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"En 2011, passez commande !" : une opération exceptionnelle, pour soutenir la création contemporaine  01/06/2011

En 1988, à l’initiative du SYNDEAC et de Jean‐Claude Grumberg, alors administrateur de la SACD, a été créé le Fonds de Développement de la Création Théâtrale Contemporaine (FDCTC), financé pour partie par le ministère de la Culture, afin d’encourager la production d’œuvres contemporaines dans les théâtres. Ce dispositif a bien fonctionné pendant 20 ans. Les participants avaient décidé de faire évoluer le fonds, mais le ministère de la Culture s’est retiré unilatéralement. Aussi, le fonds s’est transformé en une opération ultime et unique : "En 2011, passez commande".
Cette opération avait pour ambition d’encourager les structures, membres du SYNDEAC au 31 décembre 2010, à l’accueil d’un auteur dans le cadre d’un contrat de commande et d’un projet de production de théâtre, danse, cirque ou arts de la rue.

La commission s’est réunie le 23 mai afin de sélectionner les projets retenus. Le jury composé de Jean-Paul Alègre, auteur et administrateur théâtre de la SACD, Eugène Durif, auteur, Claude Juin, directeur adjoint du Théâtre de l’Est Parisien, Vincent Adelus, chargé de mission pour le théâtre en langue française pour les Théâtres de la ville de Luxembourg, et Franck Bauchard, directeur de la Panacée à Montpellier, s’est félicité de la qualité des projets présentés, qui reflètent la diversité de la création.

10 projets sur 22 ont été sélectionnés pour ce dispositif :

"Campagnes d’écritures", une commande de l’ADDA, Scènes Croisées de Mende, à Catherine Zambon. La création aura lieu en mars 2013.

"Circuits fermés", une commande du Carré Magique de Lannion à Guillaume Martinet et Minh Tam Kaplan. La création aura lieu en octobre 2011.

"Dance is a dirty job but somebody’s got to do it", une commande de l’Espace des Arts de Chalon à Scali Delpeyrat. La création aura lieu en septembre 2011.

"Les Habitants", une commande de la compagnie Dérézo à Lisa Lacombe. La création aura lieu en mars 2012.

"Invisibles", une commande de la MC2 Grenoble à Nasser Djemaï. La création aura lieu en novembre 2011.

"Lost (replay)", une commande du Théâtre de la Bastille à Gérard Watkins. La création aura lieu en novembre 2012.

"Perte totale et irréversible d’autonomie", une commande du TGP de Saint‐Denis à Rémi De Vos. La création aura lieu en janvier 2012.

"Tunnel", une commande du Théâtre Nouvelle Génération de Lyon à Fabrice Melquiot. La création aura lieu en 2013.

"Savez‐vous que je peux sourire et tuer en même temps ?", une commande de la compagnie Ches Panses Vertes à François Chaffin. La création aura lieu en décembre 2011.

"Les vies secrètes des cartes à jouer", une commande du Cirque Théâtre d’Elbœuf à Nathalie Papin. La création aura lieu en février 2012.

Plus d'infos sur le site de la SACD.
La Rédaction

Nomination de Thomas Lebrun à la direction du Centre chorégraphique national de Tours  27/05/2011

En accord avec la ville de Tours, la région Centre et le département d’Indre-et-Loire, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, annonce la nomination de Thomas Lebrun à la direction du Centre chorégraphique national de Tours.

Chorégraphe et interprète, Thomas Lebrun a notamment dansé pour les chorégraphes Bernard Glandier, Daniel Larrieu, Christine Bastin, Christine Jouve, avant de fonder la compagnie Illico en 2000. Son écriture allie une danse précise à une théâtralité affirmée.

Depuis 2005 il a été artiste associé au Centre de développement chorégraphique - Danse à Lille, s’impliquant pleinement dans ses activités à destination des publics. Ses productions ont été accompagnées avec constance par le festival des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis.

Son projet pour le Centre chorégraphique national de Tours est guidé par l’affirmation de toutes les danses contemporaines et l’ouverture aux dialogues possibles entre la danse et la musique.

Il prendra ses fonctions de directeur au 1er janvier 2012, en succédant à Bernardo Montet.
La Rédaction

Adoption par la Commission européenne d'une stratégie en matière de propriété intellectuelle  26/05/2011

La SACD salue l’adoption par la Commission d’une stratégie européenne en faveur des droits de propriété intellectuelle qui reconnaît leur importance pour l’économie européenne et souligne le rôle du droit d’auteur pour la création, apportant ainsi des éléments positifs pour la rémunération des auteurs en ligne.

La SACD se félicite notamment de ce que la question de la rémunération des auteurs sur l’exploitation en
ligne de leur œuvre soit inscrite à l’agenda de la Commission pour cette année 2011 dans le cadre du livre
vert sur la distribution des œuvres audiovisuelles. Des mesures en faveur d’une juste rémunération des
auteurs sur les nouveaux supports doivent impérativement accompagner le développement des offres légales sur Internet en Europe afin que les créateurs puissent également bénéficier des fruits de leur travail à l’ère numérique.

La définition par la Commission d’un cadre européen des sociétés de gestion collective devrait permettre de mettre fin aux critiques dont elles font trop souvent l’objet en Europe. Pour sa part, la SACD est soumise chaque année au contrôle minutieux et très utile de la Commission de contrôle des SPRD qui permet d’ores et déjà de garantir du sérieux et de la transparence de sa gestion au profit de ses auteurs membres. L’inscription de cette proposition dans cette stratégie montre que la Commission leur reconnaît un rôle central dans l’exploitation et la circulation des œuvres à une époque où celles‐ci peuvent et doivent être diffusées sur un grand nombre de supports, notamment numérique.

La SACD souhaiterait cependant que cette exigence de transparence puisse être partagée par tous ceux qui contribuent à la naissance et à la vie des œuvres et notamment par des producteurs dont la relation avec les auteurs est souvent déterminante et doit s’orienter vers une transparence accrue des redditions de compte et des remontées de recettes afin que les auteurs puissent être pleinement associés au sort des œuvres dont ils sont les créateurs.

Au‐delà, la SACD rappelle à la Commission Européenne son devoir de respecter pleinement l’esprit et la lettre de la Convention de l’Unesco pour la diversité culturelle afin de favoriser l’émergence d’une fiscalité culturelle spécifique pour l’ensemble des biens et services culturels, de lutter contre les contournements des réglementations nationales par certains opérateurs champions de la délocalisation fiscale et d’exclure les services culturels et audiovisuels des négociations commerciales.

SACD/Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques

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La Rédaction

Billet n°4 : Rencontre du troisième âge  25/05/2011

Dimanche soir. Je vais au théâtre. Moyenne d’âge de la troupe : 25 ans ; du public : difficile à dire. Des enfants courent, des couples se tiennent par la main, des jeunes boivent une bière. Peut-être des amis de la troupe qui va se produire. Fatou vend ses boissons revigorantes au gingembre et Michaël ses plats à 5 euros. Il n’y a pas foule, mais l’ambiance est chaleureuse, même si le confort est rudimentaire et les sièges bringuebalants. Le spectacle est jeune et vivant. Ça fait plaisir à humer. On en redemande.

