La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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La maligne magie de la malle à malices de Martial - 20/09/2011

Elle est féérique, éclectique, cosmopolite, la malle de Martial et elle enchante les enfants. De l'Arctique au monde asiatique, elle a voyagé, et de tous les pays traversés, elle s'est remplie d'objets ethniques. D'une formule magique, seuls les enfants pourront en découvrir les fantastiques secrets et leurs effets ludiques. L'aventure est ici au rendez-vous, emmenant les enfants au quatre coins...  

Du 8/07 au 31/07/2011, Collège de la Salle, Avignon Off, "Sophie Forte en concert" - 27/06/2011

Fée clochette pétillante et souriante, Sophie Forte - comédienne, chanteuse et auteure - commet depuis quelques années des spectacles musicaux pleine d'originalité, de poésie et d'humour. Des productions souvent associes à des albums de chansons pour enfants ("Chou fleur", le dernier en date). Elle se fait remarquer également en 2004 avec un magnifique CD jazzy (pour adultes) dont elle écrit la...  

Du 8/07 au 31/07/2011, Théâtre du Bourg-Neuf, Avignon Off, "Puck" - 24/06/2011

Après sa création dans l'Oise, son passage au Festival Baroque de Pontoise, au Théâtre de l’Épée de Bois et au Festival de Sully-sur-Loire, la Compagnie de Mars emmène "Puck" à Avignon. Spectacle familial pour petits (à partir de 5 ans) et grands, il est inspiré du "Songe d'une Nuit d’Été" de William Shakespeare... où la musique remplace les mots pour exprimer les émotions, des plus nobles aux...  

Du 9/07 au 29/07/2011, Théâtre Essaïon, Avignon Off, "Boucle d'Or et les trois ours" - 24/06/2011

Le soir, la petite Lilas se raconte l’histoire de Boucle d’or avec ses petites peluches. Dans ses rêves, au milieu d’une forêt magique, elle retrouve Boucle d’or, Papa Ours, Maman Ours et bien sûr Bébé Ours ! Texte : Guylaine Laliberté. Mise en scène : Michel Laliberté. Avec : Guylaine Laliberté et Éloise Auria ou Hélène Rossignol. Pour les Tout-petits de 1 à 6 ans. Du 9 au 29...  

6/04 au 2/07/2011, À La Folie Théâtre, Paris, Le pays où tout est permis - 30/04/2011

Léon est encore puni parce qu’il a désobéi. ! Il en a marre de faire ce qu’on lui dit et aimerait partir loin… Mais dans un pays où tout est permis, est-ce vraiment mieux qu’ici ? Là-bas, il va faire la connaissance de plusieurs personnages très spéciaux… Ainsi, "celui qui ne mangeait que des frites" a le ventre qui enfle dangereusement, "celui qui n'aimait que la bagarre" est souvent tout seul,...  

26/04 au 4/05/2011, Théâtre National de Chaillot, Paris, Comment ai-je pu tenir là-dedans ? - 17/04/2011

Sous le drolatique intitulé "Comment ai-je pu tenir là-dedans ?", le duo Jean Lambert-wild et Stéphane Blanquet revisite "La Chèvre de M. Seguin" d’Alphonse Daudet. C’est avec une faim de loup qu'ils emmèneront les spectateurs dans un univers fantasmagorique. Ils proposeront un voyage visuel féerique et déroutant qui mettra en valeur les diverses saveurs de cette fable mythique d'Alphonse Daudet...  

9/04 au 4/06/2011, Le Lucernaire, Paris, La sorcière du placard aux balais. - 11/04/2011

Un jour, en fouillant dans sa poche, Monsieur Pierre trouve un billet. Devenu riche, il s’empresse d’acheter une petite maison qui se révèle, gentiment, hantée. Une habitante singulière, tapie au creux de son placard, lui proposera un étrange défi… Une histoire écrite pour les enfants par les enfants, La sorcière du placard aux balais puise dans le quotidien et l’imaginaire. Un univers où l’on...  
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À découvrir

Ah le foot, le foot, le foot… Oui, mais en version féminine, pour une étonnante aventure humaine

Ça commence limite "foutage de gueule", genre numéro de cirque en guise d'attraction préambulaire… Après le combat de catch de nains, pourquoi un match de foot féminin pour ouvrir la kermesse annuelle du journal L'Union à Reims ! Sauf que… les choses vont prendre une tournure inattendue… Avec une coupe du monde à la clé ! C'est la nouvelle et formidable histoire de femmes que nous racontent Pauline Bureau et sa compagnie.

Ah le foot, le foot, le foot… Oui, mais en version féminine, pour une étonnante aventure humaine
Reims, été 68. Dans la perspective d'un événement footballistique important, coach et cadres de l'équipe locale cherche une attraction en préambule de la confrontation sportive… Et pourquoi pas des femmes courant après un ballon, c'est original et rigolo, du jamais vu !* Des filles sur un terrain de foot, voilà un divertissement apte à régaler les mâles… majoritaires sur les gradins.

