La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Suede remplacera Amy Winehouse au Bilbao BBK Live 2011  04/07/2011

Afin de trouver des solutions à ses problèmes de santé, l'artiste britannique Amy Winehouse avait annulé fin juin la totalité de sa tournée européenne prévus pour cet été, et donc son concert du 8 juillet au Bilbao BBK Live.

Ce sont donc les britanniques Suede qui remplaceront Amy Winehouse et seront têtes d'affiche de la soirée du 8 juillet sur le Bilbao BBK Live 2011. Suede fut découvert en 1989 à Londres et, en pleine explosion grunge qui se déroulait aux États-Unis à cette époque, ce quartet britannique épousa le glam rock et devint un des fers de lance de la Brit Pop des années quatre-vingt-dix. Le groupe signa d’authentiques hymnes générationnels comme "Animal Nitrate", "Beautiful Ones" ou "Trash".

L'année dernière, Suede se reforma après 8 ans de séparation et fut, sans aucun doute, un des retours les plus attendus d'une scène toujours en attente de figures aussi charismatiques que celle de Brett Anderson.

Bilbao BBK Live 2011
7, 8 et 9 juillet, Kobetamendi, Bilbao.
Programme non complet
- Jeudi 7 : Coldplay ; Blondie ; Beady Eye ; Crystal Castles ; Russian Red ; Ken Zazpi ; Neon Trees, etc.
- Vendredi 8 : Suede ; Kasabian ; Kaiser Chiefs ; The Mars Volta ; Vetusta Morla ; TV On The Radio ; Noisettes ; Zarama, etc.
- Samedi 9 : The Black Crowes ; The Chemical Brothers ; Jack Johnson ; 30 Seconds To Mars ; M-Clan ; Seasick Steve ; etc

www.bilbaobbklive.com
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La Rédaction

Billet n°9 : Il était une fois, Princess Charlene… Un événement interplanétaire !  03/07/2011

Pour tous ceux qui n’avaient pas les moyens de se payer un hélicoptère pour se rendre au Théâtre du "Petit Rocher Monégasque" samedi 2 juillet, était retransmis, sur les deux premières chaînes de télévision, une pièce qui a duré tout l’après-midi. Vraiment incroyable, me suis-je dit, je ne pensais pas que le petit écran accorderait autant de place au spectacle vivant ! Surtout pour du théâtre, genre très classique, où unités de temps, de lieu et d’action sont à ce point respectés. Le titre : "Le mariage de Monseigneur le Prince Albert et de la petite roturière"… L’événement était de taille !

Quatre heures !
Jamais, ô grand jamais, dans toute l’histoire de la télévision française, n’a été diffusée sur deux chaînes nationales en même temps, un samedi après-midi, une pièce de théâtre, qui plus est de cette durée. Incroyable, mais vrai !

Incroyable, mais vrai aussi quand on sait combien a coûté cette production… quelque 4 millions d’euros. Pour cette pièce historique et d’époque (jouée tout en costume) et accompagnée par environ 10 000 figurants, on ne pouvait guère faire autrement que de mettre la main au porte-monnaie. Et en effet, en tant que producteur principal, le palais monégasque, grand défenseur du spectacle vivant, a eu la générosité de prendre à sa charge la plupart des frais. On ne reprochera donc plus à quelques lieux parisiens de détenir le monopole des subventions théâtrales…

Commençons par le plus impressionnant : les costumes. Absolument superbes. Pour l’occasion, Georgio Armani et Karl Lagerfield ont prêté main forte. Même si, pour notre époque, la plupart sont absolument démodés (les comédiens ressemblaient plus aux Bisounours en visite au village des Schtroumpfs), on ne peut qu’applaudir cette reconstitution historique : un des derniers déploiements royaux d’avant la Révolution.

Dommage cependant que la robe de l’actrice principale (Charlene Wittstock dans le rôle de Princesse Charlène) était à ce point mal coupée : à chaque mouvement, elle regardait ses pieds. Un peu maladroite, sa démarche hésitante ne lui a pas permis d’emboîter un pas élégant et sportif sur celui de son prince. Ne soyons toutefois pas trop sévères, ni sur la direction d’acteurs ni envers la jeune femme : ce fut pour elle une première. Contrairement à celle qui l’avait précédée, la regrettée Grace Kelly.

Un sans faute concernant le timing, parfaitement respecté. Mais peut-être aurait-on aimé y trouver plus d’actions. On aurait vraiment cru qu’avec l’arrivée du petit "Iznogoud", calife de la Syldavie, des têtes auraient volé et on aurait vu Charlene réexpédiée illico en charter vers son Afrique natale. Mais rien de tout cela : que l’œil torve de certains, planté sur des têtes un peu trop blondes et un corps nonchalant. La grande royauté dans toute sa suffisance. Horreur ! Heureusement que la Révolution est passée par là depuis !

L’intérêt de la pièce se situe donc à un autre niveau. Le metteur en scène a préféré s’attacher à la seconde strate, plus profonde et plus fine. En choisissant pour le rôle du père (celui de la mariée), un comédien ressemblant de beaucoup au Prince (au moins par l’âge et par la carrure), on se retrouve à la fois devant le roman familial des névrosés et le complexe d’Œdipe : avec Albert, elle a retrouvé son père en mieux et en plus riche ! Le schéma, ainsi mis en valeur, est intéressant.

Concernant les dialogues, un peu courts et souvent désuets. On est bien là dans le cas typique d’une pièce qui a mal vieilli : par exemple, demander à une princesse de "renoncer à Satan" pendant une cérémonie religieuse fait-il encore sens aujourd’hui ?

Bien qu’un ensemble "kitch", une action un peu trop lente et monolithique (l’entrée en scène des personnages principaux n’arrive qu’à la fin du troisième acte, soit au bout de deux heures trente de jeu), c’était tout de même un rendez-vous comme on n’en voit peu. Le dernier date de plusieurs décennies avec Grace Kelly dans le rôle principal… Une chose de sûre, nous aimerions voir le Spectacle vivant mis à l'honneur de cette façon plus souvent.

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Le Centre de Ressources Théâtre Handicap présent à Avignon  30/06/2011

Le CRTH sera à Avignon du 11 au 16 juillet 2011 afin d'accompagner les besoins d'accessibilité et de sensibiliser le jeune public, en partenariat avec l’Association Éveil Artistique des Jeunes Publics – Festival Théâtr’enfants et tout public. Cette accompagnement du Festival Théâtr’enfants vise également l’amélioration de l’accueil des plus jeunes en situation de handicap.

Parce que la culture et l’accessibilité concernent chacun d’entre nous, cette année, le CRTH souhaite informer, sensibiliser, former les plus jeunes et leur famille aux notions d’accessibilité et ainsi permettre une meilleure prise en compte des publics spécifiques, parce que la culture est un objet d’épanouissement auquel les plus jeunes quels qu’ils soient doivent pouvoir accéder.

"Regard’en France Cie - Centre Ressources Théâtre Handicap" est une structure culturelle de création et de formation, professionnelle, reconnue depuis 1993, qui œuvre pour que le théâtre, le spectacle vivant plus généralement, soit accessible à tous. Elle crée, produit, diffuse, forme, œuvre pour l’insertion sociale et professionnelle, la valorisation du secteur protégé et adapté, l’accès à l’éducation artistique, l’information, la formation, la sensibilisation. Le CRTH est agréé organisme de formation, agréé jeunesse et sport, habilité à bénéficier de la taxe d’apprentissage et habilité à bénéficier de l’exception au code de la propriété intellectuelle en faveur des personnes handicapées.