La veille. Au théâtre (aussi). La salle à l’italienne est superbe. Elle compte parmi les plus beaux lieux de la capitale. L’atmosphère est feutrée, les sièges confortables. Je me faufile tant bien que mal pour gagner ma place. La pièce fait salle comble. C’est tant mieux.

Un peu en avance, je commence à regarder autour de moi. Crânes chauves et têtes chenues. Pas possible, me dis-je, je m’suis donc trompée de représentation ? J’ajuste mes lunettes et attrape le programme… Non, non, c’est bien cela pourtant. Ma parole, c’est un troupeau entier qui s’est déplacé ! Si ça s’trouve, le théâtre a exceptionnellement passé un accord avec quelque maison de retraite du coin. Bon, tout de même, où sont les autres : les coiffes hirsutes, les mèches rebelles, les crêtes orange et les rouflaquettes proéminentes ? J’ai droit quand même à quelques clins d’œils torves, en cachette de la "bourgeoise". Vraiment messieurs, très élégants.

Une demi heure de jeu déjà écoulée. Oh la, que c’est long. Je commence à m’agiter sur mon siège. Très mauvais signe. J’écoute, tends l’oreille, attrape par-ci par-là des bouts d’histoire. L’effort est quasi surhumain. Je me frotte de temps en temps les paupières pour être sûre de les garder bien ouvertes. Mon cher voisin, quant à lui, ne m’encourage pas tellement. J’imagine qu’il doit terminer sa digestion… un petit filet de bave s’échappe de sa bouche tremblotante et fatiguée. Je jette un deuxième coup d’œil… Il ronfle, mais pas d’inquiétude son dentier est bien en place.

La comédienne est habile, la scénographie opère une belle trouée dans le texte. Qu’est-ce qui cloche alors ? Un sujet poussiéreux et désuet, qui ne fait plus tellement écho aujourd’hui ? Dommage, ces amours interdites d’une soubrette n’ont pas grand-chose à voir avec l’affaire Strauss Kahn. Mais possible que "Madame Figaro" en soit très émue. Elle se souviendra peut-être des histoires de la bonne avec son mari. Mouais… À part cela ?

Un constat simple : "les jeunes ne vont plus au théâtre". À part des "zi va" et jouer à la "play station", ils ne s’intéressent à plus rien. Vraiment, à qui la faute ? Pas à Vilar en tout cas !
Sheila Louinet

Les Prix SACD à Cannes : Prix du scénario, Quinzaine des réalisateurs et Semaine de la critique  24/05/2011

Chaque année, la SACD, partenaire fidèle du Festival de Cannes, soutient toutes les sélections en décernant des Prix pour récompenser les auteurs de films souvent singuliers qui font émerger de nouvelles écritures et des cinématographies prometteuses.

Prix du scénario de la compétition officielle au Festival de Cannes
Ce prix, créé à l’initiative de la SACD en 1994, a été remis le 22 mai lors de la cérémonie de clôture du Festival.
Le jury présidé par Robert De Niro a récompensé le film Footnote du réalisateur scénariste israélien Joseph Cedar.
Les précédents lauréats SACD du Prix du scénario du Festival de Cannes sont : Michel Blanc, Jacques Audiard, James Schamus, Hal Hartley, Youri Arabov, James Flamberg et John C.Ricards, Danis Tanovic, Paul Laverty, Denys Arcand, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, Guillermo Arriaga, Pedro Almodovar, Fatih Akin, Jean-Pierre et Luc Dardenne, Lou Ye et en 2010 Lee Chang-Dong pour le film Poetry.

Prix SACD Quinzaine des Réalisateurs 2011
Décerné à Bouli Lanners pour Les Géants, réalisation Bouli Lanners et scénario Elise Ancion et Bouli Lanners. Ce prix, d’un montant de 4 000 euros, récompense l’auteur d’un long métrage francophone.

Le jury SACD est heureux de récompenser un réalisateur dont elle soutient et accompagne depuis longtemps le travail. Les Géants de Bouli Lanners a su toucher le jury par sa cocasserie tendre et mélancolique déjà présente dans son précédent film Eldorado. L’interprétation forte des trois personnages interprétés par Zacharie Chasseriaud, Martin Nissen et Paul Bartel montre des enfants plongés dans des problématiques d’adulte qui font écho à un certain état du monde. L’utilisation du cinémascope accentue cet effet en confrontant aux grands espaces de Wallonie un récit de l’intime.

Séance de rattrapage :
Vendredi 3 juin à 17 h, Forum des images. www.forumdesimages.fr

Prix SACD Semaine de la Critique 2011
Attribué à Take Shelter de l’américain Jeff Nichols (Scénario et réalisation). Ce prix d’un montant de 4 000 euros récompense un auteur d’un premier ou second long métrage.
"Take Shelter est un film qui aborde avec une rare acuité un sujet très fort et qui tient toutes les promesses de Shotgun Stories, le précédent Jeff Nichols. Filmage, interprétation, scénario, sens du cadre, de l’angoisse latente, de la nature si spectaculaire, si troublante, tout nous menace dans ce film magistral." Bertrand Tavernier.

Séance de rattrapage :
Dimanche 5 juin à 19 h 30, salle George Franju, Cinémathèque française. www.cinematheque.fr

Les commissions d’attribution des Prix SACD étaient composées des auteurs membres de la commission cinéma :
Bertrand Tavernier (président), Gérard Krawczyk, Laurent Heynemann (président de la SACD), Christine Laurent et Benjamin Legrand (délégué à l’animation) et André Buyters (président de la SACD Belgique).
La Rédaction

Expo au Palais Garnier : Les tragédiennes de l'Opéra 1875-1939  23/05/2011

Du 7 juin au 25 septembre 2011, l’Opéra national de Paris et la Bibliothèque nationale de France s’associent pour rendre hommage aux divas : "tragédiennes de l’Opéra, de 1875 (date d’ouverture du Palais Garnier) à 1939".

Cette exposition évoquera quelques grandes chanteuses liées au Palais Garnier, temple flambant neuf dédié à l’art lyrique et à tous ses excès, dont la construction (décidé par Napoléon III) dura quinze ans et qui fut inauguré le 5 janvier 1875. Parmi ces grandes tragédiennes, on retrouvera entre autres Rose Caron créatrice des œuvres de Reyer mais aussi de la Sieglinde de La Walkyrie ou de la Desdémone d’Otello et célèbre Iphigénie dans Iphigénie en Tauride de Gluck (1900) ; Gabrielle Krauss (créatrice des derniers ouvrages de Gounod) ; Sybil Sanderson (muse de Massenet pour Thaïs) ; Lucienne Bréval, modèle de la chanteuse noble (mémorable dans le rôle-titre de Salomé de Mariotte, 1909), qui va régner sur l'Opéra plus de trente ans, etc.

À travers photographies, objets, bijoux, maquettes de costumes et documents rares, cette exposition ravivera le souvenir de ces femmes d’exception. Dans les lieux mêmes du Palais Garnier, elle évoquera aussi le passage d’un siècle à l’autre qui se traduit autant dans le répertoire que dans l’image reflétée de ces déesses et dans leur rapport au public.

