La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
RV du Jour

Marc-Henri Lamande est... - 23/04/2015

En ce moment, au Théâtre de la Reine Blanche*, est à l'affiche une pièce déjà largement jouée, "Dieu, qu’ils étaient lourds… !", interprétée par un très grand comédien : Marc-Henri Lamande. Nous partagerons en sa compagnie quatre rendez-vous qui nous permettront de découvrir cet artiste rare incarnant à merveille la figure de Protée, car à la fois pianiste, auteur, comédien… À tel point qu’il est...  

"Mourons pour des idées... d'accord... mais de mort lente" - 16/04/2015

Très cher François, Si les lettres de Philippe ne t’atteignent et qu’elles ne te donnent pas quelques idées, je doute fort que la mienne te fasse un peu plus réagir. Encore hier, un de mes amis directeur est venu me dire qu’il envisageait un automne blanc, qu’avec une baisse de 25 % de son...  

"Qu’est-ce qui empêche François Hollande d’entrer dans l’histoire ?" - 14/04/2015

C’est une vraie question que pose là Philippe Torreton dans son livre (Lettre 24, mars 2014), mais aussi dans l’épisode 3 de cette interview. Est-ce à croire qu’une fois arrivés au sommet... "l’ambition [des grands] s’arrête" ? "Actuellement, la situation est inquiétante." Cette phrase, on l’entend un peu partout. Et dans le monde du spectacle vivant, à part des festivals qui ferment, des...  

"Économiser sur la culture, c’est appauvrir le pays" - 10/04/2015

Dans son dernier livre, "Cher François", Philippe Torreton tire la sonnette d’alarme. Il reproche au Président de la République son immobilisme et hurle l’urgence à réagir très vite, tant au niveau de l’écologie que de l’économie, de l’éducation ou de la culture… La liste est longue. Dans ce deuxième rendez-vous, c’est de culture et d’éducation dont il nous parle. L'analyse est intéressante, le...  

"Je te préviens, très cher François... Qu’à la fin de l’envoi je touche !" - 08/04/2015

Retour de la rubrique "RV vous du jour" avec un coup de projecteur sur Philippe Torreton et son dernier livre chez Flammarion : "Cher François Lettres ouvertes à toi, Président". Forcément, on n’écrit pas des lettres au Président François Hollande sans faire couler beaucoup d’encre. Mais cela va aussi avec le personnage… Quelques fois très critiqué, souvent plébiscité, Philippe Torreton ose !...  

L’étrange théâtre optique de Joris Mathieu : entre parole et technologie… le difficile équilibre ! - 04/12/2013

Pour les metteurs en scène de la génération de Joris Mathieu, il est de plus en plus fréquent de voir s'étaler sur une scène de théâtre (comme une bonne grosse tartine de confiture, mais on ne donnera pas de noms !) des effets spéciaux en veux-tu-en-voilà. Quand un metteur en scène tel que lui est en recherche permanente d'effets, la question demeure alors essentielle : quelle place accorder au...  

L’étrange théâtre optique de Joris Mathieu : Et du côté des comédiens ? - 03/12/2013

Il s'agit, dans cette interview de Joris Mathieu, d'apporter un autre regard que celui du spectateur. Qu'en est-il du côté du comédien ? Le metteur en scène de "Cosmos" (qui se joue en ce moment au Monfort Théâtre) le dit lui-même : pour le comédien, ses mises en scène sont "une expérience de travail complexe"... La machinerie prend une telle place sur scène que son rapport avec le spectateur est...  

L’étrange théâtre optique de Joris Mathieu ou la plongée du spectateur dans le moi intérieur des personnages - 29/11/2013

Tout est dit... ou presque. La force de l'univers plastique et scénique de Joris Mathieu est bien cette capacité à nous plonger dans l'intériorité de ses personnages. La plongée dans "Cosmos" (en ce moment au Monfort Théâtre) est quasi hypnotique pour le spectateur qui en ressort forcément marqué. En bien ou en mal, la réaction est forcément vive et ses spectacles ne peuvent laisser indifférents....  

L’étrange théâtre optique de Joris Mathieu : une belle plongée subjective - 27/11/2013

Après "Urbik/Orbik" en 2011, voici le très attendu nouveau spectacle de Joris Mathieu qui revient sur le devant de la scène du Monfort. C’est avec "Cosmos", tiré du roman éponyme de Witold Gombowicz, (prix international de littérature en 1967) qu’il expérimente son théâtre optique dans lequel il fait à nouveau cohabiter le réel et le virtuel. Pour cette fois, plutôt que d’en faire une critique,...  

Teatro a Corte... En attendant l'édition 2013, y-a-t-il une vie à Turin après le festival ? - 02/08/2012

En attendant la prochaine édition de Teatro a Corte, en juillet 2013, retrouvons une dernière fois Beppe Navello pour échanger, bien sûr, sur le festival mais également, de manière plus épicurienne, sur les richesses gastronomiques du Piémont et sur les occasions de revenir dans la cité piémontaise, notamment pour les spectacles que Beppe programme tout au long de l'année dans son Teatro Astra....  
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À découvrir

"Salle des Fêtes" Des territoires aux terroirs, Baptiste Amann arpente la nature humaine

Après le choc de sa trilogie "Des Territoires", dont les trois volets furent présentés en un seul bloc de sept heures à Avignon lors du Festival In de 2021, le metteur en scène se tourne vers un autre habitat. Abandonnant le pavillon de banlieue où vivait la fratrie de ses créations précédentes, il dirige sa recherche d'humanités dans une salle des fêtes, lieu protéiforme où se retrouvent les habitants d'un village. Toujours convaincu que seul ce qui fait communauté peut servir de viatique à la traversée de l'existence.

