Quantcast
La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Lyrique

VOCES8 donnera de la voix au Festival VOCO à La Seine Musicale

Les 11 et 13 juin, le formidable ensemble vocal britannique donnera deux concerts gratuits, fruit d'un travail d'un an avec 550 jeunes collégiens des Hauts-de-Seine. Le public aura aussi l'occasion de (re)découvrir les huit chanteurs de l'ensemble dans un programme de concert original le 12 juin.



© DR.
© DR.
Huit chanteurs britanniques dans le vent pour un ensemble vocal a cappella qui a le vent en poupe. Des chœurs de Westminster aux tournées et meilleures scènes internationales, VOCES8 * est désormais associé à l'université de Cambridge pour y donner master-classes et cours de chorale. Car s'il est aujourd'hui retiré de l'ensemble (chant, direction), son fondateur Paul Smith se consacre tout entier avec lui à l'éducation musicale de nombreux amateurs jeunes ou moins jeunes - des activités pédagogiques menées en Europe (dont la France et l'Allemagne) et dans de nombreux festivals.

Paul Smith a d'ailleurs publié trois ouvrages didactiques dont une "Méthode VOCES8" aux Éditions Peters pour accompagner cette formation musicale qui a par exemple touché depuis 2007 environ vingt mille enfants. 

En effet pour VOCES8, dans une société européenne qui se fragmente un peu plus tous les jours, l'apprentissage de la cohésion, la découverte d'un vaste répertoire et la formation du public de demain constituent un axe central de son engagement. Créé par des choristes issus du vénérable Westminster Abbey Choir, VOCES8 n'a donc jamais cessé de travailler avec des établissements scolaires entre ses tournées internationales sur tous les continents.

© DR.
© DR.
Logiquement, les 11 et 13 juin, l'ensemble vocal livrera au public de La Seine Musicale l'aboutissement d'un travail d'une année avec 550 collégiens des Hauts-de-Seine dans le cadre du Festival VOCO. Leur répertoire s'étendra du "classique" au jazz et aux musiques du monde.

Mais VOCES8 seul offrira aussi le 12 juin dans l'Auditorium sis à Boulogne-Billancourt un concert au programme fidèle à son identité musicale - depuis les polyphonies de la Renaissance jusqu'aux créations contemporaines de jeunes compositeurs qui l'accompagnent depuis toujours. C'est Jonathan Dove qui achève cette année une résidence de deux années avec eux.

Des classiques de Nat'King Cole, Cole Porter, Irving Berlin (entre autres) aux œuvres de William Byrd, Palestrina, J.S. Bach ou Rachmaninov (revisités et arrangés pour le chant a cappella pour certains évidemment) sont au programme de ce concert du 12 juin. Notons que leur dernier CD "Enchanted Isle" chez Decca, consacré à des arrangements de mélodies écossaises et irlandaises, est sorti en janvier 2019.

© DR.
© DR.
* VOCES8 est composé de huit chanteurs : les sopranos Eleonore Cockerham, Andrea Halsey, les altos Barnaby Smith (et direction), Katie Jeffries-Harris, les ténors Sam Dressel, Blake Morgan, et les basses Christopher Moore, Jonathan Pacey.

Auditorium de La Seine Musicale.
Île Seguin - Boulogne-Billancourt (92).
>> laseinemusicale.com

Concerts les 11, 12 et 13 juin 2019 à 20 h 30.

>> voces8.com

Christine Ducq
Vendredi 7 Juin 2019

Nouveau commentaire :

Concerts | Lyrique


Brèves & Com


Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.






    Aucun événement à cette date.



À découvrir

Fred Pallem et Le Sacre du Tympan racontent les Fables de La Fontaine

Excellente idée que celle de Fred Pallem, musicien compositeur aux multiples talents et goûts musicaux, de revisiter avec quelques belles notes revigorantes "Les Fables de La Fontaine", quatorze plus précisément, qui sont racontées par une belle "brochette" d'artistes, des fidèles parmi les fidèles ou des - nouvellement ! - copains et copines.

Concert
En ces temps si particuliers, où nous sommes coincés - petits et grands - dans nos lieux de vie, notre disponibilité pour lire, écouter, songer, affabuler, s'évader sur des histoires anciennes ou nouvelles, est grande. C'est l'occasion aussi de redécouvrir nos classiques, mais en mode inédit, portés par des phrasés mélodiques et des conteurs aux personnalités affirmées et talentueuses.

S'il y a bien un compositeur à qui l'on ne peut pas reprocher de raconter des fables, c'est bien Fred Pallem. En plus de vingt ans de compositions et de concerts, jamais il ne se répète. Depuis son premier album avec sa formation "Le Sacre du Tympan" (en 2002) jusqu'à sa dernière "Odyssée" en 2018, en passant par ses passions cinématographiques - "Soundtrax" (2010), "Soul Cinéma" (2017) -, voire celles aux dessins animés de son enfance - Cartoons (2017) - et à des compositeurs comme François de Roubaix, jamais il n'a cessé d'innover, de créer.

