toujours pas de soleil ! Ouin, ouin ouin... Me voici blottie devant mon écran d’ordi, à tenter quelques rimes et de la poésie. Bonheur, bonheur ! Je revis. Fau, Fau, Forrrrrrrrrrrrrrrrrrmidable soirée à Marigny. Je revis, je chante, je me lève, je bouscule feuilles, crayon de mon bureau,...  

Emma m'a tuer ! - 30/05/2012

"Quand on arrive en ville, tout l'monde change de trottoir. On n'a pas l'air viril, mais on fait peur à voir. Quand on arrive en ville" (Starmania). Quelle heure est-il ? 18 h ? Il faut que j’y aille. Dans les quartiers Nord de la capitale. Direction Pigalle. Oh ! Mon dieu, je vais me retrouver nez à nez avec les zonards. Mais non. Que je suis con ! C’est juste une chanson. Quel temps pourri....  

Aimez-vous la nuit ? - 18/04/2012

C’est en plein jour - une journée grise - pluvieuse et fraîche pour la saison, que je suis allée, d’un pas rapide, chercher toutes les raisons de pouvoir répondre comme il se doit à cette question. Sur la scène du Guichet Montparnasse, à quelques mètres de cette immense gare aux cinquante millions de voyageurs par an, régnait ce dimanche, un silence. Un silence, inespéré, de gare. Au théâtre, ils...  

"L'envers du décor", l'opérette qui remet la tête à l'endroit ! - 22/02/2012

Flannan président, Flannan président ! Il paraît que le soir où je prenais un plaisir indéfinissable devant deux comédiens intarissables et formidables, un autre président sévissait à l’écran. Pour moi, c’est tout vu. J’ai choisi mon camp. Et pourquoi pas Flannan Obé président ? Pour son prénom ? Flamand ? Flannan. Obé, pseudo ou vérité ? Action plutôt, à moi de parler : beau prénom c’est vrai,...  
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À découvrir

"Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité

"Kanata", Théâtre du Soleil, Paris

Mais que sont devenus les Hurons, la Grande Forêt, les canoës ? Tous ces rêves de Canada des petits garçons et petites filles ? Quand Ariane Mnouchkine et Robert Lepage, avec les comédiens du Soleil, envisagent de monter un spectacle sur le Canada et son Histoire, personne n'imaginait l'hostilité, la violence des réactions qu'engendrerait là-bas ce projet*.

Que l'ambition affichée de montrer le sort des Amérindiens dans le monde moderne aboutirait à une contestation brutale du droit à les représenter. Face aux insultes anonymes, forcément sur Internet, venant de tous les bords, la troupe du Soleil (dont les comédiens appartiennent au monde entier) a réagi de la meilleure façon. En montant le premier épisode de "Kanata" sur la controverse. La troupe intègre, intériorise tous les tenants de la querelle.

La pièce prend pour fil conducteur un couple de jeunes Français primo immigrants naïfs qui s'installant à Vancouver, découvrent les réalités cachées sous les cartes postales. Les rues sordides, la misère, la drogue, la prostitution, les Amérindiens déchus, le crime, l'impuissance d'une police, la déforestation, la disparition des traces du passé. Un melting-pot qui n'est qu'un agrégat de souffrances travaillées pourtant par l'instinct de survie et l'espoir de s'en sortir.

Jean Grapin
07/02/2019
Spectacle à la Une

"Botéro en Orient"… tout en rondeur !

C'est un voyage où le physique et l'esthétisme ont une place prépondérante et dans laquelle les rondeurs sont revendiquées et montrées. Autour d'une création picturale qui l'a guidé, Taoufiq Izeddiou place l'identité au centre de sa création.

Le titre du spectacle est dû au fait que Taoufiq Izeddiou a été inspiré par l'œuvre autour d'Abou Ghraïb (Irak) de Fernando Botero, peintre et sculpteur colombien, où l'artiste s'était insurgé. Il avait en effet dessiné de superbes planches où la torture, l'humiliation et la violence s'étalaient. Les personnages des œuvres de Botero sont toujours des êtres ronds et épais. C'est dans ce rapport aux volumes que le chorégraphe a bâti son spectacle.

À l'entame de la représentation, le silence habille le plateau puis des ombres se détachent d'une demi-obscurité. Les déplacements sont séparés, la gestuelle des trois danseurs est propre à chacun, ceux-ci perchés sur un bloc de bois. La scénographie est déplacée tout au long du spectacle, les blocs changeant de lieu, bousculés et balancés sur scène. C'est une œuvre de construction et de reconstruction où les chorégraphies se suivent dans des thématiques où l'identité de chaque interprète est posée par rapport à son corps, rond, "volumétrique" selon les propos de Taoufiq Izeddiou.

Safidin Alouache
28/02/2019
Sortie à la Une

Roukiata Ouedraogo intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown

"Je demande la route", Théâtre de l'Œuvre, Paris

Roukiata Ouedraogo présente son spectacle "Je demande la route". Difficile de ne pas lui répondre que la route est droite et belle en saluant tout le talent dont elle fait preuve sur scène.

Roukiata Ouedraogo intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown
Roukiata Ouedraogo est pour ainsi dire une princesse qui, ayant découvert le secret des griots et leur art de raconter, donne corps et parole à tous les personnages qui ont marqué sa vie. Elle fait ainsi cadeau de l'humour africain et le fait savoir dans la joie de jouer.

Allant bien au-delà d'un soliloque moqueur ou sarcastique, Roukiata fait œuvre picaresque. En faisant vivre toutes ses ombres, en partant du village, quittant son enfance, sa famille : partant à la conquête du monde. Le public l'accompagne dans le rire.

Les récitations ânonnées à l'école communale, les conseils du grand frère, son arrivée en France, son grand-père ancien de la guerre, sa hantise du froid, son premier appart au dernier étage avec vue sur les chéneaux. De la bureaucrate de l'état civil aux femmes du salon de coiffure à Château-rouge, des métiers de gardienne d'enfants à celui de comédienne, tout fait conte, conte moderne, conte initiatique.

Jean Grapin
08/02/2019