La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Concerts

Pornic Classic nous invite à Prague

Le Festival Pornic Classic se propose du 26 au 28 octobre 2018 de nous offrir un voyage musical jusqu'à Prague à l'occasion du centenaire de la République tchèque. Cette 7e édition du festival sera à nouveau l'occasion de découvrir les meilleurs artistes français et tchèques, dont le fameux Quatuor Prazak.



Quatuor Prazak © DR
Quatuor Prazak © DR
Dans la belle région de Bretagne Pays de la Loire, le Pornic Classic Festival est devenu un événement incontournable, qui attire et initie, pendant trois jours et en neuf événements, un large public - des mélomanes et amateurs de tous âges. Et ce, grâce au dévouement de ses créateurs (dont le président Jean-Pierre Jacquin), grâce à la Ville de Pornic très engagée depuis le début du festival en 2012 et aussi évidemment grâce à la passion de son directeur artistique, le très grand pianiste François Dumont. Il a su depuis le début concocter les meilleures éditions et inviter les meilleurs artistes chambristes.

Partenaire du Pont supérieur, le pôle d'enseignement supérieur du spectacle vivant en Bretagne Pays de la Loire, le festival met en place des actions pédagogiques ouvertes à tous (étudiants et publics variés) avec des master-classes (de piano par François Dumont, le 27, et de chant avec la soprano Helen Kearns, le 26) et un concert gratuit le 28 octobre - celui des étudiants du conservatoire (dont une avant-première mettant en scène des élèves de l’École de musique de Pornic). Un Atelier de Musique se tiendra de surcroît le 27 octobre à 15 heures autour du Quintette de A. Dvorak.

Thibaud Soulas (contrebasse), Vincent Le Quang (saxophone), Bruno Ruder (piano) © DR.
Thibaud Soulas (contrebasse), Vincent Le Quang (saxophone), Bruno Ruder (piano) © DR.
Après une conférence, le 20 octobre, d'Olivier Légeret (intitulée "Musique à Prague"), les concerts permettront de (re)découvrir le fameux Quatuor Prazak pour trois concerts les 26 et 28 octobre (dont un avec la soprano Helen Kearns et le piano de François Dumont pour une soirée consacrée à Anton Dvorak).

Constitué durant les années de conservatoire à Prague, le quatuor formé par Jana Vonàskova, Vlastimil Holek (violons), Josef Kluson (alto) et Michal Kanka (violoncelle) s'est imposé tant dans le répertoire d'Europe Centrale que dans celui de la Première École de Vienne. Il enregistre par ailleurs en ce moment une nouvelle version des quatuors de Smetana, vingt ans après leur premier opus consacré au compositeur tchèque.

Le public aura également la joie d'applaudir les pianistes Anne Quéffelec et Gaspard Dehaene en duo le 27 octobre dans un programme consacré à Bach, Mozart et Schubert. Mais aussi le contrebassiste Frédéric Alcaraz pour une soirée réunissant aussi François Dumont et le Quatuor Prazak (26 octobre).

Anne Quéffelec et Gaspard Dehaene © DR.
Anne Quéffelec et Gaspard Dehaene © DR.
Sans oublier le traditionnel concert de jazz auquel tient un festival qui entend effacer les frontières entre univers musicaux. Duke Ellington et Cole Porter seront revisités par la contrebasse de Thibaud Soulas, le piano de Bruno Ruder et le saxophone de Vincent Le Quang. Un beau programme qui illuminera les vacances de Toussaint en Bretagne comme chaque année depuis sept ans.

Du 26 au 28 octobre 2018.
Pornic Classic Festival
Réservation : Office de Tourisme de Pornic.
Place de la gare, Pornic (44).
Tél. : 02 40 82 04 40.
>> pornic.com

Ou Pornic Classic.
27, rue de Bel-air, Pornic (44).
Tél. : 02 40 82 09 80.
>> pornicclassic.weebly.com

Lieux de concerts et manifestations :
Chapelle de l'Hôpital et Espace Val Saint-Martin.

Christine Ducq
Mercredi 10 Octobre 2018

Nouveau commentaire :

Concerts | Lyrique








À découvrir

Si Louise Michel m'était contée… Cabaret peu orthodoxe sur l'art de la rébellion !

"Cabaret Louise", Théâtre Le Funambule Montmartre, Paris

Reprise Grandes ignorées de nos scolarités boutonneuses, la Commune et sa compagne Louise Michel sont tirées du passé et ici convoquées à une célébration festive et effrontée, bâtie sur un cinquantenaire soixante-huitard bienfaisant, où se réunissent de manière intempestive, ou pas, Rimbaud, Hugo, Léo et Théophile Ferré, Louise Attaque, Johnny Hallyday, Jules Ferry et Adolphe Thiers, etc., prenant vie grâce aux joyeux jeux virtuoses de Charlotte Zotto et Régis Vlachos.