Commissariat
Christophe Ghristi, Opéra national de Paris.
Pierre Vidal, Bibliothèque-musée de l’Opéra.
Mathias Auclair, Bibliothèque-musée de l’Opéra.

Tous les jours de 10 h à 17 h, du 7 juin au 16 juillet et du 10 au 25 septembre.
Tous les jours de 10 h à 18 h, du 17 juillet au 9 septembre (sauf fermetures exceptionnelles).

Bibliothèque-musée de l’Opéra, Palais Garnier, Place de l’Opéra, Paris 9e.
08 92 89 90 90 - www.operadeparis.fr

"Les Tragédiennes de l’Opéra", Éditions Albin Michel.
Parution le jeudi 2 juin 2011.

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La Rédaction

Billet n°3 : La maladie de l'art  22/05/2011

[…] « N’entendez-vous pas, critiques indifférents, l’artiste vous dire : "Voici mon œuvre, je l’ai arrachée de ma cervelle ; il y a là-dedans un peu de ma chair, un peu de mon sang, un peu de mon âme. j’y ai mis tout ce qu’il y a en moi d’effort noble et de conscience d’artiste. Durant les nuits silencieuses, j’ai travaillé, j’ai pensé, j’ai douté. Je pourrais retrouver, en cette scène, la trace des visions hallucinantes qui sont venues hanter mon cerveau et tourbillonner devant mes yeux éblouis par le rêve: je pourrais retrouver les heures d’enthousiasme fou où je me suis cru Dieu, et les heures de découragement stérile où j’ai voulu jeter au feu et disperser au vent l’œuvre commerciale. Elle renferme une parcelle de mes joies, de mes espérances, de mes souffrances aussi ; elle cache, comme l’alcôve, les amours fécondes, la pudeur de sa génération, le mystère de sa paternité. Et bien, tout cela, je vous le donne. Bonne ou mauvaise, laide ou belle, chétive ou rose de vie, c’est moi qui l’ai créée cette œuvre, c’est mon enfant. prenez-là, pensez à ce qu’elle a coûté, et ne la brisez pas comme un enfant capricieux son joujou."

Mais, pour agir ainsi, il faut aimer l’art jusque dans ses faiblesses et ses égarements. Il faut avoir pour lui, non pas la curiosité qu’on a pour le plaisir qui passe et ne laisse rien que le dégoût, mais le respect et l’adoration qu’on a pour ce qu’il y a de plus beau dans l’homme et de divin dans la vie. Il faut, comme le disait un grand peintre, avoir "la maladie" de l’art.

Hélas, c’est une maladie qui s’en va et dont on ne meurt plus car notre siècle possède un calmant qui l’engourdit : l’indifférence ; et une panacée qui la guérit : l’argent. Et l’art dramatique, tombé plus bas et plus vite que les autres aux mains des empiriques et des marchands n’a que la critique aveugle et vendue qu’elle mérite.

La critique, dans la déroute universelle où sont emportées les littératures, me fait l’effet d’un général qui, dans une bataille, voyant ses soldats fuir et jeter les armes, crierait : "Bravo".

Octave Mirbeau, extrait d’un article (Auteurs et critiques) paru dans Le Gaulois, le 9 février 1885.
Octave Mirbeau

Prix SACD de la Quinzaine des Réalisateurs, lauréat 2011 : "Les Géants" de Bouli Lanners  21/05/2011

Le jury du Prix SACD de la Quinzaine des Réalisateurs rassemblé autour de Bertrand Tavernier, président de la commission cinéma de la SACD, de Christine Laurent, Laurent Heynemann, Gérard Krawczyk et Benjamin Legrand, cinéastes membres de la commission, et d’André Buytaers, président de la SACD Belgique, récompense chaque année, un long métrage francophone parmi les films sélectionnés par la Quinzaine en lui remettant un prix d’un montant de 4 000 euros.

En étant partenaire de la Quinzaine des Réalisateurs, la SACD se fixe pour objectif chaque année de mettre en lumière le rôle essentiel des auteurs dans la création de films et de les accompagner dans leur parcours cinématographique en les récompensant grâce à son action culturelle financée par la copie privée.

C’est pour répondre à cette ambition que, le 20 mai lors de la cérémonie de clôture de la Quinzaine des Réalisateurs, le jury représenté par Gérard Krawczyk et André Buytaers a remis son Prix SACD au film belge Les Géants de Bouli Lanners, dont il est le réalisateur et le co-scénariste avec Elise Ancion.

Né en Belgique en 1965, formé à l’École des Beaux-arts de Liège, Bouli Lanners est révélé en tant que comédien dans l’émission Les Snuls diffusée sur Canal+ Belgique. Il entame une carrière d’acteur au cinéma dans le film de Jaco Van Dormael Toto le héros (1990) et enchaîne les rôles chez Benoît Mariage, Jean-Pierre Jeunet ou encore avec le duo Kervern et Delepine. En 2005, son premier long métrage, Ultranova est primé au Festival de Berlin, son second, Eldorado est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 2008 où il récolte trois prix. En 2009, il reçoit le Prix SACD Belgique pour son cinéma drôle, émouvant et poétique.

Le jury SACD est heureux de récompenser un réalisateur dont elle soutient et accompagne depuis longtemps le travail. Les Géants de Bouli Lanners a su toucher le jury par sa cocasserie tendre et mélancolique déjà présente dans son précédent film Eldorado. L’interprétation forte des trois personnages interprétés par Zacharie Chasseriaud, Martin Nissen et Paul Bartel montre des enfants plongés dans des problématiques d’adulte qui font écho à un certain état du monde. L’utilisation du cinémascope accentue cet effet en confrontant aux grands espaces de Wallonie un récit de l’intime.

"Bouli Lanners décrit le monde du mal, de la déchéance morale, de l’humiliation (quelle galerie de personnages) sans jamais être moralisateur ni condescendant. Ce monde nous fout la trouille, point barre. On reste cloué, bouleversé, admiratif." Bertrand Tavernier

>> Tout savoir sur la SACD au festival de Cannes 2011 :
www.quinzaine-realisateurs.com / www.sacd.fr

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La Rédaction

Pierre Santini démissionne du théâtre Mouffetard  20/05/2011

Le comédien et metteur en scène Pierre Santini a pris la décision de donner sa démission du Théâtre Mouffetard qu’il dirigeait depuis 2003. La décision ne semble pas avoir été simple à prendre. Il s’en explique longuement dans l’édito publié pour la programmation de la Saison 2011-2012.

