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La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Trib'Une

Faites l'amour… pas des gosses - 26/04/2017

Madame Comédie "Bastille" - honneur à la femme - et Monsieur Théâtre "De la ville" ont un point commun : tous deux sont parisiens. Madame Comédie "Bastille" a 32 ans. En pleine force de l'âge. Monsieur "De la ville" est plus âgé. Il est né, paraît-il, au XIXe… Quelle santé ! Ils sont invités chez Hôtel "De ville", se retrouvent au buffet et un dialogue (imaginé) commence entre deux gorgées de...  

Des "Histoires d'hommes" dites par Mina Segui, une comédienne vêtue de charme et de sensualité - 16/03/2017

"La sensualité, c'est la mobilisation maximale des sens : on observe l'autre intensément et on écoute ses moindres bruits." Milan Kundera. Mina Segui, seule en scène, est touchante. La première envie qui a suivi le spectacle était de lui rendre visite en loge et de la prendre dans les bras. Ne riez pas ! J'aurais pu, par exemple, me glisser dans la peau d'un de ces hommes dont elle parle sur le...  

"31"… 31 mots… Message perso à ma jolie Élo - 28/02/2017

Ah ! M'asseoir, hier soir, sur un banc cinq minutes avec moi, regarder les passants, sacs Gucci dans les bras. Mater les voituriers, traits légèrement crispés, et sourire avec eux quand la portière a claqué. Laissant surgir deux silhouettes, portant sur elles mon année de loyer. Rester sur ce banc pour te voir arriver : ma poupée mon amie ma "sœurette" de ciné. Nous prendre dans les bras et se...  

"Piège mortel"… Superman a donc un nouveau nom et il s'appelle Nicolas Briançon - 08/02/2017

Pièce mortelle. La rime est facile et efficace. Est-elle fidèle pour autant à la pièce d'Ira Levin, adaptée en Français par Sibleyras ? Suspens ! Je serre les dents. Heureusement que j'ai porté ma gouttière la nuit d'avant… Non pas que je stressais de me rendre dans une salle de spectacle mais j'avais, il est vrai, anticipé la rime, bien avant l'ouverture du rideau de scène. Je me suis donc rendu...  

Chuuuuuuuuut ! Un spectacle qui donne envie de tout, sauf de se taire - 08/12/2016

Il y a beaucoup d’expressions à la con ! Comme : "La nuit porte conseil" alors que la nuit, à part une voisine insomniaque qui nous refait l’intégrale de Véronique et Davina, "Chut !", on dort… En revanche, celle-ci me plaît beaucoup : "Les petits ruisseaux font les grandes rivières.". Ne pas confondre avec la chanson de Justin, prononcé "Justine", Timberlake, "Pleure moi une rivière", dont le...  

Une pastille d’une heure vingt qu’on reçoit avec plaisir, comme une fraise "Tagada" - 14/11/2016

"Le village est à 12 km environ"… Douze éclats de rire que je vous confie pour cette comédie qui se joue encore quelques semaines au cœur de Paris. Douze stations me séparent du métro "Bonne nouvelle" où se trouve (entre autres théâtres) le théâtre du Gymnase. Éprouvant… Douzième arrondissement : où je vis depuis douze mois exactement. Marrant. Douze : le total cumulé de mes cheveux blancs !...  

Livane, un tourbillon doux et enchanteur, un bel oiseau qui se pose et repose notre esprit - 31/03/2016

Les temps sont difficiles et, parfois, m'inquiètent. Je regarde autour de moi, j'observe ce monde. Les écouteurs, les téléphones, les ordinateurs. Les transports en commun où chacun est rivé sur son écran. Aucun regard, personne ne se parle. Dans leur bulle… vont et viennent les gens. Les bulles sont parfois impénétrables. La bulle "power-bling-bling", par exemple, est pour moi insipide. Trop...  

