La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Le Petit Poucet version cailloux blancs, harmonica et fraises Tagada ! - 27/12/2014

Il était une fois un très vieux marquis qui a été le petit Poucet mais qui a complètement perdu la mémoire… Il était une fois des valets, prêts à toutes les ruses pour aider leur vieux maître à raconter son histoire… Il était une fois des parents pas très futés, des frères vraiment pas gentils, un...  

Les aventures de Rudolph le renne au pays du Père Noël - 25/12/2014

Une histoire de Noël mêlant conte et chansons, créée par de jeunes artistes que nous avions déjà remarqués lors de deux précédents spectacles - "La Marelle" d'Israël Horovitz et "La Surprise de l'Amour" de Marivaux -, voilà une occasion intelligente d'emmener sa marmaille au théâtre pour découvrir la vie animalière au pays du Père Noël et le respect de la différence ! Rudolph est un des nombreux...  

"Le Petit Poucet" vu par Laurent Gutmann : une critique douce sur le "bonheur" familial - 22/10/2014

Ses parents ne le voient pas grandir celui qu'ils appellent leur "petit poucet" : tout en se montrant très inquiets face aux charges qu'il représente. Ils sont un peu (beaucoup !) infantiles, mangent des pizzas, parlent beaucoup, pépient même, rêvent de basket et de footing en forêt. Ils sont contemporains. Silencieux, le petit poucet ne parle pas (c'est un enfant), observe, comprend qu'ils...  

Dans les mots ronds d’Isabelle Cardon - 21/02/2014

Il est bien rare qu’un spectacle pour le tout jeune public (0 – 4 ans) me plaise. Mon meilleur test est mon fils de vingt mois. Souvent trop compliqué (ou trop fade), il égare alors mon chérubin en cours de route. Je finis généralement à quatre pattes dans la salle de spectacle à tenter...  

Une comédie musicale survitaminée et réussie sur fond de message écologique - 16/01/2014

"Ce que j’ai préféré dans le spectacle ? Le spectacle ! Me dit-il d’une voix assurée du haut de ses 4 ans." Connaissez-vous la méchante sorcière ? Cheveux noirs et cœur de pierre ? Qui avait un balai aussi long que son menton ? Une voix aussi rocailleuse qu'un démon ? Des potions made in "maison", des fripes en carton et des godillots en peau de saumon ? Cauchemar ! Trois, deux, un, zéro : Au...  

Avignon Off 2013 : Les aventures savoureuses et terriblement humaines de Grand-Bec et Touki - 19/07/2013

Grand bec est un drôle d’oiseau en forme de petit d’homme et Touki est plutôt un chien au caractère gentil. Ils sont célèbres aux Pays-Bas et sont des personnages de courts métrages de dessins animés au graphisme épuré. Lorsque la Compagnie Rouge les Anges a voulu créer leurs marionnettes, l’auteur Wouter van Reek a été enthousiaste et a même créé pour le spectacle "Si loin, si haut !" des...  

"Un tigre dans le crâne"... Faire entendre nos mondes intérieurs pour un jour "être" - 11/01/2013

Spectacle créé en novembre 2012, après deux résidences (au Théâtre d'Auxerre et au Nouveau Relax de Chaumont), "Un tigre dans la tête", la nouvelle création de la Compagnie Le Turlupin. sera en tournée à partir de mi-février. Mêlant situations loufoques et écriture poétique, le texte de Karin Serres - remarquablement adapté par Elvire Ienciu - laisse le champ libre à l'imaginaire et permet aux...  

Pinocchio... entre imaginaire contemporain et Commedia dell’arte adoucie - 13/12/2012

L’histoire de Pinocchio de l’italien Carlo Collodi est connue : elle est celle d’un pantin né d’un bout de bois têtu qui s’émancipe, veut devenir un petit homme, fait l’école buissonnière et, mentant comme un nez grandissant au milieu de la figure, manque de se brûler en passant du mauvais côté de la vie. Dans l’adaptation au théâtre pour enfants de Caroline Weiss, un clown accueille le public et...  

Une farce de Pathelin contemporaine en version drôle et doucement folle - 15/10/2012

Richard Demarcy, homme de lien social et de théâtre, est associé à l’aventure du Grand Parquet depuis 2005. Ce lieu dirigé par François Grosjean, moins intimidant qu’un théâtre, a vocation à rencontrer les habitants des quartiers populaires en limite du dix-huitième et dix-neuvième arrondissement de Paris. En inauguration de la saison, il y présente "La Farce de Maître Pathelin", pièce d’un...  

Tourne tourne jolies berceuses - 05/09/2012

À quoi reconnaît-on une berceuse ? Mon fils de trois mois a répondu l’autre jour à cette question… En restant médusé devant les trois premiers morceaux des "berceuses de Mandarine" (9ème album). Là, j’ai compris… Alors que les textes sont totalement originaux, ces berceuses pourraient déjà appartenir au répertoire universel. Une jolie prouesse. Ce qu’on apprécie immédiatement, c’est la richesse...  
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À découvrir

Oui, nous pouvons permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public !

L'Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique, le syndicat CSFI (Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale), le syndicat Les Forces Musicales, c'est-à-dire les professionnels des instruments de musique, des orchestres et opéras français sont parvenus à établir un socle de connaissances solides scientifiquement prouvées sur les enjeux et les risques sanitaires liées à la pratique musicale et vocale. Il sont désormais en état de délivrer des préconisations et de nouveaux protocoles pour permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public. Fanny Reyre Ménard, à la tête du pilotage du Projet PIC VIC (Protocole pour les instruments de musique face au coronavirus, Pratique instrumentale et vocale) nous en a dit plus.

