La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Danse

Séquence Danse Paris : "Tù"… La danse aux éclats - 04/04/2017

Pour sa cinquième édition, "Séquence Danse Paris" offre un éventail très varié d'une composition artistiquement riche où la danse contemporaine cohabite souvent avec le théâtre et où le classique revisité fait front avec des danses urbaines. Un long papier crisse et bouge telle une chenille. Les mouvements sont articulés et il est aisé d'imaginer leurs formes qui cheminent par en dessous....  

"La jeune fille et la mort"… à couper le souffle ! - 14/03/2017

Les Grands Ballets Canadiens de Montréal font honneur à leur devise "Faire bouger le monde. Autrement" en invitant des artistes de renom comme Stephan Thoss qui marie avec aisance danses classique et contemporaine. Fondés en 1957 par Ludmilla Chiriaeff* (1924-1996), Les Grands Ballets Canadiens de Montréal renouent une troisième fois avec le chorégraphe allemand Stephan Thoss qui avait déjà...  

"Tetris"… géométrie corporelle temporelle - 19/01/2017

Erik Kaiel est né en Autriche, a grandi aux États-Unis et vit aux Pays-Bas où il a créé Tetris en 2011 pour le jeune public. Son spectacle est une vue de notre mode de vivre où le corps devient parangon géométrique de notre savoir-être. Quatre danseurs, deux hommes et deux femmes s'emboîtent et se désemboîtent comme dans ce fameux jeu, Tetris. Deux figures importantes sont effectuées. La première...  

"Y Olé!"… Hip-hop classiquo-flamenco ! - 16/01/2017

José Montalvo tape un grand coup en invitant le flamenco, le hip-hop et la danse classique dans un spectacle où chaque style donne la repartie aux deux autres, accompagnés par des musiques et des chants aussi variés que leur déclinaison chorégraphique. La vue est presque cinématographique, rappelant quelque peu "West Side Story" avec des danseurs habillés de couleurs vives, disposés de façon...  

"Until the lions"… Une danse féline comme la grâce - 13/12/2016

Dans un superbe spectacle où la musique, le chant et le théâtre accompagnent le Kathak, danse originaire de l'Inde, Akram Khan nous fait découvrir un épisode du Mahabharata dans lequel le chorégraphe pose la question de l'identité sexuelle. Akham Kran renoue avec le Kathak, danse originaire de l'Inde, pour raconter l'histoire d'Amba (Ching-Ying Chien), princesse enlevée le jour de ses noces par...  

"Bhopal blue"… Inde, entre danse et douleurs - 25/11/2016

C’est autour de la catastrophe de Bhopal en 1984 que Brigitte Chataignier a créé son spectacle. À l’aide du théâtre, du Kathakali, du Kalarippayatt et du Mohiniattam, l’art et la culture de l’Inde nous replongent dans ce drame qui avait tué plusieurs milliers de personnes. C’est l’histoire d’un drame humain, écologique, industriel qui frappa l’Inde un 3 décembre 1984. Une usine filiale d'Union...  

"Caída del Cielo"… Corps à cœur - 09/11/2016

La jeune artiste Rocío Molina déploie un spectre corporel dans toute sa plénitude en bousculant les codes du flamenco. Accompagnée de percussions, d'une guitare électrique et de palmas, la danseuse-chorégraphe plonge le flamenco dans sa modernité et ses traditions ; et fait du corps, un cœur à prendre. Guitare électrique et batterie démarrent le spectacle pendant quelques minutes. Puis un long...  

Meguri... La beauté claire et sereine du Butô - 28/06/2016

Ushio Amagatsu et sa compagnie Sankai Juku invitent au Butô, jeune danse japonaise, pour découvrir un monde artistique où le difforme fait irruption dans des corps faisant passerelle entre la Mort et la Vie. Assister à une représentation de Butô (1) est comme voir une danse de l'âme avec sa fragilité des mouvements, puisant à l'intérieur des corps, et sa gestuelle qui fait un pacte avec le Temps,...  

Shiganè naï… entre modernité et tradition coréennes - 21/06/2016

Dans le cadre de l'année France Corée et des quatre programmes "Focus Corée" présentés à Chaillot, José Montalvo, avec la "National Dance Company of Korea", allie modernité et tradition dans une approche chorégraphique légère et poétique. "Shiganè naï" (âge du temps)… le titre est suffisamment révélateur. José Montalvo prend le Temps comme pendule pour lier le présent au passé autour de musiques,...  

"Tristan et Isolde"… Danser avec Wagner. - 28/03/2016

La chorégraphe Joëlle Bouvier fait exister la danse dans l'œuvre majeure de Wagner comme une voix de ténor dans un opéra. Les danseurs arrivent à éclipser l'absence des chants dans des chorégraphies où la gestuelle, sobre et précise, incarne une passion amoureuse. "Tristan et Isolde", composé entre 1857 et 1859, est un opéra de Wagner (1813-1883). Le compositeur dut attendre cinq ans avant qu'il...  
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À découvrir

"Barbara amoureuse"… Ah qu'il est doux le temps des amours

Caroline Montier chante "Barbara amoureuse", Essaïon Théâtre, Paris

Chanter l'amour comme une femme, chanter l'amour de toutes les femmes, et interpréter celle qui sut tant aimer les hommes ainsi que son public. Dans une belle et élégante simplicité, Caroline Montier nous offre quelques joyaux mélodiques et poétiques de la grande Barbara, éternelle amoureuse.

