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Lyrique

Le Mystère Bizet selon Éric-Emmanuel Schmitt

Le 14 février, Éric-Emmanuel Schmitt expose "Le Mystère Bizet" en nous racontant la vie et l’œuvre du compositeur de "Carmen" en compagnie de chanteurs et de musiciens. L’occasion de retrouver notamment les talents de la mezzo Karine Deshayes et du pianiste Nicolas Stavy.



Éric-Emmanuel Schmitt © DR.
Éric-Emmanuel Schmitt © DR.
Il y aurait donc un mystère Bizet ? Oui et c’est un paradoxe... Qui ne connaît ou n’a déjà fredonné un air de son opéra "Carmen", "L’amour est enfant de bohème" et autres "La fleur que tu m’avais jetée" ? Parmi les "opéra addicts", on connaît même des amateurs de ses "Pêcheurs de Perle". Mais qui sait que Georges Bizet, né à Paris en 1838, meurt à 36 ans la nuit de la 33e représentation de "Carmen", cet opéra comique destiné à devenir un colossal succès mondial ?

Et même, qui sait que Georges Bizet, né dans une famille de musiciens, a été un enfant prodige ? Un pianiste de douze ans remarqué par Hector Berlioz et Franz Liszt… Premier Prix de Rome à dix-neuf ans, il a déjà composé de nombreuses œuvres dont une symphonie et une opérette, "Docteur Miracle" ! Et enfin qui sait que la maturité fut un calvaire pour ce "control freak" qui ne finit presque aucun des ses opéras ou qui ne connut que déboires avec le public et la critique. Même la première représentation de "Carmen" fut un enfer, le 3 mars 1875 !

Alors oui ! L’écrivain Éric-Emmanuel Schmitt fait bien de nous révéler ce Mystère-là, d’autant plus qu’il a décidé de jouer le rôle du musicien en tentant d’imaginer ce qu’aurait pu être sa vie s’il avait survécu à sa crise cardiaque. Pour illustrer cette rêverie, les plus belles pages de cette œuvre au fond peu connue, comme par exemple son "Nocturne n°1", ses "Chromatiques", et celles de ses opéras et opérettes seront interprétées par des complices de haut vol. L’esprit de Nietzsche planera sans doute sur ce spectacle, lui qui couvrit d’éloges le Français afin de tuer le prophète de Bayreuth dans "Le cas Wagner" - pour raisons de santé !

Karine Deshayes © DR.
Karine Deshayes © DR.
Le 14 février 2014 à 20 h 30.
Salle Gaveau, 01 49 53 05 07.
45-47, rue de la Boétie, 75008.
>> sallegaveau.com

"Le Mystère Bizet"
Écrit et interprété par Éric-Emmanuel Schmitt.
Mise en scène : Steve Suissa.
Karine Deshayes, mezzo-soprano.
Philippe Do, ténor.
Vincent Arnoult, hautbois.
Nicolas Stavy, piano.

Christine Ducq
Jeudi 6 Février 2014


1.Posté par Meyrieux daniele le 25/02/2014 18:30
46 A rue raymond losserand
représentations ?
comment être au courant des prochaines des prochaines représentations ?
D M

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"La petite fille de monsieur Linh" Tenter de donner une raison à la vie… à l'exil

Après déjà plusieurs années d'exploitation et de succès, Sylvie Dorliat reprend le très touchant conte de Philippe Claudel, "La petite fille de monsieur Linh", qu'elle a adapté pour la scène et qu'elle interprète. Une bonne occasion de découvrir ou de revoir ce spectacle lumineux et délicat parlant avec humanité tant de l'exil, de la mort, de la folie que de l'amitié et de l'espoir d'une nouvelle vie.

De la guerre, de la fuite, de l'exil peut naître la folie. Lorsque l'on a vu sa famille, tous ceux que l'on aime se faire tuer, quand on a tout perdu, perdre la raison peut devenir un refuge, un acte de survie, une tentative désespérée de renaissance en s'inventant une nouvelle histoire…

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Dans un parc, assis sur un banc, et l'arrivée de monsieur Bark. Premier contact, et les prémices d'une nouvelle amitié. Ils parlent de leur femme (mortes). Parle de la guerre, celle à laquelle a participé Bark dans le pays de Linh. Bark l'invite au restaurant, lui offre un cadeau, une robe pour la petite. Tao Linh va être déplacé mais dans la même ville. Se retrouve dans une chambre… Enfermement…

Gil Chauveau
09/09/2020
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Quel point commun peut-il y avoir entre un dodo, gros oiseau incapable de voler - et plutôt maladroit - et un acrobate ? L'inconscience naïve pour le premier, qui le conduisit à sa disparition, l'inconscience maîtrisée - avec une peur raisonnée pour la sécurité - qui le mène vers le spectaculaire et la performance virtuose pour le second... C'est en résumé l'étonnante création de la compagnie Le P'tit Cirk qui s'articule autour de la musique et de l'envol avec la guitare comme partenaire privilégié, instrument musical ou agrès des plus surprenants !

Fondé en mars 2004 sur les projets de Danielle Le Pierrès (Archaos, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, Cirque Plume, etc.) et de Christophe Lelarge (Cirque du Soleil, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, etc.)*, le P'tit Cirk est basé dès sa création à Lannion en Bretagne. Cette implantation correspond à une démarche artistique volontaire de long terme afin d'être acteur de la vie culturelle du Trégor, de partager et de transmettre leur passion, et d'aller à la rencontre d'un public qui n'a pas forcément l'occasion ou la demande de découvrir cette forme d'approche de travail envers le cirque. Le spectacle "Les Dodos" est la sixième proposition de la compagnie.

Cette dernière création (en tournée depuis trois ans) confirme, si besoin était, leur statut de compagnie majeure dans le paysage du cirque de création à l'échelle européenne… et leur ouverture permanente à différentes pistes… de cirque. Chez les membres du P'tit Cirk, le sens du collectif, le côté pur, brut et extra-ordinaire de l'exploit sont aussi importants et incontournables que le jeu d'acteur, la mise en piste, la lumière et la scénographie. La performance est là mais n'occulte en rien la trame poétique présente à chaque instant.

Gil Chauveau
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En une forme de cabaret drolatique, foutraque, jouissif et impertinent, est rendu hommage à la révolte, à l'espérance d'une toujours future révolution, au souvenir de celles qui ont eu lieu - sans malheureusement toujours beaucoup d'efficience -, à celles et ceux - communards ou soixante-huitards - qui les imaginèrent sur le terreau de folles utopies. Régis Vlachos nous offre à nouveau un insolent et hilarant éloge d'une nouvelle rébellion à inventer, nous incitant, dans le respect de nos libertés individuelles, à nous indigner encore et toujours.

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Gil Chauveau
31/08/2020