Quantcast
La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Concerts

15/05/2012, Avec l'Ensemble 2e2m, repoussons les frontières de la création

Décidément, l’Ensemble 2e2m fête ses quarante ans au service des compositeurs et de la création musicale contemporaine avec éclat. Le 15 mai seront créées plusieurs œuvres de premier plan, témoignant du pluralisme artistique qui constitue la marque de l’ensemble orchestral.



Ensemble 2e2m © E. Kongs.
Ensemble 2e2m © E. Kongs.
Le répertoire de l’Ensemble 2e2m est classique, moderne et contemporain. En quatre décades, plus de six cents œuvres ont déjà été révélées au public, fruits de compositeurs unanimement reconnus actuellement tels que Pascal Dusapin ou Toshio Hosokawa, parmi de nombreux autres.

L’Ensemble, composé de jeunes musiciens, a interprété aussi cette année les œuvres de dizaines de grands compositeurs dont Steve Reich, Igor Stravinski, Bruno Montovani ou encore Iannis Xenakis. Les partis pris de l’orchestre sont donc sûrs, tant dans le choix des interprétations que s’il s’agit de faire connaître la scène musicale émergente.

Le jeune compositeur en résidence de l’Ensemble 2e2m est, cette année, Ondrej Adámek, dont nous avons déjà parlé dans "La Revue du Spectacle".

Le 15 mai, il sera encore à l’honneur à l’auditorium Marcel Landowski du Conservatoire à rayonnement régional de Paris, avec la création mondiale de "Le dîner". Deux autres créations sont également très attendues : "Ailes", une commande de l’État passée au Français Philippe Leroux (création mondiale), et "The Sublime" du Jordanien Saed Haddad (en création française).

On ne ratera donc pas cette occasion trop rare d’aller à la rencontre de jeunes compositeurs très différents qui n’ont pas fini de faire parler d’eux !

"Ailes", "The Sublime" et "Le Dîner"

Programme : 
"Ailes" de Philippe Leroux.
Création mondiale (commande de l’État).
Baryton, flûte, hautbois, 2 clarinettes, basson, cor, trompette, trombone, piano, percussion, 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse.

"The sublime" de Saed Haddad.
Création française.
Piccolo, 2 clarinettes, cor, trompette, trombone, piano/ clavecin, célesta, 2 percussions, violon, alto, violoncelle, contrebasse.

"Le Dîner" de Ondrej Adámek.
Création mondiale (commande de l’État).
Peintre, flûte, clarinette, cor, trompette, piano, harpe, percussion, 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse, sampler, vidéo.

Direction : Pierre Roullier
Baryton : Guillermo Anzorena.
Peintre : Charlotte Guibé.
Vidéo : Dieter Jaufman.
Réalisation informatique musicale et diffusion sonore : La Muse en Circuit.
Durée : 1 h 30.

Mardi 15 mai 2012 à 19 h.
Auditorium Marcel Landowski, Conservatoire à rayonnement régional, Paris 8e.
Entrée libre mais réservations : 01 47 06 17 76.
>> ensemble2e2m.com

Christine Ducq
Vendredi 4 Mai 2012

Nouveau commentaire :

Concerts | Lyrique


Brèves & Com


Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.




    Aucun événement à cette date.



À découvrir

"Ma B.O. en couleurs" Silvano Jo… J'ai la mémoire qui chante…

"Et si pour toi, là bas c'est l'paradis Dis-toi qu'dans leur p'tite tête l'paradis C'est ici hum! C'est ici" Jean-Louis Aubert.
Le paradis c'est, un dimanche, rejoindre quelques amis.

© Laurence Guenoun.
Le paradis, c'est passer quelques instants, masqués, oui ! (Monsieur le président !) À échanger des mots avec quelques invités triés sur le volet. Non pas par prétention, mais par précaution puisque le virus circule et qu'il est, paraît-il, plus virulent, en petit comité.
Le paradis c'est, un dimanche pluvieux, se retrouver pour soutenir un artiste talentueux qui, l'espace d'un instant, transforme son loft en café-théâtre pour partager un spectacle bien vivant.

L'artiste s'appelle Sylvain mais son nom de scène est "Silvano". Et il nous offre, sur une heure, un show truffé de bons mots, de chansons d'aujourd'hui et d'avant, puis de costumes délirants.

Quel plaisir d'assister, presque clandestinement, au bonheur d'un comédien désireux de jouer, de se montrer, et de partager ; le tout accompagné par un musicien charmant et classieux.

Le paradis, pour lui, pour les deux, serait de se retrouver dans un théâtre. Vous savez, le théâtre, ce lieu où des individus de tous les horizons, le soir ou la matinée venus, se rejoignent pour entendre, écouter, savourer des textes d'auteurs, morts ou vivants ? Ces lieux dont on ne sait peu de choses en ce moment, excepté les grands… et encore… on se demande parfois qui ils intéressent vraiment ?

Isabelle Lauriou
05/02/2021
Spectacle à la Une

"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins

L'ombre fantomatique du vieux Roi légendaire n'est pas prête à laisser en paix les générations qui se suivent, tant les interrogations posées par William Shakespeare sont d'une historicité atemporelle. Désirs de pouvoir et de sexe intimement reliés l'un à l'autre pour les rendre consanguins, trahison et fidélité à un moi idéal déposé en soi par les vœux des pères, guerres des sexes et guerres intestines ou intracommunautaires se recouvrant à l'envi, ce magma incandescent parle en nous comme une matière en fusion à jamais constitutive de l'humain.

© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.

Yves Kafka
15/01/2021
Sortie à la Une

J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021