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Théâtre

● Avignon Off 2016 ● Dans le chaos de la guerre, fille de mère courage… Vérité d'un mythe…

"Noces de feu", Théâtre du Petit Chien, Avignon

Été 1914. En toute innocence, Ninette et Armand se jurent fidélité pour le meilleur et pour le pire. L'époque n'est pas tendre, le pire ils vont découvrir. Quand l'un quitte les champs pour la patrie et ses champs d'honneur, et bientôt champs de l'horreur, l'autre suit sans réfléchir ses obligations du mariage. Un serment de fidélité, c'est un serment de fidélité. Ninette se déguise en garçon et part à l'aventure pour retrouver son homme.



© DR.
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Dans sa montée au front, elle découvre les autres labeurs que ceux des champs et du foyer. La ville, l'usine, l'infirmerie. Femmes courbées au travail. Femmes debout qui éveillent son esprit et sa compassion. Pendant que les hommes avancent vers l'apocalypse.

"Noces de feu", à la manière d'un théâtre forain avec son bateleur, son accordéon et son violoncelle, rend compte de l'indicible avec pudeur et efficacité. Les personnages stylisés, quasi-santons sortis de contes populaires, progressent dans le drame tout en gardant une fraîcheur d'âme. En contre-point, s'emmêlant à leur destin, à la fois fantastique, menaçant ou protecteur, un flux d'images et de sons les accompagne, les guide, les efface.

En nouveau deus ex machina, c'est une matière en métamorphose qui souligne, amplifie la vitalité, la détermination, l'épaisseur des personnages. La fable a une dimension épique.

© DR.
© DR.
Dans "Noces de feu" se lit la force des destins : celui des communautés agraires broyées par l'industrialisation, celui des femmes et leur évolution inéluctable et paradoxale vers le chagrin, la liberté et le deuil. Celui, implacable, des hommes vers le désespoir et l'oubli.

Ninette, qui traverse le chaos de la guerre de 14 (ses impasses, ses énigmes non résolues), est fille de mère courage. Vérité d'un mythe.

"Noces de feu"

© DR.
© DR.
Texte : Caroline de Diesbach.
Mise en scène : Caroline de Diesbach.
Avec : Nastassja Tanner, Mali van Valenberg, Patrick Verschueren
Chansons : Marielle Tognazzoni.
Musique : Eric Broitmann.
Vidéo : Vincent Forclaz.
Graphisme vidéo : Julien Valentini.
Scénographie et lumière : Olivier Lorétan et Antoine Cadou.
Accessoiriste : Valérie Margot.
Costumière : Laeticia Forclaz.
Compagnie Tecem.
Durée : 1 h 15.
À partir de 12 ans.

● Avignon Off 2016 ●
Du 6 au 30 juillet 2016.
Théâtre Le Petit Chien,
76, rue Guillaume Puy.
Tous les jours à 22 h 30.
Relâche les 11, 18 et 25 juillet.
Tél. : 04 90 85 89 49.
>> chienquifume.com

Jean Grapin
Jeudi 7 Juillet 2016

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L'Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique, le syndicat CSFI (Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale), le syndicat Les Forces Musicales, c'est-à-dire les professionnels des instruments de musique, des orchestres et opéras français sont parvenus à établir un socle de connaissances solides scientifiquement prouvées sur les enjeux et les risques sanitaires liées à la pratique musicale et vocale. Il sont désormais en état de délivrer des préconisations et de nouveaux protocoles pour permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public. Fanny Reyre Ménard, à la tête du pilotage du Projet PIC VIC (Protocole pour les instruments de musique face au coronavirus, Pratique instrumentale et vocale) nous en a dit plus.

Bois & cuivres © Buffet Crampon.
Fanny Reyre Ménard est Maître Artisan luthière à Nantes depuis 1988 et vice-présidente du CSFI. Elle peut, au nom de ses collègues et camarades engagés dans ce groupe interdisciplinaire de travail (depuis avril 2020), affirmer aujourd'hui qu'une pratique musicale en ces temps de coronavirus n'est pas plus dangereuse que les principaux gestes et actes de notre vie quotidienne.

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© Les filles du renard pâle.
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