"Toutes ces propositions, autour desquelles se fidélise chaque année un nombre plus important de spectateurs et d’amis du spectacle vivant, tendent à faire de notre théâtre un lieu culturel vivant, accessible, chaleureux et varié. Tout cela est rendu possible parce que la Ville de Paris, propriétaire des lieux, octroie à notre association Paris Mouff’Théâtre une subvention de fonctionnement qui nous permet d’accueillir, dans de bonnes conditions professionnelles, les artistes et les compagnies que nous avons programmés.
À cette subvention viennent s’ajouter les recettes que nous apportent chaque jour tous ceux qui, heureusement nombreux, viennent voir nos spectacles. Cette ressource supplémentaire et fondamentale passe essentiellement en dépenses de communication, ce qui nous permet de faire connaître en permanence au public parisien et francilien l’actualité de notre programmation.
En dehors de cela, nous ne disposons d’aucun moyen de création ou de production, que, malgré mes demandes répétées et toutes les suggestions que j’ai pu faire à la Ville, il ne m’a pas été possible d’obtenir. Nous restons donc, comme depuis huit ans que je dirige ce théâtre, un lieu de programmation et d’accueil dont la convention d’occupation des lieux est renouvelée chaque année pour un an, ce qui n’est pas, avouons-le, très incitatif pour d’autres tutelles ou producteurs qui voudraient accompagner une éventuelle démarche de création."


Pierre Santini fera ses adieux au public du Mouffetard de novembre 2011 à janvier 2012 en jouant "Les émigrés" de Slawomir Mrozek, avec Joël Cantona, dans une mise en scène de Gérard Gelas.

Le Théâtre perd là un grand directeur. Disons surtout que cette démission n’augure rien de bon et souligne le maigre soutien apporté par l’État à la création. Une preuve supplémentaire que le spectacle vivant va mal.

Nous aurons très bientôt rendez-vous avec Monsieur Santini pour une interview que nous nous ferons un plaisir de vous faire écouter.

www.theatremouffetard.com/

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La Rédaction

Vendu ! Un lieu historique du monde du théâtre disparaît…  18/05/2011

Ils sont déjà près de 3 000 à avoir signé la pétition lancée par l’Adami pour protester contre la vente du 21 rue Blanche, dont l’École du même nom a formé des générations d’artistes (acteurs, chanteurs, danseurs, décorateurs, techniciens, costumiers, etc.). La Mairie de Paris, propriétaire du lieu, vient de le brader à un marchand de biens ! C’est un pan entier de la mémoire du spectacle qui est englouti sous des considérations mercantiles.

Le scandale est d’autant plus grand que l’Adami a été en discussion pendant cinq longues années avec la ville de Paris pour y installer “La Maison de l’artiste”, discussion qui est restée lettre morte. Ce projet d’utilité sociale répond à l’urgence de créer un lieu dédié aux artistes-interprètes, lieu d’accueil, de ressources et de services.

Face à un tel arbitraire, l’Adami a demandé à l’ensemble des artistes et toute la filière de s’associer à sa protestation.

Les premiers signataires sont :
Catherine Arditi, Chantal Akerman, Sophie Artur, Serge Avedikian, Marie-Paule Belle, Pierre Bellemare, Jean-Paul Belmondo, Dominique Blanc, Guy Bedos, Jean Benguigui, Jackie Berroyer, Arnaud Binard, Christine Boisson, Jacques Bonnaffé, Jean-Pierre Bouvier, Grace de Capitani, Eric Caravaca, François Caron, Fabrice Cazeneuve, Marie-Anne Chazel, Nicole Croisille, Philippe Chevalier, Christiane Cohendy, Mylène Demongeot, Frédéric Diefenthal, Lola Doillon, Philippe Dormoy, François Dunoyer, Jean-Claude Dreyfus, Simon Eine, Françoise Fabian, Andréa Ferréol, Patrice Fontanarosa, Thierry Frémont, Jean-François Garreaud, François-Eric Gendron, Nicolas Gob, Frédéric Gorny, Daniel Guichard, Henri Guybet, Victor Haim, Gwendoline Hamon, Thierry Hancisse, Clotilde Hesme, Michel Jonasz, Sam Karmann, Laure Killing, Samuel Le Bihan, Benoit Magimel, Christophe Malavoy, Jacques Martial, Renaud Marx, Mimie Mathy, Smail Mekki, Eric Metayer, Stéphane Metzger, Jean-Pierre Michaël, Jean-Jacques Moreau, François Morel, Philippe Morier-Genoud, Sophie Mounicot, Claire Nadeau, Chantal Neuwirth, Philippe Ogouz, Jean-Claude Penchenat, Mireille Perrier, Laurent Petitgirard, Julie Pietri, Patrick Préjean, Bruno Putzulu, Hugues Quester, Pierre-Loup Rajot, Christian Rauth, Delphine Rich, Gérard Rinaldi, Maurice Risch, Anne Roumanoff , Ludivine Sagnier, Michel Sardou, Kristin Scott-Thomas, Delphine Serina, Henry-Jean Servat, Olivier Sitruk, Jacques Spiesser, Samuel Theis, Philippe Torreton, Renaud Verley, Michel Vuillermoz, Jean-Marie Winling…

Pour nous rejoindre envoyez un mail à petition.adami@adami.fr

La Revue du Spectacle s'associe à la protestation de l'Adami et est signataire de la pétition.

Adami : Société civile pour l’administration des droits des artistes et musiciens interprètes. www.adami.fr

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La Rédaction

6e Prix France Musique - Sacem de la musique de film  16/05/2011

Dans le domaine du cinéma, France Musique et la Sacem partagent la même passion pour la création musicale en remettant chaque année depuis 2006 le Prix France Musique/Sacem de la musique de film.

Décerné à un compositeur, ce prix récompense une œuvre sélectionnée parmi des films européens sortis en 2010, toutes esthétiques confondues. Le lauréat reçoit une commande de Radio France créée et interprétée l’année suivante par l’une des formations musicales de Radio France.

Ainsi, lors de la remise, en septembre 2011, du prix au lauréat de la 6e édition du Prix France Musique - Sacem de la musique de film, l’Orchestre Philharmonique de Radio France interprètera "Rondeau à l’Aquila" - œuvre originale de Carlo Crivelli, lauréat 2010 pour la musique du film Vincere de Marco Bellocchio - dans le cadre d’une programmation d’exception autour de la musique de film.

Sélection 2011
● Cyrille Aufort pour Splice de Vincenzo Natali.
● Karol Beffa pour Le fil de Mehdi Ben Attia.
● Marco Betta pour Voyage Secret de Roberto Andò.
● Magnus Börjeson & Fred Avril pour Sound of noise de Ola Simonsson & Johannes Stjärne Nilsson.
● Edith Canat de Chizy pour Pas à Pas de Bianca Li.
● Bruno Coulais pour Au fond des bois de Benoit Jacquot.
● Alexandre Desplat pour The Ghost Writer de Roman Polanski.
● André Dziezuk pour Illégal de Olivier Masset-Depasse.
● Bruno Fontaine pour Cavaliers seuls de Delphine Gleize.
● Evgueni Galperine pour L'homme qui voulait vivre sa vie d'Eric Lartiguau.
● Marc Marder pour La dame de trèfle de Jérôme Bonnell.
● Sarah Murcia pour L'enfance du mal d'Olivier Coussemacq.
● Max Richter pour Elle s'appelait Sarah de Gilles Paquet-Brenner.
● Benedikt Schiefer pour Sous toi, la ville de Christoph Hochhaüsler.

