La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Théâtre

Dangereuse ivresse, mais où est le flacon ? - 21/07/2011

Salle comble au Théâtre de L’Oulle pour "La Pitié dangereuse", d’après le célèbre roman de Stefan Zweig. Un spectacle où le texte et l’interprétation se rencontrent dans les hauteurs mais dont la mise en scène, malheureusement, reste la grande absente. Au départ de ce projet-ci, il y a un coup de cœur de la comédienne Élodie Menant pour le roman de Zweig. La volonté de l’adapter pour le théâtre...  

Avec Dreyfus, j’ouïs Devos - 20/07/2011

Ah ! Mon vieux Raymond, si on m’avait dit qu’un jour quelqu’un te rendrait un si bel hommage… Mais quoi, pourrait-il en être autrement avec ce "vieux cochon" de Dreyfus ? Gros nez rouge, mots en accordéon et tours de magie usurpés… Tu l’ois, toi, le cochon au fond des bois ? Grouik grouik, ce que j’ouïs, c’est le spectateur qui reste coi. Veste en pastilles vichy, cravate en tire bouchon, piano à...  

N°3 : Les bons conseils de Mickaël Duplessis - 15/07/2011

Suite des billets de notre correspondant depuis Avignon. À vous, chers internautes, de commenter ce que vous avez vu parmi la sélection de Mickaël... Vos appréciations seront les bienvenues ! Le festival est déjà bien entamé et le 14 juillet est souvent une étape déterminante dans le succès ou non d’un spectacle : si ce dernier arrive à être plein jusqu’au 14, en général cela continuera jusqu’à...  

Il n’y pas qu’Avignon ! À Paris aussi… "Tout baigne !" - 14/07/2011

Oui, c’est cela, "Tout baigne !". C’est en tout cas le titre d’une comédie en ce moment à l’affiche au Théâtre du Temple. Forte de son succès dans les années 1990, adaptée au cinéma, puis reprise en 2004 dans une mise en scène de Cathy Guillemin, elle revient à l’affiche avec deux nouvelles équipes de comédiens qui jouent en alternance. Sans dire qu’il s’agit d’une pièce absolument...  

Pascal Parsat : pour un théâtre accessible à toutes les singularités - 13/07/2011

Au milieu de l'effervescence avignonnaise, des 1 200 spectacles proposés dans le Off du festival, il faut se pencher pour découvrir la présence de Pascal Parsat, directeur artistique et co-fondateur du Centre Ressource Théâtre Handicap (CRTH). Discret mais opiniâtre, il œuvre pour l'accessibilité des pièces de théâtre à tous les publics. Surtout à l'un des plus marginalisés : les personnes...  

Les Tombées de la Nuit ou l'itinéraire des rêveurs éveillés - 11/07/2011

Brouilleur de frontières, le festival des Tombées de la Nuit nous fait découvrir toutes sortes de créations. À côté de spectacles purement réflexifs gît l'onirique, qui offre un parcours merveilleux. Thomas Chaussebourg et la compagnie Circ'Ombelico y occupent une place de choix. Sur le bitume de la dalle Kennedy, dans une alcôve improvisée du parc du Thabor, bien installé dans une loge de...  

Un Hamlet patchwork et baroque au Château de Grignan - 09/07/2011

Dans le cadre des fêtes nocturnes, Jean-Luc Revol met en scène une des pièces les plus connues du répertoire théâtral : "Hamlet" de Shakespeare. Avec Philippe Torreton dans le rôle titre, Jean-Michel Desprats à la traduction et Xavier Simonin comme assistant à la mise en scène, le cocktail s’est transformé en un étrange nectar, superbement applaudi par le public, et aux saveurs explosives mais...  

Salieri retrouve ses lettres de noblesse sur la scène du Lucernaire. - 04/07/2011

Guère besoin d’être un mélomane averti pour au moins avoir entendu parler du compositeur Salieri. Milos Forman en avait fait (dans son film "Amadeus") l’empoisonneur de Mozart. Ici, Jean Hache, certainement plus proche de la réalité historique, dresse le portrait d’un homme en proie à sa solitude et à son passé. Loin d’en faire un monstre jaloux et assassin, il rend le personnage terriblement...  

N°1 : Les bons conseils de Mickaël Duplessis - 05/07/2011

Pendant toute la durée du Festival d’Avignon, nous allons suivre les pas de notre cher rédacteur, Mickaël Duplessis, présent les trois semaines du Festival et déjà sur place. Une aventure qui démarre et un rendez-vous à ne pas manquer ! Ca y est ! Dans la nuit du 3 au 4 juillet, respectant l’arrêté préfectoral, la "ville de province" s’est transformée en "ville du festival", se couvrant...  

N°2 : Les bons conseils de Mickaël Duplessis - 06/07/2011

Suite ! Notre correspondant depuis Avignon ne perd pas de temps. Il continue son périple et nous aimons suivre ses pas... Pour les habitués des rues d’Avignon en juillet, les années se suivent… et se ressemblent un peu. Sans même parler des sempiternelles comédies au goût douteux, accrochées à leur théâtre comme un Harpagon à sa cassette, il est vrai que l’on retrouve de plus en plus les mêmes...  
1 ... « 112 113 114 115 116 117 118 » ... 119

Brèves & Com



















À Découvrir

•Off 2024• "Momentos" Créativité à l'honneur avec des chorégraphies où s'exprime parfois une poésie intime et universelle

Le Flamenco est une force brute et pure qui nous touche en plein cœur, car il est l'art dans lequel le chant, la musique et la danse se questionnent, se répondent et se mêlent dans une totale intimité. Pour l'essentiel, le répertoire du flamenco a été codifié au cours du dernier tiers du XIXe siècle et du premier tiers du XXe. De cette époque, la guitare est son instrument emblématique, à la fois pour l'accompagnement du chant, de la danse et pour le concert soliste. Depuis, son évolution a été marquée par quelques grandes tendances esthétiques.