Christophe Botti, un soleil mauricien en plein hiver - 07/01/2016

Il y a des artistes que l'on aime à défendre parce que, peut-être l'ignorent-ils (et donc vont l'apprendre), ils nous ressemblent. Christophe Botti fait partie de ceux-là. Pas uniquement parce qu'il a pris ce soir, à l'issue de la représentation de sa nouvelle création, la défense d'un lieu de diffusion : le Vingtième Théâtre, qui risque de partir en fumée comme d'autres espaces dédiés à la...  

Quand la jeunesse est unie… dans les brasseries, au concert, ou sur un plateau de théâtre… Le vendredi ! - 27/11/2015

"Quand la jeunesse est unie, elle se retrouve dans les brasseries, au concert, ou sur un très beau plateau de théâtre. Elle se retrouve le vendredi… et continuera à corps et à cris." Ce soir-là, c'était un vendredi. J'embarquais un copain au théâtre… Ce théâtre porte un nom que j'aime bien : opprimé. Le Théâtre de l'Opprimé. Si vous ne connaissez pas, n'ayez surtout pas peur d'y aller. Il s'y...  

Il et Elle ont une fille, elle est gourmande et c'est énorme ! - 17/10/2015

Formidable ! Mesdemoiselles, vous ne supportez plus vos kilos riquiqui ? Vous hurlez de jalousie face au visage et corps parfaits des mannequins en une de magazine ? En aucun cas retouché, ça se saurait. Je vous propose mon relooking, en quelques lignes… Aux oubliettes le jus d'algues, les graines de lin, la courgette moléculaire et tous les conseils de Gwyneth pour ses copines milliardaires. Le...  
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"Ma B.O. en couleurs" Silvano Jo… J'ai la mémoire qui chante…

"Et si pour toi, là bas c'est l'paradis Dis-toi qu'dans leur p'tite tête l'paradis C'est ici hum! C'est ici" Jean-Louis Aubert.
Le paradis c'est, un dimanche, rejoindre quelques amis.

© Laurence Guenoun.
Le paradis, c'est passer quelques instants, masqués, oui ! (Monsieur le président !) À échanger des mots avec quelques invités triés sur le volet. Non pas par prétention, mais par précaution puisque le virus circule et qu'il est, paraît-il, plus virulent, en petit comité.
Le paradis c'est, un dimanche pluvieux, se retrouver pour soutenir un artiste talentueux qui, l'espace d'un instant, transforme son loft en café-théâtre pour partager un spectacle bien vivant.

L'artiste s'appelle Sylvain mais son nom de scène est "Silvano". Et il nous offre, sur une heure, un show truffé de bons mots, de chansons d'aujourd'hui et d'avant, puis de costumes délirants.

Quel plaisir d'assister, presque clandestinement, au bonheur d'un comédien désireux de jouer, de se montrer, et de partager ; le tout accompagné par un musicien charmant et classieux.

Le paradis, pour lui, pour les deux, serait de se retrouver dans un théâtre. Vous savez, le théâtre, ce lieu où des individus de tous les horizons, le soir ou la matinée venus, se rejoignent pour entendre, écouter, savourer des textes d'auteurs, morts ou vivants ? Ces lieux dont on ne sait peu de choses en ce moment, excepté les grands… et encore… on se demande parfois qui ils intéressent vraiment ?

Isabelle Lauriou
05/02/2021
Spectacle à la Une

"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins

L'ombre fantomatique du vieux Roi légendaire n'est pas prête à laisser en paix les générations qui se suivent, tant les interrogations posées par William Shakespeare sont d'une historicité atemporelle. Désirs de pouvoir et de sexe intimement reliés l'un à l'autre pour les rendre consanguins, trahison et fidélité à un moi idéal déposé en soi par les vœux des pères, guerres des sexes et guerres intestines ou intracommunautaires se recouvrant à l'envi, ce magma incandescent parle en nous comme une matière en fusion à jamais constitutive de l'humain.

© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.

Yves Kafka
15/01/2021
Sortie à la Une

J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021