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Lyrique

Autour de Tristan : encore et toujours Wagner !

Airs et duos d’opéras wagnériens sont au programme le 15 février salle Pleyel avec la soprano Anja Kampe, le ténor Robert Dean Smith et l’Orchestre national de Lille sous la direction de notre cher Jean-Claude Casadesus. Fêtons encore et toujours le compositeur allemand en 2014 !



Orchestre national de Lille © DR.
Orchestre national de Lille © DR.
Bonne nouvelle pour nous, les "Wagnerolâtres" ! Robert Dean Smith a accepté de remplacer Gary Lehman souffrant pour le récital du samedi 15 février à Paris. Avant de le retrouver à l’Opéra national de Paris en avril dans le rôle de Tristan, nous sommes plutôt pressés de pouvoir entendre le heldentenor dans ce rôle ainsi que dans celui de Siegmund - lesquels ont déjà été défendus par lui sur toutes les grandes scènes. Dans des extraits de "La Walkyrie" et de "Tristan et Isolde", il chantera seul et en duo avec la Sieglinde remarquée d’Anja Kampe - que nous découvrirons donc en Isolde aussi.

Il faut dire qu’après ses débuts en Walther von Stolzing des "Maîtres Chanteurs de Nüremberg" à Bayreuth, le baryton devenu ténor dramatique Robert Dean Smith a fait du chemin. Il a d’ailleurs décroché l’Orphée d’Or de l’Académie du Disque Lyrique pour un enregistrement d’airs wagnériens. Il succédera à Clifton Forbis à Bastille dans une troisième reprise de la superbe production de Peter Sellars (avec les vidéos de Bill Viola) du mythique "Tristan". Ceci après un récital prévu en mars consacré aux "Gurre Lieder" d’Arnold Schönberg. Décidément, c’est déjà le printemps.

Robert Dean Smith, ténor © photopulse.ch.
Robert Dean Smith, ténor © photopulse.ch.
Récital le samedi 15 février à 20 h.
Salle Pleyel, 01 42 56 13 13.
252, rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e.
>> sallepleyel.fr

Programme : Richard Wagner (1813-1883).
"La Walkyrie" (extraits, 1870).
"Tristan et Isolde" (extraits, 1865).

Anja Kampe, soprano.
Robert Dean Smith, ténor.
Orchestre national de Lille.
Jean-Claude Casadesus, direction.

Christine Ducq
Mardi 11 Février 2014

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J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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