Composition du Jury 2011
Jean-Michel Bernard - Compositeur ;
Mitsou Carré - Directrice adjointe de France Musique chargée de l’antenne ;
Eric Demarsan - Compositeur ;
Aline Jelen - Chargée de l'audiovisuel musical à la division culturelle de la Sacem ;
Thierry Jousse - Cinéaste - Critique - Producteur à France Musique ;
Jean-Pierre Le Pavec - Directeur de la Musique à Radio France ;
Bruno Letort - Compositeur - Producteur à France Musique ;
Olivier Morel-Maroger - Directeur délégué de France Musique.

Sites France Musique et la Sacem.

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Signature de l'accord cadre sur le financement de la numérisation des œuvres cinématographiques : un accord historique et inédit  15/05/2011

La SACD se réjouit de la signature ce jour à Cannes de l’accord cadre sur le financement de la numérisation des œuvres cinématographiques en présence de Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication, d’Éric Besson, Ministre de l’Économie numérique et René Ricol, Commissaire général à l’investissement.

Elle souligne la portée historique et inédite de cet accord qui a réuni autour d’une démarche de soutien au patrimoine cinématographique français les grands détenteurs de catalogues (Gaumont, Pathé, StudioCanal, SNC, TF1, Europacorp et Studio 37) la Cinémathèque Française et la SACD. Affichant un objectif ambitieux, la SACD espère que cet accord permettra de soutenir financièrement la restauration et la numérisation de près de 2 500 films de long métrage grâce à l’utilisation des fonds du Grand Emprunt.

La SACD, qui a donné l’impulsion à cette initiative commune, se félicite de l’engagement de tous les partenaires de cet accord, et en particulier celui des grands catalogues qui ont rejoint avec spontanéité et détermination une démarche conforme à l’intérêt général et qui sera utile à la mise en valeur du patrimoine cinématographique français. Appuyé par la SACD et les grandes sociétés du secteur, cet accord cadre a été négocié dans des termes qui permettent également aux détenteurs de catalogue de taille plus modestes de bénéficier pleinement de ce plan.

Elle remercie également les pouvoirs publics qui ont inscrit la préservation des œuvres cinématographiques françaises dans les priorités stratégiques du Grand Emprunt et qui développeront, via le CNC, une politique spécifique et complémentaire de numérisation des films muets et des courts-métrage. Cet engagement supplémentaire du CNC contribuera à ce qu’aucune œuvre cinématographique de notre patrimoine ne soit ni oubliée ni exclue.

Ce plan majeur de restauration, de conservation et de numérisation contribuera enfin à élargir l’offre de cinéma en vidéo à la demande et à compléter l’action positive de la HADOPI en enrichissant l’offre légale en ligne.

S’inscrivant dans le sillage de ce plan de numérisation d’œuvres cinématographiques, TF1 vision et Canal Play ont manifesté leur intérêt et leur intention de lancer une offre en vidéo à la demande consacrée aux films de patrimoine. Cela constitue à cet égard une nouvelle encourageante et positive qui devrait permettre d’assurer l’exploitation des films numérisés grâce au Grand Emprunt et de renforcer l’exposition du patrimoine cinématographique, souvent insuffisamment éditorialisé sur les plateformes de vidéo à la demande.

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La Rédaction

La Sacem au Festival de Cannes  12/05/2011

Le Festival International du film à Cannes est un moment privilégié pour les compositeurs de musique de film. Dans le cadre de son action culturelle, la Sacem s'engage encore, cette année à Cannes, pour la valorisation de la musique pour l’image.

>> Accompagnement des compositeurs de musique de films
La Sacem accueille les compositeurs sélectionnés par le Festival de Cannes, la Quinzaine des Réalisateurs, la Semaine de la Critique et l'ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion).
● À Cannes cette année : Armand Amar, Alex Beaupain, Benjamin Biolay et Marc Chouarain, Ludovic Bource, Bertrand Burgalat, Alexandre Desplat, Khaled Mouzanar, Olivier Samouillan, etc.

>> Rencontres entre compositeurs et filière cinématographique
Pendant toute la durée du festival, la Sacem investit le tout nouveau Pavillon de la Musique et invite chaque jour des compositeurs, en partenariat avec cinézik.fr (site d'information dédié à la musique de film) et l’UCMF (Union des Compositeurs de Musiques de Films).
● Les compositeurs invités par la Sacem sont associés à différentes rencontres : au Pavillon de la Musique (Pantiero) et dans le cadre de partenariats avec la SRF, la Quinzaine des Réalisateurs et la Semaine de la Critique.
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>> Aide à la création de musique originale de court métrage
La Sacem soutient la production pour la création de musique originale des courts métrages Talents Cannes Adami : 6 courts-métrages - 6 réalisateurs - 18 acteurs - 7 compositeurs (Laurent Aknin, Vincent Courtois, Julien Gester, Olivier Gonord, Arnaud Jacquin, Nawel Ben Kraiem, Camille Rocailleux).
● Ces derniers sont accrédités au festival grâce au soutien de la Sacem. Ils auront ainsi la possibilité d’assister à la présentation des courts métrages Talents Cannes 2011, le 16 mai à 15h (Salle Bunuel, Palais des festivals) et seront associés à l’ensemble des rendez-vous professionnels autour de cette opération.

>> Prix France Musique-Sacem de la musique de film
Présentation du prix France Musique - Sacem et annonce de la sélection 2011 sur le Pavillon de la Musique, le 16 mai à 11 h 30.
● Le prix sera décerné en septembre 2011, lors d’un concert où sera interprétée la création du compositeur lauréat 2010, Carlo Crivelli (pour le film Vincere, de Marco Bellocchio).

>> Présentation du court-métrage "Odeon dancing"
Valorisation d’un court métrage soutenu par la Sacem lors des projections proposées par l’ACID :
Odeon dancing, de Kathy Sebbah – musique originale : Olivier Samouillan.
● Projection le samedi 14 mai à 11 h au Studio 13, et à 20 h aux Arcades, en présence du compositeur.
La Rédaction

La SACD au 64e Festival de Cannes - 11 au 22 mai 2011  11/05/2011

Partenaire fidèle du Festival de Cannes, la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques représente tous les auteurs, scénaristes et réalisateurs, et fait la promotion de toutes les écritures de cinéma, en soutenant notamment le Prix du scénario, qu’elle a initié en 1994 et qui est remis le 22 mai lors de la cérémonie de clôture du Festival.

Le rendez-vous quotidien des auteurs
La SACD a su créer, avec Le Pavillon des Auteurs situé à la Pantièro , un lieu incontournable où les auteurs, les professionnels et les responsables Cinéma des chaînes de télévision peuvent se rencontrer, échanger et débattre des enjeux qui animent le monde de la création cinématographique.

