La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Coulisses & Cie

Christophe Pomez nommé à la direction du Théâtre de Gascogne de Mont-de-Marsan dans les Landes

Charles Dayot, président de Mont-de-Marsan agglomération et Maire de Mont-de-Marsan, ainsi que l’ensemble des membres du Conseil d’Administration du Théâtre de Gascogne annoncent ce lundi 4 mars la nomination de Christophe Pomez à la direction du Théâtre. Il a pris officiellement ses fonctions le vendredi 1ᵉʳ mars 2024.



© Frédéric Ferranti - Just A Pics
© Frédéric Ferranti - Just A Pics
Pour rappel, le Théâtre de Gascogne est une Scène conventionnée d'intérêt national, mention Art en Territoire. Cette appellation réunit trois structures de création et de diffusion soutenues par le ministère de la Culture : Le Pôle à Saint-Pierre-du-Mont, Le Molière et Le Péglé à Mont-de-Marsan.

"Si le Théâtre de Gascogne s'est fondé, avec mon prédécesseur Antoine Gariel, dans l’affirmation des mots de Jean Vilar d'un "théâtre appartenant à tous et ouvert au public le plus large", le projet que j'entends poursuivre avec l'équipe du théâtre, intitulé "Théâtre de Gascogne, l'audace culturelle !", se déploiera dans une dynamique joyeuse avec la même détermination de ce grand homme de théâtre pour qui "l'art du théâtre ne prend sa signification que lorsqu'il parvient à assembler et à unir".

"Il s'agira de continuer à écrire collectivement, avec les artistes et les habitants, la nouvelle destinée du Théâtre de Gascogne et de confirmer sa singularité d'être un "théâtre de caractère" avec un haut niveau d’exigence artistique, un lieu d’expériences multiples et d’aventure culturelle, et un théâtre où la proximité dans son adresse au territoire continuera à être sa marque de fabrique."
Christophe Pomez.

Christophe Pomez, précédemment directeur régional des affaires culturelles – depuis le 1ᵉʳ mars 2019, ayant terminé sa mission à la direction des affaires culturelles de la Martinique en février 2024 – a été sélectionné par un jury composé de l'ensemble des tutelles et des partenaires de la structure culturelle.

Sans tout détailler, notons que son projet prévoit de conforter les grandes missions assignées au Théâtre de Gascogne, en développant l'audace culturelle et créatrice déjà amorcée dans les trois théâtres qui ont notamment trois configurations et trois histoires différentes.

Celui-ci prévoit également de confirmer la singularité d'un "théâtre de caractère" présentant un haut niveau d’exigence artistique, étant aussi un lieu d’expériences multiples et d’aventures culturelles, et un théâtre où la proximité dans son adresse au territoire continuera à être sa marque de fabrique, tout en continuant à développer la dimension "hors les murs" et le rayonnement territorial.

Christophe Pomez souhaite donner une dimension de pépinière culturelle à la structure Théâtre de Gascogne (comprenant les trois lieux susnommés) pour qu'elle soit accessible, par la diffusion de spectacles aussi bien locaux que nationaux, variés, à toutes et à tous. Celle-ci devra être par ailleurs solidaire afin de permettre l’accompagnement des artistes en création qui ont, non seulement besoin d'espace pour travailler, mais aussi d'une mise en relation avec les publics et d'une mission de conseil pour aller vers l'objectif de "mieux produire et de mieux diffuser".

"Passeuse de culture", elle sera porteuse d'une stratégie de développement des publics et d'une action ambitieuse en matière de médiation culturelle ; connectée, elle effectuera la mise en réseau des acteurs culturels et, plus largement, des acteurs du territoire, en totale cohérence avec la mention "Art en territoire" de son conventionnement.

Enfin, l'objectif est également de renouveler la demande d'appellation "Scène conventionnée d’intérêt national" avec la mention "Art en Territoire" pour 2025-2028.

Le Pôle - Théâtre de Gascogne
190, avenue Camille Claudel, Saint-Pierre-du-Mont (40).
Téléphone : 05 58 03 72 10.
>> theatredegascogne.fr

Gil Chauveau
Lundi 4 Mars 2024

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives | Avignon 2021 | Avignon 2022 | Avignon 2023 | Avignon 2024 | À l'affiche ter





Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.






