La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Trib'Une

Ces belles Silencieuses qui, enfin, parlent… - 03/06/2015

Ces belles silencieuses au doigté subtil du siècle dernier, qui ne se tairont plus puisqu'un gentleman élégant de notre XXIe siècle, enfin, les a défendues… "J'ai terriblement envie d'être une mauvaise femme. Les mauvaises femmes ne craignent jamais l'avis de personne. Elles embrassent qui leur plaît - bourrent des coups de pied à qui leur déplaît. Elles rient aux éclats, crient à tue-tête."...  

Licencié ! Motif : se prend pour Molière... mais pas pour Luchini ! - 27/04/2015

Luchini étant complet depuis 2004 pour une durée indéterminée, j'ai jeté mon dévolu en ce dimanche quasi printanier, loin d'être estival, il faut se calmer ! Sur un comédien fraîchement rencontré. Aller s'enfermer dans une salle, alors que, dehors, trois rayons de soleil se battent en duel pour les beaux yeux des Parigots, ravis de pouvoir crâner avec leur "Ray-Ban" aux terrasses des cafés, ce...  

"À dix-huit ans, j'ai quitté ma Province…" - 12/02/2015

Avez-vous remarqué que s'affichaient depuis quelques semaines dans le tout Paris une magnifique paire d'yeux bleus ? Vous êtes-vous arrêtés quelques secondes (on peut toujours rêver !) face à Morris ? De Bastille à Châtelet, en passant par Strasbourg-Saint-Denis ? Morris, vous savez, c'est lui (Gabriel de son prénom) qui a donné son nom aux colonnes dans la capitale ? Ces colonnes qui donnent...  

Pleurer comme une gamine de 13 ans… - 11/01/2015

À 13 ans, j’aurais pris mon stylo-plume - Waterman - avec mon cahier à spirales. La couverture aurait été colorée et les pages blanches se seraient noircies à mesure de mes idées, de mes pensées, plus ou moins désordonnées. À 13 ans, on écrit déjà pour se soulager. J’écrivais. Bien m’en a fait. À 13 ans, si j’avais appris qu’un attentat avait sévi à Paris, ville que je ne connaissais qu’à travers...  

"Quand Victor rencontre Lili"... Découverte d'une auteure qui sait manier la langue aussi bien que la plume ! - 26/12/2014

D'abord, il y a une voix. Celle de Victor. Et puis, surgit, comme un éclair… Lili. Lili est belle, brune et pétillante. Et, je vous le donne en mille : Intermittente. Victor est beau, brun, et nostalgique. Un "adulescent" pour parler jargon "psychologique". Tous les deux sont trentenaires, célibataires et surtout voisins... Pas le voisin du dessus qui explose les tympans avec de la "hard" musique...  

"King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée - 02/12/2014

Barbara Schulz semble avoir quinze ans. Je suis allée voir "King Kong Théorie", d'abord pour elle. Voilà une comédienne qui, son nom à l'affiche d'une mise en scène, me fait traverser Paris sans problème. Barbara Schulz est une sacrée actrice, une pure comédienne, à la peau douce, aux traits fins et bien dessinés, au visage délicat au folklore d'expressions, qu'elle accommode au gré des textes...  

Tel un roi dans la cour des lions, Arnaud Ducret sur scène nous fait rugir de plaisir ! - 15/11/2014

François Hollande contre Arnaud Ducret. (Ne pas confondre avec Daniel Ducruet !). Télévision contre spectacle vivant. Blablabla politique interminable contre one-man-show ? De Mitterrand, en passant par Chirac, sans oublier Sarkozy, je crois que jamais je n'ai écouté un président bavasser autour d'une table, à la télé. L'autre soir, notre président actuel, venait s'exprimer une fois de plus, avec...  

"Mon vacarme fut silencieux"... Découverte d'une auteure : Manon Chircen - 08/10/2014

À Paris, Septembre 2014, rive gauche, a atterri pour la seconde fois un OVNI. Un "Objet volant non identifié" avec à son bord du spectacle vivant. Bien vivant. Je n'ai pas osé l'approcher l'an passé. La peur sans doute ! Le manque de temps... assurément. Ce soir, j'ai franchi le pas. C'est si près de chez moi. Dans le XIVe de Paris. Non loin des théâtres de la Gaité ou d'Edgar qui côtoient le...  

Le théâtre est matrice - 23/07/2014

Le théâtre est matrice des activités du spectacle. Il est important que soit pris en compte, dans la crise actuelle, le fonctionnement de la totalité de la filière, d'enclencher pour l'ensemble de l'économie du spectacle un cycle vertueux de création, production, diffusion. À son échelle, la ville d'Avignon souhaite un flux régulier de revenus supplémentaires et lutter contre l'image de belle...  