Tous les jours à 11 h, elle reçoit les auteurs autour d’une discussion animée par Pascal Rogard sur les thématiques qui les concernent. Cette année, les rendez-vous des auteurs-SACD recevront :

● Jeudi 12 mai : Amélie Chatellier, responsable de la Diffusion , Agence du court-métrage.
● Vendredi 13 mai : Guillaume Blanchot, directeur du Multimédia et des industries techniques, CNC.
● Samedi 14 mai : Jérôme Dechesne, directeur de l’Audiovisuel présentera l’étude de la SACD sur les contrats d’auteurs dans les longs métrages.
● Lundi 16 mai : Grégory Faes, directeur général de Rhône-Alpes Cinéma.
● Mardi 17 mai : Manuel Alduy, directeur Cinéma, Groupe Canal +.
● Mercredi 18 mai : Valérie Boyer, directrice générale, France 2 Cinéma.
● Jeudi 19 mai : Caroline Champetier, présidente de l’AFC, Gérard Krawczyk, réalisateur, Laurent Hébert, délégué général de la CST débattront du respect de l’œuvre cinématographique à l’ère de la diffusion en numérique.

Le débat SACD sur le patio Canal + le samedi 14 mai à 15 h 30 :
"Nouveau paysage audiovisuel français : quelles conséquences pour le cinéma ?".
Cette rencontre sera introduite par Bertrand Meheut, président du Groupe Canal+, et animée par Pascal Rogard, directeur général de la SACD , en présence de Rodolphe Belmer, directeur général de Canal +, Dominique Delport, directeur général d’Havas Media France, Serge Lagauche, sénateur du Val-de-Marne, vice-président de la Commission de la Culture , Jean-Pierre Leleux, sénateur des Alpes-Maritimes, Radu Mihaileanu, réalisateur, président de l’ARP et Nicolas Seydoux, président de Gaumont.

La SACD partenaire de toutes les sélections
Soutenir à Cannes les différentes sélections, mettre en lumière le rôle essentiel des auteurs dans la création de films en les récompensant, sont les objectifs que se fixe chaque année la SACD , grâce à son action culturelle financée par la copie privée. Elle est donc présente tout au long du Festival à :
● La Quinzaine des Réalisateurs : remise d’un prix à un long métrage francophone.
● La Semaine Internationale de la Critique : remise d’un prix à un long-métrage en compétition.
● La programmation de l’ACID et participe à organiser des rencontres autour de l’exposition photos "Visages des scénaristes" de la Guilde française des scénaristes.

Les coordonnées de la SACD à Cannes :
Le Pavillon des Auteurs/La Pantièro, Pavillon 202. Tél. : 06 79 64 29 76.
La Rédaction

Appel à artistes pour le 1er Festival Off de Radio France Montpellier du 11 au 31 juillet 2011  11/05/2011

S’inspirant du modèle du "Off" d'Avignon la 1ère édition de Montpellier Temps Chante, festival Off de Radio France Montpellier est consacré à toutes les chansons. La vingtaine de lieux partenaires du Off, associatifs et privés qui animent au quotidien la vie culturelle de Montpellier, appellent les artistes (chanteurs émergents, confirmés et de talent) à proposer leur spectacle afin d'enrichir la programmation de cette 1ere édition.

Ces lieux* participant activement à la vitalité de la culture à Montpellier vont accueillir pendant 21 jours des chanteurs et leurs formations. Convaincus par le concept du festival, ces salles privées, municipales et cafés musicaux ouvriront exceptionnellement leurs portes en juillet pour accueillir les concerts. Rock, nouvelle scène, jazz, chanson française, classique, etc., tous les styles de chansons sont attendus pour plusieurs concerts par jour.

Pour visiter les lieux, découvrir leur ligne artistique, prendre contact, le Off donne rendez-vous aux artistes sur son site internet www.Montpellier-Temps-Chante.fr

La vocation du Festival Montpellier Temps Chante est d’offrir un tremplin aux artistes de la chanson, et favoriser ainsi leur parcours dans un milieu professionnel parfois difficile :
● Les tarifs de location des salles sont adaptés.
● De nombreux organisateurs, programmateurs, directeurs de salles, de toute la France, sont dès à présent contactés pour participer, découvrir de nouveaux talents et bâtir leurs futures programmations. Ces derniers bénéficieront d’ailleurs d’un accueil privilégié.
● Les prestations des artistes seront aussi filmées et diffusées sur le web pour en assurer la promotion… Show cases, conférences, Web TV enrichiront l’animation pour le public estivalier et de la région.
Débats, spectacle dans les rues, web TV, show cases…les animations dans la ville lors de Montpellier Temps Chante sont en cours de finalisation pour que ce 1er OFF soit la fête de toutes les chansons pendant trois semaines.

*L’Antirouille, Verchant, La Maison des Chœurs, Secret Place, le Baloard, Théâtre Pierre Tabard, La Jetée, Secret Place, La Cicrane, Théâtre Rondelet, La Chocolaterie, Trinquefougasse, La Pleine lune, Le Dôme, Théâtre la Plume, Apollo Jazz Café, Pétraque, etc.

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La Rédaction

Job So Music : 2 équipes de jeunes reporters musicaux sur la route des festivals de l’été  10/05/2011

Le Job So Music... De quoi s'agit-il ? Dans le cadre du partenariat qui les lie depuis trois ans et à l’occasion du lancement de la nouvelle carte bancaire So Music, Société Générale et Universal Music France relancent cet été le Job So Music : deux équipes de 4 reporters musicaux sur la route des festivals de l’été !

Leur mission : suivre en équipe quelques uns des plus prestigieux festivals français et européens tels que "Rock en Seine" à Paris, le "Sziget" à Budapest ou encore les "Déferlantes" d’Argelès-sur-Mer et partager leurs impressions sur le blog dédié So Music, les réseaux sociaux et les médias. Pendant leur tournée, ils seront encadrés par un journaliste référent et totalement pris en charge (hébergement, restauration…).

Le Job So Music, c’est un véritable job qui va permettre aux jeunes reporters d’être rémunérés, tout en conjuguant accompagnement professionnel au métier de journaliste-reporter et passion de la musique.

En effet, les reporters bénéficieront d’une formation de 3 jours orchestrés par une équipe dédiée : Thomas Caussé de Virgin Radio, Nicolas Pellet & David Assogba d’Universal Music France, Thomas Leroy de Off TV. Chaque membre de l’équipe partagera avec les jeunes candidats toute son expérience et son savoir faire dans les domaines suivants : journalisme, technique audiovisuelle et direction artistique.

Qui peut postuler ?
Tout le monde peut dès 16 ans tenter sa chance et devenir l’un des Reporters So Music. Aucune expérience professionnelle et aucun diplôme ne sont exigés. L’essentiel : être motivé et passionné de musique.
Reporter So Music : le bon plan pour un job d’été en 2011!

Quand ?

Les candidatures sont ouvertes dès le 15 mai pour 2 sessions de recrutement :
● Du 15 mai au 6 juin, pour faire partie de l’équipe de juillet.
● Du 15 mai au 30 juin, pour faire partie de l’équipe d’août.

Comment postuler ?
Les candidats doivent s’inscrire en ligne sur le site www.somusic.fr.
Ils remplissent un dossier de candidature comprenant un CV sous la forme d’un questionnaire et une playlist avec leurs artistes préférés. Les candidats pré sélectionnés viendront ensuite rencontrer le jury en entretien à Marseille et à Paris. Ils participeront à un concert test à la suite duquel ils écriront un article en équipe. Ce dernier exercice permettra d’évaluer leurs talents et de sélectionner la future équipe de reporters So Music.

