La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Humour

"Ça ira mieux demain"… Alévêque ne se fait pas prier pour en remettre ! - 04/11/2015

Alévêque, en pourfendeur de la morosité, joue les "Don Quichotte" sur scène. Il se bat, tel un soldat des temps modernes qui en a sa claque, contre l'ambiance morne et triste. Mais oui, ça ira mieux demain pardi ! J'ai hésité à écrire cet article. Mais il est difficile de passer sous silence un soldat qui s'est battu contre la dette et les banques et qui aujourd'hui s'attaque à la morosité. Dans...  

•Molières 2018• Le stand-up caustique, trash mais hilarant de la mutine et espiègle Blanche Gardin - 29/05/2018

Âmes sensibles s'abstenir, spectacle interdit au moins de seize ans... Ne vous attendez pas au pire, ça va être encore pire... Car Blanche Gardin dépasse les bornes, les limites, fait valdinguer les tabous... Et tout ça, avec une frimousse de séraphine et surtout un insolent talent. Bref c'est jouissif, hilarant et réveille nos neurones façon chaise électrique ! Rarement stand-up aura été aussi...  

Le stand-up caustique, trash mais hilarant de la mutine et espiègle Blanche Gardin - 29/04/2015

Âmes sensibles s'abstenir, spectacle interdit au moins de seize ans... Ne vous attendez pas au pire, ça va être encore pire... Car Blanche Gardin dépasse les bornes, les limites, fait valdinguer les tabous... Et tout ça, avec une frimousse de séraphine et surtout un insolent talent. Bref c'est jouissif, hilarant et réveille nos neurones façon chaise électrique ! Rarement stand-up aura été aussi...  

L'univers affreux, bête et méchant mais terriblement drôle de Bénédicte Vidal - 04/04/2015

Elle a du talent… et une véritable écriture qu'elle a déjà mise au service des autres (Arthur, Marc-Olivier Fogiel, Nagui, etc.). Elle a une voix - qui lui permet de personnaliser et d'habiller ses différents personnages -, une vraie présence scénique et un humour caustique, terriblement actuel et d'une méchanceté jouissive qui n'est pas sans nous rappeler l'envergure comique d'une Zouc. Elle se...  

Retour en forme de comédie sur l’histoire sociale de la femme en France depuis 1945 - 17/09/2014

Simone Veil peut veiller tranquille. Sur scène, de façon comique, trois femmes retracent l’évolution sociale et politique de la femme en France de 1945 à aujourd’hui. Ici nul drapeau, seul comme étendard le rire pour dénoncer certains traits d’époques, pas si lointaines, où les femmes étaient bien peu considérées. Dès le début du spectacle, une femme (Bonbon) habillée d’une veste jaune et...  

Sans temps morts et à mi-mots, Gauthier Fourcade déplie les secrets du temps - 24/09/2015

Une nuit d'orage, un homme que sa femme a quitté, attend. De cette inactivité naît une réflexion sur le temps qui passe… Une théorie révolutionnaire sur le temps, son origine, sa fonction, sa matière, sa couleur, ses intentions… Tout commence par l'histoire, somme toute banale, d'un homme que sa femme a quitté et qui décide de regarder le temps passer. Activité de chaque instant, exclusive,...  

Les fous du IV bis... une folie douce et sucrée - 24/09/2013

Pièce complètement décalée où une folie douce tient lieu d'étendard pour les comédiens, "Les fous du IV bis" nous plonge dans les méandres de comportements humains hors de toute vue psychologique. L’histoire se déroule dans le pavillon d’une clinique traitant des patients souffrant de problèmes psychiatriques. La pièce est très décalée sous couvert d'un tragique dans lequel se retrouvent sur...  

Avignon Off 2013 : Les Mangeurs de Lapin... une piste aux étoiles délirante et désopilante - 23/07/2013

Dans la dramaturgie du cirque qui fait frissonner le spectateur, les personnages des clowns font baisser la tension quand celle-ci est trop forte, attirent sur eux l’attention pour faire diversion. Les clowns sont attentifs aux prestations des artistes en piste et aux émotions du public. Leurs interventions nécessitent une concentration très forte et un tact absolu. Le rire est leur lot. Si les...  

Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado - 26/02/2013

Star autoproclamée du "chauve-binz" national, la truculente Mado vient d’avoir une nouvelle idée toute à son image : généreuse et ingénieuse ! Elle décide de transformer la morosité des clients de son célèbre bar du vieux Nice en énergie créatrice. Et les voilà embarqués dans un grand moment de théâtre classique… ou presque ! Troisième spectacle en dix ans de Noëlle Perna dans le rôle de Mado la...  

Le bonheur est à l’intérieur de l’extérieur de l’extérieur de l’intérieur, ou l’inverse… ou le bonheur d’être un spectateur ! - 25/01/2013

Humour, gravité et légèreté s’allient avec bonheur dans le spectacle de Gauthier Fourcade. Dans un étonnant spectacle où il fait étalage d’une simplicité talentueuse, le comédien déploie un jeu où le naturel se dispute au comique en traitant le bonheur de façon heureusement tragique. Il arrive, en blouse blanche, lunettes sur le front. L’allure un brin détachée et dégingandée, Gauthier Fourcade...  
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À découvrir

Les modèles des artistes sont-elles vraiment des modèles de vie ? À en croire ces "Muses", non, et tant mieux !

