La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Concerts

Xavier Phillips et Mstislav Rostropovitch, une rencontre capitale - 08/01/2018

Alors que Xavier Phillips s'apprête à donner plusieurs concerts, dont deux avec le Quatuor Les Dissonances en janvier 2018, nous avons rencontré le violoncelliste français avec le désir d'en savoir plus sur ce grand soliste. Retour sur un parcours musical et existentiel marqué par une rencontre exceptionnelle, celle de l'immense Rostropovitch. Qu'on l'entende en trio avec François-Frédéric Guy et...  

Rabelais en Musique avec le Paris Mozart Orchestra : redécouvrons Jean Françaix ! - 19/12/2017

Le 28 décembre, à La Seine Musicale, le PMO, dirigé par sa cheffe Claire Gibault et assisté par le comédien Éric Genovese, offrira un programme original avec une œuvre truculente de Jean Françaix, "Les inestimables chroniques du bon géant Gargantua". Un compositeur trop peu joué à (re)découvrir absolument. Claire Gibault a choisi, pour le concert de fin d‘année de son orchestre, de mettre en...  

Modernité et fraternité au Centre de Musique de Chambre de Paris - 12/12/2017

Depuis deux saisons, le Centre de Musique de Chambre de Paris, fondé et dirigé par Jérôme Pernoo, propose un modèle innovant et fraternel du concert Salle Cortot, un lieu magique enfin dédié dans la capitale à la musique de chambre. Pour cette première session de l'année un spectacle formidable, "Parlez pas de Mahler !", en a marqué l'aboutissement. Ce que propose le violoncelliste Jérôme Pernoo,...  

Les Mondes fantastiques de Thomas Hengelbrock - 19/11/2017

Chacun des concerts de Thomas Hengelbrock, chef associé à l'Orchestre de Paris, est une épiphanie. Après une fabuleuse soirée donnée en octobre à la tête de sa phalange, le NDR Elbphilharmonie Orchester, il a dirigé les 11 et 12 novembre, à la Philharmonie de Paris, un effectif de cent cinquante musiciens et deux cents choristes. L'occasion pour l'Orchestre de Paris d'adouber les jeunes talents...  

La Révolution intérieure : Chostakovitch par Neeme Järvi à la tête de l'Orchestre National de France - 16/11/2017

Événement. Le vénérable chef estonien Neeme Järvi a dirigé deux Symphonies révolutionnaires (à leur manière) en cette année de commémoration de la Révolution de 1917 et le Concerto n°1 pour piano, trompette et cordes de Dimitri Chostakovitch à l'Auditorium de Radio France. Un concert idéal, disponible à l'écoute sur le site de France Musique. Il est des soirées parfaites, jouissives,...  

François Dumont, pianiste appassionato - 03/11/2017

François Dumont poursuit une carrière solide, insoucieuse du star-system, au strict service de son art. Qui pourrait pourtant encore ignorer l'immense talent de ce pianiste passionné, qui trace sa voie avec cohérence et exigence ? Rencontre avec le grand soliste français au Pornic Classic Festival, dont il est conseil artistique au sein du trio Élégiaque. François Dumont est un artiste qui...  

Bruits de guerre : Saint-Simon en campagne aux Invalides - 01/11/2017

La saison musicale des Invalides (et son cycle "Confidences et complaintes de soldats") s'est ouverte Salle Turenne à l'Hôtel national des Invalides avec un spectacle conçu par le claveciniste Olivier Baumont et consacré à la musique qu'a pu connaître l'officier Saint-Simon durant sa carrière de soldat. L'auteur des fameux "Mémoires", devenu duc et pair de France à la mort de son père en 1693,...  

Telemann, maître des "Goûts réunis", au Festival Terpsichore - 25/10/2017

L'édition 2017 du Festival Terpsichore s'est terminée brillamment par un concert dédié au compositeur Georg Philipp Telemann. Avec l'Ensemble Masques, le flûtiste Julien Martin et le contre-ténor Damien Guillon ont donné la pleine mesure de leur immense talent. Telemann (1681-1767) fut un le compositeur allemand le plus célèbre de son temps, ce qu'on a du mal à se représenter à notre époque. Et...  

Pornic Classic Festival, l'année du violoncelle - 09/10/2017

Du 27 au 29 octobre 2017, la sixième édition du Pornic Classic Festival met à l'honneur le violoncelle en Pays de la Loire. Le festival, dont le Trio Élégiaque est le conseiller artistique, proposera pas moins de six concerts et deux master-classes avec la crème des musiciens français. Le jazz s'y invite pour la première fois. Depuis 2012, le joli port de Pornic, dans l'extrême sud de la...  

Nouvelle donne : Emmanuel Krivine à la tête de l'Orchestre National de France - 12/09/2017

Le concert inaugural de la saison 2017-2018 de l'Auditorium de Radio France était aussi celui d'Emmanuel Krivine à la tête de l'Orchestre National de France. Dans un programme mi-germanique mi-français, le nouveau directeur musical de l'une des premières phalanges françaises a dessiné la voie du futur. Premier chef titulaire français de l'ONF depuis le départ de Jean Martinon en 1973, Emmanuel...  
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À découvrir

"Barbara amoureuse"… Ah qu'il est doux le temps des amours

Caroline Montier chante "Barbara amoureuse", Essaïon Théâtre, Paris

Chanter l'amour comme une femme, chanter l'amour de toutes les femmes, et interpréter celle qui sut tant aimer les hommes ainsi que son public. Dans une belle et élégante simplicité, Caroline Montier nous offre quelques joyaux mélodiques et poétiques de la grande Barbara, éternelle amoureuse.