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La Rédaction

Présentation de deux études consacrées aux auteurs de la SACD de 1997 à 2008 : mieux comprendre le métier d’auteur  05/05/2011

À l’occasion de la rencontre presse organisée ce jour à la SACD , Laurent Heynemann, président de la SACD et Pascal Rogard, directeur général, ont rendu public en présence des représentants du Ministère de la Culture et de la Communication , Georges-François Hirsch, directeur général de la création artistique (DGCA) et Philippe Chantepie, chef du Département des Études, de la Prospective et des Statistiques (DEPS), deux études initiées par le Ministère de la Culture et de la Communication et la SACD.

Avec plus de 50 000 membres, le rôle de la SACD est d’être au service de tous les auteurs, de toutes les écritures et de toutes les disciplines du spectacle vivant et de l’audiovisuel.
Avec le Ministère de la Culture et de la Communication , la SACD souhaitait décrypter et comprendre l’évolution des profils, des carrières, des répartitions de droits de ses auteurs membres sur plus de dix ans et a donc engagé deux études :
- "Une diversité de carrières d’auteur de l’audiovisuel et du spectacle vivant. Les auteurs de la SACD de 1997 à 2008" réalisée par Marie Gouyon, chargée d’analyse au DEPS.
- "Écrire pour le théâtre", étude menée par Antoine Doré, chercheur à l’École des Hautes Études en Sciences sociales (EHESS).

Ces travaux soulignent chacun à leur manière d’une part la difficulté de construire une carrière d’auteur en France, même si le modèle français reste plus protecteur pour les auteurs que chez nos voisins européens, et d’autre part les inégalités entre les auteurs : entre les hommes et les femmes, géographiquement, au sein d’un même répertoire et entre le spectacle vivant et l’audiovisuel. Concernant la rémunération des auteurs, leurs revenus sont très disparates et une minorité d’auteurs concentre l’essentiel des droits répartis. Par ailleurs, les deux études constatent que la population des auteurs est majoritairement parisienne, âgée et masculine, malgré une féminisation croissante et qu’elle travaille assez largement pour l’audiovisuel.

La SACD souhaite que les éléments mis en lumière par ces deux études - qui illustrent la fragilité et, même pour certains, la précarité des parcours des auteurs - servent de points d’appui pour faire évoluer les conditions de travail et de rémunération des auteurs. Dans cette perspective, elle encourage les pouvoirs publics à se saisir des données de ces études pour construire, au-delà de la politique de la création, une politique des créateurs, ce que la création d’un observatoire essentiellement consacré à l’étude du spectacle vivant pourrait contribuer à bâtir.

Les deux études complètes sur le site de la SACD
La Rédaction

Nomination d’Olivier Atlan à la direction de la Maison de la Culture de Bourges, scène nationale  05/05/2011

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, et Serge Lepeltier, maire de Bourges, en accord avec le conseil régional du Centre et le conseil général du Cher, ont donné leur agrément à la proposition unanime de nommer Olivier Atlan à la direction de la Maison de la Culture de Bourges, à l’issue du jury qui s’est tenu le 30 avril 2011.

Architecte et musicien de formation, Olivier Atlan a occupé des postes clés dans les équipes de direction des scènes nationales de Tarbes, Chambéry et Quimper, mais aussi auprès d’artistes, comme au centre dramatique national de Béthune dont il est, pour quelques semaines encore, le directeur adjoint.

Pour Bourges, son projet résolument pluridisciplinaire entend faire une place importante à la musique et à la danse, développer des séries de représentations en particulier pour le théâtre, accroître le rayonnement territorial de la scène nationale en s’appuyant notamment sur une association privilégiée avec les artistes Philippe Jamet et Frédéric Constant, multiplier les partenariats artistiques à l’échelle régionale, nationale et européenne, renouveler et élargir le public de la Maison de la Culture en allant à sa rencontre à l’occasion de deux saisons hors les murs.

Avec le grand chantier de rénovation architecturale qui s’ouvre pour cette maison emblématique de la décentralisation culturelle, c’est tout son sens et son projet qui se trouvent ainsi remis en perspective.

NDLR : Rappelons que la MCB fut l'une des premières Maisons de la Culture voulues par André Malraux. Elle sera inaugurée le 12 octobre 1963 en présence d'Émile Biasani alors directeur du théâtre. La Maison de la Culture de Bourges fera l'objet de deux autres inaugurations : le 18 avril 1964 avec André Malraux et l'année suivante en la présence du Général de Gaulle qui déclarera : "la culture, dans notre monde moderne, ce n'est pas seulement un refuge et une consolation au milieu d'un temps qui est essentiellement mécanique, matérialiste et précipité. C'est aussi la condition de notre civilisation, parce que si moderne qu'elle puisse être, c'est toujours l'esprit qui la commandera".

La capacité de la Grande salle est de 916 places maximum mais elle comporte deux autres configurations : 450 places et : 650 places. Le Petit théâtre comprend environ 350 places. Quant à la salle de cinéma, elle comporte une bonne centaine de sièges.

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La Rédaction

Emmanuel Dermarcy-Mota... Directeur du Festival d'automne  04/05/2011

Le Conseil d'administration du Festival d'automne s'est réuni mercredi 4 mai sous la présidence de Pierre Richard et a nommé à l’unanimité, sur proposition de la Ville de Paris et du ministère de la Culture et de la Communication, Emmanuel Dermarcy-Mota Directeur du Festival.

La Ville de Paris et le ministère de la Culture et de la Communication tiennent à saluer le travail mené par Marie Collin et Joséphine Markovits, qui ont assuré la direction par intérim depuis la disparition brutale en octobre 2009 d'Alain Crombecque, et à rendre hommage à cet homme de si grand talent, qui dirigeait le Festival depuis 1993.

Né en 1970, Emmanuel Demarcy-Mota dirige le Théâtre de la Ville depuis 2008, après avoir dirigé la Comédie de Reims pendant 8 ans. Emmanuel Demarcy-Mota a fait de l'ouverture aux nouveaux publics, aux nouvelles esthétiques et à de nouveaux partenariats locaux, européens et internationaux, sa priorité.

Son expérience à Reims comme au Théâtre de la Ville sera sans aucun doute un atout formidable au service du Festival d'automne, qui pourra développer sa mission de découverte de spectacles, concerts et expositions en partenariat avec les institutions françaises et internationales. Guidé par l'exigence artistique, le souci du renouvellement des publics et l’ouverture à de nouveaux partenariats, son projet s'attachera à capter les mutations artistiques de notre époque, à faire découvrir de nouvelles formes de création et à renforcer le rayonnement national et international du festival. Il conservera ses fonctions au Théâtre de la Ville.

www.festival-automne.com

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La Rédaction

Le Recycling Party Tour sur les routes de France pour une Tournée 100 % électrique  02/05/2011

Rendez-vous à Paris le 3 mai 2011 à 20 h 30 à l’Alhambra pour le lancement de la tournée musicale et "écolo" incontournable de l’année.