● Création
Le CRTH crée des évènements qui ont pour mission de sensibiliser les publics du secteur culturel. Des productions artistiques comme le concept "Les Visiteurs du noir" (1999), "Vol de Nuit" (2007), "Café noir" (2002) sont des outils précieux à la prise de conscience des différences pour mieux les connaitre, les appréhender et y répondre.
● Formation – Éducation artistique
École de formation artistique créée en 2004, "O Clair de la Lune" propose dés l’âge de 8 ans des cours de théâtre ouverts à tous, handicapés et valides.
● Ressources
Les compétences, les actions et réflexions du CRTH visent à la prise en compte du handicap et de l’accessibilité dans les milieux culturels amateurs et professionnels. Le CRTH représente un lien entre ceux qui ont des besoins spécifiques à prendre en compte et ceux qui doivent les prendre en compte.

Sur Avignon 2011, le CRTH propose :
>> Accueil et information des publics
- Du 11 au 16 juillet 2011 pour informer, accompagner… les professionnels, publics, amateurs, compagnies, créateurs… en situation de handicap ou non.
De 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h (relâche le 14 juillet), au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Avignon.
- Rencontres entre professionnels organisées autour des thèmes de l’accessibilité et des publics aux besoins spécifiques (calendrier www.crth.org).
- Sensibilisation et information des équipes d'accueil en amont des festivals pour l’accueil des publics aux besoins spécifiques.
>> Accessibilité des informations
- Programmes des festivals* en braille et gros caractères.
- Programmes des festivals** vocalisés sur www.crth.org.
- Souffleurs d’Images pour les spectateurs déficients visuels – au 06 58 48 93 33.
Un apprenti comédien accompagne au théâtre une personne déficiente visuelle et lui souffle à l’oreille ce qui se passe sur scène. Service gratuit.
* Festival Théâtr’enfants et tout public, festival Contre-Courant, Festival d’Avignon.
** Festival Théâtr’enfants et tout public, festival Contre-Courant, Terre de Festivals.

>> Spectacles accessibles
- Festival Théâtr’enfants et tout public : 04 90 85 59 55.
14 juillet – 14 h 15 : "Debout" de la Cie Arketal.
14 juillet – 16 h 15 : "Knup" de la Cie D’A !
Pour les deux représentations : Audiodescription, Interprètes LSF, Boucle magnétique, Souffleurs d’Images
- Festival Contre-Courant – CCAS : 06 80 37 01 77
15 juillet – 22 h : "Pour rire et pour passer le temps" de S.Levey, Collectif MXM.
Audiodescription, Interprètes LSF, Boucle magnétique.
16 juillet – 18 h : "Bouvard et Pécuchet" de la Cie Pipo.
Boucle magnétique, Interprètes LSF.
>> Le +
15 juillet – 17 h 30 Rencontre professionnelle.
"Pour une pratique artistique et culturelle accessible à tous".
Avec le Festival Théâtr’enfants et tout public – Association Eveil Artistique des Jeunes Publics.
Interprètes LSF.

Toutes les actions sur www.crth.org

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La Rédaction

Billet n°8 : Parce qu’il y a des personnalités qu'on ne veut pas oublier…  30/06/2011

Il s’appelait Juliano Mer-Khamis.

De mère israélienne et de père palestinien, il avait 53 ans.
Comédien, réalisateur, professeur, militant, activiste.
Il dirigeait le "Freedom Theater" de Jenin, Palestine.
Il avait repris le théâtre que sa mère Arna avait ouvert dans le camp de réfugiés de Jenin en pleine Intifada.
Il a réalisé sur ce sujet un documentaire qui s’appelle "Les enfants d’Arna".
Il a formé toute une nouvelle génération de comédiens qui avaient trouvé dans le théâtre la plus belle des armes.
Il a été assassiné le 04 avril 2011 devant son théâtre.
Il était, et restera un modèle pour nous.
Avec tout notre chagrin et toute notre colère,
avec tout notre espoir et avec toute notre détermination.
Nous pensons à lui.

Continuons....

Texte recueilli sur le site du Théâtre Majâz.
www.theatre-majaz.com

Nous ne savons toujours pas par qui Juliano Mer-Khamis a été tué. Les uns disent que ce sont les Palestiniens, les autres les Israéliens. Ce qui est certain est que sa mort a arrangé beaucoup de monde…
Juliano Mer-Khamis était comédien et militant politique très connu en Israël. Il se revendiquait à la fois "Juif et Palestinien" et dirigeait le Théâtre de la Liberté à Jénine ("Freedom Theater"). Voir à ce sujet l’article d’Alain Lormon dans Politis.fr
: http://www.politis.fr/Palestine-le-pere-du-Theatre-de-la,13738.html

Nomination d’Anne Tanguy à la direction de la scène nationale de Besançon  29/06/2011

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, et Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, en accord avec le conseil régional de Franche-Comté, ont donné leur agrément à la proposition unanime du jury, réuni le 27 juin 2011, de nommer Anne Tanguy à la direction du Théâtre de l’Espace, scène nationale de Besançon.

Après avoir été secrétaire générale de la scène nationale d’Alençon-Flers-Mortagne, Anne Tanguy a pris la direction, en 2006, du Théâtre d’Auxerre, scène conventionnée. Elle rejoindra Besançon en septembre prochain pour succéder à Daniel Boucon dont l'action remarquable, à la tête d'une équipe particulièrement investie, aura durablement marqué le territoire de l'agglomération bisontine.

Anne Tanguy aura à mener rapidement à bien le rapprochement de la scène nationale et du Théâtre musical de Besançon souhaité par la ville et l'ensemble de ses partenaires publics. Elle devra également veiller à développer des collaborations et des partenariats avec les autres structures bisontines œuvrant dans le domaine du spectacle vivant.

Ce projet déterminé prendra donc appui sur l’héritage du Théâtre de l’Espace et le renouveau du Théâtre musical de Besançon afin de constituer un pôle majeur de création et de diffusion prioritairement axé sur la musique, la danse et le cirque.

Pour porter cette ambition, le projet d'Anne Tanguy, "populaire et expérimental", repose sur quatre grands axes : diffuser la création contemporaine et transmettre les œuvres du répertoire ; développer un pôle de production pluridisciplinaire en intelligence avec le Centre dramatique national ; mener un travail d’éducation artistique et d’action culturelle au cœur de la population et placer les artistes au centre de la vie de la scène en y associant des artistes du théâtre musical comme Sandrine Anglade, de la danse comme Nathalie Pernette ainsi que l'orchestre de Besançon Montbéliard Franche-Comté et son chef Jean- François Verdier.

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La Rédaction

Ouverture des Jeunes Aventuriers... Appel à candidature  28/06/2011

Dans le cadre de la 7e édition du Festival Les Aventuriers, les scènes ouvertes Jeunes Aventuriers s’adressent aux artistes ou groupes ayant des ambitions professionnelles dans les musiques actuelles. Un appel à candidature est lancé dans ce cadre là sur la France et l'Europe jusqu'au 15 septembre.

L’artiste ou le groupe retenu se produira en 1ère partie de la grande scène "Live" des Aventuriers lors de l’édition 2011, et deux dates en salle parisienne sur 2011-2012.
La sélection des 3 artistes ou groupes retenus aura lieu sur la scène de l’Espace Gérard-Philipe le vendredi 7 octobre 2011 à partir de 19 h 30 devant un jury de professionnels.

Le dossier de candidature doit être composé de documents attestant de 4 concerts (en conditions professionnelles entre novembre 2010 et mai 2011) et d'un CD 4 titres minimum (seules sont acceptées les compositions originales sous format CD uniquement).

