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La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Lyrique

Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon - 12/05/2013

Bonnes gens, sans tarder, courez à Lyon pour découvrir le "Capriccio" de Richard Strauss, révélé brillamment par la mise en scène de David Marton et l’impeccable direction de Bernhard Kontarsky ! Eh oui, je me présente à vous bien repentante et mangeant mon chapeau, qui osais mettre en doute le travail du jeune metteur en scène tchèque ! À l’opéra, les enfants turbulents du Regie Theater sont il...  

À l’Opéra de Lyon, on se fait un "Capriccio" des Dieux ! - 03/05/2013

Remarquez bien, c’est ce genre de question qui donne envie de courir au spectacle ! David Marton, que ce soit clair, on se l’arrache sur toutes les scènes "hype" d’opéra. Et rappelons que ce metteur en scène-là est pianiste, qu’il a appris les rudiments de la direction d’orchestre en Allemagne, à...  

Opera Fuoco met le feu à la Fondation Mona Bismarck ! - 22/04/2013

Les jeunes artistes de l’ensemble Opera Fuoco se produisent le 26 avril à la Fondation Mona Bismarck dans un programme de mélodies américaines. Une performance - rencontre sur la première grande école de composition outre-Atlantique. Après une master class donnée du 22 au 25 avril, les jeunes interprètes de l’Atelier lyrique de Opera Fuoco chanteront pour nous, accompagnés par le pianiste Jeff...  

Tempête dans un verre d’eau à la MC93 … ou presque ! - 08/04/2013

Ce n’est pas un jeu de mots facile… c’est effectivement ce que j’ai vu dans le nouveau spectacle musical de la compagnie Teatro Praga, "The Tempest", à l’affiche le week-end dernier à la MC 93 de Bobigny. Avis aux professionnels, cette véritable performance mérite d’être invitée dans vos théâtres (1) ! Tout commence dans la grande salle Oleg Efremov quand le public entre enfin, un peu étonné...  

"Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements ! - 27/03/2013

"Don Giovanni" à l’Opéra de Dijon, on y court ! Avec une distribution jeune et talentueuse, le directeur Laurent Joyeux et le metteur en scène Jean-Yves Ruf sont en passe de réussir leur pari en renouvelant habilement la réception d’une partition, dont il faut bien dire qu’on ne peut l’épuiser, malgré son immense succès. L’opéra est évidemment un sommet tant dans l’œuvre mozartienne, que dans...  

"Siegfried et l’anneau maudit" : les Jeunes préfèrent Wagner ! - 23/03/2013

À l’Opéra de Paris, une nouvelle production propose cette semaine une version miniature de la tétralogie de Richard Wagner, "L’Anneau du Nibelung", à destination d’un large public jeune ou non initié. Une occasion unique de faire connaissance avec son univers riche et poétique en moins de deux heures ! Un héros, une quête, un dragon, un anneau magique, l’éternel combat des forces du Bien et du...  

Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon ! - 14/03/2013

Depuis quelques années, à l’Opéra de Dijon, les choix opérés comme les coopérations artistiques nouées s’attachent à redonner à la capitale de la Bourgogne sa place de carrefour culturel européen d’antan. Après une programmation autour de Vienne et un hommage à Debussy - entre autres nombreux...  

"Elektra" à l’Opéra de Marseille : règlements de compte sanglants chez les Atrides ! - 31/01/2013

L’Opéra de Marseille produit une nouvelle "Elektra", le chef d’œuvre de Richard Strauss, du 7 au 16 février avec Jeanne-Michèle Charbonnet dans le rôle-titre. Un événement majeur parmi les nombreux rendez-vous de la ville, Capitale européenne de la Culture 2013. C’est donc à Mycènes et dans l’Antiquité que le sang va couler ! Et dans la fosse aussi. Ce quatrième opéra du compositeur autrichien -...  

"La Khovantchina" : un complot russe magistral à Bastille ! - 28/01/2013

L’opéra parisien redonne quasiment à l’identique la production de 2001 d’une œuvre de Modeste Moussorgski, "La Khovantchina" - du nom donné par le tsar Pierre le Grand à la révolte des Princes Khovanski au XVIIe siècle. Une épopée lyrique jusque dans sa conception ! À l’origine, cet opéra - inachevé - du compositeur russe devait figurer dans un triptyque consacré aux moments charnières de...  

Le retour de "L'Anneau du Nibelung" à l’Opéra Bastille : quatre Wagner sinon rien ! - 21/01/2013

Pour fêter dignement le bicentenaire de la naissance de Richard Wagner en 2013, l’Opéra de Paris déroule le tapis rouge au "magicien noir"* de Leipzig et organise une série d’événements à ne pas rater ! Pour bien commencer cette nouvelle année, peut-on rêver mieux que de plonger dans les flots parfaits de la musique de "L'Or du Rhin" ? C’est le "Prologue en quatre scènes" de la fameuse tétralogie...  
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À découvrir

"Ma B.O. en couleurs" Silvano Jo… J'ai la mémoire qui chante…

"Et si pour toi, là bas c'est l'paradis Dis-toi qu'dans leur p'tite tête l'paradis C'est ici hum! C'est ici" Jean-Louis Aubert.
Le paradis c'est, un dimanche, rejoindre quelques amis.

© Laurence Guenoun.
Le paradis, c'est passer quelques instants, masqués, oui ! (Monsieur le président !) À échanger des mots avec quelques invités triés sur le volet. Non pas par prétention, mais par précaution puisque le virus circule et qu'il est, paraît-il, plus virulent, en petit comité.
Le paradis c'est, un dimanche pluvieux, se retrouver pour soutenir un artiste talentueux qui, l'espace d'un instant, transforme son loft en café-théâtre pour partager un spectacle bien vivant.

L'artiste s'appelle Sylvain mais son nom de scène est "Silvano". Et il nous offre, sur une heure, un show truffé de bons mots, de chansons d'aujourd'hui et d'avant, puis de costumes délirants.

Quel plaisir d'assister, presque clandestinement, au bonheur d'un comédien désireux de jouer, de se montrer, et de partager ; le tout accompagné par un musicien charmant et classieux.

Le paradis, pour lui, pour les deux, serait de se retrouver dans un théâtre. Vous savez, le théâtre, ce lieu où des individus de tous les horizons, le soir ou la matinée venus, se rejoignent pour entendre, écouter, savourer des textes d'auteurs, morts ou vivants ? Ces lieux dont on ne sait peu de choses en ce moment, excepté les grands… et encore… on se demande parfois qui ils intéressent vraiment ?

Isabelle Lauriou
05/02/2021
Spectacle à la Une

"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins

L'ombre fantomatique du vieux Roi légendaire n'est pas prête à laisser en paix les générations qui se suivent, tant les interrogations posées par William Shakespeare sont d'une historicité atemporelle. Désirs de pouvoir et de sexe intimement reliés l'un à l'autre pour les rendre consanguins, trahison et fidélité à un moi idéal déposé en soi par les vœux des pères, guerres des sexes et guerres intestines ou intracommunautaires se recouvrant à l'envi, ce magma incandescent parle en nous comme une matière en fusion à jamais constitutive de l'humain.

© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.

Yves Kafka
15/01/2021
Sortie à la Une

J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021