S'ensuit un appel à candidates qui, à la grande surprise de l'initiateur (Nicolas Chupin), répondent présentes. Mais son étonnement est total quand il les voit taper dans le ballon ; et jouer avec enthousiasme, aisance, rapidité et une immense liberté, sans retenue. Elles ont entre 16 et 32 ans, venant d'horizons différents, et sont bien décidées à faire de cette mauvaise plaisanterie divertissante l'aventure de leur vie.

Et, ici, Pauline Bureau nous rappelle que l'histoire du football féminin est indissociable de l'évolution de la société et de ses luttes. Femmes footballeuses, femmes ouvrières, l'un peut être l'échappatoire de l'autre, enquête historique, en quête d'histoire… Plusieurs aspects de la condition de la femme sont abordés, montrés. Et dans les années soixante, de la famille à l'usine, les exemples ne manquent pas, actualités sociales sur fond de rendement à la chaîne, de taux horaires, flagrantes et énormes disparités de salaires entre les hommes et les femmes (ça a changé ?), etc.

Gil Chauveau
06/12/2019
Spectacle à la Une

"Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde

Subvertir la pensée commune par des postures intellectuelles radicales, propres à faire passer ce pseudo conférencier circassien pour un autiste Asperger des plus performants, semble le crédo existentiel de cet artiste hors normes. Par le biais de son regard décalé, il recrée sous nos yeux un monde fabuleux, enchantant notre imaginaire et stimulant nos neurones assoupis.

Johann Le Guillerm, dès son apparition sur le plateau, poussant une improbable carriole-bureau à tiroirs, en impose. Son costume, sa cravate, sa tresse impeccable, sa voix monocorde… tout en lui dégage une inquiétante étrangeté mâtinée d'une sérénité au-dessus de tout soupçon. Comme si cet homme d'un autre temps, d'une autre époque, avait accumulé dans les plis de son être un savoir qui nous faisait défaut, nous les prisonniers de la caverne platonicienne condamnés à ne voir en toutes choses que le pâle reflet de nos vies formatées.

"Est-ce que quelqu'un dans la salle pourrait m'indiquer le chemin qui n'irait pas à Rome ?"… Dès sa première adresse au public, le ton est donné : si quelqu'un d'aventure, fort de ses nouveaux savoirs, s'était égaré là, conforté dans l'idée que la terre est ronde (suprême révélation datant d'à peine cinq cents ans) et que l'homme n'est pas maître en sa demeure (Freud, et la découverte de l'inconscient au début des années 1900), il pourrait illico "battre en retraite". Copernic, Galilée, Freud n'ont fait qu'ouvrir la voie… à nous de la poursuivre.

"La science de l'idiot" chevillée au corps, Johann Le Guillerm va faire exploser littéralement le prêt-à-penser confortant des idées manufacturées, fussent-elles actualisées, dupliquées à l'envi par la nécessité d'une reproduction sociale garante de l'ordre décliné par le savoir officiel. Penser autrement le monde, c'est ce qu'il fut amené à faire, d'abord à son corps défendant. Diagnostiqué enfant dys+++ (dyslexique, dysorthographique, etc.), il fut conduit à la rébellion de l'esprit en dessinant d'autres épures. Réflexe de survie.

Yves Kafka
21/12/2019
Sortie à la Une

"À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique

C'est sous le prisme des danses urbaines, contemporaine et classique que la chorégraphe Anne Nguyen interroge les identités au travers du corps et de son rapport à l'espace où le waacking, le popping, le voguing, le locking et le krump portent leurs signatures au détour de pointes, de balancés, de lock et de bounce.

Noir sur scène, puis un groupe se détache dans une lumière tamisée qui vient dessiner les creux de leurs silhouettes. La musique démarre à un rythme effréné. Au début, tout est homogène, ils forment une seule et même entité dans une intimité qui est balayée par le tempo musical. Comme un pied-de-nez à la sensation scénique d'un sentiment intime qui s'extériorise violemment.

À tour de rôle, comme une réminiscence des années soixante, soixante-dix, quatre-vingt, le waacking, le popping, le voguing, le locking, le krump, en appui des danses contemporaine et classique, apparaissent autour d'un socle artistique commun dans lequel chacun vient se nourrir au même humus. Des différences ? Oui, bien sûr, dans le tempo, la gestique, le rapport au corps, à la scène et à l'autre, mais tout ceci puise dans un même objectif, celle de faire communiquer une sensation, un état d'âme, une volonté farouche ou timide de montrer quelque chose sur le plateau, un ce je-ne-sais-quoi qui fait de l'artiste un buvard aux émotions qui a besoin, pour notre plus grand plaisir, de s'épancher.

Safidin Alouache
10/12/2019