Mais ce que l'on sait moins, c'est que Fred Pallem est également un amoureux des mots. On peut le constater avec les multiples collaborations qu'il a eues avec des chanteurs et chanteuses comme Lavilliers, Barbara Carlotti, MC Solaar, Clarika, etc. Mais aujourd'hui, avec ce nouvel album, les mots prennent le devant. "Tout d'abord, j'avais envie de composer de la musique autour d'une voix parlée ; m'imprégner du rythme des mots et de leurs sons, ressentir le tempo de la diction, puis écrire de la musique à partir de cela. Nous avons donc enregistré les voix en premier et les musiques ensuite."

Gil Chauveau
15/11/2020
Spectacle à la Une

"Rabudôru, poupée d'amour" Une expérience intime de théâtre filmé, diffusée en direct via le web

L'incidence de la mise en sommeil de tous les spectacles, en ce mol novembre 2020, n'est pas la seule raison de cette représentation destinée aux internautes à laquelle nous à conviée la Compagnie La Cité Théâtre. Dès la conception du spectacle, Olivier Lopez, auteur et metteur, envisageait une double vision du spectacle : une en contact direct avec le public de la salle, l'autre en streaming par captation en temps réel.

© Julien Hélie.
"Le "ciné live stream" est un autre regard sur l'histoire de "Rabudôru". Accessible en ligne, cette "dématérialisation" interroge l'expérience théâtrale, la place du(de la) comédien(ne), entre l'image et le plateau. (Olivier Lopez/Dossier de presse).

Le plateau de théâtre devient également plateau de cinéma, avec cadreurs, techniciens et cabine de réalisation intégrée. Le but est de rechercher d'autres rapports à la scène que cet éphémère "ici et maintenant" dont le spectacle vivant a toujours été fier et dépendant. C'est un ici au ailleurs que propose Olivier Lopez mais pas seulement.

Le filmage en direct apporte, dans certaines scènes, une proximité, une intimité avec les personnages sans le filtre de la déclamation théâtrale. Les expressions en plans rapprochés semblent plus fortes. Les cadrages permettent d'oublier un temps le reste du décor plateau et s'immerger plus profondément dans la scène, passer d'un lieu à un autre avec souplesse et précision.

Bruno Fougniès
16/11/2020
Sortie à la Une

"Zaï Zaï Zaï Zaï" Road movie déjanté… Tout ça pour un poireau !

Ne devoir son salut qu'à un légume à bulbe blanc et à longues feuilles vertes, brandi sous le nez d'un vigile expert en roulade arrière dissuasive, marque le point de bascule de ce jeune homme - peu recommandable, il est auteur de BD - venant de commettre l'impensable : ne pas avoir été en mesure de présenter sa carte de fidélité à la caissière ! Telle est l'origine de la folle cavale du "héros" échappé de l'album éponyme de Fabcaro pour être porté sur la scène par Angélique Orvain, réalisant là une prouesse propre à rendre lumineuse toute grisaille.

© Romain Dumazer.
Dans un dispositif immergeant le spectateur au cœur de l'action effrénée - pas moins de quatre podiums disposés en cercle, éclairés tour à tour, incluent le public dans des tableaux vivants -, l'épopée du fuyard décrété ennemi numéro 1 par la vox populi reprenant en chœur les voix des médias et des représentants de l'ordre va être vécue de manière haletante. L'occasion pour l'auteur et la metteure en scène, fins observateurs des travers contemporains, de croquer à pleines dents les errements hilarants des conduites dites "ordinaires".

En effet ces "arrêts sur images", joués superbement par huit acteurs tirant parti avec intelligence des ressorts du théâtre de tréteaux et des ralentis cinématographiques, passent au scanner les dérives de la pensée commune érigée en système de pensée. Aucun milieu n'y échappe. Pas moins les complotistes avachis devant leur téloche, les bobos contents d'eux-mêmes lisant Les Inrocks ou Le Monde Diplomatique, les artistes charitables réalisant un album de soutien à l'auteur de BD à la dérive, les forces de l'ordre au képi bas, et encore moins les journalistes des chaînes d'infos en continu commentant en boucle l'absence d'infos.

Éberlué par tant de perspicacité bienveillante mais non moins mordante, on jubile… Rien ne nous est épargné du grotesque qui sous-tend les comportements de la meute de ces (braves) gens commentant avidement la cavale du dangereux mécréant ayant bravé l'interdit suprême des fidèles du "Temple de la consumation". Et si le trait est grossi à l'envi, il déforme à peine la réalité des travers.

Yves Kafka
29/10/2020