La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

La Sacem au Festival de Cannes  12/05/2011

Le Festival International du film à Cannes est un moment privilégié pour les compositeurs de musique de film. Dans le cadre de son action culturelle, la Sacem s'engage encore, cette année à Cannes, pour la valorisation de la musique pour l’image.

>> Accompagnement des compositeurs de musique de films
La Sacem accueille les compositeurs sélectionnés par le Festival de Cannes, la Quinzaine des Réalisateurs, la Semaine de la Critique et l'ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion).
● À Cannes cette année : Armand Amar, Alex Beaupain, Benjamin Biolay et Marc Chouarain, Ludovic Bource, Bertrand Burgalat, Alexandre Desplat, Khaled Mouzanar, Olivier Samouillan, etc.

>> Rencontres entre compositeurs et filière cinématographique
Pendant toute la durée du festival, la Sacem investit le tout nouveau Pavillon de la Musique et invite chaque jour des compositeurs, en partenariat avec cinézik.fr (site d'information dédié à la musique de film) et l’UCMF (Union des Compositeurs de Musiques de Films).
● Les compositeurs invités par la Sacem sont associés à différentes rencontres : au Pavillon de la Musique (Pantiero) et dans le cadre de partenariats avec la SRF, la Quinzaine des Réalisateurs et la Semaine de la Critique.
Pour suivre l'actualité du Pavillon de la Musique sur Facebook et Twitter :
facebook et twitter

>> Aide à la création de musique originale de court métrage
La Sacem soutient la production pour la création de musique originale des courts métrages Talents Cannes Adami : 6 courts-métrages - 6 réalisateurs - 18 acteurs - 7 compositeurs (Laurent Aknin, Vincent Courtois, Julien Gester, Olivier Gonord, Arnaud Jacquin, Nawel Ben Kraiem, Camille Rocailleux).
● Ces derniers sont accrédités au festival grâce au soutien de la Sacem. Ils auront ainsi la possibilité d’assister à la présentation des courts métrages Talents Cannes 2011, le 16 mai à 15h (Salle Bunuel, Palais des festivals) et seront associés à l’ensemble des rendez-vous professionnels autour de cette opération.

>> Prix France Musique-Sacem de la musique de film
Présentation du prix France Musique - Sacem et annonce de la sélection 2011 sur le Pavillon de la Musique, le 16 mai à 11 h 30.
● Le prix sera décerné en septembre 2011, lors d’un concert où sera interprétée la création du compositeur lauréat 2010, Carlo Crivelli (pour le film Vincere, de Marco Bellocchio).

>> Présentation du court-métrage "Odeon dancing"
Valorisation d’un court métrage soutenu par la Sacem lors des projections proposées par l’ACID :
Odeon dancing, de Kathy Sebbah – musique originale : Olivier Samouillan.
● Projection le samedi 14 mai à 11 h au Studio 13, et à 20 h aux Arcades, en présence du compositeur.
La Rédaction

Nouveau commentaire :






Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.






À découvrir

"Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur

"Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées…", Arthur Rimbaud.
Quel plaisir de boucler une année 2022 en voyageant au XIXe siècle ! Après Albert Einstein, je me retrouve face à Arthur Rimbaud. Qu'il était beau ! Le comédien qui lui colle à la peau s'appelle Romain Puyuelo et le moins que je puisse écrire, c'est qu'il a réchauffé corps et cœur au théâtre de l'Essaïon pour mon plus grand bonheur !

© François Vila.
Rimbaud ! Je me souviens encore de ses poèmes, en particulier "Ma bohème" dont l'intro est citée plus haut, que nous apprenions à l'école et que j'avais déclamé en chantant (et tirant sur mon pull) devant la classe et le maître d'école.

Beauté ! Comment imaginer qu'un jeune homme de 17 ans à peine puisse écrire de si sublimes poèmes ? Relire Rimbaud, se plonger dans sa bio et venir découvrir ce seul en scène. Voilà qui fera un très beau de cadeau de Noël !

C'est de saison et ça se passe donc à l'Essaïon. Le comédien prend corps et nous invite au voyage pendant plus d'une heure. "Il s'en va, seul, les poings sur son guidon à défaut de ne pas avoir de cheval …". Et il raconte l'histoire d'un homme "brûlé" par un métier qui ne le passionne plus et qui, soudain, décide de tout quitter. Appart, boulot, pour suivre les traces de ce poète incroyablement doué que fut Arthur Rimbaud.

Isabelle Lauriou
25/03/2024
Spectacle à la Une

"Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire

Le livre avait défrayé la chronique à sa sortie en levant le voile sur les relations pédophiles subies par Vanessa Springora, couvertes par un milieu culturel et par une époque permissive où ce délit n'était pas considéré comme tel, même quand celui-ci était connu, car déclaré publiquement par son agresseur sexuel, un écrivain connu. Sébastien Davis nous en montre les ressorts autant intimes qu'extimes où, sous les traits de Ludivine Sagnier, la protagoniste nous en fait le récit.

© Christophe Raynaud de Lage.
Côté cour, Ludivine Sagnier attend à côté de Pierre Belleville le démarrage du spectacle, avant qu'elle n'investisse le plateau. Puis, pleine lumière où V. (Ludivine Sagnier) apparaît habillée en bas de jogging et des baskets avec un haut-le-corps. Elle commence son récit avec le visage fatigué et les traits tirés. En arrière-scène, un voile translucide ferme le plateau où parfois V. plante ses mains en étirant son corps après chaque séquence. Dans ces instants, c'est presque une ombre que l'on devine avec une voix, continuant sa narration, un peu en écho, comme à la fois proche, par le volume sonore, et distante par la modification de timbre qui en est effectuée.

Dans cet entre-deux où le spectacle n'a pas encore débuté, c'est autant la comédienne que l'on voit qu'une inconnue, puisqu'en dehors du plateau et se tenant à l'ombre, comme mise de côté sur une scène pourtant déjà éclairée avec un public pas très attentif de ce qui se passe.

Safidin Alouache
21/03/2024
Spectacle à la Une

"Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !

Dans une mise en scène de Marie-Christine Orry et un texte d'Émilie Frèche, Sami Bouajila incarne, dans un monologue, avec superbe et talent, un personnage dont on ignore à peu près tout, dans un prisme qui brasse différents espaces-temps.

© Olivier Werner.
Lumière sur un monticule qui recouvre en grande partie le plateau, puis le protagoniste du spectacle apparaît fébrilement, titubant un peu et en dépliant maladroitement, à dessein, son petit tabouret de camping. Le corps est chancelant, presque fragile, puis sa voix se fait entendre pour commencer un monologue qui a autant des allures de récit que de narration.

Dans ce monologue dans lequel alternent passé et présent, souvenirs et réalité, Sami Bouajila déploie une gamme d'émotions très étendue allant d'une voix tâtonnante, hésitante pour ensuite se retrouver dans un beau costume, dans une autre scène, sous un autre éclairage, le buste droit, les jambes bien plantées au sol, avec un volume sonore fort et bien dosé. La voix et le corps sont les deux piliers qui donnent tout le volume théâtral au caractère. L'évidence même pour tout comédien, sauf qu'avec Sami Bouajila, cette évidence est poussée à la perfection.

Toute la puissance créative du comédien déborde de sincérité et de vérité avec ces deux éléments. Nul besoin d'une couronne ou d'un crucifix pour interpréter un roi ou Jésus, il nous le montre en utilisant un large spectre vocal et corporel pour incarner son propre personnage. Son rapport à l'espace est dans un périmètre de jeu réduit sur toute la longueur de l'avant-scène.

Safidin Alouache
12/03/2024