Ce dossier est à envoyer à :
Assia Bouchebita,
Fontenay-en-Scènes/Service culturel,
Les Jeunes Aventuriers/Scènes ouvertes
166, boulevard Gallieni, 94120 Fontenay-sous-Bois.

Pour tous renseignements complémentaires :
Fontenay-en-Scènes, 01 49 74 79 10.
www.fontenayenscenes.fr

Photo : Toxic Avenger qui sera en concert le 15 décembre 2011 lors du Festival Les Aventuriers de Fontenay-sous-Bois.

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La Rédaction

Soutenir les œuvres contemporaines en musique !  27/06/2011

C'est la mission que s'est fixé le Fonds de création lyrique dont la 1ère session 2011 s'est tenue le 17 juin. Cette dernière a apporté son soutien à 10 nouvelles productions.

Depuis 1990, le Fonds de Création Lyrique, initié et géré par la SACD, repose sur un partenariat avec le Ministère de la Culture et de la Communication, l’ADAMI, Le Fonds pour la Création Musicale et la SACD. Il soutient les projets professionnels de création et de reprise d’oeuvres contemporaines pour l’opéra, le théâtre musical ou la comédie musicale et permet ainsi chaque année à de nombreux ouvrages d’être produits dans des grands théâtres lyriques français mais aussi dans de plus petites structures.

Réunie le 17 juin dernier pour sa première session de l’année, la commission du Fonds de Création Lyrique, composée de deux représentants du conseil d’administration de la SACD, deux représentants du conseil d’administration de l’Adami, deux représentants de la DGCA et un représentant du FCM, a retenu 10 nouvelles productions :
"Akhamatova", musique de Bruno Mantovani, sur un livret de Christophe Gristi, mise en scène de Nicolas Joël, production de l’Opéra National de Paris.

"Le jour des meurtres", musique de Pierre Thilloy sur un livret de Bernard Marie Koltès, mise en scène de Jean de Pange, production de l’Opéra‐Théâtre de Metz.

"La petite marchande d’allumettes", musique de Thomas Nguyen sur un livret de Brigitte Macadré, mise en scène de Christine Berg, production de l’Opéra de Reims.

"Les Shadoks et l’aéronautique", musique d’Albert Marcoeur sur un livret de Jacques Rouxel, mise en scène de Mireille Larroche, production de La Péniche Opéra.

"Le bonheur est dans le chant", musique d’Antoine Rosset sur un livret d’Eugène Durif, mise en scène d’Étienne Grebot, production de l’association Les Grooms.

"Fantasmes de Demoiselle", musique de Lionel Privat sur un livret de René de Obaldia, mise en scène de Pierre Jacquemont, production de FKPR Productions.

"Jekyll", musique de Raoul Lay sur un livret de François Flahault, mise en scène de Catherine Marnas, production de l’Ensemble Télémaque.

"La maison qui chante", musique de Betsy Jolas sur un livret de Leigh Sauerwein, mise en scène de Véronique Samakh, production d’Ars Nova.

"René l’Enervé", musique de Reinhardt Wagner sur un livret de Jean‐Michel Ribes, mise en scène de Jean‐Michel Ribes, production du Théâtre du Rond‐Point.

"Terre et Cendres", musique de Jérôme Combier sur un livret d’Atiq Rahimi, mise en scène de Yoshi Oida, production de l’Opéra de Lyon.

Pour en savoir : SACD et association "La culture avec la copie privée"
La Rédaction

Robin Renucci nommé à la direction des Tréteaux de France, Centre dramatique national  24/06/2011

Après l'appel à candidature et l'audition par un jury de 7 candidats présélectionnés, le projet porté par Robin Renucci a été retenu par Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication.

Robin Renucci, comédien pour le théâtre, le cinéma et la télévision, propose un projet artistique visant à renouveler l'actualité des Tréteaux de France dans le respect de leur histoire et de la mission d'itinérance qui est la leur. Robin Renucci cherchera de nouveaux moyens d'itinérance, et invitera de grands noms de la mise en scène à travailler avec lui.

Les Tréteaux de France ont été fondés par Jean Danet, qui les a dirigés pendant 40 ans. Ils sont, depuis 2001, dirigés par Marcel Maréchal, qui poursuivra son grand parcours artistique dans le cadre d'une compagnie dramatique soutenue par l'État.

La nomination de Robin Renucci s'est faite en concertation avec Monsieur Yves Jégo, ancien ministre, maire de Montereau-Fault-Yonne (77), commune où les Tréteaux de France s'implanteront prochainement.
La Rédaction

Marcel Maréchal quitte les Tréteaux de France  24/06/2011

Chers amis,
Après 40 ans de bons et loyaux services dans le Théâtre Public (à Lyon, Marseille, au Rond-Point et aux Tréteaux de France) et 10 années de jeune compagnie privée au Cothurne à Lyon, je quitte, le 1er juillet 2011, mes fonctions de Directeur des Tréteaux de France pour reprendre ma liberté de comédien et de metteur en scène et parallèlement fonder "La Compagnie Marcel Maréchal".

Avec cette compagnie, nous donnerons Le Bourgeois Gentilhomme de Molière à partir de janvier 2012 au Théâtre 14-Jean Marie Serreau, à Paris puis en tournée. Par la suite, pour la saison 2012-2013, la compagnie créera le chef-d’œuvre de Jacques Audiberti : Le Cavalier Seul. Parallèlement, j’espère que directeurs ou metteurs en scène me proposeront des mises en scène ou de beaux rôles.
(...)

Au revoir, bon vent, merci à mon équipe des Tréteaux de France et amitiés fidèles à tous ceux qui ont suivi mon travail à Lyon, Marseille, Paris ou lors de mes tournées en France ou à l’étranger.

Marcel Maréchal
La Rédaction

Billet n°7 : Un apéritif de la colère…  23/06/2011

Je vous appelle à un Apéro Festif, pour fêter notre colère, à 18 h le Samedi 25 Juin, Place de l'Odéon.
Soyons 20, 20 Milles, ou 2 Millions : nous nous battrons pour que des milliers de troupes et des dizaines de milliers de professionnels puissent vivre de leur travail et avoir une reconnaissance sociale.

À vous mes amis qui avez une conscience aiguë des droits et surtout des devoirs du Théâtre vis à vis de la cité. Vous qui appartenez au peuple, et qui le savez. Vous savez que pour que le théâtre soit accessible à tous, étant donné que la moitié de la population ne gagne même pas le SMIC, il n'est pas rentable. C'est donc l’État qui subventionne, donc le Peuple (Oui, je crois encore en la démocratie et à l’État, n'en déplaise aux cyniques) ! Vous qui travaillez avec rigueur et humilité, pour souvent aucun salaire, aucune reconnaissance de vos "pairs installés" et des institutions étatiques ou territoriales, vous qui faites tout de vos mains (qui touchez à tous les corps de métiers du théâtre), dans des petites salles, des squats, des garages…

Comment pouvez-vous accepter le comportement de certaines directions des théâtres en France?

Vous les connaissez ces petits roitelets de cour qui sont chez eux dans l'espace public d'un théâtre d’État, qui vous feront peut être l'aumône d'une parole à un pot de première si vous avez l'adoubement d'un tel ou d'un tel, qui vous font sentir mauvais au centre de ces rires haut perchés, ces soupirs mondains, de ces statues de cires qui jouent les silences car ils n'ont pas grand chose à dire. Ces petits directeurs de CDN qui pensent à leurs points retraites ou à leurs primes de départ, qui se moquent de leurs publics et de ces jeunes qui frappent comme des sourds à la porte de pierre de leurs Théâtres. Cette Jeunesse qui frappe de la tête qui gicle rouge pour avoir la parole.

