La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Trib'Une

Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits… - 05/09/2018

Reprise ! "Un commerce d’hommes ! Grand Dieu ! Et la nature ne frémit pas ? S’ils sont des animaux, ne le sommes-nous pas comme eux ?" Olympe de Gouges. Réflexions sur les hommes nègres, 1788 (France). "Des commerces ouverts le dimanche et les hommes laissent faire cela ? Gagner plus en travaillant le dimanche… le plus simple ne serait-il pas d’augmenter le Smic ?" Isabelle Lauriou. Réflexions...  

"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée", phénomène atmosphérico-théâtral dans lequel coulent à "flow" les mots d'Alfred de Musset - 19/07/2018

Il fait chaud, c'est vrai. À ce propos, si on ouvrait une fenêtre ? Non ? Une porte plutôt… Deux portes ouvertes laissent passer les courants d'air. Les courants d'air, en cette période estivale, voire limite caniculaire, sont souvent très mauvais et refilent des toux et autres angines passagères. Pour contrer cela, il y a la méthode moderne : "la clim'" ou climatisation pour les puristes du...  

Chronique pour "deux mois'elles" - 20/06/2018

Avant qu'elles ne quittent la région parisienne pour un horizon plus dégagé dénommé Avignon, voici, et pour la prima volta, ma chronique partagée pour deux femmes, seules en scène. Ce serait bien pour ces deux comédiennes que le soleil, enfin, revienne. Et je ne dis pas ça parce que mon ordinateur a planté et que la chronique que j'offrais à ces femmes seules en scène, s'est fait engloutir, comme...  

Un bijou, certainement. De pacotille ? Non… Brillantissime ! - 03/04/2018

Au théâtre du Rond-Point, loin du vacarme urbain, j'ai rencontré, de loin, une comédienne. Une jolie brune au visage fin portant sur elle bien plus qu'une robe, couleur pastel. Cette fillette, devenue femme, porte surtout avec elle, un hommage vibrant à ses parents, trop vite disparus, alors qu'elle n'était qu'une enfant… Étonnant ! D’être au rond-point quand il est question d’accident de la...  

"La petite soldate" - 05/12/2017

Armée d'élégance, de poésie et de tendresse, la metteur en scène - Anne Hérold – propose, au Théo Théâtre, une petite perle sertie d'or et d'argent. Perle pour petits et grands qu'il ne faut absolument pas mélanger à certains bijoux plastiques ou artificiels très exposés médiatiquement. "Ma grand-mère est une rose d'un rose qui n'existe pas… Mes plus lointains souvenirs remontent jusque dans ses...  

"Si, Emma si, si Emma si, Emma si tu voyais ta vie…" - 20/09/2017

Moi qui pensais voir Metallica dans la salle, j'ai, en fait, passé un moment avec Charles et un certain François Truffaut, il a été question de Chabrol puis d'Emma, évidemment. Moi qui aime plutôt le métal, j'ai entendu de l'électro. Mais il y avait Cendre Chassanne. Quel beau prénom ! Très répandu au XIXe… j'ai vu. "Bovary", si je résume, ça donne ça. Ce sera moins joli que ce que Cendre dit,...  

Faites l'amour… pas des gosses - 26/04/2017

Madame Comédie "Bastille" - honneur à la femme - et Monsieur Théâtre "De la ville" ont un point commun : tous deux sont parisiens. Madame Comédie "Bastille" a 32 ans. En pleine force de l'âge. Monsieur "De la ville" est plus âgé. Il est né, paraît-il, au XIXe… Quelle santé ! Ils sont invités chez Hôtel "De ville", se retrouvent au buffet et un dialogue (imaginé) commence entre deux gorgées de...  

Des "Histoires d'hommes" dites par Mina Segui, une comédienne vêtue de charme et de sensualité - 16/03/2017

"La sensualité, c'est la mobilisation maximale des sens : on observe l'autre intensément et on écoute ses moindres bruits." Milan Kundera. Mina Segui, seule en scène, est touchante. La première envie qui a suivi le spectacle était de lui rendre visite en loge et de la prendre dans les bras. Ne riez pas ! J'aurais pu, par exemple, me glisser dans la peau d'un de ces hommes dont elle parle sur le...  

"31"… 31 mots… Message perso à ma jolie Élo - 28/02/2017

Ah ! M'asseoir, hier soir, sur un banc cinq minutes avec moi, regarder les passants, sacs Gucci dans les bras. Mater les voituriers, traits légèrement crispés, et sourire avec eux quand la portière a claqué. Laissant surgir deux silhouettes, portant sur elles mon année de loyer. Rester sur ce banc pour te voir arriver : ma poupée mon amie ma "sœurette" de ciné. Nous prendre dans les bras et se...  

"Piège mortel"… Superman a donc un nouveau nom et il s'appelle Nicolas Briançon - 08/02/2017

Pièce mortelle. La rime est facile et efficace. Est-elle fidèle pour autant à la pièce d'Ira Levin, adaptée en Français par Sibleyras ? Suspens ! Je serre les dents. Heureusement que j'ai porté ma gouttière la nuit d'avant… Non pas que je stressais de me rendre dans une salle de spectacle mais j'avais, il est vrai, anticipé la rime, bien avant l'ouverture du rideau de scène. Je me suis donc rendu...  
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À découvrir

Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle

Le théâtre, au-delà de la scène, du plateau, de l'expression et des mouvements de ses protagonistes, de la représentation imagée, symbolique, imaginée des décors, c'est le texte, les sons, la musique et la voix, les voix… Le théâtre peut donc être écouté… et a été écouté ! Dans l'exercice de son rôle patrimonial, la BnF (associée au CNRS) crée un site et une série de podcasts dédiés à la dimension acoustique de cet art.

Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle
Le théâtre est bien évidemment un art évolutif, en perpétuelle mutation. La manière dont on le perçoit a changé quand lui-même bouleverse en permanence ses manières de représentation, ses codes, ses modes internes d'expression. Mais quel était-il au XXe siècle ? Comment l'a-t-on écouté ? Comment l'entendait-on ? Comment y parlait-on ?

La Bibliothèque nationale de France et le CNRS s'associent donc pour explorer, grâce à des archives exceptionnelles et souvent inédites, la diversité des voix et des sons du théâtre, ainsi que leurs évolutions dans la seconde moitié du XXe siècle. De Jean Vilar à Rosy Varte, en passant par Habib Benglia, Antoine Vitez ou encore Maria Casarès, on y découvre ou redécouvre les voix puissantes, profondes et singulières de celles et ceux qui ont marqué les différentes scènes françaises.

Sous l'influence de la radio, du cinéma, ou encore du cabaret, les scènes françaises se sont mises, dans les années cinquante-soixante, à exposer de nouvelles façons, plus accessibles, de dire les textes dramatiques, tandis qu'étaient explorés de nouveaux territoires de l'oralité. Ce sont ces différents aspects, novateurs à l'époque, que permet de découvrir le site "Entendre le théâtre".

Gil Chauveau
25/02/2020
Spectacle à la Une

"Vies de papier" Un road-movie immobile, une épopée de l'autodérision

Leur tournée passe peut-être pas loin de chez vous. Il faut aller voir Benoît Faivre et Tommy Laszlo et leur manière de rendre palpitant l'examen d'un album-photos anonyme et intrigant trouvé dans une brocante belge…

Dans "Vies de papier", ces documentaristes, ces nouveaux Dupond et Dupont mènent une enquête qui, par étapes, avec ses impasses, ses indices, ses objets déconcertants, toutes ces miettes d'un passé inconnu voit s'ajuster des miettes de mémoire et se constituer en une histoire allemande, une destinée. Celle d'une femme allemande pendant la guerre.

Le scénario développé est improbable et véridique, le récit est haletant. Il a la dimension d'un témoignage de chasseurs de trésors qui tatônnent et se trouvent transformés eux- même par la chasse. Par la résolution de l'énigme, les ressorts secrets de la quête.

Scéniquement, tous les codes convergent vers la réalité avec, en prime dans la présence des comédiens, cette dimension de passion délivrée par des enquêteurs devenus de magnifiques conférenciers. Qui, dans leur manière de faire la liaison entre les images et les objets, cèdent à une touchante tendance à l'auto-célébration. Comme une joie, une satisfaction, une fierté à faire partager.

"Vies de papier" est un road-movie immobile, une épopée avec ce sens de l'autodérision qui fait douter jusqu'au bout et tiens les rennes du rire. Alors cet album-photos ? Cette femme, on y croit ou on n'y croit pas ? C'est la question d'un spectateur comblé.

Jean Grapin
08/01/2020
Sortie à la Une

"Macbeth" Deux clowns donnent un éclat de rire à Shakespeare

C'est un petit bijou que ce spectacle. Le mariage réussi de deux grandes écoles apparemment éloignées : la tragédie élisabéthaine et l'art du clown. Politiques, conflits historiques, guerres et meurtres d'un côté, dérision, naïveté lumineuse, enfance et poésie de l'autre. Les deux mêlés font exploser le drame de Macbeth en feu d'artifice, entre rire et effroi.

"Macbeth", faut-il le rappeler, ce sont les trois célèbres sorcières surgies des brumes de la lande écossaise qui prédisent l'avenir royal au noble Macbeth, l'assassinat d'un roi pendant son sommeil, l'exil de ses fils, le meurtre de Banco, le rival désigné dans les prédictions, des apparitions et, enfin, une guerre sanglante. Aux manettes de cette machine, un couple : Macbeth et sa femme, lady Macbeth. Pas vraiment de quoi rire face à ces passions violentes : cupidité, trahison, remords. Seulement, lorsque les regards de clowns se posent sur la triste saleté de l'existence humaine, la perception des événements les plus noirs se transfigure.

Les deux clowns, Francis (Louis-Jean Corti) et Carpatte (Maria Zachenska), incarnent tous les personnages essentiels de la tragédie. Aucune partie de l'histoire ne manque. Chaque épisode est raconté, joué, et offert avec cette distance capable à la fois de percevoir le grave et d'en retirer dans le même temps le rire grandiose de la truculence. C'est du théâtre de clowns où le mime alterne avec le jeu issu de la comédie et la narration.

Mais comment s'étonner que cette manière de mettre en scène l'écriture de Shakespeare, lui qui n'a jamais cessé d'introduire dans la plupart de ses pièces, un fou, un bouffon, un clown ou un personnage tiré de la simplicité du peuple qui avec ses mots simples, ose dire ce que les autres n'osent pas. En cela, les deux clowns de cette histoire sont des passeurs entre ces héros tragiques et le public.

Bruno Fougniès
11/02/2020