Bois & cuivres © Buffet Crampon.
Fanny Reyre Ménard est Maître Artisan luthière à Nantes depuis 1988 et vice-présidente du CSFI. Elle peut, au nom de ses collègues et camarades engagés dans ce groupe interdisciplinaire de travail (depuis avril 2020), affirmer aujourd'hui qu'une pratique musicale en ces temps de coronavirus n'est pas plus dangereuse que les principaux gestes et actes de notre vie quotidienne.

Un enjeu important puisqu'on parle ni plus ni moins que de rouvrir les salles de concert et les Opéras. Il s'agit également d'encourager la reprise normale d'une pratique musicale, instrumentale et vocale grâce aux outils et connaissances obtenus après quasiment une année de recherches.

Une recherche menée et des résultats obtenus grâce à une synergie de forces tout à fait exceptionnelle ; outre les professionnels des instruments de musique, des orchestres et autres opéras, les ingénieurs Recherche et Développement de structures importantes en facture instrumentale telles que Buffet Crampon, associés à des laboratoires de recherches en biologie, des spécialistes en aérosols ou en dynamique des fluides ont rejoint dans ce but commun (en savoir plus et agir en conséquence) l'Unité des Virus Émergents de l'Institut universitaire hospitalier de Marseille. Le milieu musical à l'arrêt en mars 2020 souhaitait reprendre l'avantage, la crise sanitaire ayant laissé tout le monde provisoirement sans réponse. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Christine Ducq
31/03/2021
Spectacle à la Une

"Respire" Un conte moderne qui traverse les airs comme un souffle magique

Johanne Humblet est funambule. Avec la Compagnie Les filles du renard pâle, elle parcourt le monde pour tendre ses câbles entre les immeubles, les monuments, les grues, elle les fait grimper, se courber en spirale, plonger dans des lacs, traverser des places, des rivières. "Le fil est le lien qui relie un point à un autre, au-dessus des frontières, des barrières, il rassemble. Un lien autant symbolique que concret", explique-t-elle. Elle tisse ainsi son parcours d'équilibriste : quelques dizaines ou quelques centaines de mètres de long et seulement 12 millimètres de diamètre.

© Les filles du renard pâle.
Mais la conception que cette funambule pleine de rêve fait de ses spectacles ne s'arrête pas à l'exploit. Et même si elle évolue sans sécurité aucune, elle ne cherche pas à provoquer chez celui qui regarde le nœud qui noue le ventre à l'idée de la chute dans le vide. Cette réaction est là, quoi qu'il en soit, mais Johanne Humblet ne s'en contente pas. Elle raconte des histoires. Et elle ne les raconte pas seule.

Avec elle, mais au sol, un groupe de trois musiciens rocks va l'accompagner tout au long de sa traversée. La partie musicale du spectacle est très importante. Un rock très teinté métal, trois musiciens aux looks punky qui suivent de leurs compositions l'évolution de la funambule là-haut. Ce sont des échanges, rythmes et regards, qui orchestrent l'évolution du chaperon rouge des airs tandis qu'au sol le loup surveille. Une autre partie importante du spectacle, qui a pour objectif de se jouer la nuit, est dirigée par l'équipe lumière, des lumières élaborées qui font le lien en collant à la musique et en découpant la funambule dans le ciel.

Bruno Fougniès
23/03/2021
Spectacle à la Une

"Adeno Nuitome" Une glorification de l'amour

Lola Molina questionne pour la deuxième fois les stigmates de l'amour. Dans sa pièce précédente intitulée "Seasonal Affective Disorder" (déjà dans une mise en scène de Lélio PLotton), elle s'était intéressée à la cavale hors normes, et pas correcte du tout politiquement parlant, d'une ado de 14 ans et d'un chanteur vaguement raté de 50 piges. Dans "Adeno Huitome", le couple est moins romanesque puisqu'ils ont à peu près le même âge. Lui est régisseur lumière, Elle, écrivain. Ils vivent ensemble en joyeux citadins et suivent chacun des carrières vouées à la réussite jusqu'au jour où le cancer s'immisce dans leur histoire. C'est sur Elle que ça tombe.

© Jonathan Michel.
Une nouvelle qui bouleverse leurs projets : ils changent de vie, abandonnent la ville, achètent une maison en pleine nature. C'est là qu'elle vit dorénavant entre la rivière, les arbres en fleurs, les animaux sauvages et l'écriture. Lui revient de ses tournées dès qu'il le peut. La pièce se construit ainsi en courtes interventions de l'une ou de l'autre et de scènes à deux. Mélanges de souvenirs, de narrations et moments de vie qui nous font découvrir peu à peu l'histoire de ces deux personnages et les variations de leur amour l'un pour l'autre.

Le texte autant que la mise en scène évitent avec bonheur tout réalisme. C'est plus vers une poésie de réconciliation avec la nature que vers l'analyse des dommages de la maladie que notre attention est tournée. Lola Molina scrute avec art et tendresse les remous intimes que la présence de cette menace provoque. Elle (le personnage féminin), prise entre la solitude de cette nouvelle maison et la solitude de son travail d'écriture navigue entre nostalgie de l'adolescence et besoin d'une vitalité que l'environnement bourgeonnant de la maison lui apporte. Lui se dévoue pour l'entourer de toute son attention.

Bruno Fougniès
15/04/2021