La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
La Revue du Spe La Revue du Spe

La Revue du Spectacle, le magazine de tous les arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, arts de la rue, agenda, CD, etc.


Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle

Trib'Une

Récital Emphatique, un spectacle Fau, Fau, Formidable ! - 19/06/2012

Misère ! Misère ! Je crie. Mon cœur a mal, ma tête aussi. Quelle est cette météo pourrie ? Un mois de juin. Et toujours pas de soleil ! Ouin, ouin ouin... Me voici blottie devant mon écran d’ordi, à tenter quelques rimes et de la poésie. Bonheur, bonheur ! Je revis. Fau, Fau, Forrrrrrrrrrrrrrrrrrmidable soirée à Marigny. Je revis, je chante, je me lève, je bouscule feuilles, crayon de mon bureau,...  

Emma m'a tuer ! - 30/05/2012

"Quand on arrive en ville, tout l'monde change de trottoir. On n'a pas l'air viril, mais on fait peur à voir. Quand on arrive en ville" (Starmania). Quelle heure est-il ? 18 h ? Il faut que j’y aille. Dans les quartiers Nord de la capitale. Direction Pigalle. Oh ! Mon dieu, je vais me retrouver nez à nez avec les zonards. Mais non. Que je suis con ! C’est juste une chanson. Quel temps pourri....  

Aimez-vous la nuit ? - 18/04/2012

C’est en plein jour - une journée grise - pluvieuse et fraîche pour la saison, que je suis allée, d’un pas rapide, chercher toutes les raisons de pouvoir répondre comme il se doit à cette question. Sur la scène du Guichet Montparnasse, à quelques mètres de cette immense gare aux cinquante millions de voyageurs par an, régnait ce dimanche, un silence. Un silence, inespéré, de gare. Au théâtre, ils...  

"L'envers du décor", l'opérette qui remet la tête à l'endroit ! - 22/02/2012

Flannan président, Flannan président ! Il paraît que le soir où je prenais un plaisir indéfinissable devant deux comédiens intarissables et formidables, un autre président sévissait à l’écran. Pour moi, c’est tout vu. J’ai choisi mon camp. Et pourquoi pas Flannan Obé président ? Pour son prénom ? Flamand ? Flannan. Obé, pseudo ou vérité ? Action plutôt, à moi de parler : beau prénom c’est vrai,...  

Petits moments d'ivresse - 08/02/2012

Quelle belle idée ! Et quel bouquin inattendu ! De la cuite dans les idées ?... C’est ce qu’on s’attend à trouver dans cet ouvrage ; et pourtant, c’est ça et ce n’est pas ça. Certes, on y évoque le souvenir de sévères bitures, on y parle des effets désinhibants de l’alcool, on y avoue le plaisir que l’on a à fréquenter la dive bouteille, mais on y aborde surtout un tas d’autres sujets. En effet,...  

À mon âge... je me cache encore pour pleurer - 31/01/2012

"À mon âge, je me cache encore pour fumer"... J'ai cru que ma meilleure amie avait écrit son premier "one woman show" ! Mais non, rien à voir. Au théâtre ce soir, ce fut une toute autre histoire... Trente-cinq ans de vie, vingt ans de cigarettes, vingt ans que ma brune préférée se tape des blondes en cachette ; ma brune, majeure et vaccinée qui, à son âge, "se cache encore pour fumer". Comme...  

La peinture - joyau ou la splendeur des bleus optiques - 23/01/2012

Artelie est une nouvelle galerie située 25 rue de Penthièvre à Paris 8e. La galeriste Éliane Kowsman a choisi pour honorer cette ouverture le peintre Emmanuelle Amsellem qui présente à cette occasion l’exposition "Collection Bleu". Elle manifeste ainsi l’orientation qu’elle souhaite donner à la...  

