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La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Lyrique

"L'Élixir d'amour", un cocktail euphorisant à Bastille - 30/10/2018

Le chef-d'œuvre comique de Gaetano Donizetti revient à Paris dans la brillante production de Laurent Pelly jusqu'au 25 novembre. Cet "Élixir d'amour", créé en 2006, se révèle toujours aussi euphorisant, relevé en cette saison anniversaire de l'Opéra de Paris par les saveurs intenses d'une équipe artistique de choix. Il est des œuvres qui rencontrent un jour le metteur en scène qui fixe pour...  

"Shakespeare, fragments nocturnes", le beau théâtre du monde de Will - 16/10/2018

Le premier spectacle de la nouvelle saison des jeunes artistes en résidence à l'Académie de l'Opéra de Paris,"Shakespeare, Fragments nocturnes", s'impose délicatement à la croisée du théâtre et de l'art lyrique grâce au talent des chanteurs et à une proposition scénique réussie. La nuit shakespearienne - et ses personnages devenus légendaires - est la source d'inspiration vertigineuse du nouveau...  

Le retour en grâce des "Huguenots" à Paris - 08/10/2018

Le retour des "Huguenots" de Meyerbeer sur la scène de l'Opéra de Paris est un des événements marquants de la commémoration des 350 ans de la noble maison. En dépit de contrariétés dues à des défections de dernière minute, le spectacle tient son rang et fait sonner de nouveau (à juste titre) les trompettes de la notoriété d'un compositeur longtemps oublié. Le grand opéra à la française - un genre...  

"Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ? - 05/10/2018

Création mondiale de "Bérénice" de Michael Jarrell à Garnier, une commande de l'Opéra national de Paris. Surprise : cet ouvrage nous a laissés bien froids malgré l'engagement des chanteurs et l'excellence des musiciens de la maison dirigés par Philippe Jordan. Après la prenante création de "Trompe-la-Mort" de Luca Francesconi la saison dernière, l'Opéra de Paris poursuit son programme de...  

Romeo Castellucci rhabille Mozart à la Monnaie - 24/09/2018

Le Théâtre de la Monnaie a choisi d'ouvrir sa saison avec une nouvelle production de "La Flûte enchantée", un singspiel ici revu et corrigé par Romeo Castellucci. Retour sur une vision roborative qui dérange profondément autant qu'elle interroge le chef-d'œuvre mozartien. Découvrir une nouvelle production du metteur en scène et plasticien Romeo Castellucci, c'est la promesse de jeter un regard...  

"Tristan et Isolde", la nuit transfigurée à Bastille - 17/09/2018

Reprise à l'Opéra national de Paris de la sublime production du "Tristan und Isolde" rêvée par Peter Sellars, avec une superbe distribution masculine que dominent Andreas Schager, René Pape et Matthias Goerne, et un orchestre en fusion sous la baguette inspirée de Philippe Jordan. En ce soir de première, ne se pressent pas seulement les adeptes de "Tristan", en fervents habitués de la secte, mais...  

Une "Carmen" rayonnante de jeunesse au Grand Théâtre de Genève - 13/09/2018

Du 10 au 27 septembre 2018, le Grand Théâtre de Genève offre une nouvelle production du chef-d'œuvre de Bizet. La mezzo Ekaterina Sergeeva et le ténor Sébastien Guèze dans sa prise de rôle de Don José ont brillé par la jeunesse et la fougue, bien secondés par une distribution souvent excellente et par l'énergie du chef John Fiore qui a enflammé les pupitres de l'Orchestre de la Suisse Romande....  

"Kassya" de Delibes, un opéra réinventé au Festival Radio France - 26/07/2018

Le Festival Radio France - Occitanie - Montpellier, fidèle à sa vocation défricheuse de raretés, a programmé la recréation de l'ultime opéra inachevé de Léo Delibes, "Kassya". Grâce à une distribution éblouissante et un Orchestre national Montpellier Occitanie transcendé par son génial chef Michael Schonwandt, le public a vécu un moment enchanteur. L'histoire de "Kassya", opéra inachevé par le...  

"Bohème, notre jeunesse" et notre plaisir à l'Opéra Comique - 13/07/2018

L'Opéra Comique programme jusqu'au 17 juillet 2018 une version en français du chef-d'œuvre de Puccini, "La Bohème", avant une tournée en régions. Réorchestrée avec talent pour treize musiciens et huit chanteurs, cette version intimiste ravit cœurs et esprits grâce à une mise en scène poétique, à une troupe de chanteurs formidables et aux musiciens des Frivolités Parisiennes. Comment intéresser...  

La "Didon" de Purcell, royale migrante au Festival d'Aix - 11/07/2018

Nouvelle production au Festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence de l'opéra de Henry Purcell, "Didon et Enée". Enrichie d'un Prologue commandé à l'écrivaine Maylis de Kerangal replaçant la tragédie de la Reine de Carthage au plus près de l'effroyable actualité et son cortège d'exilés, la production de Vincent Huguet atteint avec une belle sobriété à l'universel. Les circonstances de la composition...  
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À découvrir

"Ma B.O. en couleurs" Silvano Jo… J'ai la mémoire qui chante…

"Et si pour toi, là bas c'est l'paradis Dis-toi qu'dans leur p'tite tête l'paradis C'est ici hum! C'est ici" Jean-Louis Aubert.
Le paradis c'est, un dimanche, rejoindre quelques amis.

© Laurence Guenoun.
Le paradis, c'est passer quelques instants, masqués, oui ! (Monsieur le président !) À échanger des mots avec quelques invités triés sur le volet. Non pas par prétention, mais par précaution puisque le virus circule et qu'il est, paraît-il, plus virulent, en petit comité.
Le paradis c'est, un dimanche pluvieux, se retrouver pour soutenir un artiste talentueux qui, l'espace d'un instant, transforme son loft en café-théâtre pour partager un spectacle bien vivant.

L'artiste s'appelle Sylvain mais son nom de scène est "Silvano". Et il nous offre, sur une heure, un show truffé de bons mots, de chansons d'aujourd'hui et d'avant, puis de costumes délirants.

Quel plaisir d'assister, presque clandestinement, au bonheur d'un comédien désireux de jouer, de se montrer, et de partager ; le tout accompagné par un musicien charmant et classieux.

Le paradis, pour lui, pour les deux, serait de se retrouver dans un théâtre. Vous savez, le théâtre, ce lieu où des individus de tous les horizons, le soir ou la matinée venus, se rejoignent pour entendre, écouter, savourer des textes d'auteurs, morts ou vivants ? Ces lieux dont on ne sait peu de choses en ce moment, excepté les grands… et encore… on se demande parfois qui ils intéressent vraiment ?

Isabelle Lauriou
05/02/2021
Spectacle à la Une

"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins

L'ombre fantomatique du vieux Roi légendaire n'est pas prête à laisser en paix les générations qui se suivent, tant les interrogations posées par William Shakespeare sont d'une historicité atemporelle. Désirs de pouvoir et de sexe intimement reliés l'un à l'autre pour les rendre consanguins, trahison et fidélité à un moi idéal déposé en soi par les vœux des pères, guerres des sexes et guerres intestines ou intracommunautaires se recouvrant à l'envi, ce magma incandescent parle en nous comme une matière en fusion à jamais constitutive de l'humain.

© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.

Yves Kafka
15/01/2021
Sortie à la Une

J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021