La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Concerts

Festival Pablo Casals à Prades : la musique de chambre à l'honneur en Catalogne française - 17/07/2012

Du 26 juillet au 13 août, la soixantième édition du Festival de Prades, créé en 1950 par le grand violoncelliste Pablo Casals, met une fois de plus à l’honneur de grands solistes et un large répertoire de musique de chambre. La Revue du Spectacle en avait parlé à l’occasion de la tournée 2011 du Festival. C’est la musique française qui est le point d’orgue de cette nouvelle programmation -...  

Le Trio Karénine au Festival Européen Jeunes Talents : la valeur n’attend décidément pas le nombre des années ! - 10/07/2012

Pendant tout le mois de juillet, chaque soir, les mélomanes et les curieux sont invités à rencontrer les Jeunes Talents de demain dans un cadre inhabituel. C’est en effet à l’Hôtel de Soubise au cœur du Marais - qui abrite pour peu de temps encore les Archives nationales - que se déroule la douzième édition du Festival. C’est ainsi que se poursuit l’activité musicale dans ces lieux qu’avait...  

15/05/2012, Avec l'Ensemble 2e2m, repoussons les frontières de la création - 04/05/2012

Décidément, l’Ensemble 2e2m fête ses quarante ans au service des compositeurs et de la création musicale contemporaine avec éclat. Le 15 mai seront créées plusieurs œuvres de premier plan, témoignant du pluralisme artistique qui constitue la marque de l’ensemble orchestral. Le répertoire de l’Ensemble 2e2m est classique, moderne et contemporain. En quatre décades, plus de six cents œuvres ont...  

05/04/2012, Ondrej Adámek au Centre Tchèque avec l'Ensemble 2e2m... Place aux jeunes ! - 30/03/2012

Il faut absolument aller découvrir les créations de ce tout jeune compositeur tchèque, accueilli en résidence par l’Ensemble 2e2m, jeudi 5 avril au Centre Tchèque de Paris. Allons à la rencontre du répertoire de demain ! Oubliez vos préjugés sur la musique contemporaine et courez entendre un jeune prodige dont la musique témoigne de la vitalité de la scène musicale contemporaine. Prix de...  

Le Clavier bien assassiné : c’est Bach qui trinque ! - 18/02/2012

"Le Clavier bien tempéré" de David Marton, à la MC93 de Bobigny, une soirée où le spectateur aura pu méditer la formule de Claude Debussy sur "l’Ennui" : "la chose la plus immorale qui soit au monde" ! Une soirée immorale donc attend le spectateur berlinois de la Schaubühne cette semaine pour la création allemande de la pièce. Les spectateurs français ont assisté à la création mondiale de cette...  

Une course au trésor dans Paris ? À la rencontre des "Jeunes Talents" de demain ! - 03/02/2012

Où sortir ce soir ? Demain ? Le midi ? Le soir ? Le choix est immense quand on est à Paris ! Et nous brûlons de rencontrer de jeunes musiciens qui feront parler d‘eux demain ! Cela tombe bien, les "Jeunes Talents" sont tous dans la ville-lumière pour la 14e saison de cette manifestation musicale à ne pas rater ! Dans Paris, les concerts "Jeunes Talents" mettent à l’honneur les jeunes musiciens...  

Sérénade pour des Héros aux Champs-Élysées - 20/01/2012

En prélude au Festival de Prades, créé par Pablo Casals, et pour sa dix-neuvième saison parisienne au Théâtre des Champs-Élysées, la qualité était au rendez-vous, tant du côté des solistes que du programme dont les compositeurs - trônant tous au "Walhalla", ce séjour des Héros voulu par Louis Ier de Bavière - étaient L. van Beethoven, W. A. Mozart et J. Brahms. Sans oublier le clou de la soirée :...  

