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Festivals

Du 11 au 13 mai, Musicora est de retour !

Musicora, le salon de la musique classique, fait peau neuve et se déroulera la semaine prochaine au Palais Brongniart, place de la Bourse à Paris. Après avoir connu quelques petits soucis, malgré ses vingt-cinq ans d'existence, il renaît de ses cendres grâce à deux jeunes passionnées - et musiciennes -, Marianne Gaussiat et Isabelle Gillouard (cogérantes de l'agence Sequenza).



Didier Lockwood - Ames Prod. 2009 © Philippe Levy-Stab.
Didier Lockwood - Ames Prod. 2009 © Philippe Levy-Stab.
Celles-ci ont décidé d'assurer un avenir à ce grand rendez-vous du monde classique où public et professionnels aiment à partager leur passion. Les premiers peuvent ainsi découvrir les métiers de la musique, assister à des concerts, des ateliers, des cours d’interprétation, rencontrer des artistes, acheter des disques, des partitions, etc. Les seconds, exposants et professionnels, se rencontrent et échangent, confrontant leur pratique professionnelle, profitant dans un même lieu d'un dynamique constructive et projective leur permettant de développer et de valoriser leurs activités.

Le lieu choisi pour cette nouvelle édition est le Palais Brongniart qui, situé au cœur de Paris, offre plus de 2 500 m2 de surfaces d'expositions, deux salles de concerts à l'excellente acoustique - le Grand Auditorium (600 places) et le Salon d'Honneur (120 places) - et des espaces de réunion modulables. Le prestige et la beauté du lieu, inscrit aux Monuments historiques, sont en parfait accord avec l'ambition de qualité voulue par le "nouveau" Musicora.

Orchestre Français des Jeunes Baroque © OFJB Droits Réservés.
Orchestre Français des Jeunes Baroque © OFJB Droits Réservés.
La logique veut, bien sûr, que le principal "passeur de la musique", l'artiste, soit au cœur du salon. C'est ici la plus intéressante des ambitions de Musicora : créer cette passerelle, cette mise en relation entre l'artiste (musicien, interprète, compositeur, instrumentiste, etc), le professionnel (éditeur, producteur, diffuseur, facteur, fabricant, directeur de salle, etc.) et le public. Recréer ce lien indissociable dont l'un des paris les plus nobles est de décloisonner, d'ouvrir au plus grand nombre, de "populariser" cet art qui reste aujourd'hui encore trop "élitiste". Pour cela, Musicora joue la carte de l'artiste comme fil rouge de ces trois jours avec des concerts de prestige, mais aussi des concerts-tremplins - permettant de découvrir les stars de demain et des amateurs de très haut niveau -, des rencontres avec le public lors de signatures de disques et de livres, l'écoute en avant-premières de nouveautés, etc.

Pour finir (provisoirement), le salon Musicora propose à l'ensemble de la filière musicale - pour la première fois ! - deux journées de rencontres professionnelles, le vendredi et le samedi. Le premier étage du Palais Brongniart sera un espace "réservé" (ou "pavillon des pros") avec des salles de réunion et un petit auditorium de 100 places. Cet espace dédié permettra ainsi l'organisation de conférences autour des métiers de la musique (alternance, droit d'auteur, droits des artistes, etc.), des nouvelles technologies, de la communication, la tenue d'assemblées générales, d'apéritifs. Deux matinées de rendez-vous express - ou "speed-meetings" - sont également mises en place avec une dizaine de professionnels européens : agents, tourneurs, attachés de presse… en partenariat avec le Bureau Export.

Informations complètes sur le site de Musicora :
>> musicora.com

Musicora, le salon de la musique classique

Du vendredi 11 mai au dimanche 13 mai 2012.
Vendredi 11 et samedi 12 mai 2012 : 9 h 30 à 20 h.
Dimanche 13 mai 2012 : 9 h 30 à 18 h 30.
Palais Brongniart, place de la Bourse, Paris 2e.
Entrée gratuite pour les enfants de moins de 12 ans.

Photo 1 :
Dimanche 13 mai de 18 h à 19 h, Grand Auditorium.
"Variations sur Debussy",
Didier Lockwood (violon), Jean-François Zygel (piano).
Photo 2 :
Samedi 12 mai de 19 h à 20 h 30, Grand Auditorium.
Orchestre Français des Jeunes baroque, dirigé par Reinhard Goebel.
Œuvres de Marc Antoine Charpentier, Jacques Aubert, Michele Mascitti, Joseph Bodin de Boismortier, Johann-Bernhard Bach.

Gil Chauveau
Vendredi 4 Mai 2012

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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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