Le théâtre n'a jamais été aussi nécessaire qu'aujourd'hui, car il crée du Sacré avec de l'Impie, il donne droit de se réinventer de se reconstruire, d'être créateur d'espoir, d'utopies, de poésie.
poïêsis.

Alors comment pouvez vous accepter (et je pense… ne l'acceptez pas) qu'une caste dirigeante cumule tous les plus hauts postes du théâtre en France : directions de scènes nationales, metteurs en scène sur ces mêmes scènes, professeurs des écoles nationales, experts des comités de subventions...?

Alors comment pouvez vous accepter (et je crois… ne l'acceptez pas) que seules 600 compagnies sont subventionnées par les DRACs, (dont la moitié sont déjà installées sur les scènes nationales), alors que la Comédie Française touche 30 Millions d'Euros de subventions annuelles, l'Odéon 27 Millions, la Colline 20...? Et que plus 90 % des autres Troupes ne touchent strictement rien ?

Alors comment pouvez vous accepter (et j'espère… ne l'acceptez pas) qu'il n'y ait presque aucun directeur d'origine africaine (quant l'on connaît un peu l'Histoire de la France avec ces colonies) ? Et si peu de femmes ?

Alors comment pouvez vous accepter (et peut-être… ne l'acceptez pas) que la sélection des Écoles Nationales se déroule au travers des concours les plus individualistes qui soient ?
Pourquoi ne pas sélectionner sur des appels à projets à 5 ou 6 candidats avec 20 minutes de plateau et une idée du théâtre ? Pourquoi la créativité et la Poésie sont-elles toujours les derniers enjeux pour les institutions ?
Ne pourrait-on pas réduire de moitié les quinze mille Euros annuels de coût de scolarité d'un élève, et prendre le double d'élèves ? Ce qui créerait des concours et des ambiances moins élitistes et prétentieuses…

Alors comment pouvez vous accepter (et j'espère... ne l'acceptez pas) que les "Scènes d’État" font souvent moins de 150 levés de rideau (représentations) par an ? Ne pourrait on pas accueillir des Jeunes compagnies qui crèvent de ne pouvoir montrer leurs travaux ? Ouvrir leurs théâtres ne leur coûterait pas un dixième du budget maquillage d'un spectacle subventionné...

Alors comment pouvez vous accepter (et je crois… ne l'acceptez pas !) qu'il n'y ait aucune place pour le théâtre de rue pourtant si foisonnant dans les Scènes Nationales, alors qu'elles n'arrêtent pas de discourir sur la prégnance du théâtre dans l'espace public... Pourquoi les troupes des scènes subventionnées ne tractent elles pas le dimanche sur les marchés, comme dans "les Enfants du Paradis", ou comme les jeunes compagnies au Festival d’Avignon ? Cela donnerait une autre image du théâtre aux 95 % de la population qui n'y va jamais, autre que la mortuaire Cérémonie des Molières. Ont-ils peur de serrer la main du Peuple?

J'en suis sûr maintenant, tout comme moi, vous ne l'acceptez pas. Et je vous demande donc de prendre la parole, notre parole.

Je dis notre parole car depuis 7 ans que je produis des pièces, (en tant qu'Auteur, Metteur en scène et chef de troupe) dans plus d'une vingtaine de Théâtres et de Festivals, la plupart des gens que j'ai rencontrés (vous, toi, moi) a ce même ressenti de mépris vis à vis des administrations du Théâtre subventionné.

Si je n'ai pas mentionné avant mon parcours c'est que mon Appel est politique et je ne cherche en aucun cas un appui ou une aide de votre part sur mes propres projets car cela dévaloriserait notre parole. Cet Appel défend tous les théâtres sous toutes ces formes sans aucun jugement de valeur.

Je vous appelle donc à un Apéro Festif, pour fêter notre colère, à 18 h le Samedi 25 Juin, Place de l'Odéon. À Samedi 25 !!!

Évidement cet Appel est à diffuser (Mail, Facebook, Bouches à Oreilles, etc.).

Évidement cet Appel est à débattre dans vos cours, vos répétitions, vos Théâtres.

Et tous ceux qui ont un peu de temps, qui veulent nous aider à diffuser notre appel, n'hésitez pas à me contacter pour que l'on s'organise...

L'Illustre Léon.
Auteur, Metteur en Scène de la Compagnie des Anges de Comptoir.
Assistant d'éducation à Montreuil sous Bois.
Professeur d'Art dramatique au Cours Florent.
lillustreleon@gmail.com
Recueilli par La Rédaction

Concert évènement des membres fondateurs de The Doors  23/06/2011

Il y a 40 ans, le 3 juillet 1971, disparaissait Jim Morrison, le chanteur des Doors. Le 3 juillet 2011, jour anniversaire donc, deux des membres fondateurs des Doors - Ray Manzarek à l'orgue, Robby Krieger à la guitare, accompagnés de Dave Brock au chant, Ty Dennis à la batterie et le légendaire Phil Chen (Rod Stewart, Bob Marley) à la basse - vous emporteront pour un voyage de plus de deux heures, au Bataclan à Paris, dans leur histoire musicale, avec notamment des titres aussi célèbres que "Light My Fire", "Riders On The Storm", "LA Woman", "Waiting For The Sun", "Blue Sunday", Shamman's Blues, etc.

Malgré une existence plutôt brève, The Doors est indéniablement l'un des groupes les plus marquants de l'histoire du rock dont la musique a influencé de nombreux artistes. Très populaires pendant leurs années d'activité, de 1965 à 1973, grâce à des albums mythique comme "The End" (1967) - au son curieusement déjà très moderne -, "Strange Day", plus soigné, avec une présence presque obsédante des claviers, annonçant le désenchanté "Waiting for the sun" enregistré en 1968. Ce troisième album marque la fin d'une époque, celle des utopies hippies ("Summers's Almost Gone"). Le style du groupe s'élargit, du flamenco psychédélique de "Spanish Caravan" au violent hard rock de "Five to One" en passant par le tube "Hello I love You". Un quatrième album (le 5e !) est incontournable : le très musclé "Morrison Hotel" (69) qui contient les fameux "Roadhouse Blues", "Land Ho !", "Maggie M'Gill", Indian Summer", ou encore "The Spy".

Pour ceux d'entre vous qui n'ont jamais vu les Doors c'est une fantastique occasion de voir deux membres du Rock Hall of Fame jouer une des musiques les plus admirées de l'histoire du Rock ! Gil Chauveau

Dimanche 3 juillet 2011.
The Doors - Ray Manzarek et Robby Krieger.
Le Bataclan, Paris 11e, 01 40 24 02 10.

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La Rédaction

L, lauréate du Prix Barbara 2011  22/06/2011

A l'occasion de la 30e édition de la Fête de la musique, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Commu-nication, a remis le 2e prix Barbara à la jeune auteure-compositrice-interprète L.

Cette année, le jury était composé cette année de Marie-Paule Belle, chanteuse ; Gérard Daguerre, musicien et pianiste de Barbara ; Gérard Depardieu, acteur ; Kevin Douvillez, programmateur des Francofolies ; Thierry Lecamp, journaliste à Europe 1 ; Bernard Serf, neveu de Barbara ; Philippe Vannier, responsable musique de TV5 Monde.

Après avoir récompensé la fougue et le talent de Carmen Maria Vega en 2010, le jury 2011 a souhaité saluer la poésie des textes et l'empreinte vocale si marquante de L. Ses compositions sensuelles et féminines ont charmé le jury.

