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Théâtre

"An Irish Story" Histoire d'Irlandais… ces derniers bardes - 26/08/2019

Son grand-père Peter 0'Farrel a disparu sans laisser d'adresse. Dans "An irish story", Kelly Rivière, la petite fille, est partie en quête puisque sa mère Margaret n'a pas voulu révéler le secret de la famille. Volubile, Kelly raconte sur scène ce qui devient vite, par elle et pour elle, une épopée. Don ou atavisme familial ? Au spectateur de décider mais il est comblé devant le collier de perles...  

"An Irish Story" Une histoire des Irlandais, ces derniers bardes - 14/05/2019

Son grand-père Peter 0'Farrel a disparu sans laisser d'adresse. Dans "An irish story", Kelly Rivière, la petite fille, est partie en quête puisque sa mère Margaret n'a pas voulu révéler le secret de la famille. Volubile, Kelly raconte sur scène ce qui devient vite, par elle et pour elle, une épopée. Don ou atavisme familial ? Au spectateur de décider mais il est comblé devant le collier de perles...  

Dans un processus orgasmique, mettre à jour les liens entre la chair et l'esprit - 08/05/2019

Il est des reprises théâtrales revigorantes. Ainsi "La Fonction de l'orgasme", spectacle créé en 2015, d'après l'essai de Wilhelm Reich, par Constance Larrieu, propose un cheminement théâtral des plus joyeux. La pièce nourrie des derniers éléments de la connaissance de la sexologie contemporaine est portée par une humeur généreuse et enjouée. Le public apprend, comprend et rit. Dans "La Fonction...  

"Bronx"… Entre crime et droiture, il lui faudra choisir… - 06/05/2019

Dans un magnifique seul en scène, Francis Huster évoque un quartier du Bronx avec ses personnages et ses intrigues. Le metteur en scène Steve Suissa s'appuie sur le talent du comédien pour faire vivre l'intimité d'un réseau de relations où le crime se dispute à la droiture. Il est sur le plateau avec, pour décor, une porte qui mène, face au public, à un rideau où se réalise derrière parfois un...  

"Je suis Fassbinder"… De la passion politique ! - 16/04/2019

Homme du sixième et du septième art ayant traversé le monde artistique de façon rapide et phénoménale, Fassbinder a marqué son époque avec sa créativité hors norme. La pièce de Falk Richter, mise en scène avec la collaboration de Stanislas Nordey, retrace une partie de ses combats au travers de notre actualité. Cinq comédiens sont attablés côté jardin loin de l'avant-scène. Ils attendent le top...  

"Amour et Psyché" Comme le souvenir du fumet des dieux - 15/04/2019

"Il était. Une fois. Une jeune fille, trop belle, Psyché, trop jalousée qui, offerte en sacrifice à un dragon, tombe dans le filet du fils de Vénus, Amour. Il était… une fois… la belle et… la bête. Et tout ce qui s'ensuit. Omar Porras met en scène "Amour et Psyché", cette pièce mythique de Molière jouée en 1671 qui est un véritable point aveugle des arts de la scène. Parlée, dansée, bordée de...  

Manipulations politiques et charnelles entremêlées dans une orgie glacée - 10/04/2019

Arnaud Anckaert est plus accoutumé aux textes contemporains qu'aux classiques. C'est la première fois qu'il puise au répertoire de Shakespeare pour y extraire une pièce qui traite frontalement de la politique, mais plus encore des abus du pouvoir, de l'intolérance et de la folie où peuvent mener les lois liberticides. La tentation est belle de faire réfléchir dans ce miroir le monde dans lequel...  

"The Hidden Force"… Comme une force de la déraison - 09/04/2019

Ivo Van Hove reprend l'œuvre de Louis Couperus, écrite après une visite effectuée dans les Indes orientales néerlandaise (actuelle Indonésie) en 1900, dans une mise en scène qui allie vision politique et théâtrale portée par la musique et quelques chorégraphies. La lumière éclaire une scénographie imposante avec son parquet de bois ocre. Une dissymétrie, que l'on retrouve dans les relations entre...  

"Inoxydables"… L'exil ? Et si c'était nous demain ! - 04/04/2019

Et si demain les exilés, c'était nous. L'exil n'a pas obligatoirement de couleur (de peau), de causes stéréotypées (guerre, génocide, famine, catastrophes naturelles, etc.), de pays désignés ou d'appartenance ethnique stigmatisée… Si c'était nous, alors peut-être comprendrions-nous mieux ce qui arrive aujourd'hui… qu'on s'évertue à ignorer… C'est en partie cette idée qui a conduit Julie Médard à...  

"Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis - 02/04/2019

Jean Bellorini met en scène "Eugène Onéguine". Ce long récit, ce long poème d'Alexandre Pouchkine en forme de conte populaire à la fois espiègle et dramatique. Qui évoque, à travers le personnage d'Eugène Onéguine, une Russie joyeuse et mélancolique… Une Russie passée comme un souvenir d'enfance dont le poète retrouve les sensations perdues, les partage avec son lecteur qu'il sait apostropher,...  
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À découvrir

Ah le foot, le foot, le foot… Oui, mais en version féminine, pour une étonnante aventure humaine

Ça commence limite "foutage de gueule", genre numéro de cirque en guise d'attraction préambulaire… Après le combat de catch de nains, pourquoi un match de foot féminin pour ouvrir la kermesse annuelle du journal L'Union à Reims ! Sauf que… les choses vont prendre une tournure inattendue… Avec une coupe du monde à la clé ! C'est la nouvelle et formidable histoire de femmes que nous racontent Pauline Bureau et sa compagnie.