© Pierre Planchenault.
Si, dans "La vie mode d'emploi", Georges Perec avait imaginé l'existence des habitants d'un bâtiment haussmannien dont il aurait retiré la façade à un instant T, Baptiste Amann nous immerge dans la réalité auto-fictionnelle d'une communauté villageoise réunie à l'occasion de quatre événements rythmant les quatre saisons d'une année. Au fil de ces rendez-vous, ce sont les aspirations de chacun qui se confrontent à la réalité - la leur et celle des autres - révélant, au sens argentique d'une pellicule que l'on développe, des aspérités insoupçonnées.

Tout commence à l'automne avec l'exaltation d'un couple de jeunes femmes s'établissant à la campagne. Avec le montant de la vente de l'appartement parisien de l'une d'elles, écrivaine - appartement acquis grâce au roman relatant la maladie psychiatrique du frère qui les accompagne dans leur transhumance rurale -, elles viennent de s'installer dans une usine désaffectée flanquée de ses anciennes écluses toujours en service. Organisée par le jeune maire survient la réunion du conseil consultatif concernant la loi engagement et proximité, l'occasion de faire connaissance avec leur nouvelle communauté.

Yves Kafka
17/10/2022
Spectacle à la Une

"Play/replay" The Rat Pack Compagnie fait son cirque… et son cinéma... Action !

Après le succès mondial de "Speakeasy", la compagnie circassienne The Rat Pack est de retour avec une création intitulée "Play/Replay". Explorant précédemment le genre "films de gangsters" au cœur d'un bar clandestin - que l'on appelait, au temps de la prohibition, un "speakeasy" -, nous les découvrons pour ce nouveau spectacle sur un plateau en plein tournage d'une scène caractéristique des "films d'action", le cambriolage d'un objet précieux. On retrouve donc avec plaisir ce qui fait aujourd'hui leur marque de fabrique… un cocktail explosif mêlant acrobatie, musique et cinéma… plus, cette fois-ci, l'humour décalé de Jos Houben !

© Zenzel.
Imaginez un joyau convoité, un œuf précieux - façon œuf de Fabergé - protégé par des faisceaux verts que l'on perçoit bien dans une nuit noire et volontairement enfumée. Quoi de mieux pour exercer ses talents d'acrobate que le franchissement subtilement chorégraphié de ceux-ci. Ainsi débute "Play/Replay" avec cette scène ô combien classique digne d'un "Mission Impossible", d'un Ocean's Twelve (référence directe à l'œuf) ou d'un James Bond... Et la magie opère. Les six artistes de The Rat Pack - usant souvent du jeu d'ombres chinoises et de ses effets de mystères en "noir et blanc" - déploient humour et créativité pour se jouer des codes de ce genre cinématographique et les détourner avec espièglerie et autodérision.

Au fil des séquences - certaines reproduisant des cascades ou des défis réputés impossibles, improbables ou nécessitants de judicieux trucages -, ils réalisent des numéros s'enchaînant avec fluidité, sans temps mort, où il est fait appel à la roue Cyr, aux nombreuses déclinaisons du main à main, aux multiples variations du corps à corps, aux périlleux exercices de voltige, etc. Ainsi, culbutes, chutes, bagarres, explosions, ralentis, flashbacks, courses-poursuites - tout autant haletantes que burlesques -, attitudes figées clownesques alimentent l'histoire qui nous est contée et les coulisses qui nous sont dévoilées.

Gil Chauveau
20/12/2022
Spectacle à la Une

Dans "Nos jardins Histoire(s) de France #2", la parole elle aussi pousse, bourgeonne et donne des fruits

"Nos Jardins", ce sont les jardins ouvriers, ces petits lopins de terre que certaines communes ont commencé à mettre à disposition des administrés à la fin du XIXe siècle. Le but était de fournir ainsi aux concitoyens les plus pauvres un petit bout de terre où cultiver légumes, tubercules et fruits de manière à soulager les finances de ces ménages, mais aussi de profiter des joies de la nature. "Nos Jardins", ce sont également les jardins d'agrément que les nobles, les rois puis les bourgeois firent construire autour de leurs châteaux par des jardiniers dont certains, comme André Le Nôtre, devinrent extrêmement réputés. Ce spectacle englobe ces deux visions de la terre pour développer un débat militant, social et historique.

Photo de répétition © Cie du Double.
L'argument de la pièce raconte la prochaine destruction d'un jardin ouvrier pour implanter à sa place un centre commercial. On est ici en prise directe avec l'actualité. Il y a un an, la destruction d'une partie des jardins ouvriers d'Aubervilliers pour construire des infrastructures accueillant les JO 2024 avait soulevé la colère d'une partie des habitants et l'action de défenseurs des jardins. Le jugement de relaxe de ces derniers ne date que de quelques semaines. Un sujet brûlant donc, à l'heure où chaque mètre carré de béton à la surface du globe le prive d'une goutte de vie.

Trois personnages sont impliqués dans cette tragédie sociale : deux lycéennes et un lycéen. Les deux premières forment le noyau dur de cette résistance à la destruction, le dernier est tout dévoué au modernisme, féru de mode et sans doute de fast-food, il se moque bien des légumes qui poussent sans aucune beauté à ses yeux. L'auteur Amine Adjina met ainsi en place les germes d'un débat qui va opposer les deux camps.

Bruno Fougniès
23/12/2022