De son vrai nom Raphaële Lannadère, L chante et donne de petits concerts pour sa famille très jeune. Vers ses 20 ans, avec l'aide d'une ethnomusicologue, elle étudie les polyphonies tsiganes, corses, bulgares, le gospel et le fado, qui marqueront sa musique et sa façon de chanter.

En 2002, elle se choisit un nom de scène, "L", initiale de son nom, et donne son premier concert dans la cave d'une rôtisserie parisienne, accompagné par celui qui deviendra Babx. S'ensuivent ensuite beaucoup de concerts, dans lesquels elle reprend les classiques de la chanson française (Piaf, Ferré, Brel, Barbara, etc), et pendant lesquels elle peaufine son écriture. Elle a également chanté avec le brésilien Ricardo Tete ou Teofilo Chantre. Son premier EP 6 titres sort en 2008. En 2010, elle est invitée aux
Découvertes du Printemps de Bourges et au Chantier des Francos. Elle écrit pour Camelia Jordana. Son premier album, "Initiale", est sorti en avril 2011.

Le prix Barbara a été créé en 2010 pour encourager un jeune artiste-interprète, auteur et/ou compositeur dont le talent s'inscrit dans le sillage de la grande artiste disparue en 1997. TV5 Monde lui consacrera un numéro de son émission musicale "Acoustic" et le festival Barbara de Saint-Marcellin recevra L dans son édition 2012.

Photo : Frédéric Mitterrand, L, Marie-Paule Belle et Gérard Depardieu © Didier Plowy-MCC.

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La Rédaction

Paroles et musique : les manuscrits de la chanson française  21/06/2011

Cet été, à l’occasion du 30e anniversaire de la fête de la musique, le Scriptorial d'Avranches propose une exposition (du 18 juin au 25 septembre 2011) regroupant les plus grands manuscrits de la chanson française. Cette exposition estivale, sous le parrainage de Jack Lang, est l’occasion de découvrir à travers un parcours chronologique et thématique, une centaine de manuscrits retraçant l’histoire de la chanson française de 1789 à 2010. Le public pourra apprécier les manuscrits de chansons mythiques telles que "Amsterdam" de Jacques Brel, ou encore "Les feuilles mortes" de Jacques Prévert. Les artistes et paroliers les plus célèbres seront représenté à travers leurs manuscrits comme Édith Piaf, Serge Gainsbourg, en passant par la jeune génération.

Deux mille onze est une année exceptionnelle pour la scène française : se fête notamment le trentenaire de l’initiative de la Fête de la musique, cet évènement annuel instauré par Jack Lang lors de son mandat au Ministère de la Culture. L’exposition "Paroles et musique : les manuscrits de la chanson française" a été créée à cette occasion par le Scriptorial d’Avranches - Musée des manuscrits du Mont Saint-Michel - sous l’égide de Fabien Lecœuvre, spécialiste de la chanson française. De nombreux auteurs-compositeurs-interprètes se sont prêtés au jeu, parfois de manière posthume, pour offrir au public cette expérience inédite.

Les artistes francophones ont été largement reconnus au XXe siècle. Qu’on pense à l’unanimité provoquée par un Jacques Brel ou une Joséphine Baker. Quelle émotion que de contempler la signature de Jacques Prévert ou les mots enflammés d’Édith Piaf. Mais la chanson française, c’est aussi une jeune scène dynamique, avec Renan Luce, La Grande Sophie ou Joyce Jonathan, etc.

Cette exposition adopte un cadre double, chronologique et thématique, afin de mieux proposer au visiteur de flâner à sa guise, de "butiner" au gré de ses envies, de ses goûts musicaux. La démarche adoptée laisse le public libre de suivre le parcours proposé ou de construire sa propre visite, au hasard des découvertes et des surprises que réservent les pièces exposées. Cet évènement nous ramène plusieurs années en arrière, depuis notre enfance jusqu’à aujourd’hui. Des moments intenses dus à notre imagination évoquent toutes les sensibilités d’une génération. Nous voilà de retour en adolescence, l’émotion et l’attente du prochain concert, les paroles sues par cœur, les heures interminables pour apercevoir la star ou en obtenir un autographe, les abonnements à Podium... La chanson française, ce ne sont pas seulement des paroles, une musique ou un tempo ; ce sont aussi des émotions intenses, des joies et des peines, des espoirs, des attentes, des souvenirs... La chanson française, passée ou à venir, nous transporte au pays de l’imaginaire et du rêve.

Commissariat Général : Fabien Lecœuvre.
Commissariat/Coordination : Pierre-Yves Paris.
Du 18 juin au 25 septembre 2011.
Scriptorial d’Avranches - Musée des Manuscrits du Mont Saint-Michel, Avranches (50).
Téléphone : 02 33 79 57 00. Site web : www.scriptorial.fr

Photo : © Photothèque Fabien Lecœuvre Organisation.

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Sophie Deschamps élue présidente de la SACD  20/06/2011

Lors de l'Assemblée générale de la SACD qui s'est tenu le 16 juin, 7 nouveaux représentants des auteurs de l’Audiovisuel et du Spectacle vivant ont été élus pour l’exercice 2011-2012. Il s'agit de Bernard Cavanna, Jacques Fansten, Arthur Joffé, Marie‐Anne Le Pezennec, Frédéric Michelet, Yves Nilly, Jacques Rampal. Chaque nouvel administrateur est élu pour un mandat de 3 ans. Le Président étant choisi par le nouveau Conseil d’administration pour un mandat d’une année renouvelable, c'est Sophie Deschamps* qui a été élue lors de cette AG. L’assemblée des auteurs a également approuvé : le rapport d’activité et de gestion pour l’année 2010, les comptes de l’exercice 2010 et l’ensemble des résolutions soumises au vote.

Le Conseil d’Administration 2011/2012 est ainsi composé de Sophie Deschamps (Présidente), Georges Werler (Vice-président) ; avec pour la commission Théâtre, Jean-Paul Alègre (vice-président théâtre), Denise Chalem, Jean-Paul Farré, Eduardo Manet, Jacques Ramp ; pour la commission Musique, Louis Dunoyer de Segonzac (vice-président musique), Bernard Cavanna, Philippe Hersant ; pour la commission Télévision, Christine Miller, scénariste, et Michel Favart, réalisateur (vice-présidents TV), Jacques Fansten, Nicole Jamet, Pascal Lainé, Marie-Anne Le Pezennec, Jean-Louis Lorenzi, Charles Nemes ; pour la commission Cinéma, Bertrand Tavernier (vice-président cinéma), Arthur Joffé, Gérard Krawczyk, Christine Laurent ; pour les Administrateurs délégués, Yves Nilly (radio), Régine Chopinot (danse), Benjamin Legrand (animation), Jérôme Thomas (arts du cirque), Frédéric Michelet (arts de la rue), Georges Werler (mise en scène). Patrice Sauvé est Président du comité canadien et Luc Jabon, Président du comité belge.

*Formée au Conservatoire d’art dramatique, Sophie Deschamps a débuté sa carrière en tant que comédienne dans le théâtre. Pendant 10 ans, elle a collaboré avec Jean-Louis Barrault, Robert Hossein, Marcel Maréchal, Jean-Claude Drouot. Devenue scénariste, elle écrit pour la télévision de nombreux téléfilms ("Adouna", "La passion selon Didier", "Clémence", etc.). Auteur de théâtre ("Babiboum"), elle a adapté pour la scène le roman "La disgrâce de Jean-Sébastien Bach" de Jean-François Robin, actuellement en tournée. Désormais productrice, elle développe des scénarios qu’elle co-écrit avec Lorraine Levy. Elle a dirigé des ateliers d’écritures au Conservatoire Européen d’Écriture Audiovisuelle, et fut membre de 2006 jusqu’à 2009 à la commission d’aide sélective à l’édition vidéo du Centre National de la Cinématographie. De 2006 à 2007, elle a assuré la présidence du Conseil d’Administration de la SACD. Elle a été élevée en 2010 au grade de Chevalier de la Légion d’honneur.