© Sandrine Cellard.
La musique et la danse flamencas sont basées sur des "palos" (formes) prescrivant pour chacune un mode et un cycle métrique avec accents ou "compas" (accents obligés) spécifiques. Une mécanique de précision qui convoque malgré tout une dimension artistique forte et étourdissante.

Sur scène, une danseuse, deux danseurs, trois musiciens et un chanteur-musicien envoûtant le public dès les premiers instants du spectacle. Que vous soyez novice ou aficionado du flamenco, vous vous laisserez embarquer dès les premiers instants du spectacle et impossible de ressortir déçu de cette éblouissante prestation flamenca de Valérie Ortiz.

Certes, le flamenco est sensiblement ancré dans la culture espagnole et d'aucuns diront que ce dernier ne les interpelle pas, qu'ils n'en perçoivent pas les codes, n'en mesurent aucunement les mouvements dansés à leur juste valeur. Ça peut être exigeant, en effet, de suivre "à la lettre" une prestation flamenca, comme le jazz aussi, par exemple, et ça demande une certaine phase d'initiation. Ceci n'est pas faux. Difficile d'entendre cette possible réticence, néanmoins… le flamenco revêt une portée universelle réunissant à lui seul un large éventail de situations allant de la tristesse à la joie, en passant par l'amour ou la souffrance. Alors, comment y rester indifférent ?

Brigitte Corrigou
27/05/2024
Spectacle à la Une

•Off 2024• Lou Casa "Barbara & Brel" À nouveau un souffle singulier et virtuose passe sur l'œuvre de Barbara et de Brel

Ils sont peu nombreux ceux qui ont une réelle vision d'interprétation d'œuvres d'artistes "monuments" tels Brel, Barbara, Brassens, Piaf et bien d'autres. Lou Casa fait partie de ces rares virtuoses qui arrivent à imprimer leur signature sans effacer le filigrane du monstre sacré interprété. Après une relecture lumineuse en 2016 de quelques chansons de Barbara, voici le profond et solaire "Barbara & Brel".

© Betül Balkan.
Comme dans son précédent opus "À ce jour" (consacré à Barbara), Marc Casa est habité par ses choix, donnant un souffle original et unique à chaque titre choisi. Évitant musicalement l'écueil des orchestrations "datées" en optant systématiquement pour des sonorités contemporaines, chaque chanson est synonyme d'une grande richesse et variété instrumentales. Le timbre de la voix est prenant et fait montre à chaque fois d'une émouvante et artistique sincérité.

On retrouve dans cet album une réelle intensité pour chaque interprétation, une profondeur dans la tessiture, dans les tonalités exprimées dont on sent qu'elles puisent tant dans l'âme créatrice des illustres auteurs que dans les recoins intimes, les chemins de vie personnelle de Marc Casa, pour y mettre, dans une manière discrète et maîtrisée, emplie de sincérité, un peu de sa propre histoire.

"Nous mettons en écho des chansons de Barbara et Brel qui ont abordé les mêmes thèmes mais de manières différentes. L'idée est juste d'utiliser leur matière, leur art, tout en gardant une distance, en s'affranchissant de ce qu'ils sont, de ce qu'ils représentent aujourd'hui dans la culture populaire, dans la culture en général… qui est énorme !"

Gil Chauveau
19/06/2024
Spectacle à la Une

•Off 2024• "Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles…

… face aux normalisations sociétales et idéologiques

Si l'art de générer des productions enthousiastes et inventives est incontestablement dans l'ADN de la compagnie L'Éternel Été, l'engagement citoyen fait aussi partie de la démarche créative de ses membres. La présente proposition ne déroge pas à la règle. Ainsi, Emmanuel Besnault et Benoît Gruel nous offrent une version décoiffante, vive, presque juvénile, mais diablement ancrée dans les problématiques actuelles, du "Chapeau de paille d'Italie"… pièce d'Eugène Labiche, véritable référence du vaudeville.

© Philippe Hanula.
L'argument, simple, n'en reste pas moins source de quiproquos, de riantes ficelles propres à la comédie et d'une bonne dose de situations grotesques, burlesques, voire absurdes. À l'aube d'un mariage des plus prometteurs avec la très florale Hélène – née sans doute dans les roses… ornant les pépinières parentales –, le fringant Fadinard se lance dans une quête effrénée pour récupérer un chapeau de paille d'Italie… Pour remplacer celui croqué – en guise de petit-déj ! – par un membre de la gent équestre, moteur exclusif de son hippomobile, ci-devant fiacre. À noter que le chapeau alimentaire appartenait à une belle – porteuse d'une alliance – en rendez-vous coupable avec un soldat, sans doute Apollon à ses heures perdues.

N'ayant pas vocation à pérenniser toute forme d'adaptation académique, nos deux metteurs en scène vont imaginer que cette histoire absurde est un songe, le songe d'une nuit… niché au creux du voyage ensommeillé de l'aimable Fadinard. Accrochez-vous à votre oreiller ! La pièce la plus célèbre de Labiche se transforme en une nouvelle comédie explosive, électro-onirique ! Comme un rêve habité de nounours dans un sommeil moelleux peuplé d'êtres extravagants en doudounes orange.

Gil Chauveau
26/03/2024