La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Coulisses & Cie

"Sabordage" Comme une synthèse de la modernité… une implosion écologique à venir - 26/10/2019

Elle fut riche et belle, plaisante et paradisiaque, pays de cocagne… puis devint consommatrice et opulente, industrieuse, minière et calamité écologique, pour finir mendiante et désespérée, à l'avenir destructif d'une future terre qui coule à pic… C'est la "belle" histoire de l'île de Nauru*, miroir de notre prochain anéantissement - au délicat (!) mais définitif intitulé "6e extinction de masse"...  

"L’œil écoute" Thomas Février…. Prélude - 12/11/2013

Deux mois de plaisir à suivre les coulisses de l'auteur, compositeur et interprète Thomas Février. Pour cela, il a accepté de nous ouvrir grandes ses portes. De chez lui à la scène, en passant par le studio de répétition, nous vous offrons un véritable moment suspendu de poésie... Précédemment sur La Revue du Spectacle... >> L’œil écoute Thomas Février, générique  

"L'œil écoute" dissèque Châtillon... - 06/11/2013

Continuons notre saga châtillonnaise. Rappelez-vous, nous vous expliquions dans le volet 1 que "l'œil écoute" est parti à la rencontre des coulisses du Théâtre de Châtillon. Dans cet épisode, Christian Lalos, son directeur, raconte le Festival MAR.T.O. C'est la première année que Châtillon rejoint le Festival MAR.T.O., qui apparaît désormais dans sept villes des Hauts-de-Seine. Ce festival, qui...  

"L’œil écoute" Thomas Février… - 31/10/2013

"L’œil écoute" est l’association artistique d’une auteure et critique (Sheila Louinet), et d’un réalisateur (Bruno Isnardon). Armés de leur plume et de leur caméra, ils ont décidé d’écouter autrement le monde du spectacle vivant afin d’en faire des lieux de mémoire vivante. C’est ainsi que la puce à l’œil et l’œil à l’écoute, ils sont partis à la rencontre de Thomas Février, auteur, compositeur,...  

Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2 - 27/09/2012

Le lancement de la mission de concertation sur les contenus numériques et la politique culturelle à l'air du numérique - Culture-acte 2 - a été l'occasion pour la ministre de la culture et de la communication d'en rappeler les trois objectifs principaux et sa volonté d'en faire, d'ici mars 2013, un vaste chantier d'auditions et de concertation le plus large possible, notamment grâce à la création...  

"L’œil écoute" dissèque Châtillon… - 13/10/2013

Voici le volet 1 de ce qui va constituer une longue saga. Il s’agit de montrer la vie d’un théâtre (celui de Châtillon dans les Hauts-de-Seine), ses choix de programmation, ses spectacles et ce, tout au long de la saison. C’est un tout nouveau concept : "L’œil écoute" est l’association artistique d’un réalisateur et d’une amoureuse du spectacle vivant. Parce qu’ils ont eu envie de voir ce qui se...  

Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac - 24/08/2012

À l'occasion de sa visite, jeudi 23 août, au Festival international des arts de la rue d'Aurillac, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, a rencontré les professionnels des arts de la rue et a prononcé un discours, mettant notamment en avant la transmission par l'expérience et l'échange proposés par le FAI AR (formation artistique et itinérante des arts de la rue) ; et...  

Attention O.S.N.I. ! (Objet Scénique Non Identifié) - 20/12/2011

Comment entrer de plain-pied à l’intérieur d’un tel projet ? Surtout quand celui-ci dure 5 h 30, que 3 des 4 pièces ont déjà été jouées et qu’il a démarré depuis 3 ans. Pour Christian Esnay et son équipe, fin janvier sera à Châtillon l’aboutissement de plusieurs années d'un travail titanesque sur Euripide. Vu de l’extérieur, je vous assure qu’il y aurait de quoi se faire quelques cheveux blancs....  

Day first ou la découverte des "enfants terribles", alias les Géotrupes… - 13/12/2011

Début septembre. C’est la rentrée. Ou presque. La scène châtillonnaise est encore silencieuse. Tout à coup, un rire éclate comme des bulles de cristal, c’est celui d’une certaine Pauline. La tonalité est puissante. Il détonne au milieu de ce plateau vide. Puis, c’est Bello qu’on appelle, on le...  

Avant-billet pour une avant avant-première : allons, en coulisses ! Et que les souris dansent ! - 09/12/2011

Si vous étiez un badaud tout droit sorti de l’imagination d’un Beckett, vous diriez certainement : "Mais qu’est-ce qu’elle fait là penchée sur son mamelon à rapporter tout ce qui s’y passe ? Et à quoique bon que celle-là elle m’parle de ce qu’elle a vu ?" Sans me prendre pour la Winnie de "Oh les beaux jours" et encore moins pour une héroïne dramatique, je dirais que pénétrer l’âme d’un théâtre...  
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"Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines sous le prisme d'une maison très spéciale

Voici la dernière pièce de Pauline Sales (écriture et mise en scène) qui a été présentée au Théâtre Paul Scarron du Mans devant un public professionnel restreint. Un privilège que d'assister à cette histoire que l'on sent chevillée au corps de sa créatrice. Il y est question de femmes artistes. Question également des femmes non artistes. Question de la liberté que les femmes ont peu à peu conquis depuis bientôt un siècle. Arrachant bribe après bribe le droit d'agir, de s'exprimer, le droit sur leur corps, leur sexualité, leurs choix. Et trouver enfin la puissance pour se détacher du diktat masculin si bien bétonné.