Chiffres clés SACD 2010
Les auteurs
Nouveaux adhérents : 1 567, ce qui porte le total des membres à 51 393 au 31/12/2010.
Promotion aux grades sociaux :
• 359 nouveaux sociétaires adjoints, soit 3 422 au total (+ 2,6 % par rapport à 2009).
• 272 nouveaux sociétaires, soit 5 017 au total (+ 5,7 % par rapport à 2009).

Les perceptions
219,7 millions d’euros (+ 25% par rapport à 2009).
Cette augmentation exceptionnelle des perceptions 2010 concerne les deux répertoires de la SACD.

Évolution et utilisation du répertoire
Déclaration d’œuvres nouvelles : 20 504 œuvres nouvelles ont été déclarées en 2010 dont 5 130 au titre du spectacle vivant (25 % du total et +5,5 % par rapport à 2009) et 15 374 au titre de l’audiovisuel (75 % du total et – 9,31 % par rapport à 2009).
Représentations spectacle vivant en France :
- près de 60 000 à Paris,
- près de 120 000 en Province.
Diffusion audiovisuelle
- près de 93 317 œuvres,
- près de 166 962 heures de programmes diffusées.

La répartition
Près de 70 % des droits nets versés proviennent de l’audiovisuel.
Près de 30 % des droits nets versés proviennent du spectacle vivant.
Les revenus des auteurs
16 257 auteurs vivants ont touché des droits en 2009.
Près de 74 % d’entre eux ont touché moins de 3000 euros dans l’année.

L’action culturelle de la SACD
Budget global, 4,52 millions d’euros dont :
• 3,88 millions d’euros d’aides effectives.
• 0,64 M d’euros de frais de gestion.

Photo : Jacques Fansten et Sophie Deschamps © SACD.

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Le décor intime de Serge Gainsbourg  17/06/2011

Très belle et sensible expo que celle présentée actuellement à la Galerie Talbot où l'on pénètre, grâce aux photographies de Yannick Ribeaut, dans l'univers intime de Gainsbourg au fil des différents espaces de vie de l'artiste et des objets qu'il a accumulés tout au long de son existence. Chaque "espace", tel un décor, fut mis en scène, créant une atmosphère personnelle et baignée d'intimité au cœur de sa demeure mythique du septième arrondissement. Le travail du photographe est ici plein de grâce et de sensibilité laissant découvrir à chaque photo différentes trames "mentales" de Gainsbourg, enrichies de reproductions manuscrites d'une écriture issue du quotidien...

Quelque temps après la disparition de Serge Gainsbourg et de son majordome Fulbert Ribeaut qui l’a suivi de près, Yannick Ribeaut propose de maintenir la mémoire du lieu du 5 bis rue de Verneuil dont l’avenir de la maisonnette, cette "chapelle", ce "musée" était d’ores et déjà incertain. Ce lieu accueille de nombreux objets énigmatiques qui envahissent l’espace. L’emplacement de chaque bibelot était choisi avec exactitude, relevant d’un décor de cinéma. L’atmosphère a été inventée et construite par Serge. La scène n’est autre que sa demeure.

Ces objets en disent long, figés dès lors et pointant une histoire qui ne demande qu’à être révélée. Les textes manuscrits juxtaposés, incrustés aux photographies, produisent une alliance, un parallèle. Déposés sur le piano, sur la table basse, ces messages faisaient partie du quotidien de Serge. Le rapprochement est de nouveau opéré ; nous faisons un bond dans le passé. "Gainsbourg Intérieur" est un témoignage, une narration journalière mettant en rapport le texte et l’image. Ces travaux sont restés méconnus durant de nombreuses années et ne sont révélés au public que très récemment.

Pour faire renaître et se remémorer ces instants du quotidien, Yannick Ribeaut met en relation ses photographies avec les notes, brouillons de chansons que Serge Gainsbourg avait laissés à Fulbert Ribeaut son majordome, complice et confident. Encore posée par l’auteur, parfois d’une main irritée ou de manière plus réfléchie mais toujours graphique, calligraphique, une écriture à la plume, semblable à celle que peut laisser un peintre sur un grimoire. Ces textes sont l’expression de la plume de l’artiste et prennent une dimension singulière associés aux photographies. Ces œuvres saisissent l’aspect intime du personnage de Serge Gainsbourg.

Exposition "Gainsbourg Inside/Vue de l’intérieur"
Photographies de Yannick Ribeaut (photographe à Longueur d'Ondes)
Du mardi 31 mai au samedi 25 juin 2011.
Galerie Talbot, 11 rue Guénégaud, Paris 6e.
Noir & Blanc et couleurs, au format 50/60 cm, en édition limitée, numérotés signés par l’auteur.
Photo : © Yannick Ribeaut.

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Matthieu Poitevin, ARM Architecture, lauréat du concours du Centre national des arts du cirque à Châlons-en-Champagne  16/06/2011

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, a annoncé hier le lauréat du concours pour la conception et la réalisation d'un site complémentaire au Centre national des arts du cirque (CNAC) actuellement implanté dans le cirque historique de Châlons-en-Champagne. Il s'agit de Matthieu Poitevin (ARM Architecture, architecte mandataire).

Cette opération consiste à convertir la friche agricole de la coopérative agricole de la Marnaise (environ 20 000 m²) en site dédié aux activités du Centre national des arts du cirque (CNAC). Les activités du CNAC se déroule aujourd'hui dans le cirque historique de Châlons-en-Champagne, à quelques centaines de mètres du site des Silos. À terme, les deux sites fonctionneront en complémentarité, le site des Silos accueillant des salles d’enseignement, des salles d’entraînement, des bureaux d’administration, et potentiellement des logements étudiants.

Matthieu Poitevin a conçu un projet novateur dans la continuité de l’existant : "On continue l’histoire, on garde tous les bâtiments pour qu’ils deviennent autre chose, la même chose, ou rien du tout, les détruire ne servirait à rien.
Qui sait de quoi demain sera fait ?
On ajoute, on excave, on creuse, on élève, on rabote, on agrandit, on ouvre en fonction des usages.
Et on se laisse surprendre pour sortir de la gangue.
Un toit peut devenir un belvédère, un autre sera ouvert pour laisser entrer la lumière ; le tout formera une pièce unique bâtie. Chaque endroit sera lié à l’autre tout en préservant son autonomie.
Ils s’offriront à un jardin composé du bâtiment administratif, les écuries, l’atelier, le chapiteau, la nationale comment l’oublier, mais aussi sur un terrain où les sols seront travaillés soit par revêtement minéral soit par des plantes rases qui composeront un sol, mais aussi par un parc d’arbres à hautes tiges parfaitement délimité et planté sur une trame de 7x7".

Ce projet d’aménagement du site des silos de la Marnaise, d’un montant de 4,7 M€ HT de travaux, s’inscrit dans le cadre d’un contrat de projets État-Région (ministère de la Culture et de la Communication/ville de Châlons-en-Champagne, conseil général de la Marne, conseil régional de Champagne-Ardenne). Le chantier devrait débuter à l’été 2012 pour une durée prévisionnelle de 18 mois.