12/01 et 16/02/2012, Théâtre des Champs-Élysées, Paris, "Prades aux Champs-Élysées" - 02/01/2012

Deux concerts exceptionnels de musique de chambre dans le cadre de la 19e édition de "Prades aux Champs-Élysées", coproduits par le Festival Pablo Casals à Prades et le Théâtre des Champs-Élysées... Un rendez-vous à ne pas manquer avec les chefs-d’œuvre de la musique de chambre. Le Festival de Prades a été créé en 1950 par l’immense violoncelliste et compositeur Pablo Casals, sur les terres...  

Les beaux lendemains de Sonia Wieder-Atherton à Pleyel - 22/12/2011

Qui pourrait avoir envie d’écouter les œuvres d’un directeur de conservatoire un tantinet collabo et d’un compositeur allemand compromis avec les nazis ? Beaucoup de monde ce lundi 19 décembre à Pleyel ! Surtout quand il s’agit de la belle et talentueuse Sonia Wieder-Atherton. Et tout l’Orchestre de Paris, des inconnus, des "pipeules" (dont l’ancien directeur de l’Opéra Hughes Gall, ou Cavanna),...  
1 ... « 18 19 20 21






À découvrir

"Notre vie dans l'art", 1923-2023, "le siècle, il a passé"… et rien de nouveau à l'est… Un flamboyant Tchekhov contemporain

"La vie, elle a passé, on a comme pas vécu…", ainsi parlait Firs, le vieux valet de chambre de "La Cerisaie" d'Anton Tchekhov, pièce écrite dans le domaine de son ami comédien et metteur en scène Constantin Stanislavski… C'est ce même Constantin Stanislavski, auteur en son temps d'une "Notre vie dans l'art", qui se retrouve au cœur de la pièce éponyme écrite et mise en scène par Richard Nelson, auteur, metteur en scène américain et tchékhovien dans l'âme. Et si l'argument – "Conversations entre acteurs du Théâtre d'Art de Moscou pendant leur tournée à Chicago, 1923" – n'a pas changé d'un iota, ses échos contemporains sont eux particulièrement troublants.

© Vahid Amampour.
Quand, dans le cadre du Festival d'Automne, le Théâtre du Soleil ouvre grand ses portes monumentales de la Cartoucherie à cette nouvelle version de "Notre vie dans l'art", on se dit que ce choix ne peut rien devoir à un quelconque hasard… Et quand on découvre que c'est à Ariane Mnouchkine que l'on doit la traduction de la pièce, et que ce sont ses propres comédiens formés selon les canons artistiques animant son travail que dirige ici Richard Nelson, on n'est nullement surpris de reconnaître là le mantra commun à leurs deux univers : faire du théâtre une caisse de résonances de l'histoire en cours.

Dominant le plateau, comme dans un amphithéâtre antique, des rangées de gradins se font face. Entre une troupe de comédiens en costume de ville. Ils s'affairent à remettre en place les chaises renversées sur la longue table rectangulaire occupant l'espace central, ainsi qu'on peut le faire lorsque l'on revient dans une maison après absence. Il y a là Kostia (Constantin Stanislavski, directeur et acteur du Théâtre de Moscou), Vania, Richard (ancien acteur du même théâtre, exilé lui aux États-Unis), Olga (veuve d'Anton Tchekhov), Vassia et Nina (couple en proie aux tourments de la jalousie amoureuse), Lev et Varia, Masha et Lida, et Petia (jeune acteur soupçonné d'accointances avec les dirigeants de l'Union Soviétique).

Yves Kafka
29/12/2023
Spectacle à la Une

"L'Effet Papillon" Se laisser emporter au fil d'un simple vol de papillon pour une fascinante expérience

Vous pensez que vos choix sont libres ? Que vos pensées sont bien gardées dans votre esprit ? Que vous êtes éventuellement imprévisibles ? Et si ce n'était pas le cas ? Et si tout partait de vous… Ouvrez bien grands les yeux et vivez pleinement l'expérience de l'Effet Papillon !