Si Louise Michel m'était contée… Cabaret peu orthodoxe sur l'art de la rébellion !
En une forme de cabaret drolatique, foutraque, jouissif et impertinent, est rendu hommage à la révolte, à l'espérance d'une toujours future révolution, au souvenir de celles qui ont eu lieu - sans malheureusement toujours beaucoup d'efficience -, à celles et ceux - communards ou soixante-huitards - qui les imaginèrent sur le terreau de folles utopies. Régis Vlachos nous offre à nouveau un insolent et hilarant éloge d'une nouvelle rébellion à inventer, nous incitant, dans le respect de nos libertés individuelles, à nous indigner encore et toujours.

Cet hommage audacieux et - forcément - libertaire est associé subtilement, dans un intelligent second plan et en un judicieux contrepoint, à nos désespérantes actualités. Et, tour de force réussi, est généré, en complément inattendu et croustillant, une approche de mise en abyme conjugale du couple tentant de représenter le spectacle tout en l'interrompant de tempétueuses disputes, de tentatives de réconciliation… ou de négociation de définitive séparation... Instillant ainsi dans tous les tiroirs narratifs, une revendication féminine et féministe émanant historiquement de Louise Michel et, dans une contemporanéité militante, celle de la femme d'aujourd'hui que sont les comédiennes Charlotte Zotto et Johanna Garnier.

Gil Chauveau
22/01/2019
Spectacle à la Une

"Cassandra", cruauté et infinie tendresse pour conter le métier de comédienne

La chronique d'Isa-belle L

"Cassandra", C majuscule s'il vous plaît. Pas uniquement parce que c'est un prénom qui, aussi, introduit une phrase ou parce que c'est le titre du spectacle, mais parce que Cassandra, qu'elle soit moderne ici, mythique là-bas, mérite en capitale (C) cette jolie troisième lettre de l'alphabet à chaque recoin de mon papier. La lettre "C" comme Cassandra et comme le nom de famille de l'auteur. Rodolphe Corrion.

Deux C valent pour un troisième : Coïncidence. L'auteur, masculin, très habile répondant au nom de "Corrion" a écrit pour une comédienne à multiples facettes ce seul(e) en scène. Nous voilà à 3 C et trois bonnes raisons d'aller découvrir et applaudir ce spectacle mené de main de maîtresse par la comédienne Dorothée Girot. Jolie blonde explosive, sincère et talentueuse.

Inspiré du mythe de Cassandre, Rodolphe Corrion nous propose aujourd'hui, dans son texte à l'humour finement brodé, un personnage - Théodora -, comédienne enchaînant les castings avec peine, se retrouvant d'ailleurs en intro de spectacle, face à une conseillère Pôle Emploi. Excellent moment et monologue réjouissant. Théodora sent que quelque chose va se produire dans la vie de cette conseillère, quelque chose de… bah ! Oui. Il va se passer quelque chose… elle l'avait sentie, on ne l'a pas écoutée puis… la conseillère, elle ne l'a plus jamais revue.

Isabelle Lauriou
27/03/2019
Sortie à la Une

"An Irish Story" Une histoire des Irlandais, ces derniers bardes

"An Irish Story", Théâtre de Belleville, Paris

Son grand-père Peter 0'Farrel a disparu sans laisser d'adresse. Dans "An irish story", Kelly Rivière, la petite fille, est partie en quête puisque sa mère Margaret n'a pas voulu révéler le secret de la famille. Volubile, Kelly raconte sur scène ce qui devient vite, par elle et pour elle, une épopée. Don ou atavisme familial ? Au spectateur de décider mais il est comblé devant le collier de perles théâtrales qui lui est présenté.

Trimballé de Lyon à Dublin via Londres. Au départ, Kelly s'y prend un peu, faussement, gauchement, par un timide stand up mais l'histoire accroche. Il y a la personnalité de cet aïeul "so Irish" rejoignant étonnamment Londres pour reconstruire la ville dévastée par la guerre, qui a eu une fille, et a disparu comme bien d'autres… Disparus dans une mer d'alcool ? Peut-être… Que peut-on attendre de ces diables d'hommes, seuls garçons de fratries de filles (nombreuses) et eux–mêmes géniteurs de légendes…

À mesure que l'histoire avance, le récit devient dialogue. Le personnage est de plus en plus échauffé, de plus en plus passionné. Comme ébrié. Des paroles prises sur le vif, des personnages incarnés. Les accents à couper au couteau, ces îles de par delà la Manche ou le channel, de la mer d'Irlande Muir Éireann ou Irish sea, les rituels de la "cup of Tea", de la Guinness, la mère, les cousines, les voisins, le pub, tout y passe.

Jean Grapin
14/05/2019