© Jean-Louis Fernandez.
L'histoire des "femmes de la maison" commence dans les années cinquante et se termine de nos jours. Elle va mettre en jeu une dizaine de personnages féminins sur trois périodes symboliques : les années cinquante, les années soixante-dix et 2022. Pour cela, Pauline Sales invente une maison qui sera le moyen de traverser le temps et l'espace. Cette maison est celle de Joris, un amoureux, par ailleurs cinéaste militant contre les méfaits des guerres. Il achète cette maison par amour pour une photographe, l'amour s'en va, il ne sait qu'en faire, alors il la prête à des artistes. Le hasard veut au départ que ce ne soit que des femmes - peintres, poètes, sculptrices… et cela se transforme en règle : seules des femmes artistes pourront venir un temps pour créer ici.

Première période, maison fermée entourée de bois. C'est l'après-guerre et l'artiste que Joris installe dans la maison dessine. Dessine en mode combat contre elle-même. Contre la pensée que chez elle, son mari, sa fille sont là comme une destinée de femme au foyer qu'elle refuse. Combat contre le mal que cela peut faire.

Bruno Fougniès
25/08/2021
Spectacle à la Une

•Off 2021• Sales Gosses Une approche vertigineuse et bouleversante de la maltraitance à l'école

Harcèlement, maltraitance ponctuelle ou récurrente… à l'école, à la maison, au travail, comment le traiter sur scène, comment prendre ou pas position ? Ici d'ailleurs, pas de prise de position, mais une exposition des faits, du déroulé des événements, en une manière de monologue où la comédienne Claire Cahen habite tous les personnages principaux, offrant l'accès au public à différentes appréciations du drame - victime, tyran, prof, mère - menant à une mise en perspective vertigineuse !

© Théâtre du Centaure.
Pour l'écriture de "Sales gosses", Mihaela Michailov s’est inspirée de faits réels. Une enseignante ligota une élève dans sa salle de classe, les mains derrière le dos, suite à son manque d'attention pour la leçon sur la démocratie qu'elle était en train de donner. Elle exposera ainsi l'enfant saucissonnée en exemple. Les "camarades" de cette petite-fille de onze ans, pendant la récréation, la torturons à leur tour. Elle sera retrouvée sauvagement mutilée… attachée dans les toilettes…

Dans une mise en scène que l'on perçoit nerveuse et précise, millimétrée, visant à l'efficacité, les choix de Fábio Godinho font être immédiatement lisible, mettant en quasi-training sportif la comédienne Claire Cahen et son partenaire musicien chanteur Jorge De Moura qui assure avec énergie (et talent) les multiples interventions instrumentales et/ou vocales. Metteur en scène, mais également performeur, Fábio Godinho joue clairement la carte de l'école "théâtre de la violence", de l'arène/stade où la victime est huée, vilipendée par la foule, cherchant à exprimer la performance telle que demandée sur un ring de boxe. Claire Cahen et Jorge De Moura sont à la hauteur jouant en contre ou en soutien avec le troisième acteur qu'est le décor !

Gil Chauveau
19/07/2021
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•Off 2021• L'Aérien Le fabuleux défi de l'insoupçonnable légèreté de l'être…

Solliciter ressources du corps et de l'esprit unis dans la même entité afin d'affranchir l'humaine condition aux semelles de plomb de la pesanteur la clouant au sol, c'est le prodige réalisé par Mélissa Von Vépy "à l'apogée" de son art. À partir d'une vraie-fausse conférence sur les rapports entre l'Homme et les airs depuis que la Terre est Terre - écrite avec légèreté par Pascale Henry, complice inspirée -, la circassienne rivalise de grâces ascensionnelles. De quoi damer le pion, du haut de son Olympe, à Hermès au casque et chaussures ailées…

© Christophe Raynaud de Lage.
La conférencière au look décontracté étudié, chaussée de lunettes à monture d'écailles et d'escarpins mettant en valeur ses longues jambes, mallette à la main renfermant les planches évocatrices des tentatives humaines pour vaincre la résistance des airs (l'utilisation d'un Powerpoint n'aurait pas été assez daté…), s'emploie avec naturel et humour à survoler cette histoire à tire-d'aile… S'arrêtant cependant sur une reproduction d'Icare, celui par qui la faute advint. Pour avoir voulu voler toujours plus haut, l'intrépide, aux plumes assemblées de cire, s'est brûlé les ailes… et depuis, cette question récurrente : voler est-ce humain ?

Joignant gestes et paroles, elle ôte son blouson libérant des plumes virevoltantes autour d'elle et s'adonne à quelques envolées autour de sa chaise devenant vite le second personnage en scène. D'ailleurs, lorsque, dans le déroulé de sa conférence, elle évoquera les fabuleuses machines volantes nées de l'imaginaire de Léonard de Vinci, on se dit que cette prouesse d'horlogerie fine - que l'on doit à Neil Price - permettant de projeter en douceur ladite chaise jusque dans les cintres, mériterait de les rejoindre au panthéon des créations volantes…

Yves Kafka
26/07/2021