Parti-pris judicieux, Caroline Montier a puisé dans le répertoire de jeunesse de la dame en noir, époque L’Écluse, Bobino (en première partie de Félix Marten en 61 et de Brassens en 64, puis en vedette en 65), et des premiers Olympia… Période Barbara jeune, tendre, passionnée ou orageuse amante. Une femme qui, à ses débuts, fut tout aussi timide et réservée que mutine et fougueuse, aimant tant l'amour que les hommes qui souvent l'ont comblée.

De titres connus ("Dis, quand reviendras-tu", 1ère version 1962 ou "La Solitude", 1965) à ceux qui le sont moins ("Pierre", 1964 ou "Gare de Lyon", 1964), Caroline Montier a construit un récital sur ces aventures qui ont jalonné sa vie, mais ici avec un choix de chansons enregistrées par Barbara entre 1962 et 1968, avec une prédilection pour des compositions de 64 ("Toi l'homme", "Je ne sais pas dire", "Septembre"…) ou de 68 ("Du bout des lèvres", "Amoureuse", "Le Testament", "Tu sais"…).

Dans cette exploration originale, Caroline Montier fait le choix d'aller croquer un rayon de soleil dans les amours de Barbara, apportant, avec subtilité et talent, une touche de grâce à l'ensemble.

Gil Chauveau
12/12/2018
Spectacle à la Une

"Adieu Monsieur Haffmann"… Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs

Reprise de la pièce aux quatre "Molière 2018", Théâtre Rive Gauche, Paris

La pièce est dessinée en traits purs, comme une esquisse, une encre fine qui laisse autant de place à l'imaginaire dans les espaces laissés vides que dans les tracés. Une sorte de stylisation mêlée à une extrême pudeur pour permettre à cette histoire de briller malgré la noirceur de l'époque où elle se déroule.

1942, les nazis instaurent le port obligatoire de l'étoile jaune pour les Juifs, monsieur Haffmann décide de se cacher dans la cave de sa bijouterie et d'en confier la direction (ainsi que sa propre sécurité) à son employé goy Pierre Vigneau.

Le décor sobre de Caroline Mexme, tout en déclinaisons de gris, sert de fond à cette époque aux couleurs vert-de-gris. D'un côté la cave où se cache Joseph Haffmann, de l'autre l'appartement à l'étage où s'installent Pierre et sa femme, jeune couple en attente d'un enfant qui ne vient pas. Dehors, les persécutions contre les Juifs s'intensifient, dénonciations, expropriations, et puis la rafle du Vél d'Hiv…

C'est dans ce huis clos que va se dérouler la pièce. Une vie à trois qui s'organise sur la base d'un double contrat : donnant-donnant. L'employé-modèle accepte de cacher son patron et de diriger la boutique à condition que celui-ci veuille bien tenter de mettre enceinte sa femme - car lui-même est stérile et monsieur Haffmann si fertile que sa descendance est déjà au nombre de quatre. Contrat aux allures diaboliques dans une époque où l'intégrité est soumise à toutes sortes de tentations, où toutes les trahisons sont possibles.

Bruno Fougniès
09/10/2018
Sortie à la Une

"Crocodiles"… Comme l'histoire d'un d'Ulysse, épuisé, recueilli par Nausicaa

"Crocodiles", en tournée 2018/2019

C'était, il y a, une fois. Un petit garçon qui aimait les étoiles et les arbres fruitiers. Enaiat est son nom. Sa mère, parce qu'elle l'aimait, l'a confié au destin, en l'abandonnant au-delà de la frontière alors qu'il approchait de ses dix ans.

C'est qu'à dix ans, là-bas en Afghanistan, on devient un homme et qu'un homme, quand il est hazāra, quand il appartient à une ethnie persécutée, ne va pas à l'école. Il est esclave. Pendant cinq ans, peut-être, il va avancer vers l'Ouest, de nuit. Se cachant, travaillant le jour, amassant un pécule, des rencontres et des chances.

Afghanistan, Pakistan, Iran, Turquie, Grèce, jusqu'à cette Italie joyeuse et merveilleuse qui l'accueille et recueille son récit.

Cendre Chassane dans "Crocodiles" condense le récit du véritable Enaiat (publié en 2011 chez Liana Levi), et en fait un conte à deux voix dans lequel un écrivain journaliste plein d'empathie interviewe le réfugié.

Sa pièce est un concentré de théâtre. Sa simplicité narrative, l'économie de ses accessoires (un bout de ficelle, un cerf-volant, un ballon, un t-shirt, un livre illustré, un gâteau, un lé de tissu métallisé, des images d'infini de sable ou de ciel) suffisent à capter l'imaginaire et rendent l'histoire lisible et sensible.

Jean Grapin
23/04/2018