Le théâtre est d'utilité publique - 17/07/2014

Le théâtre est d'utilité publique. Le député Victor Hugo l'explique si bien dans son intervention lors de la discussion du budget rectificatif le 10 novembre 1848 dans la question relative aux encouragements aux lettres et aux arts*. Tout homme politique, tout dirigeant ne peut que lire et relire le compte rendu des débats. Il n'est point nécessaire de le modifier. Le plaidoyer est plus que...  
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À découvrir

"Barbara amoureuse"… Ah qu'il est doux le temps des amours

Caroline Montier chante "Barbara amoureuse", Essaïon Théâtre, Paris

Chanter l'amour comme une femme, chanter l'amour de toutes les femmes, et interpréter celle qui sut tant aimer les hommes ainsi que son public. Dans une belle et élégante simplicité, Caroline Montier nous offre quelques joyaux mélodiques et poétiques de la grande Barbara, éternelle amoureuse.

Parti-pris judicieux, Caroline Montier a puisé dans le répertoire de jeunesse de la dame en noir, époque L’Écluse, Bobino (en première partie de Félix Marten en 61 et de Brassens en 64, puis en vedette en 65), et des premiers Olympia… Période Barbara jeune, tendre, passionnée ou orageuse amante. Une femme qui, à ses débuts, fut tout aussi timide et réservée que mutine et fougueuse, aimant tant l'amour que les hommes qui souvent l'ont comblée.

De titres connus ("Dis, quand reviendras-tu", 1ère version 1962 ou "La Solitude", 1965) à ceux qui le sont moins ("Pierre", 1964 ou "Gare de Lyon", 1964), Caroline Montier a construit un récital sur ces aventures qui ont jalonné sa vie, mais ici avec un choix de chansons enregistrées par Barbara entre 1962 et 1968, avec une prédilection pour des compositions de 64 ("Toi l'homme", "Je ne sais pas dire", "Septembre"…) ou de 68 ("Du bout des lèvres", "Amoureuse", "Le Testament", "Tu sais"…).

Dans cette exploration originale, Caroline Montier fait le choix d'aller croquer un rayon de soleil dans les amours de Barbara, apportant, avec subtilité et talent, une touche de grâce à l'ensemble.

Gil Chauveau
12/12/2018
Spectacle à la Une

"Adieu Monsieur Haffmann"… Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs

Reprise de la pièce aux quatre "Molière 2018", Théâtre Rive Gauche, Paris

La pièce est dessinée en traits purs, comme une esquisse, une encre fine qui laisse autant de place à l'imaginaire dans les espaces laissés vides que dans les tracés. Une sorte de stylisation mêlée à une extrême pudeur pour permettre à cette histoire de briller malgré la noirceur de l'époque où elle se déroule.

1942, les nazis instaurent le port obligatoire de l'étoile jaune pour les Juifs, monsieur Haffmann décide de se cacher dans la cave de sa bijouterie et d'en confier la direction (ainsi que sa propre sécurité) à son employé goy Pierre Vigneau.

Le décor sobre de Caroline Mexme, tout en déclinaisons de gris, sert de fond à cette époque aux couleurs vert-de-gris. D'un côté la cave où se cache Joseph Haffmann, de l'autre l'appartement à l'étage où s'installent Pierre et sa femme, jeune couple en attente d'un enfant qui ne vient pas. Dehors, les persécutions contre les Juifs s'intensifient, dénonciations, expropriations, et puis la rafle du Vél d'Hiv…

C'est dans ce huis clos que va se dérouler la pièce. Une vie à trois qui s'organise sur la base d'un double contrat : donnant-donnant. L'employé-modèle accepte de cacher son patron et de diriger la boutique à condition que celui-ci veuille bien tenter de mettre enceinte sa femme - car lui-même est stérile et monsieur Haffmann si fertile que sa descendance est déjà au nombre de quatre. Contrat aux allures diaboliques dans une époque où l'intégrité est soumise à toutes sortes de tentations, où toutes les trahisons sont possibles.

Bruno Fougniès
09/10/2018
Sortie à la Une

"Crocodiles"… Comme l'histoire d'un d'Ulysse, épuisé, recueilli par Nausicaa

"Crocodiles", en tournée 2018/2019

C'était, il y a, une fois. Un petit garçon qui aimait les étoiles et les arbres fruitiers. Enaiat est son nom. Sa mère, parce qu'elle l'aimait, l'a confié au destin, en l'abandonnant au-delà de la frontière alors qu'il approchait de ses dix ans.

C'est qu'à dix ans, là-bas en Afghanistan, on devient un homme et qu'un homme, quand il est hazāra, quand il appartient à une ethnie persécutée, ne va pas à l'école. Il est esclave. Pendant cinq ans, peut-être, il va avancer vers l'Ouest, de nuit. Se cachant, travaillant le jour, amassant un pécule, des rencontres et des chances.

Afghanistan, Pakistan, Iran, Turquie, Grèce, jusqu'à cette Italie joyeuse et merveilleuse qui l'accueille et recueille son récit.

Cendre Chassane dans "Crocodiles" condense le récit du véritable Enaiat (publié en 2011 chez Liana Levi), et en fait un conte à deux voix dans lequel un écrivain journaliste plein d'empathie interviewe le réfugié.

Sa pièce est un concentré de théâtre. Sa simplicité narrative, l'économie de ses accessoires (un bout de ficelle, un cerf-volant, un ballon, un t-shirt, un livre illustré, un gâteau, un lé de tissu métallisé, des images d'infini de sable ou de ciel) suffisent à capter l'imaginaire et rendent l'histoire lisible et sensible.

Jean Grapin
23/04/2018