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Nomination d'une mission sur le financement du spectacle vivant : une initiative attendue et saluée par la SACD  16/06/2011

La SACD a pris connaissance avec intérêt de la mission lancée par Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication, afin d’identifier de nouvelles ressources de financement du spectacle vivant en France.

Face aux tensions pesant sur les finances publiques qui risquent ces prochaines années d’influer sur les interventions de l’État et des collectivités locales à destination des politiques culturelles, la SACD avait formulé, dès le début des "Entretiens de Valois" en 2007, la nécessité de pouvoir dégager de nouvelles ressources, en complément de celles de l’État et des collectivités territoriales.

Elle se félicite donc que le Ministère de la Culture et de la Communication ait confié à Jean-Louis Martinelli, Adrien-Hervé Metzger et Bernard Murat le soin de proposer des mesures permettant de soutenir financièrement le développement du spectacle vivant.

La SACD espère que leurs propositions seront à la hauteur des enjeux et porteront une ambition renouvelée, en particulier dans le secteur de la diffusion et de la circulation des œuvres, notoirement insuffisantes sur l’ensemble du territoire, alors même que le défi de la démocratisation culturelle et d’une juste exposition des œuvres doit encore être relevé.

www.sacd.fr
La Rédaction

La Confédération Internationale des Sociétés d’Auteurs et Compositeurs annonce la nomination de M. Olivier Hinnewinkel  15/06/2011

La CISAC a annoncé la semaine dernière la nomination de M. Olivier Hinnewinkel au poste de Directeur Général. Avec 229 sociétés d'auteurs membres dans 121 pays, la CISAC est une ONG internationale qui représente plus de 3 millions de créateurs et éditeurs de l’ensemble des répertoires artistiques, parmi lesquels la musique, les arts dramatiques, la littérature, l’audiovisuel, les arts graphiques et plastiques.*

M. Hinnewinkel a été nommé par le Conseil d’administration de la CISAC à l’issue de la troisième édition du Sommet mondial du droit d’auteur à Bruxelles les 7 et 8 juin. M. Hinnewinkel, né en 1964 et diplômé de l’école de commerce IMD (Lausanne), détient une forte expérience en management dans un contexte international. Avant de rejoindre la CISAC, il était, ces cinq dernières années, CEO et Managing Director pour Eurovision Asie-Pacifique. Eurovision, le département opérationnel de l’Union Européenne de Radio-Télévision (EBU-UER), est le premier distributeur de programmes sportifs et d'actualités pour les principaux médias et radiodiffuseurs. Au sein d’Eurovision depuis 1996, M. Hinnewinkel a travaillé sur trois continents, Amérique du Nord, Europe et Asie, en ayant occupé les fonctions de Directeur du Marketing, Directeur du Corporate Management et Directeur de la filiale américaine. Il contribuera notamment à la reconnaissance et la protection des droits des créateurs dans le contexte d’une économie numérique mondialisée.

À l’occasion de cette nomination, Kenth Muldin, Président du conseil d’administration de la CISAC, déclare : "Je suis ravi d’accueillir Olivier Hinnewinkel en tant que nouveau Directeur Général de notre Confédération. Il détient l’expérience internationale et les qualités personnelles pour mener la CISAC vers le futur. Le conseil d’administration est heureux à la perspective de travailler avec Olivier sur notre stratégie pour l’avenir de la gestion collective et les droits d’auteur pour tous les membres de la CISAC."

Présidée par Robin Gibb, interprète des Bee Gees et Hervé Di Rosa, artiste peintre, la CISAC œuvre à une meilleure reconnaissance et protection des droits des créateurs à travers le monde. Dans un univers mondialisé et numérique, la CISAC a pour principale mission de renforcer le réseau international des sociétés d’auteurs, d’être leur porte-parole dans les débats internationaux et réaffirmer le droit inaliénable des auteurs à vivre de leur travail créatif.

*En 2009, les droits perçus par les sociétés d’auteurs membres de la CISAC sur leurs territoires respectifs se sont élevés à 7,152 milliards d’euros.

www.cisac.org

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La Rédaction

Billet n°6 : Le Festival Off d’Avignon, une "usine à gaz" ?  13/06/2011

En 2011, avec les 1126 spectacles présentés cette année, on est bien loin de Vilar à la création du Festival qui n’en présentait qu’un seul. Le Festival d’Avignon est-il devenu une "usine à gaz" du spectacle vivant ? En tout cas, difficile de faire un choix au milieu des 970 compagnies attendues, 1126 spectacles et près de 70 événements tous genres confondus dans 116 lieux différents…

Le Off d’Avignon va une nouvelle fois offrir au public ce que ses organisateurs estiment être "le plus grand théâtre du Monde" entre le 8 et le 31 juillet. Greg Germain, le Président de l’association Avignon Festival & Compagnies a présenté l’édition 2011 en rappelant que "le OFF n’est pas ce que certains souhaiteraient qu’il soit : un rassemblement d’indigents, d’amateurs sans talents, n’ayant rien à faire dans le spectacle vivant et vampirisés par des buveurs de sang qui louent des taudis qu’ils appellent théâtres à des prix exorbitants".

Attention, chères compagnies, à ne pas vendre tous les bijoux de grand-mère… Parce que Avignon coûte cher, très cher, même… Quoiqu’on en dise, c’est un fait avéré. Je suis d'ailleurs à la fois triste et hallucinée quand j'entends le témoignage de Richard Bohringer à ce sujet (dans la rubrique RDV du jour).

Pour Greg Germain encore, le off permet aux compagnies de "diffuser leur spectacle, de jouer dans la durée, de rencontrer des publics, de rencontrer la presse et enfin de croiser leurs regards avec d’autres imaginaires nationaux mais aussi et de plus en plus Européens et internationaux".

Soit ! Faut-il encore que la presse sache où aller ! Comment débusquer les petites compagnies qui n’ont pas les moyens de s’annoncer parce qu’elles ont dépensé tout leur argent dans la salle, le logement, etc. ?

"Le festival est le reflet grandeur nature de la réalité de la vie artistique des territoires." Nous dirions plutôt que ce festival est le reflet de notre société… À vous d’en tirer les conclusions que vous voulez !

La Revue du Spectacle y sera. Pas de doute. En revanche, nous dégainerons s’il le faut et n’hésiterons pas à nous rendre là où la presse va peu.

Le programme sera disponible sur le site du Festival à partir du 15 juin, à l'adresse suivante :
http://www.avignonleoff.com

Coluche, l’enfant de Montrouge, 25 ans déjà…  11/06/2011

De son enfance modeste à Montrouge à son triomphe… La Ville de Montrouge rend un nouvel hommage à Coluche le 14 juin prochain en présence de Véronique Colucci et leurs fils, Romain et Marius Colucci, à l’occasion du 25e anniversaire de sa disparition, le 19 juin 1986.

C'est donc ce mardi, à 19 h 30 sur la Place de la Libération, que le Maire de Montrouge, Jean-Loup Metton, et Véronique Colucci dévoileront une sculpture de bronze représentant la célèbre salopette de Coluche, mais vide bien sûr, intitulée "À Coluche". La statue est réalisée par le montrougien Guillaume Werle. Celle-ci est la copie "augmentée" du trophée qu'avait créé le sculpteur à l'occasion du "Prix Coluche" organisé en 1996 par Montrouge. À l'époque, cette grande soirée, prémices des "Stands up" d’aujourd’hui, permettait à de jeunes artistes inconnus d'interpréter leurs sketchs sur la scène de la salle des fêtes pour tenter de remporter la Salopette d’or. Depuis, plusieurs de ces artistes sont devenus des vedettes comme Noëlle Perna (Mado la Niçoise) ou Denis Maréchal.

