La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Du 8/07 au 31/07/2011, Collège de la Salle, Avignon Off, "Sophie Forte en concert" - 27/06/2011

Fée clochette pétillante et souriante, Sophie Forte - comédienne, chanteuse et auteure - commet depuis quelques années des spectacles musicaux pleine d'originalité, de poésie et d'humour. Des productions souvent associes à des albums de chansons pour enfants ("Chou fleur", le dernier en date). Elle se fait remarquer également en 2004 avec un magnifique CD jazzy (pour adultes) dont elle écrit la...  

Du 8/07 au 31/07/2011, Théâtre du Bourg-Neuf, Avignon Off, "Puck" - 24/06/2011

Après sa création dans l'Oise, son passage au Festival Baroque de Pontoise, au Théâtre de l’Épée de Bois et au Festival de Sully-sur-Loire, la Compagnie de Mars emmène "Puck" à Avignon. Spectacle familial pour petits (à partir de 5 ans) et grands, il est inspiré du "Songe d'une Nuit d’Été" de William Shakespeare... où la musique remplace les mots pour exprimer les émotions, des plus nobles aux...  

Du 9/07 au 29/07/2011, Théâtre Essaïon, Avignon Off, "Boucle d'Or et les trois ours" - 24/06/2011

Le soir, la petite Lilas se raconte l’histoire de Boucle d’or avec ses petites peluches. Dans ses rêves, au milieu d’une forêt magique, elle retrouve Boucle d’or, Papa Ours, Maman Ours et bien sûr Bébé Ours ! Texte : Guylaine Laliberté. Mise en scène : Michel Laliberté. Avec : Guylaine Laliberté et Éloise Auria ou Hélène Rossignol. Pour les Tout-petits de 1 à 6 ans. Du 9 au 29...  

6/04 au 2/07/2011, À La Folie Théâtre, Paris, Le pays où tout est permis - 30/04/2011

Léon est encore puni parce qu’il a désobéi. ! Il en a marre de faire ce qu’on lui dit et aimerait partir loin… Mais dans un pays où tout est permis, est-ce vraiment mieux qu’ici ? Là-bas, il va faire la connaissance de plusieurs personnages très spéciaux… Ainsi, "celui qui ne mangeait que des frites" a le ventre qui enfle dangereusement, "celui qui n'aimait que la bagarre" est souvent tout seul,...  

26/04 au 4/05/2011, Théâtre National de Chaillot, Paris, Comment ai-je pu tenir là-dedans ? - 17/04/2011

Sous le drolatique intitulé "Comment ai-je pu tenir là-dedans ?", le duo Jean Lambert-wild et Stéphane Blanquet revisite "La Chèvre de M. Seguin" d’Alphonse Daudet. C’est avec une faim de loup qu'ils emmèneront les spectateurs dans un univers fantasmagorique. Ils proposeront un voyage visuel féerique et déroutant qui mettra en valeur les diverses saveurs de cette fable mythique d'Alphonse Daudet...  

9/04 au 4/06/2011, Le Lucernaire, Paris, La sorcière du placard aux balais. - 11/04/2011

Un jour, en fouillant dans sa poche, Monsieur Pierre trouve un billet. Devenu riche, il s’empresse d’acheter une petite maison qui se révèle, gentiment, hantée. Une habitante singulière, tapie au creux de son placard, lui proposera un étrange défi… Une histoire écrite pour les enfants par les enfants, La sorcière du placard aux balais puise dans le quotidien et l’imaginaire. Un univers où l’on...  
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À découvrir

"Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts

Dead Can Dance : "Les morts peuvent danser" ! Beauté, Lisa Gerrard est ma chanteuse préférée… J'ai assisté à la représentation de "Cendres sur les mains" sans avoir pris le temps de me renseigner. Bien m'en a pris ! Par les temps qui courent, j'aurais pu penser que ce spectacle allait ajouter au blues de la saison et au retour des contaminations, encore un peu plus de dépression. Et non !

© Jon. D Photographie.
Ce que je retiens, c'est d'abord une voix, celle de Prisca Lona. Envoûtante et habitée. Comme celle de Lisa Gerrard que je cite plus haut et à qui, un temps, elle m'a fait penser. Prisca Lona, la silhouette fine, le costume taillé sur mesure et la beauté lumineuse rattrapée par la bougie dans une semi-obscurité. Une "survivante" revenue des morts… de la mort.