© Pics.
Vous avez certainement entendu parler de "l'effet papillon", expression inventée par le mathématicien-météorologue Edward Lorenz, inventeur de la théorie du chaos, à partir d'un phénomène découvert en 1961. Ce phénomène insinue qu'il suffit de modifier de façon infime un paramètre dans un modèle météo pour que celui-ci s'amplifie progressivement et provoque, à long terme, des changements colossaux.

Par extension, l'expression sous-entend que les moindres petits événements peuvent déterminer des phénomènes qui paraissent imprévisibles et incontrôlables ou qu'une infime modification des conditions initiales peut engendrer rapidement des effets importants. Ainsi, les battements d'ailes d'un papillon au Brésil peuvent engendrer une tornade au Mexique ou au Texas !

C'est à partir de cette théorie que le mentaliste Taha Mansour nous invite à nouveau, en cette rentrée, à effectuer un voyage hors du commun. Son spectacle a reçu un succès notoire au Sham's Théâtre lors du Festival d'Avignon cet été dernier.

Impossible que quiconque sorte "indemne" de cette phénoménale prestation, ni que nos certitudes sur "le monde comme il va", et surtout sur nous-mêmes, ne soient bousculées, chamboulées, contrariées.

"Le mystérieux est le plus beau sentiment que l'on peut ressentir", Albert Einstein. Et si le plus beau spectacle de mentalisme du moment, en cette rentrée parisienne, c'était celui-là ? Car Tahar Mansour y est fascinant à plusieurs niveaux, lui qui voulait devenir ingénieur, pour qui "Centrale" n'a aucun secret, mais qui, pourtant, a toujours eu une âme d'artiste bien ancrée au fond de lui. Le secret de ce spectacle exceptionnel et époustouflant serait-il là, niché au cœur du rationnel et de la poésie ?

Brigitte Corrigou
08/09/2023
Spectacle à la Une

"Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal

Le mal s'appelle Heinrich Himmler, chef des SS et de la Gestapo, organisateur des camps de concentration du Troisième Reich, très proche d'Hitler depuis le tout début de l'ascension de ce dernier, près de vingt ans avant la Deuxième Guerre mondiale. Himmler ressemble par son physique et sa pensée à un petit, banal, médiocre fonctionnaire.

© Christel Billault.
Ordonné, pratique, méthodique, il organise l'extermination des marginaux et des Juifs comme un gestionnaire. Point. Il aurait été, comme son sous-fifre Adolf Eichmann, le type même décrit par Hannah Arendt comme étant la "banalité du mal". Mais Himmler échappa à son procès en se donnant la mort. Parfois, rien n'est plus monstrueux que la banalité, l'ordre, la médiocrité.

Malgré la pâleur de leur personnalité, les noms de ces âmes de fonctionnaires sont gravés dans notre mémoire collective comme l'incarnation du Mal et de l'inimaginable, quand d'autres noms - dont les actes furent éblouissants d'humanité - restent dans l'ombre. Parmi eux, Oskar Schindler et sa liste ont été sauvés de l'oubli grâce au film de Steven Spielberg, mais également par la distinction qui lui a été faite d'être reconnu "Juste parmi les nations". D'autres n'ont eu aucune de ces deux chances. Ainsi, le héros de cette pièce, Félix Kersten, oublié.

Joseph Kessel lui consacra pourtant un livre, "Les Mains du miracle", et, aujourd'hui, Antoine Nouel, l'auteur de la pièce, l'incarne dans la pièce qu'il a également mise en scène. C'est un investissement total que ce comédien a mis dans ce projet pour sortir des nimbes le visage étonnant de ce personnage de l'Histoire qui, par son action, a fait libérer près de 100 000 victimes du régime nazi. Des chiffres qui font tourner la tête, mais il est le résultat d'une volonté patiente qui, durant des années, négocia la vie contre le don.

Bruno Fougniès
15/10/2023