Le concept de la sculpture À Coluche est de "créer pour ne pas l’oublier". Représenter Coluche, mais aussi représenter sa disparition… D’où l’idée de sa salopette vide, laissant place à l’imaginaire et au souvenir. Clin d’œil à la sculpture de Rodin À Balzac qui le représente par sa robe de chambre, À Coluche est un Coluche en mouvement et insiste sur sa présence toujours très vivante dans les esprits des Français. Après le trophée des Salopettes d’or, c’est donc naturellement que la Ville de Montrouge a commandé au sculpteur cette statue de bronze de 1 m 57 et de 120 kg. Installée sur la symbolique Place de la Libération, elle fera face au Théâtre de Montrouge.

Un hommage placé sous le signe de l’amitié en présence de sa femme, de ses enfants, mais également de ses amis des Restos du Cœur et des Enfoirés…

Gil Chauveau et
La Rédaction

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"Notre vie dans l'art", 1923-2023, "le siècle, il a passé"… et rien de nouveau à l'est… Un flamboyant Tchekhov contemporain

"La vie, elle a passé, on a comme pas vécu…", ainsi parlait Firs, le vieux valet de chambre de "La Cerisaie" d'Anton Tchekhov, pièce écrite dans le domaine de son ami comédien et metteur en scène Constantin Stanislavski… C'est ce même Constantin Stanislavski, auteur en son temps d'une "Notre vie dans l'art", qui se retrouve au cœur de la pièce éponyme écrite et mise en scène par Richard Nelson, auteur, metteur en scène américain et tchékhovien dans l'âme. Et si l'argument – "Conversations entre acteurs du Théâtre d'Art de Moscou pendant leur tournée à Chicago, 1923" – n'a pas changé d'un iota, ses échos contemporains sont eux particulièrement troublants.

© Vahid Amampour.
Quand, dans le cadre du Festival d'Automne, le Théâtre du Soleil ouvre grand ses portes monumentales de la Cartoucherie à cette nouvelle version de "Notre vie dans l'art", on se dit que ce choix ne peut rien devoir à un quelconque hasard… Et quand on découvre que c'est à Ariane Mnouchkine que l'on doit la traduction de la pièce, et que ce sont ses propres comédiens formés selon les canons artistiques animant son travail que dirige ici Richard Nelson, on n'est nullement surpris de reconnaître là le mantra commun à leurs deux univers : faire du théâtre une caisse de résonances de l'histoire en cours.

Dominant le plateau, comme dans un amphithéâtre antique, des rangées de gradins se font face. Entre une troupe de comédiens en costume de ville. Ils s'affairent à remettre en place les chaises renversées sur la longue table rectangulaire occupant l'espace central, ainsi qu'on peut le faire lorsque l'on revient dans une maison après absence. Il y a là Kostia (Constantin Stanislavski, directeur et acteur du Théâtre de Moscou), Vania, Richard (ancien acteur du même théâtre, exilé lui aux États-Unis), Olga (veuve d'Anton Tchekhov), Vassia et Nina (couple en proie aux tourments de la jalousie amoureuse), Lev et Varia, Masha et Lida, et Petia (jeune acteur soupçonné d'accointances avec les dirigeants de l'Union Soviétique).

Yves Kafka
29/12/2023
Spectacle à la Une

"L'Effet Papillon" Se laisser emporter au fil d'un simple vol de papillon pour une fascinante expérience

Vous pensez que vos choix sont libres ? Que vos pensées sont bien gardées dans votre esprit ? Que vous êtes éventuellement imprévisibles ? Et si ce n'était pas le cas ? Et si tout partait de vous… Ouvrez bien grands les yeux et vivez pleinement l'expérience de l'Effet Papillon !

© Pics.
Vous avez certainement entendu parler de "l'effet papillon", expression inventée par le mathématicien-météorologue Edward Lorenz, inventeur de la théorie du chaos, à partir d'un phénomène découvert en 1961. Ce phénomène insinue qu'il suffit de modifier de façon infime un paramètre dans un modèle météo pour que celui-ci s'amplifie progressivement et provoque, à long terme, des changements colossaux.

Par extension, l'expression sous-entend que les moindres petits événements peuvent déterminer des phénomènes qui paraissent imprévisibles et incontrôlables ou qu'une infime modification des conditions initiales peut engendrer rapidement des effets importants. Ainsi, les battements d'ailes d'un papillon au Brésil peuvent engendrer une tornade au Mexique ou au Texas !

C'est à partir de cette théorie que le mentaliste Taha Mansour nous invite à nouveau, en cette rentrée, à effectuer un voyage hors du commun. Son spectacle a reçu un succès notoire au Sham's Théâtre lors du Festival d'Avignon cet été dernier.

Impossible que quiconque sorte "indemne" de cette phénoménale prestation, ni que nos certitudes sur "le monde comme il va", et surtout sur nous-mêmes, ne soient bousculées, chamboulées, contrariées.

"Le mystérieux est le plus beau sentiment que l'on peut ressentir", Albert Einstein. Et si le plus beau spectacle de mentalisme du moment, en cette rentrée parisienne, c'était celui-là ? Car Tahar Mansour y est fascinant à plusieurs niveaux, lui qui voulait devenir ingénieur, pour qui "Centrale" n'a aucun secret, mais qui, pourtant, a toujours eu une âme d'artiste bien ancrée au fond de lui. Le secret de ce spectacle exceptionnel et époustouflant serait-il là, niché au cœur du rationnel et de la poésie ?

Brigitte Corrigou
08/09/2023
Spectacle à la Une

"Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal

Le mal s'appelle Heinrich Himmler, chef des SS et de la Gestapo, organisateur des camps de concentration du Troisième Reich, très proche d'Hitler depuis le tout début de l'ascension de ce dernier, près de vingt ans avant la Deuxième Guerre mondiale. Himmler ressemble par son physique et sa pensée à un petit, banal, médiocre fonctionnaire.

© Christel Billault.
Ordonné, pratique, méthodique, il organise l'extermination des marginaux et des Juifs comme un gestionnaire. Point. Il aurait été, comme son sous-fifre Adolf Eichmann, le type même décrit par Hannah Arendt comme étant la "banalité du mal". Mais Himmler échappa à son procès en se donnant la mort. Parfois, rien n'est plus monstrueux que la banalité, l'ordre, la médiocrité.

Malgré la pâleur de leur personnalité, les noms de ces âmes de fonctionnaires sont gravés dans notre mémoire collective comme l'incarnation du Mal et de l'inimaginable, quand d'autres noms - dont les actes furent éblouissants d'humanité - restent dans l'ombre. Parmi eux, Oskar Schindler et sa liste ont été sauvés de l'oubli grâce au film de Steven Spielberg, mais également par la distinction qui lui a été faite d'être reconnu "Juste parmi les nations". D'autres n'ont eu aucune de ces deux chances. Ainsi, le héros de cette pièce, Félix Kersten, oublié.

Joseph Kessel lui consacra pourtant un livre, "Les Mains du miracle", et, aujourd'hui, Antoine Nouel, l'auteur de la pièce, l'incarne dans la pièce qu'il a également mise en scène. C'est un investissement total que ce comédien a mis dans ce projet pour sortir des nimbes le visage étonnant de ce personnage de l'Histoire qui, par son action, a fait libérer près de 100 000 victimes du régime nazi. Des chiffres qui font tourner la tête, mais il est le résultat d'une volonté patiente qui, durant des années, négocia la vie contre le don.

Bruno Fougniès
15/10/2023