La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Théâtre

"Le Paradis des autres"… Une quête libertaire pour retrouver un paradis perdu... à réinventer ! - 11/10/2018

Et si le "Paradis" existait… Alors d'accord, imaginons-le un instant… Tentons-le… Mais manque de pot, ce n'est pas le mien, enfin pas celui de ma religion ! À chaque monothéisme, sa croyance, son paradis, et celui de l'un ne ferait pas forcément le bonheur de l'autre en cas d'erreur… Et celle-ci peut vite paraître insupportable et longue quand l'éternité est au rendez-vous ! Au début sont les...  

"Un siècle"… Changer ce "monde", espérance après espérance… les bras ouverts à ceux de demain… - 13/10/2018

Si le XXe siècle m'était conté... mais de conte ici il n'est point car évoqué à travers trois vies réelles, nées de trois comédiens qui, de leurs souvenirs résurgents, font resurgir leurs histoires personnelles, vraies ou fausses, vécues ou imaginées, mais reconstruisant, dans une fiction aux accents du documentaire, la véritable grande histoire de ce siècle si récemment conjuguée au passé...  

Espace des Arts de Chalon-sur-Saône rénové… Inauguration ! - 03/10/2018

Combien furent-ils au début sur le parvis qui, par un prompt renfort, se virent bien plus de mille encore à suivre Tatiana Julien, cette danseuse, qui ouvrit discrètement, sans tambours, sans trompettes, ni rubans, ni ciseaux, hormis ceux de son art, le bâtiment de l'Espace des Arts de Chalon-sur-Saône. Rénové après deux ans de travaux. Comme un nouveau port au juste sud, au toucher de la vieille...  

Si Louise Michel m'était contée… Cabaret peu orthodoxe sur l'art de la rébellion ! - 02/10/2018

Grandes ignorées de nos scolarités boutonneuses, la Commune et sa compagne Louise Michel sont tirées du passé et ici convoquées à une célébration festive et effrontée, bâtie sur un cinquantenaire soixante-huitard bienfaisant, où se réunissent de manière intempestive, ou pas, Rimbaud, Hugo, Léo et Théophile Ferré, Louise Attaque, Johnny Hallyday, Jules Ferry et Adolphe Thiers, etc., prenant vie...  

Au-delà des ténèbres… en famille et en guerre - 25/09/2018

Simon Abkarian revient au théâtre du Soleil dans un superbe diptyque qui raconte l'histoire d'une famille face à l'exil et à la guerre. Dans cette galerie de situations, vient affleurer tout un spectre émotionnel où se rencontrent pulsions de vie et de mort dans un combat de tous les instants. C'est un diptyque qui s'est construit à partir du premier texte de Simon Abkarian "Pénélope, ô Pénélope"...  

"L'Établi"… Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières - 28/09/2018

Il y a 50 ans éclatait mai 68, il y a 40 ans paraissant "L'Établi", il y a 25 ans naissait la Cie du Berger. Et en 2018, retour sur une expérience ouvrière peu ordinaire, oublié, mais à l'intérêt documentaire pertinent - et plein d'enseignement - en ces temps de dislocation syndicale, de désagrégation sociale sur fond de libéralisme exacerbé. C'est la proposition de la compagnie du Berger, troupe...  

Les nouveaux guerriers involontaires de la liberté - 15/09/2018

Sous le miroir bleuté de ses flots et sous ses rives dorées par le sable et ciselées par ses criques, la Méditerranée cache depuis des millénaires des morts absurdes. Depuis les héros de la guerre de Troie, les ruines brûlantes de Sodome et d’Éphèse, depuis les naufrages des compagnons d'Ulysse jusqu'aux noyades de nos compagnons les migrants, toute l'histoire de cette mer intérieure est faite de...  

Au creux de la méditerranée s'engendrent, naissent et se perpétuent les mythes et les luttes - 12/09/2018

Une ville du pourtour de la Méditerranée avec ses courtes maisons cubiques et blanches où s'entrelacent rues étroites et venelles. Une ville imaginaire qu'on reconnaît pourtant, écrasée par le soleil, toute parcourue par les vents aux senteurs fortes et épicées, aux effluves marines, chargés des sables du désert… Une ville carrefour dont les fondations ont vu défiler peuples et civilisations...  

"Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse - 11/09/2018

Ça aurait pu être du théâtre de boulevard… mais une écriture nerveuse à l'humour décalé, des dialogues pleins de vivacité et bien rythmés, des jeux de mots parfois hasardeux mais toujours inattendus, une mise en scène construite sur un enchaînement vif et dynamique de courtes séquences et une distribution enthousiaste et énergique en ont décidé autrement. "Pour le meilleur et pour le dire" est la...  

L'imaginaire au pouvoir dans un jeu de fausses pistes et une partition amoureuse des mots - 10/09/2018

Cela commence souvent comme ça, une histoire, par une petite phrase jetée, maladroite, en l'air ou sur le papier. Une inconséquence, un aveu d'impuissance, une mégarde. Une idée qu'on se dit à soi-même, qui normalement traverse le présent pour s'enfoncer dans le passé et sur laquelle on s'arrête soudain et qui se met à divaguer une suite, un personnage, des événements, pour à la fin créer une...  
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À découvrir

"Dévaste-moi"… Persuasion et précision artistique… Pour une nouvelle façon de percevoir un spectacle

"Dévaste-moi", Tournée 2018/2019

Airs célèbres d'opéra, chansons rock, romances populaires. Dans son dernier spectacle "Dévaste moi"*, Emmanuelle Laborit chante et danse, livre des confidences à son public, elle fait le show. Avec ses musicos, (ses boys), tout le tralala et ses effets, les surtitrages qui ponctuent avec humour le tour de chant.