Le Recycling Party Tour suscite depuis 3 ans l’engouement du public grâce à son concept fort et décalé : scène musicale exceptionnelle, entrée gratuite pour tous ceux qui amènent un appareil électrique ou électronique usagé à recycler.
Pour cette 3e édition ERP France (European Recycling Platfom) rallonge sa tournée avec 10 dates à travers la France du 3 au 28 mai 2011 et fera escale dans 10 villes : Paris, Grenoble, Lyon, Limoges, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Rennes, Amiens et Lille.
De nombreux artistes se succèderont sur scène pour offrir aux spectateurs un live unique.
À l’affiche de la soirée parisienne : Nneka, The Enjoys et Damien Vanni.

Nous avons collecté en France près de 7 kg de DEEE (Déchet d’Equipement Electrique et Electronique) par habitant en 2010, c’est une forte progression, mais il faut faire mieux. L’objectif est d’atteindre 10 kg en 2014, et pour cela tout le monde doit s’impliquer. La Recycling Party nous permet d’informer les jeunes adultes et de les inciter à l’action immédiate. L’idée est simple : apportez un vieil appareil et assistez gratuitement au concert. La Recycling Party 2010 a été un grand succès et a prouvé que la musique était le meilleur vecteur pour sensibiliser les moins de 30 ans à la problématique du recyclage des objets électriques et électroniques.
Christophe Pautrat, Président d’ERP France.

Toutes les infos sur : buzzmyband.com
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La Rédaction

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À Découvrir

•Off 2024• "Momentos" Créativité à l'honneur avec des chorégraphies où s'exprime parfois une poésie intime et universelle

Le Flamenco est une force brute et pure qui nous touche en plein cœur, car il est l'art dans lequel le chant, la musique et la danse se questionnent, se répondent et se mêlent dans une totale intimité. Pour l'essentiel, le répertoire du flamenco a été codifié au cours du dernier tiers du XIXe siècle et du premier tiers du XXe. De cette époque, la guitare est son instrument emblématique, à la fois pour l'accompagnement du chant, de la danse et pour le concert soliste. Depuis, son évolution a été marquée par quelques grandes tendances esthétiques.

© Sandrine Cellard.
La musique et la danse flamencas sont basées sur des "palos" (formes) prescrivant pour chacune un mode et un cycle métrique avec accents ou "compas" (accents obligés) spécifiques. Une mécanique de précision qui convoque malgré tout une dimension artistique forte et étourdissante.

Sur scène, une danseuse, deux danseurs, trois musiciens et un chanteur-musicien envoûtant le public dès les premiers instants du spectacle. Que vous soyez novice ou aficionado du flamenco, vous vous laisserez embarquer dès les premiers instants du spectacle et impossible de ressortir déçu de cette éblouissante prestation flamenca de Valérie Ortiz.

Certes, le flamenco est sensiblement ancré dans la culture espagnole et d'aucuns diront que ce dernier ne les interpelle pas, qu'ils n'en perçoivent pas les codes, n'en mesurent aucunement les mouvements dansés à leur juste valeur. Ça peut être exigeant, en effet, de suivre "à la lettre" une prestation flamenca, comme le jazz aussi, par exemple, et ça demande une certaine phase d'initiation. Ceci n'est pas faux. Difficile d'entendre cette possible réticence, néanmoins… le flamenco revêt une portée universelle réunissant à lui seul un large éventail de situations allant de la tristesse à la joie, en passant par l'amour ou la souffrance. Alors, comment y rester indifférent ?

Brigitte Corrigou
27/05/2024
Spectacle à la Une

•Off 2024• Lou Casa "Barbara & Brel" À nouveau un souffle singulier et virtuose passe sur l'œuvre de Barbara et de Brel

Ils sont peu nombreux ceux qui ont une réelle vision d'interprétation d'œuvres d'artistes "monuments" tels Brel, Barbara, Brassens, Piaf et bien d'autres. Lou Casa fait partie de ces rares virtuoses qui arrivent à imprimer leur signature sans effacer le filigrane du monstre sacré interprété. Après une relecture lumineuse en 2016 de quelques chansons de Barbara, voici le profond et solaire "Barbara & Brel".

© Betül Balkan.
Comme dans son précédent opus "À ce jour" (consacré à Barbara), Marc Casa est habité par ses choix, donnant un souffle original et unique à chaque titre choisi. Évitant musicalement l'écueil des orchestrations "datées" en optant systématiquement pour des sonorités contemporaines, chaque chanson est synonyme d'une grande richesse et variété instrumentales. Le timbre de la voix est prenant et fait montre à chaque fois d'une émouvante et artistique sincérité.

On retrouve dans cet album une réelle intensité pour chaque interprétation, une profondeur dans la tessiture, dans les tonalités exprimées dont on sent qu'elles puisent tant dans l'âme créatrice des illustres auteurs que dans les recoins intimes, les chemins de vie personnelle de Marc Casa, pour y mettre, dans une manière discrète et maîtrisée, emplie de sincérité, un peu de sa propre histoire.

"Nous mettons en écho des chansons de Barbara et Brel qui ont abordé les mêmes thèmes mais de manières différentes. L'idée est juste d'utiliser leur matière, leur art, tout en gardant une distance, en s'affranchissant de ce qu'ils sont, de ce qu'ils représentent aujourd'hui dans la culture populaire, dans la culture en général… qui est énorme !"

Gil Chauveau
19/06/2024
Spectacle à la Une

•Off 2024• "Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles…

… face aux normalisations sociétales et idéologiques

Si l'art de générer des productions enthousiastes et inventives est incontestablement dans l'ADN de la compagnie L'Éternel Été, l'engagement citoyen fait aussi partie de la démarche créative de ses membres. La présente proposition ne déroge pas à la règle. Ainsi, Emmanuel Besnault et Benoît Gruel nous offrent une version décoiffante, vive, presque juvénile, mais diablement ancrée dans les problématiques actuelles, du "Chapeau de paille d'Italie"… pièce d'Eugène Labiche, véritable référence du vaudeville.

© Philippe Hanula.
L'argument, simple, n'en reste pas moins source de quiproquos, de riantes ficelles propres à la comédie et d'une bonne dose de situations grotesques, burlesques, voire absurdes. À l'aube d'un mariage des plus prometteurs avec la très florale Hélène – née sans doute dans les roses… ornant les pépinières parentales –, le fringant Fadinard se lance dans une quête effrénée pour récupérer un chapeau de paille d'Italie… Pour remplacer celui croqué – en guise de petit-déj ! – par un membre de la gent équestre, moteur exclusif de son hippomobile, ci-devant fiacre. À noter que le chapeau alimentaire appartenait à une belle – porteuse d'une alliance – en rendez-vous coupable avec un soldat, sans doute Apollon à ses heures perdues.

N'ayant pas vocation à pérenniser toute forme d'adaptation académique, nos deux metteurs en scène vont imaginer que cette histoire absurde est un songe, le songe d'une nuit… niché au creux du voyage ensommeillé de l'aimable Fadinard. Accrochez-vous à votre oreiller ! La pièce la plus célèbre de Labiche se transforme en une nouvelle comédie explosive, électro-onirique ! Comme un rêve habité de nounours dans un sommeil moelleux peuplé d'êtres extravagants en doudounes orange.

Gil Chauveau
26/03/2024