Puis, progressivement, le plateau s'ouvre et s'éclaire juste un peu plus devant nous. Des sacs portés par deux hommes. Un duo. Ils pourraient être frères tant leur ressemblance physique est frappante. Ils portent la même tenue, ils sont fossoyeurs. Ils transportent des corps et les entassent. Tous deux côtoient les cadavres, manipulent des bidons d'essence et se retrouvent dans une marée de cendres. Une mer d'horreur ! Ils font ce qu'on leur demande de faire sans aucun autre retour que de devoir appliquer sans broncher ce "travail" insoutenable, monstrueux qui va s'attaquer à leur propre corps et à leur âme.

Isabelle Lauriou
06/05/2022
Spectacle à la Une

"Monte-Cristo" Grande Épopée pour une grande narration : Monte-Cristo en lumière

Au Quai des Rêves, la bien nommée salle de spectacle de Lamballe, la Compagnie La Volige a présenté l'histoire merveilleuse, palpitante et instructive du Comte de Monte-Cristo. Il s'agit d'un exploit que de restituer sur scène en une heure trente les trois tomes du roman d'Alexandre Dumas. Non seulement par l'étendue du texte, mais également par la multiplicité des lieux où se déroule l'action et par le nombre des personnages impliqués dans cette saga qui se déroule sur plus d'un quart de siècle. Un exploit qui sera cet été au festival d'Avignon Off.

© Frédéric Ferranti.
C'est là qu'entre en jeu la spécificité de la compagnie La Voltige et plus particulièrement celle de l'un de ses créateurs, Nicolas Bonneau. C'est un conteur, original moderne, dont les spectacles s'inscrivent en général dans notre époque, se sourçant au terroir ou à sa propre histoire (citons "Sortie d'usine", "Le combat du siècle", "Qui va garder les enfants ?" ou encore "Mes ancêtres les Gaulois" : tous extraits de notre époque, de notre réalité). "Monte-Cristo" dévie en apparence de ces inspirations. En apparence, car les thèmes qu'il développe et le monde dont il parle ne sont pas si éloignés des nôtres. En cette période trouble du début du XIXe siècle naissait le capitalisme qui nous berce toujours de ses rêves et de ses dévastations. "Il y a dans Le Comte de Monte-Cristo une pertinence philosophique et un esprit de revanche sur la naissance du capitalisme qui résonne avec notre monde actuel", dixit Nicolas Bonneau.

Voici pour le fond de l'histoire. Mais quand il s'agit de raconter cette épopée dantesque (oui, le héros s'appelle Edmond Dantès… mais rien à voir ?), qui mieux qu'un habile conteur comme Nicolas Bonneau pour prendre Edmond et la verve furieuse de Dumas à bras le corps et nous la faire vivre ? Toujours avec douceur, précautions, fluidité et surtout art du langage, c'est ainsi que procède ce conteur moderne, jamais dans l'intention d'imposer sa vision, mais toujours sur une intensité qui fait jaillir de ses mots les images. Ce qui ne l'empêche pas de jeter son habit de conteur dans l'ombre pour se glisser dans la peau de certains personnages, donnant la vie à certaines scènes.

Bruno Fougniès
05/05/2022
Spectacle à la Une

"Vies de papier" Road-movie immobile entre enquête et conférence passionnées

Leur nouvelle tournée passe peut-être pas loin de chez vous. Il faut aller voir Benoît Faivre et Tommy Laszlo et leur manière de rendre palpitant l'examen d'un album-photos anonyme et intrigant trouvé dans une brocante belge…

© Thomas Faverjon.
Dans "Vies de papier", ces documentaristes, ces nouveaux Dupond et Dupont mènent une enquête qui, par étapes, avec ses impasses, ses indices, ses objets déconcertants, toutes ces miettes d'un passé inconnu voit s'ajuster des miettes de mémoire et se constituer en une histoire allemande, une destinée. Celle d'une femme allemande pendant la guerre.

Le scénario développé est improbable et véridique, le récit est haletant. Il a la dimension d'un témoignage de chasseurs de trésors qui tatônnent et se trouvent transformés eux- même par la chasse. Par la résolution de l'énigme, les ressorts secrets de la quête.

Scéniquement, tous les codes convergent vers la réalité avec, en prime dans la présence des comédiens, cette dimension de passion délivrée par des enquêteurs devenus de magnifiques conférenciers. Qui, dans leur manière de faire la liaison entre les images et les objets, cèdent à une touchante tendance à l'auto-célébration. Comme une joie, une satisfaction, une fierté à faire partager.

"Vies de papier" est un road-movie immobile, une épopée avec ce sens de l'autodérision qui fait douter jusqu'au bout et tiens les rennes du rire. Alors cet album-photos ? Cette femme, on y croit ou on n'y croit pas ? C'est la question d'un spectateur comblé.

Jean Grapin
24/03/2022