"À quoi ça rime?", un bon remède anti-déprime ! - 10/12/2011

"Il est de bon ton de vivre avec son temps !" C’est ce que je me suis dit en sortant. Non ! Ce n’était pas un rêve, j’y étais un vendredi férié, dans ce théâtre qui aurait pu s’appeler "Morphée". J’ai passé un peu plus d’une heure à les écouter, se balancer des mots en totale liberté, jouant des rimes avec une certaine facilité. Il est facile d’imaginer qu’au Théâtre des deux...  

Isa-belle L dore Marie-Tudor - 02/11/2011

C’est l’automne, il faut s’habituer aux feuilles et aux journées qui raccourcissent. C’est l’automne, il fait gris, un peu froid, dans les foyers, le chauffage s’invite. C’est l’automne, on aimerait qu’il soit midi mais le ciel nous avertit qu’il est déjà 21h. Ciel ! 21 heures ? Trente minutes pour me préparer, enfiler mon "trench", mes bottes de pluie, grimper sur mon vélo, m’en griller une, et...  

Sunderland, pan dans le mille ! - 25/10/2011

L’autre soir, un peu plus au Nord, un miracle s’est produit. J’ai assisté à un grand spectacle au Petit Théâtre de Paris. Habituée plutôt au contraire ces derniers temps, Je n’allais pas me priver d’étaler mes commentaires. J’ai d’abord eu besoin de prendre un bon bol d’air, même, de me taire, ce qui, me connaissant, est surprenant. SUNDERLAND. Pas de traduction mais tellement de...  
1 ... « 2 3 4 5 6



Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.


Partenariat


    Aucun événement à cette date.
Publicité



À découvrir

"Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !

"Une chambre en Inde", Théâtre du Soleil, Paris

Reprise Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.

Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié "Artaud". Il avait "pété les plombs" suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.

Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.

La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait "comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?".

Safidin Alouache
03/12/2017
Spectacle à la Une

Lou Casa… Une nouvelle résonance, étonnamment actuelle, pour les chansons de Barbara

Il n'est jamais aisé de s'approprier et d'interpréter des chansons créées, portées, sublimées par des artistes tels que Barbara. Mais là où beaucoup échouèrent, Lou Casa et son chanteur Marc Casa relèvent le défi avec brio et donne une lecture étonnante, poignante et incroyablement juste de six morceaux choisis de la Dame en noir.

Lou Casa… Une nouvelle résonance, étonnamment actuelle, pour les chansons de Barbara
Lou Casa, c'est deux frères, l'un au chant (Marc), l'autre au piano (Fred) et un bassiste (Julien Aeillon)… issus d'un collectif (à géométrie variable : 3 à 10 membres) qui travaillent sur des créations tant musicales (chansons, musiques improvisées) qu'expérimentales où peuvent s'associer danse, slam, poésie, vidéo, etc. Ici, après différentes productions, dont "Barbara, Quinze ans" en novembre 2012 qui initiera en 2014 le projet "Chansons de Barbara", ils décident de coucher six interprétations sur un CD intitulé "À ce jour" dont on espère que d'autres suivront.

Marc Casa donne une intonation particulière aux mots de Barbara (1), de Brel (2), de Françoise Lo (3) ou de Georges Bérard (4), portant avec élégance une certaine fêlure dans la voix qui amplifie l'émotion exprimée, la fragilité sous-tendue. En même temps, le grain légèrement rugueux donne la force et l'énergie au chant, imprimant la trame musicale soutenue par la basse toute en rythmique associée au piano percussif, notamment dans le sublime "Perlimpinpin" presque guerrier, revendicatif… Le clip est d'ailleurs très révélateur et significatif de l'interprétation choisie, exprimée par Lou Casa. Voix parlée chuchotée, prenant doucement de l'amplitude. Derrière le piano roule les notes en une rivière sautillante mi-tango mi-reggae, appuyant certains mots scandés par Marc Casa.

Gil Chauveau
04/12/2017
Sortie à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre de la Contrescarpe, Paris

Reprise Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016