La racine étymologique de musée est "temple des Muses", du nom de ces neuf déesses qui président aux arts. Ici, elles ne sont que quatre (mais neuf en alternance, tiens ? Hasard…) et l'histoire qu'elles incarnent se déroule effectivement dans un musée après la fermeture, dans la torpeur de la nuit. Dans ce spectacle très vivant, incarner est le verbe idéal pour définir ces créations de personnages, puisque ceux-ci ne sont faits, au tout début, que des figures faites de pigments, de colle, de toiles et de cire.

© Xavier Cantat.
Des figures suspendues dans leurs cadres et posées sur un socle qui sont des chefs-d'œuvre : la "Joconde" de Léonard de Vinci, la "Naissance de Vénus" de Botticelli, la "Petite danseuse" de Degas et le "Diptyque Marilyn" d'Andy Warhol… Magie du théâtre, lorsque le dernier visiteur sort, suivi par le dernier gardien, ces muses renaissent, reprennent vie, voix et chair. Alors commence une longue nuit qui va révéler les caractères surprenants, parfois volcaniques et débordants de ces personnages si sages le jour.

Besoin de se dérouiller un peu les jambes, de se plaindre de la cohue qu'elles subissent tous les jours, de se rappeler des souvenirs "d'enfance" ou de se réchauffer les nerfs aux rivalités les plus classiques, rivalités de notoriété, de séduction ou d'âge, car ces quatre figures font bien partie des représentations de l'idéal féminin en compétition, telle sera la course qu'elles mènent avec fougue et sensualité.

L'idée de départ aurait pu devenir banale et vaine sans l'inventivité que les autrices, les interprètes et le metteur en scène ont déployé. Le texte de Claire Couture et Mathilde Le Quellec ancre résolument son ton dans la fantaisie, le jeu de répliques et l'humour. Les deux autrices ont laissé libre cours à leur imaginaire en gardant un point de vue moderne. Elles dessinent des tempéraments rugueux, explosifs et inattendus, qui tranchent avec les idées convenues que l'on forme face à ces représentations idéalisées de la femme : ce que cache le visage, l'apparence, l'esthétique.

Bruno Fougniès
18/10/2022
Spectacle à la Une

"Huis clos" Sommes-nous acteurs de notre destin ou de simples marionnettes ?

Garcin, Inès et Estelle, un homme et deux femmes, se retrouvent enfermé(es) dans un salon où la lumière ne s'éteint pas et duquel il est impossible de sortir. Ils comprennent qu'ils se trouvent en Enfer et se racontent leurs histoires. Ainsi se noueront entre eux des relations complexes qui ne se révèleront pas toujours réciproques.

© Anthony Dausseur.
Est-ce bien raisonnable de retourner assister à une énième représentation de "Huis clos", ce texte incontournable du théâtre français écrit, fin 1943 - début 1944, par le célèbre philosophe Jean-Paul Sartre ? Une de ses plus belles œuvres et aussi une des plus jouées.
Quand on aime, on ne compte pas, semble-t-il.

Au Laurette Théâtre, une petite salle intimiste de quartier, se joue une nouvelle version de cette célèbre pièce, interprétée par deux comédiennes et un comédien attachant(es) et investi(es) : Sebastian Barrio, Karine Battaglia et Laurence Meini.

La proximité du public avec la scène et, de ce fait, le contact très proche avec les personnages renforcent très largement la thématique de la pièce. Rares ont été les fois où cette sensation d'enfermement a pu nous envahir autant, indépendamment des relations tendues qui se tissent progressivement entre les personnages et qui de ce fait sont décuplées.

Brigitte Corrigou
24/10/2022
Spectacle à la Une

"Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal

Le mal s'appelle Heinrich Himmler, chef des SS et de la Gestapo, organisateur des camps de concentration du Troisième Reich, très proche d'Hitler depuis le tout début de l'ascension de ce dernier, près de vingt ans avant la Deuxième Guerre mondiale. Himmler ressemble par son physique et sa pensée à un petit, banal, médiocre fonctionnaire.

© Christel Billault.
Ordonné, pratique, méthodique, il organise l'extermination des marginaux et des Juifs comme un gestionnaire. Point. Il aurait été, comme son sous-fifre Adolf Eichmann, le type même décrit par Hannah Arendt comme étant la "banalité du mal". Mais Himmler échappa à son procès en se donnant la mort. Parfois, rien n'est plus monstrueux que la banalité, l'ordre, la médiocrité.

Malgré la pâleur de leur personnalité, les noms de ces âmes de fonctionnaires sont gravés dans notre mémoire collective comme l'incarnation du Mal et de l'inimaginable, quand d'autres noms - dont les actes furent éblouissants d'humanité - restent dans l'ombre. Parmi eux, Oskar Schindler et sa liste ont été sauvés de l'oubli grâce au film de Steven Spielberg, mais également par la distinction qui lui a été faite d'être reconnu "Juste parmi les nations". D'autres n'ont eu aucune de ces deux chances. Ainsi, le héros de cette pièce, Félix Kersten, oublié.

Joseph Kessel lui consacra pourtant un livre, "Les Mains du miracle", et, aujourd'hui, Antoine Nouel, l'auteur de la pièce, l'incarne dans la pièce qu'il a également mise en scène. C'est un investissement total que ce comédien a mis dans ce projet pour sortir des nimbes le visage étonnant de ce personnage de l'Histoire qui, par son action, a fait libérer près de 100 000 victimes du régime nazi. Des chiffres qui font tourner la tête, mais il est le résultat d'une volonté patiente qui, durant des années, négocia la vie contre le don.

Bruno Fougniès
20/09/2022