À découvrir

"Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur

"Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées…", Arthur Rimbaud.
Quel plaisir de boucler une année 2022 en voyageant au XIXe siècle ! Après Albert Einstein, je me retrouve face à Arthur Rimbaud. Qu'il était beau ! Le comédien qui lui colle à la peau s'appelle Romain Puyuelo et le moins que je puisse écrire, c'est qu'il a réchauffé corps et cœur au théâtre de l'Essaïon pour mon plus grand bonheur !

© François Vila.
Rimbaud ! Je me souviens encore de ses poèmes, en particulier "Ma bohème" dont l'intro est citée plus haut, que nous apprenions à l'école et que j'avais déclamé en chantant (et tirant sur mon pull) devant la classe et le maître d'école.

Beauté ! Comment imaginer qu'un jeune homme de 17 ans à peine puisse écrire de si sublimes poèmes ? Relire Rimbaud, se plonger dans sa bio et venir découvrir ce seul en scène. Voilà qui fera un très beau de cadeau de Noël !

C'est de saison et ça se passe donc à l'Essaïon. Le comédien prend corps et nous invite au voyage pendant plus d'une heure. "Il s'en va, seul, les poings sur son guidon à défaut de ne pas avoir de cheval …". Et il raconte l'histoire d'un homme "brûlé" par un métier qui ne le passionne plus et qui, soudain, décide de tout quitter. Appart, boulot, pour suivre les traces de ce poète incroyablement doué que fut Arthur Rimbaud.

Isabelle Lauriou
25/03/2024
Spectacle à la Une

"Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire

Le livre avait défrayé la chronique à sa sortie en levant le voile sur les relations pédophiles subies par Vanessa Springora, couvertes par un milieu culturel et par une époque permissive où ce délit n'était pas considéré comme tel, même quand celui-ci était connu, car déclaré publiquement par son agresseur sexuel, un écrivain connu. Sébastien Davis nous en montre les ressorts autant intimes qu'extimes où, sous les traits de Ludivine Sagnier, la protagoniste nous en fait le récit.

© Christophe Raynaud de Lage.
Côté cour, Ludivine Sagnier attend à côté de Pierre Belleville le démarrage du spectacle, avant qu'elle n'investisse le plateau. Puis, pleine lumière où V. (Ludivine Sagnier) apparaît habillée en bas de jogging et des baskets avec un haut-le-corps. Elle commence son récit avec le visage fatigué et les traits tirés. En arrière-scène, un voile translucide ferme le plateau où parfois V. plante ses mains en étirant son corps après chaque séquence. Dans ces instants, c'est presque une ombre que l'on devine avec une voix, continuant sa narration, un peu en écho, comme à la fois proche, par le volume sonore, et distante par la modification de timbre qui en est effectuée.

Dans cet entre-deux où le spectacle n'a pas encore débuté, c'est autant la comédienne que l'on voit qu'une inconnue, puisqu'en dehors du plateau et se tenant à l'ombre, comme mise de côté sur une scène pourtant déjà éclairée avec un public pas très attentif de ce qui se passe.

Safidin Alouache
21/03/2024
Spectacle à la Une

"Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !

Dans une mise en scène de Marie-Christine Orry et un texte d'Émilie Frèche, Sami Bouajila incarne, dans un monologue, avec superbe et talent, un personnage dont on ignore à peu près tout, dans un prisme qui brasse différents espaces-temps.

© Olivier Werner.
Lumière sur un monticule qui recouvre en grande partie le plateau, puis le protagoniste du spectacle apparaît fébrilement, titubant un peu et en dépliant maladroitement, à dessein, son petit tabouret de camping. Le corps est chancelant, presque fragile, puis sa voix se fait entendre pour commencer un monologue qui a autant des allures de récit que de narration.

Dans ce monologue dans lequel alternent passé et présent, souvenirs et réalité, Sami Bouajila déploie une gamme d'émotions très étendue allant d'une voix tâtonnante, hésitante pour ensuite se retrouver dans un beau costume, dans une autre scène, sous un autre éclairage, le buste droit, les jambes bien plantées au sol, avec un volume sonore fort et bien dosé. La voix et le corps sont les deux piliers qui donnent tout le volume théâtral au caractère. L'évidence même pour tout comédien, sauf qu'avec Sami Bouajila, cette évidence est poussée à la perfection.

Toute la puissance créative du comédien déborde de sincérité et de vérité avec ces deux éléments. Nul besoin d'une couronne ou d'un crucifix pour interpréter un roi ou Jésus, il nous le montre en utilisant un large spectre vocal et corporel pour incarner son propre personnage. Son rapport à l'espace est dans un périmètre de jeu réduit sur toute la longueur de l'avant-scène.

Safidin Alouache
12/03/2024