Elle met en place avec le soutien de Johanny Bert (qui met en scène) une forme éclectique de théâtre-danse et de music-hall mêlés. Le spectacle est à bien des égards vertigineux.

C'est que, au cas présent, l'artiste ne peut parler ni entendre les sons. Les mots et le sens ne peuvent pas sortir de la bouche. Tout le spectacle est en langage des signes. Interprété, pas traduit. En chantsigne.

Ce qui donne quelque chose de déroutant d'étonnamment maîtrisé qui dépasse très largement la notion de mimodrame et oblige le spectateur qui fait parti des "entendants" à reconsidérer sa manière de percevoir un spectacle.

Car à l'inverse des repères traditionnels qui élaborent un espace scénique dans lequel le sens circule entre les deux bornes de l'indicible : celles de l'obscène et du sublime, la prestation d'Emmanuelle Laborit passe par le bout des doigts et se transmet à tout le corps sans tabous avec la seule force de la persuasion et de la précision artistique. C'est toute la personne qui exprime le poids des sensations, la raison des sentiments ainsi que les effets de style.

Jean Grapin
20/09/2018
Spectacle à la Une

De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie

"De Pékin à Lampedusa", Théâtre Essaïon, Paris

Elle est frêle comme une adolescente, longiligne, belle. Elle surgit dans la salle voûtée de l'Essaïon transformée pour un court moment, par la magie de la vidéo, en horizon marin où resplendit un soleil sur le point de se coucher. Elle porte un bandeau d'athlétisme sur le front, des baskets et un jogging noir.

De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie
Elle s'appelle Malyka R.Johany et elle va interpréter et raconter la vie de Samia Yuzuf Omar, un personnage réel qui a existé il y a quelques années, dont l'existence est passée du plus haut des rêves au plus noir des cauchemars.

Une vie pourtant si courte. Samia est née en Somalie en 1991 - pays en guerres constantes, pays en proie aux bandes intégristes - dans une famille nombreuse dont le père meurt assassiné. Samia, à seize ans, doit s'occuper de ses cinq frères et sœurs, mais elle a une passion, la course à pied. Elle court. Elle défie le temps. Si bien, si fort, qu'en 2008 elle est à Pékin avec l'équipe olympique de Somalie et court le demi-fond avec les plus grandes, ses idoles, dans la plus illustre compétition du monde, elle n'a que dix-sept ans. Quatre ans plus tard, les Jeux sont organisés à Londres. Mais elle n'y participera pas.

La pièce, écrite et mise en scène par Gilbert Ponté, raconte cette période entre la gloire naissante d'une vive jeunesse et une noyade en mer au large des côtes italiennes avec d'autres migrants. Il raconte un gâchis. Une injustice sans nom. Une tristesse à pleurer. Mais pour cela, il prend le parti de s'intéresser à la lumière, la confiance, la force, la volonté et la passion qui ont animé cette jeune femme, qui l'ont poussée, malgré les obstacles, à croire encore en ses chances de participer aux Jeux de Londres, et tenter de rejoindre l'Europe en clandestin, une soif de vivre à tout prix !

Bruno Fougniès
05/11/2018
Sortie à la Une

"Crocodiles"… Comme l'histoire d'un d'Ulysse, épuisé, recueilli par Nausicaa

"Crocodiles", Maison des Métallos, Paris

C'était, il y a, une fois. Un petit garçon qui aimait les étoiles et les arbres fruitiers. Enaiat est son nom. Sa mère, parce qu'elle l'aimait, l'a confié au destin, en l'abandonnant au-delà de la frontière alors qu'il approchait de ses dix ans.

C'est qu'à dix ans, là-bas en Afghanistan, on devient un homme et qu'un homme, quand il est hazāra, quand il appartient à une ethnie persécutée, ne va pas à l'école. Il est esclave. Pendant cinq ans, peut-être, il va avancer vers l'Ouest, de nuit. Se cachant, travaillant le jour, amassant un pécule, des rencontres et des chances.

Afghanistan, Pakistan, Iran, Turquie, Grèce, jusqu'à cette Italie joyeuse et merveilleuse qui l'accueille et recueille son récit.

Cendre Chassane dans "Crocodiles" condense le récit du véritable Enaiat (publié en 2011 chez Liana Levi), et en fait un conte à deux voix dans lequel un écrivain journaliste plein d'empathie interviewe le réfugié.

Sa pièce est un concentré de théâtre. Sa simplicité narrative, l'économie de ses accessoires (un bout de ficelle, un cerf-volant, un ballon, un t-shirt, un livre illustré, un gâteau, un lé de tissu métallisé, des images d'infini de sable ou de ciel) suffisent à capter l'imaginaire et rendent l'histoire lisible et sensible.

Jean Grapin
23/04/2018