Ah le foot, le foot, le foot… Oui, mais en version féminine, pour une étonnante aventure humaine
Reims, été 68. Dans la perspective d'un événement footballistique important, coach et cadres de l'équipe locale cherche une attraction en préambule de la confrontation sportive… Et pourquoi pas des femmes courant après un ballon, c'est original et rigolo, du jamais vu !* Des filles sur un terrain de foot, voilà un divertissement apte à régaler les mâles… majoritaires sur les gradins.

S'ensuit un appel à candidates qui, à la grande surprise de l'initiateur (Nicolas Chupin), répondent présentes. Mais son étonnement est total quand il les voit taper dans le ballon ; et jouer avec enthousiasme, aisance, rapidité et une immense liberté, sans retenue. Elles ont entre 16 et 32 ans, venant d'horizons différents, et sont bien décidées à faire de cette mauvaise plaisanterie divertissante l'aventure de leur vie.

Et, ici, Pauline Bureau nous rappelle que l'histoire du football féminin est indissociable de l'évolution de la société et de ses luttes. Femmes footballeuses, femmes ouvrières, l'un peut être l'échappatoire de l'autre, enquête historique, en quête d'histoire… Plusieurs aspects de la condition de la femme sont abordés, montrés. Et dans les années soixante, de la famille à l'usine, les exemples ne manquent pas, actualités sociales sur fond de rendement à la chaîne, de taux horaires, flagrantes et énormes disparités de salaires entre les hommes et les femmes (ça a changé ?), etc.

Gil Chauveau
06/12/2019
Spectacle à la Une

"Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde

Subvertir la pensée commune par des postures intellectuelles radicales, propres à faire passer ce pseudo conférencier circassien pour un autiste Asperger des plus performants, semble le crédo existentiel de cet artiste hors normes. Par le biais de son regard décalé, il recrée sous nos yeux un monde fabuleux, enchantant notre imaginaire et stimulant nos neurones assoupis.

Johann Le Guillerm, dès son apparition sur le plateau, poussant une improbable carriole-bureau à tiroirs, en impose. Son costume, sa cravate, sa tresse impeccable, sa voix monocorde… tout en lui dégage une inquiétante étrangeté mâtinée d'une sérénité au-dessus de tout soupçon. Comme si cet homme d'un autre temps, d'une autre époque, avait accumulé dans les plis de son être un savoir qui nous faisait défaut, nous les prisonniers de la caverne platonicienne condamnés à ne voir en toutes choses que le pâle reflet de nos vies formatées.

"Est-ce que quelqu'un dans la salle pourrait m'indiquer le chemin qui n'irait pas à Rome ?"… Dès sa première adresse au public, le ton est donné : si quelqu'un d'aventure, fort de ses nouveaux savoirs, s'était égaré là, conforté dans l'idée que la terre est ronde (suprême révélation datant d'à peine cinq cents ans) et que l'homme n'est pas maître en sa demeure (Freud, et la découverte de l'inconscient au début des années 1900), il pourrait illico "battre en retraite". Copernic, Galilée, Freud n'ont fait qu'ouvrir la voie… à nous de la poursuivre.

"La science de l'idiot" chevillée au corps, Johann Le Guillerm va faire exploser littéralement le prêt-à-penser confortant des idées manufacturées, fussent-elles actualisées, dupliquées à l'envi par la nécessité d'une reproduction sociale garante de l'ordre décliné par le savoir officiel. Penser autrement le monde, c'est ce qu'il fut amené à faire, d'abord à son corps défendant. Diagnostiqué enfant dys+++ (dyslexique, dysorthographique, etc.), il fut conduit à la rébellion de l'esprit en dessinant d'autres épures. Réflexe de survie.

Yves Kafka
21/12/2019
Sortie à la Une

"À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique

C'est sous le prisme des danses urbaines, contemporaine et classique que la chorégraphe Anne Nguyen interroge les identités au travers du corps et de son rapport à l'espace où le waacking, le popping, le voguing, le locking et le krump portent leurs signatures au détour de pointes, de balancés, de lock et de bounce.

Noir sur scène, puis un groupe se détache dans une lumière tamisée qui vient dessiner les creux de leurs silhouettes. La musique démarre à un rythme effréné. Au début, tout est homogène, ils forment une seule et même entité dans une intimité qui est balayée par le tempo musical. Comme un pied-de-nez à la sensation scénique d'un sentiment intime qui s'extériorise violemment.

À tour de rôle, comme une réminiscence des années soixante, soixante-dix, quatre-vingt, le waacking, le popping, le voguing, le locking, le krump, en appui des danses contemporaine et classique, apparaissent autour d'un socle artistique commun dans lequel chacun vient se nourrir au même humus. Des différences ? Oui, bien sûr, dans le tempo, la gestique, le rapport au corps, à la scène et à l'autre, mais tout ceci puise dans un même objectif, celle de faire communiquer une sensation, un état d'âme, une volonté farouche ou timide de montrer quelque chose sur le plateau, un ce je-ne-sais-quoi qui fait de l'artiste un buvard aux émotions qui a besoin, pour notre plus grand plaisir, de s'épancher.

Safidin Alouache
10/12/2019