Parti-pris judicieux, Caroline Montier a puisé dans le répertoire de jeunesse de la dame en noir, époque L’Écluse, Bobino (en première partie de Félix Marten en 61 et de Brassens en 64, puis en vedette en 65), et des premiers Olympia… Période Barbara jeune, tendre, passionnée ou orageuse amante. Une femme qui, à ses débuts, fut tout aussi timide et réservée que mutine et fougueuse, aimant tant l'amour que les hommes qui souvent l'ont comblée.

De titres connus ("Dis, quand reviendras-tu", 1ère version 1962 ou "La Solitude", 1965) à ceux qui le sont moins ("Pierre", 1964 ou "Gare de Lyon", 1964), Caroline Montier a construit un récital sur ces aventures qui ont jalonné sa vie, mais ici avec un choix de chansons enregistrées par Barbara entre 1962 et 1968, avec une prédilection pour des compositions de 64 ("Toi l'homme", "Je ne sais pas dire", "Septembre"…) ou de 68 ("Du bout des lèvres", "Amoureuse", "Le Testament", "Tu sais"…).

Dans cette exploration originale, Caroline Montier fait le choix d'aller croquer un rayon de soleil dans les amours de Barbara, apportant, avec subtilité et talent, une touche de grâce à l'ensemble.

Gil Chauveau
12/12/2018
Spectacle à la Une

"Adieu Monsieur Haffmann"… Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs

Reprise de la pièce aux quatre "Molière 2018", Théâtre Rive Gauche, Paris

La pièce est dessinée en traits purs, comme une esquisse, une encre fine qui laisse autant de place à l'imaginaire dans les espaces laissés vides que dans les tracés. Une sorte de stylisation mêlée à une extrême pudeur pour permettre à cette histoire de briller malgré la noirceur de l'époque où elle se déroule.

1942, les nazis instaurent le port obligatoire de l'étoile jaune pour les Juifs, monsieur Haffmann décide de se cacher dans la cave de sa bijouterie et d'en confier la direction (ainsi que sa propre sécurité) à son employé goy Pierre Vigneau.

Le décor sobre de Caroline Mexme, tout en déclinaisons de gris, sert de fond à cette époque aux couleurs vert-de-gris. D'un côté la cave où se cache Joseph Haffmann, de l'autre l'appartement à l'étage où s'installent Pierre et sa femme, jeune couple en attente d'un enfant qui ne vient pas. Dehors, les persécutions contre les Juifs s'intensifient, dénonciations, expropriations, et puis la rafle du Vél d'Hiv…

C'est dans ce huis clos que va se dérouler la pièce. Une vie à trois qui s'organise sur la base d'un double contrat : donnant-donnant. L'employé-modèle accepte de cacher son patron et de diriger la boutique à condition que celui-ci veuille bien tenter de mettre enceinte sa femme - car lui-même est stérile et monsieur Haffmann si fertile que sa descendance est déjà au nombre de quatre. Contrat aux allures diaboliques dans une époque où l'intégrité est soumise à toutes sortes de tentations, où toutes les trahisons sont possibles.

Bruno Fougniès
09/10/2018
Sortie à la Une

"Crocodiles"… Comme l'histoire d'un d'Ulysse, épuisé, recueilli par Nausicaa

"Crocodiles", en tournée 2018/2019

C'était, il y a, une fois. Un petit garçon qui aimait les étoiles et les arbres fruitiers. Enaiat est son nom. Sa mère, parce qu'elle l'aimait, l'a confié au destin, en l'abandonnant au-delà de la frontière alors qu'il approchait de ses dix ans.

C'est qu'à dix ans, là-bas en Afghanistan, on devient un homme et qu'un homme, quand il est hazāra, quand il appartient à une ethnie persécutée, ne va pas à l'école. Il est esclave. Pendant cinq ans, peut-être, il va avancer vers l'Ouest, de nuit. Se cachant, travaillant le jour, amassant un pécule, des rencontres et des chances.

Afghanistan, Pakistan, Iran, Turquie, Grèce, jusqu'à cette Italie joyeuse et merveilleuse qui l'accueille et recueille son récit.

Cendre Chassane dans "Crocodiles" condense le récit du véritable Enaiat (publié en 2011 chez Liana Levi), et en fait un conte à deux voix dans lequel un écrivain journaliste plein d'empathie interviewe le réfugié.

Sa pièce est un concentré de théâtre. Sa simplicité narrative, l'économie de ses accessoires (un bout de ficelle, un cerf-volant, un ballon, un t-shirt, un livre illustré, un gâteau, un lé de tissu métallisé, des images d'infini de sable ou de ciel) suffisent à capter l'imaginaire et rendent l'histoire lisible et sensible.

Jean Grapin
23/04/2018